JEU
I se hâta do raconter révénement qui de s'accomplir, et, la terreur succédant ies de la fête, tous les convives se dissent ; Adoniah lui-même s'enfuit en toute ans le temple, et, empotynan/ les cornes lutel, se mit dans cet asile sacré pour à Tabri de la mort qu'il avait méntée. le plus dramatique que le récit biblique événement^ récit que je me suis borné Tyser. Le verset 45 du même chapitre Qsi conçu, il fait partie du* récit de Jo a : Sèdaouk le Conène tt Nathan, te protant oint {Salofnon),prisde Gihon; ils tmontés de là tout joyeux, et la cité s* est : voilà la cause du bruit que vous avez lu.
»phe raconte de même ce curieui évéit {Ant, Jud., VII, XIV, 4) ; seulement fcit nous fournit un précieux renseignetopographique. Il nous apprend que le prépare par l'ordre d'Adoniah fut servi ie la ville, auprès de la fontaine qui est le jardin duRoi; que David, instruit de itat de son fils Adoniah, donna sur-le- ) l'ordre au Cohène Seddouk et è Benacapitaine des gardes, de prendre avec prophète Nathan, et tout ce qu'il y avait upes autour du palais, de faire monter I mule rovale son fils Salomon, de le jre hors de la ville, à la fontaine qui HIe Gihon (ri9«À«), et de le proclamer roi, l'avoir oint de l'huile consacrée, rons quelles sont les conséquences de ce IX passage : 1* la fontaine placée dans din Royal paratt être le Bir-Eyoub ; or nême fontaine du festin, l'Ecriture sainte ille Ayu-Radjel : il y aurait donc idenitre le Bir-Eyoub actuel et l'Ayn-Radjel (critures. 2** La fontaine de Gihon était le la ville. Puisaue Adoniah avait réuni irtisans au sud ue la ville, il est évident e roi David, pour éviter un conflit, dut er accomplir la cérémonie du sacre de ion du côté précisément opposé. Donc itaine de Gihon était vers le nord et au leTencnnte de la ville : nouvelle preuve ^eiiT de l'identité de la piscine de Gihon l'antique citerne de la porte de Damas, is lisons dans le II' Livre des Chroniques ) : — Vers. 30. Et lui, Ezékhias, boucha urce supérieure des eaux de Gihon,
dirigea en bas, vers Coccident de la de David. — Non-seulement ce verset ntredit en rien l'identification de Gihon la citerne antiauede la porte de Damas, il a, de plus, 1 avantage de donner une
de fondement raisonnable aux contes aires qui veulent qu'on entende, dans sinage de cette citerne, un bniit d'eaux rraines. Sans doute, le motif d'Ezékhias, itreprenant cet énorme travail, fut de entrer à l'intérieur des murs de sa caune source dont, en cas de siège, il eût iplorable de perdre l'eau, ^eu plus loin, nous lisons encore (xxxni): I Après cela, il (Manassis) bâtit un mur leur à la ville de David, vers V occident han, dans la vallée, jusqu'à la ports des ons, le continuant jusqu^à Ophel, quil
éleva, élevant considérablement, et il mit dis officiers de l'armée dans toutes leê villes fortes deJuda. — Je me suis servi déjà de ce verset si explicite, pour démontrer que le terme cité de David ne spécifie pas toujours là forteresse du mont Sion. Lé mur construit à Toccident de Gihon est très-probablement celui dont il subsiste des traces à la base même de la porte de Damas. Une porte des Poissons ne peut être qu'une porte par laquelle arrivaient, à Jérusalem, les poissons qui étaient vendus sur ses marchés. Ces poissons venaient probablement d'un endroit où il y avait des poissons à pêcher, c'est-à-dire dé la côte de la Méditerranée. Celte poFte des Poissons devait donc être au point même de jonction de 1^ muraille de Manassé, et de l'enceinte cons truite par David et par Salomon, et que Josèphe décrit sous le nom de première muraille. Le verset que je viens de commenter ne parle de muraille, construite par Manassé, au'à l'occident de Gihon. Il ne construisit donc rien à l'orient de cette piscine, et un passage de Josèphe, que j'ai déjà utilisé, rend parfaitement compte de cela. [De Dell, Jud. V, vn, 2.) Lorsque Titus eut forcé la muraille d'Hérode Agrippa, il se trouva en face de la deuxième encemte, défendue par Simon et par Jean. Celui-ci et sa troupe combattaient du haut de la tour Antonia et du portique septentrional du temple, et devant le tombeau d'Alexandre. Puisque la première enceinte une fois forcée, les assaillants se trouvaient au pied de la tour Antonia et du portique septentrional du temple, c'est que ces deux portions de murailles aéfendues faisaient réel tement partie de la deuxième enceinte de Jé^ rusalem : ceci est incontestable. Donc, d'un.
