‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27)Chapitre 89 sur 181 · SS · texte numérisé non relu

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DICTIONNAIUE

donnée taillée dans le roc, cl qui se voit «^ droite en sortant de la porte de Damas, au pied même des murailles de la ville. Il me parait clair que les Romains attaquaient par tes deux flancs le saillant occupé jadis par la porte d'Epbraïm, et aujourd'hui par la porte de Damas. Quiconque a vu Jérusalem, sait combien est encaissé le chemin de service qui aboutit au seuil même de cette porte : il me sera permis, je pense, de voir dans les tertres énormes qui flanquent cette voie, et qui sont évidemment formés de terres rapportées, les restes des deux aggere» dingés vers ce point, par les ingénieurs de Titus. Les terres amoncelées à cet effet ont pu se tasser avec le temps, mais nul ne s'étant avisé de raser les rolhnes factices qu'elles formaient, elles sont restées tout naturellement en place, et flanquent encore aujourd'hui le point d'attaque SI bien fixé par le récit de Josèphe.

Birket'Ilammam'SeUy'Maryam ; BirketHl-

Ilidjah, Je ne parlerai que pour mémoire de ces deux petites citernes, qui sont niacées à Textérieur de Tenceinte actuelle de Jérusalem. )«a première, au pied de la muraille même, à gauche de la porte de Setty-Marvam, et la seconde à une centaine de pas à gauche de l'angle nord-est de l'enceinte actuelle. Voici ce que nous trouvons dans la description de la Jérusalem des croisades : 'c Près de la porte de Josaphat, à main senestre, avoit une abeïe de nonndins, si avoit à nom Saincte-Ânne. Devant celé abeïe avoit une fontaine que on apeloit la fontaine dessous la pecine. Ceie fontaine ne qucrt point, ains estoit desure. » Cette fontaine, qui ne court pas, mais qui est placée au-dessus de l'issue de l'eau, existe toujours )i la même place, entre les murs de l'église de Sainte-Anne et le Birket-Israïl, à quelques pas en deçà de la porte de Setty- Maryam. Elle est toujours à sec, et l'on n'y voit pas plus d'eau maintenant, qu'il n'y en avait au moment où fut rédigée la description dont je viens de transcrire un passage. Bethesda. — Piscina probatica, — BirhetisraU, — Strouthion.

Nous voici enfin arrivés à l'une des plus importantes piscines de la cité sainte, et, cette fois, nous ne manquerons pas de renseignements pour en découvrir l'origine. A l'angle nord-est du Uaram-ech-cherif, se voit une immense piscine, très-profonde, encombrée d'immondices, et que les habitants de Jérusalem connaissent sous le nom de Birket- Israïl. Nous allons chercher à remonter, h travers le moyen âge, jusqu'aux temps antiques, afin de retrouver, dans les écrits profanes et sacrés, les traces de cette vaste piscine. Mais, auparavant, disons quelques mots de sà construction. A l'extrémité ouest de cette piscine, on aperçoit une ou deux arcades, presque entières, et garnies d'arbrisseaux et de plantes grimpantes qui en mas- Juent rentrée. Le mur méridional est muni 'un revêtement eu petit appareil, c'est-h-

dire en moellons piqués de petit tout à fait analogue aux parements decti truction romaine. I>eiTièrecereTêleaial,f a croulé en maint endroit, on aperçoilH^ pareil tout différent. Celui-ci se toafti d'assises régulières de grosses pierm deli carrées, de cinquante centimèlres de cM, dont les joints sont formés de petites pim On se rappelle que j'ai déjà signalé ce m de construction aux piscines d'ei-Bûth, dans quelques édiQces de Masada. Je rcpi donc cette maçonnerie comme coirta|i raine à tout le moins d'Hérode le Gnal

Voyons maintenant ce que lesauteonii disent de cette piscine.

Nous lisons dans la description de Um lem au temps des croisades : cEocdeh taine (celle qui ne coide i>as« et qui est sy

Ïrës de Bab-Settv-Mai^am) au teflOfil hesu-Crist descendoit li anges» et moaiÉJ aues, et li premiers malades qui y éesoÊi après, estoit garis de s'enfermete. Gde h taine avoit v. porches ou les malades giai si corne on dit. »

Guillaume de Tyr (vin, nr, p. 74§) sa prime ainsi : Usque hodie pisetna Pmm reputatur, in qua olim ifnmolaiiiiœ Iméê tur hostiœ.

Dans les Gesta Francorum expugmm Hierosolytnam (Ed. de Bougars^p. 5i3;,ii lisons que devant l'église Saiote-ADM.< voit la citerne de Bethesda : Veitrisfum vfstigia retinens, quinque poriicms Mm.

ad quam nunc per porUcum wmam dacai tur, et reperitur aqua ibi guMtu awmt.

Brocardus s'exprime ainsi (Deêcr. fff sanct, apud Canisii Thes.^ vol. IV, p.» Intrantibus portam Valtis (81), ad «imn occurrit, juxta viam, Ihrohaiica pùcm^ dextram vero contra eam^ via inierwuikt piscina grandis valde^ quœ dieebaiwrfM interior ;' hanc fecit Ezekhias.

Saint Jérôme, dans sa traduction de Tta masticon d'Eusèbe, s'exprime ainsi : Betkaà piscina in Jérusalem, quœ vœabatwr Hfà rneij, et a nobis interpretari poiesi petwi hœc quinque quondam porticuM kabuit, m»

dunturque gemini lacus^ quorum mmuii/k nis ptuviis adimpleri solei: aller wùrm modum rubens, quasi crueniis oomi flurif in se operis signa iestatur. NassTkaiiks ■< lavari a sacerdotibus êotUas ftrumt^ wA nomen n^eÇ«rne« aceepii.

Le pèlerin de Boroeaux raconte que : i in Jérusalem piscina magnœ tfaor, ai là templi, id est una ad deœieram^ mlim mi m stram, quas Saiomon fecit. InteriuB tené tatis sunt piscinœ gemeltares^ quis^qat mti eus habentes, quœ appeUaniurEeîhmim-l œgri multorum annorum «amifraiilMr. Jfa autem habent hœpiscinm m maàma cm turbatam,

Josèphe, qui flxe trës-nettement h pa tion de la tour Antonia è l'angle DOiii-o« de Tenceinte du temple {Betl. Jui., V, v.l nous apprend que la colline plac^ ci ^

(SI) ReiDiraiiontenpaMant que Brocardus doime, comme j'ai cru dcvoii le faire noi portiî de li Yaliée, à ceUf poi ic.

