‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27)Chapitre 75 sur 181 · GA · texte numérisé non relu

GA

aueune espèce d^hésitation, cet immense monument est bien certainement l'enceinte du temple bâti par Sanaballète, avec l'autorisa* tion d'Alexandre le Grand ; et Toctogone, qui était le sanctuaire, profané probablement par la statue de Jupiter Hellénien, aura été rasé par l'ordre d'Hyrcan, tandis que Tenceinte elle-même était traitée un peu moins rigoureusement.

Je ne doute pas que quiconque examinera, sans parti pris d'avance, le plan de cet édifice, demeurera parfaitement convaincu que là n'a jamais été une construction militaire, mais Dicn une construction relideuse. Le temple de Sanaballète était bÂti à Finstar de celui de Jérusalem, et effectivement on reconnaît une singulière analogie dans les dispositions générales des deux plans. Ainsi, la grande piscine du temple du Garizim est placée exactement comme l'était, par rapport au temple de Jérusalem, la piscine Probatique, qu'il ne faut pas, ainsi que je l'ai fait voir, confondre avec la piscine actuellement nommée Birket- Israil, et qui n'est que la Bethesda de l'Evangile.

On me permettra, j'espère, de me féliciter d'avoir pu lever avec som le plan du temple samaritain, et de croire aue la conquête de ce plan curieux valait à elle seule le voyage pénible que j'ai entrepris.

GATB, Geth. — Ville des Philistins, qui fut épargnéeparJosué, et dans laquelle il laissa des hommes de la race des Enacim. (Juiué, zi, 22.)

GAULON, GoLON, Gaulonitidb. --Gaulon, ville de la demi-tribu de Manassé, a donhé son nom à une partie de la contrée orientale du Jourdain. Eue s'étendait depuis le lac de Génézareth jusqu'aux sources ou Jourdain. Gaulon était une ville lévitique et de reAige. [Josué, XX, 8. )

GAVER.-— Lieu dans la tribu deManassé, en deçà du Jourdain, où périt le roi Ochosias. (//flof», ix,27. )

GAZA , AzzA. — Gaza, une des grandes villes des Philistins, dont il est fait mention fréquemment dans la Bible, était située à l'extrémité de la terre do Kénêan, et échut en partage à la tribu de Juda. Les Kaphtorim, que la Vulgate a traduits par lesCappadociens, tirent une invasion dans ce pajfs, et s'y établirent. La tribu de Juda ne put jamais s'en rendre maîtresse, parce que les géants Enacim leur résistèrent. Le Livre de Josiié dit formellement qu'il épargna ceux delà tribu d'Enacim oui étaient dans les villes de Gaza, de Geth et u'Azot, et dans lesquelles ils furent laissés. ( Joêué, 11, 22.) Plus tard, les PhilisUns devinrent SI puissants, qu'ils firent ceux de Juda tributaires. Et ce ne fut que sous David que fut terminée la conquête du pays jusqu'à la mer.

C'était la capitale dune des cinq grandes satrapies des Philistins, et la deuxième ville forte du côté de l'Egypte.

Cette ville a suiviles vicissitudes des guerres qui ont si longtemps agité TOrient.

Alexandre le Grand s'en empara. Antiochus h déiruibil. Le> Asmonéens liuirentparJ'enlc-

ver aux Syriens. ( IMoch. xi, 6i;ii Ayant été prise par Alexandre Jinaie i PHB, Anttq. 9 XIII, xxi), elle se !àm^ tard sous Titus, Adrien etsesmam Elle fut restaurée sous Oabinius. (i X. ) Auguste la doana au roi Bérode./] XV, XI. )

Arrien, dans le second livre de T d'Alexandre, la décrit ainsi :

Gaza est tout au plus à vingt sUdsl lomètres ) de la mer. On y arrive pvJ blés profonds, et la mer qui l'aioaiii rie beaucoup de sable. Gaza était a ~ ville située sur une ëmineneeel d'une forte muraille. C'est ladeniièRi les habitées lorsqu'on va de Egypte : elle est placée à Tentrie sert.

Le port de Gaza s'appelait ^ Maev^ac). Constantin en fit une ville fti\ Constantia, du nom de son fils. hMi empereur lui ôta le nom deConMti.( lut que la ville s'appelAt seulemol' Gaza. Mais les empereurs qui lai m lui rendirent le nom de Coostantiacll de cité concédés par Constaotin. tal célèbre par ses vignobles etsoifeij Ces vignobles étaient situés dans hi sablonneuse et au ilanc des cotoiB( trouvent en avançant dans les toifti dit que Haschem, fils d'Abd-d-Mci des ancêtres de Mohammed, a soii à Gaza.