g oint voisin, et placé à l'est de la porte (ic amast le mur descendait obliquement vers l'angle nord-ouest de l'enceinte du temple; c'est là une conclusion que je détie de contester. Au reste, que dit Josèphe de cette deuxième enceinte? Justement ce que je riens d'en dire. La seconde muraille commençai*, à la porte dite des Jardins (qv rcwàO ixâ>ovv\ qui était percée dans la première muraille, et entourant seulement la partie septentrionale (de la ville probablement), s'étendait jusqu'à la tour Antonia. Il serait difTicile, on en conviendra, de dire plus nettement ce que jç dis moi-même. Je me permettrai, de plus, d'avancer sans hésitation, que la porte des Poissons et la porte des Jardins étaient une seule et même porte.
Le tracé de la deuxième muraille, donnO par Schultz, est donc tout à fait inadmissible» et toute la portion qui, de la porte ez-Zahary jusqu'à la porte Saint-Etiennè, a été considérée par lui comme faisant partie de l'enceinte primitive des rois de Juda, doit en êtro absolument retranchée. Williams a bien senti que ce tracé de Schultz n*était pas d'accord avec les textes, et il a eu certainement raison de prolonger l'enceinte antique jusqu'à la
fiorte condamnée, nommée Bab-ez-S&hary.
'avouerai cependant que je n'ai remarqué aucun débris apparent de Tenceinta prioâtive. sur toute cette portion du mur actuel
JER
DlCTtONNAlHE
JER
Schullz fait la porte des Poissons, de la
i)orle actuelle de Setly-Maryam ou de Saintîlienne; je crois avoir démotitré que la porte Djennath et la porte des Poissons ne sont pas différentes Tune de Tautre. Quant au Bab-ez- Zahary actuel, je ne doute pas que ce ne soit la porte angulaire de l'Ecriture sainte : c*esi ce que j'espère démontrer en étudiant les teites qui en parlent. Nous lisons dans le //• Livre des Rois [tîv] : — 13. Joas^ roi disraëly ayant pris Amasias, roi de Juda, fils de Joas, fils dOkhozias, à Beil-Chems^ vint à Jérusalem^ et fit une brèche de quatre cents coudées à la murditle de Jérusalem, depuis la porte d Ephraim jusqaà la porte angulaire. — Le même fait est raconté dans le //' Livre des Chroniques (\xv, 23), de la manière suivante : — Quant à Amasias, roi de Juda, fils de Joas^fits de Joakhas (79), Joa*, roi d'Israël^ le prit à Beit-Chems^et V amena à Jérusalem; et il fit abattre les murailles de Jérusalem, de* puis la porte d'Ephralm jusqu'à la porte de r angle, quatre cents coudées.
Nous avons reconnu que la porte d'Ephraïra n'est et ne peut être que la BaI>-ech-Cham, porte de Damas; or la partie de la muraille abattue par Tordre de Joas, roi d'Israël, était fort prooablement celle qui fermait la ville, du côté par lequel une armée envahissante pouvait venir de Samarie. Cette muraille, de quatre cents coudées, était donc au nord de la ville, et ce devait être le fl'ont septentrional
Sui, de la porte de Damas,^ s'étendait jusqu'au ab-ez-Zanary. Comme il y a,^ entre ces deux portes, une distance de trois cent soixante mètres, à très-peu près, cette distance représente suffisamment bien les mille pieds romains, équivalant au nombre rond de quatre cents coudées de brèche, indiqué par 1 Ecriture sainte. La Bab-ez-Zahary tient donc bien réellement la place de la porte angulaire.