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DES ANTIQUITES BIBLIQUES.

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de la tour Anionia, et nommée Bczctna, était séparée d6 la forteresse par un fossé profond, creusé de main d'homme, {Ibid. V, xiv, 2.) Dans un autre passase. {Ibid., xi, 4), il nous parle de Vagger que la cinquième légion avait dirigé contre la tour Antonia» par le milieu de la piscine qui se nommait Strouthion (iirc

L'Evangiie de saint Jean mentionne la piscine pronatique dans le verset 2 du chapitre v. Voici ce verset : 'Ej'ti ii iv toîc *If/»o9o>vfA9(c

iwi xp llp'*6a.xvK^, xollvfftSiâOjDa iq iniXtyùftivQ^KBpaîffxi fiqdfV^flt (a/., BqOfftdà), irivrt OToà; f ^ov^a * « Il

y a à Jérusalem, auprès de la Probatique, une piscine qui est appelée en hébreu Bethesda, ejant cinq portiques. »

Il est fort curieux de voir que les commentateurs aient fait des efforts incroyables pour comprendre ce verset. Les uns ont pensé que l'adjectif probatique se rapportait au mot marché sous-entendu ; les autres au mot porte. Us ont été aussi heureux les uns que les autres, dans leurs suppositions; c'était le mot xo>v/(ftS«6/M( qu'il fallait sous-entendre, et tout devenait clair. Les deux piscines de l'Evangile de saint Jean étaient accolées et en communication, probablement par les arcades voûtées Que 1 on voU encore au bout du Birket-lsraîl : l'une de ces piscines était la Probatique, l'autre Bethesda.

Quelle est celle des deux piscines qui a subsisté jusqu'à nous ? je n'en sais trop rien. Je suis pourtant tenté de croire que c'est Bethesda. Saint Jérôme ne fait évidemment ou*une piscine de la Probatique et de Bethesda, bien qu'il nomme les doux, lacus gemeUarUy les deux bassins accolés. Je ne pense pas, cependant, qu'il faille confondre le Strouthion de Josèphe, c'est-à-dire le fossé creusé entre Bezetha et le pied de la tour Antonia, arec la Probatique. Celle-ci était probablement entre les deux portes qui ouvrent aijgourd'hui sur la face nord de l'enceinte du Haram-ech-chérif, tandis que le Strouthion devait être assez loin de là, à l'ouest.

Quant au Strouthion, il est tout simple qu'il ait disparu complètement. Rappelons-nous, en effet, que l'un des quatre grands aggeres de Titus passait par le milieu du Strouthion, et que les Juifs, ayant miné ces retranchements par dessous, firent crouler Vagger et la contrescarpe dans le fossé, ce qui évidemment dut le combler à peu près. Puis vint la destruction de la tour Antonia, destruction après laquelle il ne dut plus rester trace du Strouthion. Quant au nom de cette piscine, il n'est Que celui d'une plante oue les lexiques appellent herba fuUonum, herbe des foulons. Je ne me charge pas de l'identifier avec une plante connue.

Il ne me reste plus qu'à transcnre un pas- .sage de Medjr-ed-D^n, pour en avoir fini avec les citernes de la cité sainte : « Il y a à Jérusalem six piscines construites par Ezéchiel (lisez Ezékhias), l'un des premiers rois d'Israil. Trois de ces citernes sont dans la cité : le Birket-Israïl , celui de Salomon et celui d'Ayad. Les trois autres sont hors de la ville *

ce sont le Birket-Mamillah et les deux piscines nommées el-Merdj, qui furent construites afin de servir de réservoirs pour la cité. La première, qui est très-célèbre, est au nord de la mosquée d'el-Aksa, près de la muraille, de la porte des Tribus, et du Babel-Hitta. Elle est d'une apparence majestueuse. Quant aux deux citernes de Salomon et d'Ayad, je ne sais où elles sont. » Medjr-ed- ^ Dyn propose ensuite de voir ces deux citernes dans le réservoir des Hammam-ech-chef et dans le Birket-Hammam-el-Itotrak. Il ajoute que la piscine de Mamillah est connue de tout le monde, et que les deux piscines nommées el-Merdj sont situées auprès du village d'Ourtas, distant d'une demi-narasange, d'où leur eau était conduite par des tuyaux à Jérusalem.

JÉRUSALEM ^Nécropole). — J'ai donné un soin spécial à l'étude de la nécropole de Jérusalem. Je vais suivre avec détail les monuments importants qui subsistent encore autour de la ville moderne et indiquent pp.r leur richesse et leur belle architecture la j)uissance de la nation qui les a construits.

J'ai donné la description détaillée du tombeau des rois à l'article Paualipohènes-Bois. (Voy, cet article.)

Tombeau des Prophètes, — Le long de l'enclos du jardin des Oliviers (Gethsemani, aujourd'hui el-Djesmanieh] passe un chemin qui conduit au sommet au mont des Oliviers ou Djebel-Thour et à l'église de l'Ascension. Tout le terrain que l'on traverse pour arriver là est tellement encombré de débris de toute nature, tels que briques, poteries, marbres ou mosaïques, qu*il est indubitable que le flanc occidental de la montagne a servi autrefois d'assiette à un vaste faubourg de Jérusalem.

A une centaine de mètres en avant de l'église de l'Ascension, des fouilles toutes nouvelles ont fait découvrir une citerne, et les fondations ainsi que les débris d'un édifice religieux, qui n'était probablement qu'une église construite par Tordre d'Hélène ou de Constantin. Des débris de corniches, des chapiteaux corinthiens et des fûts de colonnes ornés de moulures évidemment romaines, ne laissent pas de doute sur l'origine de ce monument ruiné. Ses débris sont charriés à grand' peine, du point où ils ont été déterrés, vers le fond de la vallée de Josaphat, où ils sont vendus aux Juifs, pour être dépecés par eux et devenir des pierres tumulaires à

ajouter à l'innombrable quantité de pierres e ce genre, qui tapissent tout le flanc de la vallée, depuis le tombeau d'Absalom jusqu'au village de Siloam.

