CAS
DICTIONNAIRK
iiiagination est Assez féconde, ont pensé que lesChanaiiéens déposaient là les grandes archives depuis le délui^e.
CAUIE.— Province de l'Asie Mineure, mentionnée une seule fois dans ia Bible. (7 Aiach, 111,23.)
CAR10TH,KÉRIAT.-- Ville de la Moabitide.
Elle est indiquée dans Jérémie (xlvui, 24). Elle est aussi nommée dans Àmos (ii, 2). Je soupçonne fort que c'est la même ville que Kanath, et qu'il faut les édentiiier toutes les deux avec Kareiath, que je trouve dans la carte de Cari Kitter auprès des eaux chaudes de Callirboë.
CARITH, Kerit.— Torrent qui se jelte dans ]e Jourdain D'après la carte de (^rl Bitter, le Nabr-ei-Kelt sappellerait également Kritb. C'est sur les bords de ce torrent que séjourna quelque temps le prophète Elic. — Voy. Ke- Bmi.
CARNAIM, KoRNAiM. — On pense que cette ville, située dans le j»avs de Gilead et dans la tribu de Manassé, est la même que Astaroth- Carnaïm, et que le Camion du II* Livre de$ Maehabées (xii, 21).
CâHTHA,Kartaii.— Ville de ia tribu de Za bulon, que Josué donna aux Lévites (xxi, 34).
CARTHAN,KARTAN.-Villedela tribu deiNepbtali, devenue ville de refuge. (Jos,, xxi, 32.)
CASALOTIi, Cazaloth, KsALOUT. — Voy, Ke-
SULLOTH.
CASBON, Casphon. - Ville de la tribu de Cad. (i Machab. v, 3G.)
CASDIM. — Nom hébreu dos Chaldéens.
{Voy. Chaldéb.)
CASIS, Aanik-Kasis. — Vallée de la tribu de Benjamin. {Josué, xvui, 21.) La Bible de Vence porte Dasis.
CASPHIN. — Ville très-forte, mentionnée dans le H' Livre dt$ Machabées, habitée [)ar ditrérentes races. Les Casphiniens forts de leurs murailles et des vivres qu'ils avaient, accablait^nt dinjures Judas Machabée. Il fit le siège delà ville, et il v eut un si grand carnage des habitants, qu un étang voisin de la ville, qui avait deux stades de largeur, parut le gontler du sang des habitants tués dans la prise de cette ville.
Il serait intéressant d'identifier avec quelque localité moderne celte ville forte, située près d'un lac de deux stadesde largeur.
Judas Machabée venait deJoppéet deJammia. [>e là il lîtle siège de Caspliin. Puisque la ville était entourée d'un lac, l'auteur sacré fait mention des ponts de la ville. Elle était dans une contrée basse comme le pavs des Philistins sur les bords de la nw.w De Cispliin il alla à Characha, ville qui était k sept cent cinquante stHiles de Casfthin. Ce seriiit donc entre Janimia rt Chara<:lia qu'il faudrait chercher Casphiu , ou Casiiin ; car Reland cite le nom en grec, qu'il écrit Htti^.ù. Uaintenant faudrait-ilvoir la karak moderne dan» ie Characha des Machabées? Alors les M;pl cent cinquante stades, qui donneraient on%iron cent cinquante kilomètres, porteraient vers Eleuthéropolis, au couchant d'Hébron, sur la frontière des Philistins, mais dans un pavs élevé, où peu d'eau se ren-
contre pour former un immense lar. ]*!• persisterais pas moins à chercher laiiit des Machabées entre Jammia et Karak.
CATHETH.Kaihat. — VUle de lauiii Zabulon. l Josué, xix, 15.) i
CËD£M0TU,CEDiBfOTH, Kbdmat. -Vili la tribu de Ruben. (Josué, xiu, 18.)