Les superstitions payennes i0- Gaza jusqu'au iv* siècIe/Elle vi^ cette époque huit temples coi^ dieux. Nous tirons ce renseigne^*^ Vie de saint Porphyre, évèque dci»* Sanct. , tom. V, p.l555 ) : J&ranli ^ be simulacrorumpublica lempts Solii, tt Yentris ei ApoUinis^ et I Ilecates, et quod dieebaiur Uierieê dotum et Fortunœ cirtfalû, amd TvxfcGv f / Afarniofi, i^uod dicf MsK genœ JoviSf quod exniimabani em\ omnibus templiê quœiuni ubique.

Le Marnion était un temple roai^ d'un double portique. L'auteur dH' sur ce monument un précieux iênà que parmi les Chrétiens^ lorsqu'on cfl sit une église, on voulut lui donner h du Marnion; mais rimpératriceEuM lut que l'église eût la forme d'usé a elle fut exécutée sur ce plan. Iki née de trente colonnes envoyées SB xie. Et les marbres du HannoB 5 brûlés furent jetés sur la place oufaini être foulés. *^^

Saint Jérôme dit que le temple de 1 Gaza avait été changé en église

Lisez (Ju^M, XVI, 26) riiistoire deS qui, placé dans un temple dont h était soutenue par deux colonnes.

ces colonnes, et en mourant ^^oos i combres entraîna la mort des Philisti

Les incrédules ont fait des olH^cti la possibilité de renverser un ten ébranlant deux colonnes. Ils ont des un temple n'avait que deux cohn

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DKS ANTlQUîtES BIBLîQUESs

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. les commentateurs, qui en gépeu, n'ont pas manqué d'aflirvait des temples à deui colonît les autres ne pensaient pas à acréc pour les temples antiques, 'entrait jamais dans le temple lit, le sanctuaire où était la sta*

Il se tenait dans Tatrium et les portiques qui entouraient îrée et formaient réellement le ;es portiques où se tenait le les Philistins amenèrent Sammer de leur prisonnier, étaient des colonnes monolythes qu'un force prodigieuse comme Sarabranlcr. Souvent ces portiques ss et étaient soutenus au milieu rois colonnes et formaient ainsi éciales. C'est dans une de ces trouva Samson.

I mon explication si claire et si

qu une grande multitude était îs terrasses pour voir Samson.

ans le temple proprement dit, é aperçu. Ce fut Jonc la chute es attenantes aux portiques ou de ces portiques sous laquelle . Or, en Orient, on rencontre de cescolonnesmonolythes, des anciens temples détruits. Leur e indique logiquement qu elles placées è peu de distance, et que en saisir deux assez facilement.

ÎAZBR, GaDARA, GfiZER. — TOUS

liguent la même ville. Eusèbe, nous apprend que cette ville ) milles au nord de Nicopolis.

a tribu d'Ephraïm, sur la limite njamin, entre Beth-Choron et la lication d'Eusèbe est véritable, ait beaucoup plus au nord que t Latroun , près duquel les i placent. Il y a au moins six à le la frontière de la tribu aux îopolis. Mais cela prouve une que les distances aonnées par ont presque toigours approxi-

»N, DjiBTOum. — Ville de la tribu éy XIX, 44.) Josèphe l'appelle r«mentionne sous ce nom une ville ràUy qu'il place à seize milles de e autre ville du nom deOabalha, 'es de Diocésarée auprès de la i d'Esdrclon. De plus, il indique dans le pays de Daromas, une injamin.

liEDRAH.^Villede la tribu de Ju- 15 la plaine. (Josué^xv, 35.) Euh peu de distance de Jérusalem, liée du Térébinthe. Il l'idenUfie Mais Reland remarque avec raise |>ays n*est pas dans la plaine, montagnes.

IA1M,Dj£drateim.— Ville placée

comme Gedera parmi les villes de la plaino de la tribu de Juda. {Josué, xv, 16.)

GEDOR, Djbdour. — Gedor, ville antique citée par Josué (xv, 58), coïncide avec l'emplacement actuel du village d'Ed-Déroueh , voisin de Halhout et de Beit-Sour, indiqués par le même verset de Josué.

Cette localité, autrefois, était dans la tribu de Juda.

GEENNOM.— Voy. Jérusalem (Nécropole).

GEHON. — Un des quatre fleuves du paradis terrestre (Gcn. n, 13), qui arrose la terre de l'Ethiopie^asialique, située dans le Caucase.

Il est fait mention dans V Ecclésiastique au. nom de Gehon : tomme Gehon au jour dt la vendange. (Eccli. xxiv,37.) Ce serait abuser de la latitude laissée aux commentateurs que de confondre ce Gehon, qui est le nom d'une piscine près de Jérusalem, avec le Gehon llcuve du paradis.