Au-dessous de Téglise même de l'Ascension est creusé un caveau, au fond duquel conduit un escalier assez roide et garni d'un palier, sur le milieu de sa longueur. Au milieu de ce caveau est un énorme sarcophaffe antique, formé d'une cuve et d'un couvercle en dos d'âne, le tout du plus grossier travail. Pas d'inscription sur le sarcophage ; mais dans

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DICTIONNAIHE

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\e$ parois mômes du caveau, on voit une inscription grecque ainsi conçue :

BAPCUO

MËTIAA

OrAICAHAN

ATOC

« Prends conpance, Dometila , personne n'est immortel I»—Deui ou trois inscriptions koufiques sont également encastrées dans les murailles, mais Tobscurité cl le peu de temps que j'avaisà leur donner, m'ont erap\>ché d'entreprendre de les déchiffrer. Je les signale donc aux voyageurs futurs.

Quelle est cette Dometila (Domitilla sans doute)? Je l'ignore. Les Juifs do Jérusalem ont imaginé de faire de ce sépulcre chrétien, celui de la pi-ophétesse Houtdah; mais c'est là une tradition qui, bien que généralement reçue parmi eux, n'a pas de fondement.

Kn suivant les hauts plateaux qui couronnent Je mont des Oliviers, et en se dirigeant vers le sud, on gagne un second sommet qui précède celui du mont du Scandale, ainsi nommé de ce que Salomon y construisit des temples aux faux dieux ou'adoraient ses femmes, prises dans toutes les nations voisines. J*ai rencontré sur ce second sommet du mont des Oliviers deux belles citernes dont l'ouverture est tout à fait semblable à celle des silos de l'Algérie, et une colonne couchée à base polygonale que je me suis empressé de dessiner, parce que ?es moulures sont d'un style fort étrange, -le ne sais à quelle époque Ja faire remonter.

De ce sommet, comme de celui de l'Ascension, la vue est admirable, et je doute qu'il y ait au monde un panorama nui vaille celui-là. A l'ouest, Jérusalem, le théâtre di) plus merveilleux événement qui se sojt accompli sur la terre, et les plateaux qui s'étendent au delà , vers la mer. Au sud , la plaine qui conduit à Beit-Lehm; au-dessous de soi, m vallée ^le Hinnom, la vallée du Kedron (qui se nomme Ouad-en-Nar à partir de la vallée de ïlinnom) et la vallée de Josaphat. Au nord, les plateaux de plus en plus élevéa qui s'échelonnent dans la direction de Naplous^e. Derrière soi, enfin, le désert de Judée, la vallée du Jourdain, la mer Morte, qui ressemble à une inimense chaudière de plomb fondu, et plus loin encore les montagne^, aux profils sévères, des Moabites et des Aoiiponites. C'est là un spectacle que l'on ne se l^sse pas de contempler avec la plus vive émotion , et que l'on ne quitte qu'à regret, en retournant bien souvent la tête, afin d*eu jouir le plus longtemps possible.

A mi-côte, en montant du jardin des Oliviers à l'église de l'Ascension, si on quitte le chemin pour entrer dans des champs labour rés et plantés d'oliviers, oi\ rencontre, au pied d'un petit rideau de roches, une rampe trèsabrupte (}e queîqiies mètres de longueur seulement, percée a côté d'un puits rond , à ciel Ouvert. La rampe conduit au fond d'une fptondè en dômç, creusée d^ns le roc, et qui ^Ç reçoit d'autre lumière que celle que lui apnone le p\iits rond entaillé dans la voûte. Trfes-probaWement c'est 4a rampe qui est

antique, et le puits n*aura été creuse que bien postérieurement, pour éclairer aux visiteurs l'entrée du monument. Ce monument, c'est le tombeau des Prophètes, Qbour-el«Anbia.

Je vais décrire le plus brièvement possible cette excavation si éminemment curieuse. Le vestibule est une rotonde de sept mètres de diamètre ; aux Quatre extrémités de deux diamètres perpenaiculaires entre eux, se trouvent, taillés dans le roc, des couloirs d'un mètre soixante centimètres de largeur, dont l'un, celui oui fait le prolongement de la rampe par laquelle on descend dans le caveau, mène directement, par un chemin de neuf mètres de longueur, a une porte donnant accès dans une petite chambre de deux mètres vingt centimètres de profondeur, sur trois mètres quatre-vingts centimètres de largeur. Dans la paroi du fond est peroé un four à cercueil.

A droite et à gauche de la porte d'entrée de cette petite chambre, qui tient évidemment la place d'honneur, règne un couloir circulaire qui vient recouper le couloir dont le tracé est perpendiculaire à celui du couloir conduisant à la chambre principale. Dans la paroi du fond sont taillés, dans la branehe de gauche du couloir circulaire, seize fours à cercueil. A droite, le couloir est circulaire sur une longueur de sept mètres seulement. En ce point, la paroi du rocher, grâce è la présence de couches de silex, a offert des difficultés de taille telles, que le plan général a été abandonné. Quatre marches erossières et irrégulières ont été prises dans Ta masse, et montent à une petite chambre carrée, de deux mètres trente centimètres de -côté. Les parois de celle-ci sont percées de cinq fours a cercueil.

A droite de l'escalier conduisant à cette chambre funéraire se présente une branche de couloir de trois mètres de longueur, çt dirigée parallèlement au couloir principal tracé dans l'axe du monument. Puis, le couloir dévie et se courbe de nouveau, pour venir aboutir à l'extrémité de droite du grand couloir horizontal. Dans cette paroi eèui^ sont encore entaillés cinq fours k eereuefl : de sorte que le caveau présente seize fburs k cercueil à droite, comme k gauche.

Un second couloir en arc de eerole, de même largeur que le premier, est taillé k trois mètres en arrière dé celui-ci. Sur le «i^ lieu de la longueur de sa |>ranche gauebe, wd passage de même largeur le relje au miid couloir à tombes, et (&ns la paroi de aroite de ce passage est taillé un four k cercueil. H n'est pas facile de circuler partout dan^ cç curieux caveau sépulcral. Amsi,la braiidie horizontale de droite est entièrement fennée, contre le vestibule circulaire, par les terres éboulées, auxquelles le puits creusé dans la voûte a donné accès. ^

Ce n'est pas tout encore : en retour» et au point d'intersection du couloir horizontal da gauche avec le couloir circulaire intermédiaire, commence un nouveau couloir de quatre mètres vingt centimètres de longueur et d'un mètre cinquante centimètres de lAr->'

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D£S ANTIQtJltCS BIBLIQUES.