Cette brèche ftit réparée peu après parOzIas, car nous lisons (// Chron, xvi) : —9. Ozias bâtit des tours à Jérusalem sur la porte de Cangle, sur la porte de la Vallée, sur Tentoignure, et les fortifia, — 11 est évident, d'après ce verset, qu'Ozias, successeur d'Amasias , s'empressa de remettre sa capitale en étal de défense, et ferma, le mieux qu'il put, la brèche énorme que le roi dlsraël avait ouverte dans son enceinte militaire. Le nom d'encoignure me paraît donné ici à toute la branche de muraille qui liait la porte angulaire à l'angle nord-ouest du temple. Il semble en résulter que la porte de la Vallée, au lieu d'être au point ou est actuellement la porte Saint-Etienne, était réellement au fond du rentrant formé par le portique septentrional du temple et par la branche de muraille reconstruite par Ozias. De la sorte, la tour Antonia aurait pris plus tard la place de la tour bâtie par Ozias sur la porte de la Vallée (80). Tout bien considéré, je regarde
n%) be ces deux passages combinés il résiilie mi'Okhosias, roi de iuda, s'est appelé également Joakhas.
(80) Sur reiAplacenMîiH oe cétlo tour d'Ozias, fut piobabicineilt établie plus tard, par les princes As*
aujourd'hui le tracé et les dénomiBations que je viens de déterminer cotnme les seuls admissibles, sans qu'il s'élève de difficultés sérieuses contre ces déterminations.
On lit dans Jérémie (xxxi) :^ 38. Il viendra un temps, dit Jéhovah, où sera rebâtit cette ville, depuis la tour de Bànanéel, jusqu'à U porte de r angle, — 39. £e cotdeùu sera tiré encore plus loin, sur la colline de Djérab (c'était l'un des grands de la cour de David), et se dirigera vers Djdat. — 40* Et toute là vallée des Cadavres et des Cendres, et tous les champs vers la vallée de Kedron, jusqu'à V angle de la porte des Chevaux, à Vorient, sera consacré à Jéhovah, rien n'en sera plus ni renversé ^ ni détruit.
Il serait trè^'-curîeux de savoir où était la tour de Bdnanée); nous pôuvônà déjà présumer, d'après le texte de Jérémie, qu'elfe était à rop()Osé de la porte angulaire. Cela se vérifie ailleurs, du reste. Etfectivement, nous lisons dans Néhémie (xn) que, lors de la consécration des murailles, des deux chœurs» marchant en sens inverse, l'un passa, —38. Et sur la porte d'Ephraim (porte de Damas), et la vieille porte, et la porte des Poissons {por\e Djennath) , et la tour de Hananéel et la tour des Cent (nNan)^ et jusqu'à la porte desSrebiSf et ils s arrêtèrent à la porte de la Maison d'ar-* rét. — De là il résulte que la tour de Baoanéel était plus au sud que la porte des Poisson». Schuitz place la tour Hananéel à l'angle nord-est de l'enceinte du temple, et la tour des Cent (tfea) un peu çlus au sud ! cela me paraît tout à fait impossible. Je ne serais ntilfement étonné que la tour Hananéel ne fikt identique avec la tour Hippicus, ou la Xdm de David. Ce serait une curieuse question £ topographie hiérosolymitaine à étudier.^
Le prophète Zachafie (xiv^ 10) cite bien la tour de Hananéel, mais de fhçon à ne pas permettre d'en rien conclure, pour la déter-» mination de cette tour.
Revenons à la prophétie de Jérémie, rap-^ portée un peu plus haut, té verset 39 désigne de la manière la plus claire un agrandissement futur de la cité saintiî : « Le Cordeau sera tiré encore plus loin, dit-il, jusqu'à la colline de Djérab, et se dirigera versTDjâat. » N'y a-t-fl pas dans ce verset la prévision de radjonction laite à la ville de Jérusalem, de toul le terrain montant qui se trouve actueHemCnt au nord de la ville, et (]ui flit englobé dans l'enceinte d'Hérode Agrippa? Cela me parait évident. Dès lors, la colline de Djérab (que ce nom soît celui de l'un des capitaines de David, ou qu^ indique seulement la colline des Lépreux, de y^, scabies, gale), doit être l'un, et probablement le plus occidental, des trois sominets des collines qid sont voisines des Obour-el-» Molouk, et enfermées dans la muraille d[A^
Srip[)d. Quant à Djâat, qui semble, par suite^ evoir se trouver vers l'extrémité oneotale dd
monéens, la furieresse nommée Baris , qu*Hëroét augmeiUa, en lui donnant le nom (I^Aniania»en fboii'* ncur de son ami Antoine. Jesoufiçonue fort qilctfatit le mot Barix il faut rccbcrcber le mot arabe Bonll (tour, forteresse).