CËDMONEENS, Redmonim.- Peupla k mes dans la Genèse, avec les CinéeDS.Ieii.néréens (xv, 19), mais dont l'identiln n'est pas faite. Dans le Targum de Jéraas il estait que ce sont les Gis de lOrieDl
CËELATIIA , Kahlatah. — Dix-Mm station des Hébreux dans le désert, (t. là que Coré, Dathan et Abiron, subinc châtiment de leur révolte. (Nomb. xiu.:
CElLA, Keïla. — Ceïla était dans lir.
de Juda. Josèphe récrit Ku>«. Eusdi nomme ZisXâ, et il la place à huit milksi leuthéropolis. Le tombeau du prophète 1 chée était à Ber-Athsathia, loin de E»
dix stades. La ville de Keïla étant asà^i les Philistins , David alla k son mk et la délivra. SaiiL pensant que Divii f dans Keïla, se hâta de s'y rendre poorsB rerde David; mais celui-ci avait prisiii avec six cents hommes. (Voy. Satsutl^z 1 et suiv.)
CËNEZEENS.KiNÉzÉBNS, Kbmzix.-^?
aborigènes nommés dans la iienisf iv autres peuples du pays de Kenâan. it '
S rend que ces noms étaient quelqutUi es plus petites peuplades. Par cod^^{ est à peu près impossible, sans des intff spéciales du Livre sacré hii-méme,<l^[ avec Quelque précision le pavs c^* occupe.
Les Grecs les nomment KcvcC«2^ CENl, CiNÉENs, Kemii. — Lei'^liir»!
tnuf/ parle des incursions que faisaitOi le territoire des Keni.On pense quefti Cinéens ou Kénéens, peuples aboripL descendaient de Kin. {Nofnbres, ufJ Ces peuples habitaient le midi de h Morte jusqu'à Pétra. Ils ne furent i pris dans l'extermination, parce qu'îL de la même contrée que les Madiamtcil lesquels avait habité Moïse lorsquH^ les troupeaux de Jéthro, son beau-pèfT
CERETHl, Kerethi. — Peuples de i>hilistine et que David prit avec lui rhelethi pour lui servir de Karde Ul vni, 8; XV, 18.) '^
CESAREE. - Il y a deux Tilles de cf en Palestine : Tune sur le bord de U terranée entre Jatfa et la pointe da C l'autre aux sources du Jourdain qui s Banias.
La Césarée maritime avait autrefois^ de Tour de Straton.
Les Latins pour distinguer cette Cés««^ autres, disent Césarée de Palestine. U de Césarée fut donné k cette ville par le Grand en l'honneur d'Auguste.
On peut lire dans Josèphe la da des magnificences de CésanSe. Il est .
question de Césarée dans le NouveiaTmeut. SaintPierre vint k Césarée* *■''' y passa souvent.
CES
DKS ANTIQUITES BIBLIQUES.
CES
;e fut tine colonie romaine érigée par m en môme temps qu*i£/ta CapUoliicoup de Juifs et de Samaritains s*élablis à Césarée maritime. A plusieurs ils essayèrent de chasser les Chréflrent contre eux des séditions san- II existe beaucoup de monnaies de
^le encore des ruines immenses de sarée. Saint Louis en avait fait cons* s rempails qui subsistent encore dans s parties. Les fossés sont intacts, ville est complètement inhabitée. Les m des villages arabes situés sur la le voisine viennent paitre sur ces
le nom de |)lusieurs évèques de Celi ont souscrit à des conciles. ( Voy. , pag. 676, 677.)
à la Césarée de Philippe, la Banias e, je puis en parler eu détail, parce 'ai visitée avec le plus vif intérêt; je irai donc ici le passage de mon Voyage terres bibliques» qui donnera au lec- ; idée de la jolie position de cette ville itement au pied derHermon, une des hauteurs de TAnti-Liban qui s'avance aine et paratt couvert de neiges peniisieurs mois de l'année. Je prendrai '.ription au moment où je passai le Jadhi , masse imposante sur laiiuelle e temple du veau d'or de Jéroboam eus le regret de ne pas visiter, fois que Ton a dépassé le Tell-elon traverse une plaine assez large et plantée de très-beaux arbres. On se îureux à l'aspect de ce pays couvert, lature contraste si fortement avec celle slesregionsmeridionalesdelaSyrie.il que l'on soit, en réalité, à des milliers sdcs déserts deKenâan. Une fois cette line franchie, on entre dans la monur le ilanc de laquelle se trouve Baîst-à-dire que l'on commence à gravir lières pentes du DjebcI-ech-Cheikh ou li-Liban. Rien de frais, rien degra- »mme la route que Ton suit ; elle resà vrai dire, à une belle allée de parc. M on atteint le sommet du premier bien planté de bois, et au milieu des n rencontre des ruines et des tronçons ine couchés sur le sol. Ces ruines se it Enkeil. Elles ont un aspect qui ne pas de se méprendre sur leur origine î, et elles représentent certainement ilité gréco-romaine ; Enkeil d'ailleurs hs de Banias, que très-certainement ne partie de la ville elle-môme. De là end un peu et l'on arrive enfin à Balauvais petit village arabe , dont le ouvert partout de ruines et de débris »que romaine. Un magnifique cours upe le village, ou mieux, le longe à Deux petits ponts antiques sont étace ruisseau qui coule entre des murs , antiques aussi, mais fort délabrés, eau, c'est celui qui sort de la grotte c'est» en un mot, le véritable Jourdain, avoir traversé le ruisseau h gué (il
DicTio!i:f . PES ANTiQurrÉs bibliques.