GENEZARETH. — Quand on arrive de Tibériade pour monter vers Safet, on rencontre au delà d'el-Medjdel une petite plaine bien arrosée, bien fertile et dont l'aspect est charmant. Cette plaine, qui se nomme aujourd'hui el-Rhoueyr, le petit Rhôr, le petit marais, c'est la plaine que Josèphe décnt en l'appelant Djennesar, et dont il fait un délicieux tableau. Ce tableau a pu être d'une scrupuleuse vérité, à en juger par l'état actuel du terrain^ q^ue la culture n'a pas abandonné, il est vrai, mais dont les habitants sont trop clairsemés, pour qu'ils puissent en tirer tout le parti qu'on en tirait autrefois. Dans sa description, Josèphe a inséré une phrase qui est bien précieuse. Voici cette phrase : « Joignez à la douceur de l'air, le bienfait d'une source très-abondante que les habitants du pays appellent Capharnaoum.

Quelques personnes ont cru que cette source était reliée au Nil, parce qu'elle engendre des poissons semblables au korakinos, qui vit dans les marais, près d'Alexandrie. Cette plaine a, sur la côte du lac qui porte le même nom qu'elle, une longueur de trente stades et une largeur de vingt seulement (68). »

Concluons de ce passage, que la plaine que Josèphe appelle Ttynntvàp, et qui n'est que notre el-Rhoueyr, parce qu'il n'jr a pas, au bord du lac, d'autre plaine qui puisse lui dis-

fmter cet honneur, a donné son nom au lac ui-mème. Concluons-en de plus, que la Capharnaiim des Evangiles se trouvait forcément dans cette plaine, puisque du temps de Josèphe, c'est-à-dire a un demi-siècle de distance seulement, les habitants du pavs appelaient Capharnaoum la source qui fertilisait la plaine de Gennesar.

Maintenant, était-ce la source même qui portait le nom de Capharnaoum T Evidemment non. 0 serait absurde de supposer que l'on eût donné k une source un nom propre commençant par le mot kafr, village. U serait tout aussi absurde de supposer que Josèphe» qui apparemment savait sa langue maternelle,

tp Tf, TtJv &{p^)v eOxpsKjCf Ka\ «tjYfl xopsxCvci) i:apaiiXf,9tov. Mt;xoç & toû y^yoîoM moa-

^vififiitâTr,. Kavapvjoju aÛTi|v ot xeivet xati ttv alYi«^^v x^ç ôutuvûjxou a(iavt,ç 4it\

jffi. TaOxi-v v>iCa -coO NeOioy tivà^ ff:a5!ou; xpidxqvra xaX c'po; eixoffi ^Bt'//. Jud., 111,^

■v^Tfi) xaxi xf,v *AXt$aiv€p<(iivX(fAvt|v k, 8).

rroNSf. DES ANTiQrrrfe bibliques. 11

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aurait commis une semblable bévue sans s'en douter. Sa phrase a donc été forcément, indubitablement tronquée, et ce qu'il a voulu dire, c'e^t que cette belle source s'appelait la source de Capharnaoum. Capharnaoum était donc près de la source qui lui avait emprunté son nom : donc la source une fois trouvée, Capharnaum doit être retrouvée aussi. Nous allons voir que cette conclusion toute logioue se vérifie sur place, dès que l'on veut Dien apporter un peu d'attention à l'examen du terram.

Lorsqu'on a dépassé el-Hc4jdel depuis une dizaine de minutes, on traverse le Nahr, qui sort de l'Ouad-el -Hammam, et l'on trouve un peu plus loin, à droite du chemin et au milieu a un épais fourré d'arbrisseaux, des plantes grimpantes et de hautes herbes, un magnifique bassin rond, d'une construction extrêmement soignée. Le bord de ce bassin forme un massif de maçonnerie revêtu de belles pierres de taille, et dont l'épaisseur varie de cinq è six mètres. Le bassin a de vingt à vingt-cinq mètres de diamètre, et deux mètres de hauteur au-dessus du fond. L'eau qu'il contient, et dont la profondeur n'est guère que de deux pieds au plus, est très-belle et très-limpide. On y voit na^er une foule de petits poissons très-vifs, ^assez semblables pour la forme et la taille, •autant que j'en ai pu juger ^ro^âo modo, à de beaux goujons ou à des éperlans (69). A l'ouest de ce superbe bassin, la plaine est bornée par des coteaux jonchés de blocs de lave en innombrable quantité. Evidemment «esbiocs ne sont pas venus là tout seuls, et ils sont, «ommeceux de Taricheœ, les restes des constructions d'une ville antique. Seulement, ils sont certainement plus gros que ceux de Taricheœ, etje n'hésite pas à croire que cet excès de dimensions dénote un excès d'antiquité. ^ U ne me parait pas possible de douter de l'identité de la source que renferme le bassin de pierre décrit tout à l'heure, et qui s'appelle aiyourd'hui el-Ayn-el-Hedaouarah (la fontaine ronde), avec la source dont parle Josèphe et qu'il appelle source de Capharnaoum. Celle-ci arrosait et fertilisait la plaine de Gennesar ; l'autre arrose et fertilise toujours la plaine de Gennesar, qui se nomme aujourd'hui el-Rhoueyr ; car l'eau s'échappe du bassin par un large ruisseau, duquel on pourrait très-aisément tirer des canaux d'irri-

