Livre de Josué ( ch. xn ) , nous
description du pays enlevé par :, combattant sous les ordres de
Et la plaine jusûu*à la mer de i Vorientt et jusquà la mer de la *,st)la mer Salée, à V orient, (qui in de Beit-Heyasmout et (quieèt) ^ au pied du Fesgah, (toujours [t du Fesgah^ TWSn nrWH rm).
le-t-il pas que cette expression, trouvons constamment la môme, pression consacrée, une sorte de graphique? Je suis bien tenté de ur ma part. Du reste, cette fois erset que je viens de traduire ne i rien pour prouver que le mont
à Torient du Jourdain ; et corn-
rorient est répété deux foi^, j'en ore que la phrase mentionne it un point qui est à l'occident, t pas ainsi, à quoi bon cette inen établir que le pays décrit est
Jourdain et de la mer Morte T isement il n'en est plus de même , chapitre xn de Josué, où il est i possessions territoriales de la ouben, possessions qui étaient ment à l'orient de la vallée du
20. Et Beit'Fdour, et Asedout f Beit^Htyasmout, — De la teneur
il résulte irréfracablement que Beth-Peor) et Asedout du Fesgah la même contrée. Or, pourBeit-
a pas l'ombre d'un doute à con-
S our Asedout du Fesgah le doute ifficile. rr e des Nombres, il est deux fois fesgah. D'abord, au chapitre xxi :
Bamout à la vallée qui est au ter- 7ab, au sommet duhesgah^ et qui Ilyesimoun. L'expression héencore rcosn rn^ ; or, il est bien y a pas de vallée { H'^sn ) au som-
met d'une montagne, et ces deux mots, la ra//ee qui est au sommet du Fesgah, hurlent de se trouver ensemble. Le sens, « la vallée qui est en face du Fesgah, » serait certainement plus naturel ; mais serait-il admissible? J'en doute fort, je le répète.
Enfin, le dernier passage biblique où il soit question du Fesgah se trouve dans les Nombres ( xxxiu ). Balak, roi de Moab, veut crue Balaam mauaisse les Israélites, et, pour cela : — 14. // le conduisit dans la campagne de Soufim, vers le sommet du Fesgah, —Le texte porte cette lois ruDSn S«, et il peut, à la rigueur, se traduire : au sommet du Fesgah ; mais hu signifie versus, ad, erga, adversus, prope, juxta, plus exactement que super, oui se rend proprement par SîT. U serait donc très-naturel de traduire cette fois l'expression biblique par: adversus caput Fesgœ, ce qui reviendrait très-nettement au sens, « en face du mont Fesgah. »
J'ai passé en revue tout ce qui, dans la Bible, concerne le mont Fesgah, et je n'ai pas cru devoir négliger un seul texte, parce que la position de cette montagne historique est d'une extrême importance. De tous ces passages, un seul est décisif, et fixe è l'orient du Jourdain la position du mont Fesgah ; tous les autres nous laissent dans le doute, et, je dirai plus, nous conduisent à croire que le mont Fesgah était à l'occident. Je ne me permettrai pas d'émettre une opinion précise sur ce point de géographie, et je me bornerai è dire que, sur les rives de la mer Morte, près de Jéricho, il n'y a qu'une seule montagne qui ait une position exceptionnelle qui ait dû la faire remarquerde tout temps, c'estjlelDjebel el- Fechkhah. Cette montagne forme un véritable redan, le Ras-el-Fechkhah, qui se prolonge fortement en avant delà chaîne canaânéenne. Enfin, le sommet duFechkhah est en face du sommet du Djebel-Atarous, oumontNabou, sommet qui est à une assez forte distance horizontale de la vûMée du Jourdain et de la mer Morte.
Qu'il y ait une analogie frappante entre les deux noms Fesgah etFechkhah, cela ne peut faire question. Je ne saurais admettre que la dénomination Fechkhah soit moderne, puis-
Îu'elle s'applique à des ruines contem[)oraines e laPentapole maudite ; je ne pourrais donc accorder qu'une seule chose, c'est qu'à l'orieiH de la plaine du Jourdain aussi bien qu'à l'occident, il y avait un Ejebel-Fesgah, ou Fechkhah. Mais il est nécessaire de constater une fois de plus que les Arabes, et entre autres les Beni-Sakhar, qui sont les maîtres de la contrée orientale où devrait se trouver le Fesgah de la Bible, sont unanimes pour ne reconnaître d'autre montagne de ce nom quele Djebel-Fechkhah. Voilà donc, à mon très-grand regret, une curieuse question de géographie sacrée que je suis obligé de laisser dans te doute.
Eusèbe, aumot'Ae«f>iî/A, mentionne le moni ♦x^yM, dans une phrase que saint Jérôme traduit de la manière suivante: Abarim
dicitur autem et motis esse Nabau, in terra Moab, contra Jéricho, supra Jordanem, in snpercilio Phasga. Ostcnditurque ascendentious de Libiade in Esbum, antiqno hodieqm
SM