JÉH DES ANTIQUITIlS BIBLIQUES. JSh 57S
iîlle enceinte, c'est un lieu tout à fait qu erîloufaient les chefs de TEtat et le peu-
aujourd'hui. m;:i vient ^ns doute de ghr, et neut-étrc l'endroit que désigne était «il un lieu où l'on faisait paître peaui de bœufs. Mais abandonnons e le terrain dangereux des hypo-
niier verset de Jërémie me semble
vallée des Cadavres et des Cendres,
demmcnt.la vallée) de {Ilinnoni, avec
•pôle, et avec le souvenir du Tophet,
de victimes avaient élé brûlées en
irde Molokh. Les expressions «Tous
ips vers la vallée du Kedron, jusqu'à
le la porte des Chevaux, h l'orient, »
Il le terrain. aujourd'hui si bien culli-
h partir du ftir-Eyoub, remonte au
iqu'è la partie méridionale de Tcn-
11 temple. De ce verset il résulte que
des Chevaux était dans un angle, à Je suis bien tenté de croire que cette lit au «point où stî trouve aujourd'hui l-Morharbeh. Celte porte est bien, en ns une encoignure de l'enceinte pri-^ îlle est à l'orient, et les terrains culliilisés nar les eaux abondantes de la de Siloë, montent jusqu'au pied motte porte. La porte des Chevaux était jée très-près oe l'enceinte du temple, onduisait au palais ; c'est ce que nous îrilier.
trouvons dans le //• Iirre des Rois écil tragique de la mort d'Alhalie ; et devant jeter quelque lumière sur la do la [)orte des Chevaux, je vais l'a-
Dans la septième année du règne 5, le grand prêtre Joad résolut (Ten c rusurpalrice, el de remellre violemcouronne sur la léte de Joas, fils as, que Josabeth, fille de Joram et ^khozias, avait sauvé du massacre des royaux, et tenu caché pendant six dans l'enceinte du temple. Les chefs s depuis longtemps gagnés h la cause mt-roi, reçurent de Joad l'ordre de prùls, de se rendre au temple, où ils annés, d'entourer le roi, et de tuer pci quiconque essayerait de pénétrer irs rangs. Le temple fut ainsi rempli irés, dont la troupe s'étendit sur ses droite et h gauche (verset U]. Joad fil lener le fîls d'Okhosias; il lui mit la e royale sur la tête, lui donna l'onction et tous les assistants frappant des rièrenl d'une seule voii, Vive le roi!
I n'était i)as assez éloigné, pour qu'A- \ fût pas émue du bruit des acclamausitées qui s'élevaient de l'enceinte le. Elle s'y rendit en hâte, cl trouva euple y accourait en foule. L'aflluenco la-t-elle de passer par le pont du afin de pénétrer dans l'enclos sacréT re ne le dit pas. Probablement elle ne river que par la porte du sud (celle iplacée la belle \H>r{Q bérodienne, mii se voit au-dessous d'EI-Aksa), parce mment de ce côté il ne devait y avoir ncombrement. A son entrée dans le
Alhalic vil Joas sur une tribune
pie en délire; elle entendit les trompettes sonner de joyeuses fanfares, cl tout lui fût expliqué; elle déchira ses vêtements et ^'écria : Conjuration ! conjuration I en ^ précipitant vers les soldats, parmi lesquels elle espérait trouver quelque appui. Fdiles*la sortir des rangs, cria le grand prêtre aut chefs des troupes, et que quiconque la suivra, périsse par le glaive! La mort d'Alhalie était décidée, mais Joad avait exigé qu'elle ne fût pas tuée dans rencclnte du temple. A Tordre
palais. Sortir par le ponl, 3emmenl impossible ; il n'y avait donc de retraite ouverte que par la porte que la foule n'encombrait pas, c est-à-dire par la porte du sud; Alhalie la franchit; elle revint dans la maison du roi par le chemin de rentrée des Chevaux, el fut tuée là (verset 16). — 20. Tout le peuple du pays se réjouit, et la ville fut en repos ; wais ils avaient fait mourir Athatie par le glaive, dans la maison du rôi.