gtioo. La fontaine de Josèphe nourrissait une aie de petits poissons; la fontaine ronde coùtient encore les descendants des poissons dont la présence a été signalée par Josèphe. Nous sommes donc incontestablement sur le territoire de Capharnaoum, lorsque nous sommes è l'Ayn-el-Medaouarah.Les ruines aiyourd'hui reconnaissables, dont les blocs basalti(|ues jonchent les coteaux voisins, sont donc, incontestablement aussi, les mines de la Capharnaum des Evangiles. A partir de ce bassin remarquable, les ruines ne cessent pas de se montrer jusqu'au

(69) Ce liaisin est tout ^ fail analogue aux bas- Miit de Raft-el-Ayii prés Sour, et comme eui il laail dcBiioé à eovdo^r la toarce qui devaii fer-

village ruiné d*Abou-Chouched. Ce se trouve sur une colline qui se:

chaîne qui borde à Touest la pli nesar ou d'el-Rhoueyr, et elle, s'uni l'est, pour rétrécir notablement cdsi

E laine. Une quantité trè«-considè locs de lave jonche tout le sile Choucbed, et un glacis, formé de Uoqi mes de môme nature et aussi Ima que le glacis de pierres constnnt n ^ cnflteau de Karak, garnit la bise èki line sur laquelle était le Tillage. Dei il ne reste que des pans de mor di tout à fait moderne, mais au miiieBi est encore debout une tour carrée a construite en beaux blocs d'appvd dien ou romain du haut empire. Ca est appliquée contre ime munnile ai truction plus récente. i

Au delà, vers le nord-est, les raaaif à-dire les accumulations, sur le Isiai blocs de lave provenant certaineoetf k fices antiques, continuent à se Duttn qu'au bord d'une petite rivière 4'eii et vive qu'on m'a nommée Kâhr-d-i^ et qui descend de l'Ouad-d-AanoÉ à de la colonne). Au bord de ce \immi qui roule de belles eaux lifflpidkfii:

moulin abandonné. Le rév. RohïM^ Bertou ont, pour ce ruisseaa, êmi leurs guides l'indication qu'il étsm* rOuad-er-Rabadveh. Lequel date* est le bon ? Je f ignore. Mais pnto', tous les deux sont admissibles, cvf*| de Rabadyeh se trouve dav^i Aamoud. Dans la plaine, au-4f' mêmes collines qui avoisinent^*^ ched, Robinson a rencontré, ^(0 au nord-est, vers le Khan-Minidi'^i colonne calcaire d'une vingtaine*^!

longueur et de deux pieds de diiatâH pose, avec raison, que l'OuaiM* a reçu son nom de la présence detf* lonne, qui n'est certainement |MS^ toute seule, et que les Arabes l'i .

blement jamais eu l'idée d'aiiMMr'j point. Cette colonne appartient v immenses ruines en blocs de lave,fîi' mencent vis-à-vis l'Ayn-el-Mi ' "^ ne cessent qu'au bout de i'oi

A quelle localité appartiennêat efii immenses. Celles qui sont dans le «' immédiat de l'Ayn-el-Hedacuanh,!* naum, très-certainement. liaisCa|ik s'étendit-elle jusqu'à Abou-ChoorM*^ ce que je ne puis croire, tu b d'une pareille ville. II y a donc eu ment au-dessus de la plaine de deux villes qui se sont succédé ; ta ^^ cicnne, placée au nord vers renti^*^ plaine fertile, aura occupé lacoHioe^t^ Chouched (le père Scorpion), qui eaflii' clef, et céUit une place forte dont «^ de blocs de lave garantissait lesaborèâ ville antique, je vais essayer, tout à W de prouver que c'était Kenret. U

tiliser la contrée, et à equoagasiacrpo»^^

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DES ÂNTHÎUITES BIBLIQUES.

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contemporaine de Taricncœ, construite coaune elle, et avec les mômes matériaux

S 'elle, était vers Textrémité sud d'ellouejrr, et dans le voisinage immédiat de rAyn-el-BIedaouarah, que Josëphe appelle Capharnaoum.