n'a guère que deux pieds de profondeur), nous allons mettre pied è terre sur une sorte de petite place, garnie de véritables maisons, dont l'une, placée au sud, nous sert d asile. C'est une grange dont le sol est un peu en contre-bas du terrain, qui nous sert pour aujourd'hui de salon, de salle à manger et de chambre à coucher. Partout, autour de nous,
{»araissentdesarbresmaçnifiques qui dominent outes les habitations du village, et qui donnentà celui-ci l'aspect d'un village européen.
Mon premier soin a été de courir à la grotte de Pan. Il n'est pas très-facile d'y arriver, à travers les enclos de jardins, les vergers et les amas de fiente de vache qui en garnissent les approches. Quelques huttes de fellah sont adossées au rocher dans lequel est percée cette grotte naturelle. C'est de là que son «n bouillonnant une source admirable qui forme immédiatement le large ruisseau de Banias. Le fond de la grotte s'est éboulé par suite d'un tremblement de terre (probablement celui du 1" janvier 1837), et il est impossible d'y descendre sans s'exposer à entrer jusqu'au ventre dans la bouse de vache. Sur les parois extérieures de la grotte sont ou plutôt étaient gravées quelques belles inscriptions votives, qui constatent parfaitement que c'est bien là la grotte de Pan. Des niches élégamment <iselëes surmontent ces inscriptions, et elles ont été sans doute destinées à recevoir des statuettes consacrées à Pan et aux nymphes du lieu.
Après avoir copié tout ce qui peut se lire encore de ces précieuses inscriptions qui, malheureusement, semblent avoir été martelées à dessein, à une époque très-reculée, et vraisemblablement à l'mvasion du christianisme en ce pays, nous revenons au gîte avec notre butin. Sur la place môme où nous avons pris ce gîte, se voit la maison du scheikh qui domine toutes les autres, et qui est bâtie sur des fondations très-antiques, caries pierres qui forment le parement extérieur de celle-ci, sont de très-gros blocs en bossage, tout à;fait analogues à ceux oui constituent, à Jérusalem, l'appareil auquel j'ai appliqué, pour abréger, le nom d'appareil salomonien.
Nous allons rechercher maintenant tous les documents sacrés et profanes relatifs à Dan, à Paneas et à Dapliné, atin d'en tirer, si la chose est possible, des indices sulFisants pour lixerla position de chacune de ces localités; commençons par Dan.
Celte ville portait un nom tout diirérent avant de tomber au pouvoir des fils de Diiii. Voici, à ce sujet, ce que nous apprennent les saintes Ecritures : — La limite de Dan s'étendait à partir de ces villes. Les fils de Dan montèrent et combattirent contre Lesem, la prirent et la passèrent au fil du glaive : ils en prirent possession, s'y étaolireni, et ils donnèrent à Lesem le nom de Dan, du nom de Dan, leur père. {Jos. xix, 47.) Il est évident que ce verset est une interpolation, postérieure au temps de Josué et de la répailition des territoires aux tribus, puisque le fait lui-même n'arriva que sous la domioaiion des Juges. (Jud. xviii.) Les fils de ben.