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>hd de celui-là est un four k eerïhtrée d*un couloir extrêmement t, puisqu'il n'a ({ut soixante-dit dfe hauteur et de largeur, qui ^-rapidement et conduit à une ambres de dimensions diffétenant encore six foUrs il ecr»-

i le nom de tombeau des Prophèradition accole à ce singulier mocraireT II m'est impossible de le ne connais d*aulre mention anmonument que celle, assez vaguu lue nous fournit Jôsëphe {Bell.

2) , et qui ne neut concerner que 1. L'historien acs Juifs ^ décrivant ! circonvàllation de Titus, dit que raversant le Kedron, gagnaient le iviers, et que, revenant au midi, ppaient la montagne, jusqu'à la Q nomme le Penstereon, et la ivoisine celle-ci, et qui domine la e de Siloam (82). Cette indication ise quant au lieu qu'elle désigne :

îstaolement notre caveau séoulien que la ZcXodi^ mentionnée dans I trés-probablemeHt que le village qui n'a changé ni de nom ni de à l'origine et à la véritable destionument, r.lle nous laisse dans la le incertitude.

ns dans l'Evangile de saint Mat-

, 29} : Quai OfAÎv • ypafifitirtî: >«i /pcr«i, ôti o/xo^o/acTi rovc râfovc » xc(2 xofffAirrt Ta iivQfAêioL r»it icvatuv.

Vous, Scribes et Pharisiens hypoi que vous construisez les tomrophètes, et que vous embellissez iDts des justes. » Serait-il par lion, dans ce même terset, du ; prophètes, dont je viens de doniption? C'est possible, mais j'en

en soit, le monument est très* it il mérite toute l'attention des s. Il a été sarni, à une époque , d'un enduit de ciment , dans la

sont noyés, pour lui donner du fragments de poterie cannelée, sans aucun doute. La preuve aue 01 intérieur est fort ancien , c est rouvé au plafond, en un point ;he de la petite chambre haute, )u]e d'in^riptions judaïques curs par de pieux visiteurs, à une -ancienfie , si l'on en juae par la 3ttres, une inscription du même i en ôaraôtèrés demotiques égyp- ) je me suis empressé de transnt qu'un jour elle Serait déchiffrée it; j6 n'v ai pu n^connattre que «rêtre de*^Rè ou du Soleil. Si j'ai >ire , d'autres textes démotiques ,

conservés, se trouvent vers la ( de la muraille, et il serait bien

^vaxdt'jurtinv xatà |U9i]|&ap(9V ittpi»

Timx. Dss AimQurrÉs bibliqves.

curieux de les recueillir tous avec le plut grand soin. Je n'ai pas besoin, je pense, d€ rappeler que ce fait présente la plus grande analogie avec celui que l'on constate à cna^e pas dans les Syringes de Thëbes.

Une tradition juive , ayant cours à Jérus«> lem , fait des Qbour^el-Anbia le tombeau d'un ou de plusieurs rois qui n'ont pas été ensevelis dans le sépulcre de I>avid. Malheureusement je n'ai pas pris immédiatement note de ce fait : de sorte que je ne me rappelle plus ^ c'est le roi lépreux Ozias, ou les deux tàii apostats Ammon et Manassés, dont cette tradition place les tombes aux QboUr-el-Âh* bia.

Tombeau éTAbsalom. — Le premier monu* ment sépulcral que l'on rencontre, en descendant la vallée de Josaphat, à partir du jardin des Oliviers, est un mausolée dont toute la base a été prise dans la masse du rocher. Une sorte de plate-forme a été taillée dans le flanc au mont des Oliviers, et ses parois verticales s'élèvent à droite , à gauche et derrière le monument. C'est le noyau de roc, isolé par la construction de cette espèce de cour, qui a été taillé sur placé , pour devenir la base du tombeau i des blocs rapportés et bien jointoyés en ont constitué |c couronnement.

Voici la description succincte de ce singulier monument, qui a déjà été décrit et figuré bien des fois, mais toigours sans une exactitude suffisante :

La base proprement ditë.du mausolée est inscrite dans un carré de six mètres quatrevingts centimètres de côté. Sur chacune des faces Se détachent deux colonnes ioniques, et deux demi-colonnes placées dans les aisselles de deux pilastres d'antes. Sur cet ordre ionique est assise une frise dorique, comportant treize patères dissemblables et quatorze tnglyphes avec gouttes. Au-dessus de cette frise se trouve une véritable corniche égyptienne, parfaitement caractérisée, et composée d'un énorme tore ou boudin, que surmonté un vaste demi-cavet, évidé en larmier. A partir de la frise dorique , le corps du mausolée est inscrit dans un carré oui n'a plus que six mètres cinquante centimètres*de côté. Jusqu'à la partie supérieure de la corniche é^ptieni(lé. le monument est monolithe; à partir de là, il est formé de blocs rapportés.

Le couronnement du mausolée se compose d'abord d'un dez carré de six mètres trentetrois centimètres de côté, terminé par une petite corniche, formée de deux listels séparés par un tore et surmontés d'une douctne ei (Tune plate-bande. Au-dessus de celle-ci s'élève une partie cylindrique ayant pour diamètre le o6té du dez qu'elle surmonte, c'està-dire six mètres trente-trois centimètres. Ce cylindre a pour base la même corniche que je viens de décrire ; et enfin, sur la surface 4u cyhndre , rème un cordon formé encore des mêmes œoulures que celles qui se voient à la

£iXm(& 9éT«YYt, etc.

