ANTIQUITÉS BIBLIQUES
AADADAH, adada. — C'est le nom d'une localité biblique qui n*est mentionnée qu'une seule fois dans rEcriture sainte. Voici le passage qui nous offre ce nom {Joiué^ xv ) : — 20. Voilà r héritage de la tribu df$ enfante de Juda, eelan leure familleh. — 21. Lee villee depuie Vextrémiti de la tribu dee enfante de Judafurent juequ'à la limite d'Edam^ aueud, KaBfel, et Âader eè tadjour. — 22. Et Keinah et Dimaunak et Aadadah.
J*ai eu le premier la satisfaction de signaler la position de cette localité biblique. Lorsqu*en partant de la pointe nord du Djebel - Sdoum (montagne de sel) on remonte TOuadez-Zouera tout entier, puis l'Ouad-et-Tbaemeh, ce qi^i fait un parcours d'environ 14 ou 15 kilomètres, on déboucbe sur le plateau le KenAan ; et à gauche, à environ un kilomètre de la route qui conduit aux ruines et à la grotte connue sous le nom de Ei^Rmaïl, on aperçoit encore aujourd'hui des ruines sur le sommet d'une colline. Ces ruines portent parmi les Arabes du pays le nom de Qasr-Aadadah (le château d'Aadadah) ; ce nom de Qasr indique en ce point qu'il serait très-important de visiter, les restes d'un édifice important. Nul doute que ce ne soit là que se trouve l'emplacement de la cité biblique dont nous nous occupons, et qui était placée sur la limite méridionale du territoire de la tribu de Juda. Je recommande cette localité importante aux voyageurs futurs.
ABANAH ou abnah. — Rivière. Nous lisons dans la Bible, IV Rois, v, 12 : L Abnah et le Far far, riviinede Damae,ne eont-ile pas meilleurs que toutes les eaux d* Israël f ne m*y laver ai-je pas pour être net f Ces paroles sont prononcées par Nâaman, chef de l'armée du roi d'Aram qui était atteint de la lèpre, et qu'unejeune prisonnière du pays d'Israël devenue la servante de sa femme enga- (;eait à se rendre à Samarie, en lui donnant 'assurance que le prophète Elisée le guérirait de son mal. Nftaman obtint du roi son maître une lettre d'introduction auprès deJoram, roi d'Israël, avec prière de lui procurer sa guérisoQ. Elisée fut consulté et ordonna au
malade de se baigner sept fois dans le Jourdain. C'est alors que Nftaman s'écria que les rivières de Damas valaient bien celles d'Is* raël, et qu'il avait eu tort de penser que le
{» rophète le guérirait en invoquant son Dieu. I se retirait plein de dépit, lorsque les gens de sa suitelui firent comprendre qu'il ne risquait rien è tenter l'expérience, et qu'il re- Sjretterait peut-être plus tard de ne l'avoir pas aite. Nftaman consentit à se plonger sept fois dans les eaux du Jourdain, et sa chair redrvint comme la chair d'un jeune enfant, et il fut guéri. (Ibid., 14.) Le nom de la rivière Abnah ne se présenta
8ue cette seule fois dans les saintes Ecritures, emamin de Tudèle, le Juif voyageur du xi* siècle ( Itinéraire, p. 96), parle des deux rivières Abnah et Fanar. L'identification de ces deux rivières est assez incertaine. On sait que Damas est arrosée de la manière la plus splendide par les eaux du Baradah, qui prend sa source dans l'Anti-Liban. vers le nord-ouest» et passe au milieu des ruines d'Abila, capitale de la Tétrarchie de Lvsanias, aujourd'hui Sou v-Ouady-Baradah ( le marché de la vallée du Baradah) ; une autre petite rivière qui traverse toute la plaine méridionale de Damas et qui descend également des flancs de TAnti-Liban, en traversant le joli village d'Artouz, sert à Tirrigation de cette plaine feilile : laquelle de ces deux rivières est le FarfarT laquelle est l'AbnahT il est fort difficile de le décider. Selon Gesenius, Farbr signifie le Rapide, et on a conclu de cette signification que le torrent qui se jette dans le Baradah, et qui se nomme a^jourd'hui El-Feidjeh , c est-à-dire le Coureur^ devait être le Fartar des saintes Ecritures. En ce cas le Baradah pourrait être l'Abnah, à moins aue la rivière rapide dans laquelle se jette I £I-Feidjeh ne fût considérée ellemême comme la véritable continuation du torrent rapide qui avait regu le nom de Farfar; dès lors l'Abnah ne serait autre que la rivière du sud, c'est-k-dire l'Ahouach qui va se perdre dans ce ^ joli Jac, connu sous le nom de Bahr-el-Meraj (mer des pâturages)* et situé à l'est de Damas. II est bon d'ajouter