Remarquons en passant oue, si je ne me trompe pas, sur la rive occidentale du lac de Gennexareth deux villes importantes étaient assises aux deux extrémités : Taricbeœ au sud, Kenretau nord. Cette disposition de villes importantes avait également lieu au bord occidental du tac Asphaltite, puisque Sodome était k la pointe sud et Gomorrhe à la pointe nord de la côte. Nous verrons que le même système d*établissements se reconnaît encore lorsqu'il s'agit du Bahr-el-Houleh.

Revenons à Capharnaûm. Ce nom signifie raïaqe de Nahoum DTU n£3. Cette ville était 5ur Ta limite des deux tribus do Zabulon il de Nephtali, et au bord de la mer de Galilée. IMatth, iv, 13.) Notre-Seigneur , quittant Nazareth, vint y demeurer {Marc. lU 1; Matih. loc. cit.), SI bien que Capharnaûm est appelée dans TEvangile ioU noi'ç. la ville particulière de Jésus-Christ. C'était une ville florissante (Matth, u, 23), et Ton y descendait en venant de Kana (Jean, ii, 12; iT, 46) comme en venant de Nazareth. [Luc,

Nous lisons dans l'Evangile de saint Matthieu (II, 23) celte terrible jparole de Jésus- Christ, prononcée contre Capharnaûm : Et Êêt^ Capkamaumf i{ui t'es élevée jusqu* au ciel, im $€rû$ abaisiée juiqu*aux enfers : K«l erv ,

MRf«MkvOké9|p.La prophétie s'est bien ponctuellement accomplie , puisque ceux-là mêmes qui ont été à la recherche de ses ruines les ont oiéconnues, ainsi oue Ta fait le rév. RobinsoDt qui, s*il avait étudié les vestiges de Tarichea, ne s'y serait certainement pas trompé.

Voici ce oue cet ardent explorateur des ■ntiauités bibliques dit de ce qui, pour moi, lepresente indubitablement capharnaûm (t.

11^ p. 384) : / aseended it therefore (sur les eoleaux couverts de blocs de lave, et qui dominent à l'ouest raynel-Medaoiiarah),farejled wUk tke eager hope offinding tome trace 0f a former site, whick then I should hardly mavê kêsitated to eonsider as the renuiins of Ctfp^nMêm : but my kope ended in disappoiniWMnt : a few stanes had indeed been thrown iàyêiker: but there was nothing uhiek could indùiate^ tkat any tou>n or village had ever 0€€upied thê spot. Je suis très-heureux de trouver dans ce passage un fait que je n*ai pas pris la peine d'aller vérifier moi-même, M chose me paraissant, à priori, superflue. Si quelques pierres ont été assemblées, cela mesuÎBt amidement; les autres ont étédésassemblées , voilà tout. En résumé , Capharnaûm, que Josèphe place là, y était indubitablement, et des blocs dispersés sont tout ce qui reste de celte ville.

Nous avons vu, à propos de Tibériade. que Tempereur Constantin accorda à un Juii converti, nommé Joseph, le droit de bâtir une église obrétienne aans cette ville, ainsi qu'à

Dio-Cœsarea et à Capharnaûm. C'est S. Epiphane {Adv. hœres., lib. i) qui rapporte ce fait, en racontant que, jusqu'à cette époque, les Juifs seuls avait eu le droit d'habiter cette ville. Reland fait observer, de plus, que S.Epiphane {Ibid., lib. n) semble croire que Caphamaiim n'était pas au bord de la mer. S.Epiphane était parfaitement dans le vrai, et il avait raison de ne pas dire que cette ville fût baignée par les flots du lac de Gennezareth.

Josèphe nous fournit encore un détail extrêmement important sur cette ville, qu'il désigne cette fois sous un nom un peu dmérent.( Ki/. Jos., 72.) De^ troupes royales, sous les ordres de Sylla, serraient de près Julias. Josèphe envoya au secours de la place deux mille hommes sous les ordres de Jérémie. Celui-ci plaça son camp à un stade de Julias, du c6té du Jourdain, et n'engagea pas de combat sérieux avec l'ennemi. Josèphe vint alors en personne rejoindre Jérémie, avec trois mille hommes de plus. H disposa, le lendemain, une embuscade dans une valié» cachée et assez rapprochée du camp ennemi,

f)uis, en escarmouchant et en simulant la ùite, il provoqua une sortie, pendant laquelle Sylla rint donner, tête baissée, au milieu de l'embuscade qui lui était tendue. En revenant avec les siens à la charge, Josèphe fut renversé avec :^on cheval qui s'était empêtré dans un endroit bourbeux. Dans celte chute, il eut une foulure des articulations de la main, et, lorsqu'on le releva, il fallut le transporter au bourg nommé Kepharnomè (KcfffAViûfiqv). Les soldats de Josèphe, inquiets des suites de l'accident arrivé à leur général, cessèrent de poursuivre l'ennemi, et revinrent s'enguérir avec anxiété de son état. Des chirurgiens furent- appelés et pansèrent le blessé, qui dut rester la pendant le reste de la journée, parce qu'il avait un peu de fièvre ; mais, pendant la nuit, il fut transporté à Taricheœ, avec l'assentiment des médecins.