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base. Le cylindre est terminé à sa partie supérieure par un tore figurant un énorme cÂole tordu. Au-dessus de celui-ci parait enfin une sorte de pyramidion à génératrice évidée en gorge. Le tout est couronné d'un gros bouq^uet de palmes, assez semblable à un chapiteau égyptien. Ce pyramidion a été quelquefois dépeint par le nom de bonnet chinois, que des voyageurs lui ont donné. Ce n*est certes pas là une expression technique, mais elle a Tavanlage de caractériser assez bien la forme de cet étrange couronnement de mausolée. Quant aux hauteurs relatives des portions supérieures, c'est-à-dire de celles qui surmontent la corniche égyptienne, les voici en quelques mots : le tore câblé partage en deux parties égales la hauteur totale de ces portions supérieures; le dez cubique, avec sa corniche, a la même hauteur que la portion cvlindrique , juscjuau tore câblé. De la corniche égyptienne jusqu'au-dessus du tore câblé ou à la naissance du chapeau , il y a cinq mètres trente-six centimètres, hauteur égale à celle du chapeau avec sa couronne de palmes. De la moulure intermédiaife ou cordon placé sur le cylindre jusqu'à la naissance du chapeau, il y a soixante-six centimètres. Le tore câblé a deux cent cinquante^trois millimètreâ de diamètre ; et de la partie inférieure du tore à la partie inférieure du cordon en moulure, il y a huit cent soixante - ^eize millimètres.

Les pilastres d*antes ont cinq cent cinquante-sept millimètres de largeur. Les colonnes ont quatre cent (juatre-vingts millimètres de diamètre et trois cent quatre-vingts millimètres de saillie sur la face du monument. Les intervalles des colonnes sont de neuf cent cinquante millimètres. Les demicolonnes accolées aux antes ont trente-deux centimètres de largeur de fût. Les chapiteaux des colonnes ont au sommet sept cent trentequatre millimètres de largeur; et les chapiteaux d'antes, avec ceux des demi-colonnes, un mètre deux centimètres.

Au-dessus de la corniche égyptienne, la face sud du mausolée présente une petite porte carrée , placée à un mètre trois cent •ingt-quatre millimètres de l'angle sud-est. Cette porte a un mètre cent vingt-cinq millimètres de hauteur, sur quatre-vingt-treize centimètres de largeur; elle est surmontée d'un évidement en cul-de-four, surmonté luimême d'un cercle en saillie sur la surface du dez carré.

Outre la petite porte, assez difficile à atteindre , dont je viens de parler, trois larges brèches ont été faites dans le flanc du mausolée : Tune, dans la face tournée à l'occident, entre les deux colonnes centrales; celle-ci a enlevé tout le milieu de la frise dorique, et elle règne depuis les chapiteaux iusqu'au-dessus du tore égyptien. L'autre brèche, ouverte dans la face nord, entre led deux colonnes centrales, est à bonne hauteur, et il e»t très^aisé de pénétrer par là dans l'intérieur du monument. La troisième brèche est entamée dans la face orientale du dez carré qui surmonte la corniche

égyptienne. Voici la description des deux étages «intérieurs. La chambre dans laquelle on pénètre par la brèche ouverte au nord est carrée et encombrée de fragments qui empêchent de deviner ce que présente le sol. Le plafond est garni d'un caare simple en saillie et de deux cercles concentrique^ en creux. Les côtés ouest, nord et est, présentent une arcade dont le cintre est tangent au cadre du plafond. Le côté sud n'a pas cette arcade, et il offre, à sa partie gauche, une ouverture cintrée où viennent aboutir les marches d'un escalier qui descendait à l'intérieur, en partant de la porte ouverte dans la face sud, au*» dessus de la corniche. Une petite ouverture, ménagée dans la masse, conduit au-dessus du plafond de la chambre inférieure, sous une voûte en encorbellement, non taillée, tout à fait semblable à celle que l'on voit à la grande pyramide d'Egypte , voûte qui n'a eu évidemment d'autre destination que celle d'alléger le poids de toutes les parties supérieures de l'édifice.

Maintenant, gue j*ai donné assez minutieu* sèment la descnption du monument funéraire connu sous le nom de tombeau d'Absalom, je dois émettre l'opinion que ie me suis faite, après mûres réflexions, sur l'âge probable de cet étrange monument. Commençons par rapporter ce que la Bible nous dit du tombeau d'Absalom. Nous y lisons (7 Sam, xvm) : — 18. Absalom avait pris et dressé pour lui, de son vivant, un cippe (rcUTD) dans la vallée du Roi; car, disait-il, je n'ai point de fils pour rappeler le souvenir de mon nom. Et il avait appelé le cippe de son nom^ $t' il est appelé main dAbsaîom jusqu'à ce jour.

Le texte de ce passage est extrêmement précieux, ainsi qux)n va le voir. Un Matzabet, c'est certainement, en ce cas, un monument funéraire , puisqu'il était destiné à conserver à la postérité le nom d'Absalom, et très-probablement à recouvrir sa dépouille mortelle. D'une part, quoique fils du roi David, il est évident, par ce lait, qu'il n'avait

f)as à compter sur un sépulcre pour lui, dans e caveau royal, destiné sans doute à ceux-là seuls qui porteraient la couronne. D'un autre côté, Absalom fit très-probablement élever son monument funéraire dans la vallée où se trouvait placé le caveau royal. Ce lieu, notre verset l'appelle la vallée du Roi ("pan pcarj. D'où pouvait provenir ce nom , si ce n*est ae la présence du caveau royal t Je désirerais bien qu'on pût me l'apprendre. Les tooibetux des rois étaient donc dans une vallée. Or^ les Qbour-el-HoIouk sont à la naissance de la vallée de Josaphat : si donc la tradition sur le tombeau d'Absalom pouvait être admise, sa présence dans la vallée de Josaphat me fournirait un argument de plus en laveur de mon attribution des Qbour-el-Holouk aux rois de Jiida. Heureusement, je n'ai pas besdo de cette preuve supplémentaire, et j*ei: . ai bien assez d'autres pour étayer mon opinion.

Nous lisons dans Josèphe {Ani. Juâ.. VU, X , 3) qu' Absalom s'était fidt construire dans

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DES ANTIUllTES BIBLIQUES.

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It vallëe Royale une stèle de marbre, éloignée de d^ix stades de Jérusalem , et qu'il appela sa Jfotfi, disant que> quand bien môme ses eofhots nériraient, son nom resterait attaché à cette stèle (83).

