‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27)Chapitre 36 sur 181 · DICTIONNAIRE DET G · texte numérisé non relu

DICTIONNAIRE DET G

la tribu de Benjamin, par familles, fur^ Jéricho,Beit-Hadjlah (nSin n^3) et Amik-Kià j

— D'après le nom arabe moderne de cebj il est bien clair que le nom hébraïque l'ayi été le moins du monde altéré. Quaiilè Xéj^ tence d'une cité biblique auprès de rii» ]Iadjlah,elle est, pour moi» démontrée pti présence de gros cubes de mosaïque priBib» que j'y ai ramassés, e^aMi^quels lesaviirtl^ binsonii'a pas £aii attention, puisqu'il Ma qu'autour de la foritaine , il ne reste um tracede localité antique, quoiqu'il soitdte tré pour lui que là futBeit-HadjIab dellcrito sainte. Cette ville biblique était sur liiia de l,a tribu de Juda et de la tribu daleqaa puisque nous lisons dans Josué (st|:-1 et la limite d^ cité du nord^ tUfuit Imltt^ de mer de V extrémité du Jourdain. — it limite s'élève vers Beit-^ffadjlah^ ypa*. nord de Beit-Hârbathy s^élivp à la ptVmi Bahan , fils de Réouben.

La limite méridionale de la tribn de Ik jamin est ainsi décrite dans Josiié {xvjl|

— La limite passait du côté de Beit-Bsifif au nord: la limite aboutissait à la /««fr la mer Salée au nord^ à Vextrémité nnle du Jourdain : voilà la litniie i Enfm, saint Jérôme, au mot Areê-i cite une Bethagla, qui était éloignée deH richo de deux milles, et de trois ndsr Jourdain. C'est très - certainement ha biblique qui était bâtie autour de fJi Hadjiah. j

BETH-DAGON, Bett-Dadjan.— Lfilir^ Josué place une localité dece nom wù de la tribu d'Aser. (xix, 27 .) Les Jto nomment Beth-Dagon le temple de 1^ Ësdod (Azot), ce que signifie en eflÙ^ Maison de Dagon. C'était la grande i^ des Philistins, et ce Dagon était po«^' dieu du froment , le dieu des moisN^' que signiQe le mot Dagon.

BETHEL, BErr-EL [Beitin). — BeM

une des villes antiques les plus soani tionnées dans les Livres saints. Il n'rif mettre en doute que la localité modot la remplace ne soit Beitin.

Quand on suit la route de X Naplouse, on passe sur des mui ailles construites en blocs éDOiM' par conséquent d'une grande antiqidéj

Carence actuelle de Beitin est aus ' ~^ le que possible. Quelques cahutes et innabitées , quelques pans de laurs église, placée a l'extrémité sud du voilà tout ce qu'on aperçoit du chemin traverse un plateau fort éMV, sur lequel se voient des roches affecto^ formes si bizarres, que ie me suis Mi rieusement demandé si Ta nature sedk leur avait données. Ouel^es-uoe^ A roches semblent façonnées comme des* de champignons monstrueux, Q*autrt50i des espèces de tribunes en plate-foitf quel(]ue idée c^ue si l'on étudiait h loiflr< étrange localité, on y trouverait assez tement la preuve que la main de

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DES ANTIQUITES BIBLIQUES.

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a passé par là : mais à quelle époque? Dieu le sait I

Le premier nom de cette ville fut Louz ou Louzan (vS et hm^), ainsi aue nous l'apprend la Genèse (%xviii),19|. Elle était de la tribu d'Ephraïm , mais sur la frontière même de la tribu de Benjamin. [Josué, xvni, 13.) — De là la limite se dirigeait vers Louz, à cAté de Louz , vers le midi ; c'est 6eth-el ; la limite descendait à Atarouth-Âdar, sur la mootagne qui est au sud de Deth-Horon Tin^ férieure. — Le Livre de Josué (xvi), décri- Tant la limite septentrionale de Benjamin, s*exprime ainsi : — S'étendant de Beth-el à l^ouz (rrrf) Sîrn^D) et passant par la limiie dé VArki Alharout. — Ce dernier verset semble très^nettement faire deux localités distinctes de Louz et de Beth el ; et cepen<^ dant la Genèse (ilxviii,19) dit expressément : — // riacob) nomma ce lieu Betn-el , et Louz était a la vérité le nom ancien de la ville, — Rosenmûller a essayé de lever cette difficulté, en disant que le lieu où dormit Jacob, et qu'il nomma Beit-el , était auprès de Louz, et non à Louz mème« Cela est possible , et j'aime mieux accepter cette interprétation que d'admettre dans le texte sacré une contradiction aussi flagrante.

Le nom moderne Beitin,je dois le faille remarquer en pas^sant, est identique avec le nom ancien Beit^el à cause de la permutation, si fréquente pour les Arabes, du Lam en Noun et réciproquement.