CES
DICTIONNAIBE
CES
feu satisfaits des possessions qui leur avaient té départies par le sort, envoyèrent cinq espions Itattre le pays et chercher une meilleure contrée dont ils pussent s'emparer. — Ceux-ci vinrent à Leis, pays en secu^ rite, comme les Sidoniens, tranauille, rassuré, vivant sans trouble, avec un héritier du pouvoir, éloigné des Sidoniens et n'ayant rien à démêler avec personne {f 7 .) — Les espions revinrent en hâte dans leur tribu et pressèrent leurs frères de marcher à la conquête de Leis. — Cest un peuple qui est en sécurité^ leur dirent-ils ; le pays est très-spacieux, rien n'y manque de ce qui est nécessaire dans un pays, (^ 10.) — Six cents hommes armés de la tribu partirent pour aller à la conquête de Leis (f II.) — /l Leis, ils vinrent sur un peuple paisible et en sécurité, ils en passèrent les habitants au fil de Vépée, et ils brûlèrent la ville par le feu, (f il,)— Nul libérateur, car elle était Aoignéede Sidon : ils n'avaient de rapport avec personne. Elle était dans la veulée, vers Beit-Rehoub. Us rebâtirent la ville et s'y établirent, (^ 28.)— Us appelèrent le nom de la ville. Dan, du nom de leur père^ Dan, qui était né à Israël ; mais Leis était auparavant le nom de la ville,(^ 29.)
Voici donc un fait bien établi . jusqu'à Ter poque des Juges, Dan s'appela Leïs ou Lesem. Nous voyons cependant que lorsque Abrabram poursuivit les rois qui avaient attaqué la Pentapole et fait Lot prisonnier, il doussa jusqu'à Dan. (Gen. xiv, 14.) Il est prooable
aa'en ce point, le texte de Moïse aura été téré dans la suite des temps, le nom Dan avant été substitué à celui de Leis, afin que le récit parût plus claire et plus intelligible.
Dan était à l'extrémité septentrionale delà terre promise, car nous lisons dans le Deuiéronome (xxxiv) : — 1. L Eternel lui fit voir {à Moïse) tout le pays et le Djelâad, jusque Dan. Il faut nécessaircmeut faire ici la même observation qu'à propos du verset de Ja Genèse, sur remploi primitif du nom de Dan. Cette position septentrionale extrême de Dan par rapport à la terre promise, résulte également de beaucoup d'autres passages bibliques, (/i Samuel, m, 10; xvii, 11 ; xxiv, Sel 15; / Rois, iv, 25; / Chron. xxi, 2; Il Chron. xxx, 5.)
Lorsque le schisme des dix tribus eut été consommé, après la mort de Salomon, Jéroboam, roi dTsracl, voulut séparer à tout jamais ses sujets de ceux du roi de Juda. (/ Rois xu.» En conséquence — 28. Le roi ayant consulté, fit deux veaux d'or, et dit aux israélites : C'est assez aller à Jérusalem! roici tes dieux, Israël, qui t'ont (ait venir dEfjtjpte. — 29. Il en mit un à Beit-El, et plaça l'autre à Dan. -- 30. Cette chose fut une occasion de péché : le peuple alla devant Cun {des veaux d'or) jusau à Dan (30; .
A l'instigation d Assa, roi de Juda, Ben- Hadad, roi d'Aram, déclara la guerre à Baasa, rr>i d'Israël. Son armée fit donc irruption
(30) Il est encore fait mention «le ce veau d*or placé k Dan, dans le if' Litre des Aoti (x, 29). Le tontphêle Aino» vfait manifeslt-inenl .illusion, quand a dit (viii, 4) • tfUJ qui jurent par le crime de Sa-
dans les Etats de Baasa, et prit Avoua, I Abel-beit-MÂakab et tout Kenrout/dans i la terre de Nephtali (/ Jtott , xv, 20.) Le me fait est raconté clans les Cknmifm XVI, 4), seulement les noms des vUleip
Ear l'armée de Ben-Hadad sont difin es voici : Ayoun, Dan, Abel-Maim du les demeures des villes de Nephtali.
Dans Jérémie , nous trouvons le jm suivant (iv, 15): — Car une toixttm Dan annonce Vennemi^ et du kwU é montagne d'Ephraim, elle annonce ai heur. — Cette belle expression signifei lement que, de rexirôme frontière do i vient l'annonce de l'agression qui aa Jérusalem et qui vient du nord, {t*',!