La tradition oui existe aujourd'hui date eertainement de l'époque où u a été permis aux Juifs I bannis de Jérusalem par l'empereur Adrien, après la révolte de Bar^Koukeba, de rentrer dans cette ville. Ce qui est sûr, c'est que, de temps immémorial, le tombeau d'Àbsaiom a reçu ce nom parmi les Juifs, qui ont peut-être rapporté avec eux une tradition rabbinique concernant ce monument, lorsqu'ils ont été admis , par grâce , à habiter de nouveau l'enceinte, sacrée pour eux, de la œpitale de David. Pas un Juifne passe devant le prétendu tombeau d'Absalom sans cracher dessus et sans lui jeter une pierre, punissant

Cr ce double outrage le crime du fils re* Ile.

Maintenant, est-ce à dire pour cela que je

1 prétende démontrer que le tombeau d'Absaom e^ bien positivement le monument funéraire dont parlent la Bible et Josèphe? Non, sans doute ; une conjecture de moi ne peut et ne doit être une démonstration pour personne. J'avoue néanmoins que, comme je ne ▼ois rien d'absolument impossible à ce que la tradition sur ce point soit, admise comme bonne, je l'admets jusqu'à démonstration du contraire; tout à l'heure j'en dirai le motif.

La sainte Bible nous mentionne encore un monument funéraire important, à ce qu'il paraît, et je vais transcrire le passage qui y est re!atif. Nous isons dans Isaïejxxn) : -— 1 5. Ainsi dit le Seigneur Jehovah Sebaout : Va vers €€ kaui fonctionnaire , Sibna^ ffui est prépoêé au palaiê. — 16. Qu'as-tu tci, et qui est ée$ tiens tct, que tu te creuses ici un sépulcre? Il creuse dans la hauteur son sépulcre , il taille dans le roc sa demeure. Cette portion despro-

Îhéties dlsaïe se rapporte au règne d'Ëzéhias, dont ce Sibna était probablement l'intendant. Le tombeau somptueux creusé par l'ordre de Sibna serait-il un des deux sépulcres voisins de celui d'Absalom T Je ne me charge pas de le décider ; mais ce que je prétends conclure de ce passage, c'est que, sous les rois de Juda, des tombeaux magnifiques étaient creusés, taillés dans le rocher.

Pour les habitants chrétiens de Jérusalem, le mausolée que je viens de décrire se nomme aussi le Tombeau d'Absalom. Pour les musulmans, c'est une autre aflàire ; ils ne connaissent ce monument que sous le nom de Tantourab-Farftoun (tantourah est le nom d'une coiffure en forme de corne, et longue de plus de deux pieds, dont s*affublent les finîmes du Liban).

J*ai le malheur de me trouver en désaccord complet avec les antiquaires et les architectes

185) "EoniM tt *â8codûL»pioc iv^ xot>ASitf| ps» 90Mt% XC6ov putpiiàptvov. aOo 9taStouç Aidxouoav *bpo9oXâu(dv, V icpo<iT)Y6ptu9tv IdCsv xsloa^ etc. Faisiiiie Jobèpbe tavuitoue le noonuniefii 4'Absaloio élail adtai sudes de Jérusalem, il savait parfaiteoà II était ; doue il eilitaîl de son temps, ou

sur l'âge de ce curieux monument qui, pour eux, est un excellent modèle de la plus déplo* rable décadence de l'art grec. Je suis désolé de ne pouvoir en aucune façon me ranger à leur opinion» Je connais beaucoup de monu" ments de la décadence ; mais je n'y ai jamais vu paraître le mélange bizarre, que nous ren« controns ici, des membres caractéristiques des ordres les plus diûérenls, c'est-à-dire de l'ionique et du dorique, le tout surmonté d'une corniche égyptienne. Me sera-t-il permis, à mon tour, ue croire et de dire que des mo» numents hybrides de ce genre peuvent ètro

garfaitement antérieurs à l'époque où les recs opérèrent le départ des éléments à l'aide desquels ils constituèrent leurs ordres classiques, en empruntant à tous les monu> ments qui leur passaient sous les yeux, ceux de ces éléments qui leur paraissaient se marier le plus heureusement, pour en fiiire un tout devenu désormais homogène?

Je ne sais si l'on m'accordera cela, mais ce qu*il faudra bon gfémal gré m'accorder, c'est un fait contre lequel il n'y a pas d'objection possible. A la vue du tombeau d'Absalom, les antiquaires, aussi bien que les architectes, se sont écriés unanimement : Ceci est un monu« ment de la fin du iv* siècle, au plus tôt! Je suis affligé d'être obligé de leur enlever cette croyance, de la façon la plus péremptoire.

Souvent déjà j'ai fait usage du journal écrit en 333 par le pèlerin de Bordeaux, mais ja* mais aussi heureusement que cette fois. Or, voici ce que je lis dans ce journal : Item ab Jérusalem euntibus ad portam quœ est contra orientem^ ut ascendalur in montem Otiveti^ vallis quœ dicitur Josaphat ^ adpartem sinistram ubi sunt vineœ^ est et petra ubi Juda Scarioth Christum tradidit : aparté vero dex* ira est arbor palmœ de qua infantes ramos tulerunt, et veniente Christo substraverunt.In'' de non longe^ quasi ad lapidis missum^ suni monumenta diAo^montUfiles (sic) mirœfftUckri' tudinis facta. In unum positus est isaias propheta^ qui (sic) est vere monolitus (sic), et in alium (sic) Ezechias rex Judœorum.

Concluons : en 333, c'est-^à-dire justement au bout du premier tiers du siècle à la fin duquel les antiquaires font remonter les deux tombeaux de la vallée de Josaphat, ces tombeaux étaient admirés de notre pèlerin, qui n'a probablement pas inventé que l'un (celui qui est monolithe) était le tombeau d'Isaïe, et

3ue l'autre (celui dit awourd'hui tombeau 'Absalom) était le mausolée d'Ezékbias, roi de Juda. Sans aucun doute» le pèlerin avait recueilli la tradition locale, et, on le voit, celle-ci, au commencement du iv siècle de notre ère, reportait au temps des rois de Juda des monuments dont très-certainement la po« pulation de Jérusalem ignorait l'origine, pré* eisément parce qu'elle était très-reMsulée, et que la chaîne de la tradition s'était trouvée

an nèias il en existait des restes suffisants pour lui permettre de dire qae le cippe était une atfjXi) XlOou {MtpiuipCvou. Remarquons en passant que le tombeau a*Atoaloru est Justement i deux sudes de Jérusalem.