Le meurtre de l'usurpatrice ne pouvait pas s'accomplir dans la maison de l'Eternel ; et comme elle était abandonnée de tous, ceux qui avaient juré sa mort n'avaient nul besoin de se presser, assurés qu'ils étaient de la retrouver au palais, el de lui faire expier là ses crimes odieux. Le récit de cet événement, donné dans le //' Livre des Chroniques (xxxra), est à très-peu près identique avec celui du Livre des rois,
Josèphe (Ant. /u(f.,IX, vu, 3| raconte <t mort d'Alhalie (qu'il nomme Golholie) d'une manière extrêmement vraisemblable, et beaucotip plus détaillée. Voici son récit : « Golholie entendant les acclamations el les applaudissements qui parlaient du temple, s élança hors du palais, suivie de ses gardes. Dès qu'elle fui arrivée à la porte du temple, les prêtres l'introduisirent, mais ses salelliles furent repoussés par des hommes armés que le grand prêtre avait chargés de garder l'enceinte sacrée. Golholie apercevant un enfant ceint de la couronne royale, debout sur une tribune» déchira ses vêtements, et jetant un grand cri, elle ordonna de tuer celui qui lui avait tendu un piéKC, et qui avait voulu lui arracher la royauté. Joad ('i»îaoç) inlerpellant alors les centurions, leur commanda d'entraîner Golholie dans la vallée du Kedron, et de l'y mellre à mort, pour ne pas souiller le temple par le meurtre de celle femme criminelle. Il leur donna, en outre, 1 ordre de tuer quiconque tenterait de venir à son secours. Ceux-ci, saisissant Golholie, la conduisirent à la porte des Chevaux du roi, et l'y tuèrent. » Il semblerait résulter de ce texte, que la borte des Chevaux du roi était une porte de fenceinle du temple; mais je n*en crois rlon. L'Ecriture sainte dit positivement qu'AlbalIe Ait tuée dans le palais, et contre celle assertion il n'y a pas cTobjeclion admissible. Que lo corps d'Alhalie ait ensuite élé jeté dans le ht du Kedron, c'est très-possible, mais voilà tout ce que nous pouvons déduire de l'assertion de Josèphe.
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Dans Néhémie (ni) nous trouvons le verset suirant : — 28. Au-dessus de la porte des Chevaux^ les Cohenim travaillèrent , chacun vis'à'Vis de sa maison. — Ce verset ne nous apprend rien, quant à la position de la porte des Chevaux, si ce n*est qu'elle était attenante aux logements des Cohenim ou prêtres, et par conséquent bien voisine du ttmple. En résumé, je propose d'identifier encore leBabel-Morharbeh avec la porte qui, dans l'Ecriture, est nommée porte des Chevaux.
Résumons : la vieille citerne qui se voit à droite de la porte de Damas n'est que celle où se réunissaient les eaux de la fontaine de Gibon, qui fut détournée par Ezékhias. Ce fut h ce moment que la citerne fut condamnée. C'est au bord de cette citerne que Salomon a été sacré, et que les généraux assyriens de Senakhérib vinrent sommer Jérusalem de se rendre.
Je n'ajouterai plus qu'un mot, c'est que Medjr-ed-Djn parle ainsi de cette citerne : A l'opposé et au sud de Zahara (cimetière musulman, placé au-dessus de la grotte de Jérémie), et au-dessous de la muraille septentrionale de la ville, est une grande excavation oblongue, nommée la grotte du Lin, que quelques-uns disent s'étendre jusqu'au-dessous de la Sakbrah (roche de la mosquée d'Omar).
Ayn-Radjel, — Bir-Eyoub, — Puits de Né-
hernie.
Nous avons fait plus haut le récit de la tentative d'usurpation commise par A Joniah, fils de David, au détriment de son frère Salomon; de ce récit semble découler la conclusion que l'Ayn-Radjel des Ecritures n'est autre chose que le Bir-Eyoub actuel. Il existe cependant, à trois ou quatre cents mètres au sud du Bir-Eyoub, au fond d'une petite vallée verdoyante, qui est le prolongement de la vallée du Kedron et qui tourne brusquement à l'est, en prenant le nom d'Ouad-en-Nâr, one charmante netite source d'eau vive qui fait bouillonner le sable, en vingt points réunis dans un très-petit espace. Serait-ce par hasard cette source qui s'appelait Ayn-Radjel? Je l'ai cru souvent et je n oserais encore le nier, mais alors le jardin du Roi se serait prolongé un peu loin ; puisque nous savons par la comparaison des textes de l'Ecriture sainte et de Josèphe, que l'Ayn-Radjel se trouvait dans le jardin du Roi.
