‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27)Chapitre 6 sur 181 · AB · texte numérisé non relu

AB

DES ANTIQUITES BIBLIQUES.

AOE

s'agissait de demander : 11$ demanderont à Abelf et aimi ils finiront tout (v. 18). Oci veut probablement dire, Faites une proposition de paix, et tout sera fini. On voit que dans ce verset le nom d'Abel est prononce isolément; c'était donc le nom réel de la ville. Au verset suivant la femme dit encore à Joab : Tu cherchée à faire périr une ville, mère en /traè'/.Cette expression est bien connue aiyourd*hui comme ayant exactement la même valeur que notre mot métropole emprunté à Tidiome grec; car on connaît des médailles d'Antiocnus Epipbane, frappées à Laodicée avec la légende phénicienne : Li Ladakiah Omm-bikeuAan, e'est-à-dire , de Laodicée mère (ou métropole) en kenAan : Abel était donc une ville véritablement importante. Quoi qu'il en soit, Joab demanda la tète de SebAa-ben-Bekri ; cette tète lui fut jetée par-dessus la muraille, et le siège fut immédiatement levé. Un verset du 1" Livre des Rois (xv, 20j peut nous servir & fixer,jusqu'è un certain pomt,la portion de la Terre-Sainte dans laquelle! il faut chercJier Abel-beit-mAakab. Le voici : Ben-kadad (roi d'Àram) écouta Assa (roi de Juda)^ et envoya les chefs de son armée contre les villes dls^ raèl^ et il battit Ayoun, Dan^ Abel-beit-mâakah et tout {le pays de) Kenrout, dans toiUe la terre de îfephtali. — Il est clair, d'après la teneur de ce verset, que les localités nommées Ayoun (les sources), Dan, et Abel-beit-mâakah, devaient être assez voisines, et au nord du pays de Kenrout nommé plus tard pays de Genncsareth. Nous connaissons parfaitement la position de Dan. (Voy. ce mot.) Cette ville se trouvait, ainsi que je le ferai voir, au point qui se nomme aujourd'hui Tell-Ql-Oadhi (le Tertre du Juge). Ayoun (les sources, pluriel de Ayn, source) est très-vraisemblablement on mot servant à désigner les sources par excellence, c'est-è-dire celles du Jourdain: resterait à savoir si, comme le dit rhistorien Josèphe, ces sources étaient celles de Banias (le Paneïon des anciens, ( Voy. ce mot), ou si a cette époque reculée la source du nahrhasbayah était regardée, ainsi que cela semble parfaitement naturel, comme la principale source du fleuve sacré. Toutefois comme Banias appartenait en réalité au territoire des Israélites, tandis que les sources du nahrhasbayah étaient en dehors et appartenaient au royaume d'Aram ou de Damas, il est possible que les Hébreux aient tenu è regarder les sources du Jourdain comme leur appartenant, et que Banias ait été réellement la localité qu'ils appelaient Ayoun (les sources); ceci expliquerait parfaitement l'opinion du Juif Josèphe^qui place la principale source du Jourdain à la grotte du Paneïon. Où placer alors Abel-beit-mAakah, qui doit se tnmver dans le voisinage do Banias et du Tell-el-OadhiT Un voyageur récent, M. Van de Volde, nous fournit en quelque sorte la solution de cette q.u€slion intéressante. A sa première course dans le haut pays qui domine au nord la plaine du Bahr-el-houieh (lac Saraachonite), M. Van deVelde (tome I, p. 169) nous dit qu'il aperçut du haut de la montagne cl à ses pieus le

Tell d'Abel-beit-mâakah. Nous aurions le droit d'être étonnés de la présence de cette mention sous forme de pure assertion, si nous ne retrouvions plus loin un passage qui concerne les métnes ruines. C'est dansle tome 11, paçe 428, (jue nous voyons les ruines de la localité biblique désignées de nouveau comme existant à Abil, près du pont nommé Djesr-el- Rhadjar, pont sur lequel j'ai traversé le nahrhasbayah, pour me rendre des ruines de Hazor au Teli-el-Qadhi et à Banias. Dans ce second passage les ruines sont désignéessous le nom d'Abil. Pas un mot de plus n'est dit sur cette localité, et on a peine à le conce- ' voir, eu égard à sa célébrité. Du reste il ne faut pas perdre de vue qu'il y a dans ce canton deux Abil: Abil-el-gamh,et Abil-el-haous dont le révérend Robinson a signalé l'existence en laissant prudemment dans le doute l'identification d'Abel-beit-mâakah avec l'une ou l'autre de ces dSùx localités modernes. Si nous remarquons que le mot significatif gamh (fro** ment), ressemble fort, à une inversion prte, au- nom antique nAakah, on est tenté de chercher Abel-beit-mAakah sur l'emplacement actuel d'Abil-el-gamh ; c'est là une question qu'un examen attentif des lieux pourra seul trancher, et je le recommande expressément aux voyageurs futurs.

L'irruption de Beii-Hadad sur le territoire hébraïque est racontée de nouveau dans le Uvredes Chroniques (11^ xvi, 4).Voici la teneur du verset en question : Ben-IIadad écouta Assa, et envoya lcsx:hefs de son armée contre les villes d'Israël; ils oattirent Ayoun, Dan^ Abel-malm, et tous les lieux de dépôt des villes de Nephtali.W est bien clair que ce verset parallèle à celui que «nous avons transcrit

Elus haut établit la synonvmie d'Abel, d'Aet-Beit-MAakah, et d'Abel-Maïin , comme d'Abel-Maïm signifie Abel des eaux, et cette dénomination convient è merveille à une localité placée sur les bords du Nahr-hasbayah, et è proximité des sources nominales du Jourdain placées par les Hébreux à Banias|[Ayoun} et au Tell-el-Qadhi (Dan).

Reland fait une curieuse remarquée propos de MAakah : c'est qu'il y avait une localité dj ce nom dans le royaume de Basan, et que la race de MAakah ne fut point exterminée, màU continua d'habiter parmi les Israélites. (Jos,, xni, 13.) Peut-être, ajoute-t-il, le nomd'Abel- Beit-MAakah vient-il de là, et cette ville fiitclle le refuge de celle population. Enfin Josènhe (Ant, Jud,, Vil, xi, 8) nomme cette ville 'Aea/ui5cx<« ; et plus loin (Ant.Jud., VIII, xu, 4 ) il nomme 'AgcXXotvi) une ville du royaume des dix tribus, qui fut prise nar le roi de Damas. Les textes positifs de TEcriluresainledémontrent jusqu'à l'évidence qu'il y a dans cette dernière dénomination une corruption dueàquelqueinadverlance de copiste. C'est très-certainement 'K^t\iuLX'ma\ï\l faut lire dans ce second passage, comme dans le premier.

ABEL HE-SITHIM. — Abel des Sithim (SiUrim est le pluriel du nom d'un arbre nui î)Ouvail ôtre abondant sur ce point) était une localité situc^e dans la lorrc de Moat>. non loin

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