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interrompue par Texpulsion des Juifs de Jérusalem. Blaiotenant donc» que Ton dise tant que Ton voudra que je me trompe, cela impliquera que le pèlerin de Bordeaux s*est trompé aussi, et qu'il a admiré préventivement des monuments qui ne devaient exister que cinquante ans environ après son passage à Jérusalem.

Tombeau de Josaphat. — Dans la paroi orientale de l'espèce de cour taillée dans le roc oui entoure le tombeau d'Âbsalom, se voit, a gauche, le sommet d'un fronton orné d'acrotères et d'élégants rinceaux remplissant le tympan* C'est, pour les Juifs et les Chré-^ tiens ae Jérusalem, le tombeau de Josaphat. Quel Josaphat? Je l'imoreé Ce tombeau ne peut être vu aujourd'hui ; des terres et des tombes juives en ont bouché l'entrée, et il y aurait danger à tenter d'y pénétrer.

Cette clôture ne date que de quelques années. On prétend que des curieux ayant fureté dans la grotte sépulcrale, y découvrirent un Pentateuque trës-^ancien qui était resté dans une tombe, et que les Juifs décidèrent alors que le caveau serait fermé. Je ne sais si cette histoire a quelque fondement, mais ce que je sais, c'est qu'à mon très-grand regret, j'ai trouvé le monument si bien caché, que j'ai cru prudent de ne pas essayer d'en déblayer rentrée, au risque ae déranger quelque mort, dont les vivants auraient très-probablement pris le parti d'une façon désagréable pour moi. Je n'ai donc rien à dire sur cette cave sépulcrale, que je n'ai pu visiter.

Tombeau de iaint Jacques. — A moins de cent pas (84-85) du tombeau d'Absalom , vers -Je sud et toujours dans le roc à pic qui sert de base au mont des Oliviers, se voit une belle chambre sépulcrale, connue des Chrétiens sous le nom de tombeau dé saint Jacques» et des musulmans sous celui de Diouan-Faràoun (Divan deFaraon). Voici la description de cette curieuse excavation :

Un vestibule soutenu par deux colonnes et deux demi - pilastres doriques, pris dans la masse du roc, se montre à 1 extérieur. Ces quatre soutiens sont reliés par uûe architrave surmontée d'une frise dorique» comportant neuf triglyphes avec gouttes» et surmontée à son tour par une corniche régulière. La hauteur prise entre l'architrave et le sol du vestibule est de trois mètres ; le^ intervalles du pilier de gauche et de la colonne de gauche, i9t celui des deux calonties entre elles, sont de un mètre quarante centimètres; celui de la colonne de droite et du pilier de ce côté est un peu nurindre» de un mètre trente-cinq centimètres seuletneak La largeur des piliers est de quarante eeimidiètres» et la cireonfé- \ rence des coloMeae^ de un mètre quarante^ huit centimètrea, ee mi leuip donne quarantesept c^ntteèiti^ de âi«»ètre. La largeur éer chapiteaux ét^ cûtéitMa est de soixanie-nenf centimètres, et Aem bauleur totale de vingtquatre centimètres. Entre Je tailloir qui Tes surmonte et le plafond du vestibule, il y a un

inter>'alle de vingt centimètres. Dans les flancs des pilastres et des colonnes, sont percés des encastrements et des entailles, dont la plus haute est placée à un mètre quarante-einq centimètres au-dessous de la base des chapiteaux ; sans aucun doute» ces entailles ont servi à fixer une balustrade métallique qui a tout naturellement disparu, parce que la convoitise l'aura fait arracher.

La plate-forme du vestibule est en retraite d'environ un mètre sur la saillie dû roc inférieur. Ce vestibule a, dans œuvre, cinq mètres auatre-vingt-dix centimètres de largeur, et eux mètres qualre-vinçt-dix-huit centimetrès de profondeur, pns entre la face intérieure des pilastres et le mur de fond. Les trois parois de ce vestibule, en faisant face au fond» sont percées de la manière suivante : Sur la paroi de gauche s'ouvre, à un mètre trente-six centimètres de la face intérieure du pilastre, une porte de un mètre soixante-deux centimètres oe largeur, et régnant jusau'au plafond. A cette porte aboutit un èscauer à ciel ouvert, formé de marches de dix-sept centimètres de hauteur, et conduisant obli-

auement sur le rocher, au-dessus du caveau, aus le mur du fond est percée, à un mètre dix centimètres à partir oe l'extrémité gauche, une porte de un mètre soixante-quinze centimètres de largeur, et ùue trois mètres six centimètres séparent de la paroi de droite.

A gauche, et à cinquante -trois centimètres au-dessus de la porte, est percée une fenêtre large de quatre-vingts centimètres et haute de trente et un centimètres , donnant sur la chambre sépulcrale à laquelle la porte couduit. Enfin le mur de droite, sur lequel le pilastre est en saillie de vingt centimètres, présente une porte carrée oe deux mètres trente-deux centimètres de côté, éloignée de cinquante-cinq centimètres du mur de fond, et de dix centimètres seulement de la facein*» térieure du pilastre. Cette porte donne aceis sur un assez long couloir, qui vient déboucher dans la paroi de gauche de la cour dans laquelle est placé le tombeau connu sous le nom de tombeau de Zacharie. Quant au sol du vestibule, il présente, à droite et au fond, c'est-à-dire contre la porte qui conduit au monument de Zacharie, une sorte de banquette qui a trente centimètres de largeur, et qui commence à un mètre soixante-quinze centimètres du flanc droit de la pofie conduisant aux chambres sépulcrales.

Voici la description de ce couloir, qui est assez grossièrement taillé. Une fois la porte percée dans le flanc droit du vestibule iran chie , oti rencontre une plate-forme de un. mètre cinquante centimètf'es de longueur,' au delà de laquelle se trouve une marebc ayant, dans le sens de Taxe du vestibule, qua-' ninte centimètres de largeur. Cette marche, sur laquelle on descend par un ressaut de ditsept centimètres, est elle-même à dix-sept centimètres au-dessus du sol du comdor qui vient ensuite, et qui a quatre mètres einquante

(84-85) Williamt, qui a mesuré la distance qui quarante-dnq pieds anglais, c*e8t-à -dire de qoarattie^ sépare ces deux monumcuts, Ta trouvée de cent aaalre niélres à'peu près.

tfeu près.