Eusèbe et saint Jérôme se sont contentés de dire que Capharnaûm existait de leur temps sur les bords du lac.

Au vi* siècle, Antoninus le martyr parle ainsi de cette ville : Deinde venimus in ctrt« tatem Capharnaûm, in domum Pétri quœ modo est basiliea. La maison deVapAtre saint Pierre avait donc été transformée en église. Au TO' siècle, Adamnanus est plus explicite, à

f>ropos de Capharnaïun ; voici ce qu'il dit De locis sanetis, lib. n) : Qui ab Hierosoly^ mis descendentes Capharnaûm adiré eupiunt, ut Arculfus refert, per Tiberiadem vta va^ dunt recta. Deinde secus lacum Cineretk auod est et mare Tiberiadis et mare Galiléœ, locumque superius memoratœ benedictionis pervium haoent ; a qtio per marginem ejus* dem supra commemorati stagni non lontto çircuitu Capharnaûm perveniunt maritimam^ in finibus Zabulon et Neptalim, quœ, ut iircuifus refert, qui eam de monte ticino pro^ spex\t,murum non habens, angusto intermon» tem et stagnum coartata spatio, per illàm maritimam oram lonqo tramite nroténjfitur^

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DICTIONNMRC

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manttm àb aquilonali plaga, lacum vero nb australi habens,ab occam in ortum extensa dû rigitur. J'avoue que celte description n'est pas d'accord avec le site réel de Capharnaum, tel que je crois l'avoir déterminé en toute certitude ; mais je m*en console en pensant qu'il serait absolument impossible de trouver, de ce c6té du lac, un site semblable h celui qui est dépeint. Le point seul où le Jourdain entre dans le lac de Gennezareth satisferait aux conditions d'orientation Giées par la description d'Arculfe, et il n'y satisferait d'ailleurs que sur une longueur minime. Il 7 a donc évidemment eu confusion dans la détermination de cette orientation qui doit être corrigée, en inclinant le tout à quarantecinq degrés à peu près.

Vêtions maintenant à Kenret. Parmi les

f>laces fortes de la tribu de Nephtalj, nous rouvons mentionnée Kenret, après Ilamath et ftakath. {Joiué, xix, 85.) Ainsi ces villes étaient assez voisines. Si aonc nous avons deviné juste à propos de Qalâat-el -Hammam, ou QalAat-ei-MÂan, en l'idcntidant avec Hamath, Kenret devait être peu éloignée de cette place. Nous avons vu, d'après l'Evangile oe saint Matthieu (iv, 13), que Capbarnaûm était sur la limite des tribus de Zabulon et de Nephtali : Kenret était donc indubitablement au nord de Capharnaum.

Kenret était aussi certainement au bord in lac de Tibériade. Nous lisons en effet dans Josué (xu, 2 et 3) que Sihoun, roi d'Amori, qui demeurait à Hesboun, dominait— depuis ArAïr, qui est sur le bord du fleuve Arnon, et le milieu du fleuve, et la moitié de GtlAad jusqu'au labok, fleuve qui est la limite des ennnts d'Ammon, et la plaine jusqu'à la mer de Kenrout à l'orient, jusqu'à Ta mer de la plaine, la mer Salée a l'orient» sur le chemin de Beit-Heyasmout, et vers le sud, sous Asedout du Fesgah. — La mer Salée c'est le lac Asphaltite» la mer de Kenrout, c'est tout aussi certainement le lac de Tibériade, ou de Gennezareth. Kenrout et Kenret ne diffèrent qu'en ce que la voyelle ou a été exprimée dans le verset 3 du cnapitre xu de Josué. Le lac Asphaltite s'appelait donc la mer de Kenrout, ou de Kenret, avant de s'appeler mer de Gennezareth. Gela est si vrai que, dans les Nombres (xxxiv), le lac est appelé mer de Kenret nvD D^ Un lac iirend son nom d'une localité qui est sur ses Lords ; aussi notre lac s'e^t-il appelé lac de Gennezareth, de la petite plaine de Gcnnesar, si justement vantée par Josènhe, et qu'il baime au nord-ouest ; et, postérieurement, lac de Tibériade. de la ville de Tibériade au pied do laquelle il s'étend.