évidemment question de Tinvasion desJi riens. La même image est répétée (imi dans le passase où le prophète dit : -i Dan on entend le ronflement de ses Au bruit des hennissemenis de ses toute la terre tremble ; ils viennent et le pays avec ce qui y est^la ville et ses k
Voilà tous les renseignements qatt fournissent, à ma connaissance, les la res, sur le compte de la ville de Dan. Va maintenant ce que nous en apprend Josoï
Cet illustre historien raconte (An/. Ml m, 1) l'expédition des Elanites sMu conquête d'un nouveau pays. Les ml plorateurs envoyés par eux, leur 6mt4 naître une terre bonne et fertile, si un jour de marche de Sidon, aupicf' grande plaine (xarâ rô fuiyci nsSUv), frf Liban et des sources du oetit Joui# Danites s'y rendirent et fondèrent r"/ qu'ils appelëreni Dan, du nom dci^ leur tribu.
Dans un autre passage (Ant. Jd VIII, 4), Josèphe raconte le faite blissement des veaux d'or coulés jmt' de Jéroboam, l'un à Beit-El elTi
Dan, TÔv tnpoit ^i iv Aâyq (n ii tm Ttnyeiîç ToO fAiXjDoû 'io/9otévov).
Voyons maintenant ce que Josè|ik apprend des sources du Jourdain. '' sons, à propos de l'expédition d*" la poursuite des niis qui avaient Pentapole, qu il les atteignit à était le nom de l'autre source du
vtpl Âôvov [o^T'Mt yàp "i ixipm toO ^Uplèm yoptxurat imyn). (Ant. Jud., I, \, 1.) S
sons encore dans la Guerre des Juifi 1), que le lac Samachonite étend ses jusqu'au lieu nommé Daphné iftff^ xwpiou), lieu fertile et délicieux, oùsi sources qui, grossissant le petit JouiM dessous du temple de la Vache d'or, k" sent dans le grand Jourdain (x«i ewfiiK
«c Toi^ouo-ffi TÔV fAix^ov xflcXovutvot 'hf^,
Pour Josèphe, la véritable saivct Jourdain était au lac Phiala, situé W Trachonitide, c'est-à-dire à centnogli de Césaréc (Banias), à droite ei non
marounel qui disent: Vite ton Diem, On.** le chemin de Bir-Sebàa, tomberont eint m piu».
CES
DES ANTIQUITES BIBLIQUES.
CES
ÎU
la route. Le Panéion n'était que la source apparente de ce fleuve ; mais le Jourdain venait seulement y déboucher, en partant (hi lac Phiala, et en s'y rendant par un canal souterrain. Ce Panéion duquel on croyait, dans l'ancien temps, que le Jourdain sortait, avait vu sa beauté naturelle relevée encore par la munificence royale, et Agrippa avait emplové de grandes richesses à I embellir. C*est a partir de cet antre que commence le cours manifeste du Jourdain. Tous les détails que je viens de rappeler sont la fidèle reproduction de ceux que donne Josèphe.
(«ett. Jtid., ni, X. 7.)
losèphe nous apprend encore (Ibid.X "'i 3| qu Hérode fit bitir un temple de marbre blanc, dédié à Auguste, auprès des sources du Jourdain. Cet endroit se nomme Panéion. Là, une montagne élève son sommet à une hauteur immense, et, au pied, s'ouvre une caverne obscure, dans laquelle existe un
Souffre abrupt, plein d'eau et d'une proton eur inconnue, car aucune sonde n'en peut atteindre le fond. Des grottes placées à rextérieur et à la racine même de la montagne, jaillissent des sources abondantes, et c'est de là que sort le Jourdain, ainsi que le croient beaucoup de personnes (31).
Il est encore question de la source du Jourdain dans Josèphe. {Ant., Jud., V, i, 22.) C*est dans le passage où il parle de la distribution des lots de terres conquises attribués aux tribus. — Nephtali, dit-il, eut jusqu'au mont Liban, et jusqu'aux sources du. Jourdain, qui sortent du pied même de cette montagne.
Paneas, la Banias moderne, était le nom de la ville située auprès des sources du Jourdain, que Philippe agrandit et embellit, en lui donnant le nom de Césarée. Paneas devint ainsi la Cœsarea Philippi. {Ant. Jud., XVUI, ii;BelL Jud., II, it, 1.) Plus tard, le roi Agrippa le Jeune ayant considérablement augmente l'importance de Césarée de Philip-
Ei lui donna le nom de Néronias.(i4nr. Jud.^ Lt IX, 4.)