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DES ANTIQUITES BIBLIQIES.

cratio)ètrQ$ de longueur. Là se trouve un nouveau ressaut de uix-sept centimètres, qui «mène à une petite plate-forme en contre-bas, de un mètre cinquante centimètres de lar* geur, dont le c6té gauche est à trente centimètres du mur latéral de gauche, et à soixante^'dtx centimètres du mur latéral de droite. Cette plate-forme a une longueur, suivant l'axe, de un mètre quatre-vingt-deux centimètres. Là se termine le corridor, par une Kroi verticale dans laquelle est percée une ie de un mètre quarante-cinq centimètres de largeur, et de un mètre trente-cinq centimètres de hauteur, traversant une paroi de rocher de un mètre trente-sept centimètres d'épaisseur. Sur la joue droite de cette ouverture sont pratiqués deux encastrements qui ont dO recevoir jadis des portes de clôture fixes, car il n'y a nulle apparence de crapaudines dans lesquelles aient pu tourner des gonds. On voit que de la sorte le couloir a oeuf mètres cinquante-neuf centimètres de longueur totale, comptée de la face droite du Testibule à la paroi gauche de la cour de rocher, dans laquelle s élève le tombeau de Zacharie.

A l'extérieur, aussi bien qu'à l'intérieur, le raveau est couvert d'inscnptions judaïques Rénéralcmont modernes, contenant des noms ac pieux visiteurs; sur l'architrave on aper-

Îioit une inscription un peu plus longue que es autres, d'apparence beaucoup plus ancienne, mais que son état de dégradation rend impossible à lire, à cause de la position très-

Sénée dans laquelle on se trouve pour l'étuier, en s'accrochant à l'une des colonnes, afin de ne pas rouler au bas du rocher. Il serait à désirer qu'on pût, en se munissant d'échelles prendre un estampage, et une copie de cette inscription judaïque, qui est peut-Atre intéressante. Je la recommande donc expressément aux ftiturs voyageurs.

Pour en finir avec la description de la partie extérieure du monument^ je dirai que de la face inférieure de l'architrave, au sommet de la corniche qui surmonte la frise, il y a un mètre quinze centimètres de hauteur. A partir du pilastre engagé de gauche, la surface du rocner présente deux grandes bandes lisses, plus hautes que le vestibule extérieur, et en saillie de vingt-cinq centimètres sur la surface unie de rocher taillé qui les sépare, et qui a un mètre quatre-vingt-dix centimètres de larffeur. La saillie en contact avec le pilastre du vestibule a un mètre cinq centimètres de largeur, et la seconde un mètre dix-sept centimètres Dans la face intermédiaire en retraite, est pttrcée une porto de un mètre soixante- 4Înq centimètres de hauteur, et de soixantedix-liuit centimètres de largeur, dont le seuil e^t de niveau avec celui du vestibule : il y a entre les piédroits de cette porte et les deux grandes saillies de rocher quarante-sept cenui-nètres à droite, et soixante-quatre centimètres à gauche, l'ignore où conduit cette porte «t à quel usage elle était destinée.

Venons actuellement à la description du dveau intérieur. En franchissant la porte per-

cée dans ie fond du vestilnile, on pénètre dans une antichambre de cinq mètres trente centimètres de largeur, et de trois mètres quatre-vingts centimètres de profondeur.

Trois portes sont percées dans ses parois du fond, ae droite et ae gauche. A l'angle gaiiche, la paroi extérieure a été brisée violemment, de sorte que je regarde la fenêtre percée dans le vestibule comme bien posténeure à l'ordonnance du monument pnmitif . La porte de gauche conduit dans une chambre sépulcrale carrée de quatre mètres de côté. Trois niches à cercueil y sont percées, deux dans la paroi faisant face à la porte d'entrée, et une dans la paroi placée à droite de l'entrée.

La porte du fond de l'antichambre débouche directement dans une petite chambre ayant trois mètres trente centimètres de largeur sur trois mètres quarante-cinq centimètres de profondeur; sur les trois côtés du fond règne une banquette continue de un mètre de largeur. Dans la paroi de gauche est une niche sépulcrale, si peu profonde, qu'elle ressemble presque à une nicne véritable;. Dans la paroi du fond sont pratiquées deux ouvertures dont la première, c'est-à-dire celle qui se trouve à gauche, va déboucher obliquement dans une nouvelle chambre sépulcrale , offrant sur les trois côtés du fond des arceaux ou voûtes^ étmites, en retraite dans les parois. La deuxième, c'est-à-dire celle de droite, est une simple niche à cercueil. Dans la paroi de droite est percée une seule ouverture, c'est celle d'une niche sépulcrale placée symétri« quement avec celle ae la face opposée.

Revenons à l'antichambre, pour décrire la chambre sépulcrale dans laquelle donne accès l'ouverture percée dans la paroi de droite de cette antichambre. L'épaisseur de la paroi qui traverse la porte est de vingt-cinq centimètres. Cette porte débouche dans un cou<^ loir de soixante-quinze centimètres de lar-

S^eur (c'est-à-dire qu'il a précisément la même argeur que la porte d entrée). A partir de la joue gauche de la porte, commence une banquette de quarante centimètres de largeur, au-dessus de laquelle sont percées deux niches à cercueil, dont les ouvertures ont un mètre cinquante centimètres de hauteur. La banquette a deux mètres vingt-cinq centimètres de longueur; à son extrémité, elle est contournée par un retour du couloir d'entrée. Celui-ci est a son tour percé au fond et sur le flanc droit, de deux autres niches à cercueil. Telle est la disposition générale de ce curieux monument funéraire.

D'où est venu à ce caveau le non) de tombeau de saint Jacques? Je l'ignore entièrement. Peut-ôtre saint Jacques, après son martyre, fut-il enseveli dans un des fours à cercueils que contient le monument. Hais c'est là une hypothèse toute gratuite, et qui n'est appuyée sur rien que sur la tradition chrétienne, qui est elle-même très-vasue. Saint Jacques, on le sait, fut précipite du haut des murailles du temple et lapidé. 11 priait encore pour ses meurtriers, loniqu'un des assistants lui asséna sur la tête un coup

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