Schultz a identifié déjà le Bir-Eyoub avec l'Ayn-Radjel, et de là a découlé pour lui, comme corollaire, la nécessité d'identifier les roches abruptes qui dominent, à l'ouest, la petite vallée où se trouve la source dont j'ai parlé tout à l'heure, avec la pierre de Zahïet. (i Rois, I, 9.) Je ne puis au'adopter, (iuoi(|ue en hésitant un peu, cette aouble identification qui semble satisfaisante.
L'Ayn-Radyel (En-Rogel) joue un rôle assez important dans l'Ecriture sainte, pour que je doive rappeler ici les divers passages dans lesquels il en est question. Nous lisons dans Josué (xv) : — 7. la limite {du territoire de Juda) s'élève de la vallée dWkour (Achor) à iMor (Débir), et au nord elle se tourne vers
Jh'eldjal {Guilgal) qui est en f^vnL de la d^Adoumim, qui est au sud du tmrtmiki' mite passe vers le$ eaux iT^fn-CAcai, « aboutit à Ayn-Ra^'eLS. Ei la limtn'ik vers la vallée de Ben^Hinnam, au e^f^aéi dional de Jeboussi^ c'est Jérusalem: kHaà s élève vers le sommet de la mantafmtfàa devant la vallée de Hinnom^ à foeciioLt qui est à V extrémité de la vallée des RefkÉs au nord
Si Ton s'en tient à la lettre de ce pasap. il semble plus naturel de ebercher riti» Radjel à la petite source placée un pcit avant de l'Ouad-en-NAr. En effet, flserik C[ue, puisque la limite, s'a rrdtant à l'Aplé jel, s élève ensuite vers la vallée deffiiMK c'est Qu'après avoir suivi la limite toute mi relie ae rOuad-en-NAr (le torrent daMp précédent), elle remonte la petite vdléei est la fontaine, pour se dirîKer ensuite fii vallée de Hinnom, et franchir enfin li b leur qui clôt au nord la vallée des Refkii et à l'ouest la vallée de Hinnom. Notai passant qu'il résulte forcément de lateaevi passage que je viens de transcrire, m h Doussi ou Jérusalem était en dehors (ni» toire de Juda, et par conséquent danskfr ritoire de Renjamin.
Le même Livre de Josué ^ décrivant U ta méridionale de la tribu de Beiqamin. se»' me ainsi (xvm) : — 16. La limite desam vers l* extrémité de la montagne qui est im la vallée de Ben^Hinnom^ et qui est èmt plaine des Rephaim, au nord, descenUlt^ vallée de Ben-Hinnom, à côté de /efronai sud, et de là vers V Ayn-Radjel ^ — 17. 5** dant à partir du nord (pEXna mcm. c'cAf dire allant au sud), elle eU^outissait à Èf Chemsy etc., etc. Cette description de ht mite du sud de 6ei\jaroin n*est autre d* que la description, en sens inverse, de h^ mite nord du territoire de Juda;(Mij«
3ue cette limite, après avoir longé U «à e Hinnom, atteint l'Ajrn-Radjel m>)€l* cbe ensuite, du nord au sud, pour aller ptf à l'Âyn-Cbems. Ce second texte, conMi
f)ar le tracé du terrain, semble dooeloi ait en faveur de l'identification du Kr^j^ avec l'Ayn-Radjel.
Il n'y a plus qu'un seul passage de fb ture où il soit question de l^yn-iU<l|jel;0 heureusement celui-là ne nous fournit as indice précis sur la position de celte sofli Ce passage se trouve dans le ir làtre Ai muel, où nous lisons (xvii) : — Vi.Jmés et Akhimàas se tenaient à Aun-tMjA. C servante alla et leur annonça (Te desseiiA salom),e^ ils allèrent en prévenir lermBstf car ils ne pouvaient se montrer pour test la ville, — Ces deux hommes eussent Aétf mal cachés au Bir-Eyoub; reussentnb^ mieux à la petite source placée un peu f) loin? Je ne sais, mais il me semble qoei On le voit, je reste dans le doute sur ce question topographique, que je ne vois f« possibilité de résoudre d*une façon eét ment satisfaisante.
Le sens du nom d'Ayn-Rac\jel a prtoffl les commentateurs. Kim'hi di^rivc !^ ^
DES ANTfQUiTEb BIBUQUKS.