C'est à Beit-el qu'eut lieu le célèbre songe propbétiaue de Jacob. (Gen^fe , xxvtti, 19.) Sun a'ieul Abraham avait campé à l'orient de Beit^l, sur la montagne, et il y avait déjà élevé un autel à Jéhovah. {Genèse xii, 8.) Beitel fut un des lieux où Samuel allait, d'année eo année , pour gouverner le peuple d'Israël. (7 Sam. vn, 16.) Jéroboam y fit placer un ▼eau d'or. (IRois, xu, 29.) Il institua la fête de cette idole, lui sacrifia lui-même, et établit k Beit-el un collège de Cohenim (verset 32). Vn prophète vint alors et s'écria {1 Rois , xni , 2 j : Autel î autel ! ainsi a dit VE* ternel : Voici : un fils naîtra à la maison de David; son nom sera Josias; il immolera sur toi les Cohenim des hauts lieuœ^ qui font des encensements sur toi, et on brû" lera sur toi des ossements humains. — Jéroboam, étendant la main, voulut faire arrêter le prophète , et sa main se dessécha immédiatement : mais h la prière du [)ro'* phète, il ia recouvra. Ce fut ce même |)rophète qui , malgré l'ordre exprès de Dieu , ayant accepté le pain et l'eau d'un autre prophète qui demeurait à Beit-el, fut tué par un lion chemin faisant, lorsqu'il s'en retournait chez lui. (/ Rois, xiii.) Nous lisons dans le /" Livre des Rois (xxiii, 15-16) comment la prophétie fut littéralement accomplie par }e roi de Juda Josias.

Après la captivité, Beit-el fut repeuplée par les Juifs revenus de Babylone. [Esdras, M, 28; Néhémie, vij, 32, xi , 31.) Beit-el fut fortifiée par Bacchides , au temps des Maebabées j7 Mach. n , 50 ; Jos. , Ant. Jud, , XIU, I, à), et prise par Vespasien, dans

DiCTIONN. DBS ANTIQUrrils niDUQLXS.

l'expédition où il soumit la Gophnitique et l'Acrabatène. [Bell Jud., IV, ix^ 9 ) Ce prince y laissa une garnison, avant de marcher sur Jérusalem. Eusèbe nous dit que Beit-el est au douzième mille , sur la route qui conduit de Jérusalem à Sicbem (ou Naplouse), et cette mesure paraît très*exacte. Vltineraire de Bordeaux a Jérusalem mentionne cette ville sous le nom de Béthar. Voici le texte même : Inde [a Neapoli) mil" lia xxviii, euntibus Hierusalem , in parte sinistra est villa quœ dicitur Bethar ( alias Bethel); inde Hierusalem m. xii. On voit que le pèlerin, qui d'ailleurs était contemporain d'Eusèbe, compte comme celui-ci. Samt Jérôme enfin nous dit dans TOnomasticon , au mot Agaï : BetheL,. usque hodie parvus licet vicus ostenditur. Depuis lors il n'en est plus

Zuestion dans les écrivains du moyen âee. e Rév. Robinson, qui a bien étudié Tes ruines de Beitin,est néanmoins convaincu que cette ville a recouvré une nouvelle existence après le temps de saint Jérôme , et très ^ probablement à Tépoque des Croi* sades.

BETH-EMËC, Beit-haauir. — Ville de la tribu d'Aser. (Josué, xix, 27-)

BETHER. — Montagnes de la tribu de Benjamin; le Livre des Cantiques (n, 17) parle des petits des chevreaux sur les mon« tasnes de Bcther.

BETH-GAMUL,' Beit-Djamoul. — Ville de la tribu de Ruben , dans le pays des Moabites. (Jerem. xLvni, 23.J

BETH-IESIMOTH, Bbit-Iesmout.— Ville de la tribu de Ruben. IJosué, xui, 20.)

BETH-LE-BAOTH, BEiT-LEBAOUT. — Ville de la tribu de Siméon. (Josué, xix, 6.)

BETHLEHEM, BErr-LEHM. — II y avait dans la tribu de Zabulon une Beth-Lehm que quelques-uns ont prise pour BéthuUe. (Josué, XIX , 15.)

BETHLEHEM, Beit-Lehm. — Beit-Lehm est une des localités bibliçiues les plus intéressantes par leurs souvenirs. J'y arrivai le 5 janvier au soir, et dès le lendemain je me mis à étudier la contrée, aidé de mes compa* gnons de voyage.

Avant huit heures du matin nous étions à la besogne. D'abord, nous nous sommes mis en quêle des monuments du voisinage. Un jeune Arabe me si|;nale une inscription en caractères inconnus pour lui, et qui se trouve sur une grosse pierre voisine du tombeau de Rachel : ce sont deux kilomètres è faire pour aller, et autant pour revenir; mais, chemin faisant, nous devons rencontrer les citerne^ antiques, nommées Biar - Daoud ( les puits de David), et rien que cela vaut la peine que nous fassions quelques pas en arrière. Gui^ dés par l'enfant qui connaît l'inscription en question, nous partons. Le soleil est radieux^ et bien qu'il ait gelé de façon que la route soit couverte de glace, il est impossible de trouver un temps plus favorable pour marcher.

Nous nous arrêtons aabord aux puits de David. Ils sont au nombre de trois, et taillé:» dans le roc vif. Nous levons le plan des fîgoles oui relient les orifices entre eux, cl

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