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qu une glose marginale recueillie par les commentateurs donne la variante Amanah ( la persistante), du nom de notre rivière. Tout Dien considen^, je regarde le Baradah comme étant probablement idenlifiable avec le Farfar, et l'Âhouach avec l'Abnah.
ABARIM. — Montagne. — Tel est le nom.
siffniliant;;ajc5(iof5, du pâté de montagnes qui h T'est de l'embouchure du Jourdain* et à la pointe nord-est de la mer Morte, limite le
ravs des Ammonites. Dans le Deutéronome xxxn, 49 ) cette montagne est mentionnée comme voisine de Jéricho ; et les trois sommets des monts Nebou, Fesgah, et Fâour ( Nebo. Pis^'ali, et Peor ) en font partie inté-
gale. C'est <{u sommet du mont Fesgah qu'il t donné à Moïse de voir la riche vallée du Jourdain et la terre promise, dans laquelle il ne devait pns poser le pied. Sans doute c'est du sommet le plus élevé des monts Abarims, que le chef du peuple de Dieu dul^contempler le beau pavs où coulaient le lait et le miel et qu'il lui était interdit de mettre lui-môme entre les mains des Israélites ; à ce compte le yesgah ne saurait être autre chose que le pic élevé, coimu de nos jours sous le nom de I^ebel-Atarous. et qui domine d'une manière notable la chaîne ammonitique à peu près à l'est de Jéricho ( Errikha ). Il est impossible, lorsqu'on étudie sur |)lace l'orographie delà Terre-Sainte, de ne pas emporter Ta conviction que cette identiUcation est inattaquable. Malheureusement il n'est pas aisé de pénétrer dans ces montagnes, et j'ai eu moi-même le regret de quitter ce beau pays sans pouvoir parcourir les montagnes samtes auiquelles se rattachent les faits les plus importants de la coni|uéte judaïque, cestà-<nrela visite, la mort et fenterrement de Mo'ise. Nul doute que les noms modernes que J'en recueillerait parmi les nomades habitants de ces montagnes ne fissent aisément reconnaître les trois sommets que j'ai mentionnés plus haut. Notons en passant, k propos du mont Fesgah, qu'il existe justement en face rie la position assignée par l'Ecriture sainte à cette montagne et dans la chaîne de KenAan, un mont élevé nommé Fechkhah, k proximité du<iuel les musulmans ont placé un oréteodu tomi»cau de Moïse.
Notons enfin «{u'Eusèbe et saint Jérôme affirment que de leur temps une portion de la chaîne montueuse avoisiuant Hesbon, avait encore conservé le nom d'Abarim.
ABDOUN. — Ville de la tribu d'Aser. ~ Voici dans quels passages bibliques cette ville cet inenticmnée : Et de la (ribu d'Aser^ Ife- «fll m9€€sti pàturaaes, Àbdounavec ses pâturmg€$. (Josuf, xii, 30.) Eê de ta tribu dAstr, Muai avec $e$ terraim libree : Abdoun avec êU ierraine libres. (/ Chron,, vi, 59.) 11 s'agit dans ces deux passais parallèles , des vilbs attribuées aux Lévites.
Quelle était dans le territoire de la tribu d'Aaer la position de cette ville T était-elle au nord, au sud, sur la frontière, à l'intérieur? Nous n'tn '«von< absolument rien. Nous no pouvons aflirmer «pi une chose, c'est qu'elle
avait été donnée aux Lévites. Il est étrange du reste qu'elle ne soit pas mentionnée parmi les villes d'Aser, pas plus ({u'Acco, devenue depuis Ptolémaïs et de nos jours Saint-Jean d'Acre, que nous trouvons dans le Livre des Juges (i, 31) mentionnée comme une des villes des Asérites. En faut-il conclure qu'il y a eu une erreur de copiste dans la transmission des Livres saints, et qu'il faut voir Abdoun dans l'Abrou, que nous trouvons mentionné parmi les villes des Asérites, dans le livre de Jo.sué rxix, 28)? Déjà l'illustre Reland a soupçonné la légitimité de cette correction, mais je ne me permettrai pas pour ma part« de la proposer d'un manière formelle : d'autant plus que rien ne prouve qu'il faille prononcer Abroun, au lieu de Abrin. On ignore absolument aujourd'hui ouelle est la iocalilé qui a pris la place de l'Abdoun biblique ; mais ce n'est pas à dire pour cela qu'on ne la retrouvera pas avec certitude quelque jour : car l'expérience nous a prouvé qu'avec la connaissance exacte des textes sacrés, et de la langue actuelle du pays, c'est-à-dire de l'arabe,on parvenait assez aisément à retrouver dans la mémoire des habitants, des noms qui n'ont guère été altérés que par les traducteurs de la Bible, peu familiarisés avec la prononciation des idiomes sémitiques.
ABëL, abklau, ABiLA. — Noms de villes.
— Le mot hébreu Sim signilie pâturage^ champ couvert d'herbe; il y a donc tout d'abord de fortes présomptions en faveur dos identifications qui placeraient une des localités nommées Abel dans les saintes Ecritures, h proximité de pâturages.
Les villes bibliques dans le nom desquelles le mot Abel entre en composition, sont assez nombreuses; nous allons les passer successivement en revue.
1. Abelah, Abel-beît-mflakah, ou hemAaiah. Nous avons à établir que ces deux noms désignent une seule et même ville ; mais occupons-nous d'abord de leur signification. Beit-hemâakah veut dire maison de la cornpression. D'où vient ce nom? S'agit-il d'une compression morale ou physique? on l'ignore, et nous n'avons pas la prétention de trancher cette difliculte. Nous trouvons dans lo //* Livre de Samuel {c. xx) le récit de l'expédition de Joab qui, après le meurtre d'Amassa, poursuivait SebaA-l)en-Bekri. — Joab passa par toutes Us tribus d Israël jusquà Abelah et Biet-mâakah. (v. 14.) Notons d'abord que de la teneur de ce verset il résulte clairement au'Abelah et Beit-maAkah étaient deux localités distinctes, mais assez voisines pour que de l'ensemble des deux dénominations réunies se soit formé le nom s)>écial de r Abelah qui était près de Beit-mâakah. Le verset suivant nous apprend (|ue Sebaâ-beu- Rekri ftit assiégé par Joab dans Abelah-beithemdakah; que les assiégeants durent élever un agger aussi haut que les remparts de la ville, et que l'armée de Joab s'cflbrça de faire brèche dans l'enceinte ennemie. Ce fut alors qu'une femme enfermée dans la ville parut sur la muraille et interpella Joab ; elle dil la parole qu'on disait autrefois, quand il