Dans les Evangiles, le nom que Josèphe écrit Gennesar (ce nom est déjà donné dfans ïài" Livre de$Machabéeê,xî, 67 j etGennosarîcis, devint Gennezareth. Incontestablement, let deux plus anciens noms de ce lac sont : le lae de Kenret ou de Kenrout, et le lac de Gennezareth. Outre aue ces deux noms ont une ressemblance de consonnance, assez ^tiiogo si elle n'était que fortuite, i) semble

peu probable qu'un ait rqetc Tuu povi ter 1 autre, tandis qu'il est toutnatnrd près la fondation de la somptueuse T" ' rappel lation de cette riHe se soit aux eaux dont elle était la reine. Je d1 donc pas, pour ma part, h regarder le i Gennezaretn comme dérivé du non ' Kenret.

Il y a bien près de 1& à la condoska i^| Kenret avait également donné son Mal' riche plaine qui devint plus tard la pUail Gennesar, comme le iao de Kenret lac de Gennesar. Au reste, ce qui

3ue je suis dans le vrai, c*est qui u verset 2 du chapitre xi de Josué, dit dans le texte hébraïque : c An Kenrout» » le texte chaldéen porte: il} midi de Ginousar : > pour le nWteur chaldéen, Kenrout et Oennesar,(W la même chose. On me permettra de n[ contenter de cette preuve dridentité. |

Concluons : Kenret était au nord de fr^ pharnaiim, puisqu'elle était de IinAii^* Kephtali, et que Caphamaiim était « ifrontiëre de Nephtali et de ZabuloB. hml était dans la plaine de Gennesar oooBei^ pharnaùm. Cette plaine n*avait que trak^; des de long, dit Josèphe^ c*est-è-<&en^ plus de six de nos kilomètres. H ea lérif forcément que Capharnaum et KeorelMS séparées d'environ une lieue kiloBinp Maintenant, reportons-nous au tenii rentrée de la plaine d'el-Rhoueyr se v forcément Capharnaiim, auprès dek»

taine à laquelle Josèphe donne a' Kenret était donc vers le point où $0 le village d'Abou-Choucned, et, ^ Abou-Chouched se montrent les rei^ équivoques d'une place forte dekt haute antiauité, je n'hésite pas k mB^ ce point la Kenret ou Kenrout biUiqii

Le rév. Robinson qui a parcemu soin toute cette portion de la côte, jo^

Koint où le Jourdain verse ses eaui te* ic de Gennezareth, a donné sur elk ési tails du plus haut intérêt. Voicilasuh de son récit. Depuis le Khan-Miniek, bien que depuis la plaine d'el-RhoQen.^^ côte a une direction générale au nord-eL< les rochers élevés qui fenoent la piose * nord, forment, au delà du Khan, uapni*' toire qui avance jusque dans le lac. Oil^ passer au delà, par un sentier étrml fi m cile, taillé dans le roc, et qui contoanei pointe, à peu près au niveau de Feau. Wà^ route de Damas, è partir du Kan-Miniekatre directement dans la montagne, pim^ 1er , en franchissant celle-ci, rejoiukt k Djesr-Benat-Yacoub, pont sur lequel ks»

ravanes traversent le Jourdain, m^sdé Bahr-el-Houleh.

Après une marche de cinquante Biotf^ Robinson se trouva de Tautre côté du Ek» Quelques minutes de plus ramenèirJri < l'Ayn-et-Tabiçhah. U est un petit vUmet un magnifique cours d'eau qvi ^ mente encore une ou demi paires de aenî» Plusieurs autres moulins sont en ruai. A^

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ilins, et à droite du chemin est mtourée d'un mur circulaire en liùble aui bassins de l'Ayn-el- Le fontaine se nomme Ayn-

inutes plus tard, Robinson arnes nommées Teli-Houm. Ces mrun monticule littéralement ocs de lave. Elles sont très-conir elles ont au moins un demileur, parallèlement à la côte, et 'environ moitié. Elles consistent

et en murs écroulés, le tout blo<:s non taillés, à l'exception »: Tune est un édifice de petite lacé au bord de la plage, et qui été construit avec des pierres colonnes et des pilastres provejments plus anciens . Non loin nt, gisant sur le sol, les restes lent qui, pour la grandeur, le rnementation, surpasse tout ce 1 avait vu jusque-là en Palestine, xplorateur a mesuré ce oui en trouvé cent cinq pieds ae lonr septentrional et auatre-vingts

occidental. Tout l'intérieur et de l'édifice sont jonchés de fûts de calcaire compacte, portant . chapiteaux corinthiens, ae fragiblements sculptés et de frises *nements ; les colonnes sont grosine hauteur médiocro. Une co- ^ avec chapiteaux et bases, le ins un même bloc, se trouve là, I tàii remarquer, avec raison,

Sendaiit de la magnifique coe svenite , qui se voit aand les I cathédrale de Tyr. Quelques ides dimensions portent, sur un •s, des panneaux chargés d'ornee temps a rendus méconnaissai place où se trouve cette belle olée et morne, et les flots du lac gner les débris confusément enrive.

ne s'élonne pas au'on ait eu la lire de Tell-Houm l'emplacement âm. Nau et Pockoke, qui les pre- ;nalé ce lieu intéressant, disent communément pour offrir les laphamaiim, et depuis eux, bon

iroius avait adopié la même concluent au klian-Minieb.