Résumons maintenant ce que nous apprend Josèphe. La principale source du Jourdain sort du Panéion, c'est-h-dire de la grotte de Banias. Une seconde source de ce lleuve se nommait Danos. Des sources viennent grossir le petit Jourdain au lieu nommé Daphné, au-dessous du temple de la Vache d*or, et se jettent avec lui dans le grand Jourdain. Pour Josèphe, le grand Jourdain vient du Panéion, et le petit vient des sources de Daphné. Mais il y a évidemment ici une erreur de copiste à corriger dans le texte : au lieu de Aa^vq;, c'est AovQc qu'il faut lire, et il s'agit indubitablement de Dan; en effet, la présence d'un lieu nommé le temple de la Vache d'or, n'indique-t-elle pas jusqu'à l'évidence l'emplacement de Dan, où Jéroboam établit un temple dans leouel fut installé un de ses deux veaux d'or? Daphné est donc un lieu à biffer du
01) Ces détails sont à peo prés identiauement
rtf^prnduîlsdanslesAnfi^iit/^i Jiii/aî^atfx. (XV, x,3.)
32) Celle même ville s*csi aussi appelée au
catalogue des villes de cette partie de la Syrie.
Concluons : Paneas, aujourd'hui Banias»
Cœsarea Philippi et Néronias, c'est tout un (32). Dan est fa ville ruinée que l'on rencontre sur le plateau situé au delà du Nahr- Hasbayah, lorsqu'on a passé la rivière, sur le Djesr-el-Rhadjar. Enfin, le TeJl-el-Qadhi est l'emplacement du temple oà Jéroboam avait place un de ses veaux d'or, du temple de la Vache d'or mentionné par Josèphe. Les ruines de Dan sont contiguës, et probablement le Tell-el-Qadhi fut travaillé de main d'homme, pour servir d'assiette au temple de Jéroboam.
Il s'agit maintenant de vérifier si ces conclusions s'accordent avec les témoignages des écrivains anciens, autres que Josèphe. Je me dispenserai de rapporter tous les passa-
Îçes c[ui constatent que Paneas, Cœsarea Phiippi et Néronias sont la même ville, parce que c'est un fait qui n'est pas sujet à question. Fhilostorgius {Hist., vu, 3) dit que Paneas portait d'abord le nom de Dan, qu'elle s'appela ensuite Cœsarea Philippi, et enfin Paneas, à cause de la statue de Pan que les gentils y placèrent. Théodoret (Quœst, 110 m Gen.) dit aussi que Paneas et Laïs sont la même ville. Enfin Benjamin de Tudèle dit encore gue Paneas est Dan. Voilà sur quelles autorités on a voulu quelquefois identifier Dan et Banias.
Eusèbe, dans VOnomasticoUj au root puO^aptU , parle de Dan qui est près de Paneas, et au mot Aàv il dit que c'est un bourg placé au quatrième mille, à partir de Paneas, sur la route de Tyr. Il y a environ cinq kilomètres de Banias aux ruines placées à l'ouest du Tell-el-Qadhi ; c'est donc bien là que sont les ruines de la Dan biblique, dont dépendait le Tell-el-Qadhi. Les rmnes qui sont autour d*el-Khan sont à douze ou treize kilomètres de Banias ; il serait donc absurde d'y chercher les ruines de Dan.
Un mot encore sur l'histoire de Banias. Lorsque le Christ y vint, il y Kuérit miracu<r leusement une femme qui allait périr d'un flux de sang. Celle-ci éleva devant la porte de sa maison une statue de son sauveur Julien l'Apostat la fit renverser et remplacer par sa propre statue. Ce sont les Annales de Glycas et la Chronographie de Théophanes, qui nous ont conservé ta mémoire de ce fait.
Je dois aussi parler du chAteau-franc de Banias ; il est sur la route de Damas. Cette roule, pendant quelques heures, à partir de Banias, traverse un pays ravissant. Eille commence au pont même que nous étions venus visiter le matin. Là, on tourne à l'est et on longe, à droite, le cours d'eau qui vient de la source la plus éloignée du Jourdain, et à gauche, à proximité de Banias, des prés plantés de grands arbres, sous lesquels nou3 avons retrouvé le scheikh, à qui nous avons ainsi pu faire nos adieux. Le ruisseau coule au fond d'un petit vallon frais et bien boisé,
moyen àse Tonopyrgos et Belinas. {Voy. Relanb, Pal.f p. 919, ad vocem Paneai,)