:e que je lis dans le journal de y. J.dc I., p. 147): € A mille clnmianie mètres adi-AmouJ, on trouve Klianel-Minia, . délivra le Gn<bréen du niahu esprir, dans un troupeau de pourceaux oiii se lu baut de la colline dans le lac.D*ant passent sous cette colline et conduirait tourner les nmuliusde el-Taliagha, il y a une source d*eau thermale, jb. A deux mille cent mètres de la lit*, on voit di*8 ruines qui conservent lu de Karernalioum. Deux mille cent in, d'autres ruines couvrent une mnde rain ; l«!ur.nom est eUAscbeh-ei-Kebir.

roéuti de LC dernier point, on irou^o

nombre de voyageurs ont visité Tell-Houm, et ont toi]gours répété la même chose.

£n quittant Tell-Houm, Robinson traversa une vallée humide, dans laquelle sont des sources nommées Ayoum-el-Abbâsy. Au delà, la côte s'élève doucement vers le nord, et présente toujours un grand nombre de blocs de lave. Vingt-cinq minutes après, notre voyageur passa devant un vallon nommé Ouadel-£chcheh, duquel sort un petit ruisseau qu'alimentent quelques sources placées dans ce vallon. EnGn, après une heure et demie de marche depuis Tell-Houm, il atteignit la bord du Jourdain.

De toutes ses observations, Robinson conclut, en définitive , que l'Aj n-et«Tineh est la fontaine que Josèphe nomme Capbarnaiim, et que le site de cette place importante est au Khan-Minieh (70) ; mais, pour cela, il faut

Îu'il suppose, 1* que les pierres provenant e la destruction de la ville ont été emportées è Tabarieh, ce qui ne présente pas une médiocre difficulté, et, 2* que les poissons dont parle Josèphe sont des poissons qui remontent le lac même par le ruisseau que forme TAyn-et-Tineh. Admettons que l'objection quo présente tt)ut d'abord l'absence de ruines considérables au khan-Minieh, soit écartée par l'hypothèse de Robinson; je demanderai alors où était Kenret, qui se trouvait forcément au bord du lac de Gennezareth, dans la flainede6cnnesar,etau nord deCapharnaûmT usqu'k ce que cette difficulté soit résolue, je me permettrai de maintenir ce que i'ai avancé plus haut, à savoir, que les ruines cle Capharnaiim sont sur les couines, à l'ouest de rAynel-Medaouarah, et que les ruines de Kenret sont è Abou-Chouched.

Que deviennent alors les ruines du khan- Minieh, et celles de Tell-Houm? A quelles localités appartiennent-elles? C'est ce que je vais essayer d'établir (71).

Nous avons à retrouver sur la côte galiléenne du lac de Gennezareth, c'est-à-diro sur la côte occidentale, deux localités importantes qui nous sont désignées par les Evangiles, comme étant assez voisines de Capharnaiim : ce sont Belhsaïda et Khorazin. Nous avons vu que toute la partie sud de la plaine de Gennesar était occupée par Magdala, Ca-

Ehamaiim et Kenret; cest aonc fort probalement au delà de Kenret et, par suite, du

rerobouchure du Jourdain, le Seheri&a des Arabes* qui forme de vastes roarâis à droite et à gauche, et une petite Ile dans le milieu de sa largeur. Je mis pifd i terre sur un sol lout volciinique qui ressemble a de la lave réduite en poussière, comme ces riches terrains qui sont sur les versants du Vésuve et dans Pile d*lschia. Sur la rive gauche du fleuve, jereeonnus les ruines d*une ville, probablement JuliasT 1^8 Aralies les nomment el-Aaradje. A peu de distance, sur les montagnes vers l>sl, on m'indiqua d'autres débris de constructions nommés cl-Masclîadieh et Kourer-Hareb;pui8 ensuite Eukiiabqui est sur la rive droite du fleuve et près de son enilwucliure. I Le nom de Julias, lOTAlAS, ne se serai:il pas conservé dans la nom Eukiiah, recueilli pm* M, de Bertou ? Je suis bien tenté de le croire.

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