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de masse de foulon» et mit ainsi fin à son supplice. Josèphe {Ant. Jud.^ XX» ix» 1) raconte la mort de Tapôtre Jacques, et dit que le grand prêtre Ananus le Jeune, profitant de l'absence des magistrats romains, fit comparaître devant son tribunal un frère de Jésus surnommé Christos, qui s'appelait Jacobos, et Quelques autres avec lui, et que, les ayant déclarés coupables de violation de la loi, il les livra au peuple pour qu'on les lapidât («a^f^ioxf XsvoGqo'o.ucvouc). Saint Jacques parvint-il à se traîner jusqu'au pied de la grotte sépulcrale qui porte maintenant son nom, et y fut-il déposé après son martyre? C'est ce ({u'il n'est aucunement possible de dire aujourd'hui.
Tombeau de Zacharie, — Le monument dont je vais actuellement donner la description est connu des Chrétiens et des Juifs sous le nom de tombeau de Zacharie. Pour les musulmans, c'est le Qobr-Zoudjet-Farâoun (le tombeau de la femme de Faraonj.U a une assez grande ressemblance avec le tombeau d'Absalom ; mais il en diffère par le couronnement pyramidal qui le surmonte, et en ce Qu'il est entièrement monolithe. Comme pour I autre, une masse de roc a été isolée, par la construction d'une cour entaillée dans le pied du mont des Oliviers, et c'est cette masse quia été ciselée et décorée sur place.
La base du mausolée est inscrite dans un carré de cinq mètres cinquante-trois centimètres de côté. Chaque face présente deux colonnes ioniques et deux demi-colonnes, placées dans les aisselles de deux pilastres d'antes. La face ouest, c'est-à-dire celle qui fait face à l'enceinle du haram, a seule été terminée avec soin, et les trois autres ne sont pour ainsi dire qu'à l'état d'ébauche plus ou moins avancée. Il est facile de reconnaître en beaucoup de points de la surface, et notamment dans les aisselles des colonnes et des antes, que tout le mausolée, ou tout au moins le dez inférieur, a été entièrement revêtu d'un crépi rouge très-lisse, qui ne s'est conservé gue dans les parties défendues contre les iqjuresdu temps et des hommes.
Voici maintenant le détail des mesures principales de ce curieux monument. Le pilastre de gauche de la face principale a cinquante-six centimètres de largeur, et la demieolonne qui lui est accolée, a trente centimètres; entre cette demi -colonne et la colonne entière qui suit, il y a un intervalle nu de quatre-vingt-treize centimètres; l'intervalle des deux colonnes est de quatre-vingtquatorze centimètres. Il n'y a que quatrevinçt-huit centimètres entre la colonne de droite et la demi-colonne qui la suit. Celle-ci a, comme l'autre, trente centimètres de largeur, et le pilastre extérieur n'a que cinquantequatre centimètres de larçeur. On voit donc que ce monument ne brille pas par l'exactitude rigoureuse des mesures. Les diamètres des deux colonnes sont, pour la première, cinquante-six centimètres, et pour la seconde, cinquante-quatre centimètres seulement.
Au-dessus des chapiteaux règne une ar-
chitrave simple, de cinquante-sept centimètres de hauteur, surmontée d'une corniche i égyptienne semblable à celle du tombeau d'Absalom, et formée d'un tore ou boudin, de trente centimètres de hauteur et de vingt centimètres de saillie seulement ; le cavet placé au-dessus a soixante centimètres de hauteur, et quarante centimètres de sailli^ extérieure. Enfin , la plate-bande qui couronne la corniche est un peu inclinée de dehors en dedans, et a trente centimètres de largeur. Le tout est couronné parune pyramide
2uadrangulaire équilatérale.Lemontunent est videmment enterré d'une quantité de pierres assez considérable, et qui va probablement toujours croissant. Ce ne sont pas cette fois les pierres jetées par les Juifs qui se sont accumulées à la base du mausolée. Bien loin de là, ce monument est chez eux en grande vénération, et c'est à qui se fera enterrer le plus près possible de sa base, sinon contre elle. Les pierres tumulaires hébraïques ferment en quelque sorte un large pavé qui garnit la base actuelle du monument, et celui* ci est lui-même couvert d'inscriptions pieuses et de noms de visiteurs. La hauteur au-dessus du sol actuel, et comptée jusqu'au sommet de la corniche égyptienne, est de cinq mètres soixante centimètres.
Les chapiteaux sont d'un ionique pur et d'une grande élégance. Au-dessous du chapiteau, le fût de Ta colonne est garni d'une guirlande de cannelures amorcées, dont chacune peut exactement être comparée à une petite niche. Ce genre d'ornementation s'est» je crois, retrouve sur quelques colonnes appartenant à des monuments observés, eo Asie Mineure, par mon ami M. Ch. Texier. Les chapiteaux d'antes sont formés de moulures simples, et au-dessous de ces chapiteaux, au lieu d'amorces de cannelures, paraissent des cordons formés de quatre patères. Tous ces ornements ne se répètent pas sur les autres faces, qui non-seulement ne sont pas terminées, mais qui, de plus, présentent parfois de véritables défauts de symétrie.
Quoi qu'il en soit, le tombeau de Zacharie offre une masse très-imposante, et je comprends l'admiration que le pèlerin de Bor* deaux témoigne pour ce mausolée, qu'il a reconnu comme étant vraimenC monolithe, et auquel il donne le nom de tombeau du prophète Isaïe. On voit que de 333 k notre époque, la tradition a complètement changé, sans avoir d'ailleurs rien gagné en certitude. Quel est le Zacharie auquel on attribue aujourd'hui ce mausolée? Personne n*en sait rien, et je n en sais pas plus que les autres sur ce point.
Williams, dans son excellent livre sur la cité sainte, déclare que pour lui, les trois tombeaux que je viens de décrire sont biei certainement antérieurs à l'épocjue de Cons* tantin ; il émet même une opinion qui trahit ses tendances à voir en eux des monuments d'une époque fort reculée. Ainsi, à propos du tombeau d Absalom, il se demande s'il ne se pourrait pas faire que ce fût réellement M
DES ANTIQUITES BIBLIQUES.
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du cippe construit par i ordre du fils de I, dans la vaDée Royale, et aue des argrecs auraient accommoaé au style I époque de beaucoup postérieure. Je ne !>as, je ravoue« partisan de cette opinion, mphque un mezzo termine peu admis- . à mon avis. Dans tous les temps, on a uré des monuments, on ne les a pas, que ^b^, rhabillés de façon à déguiser comment leur caractère primitif. Je n*hésite pas i admettre que ces monuments, tels ( sont encore aujourd'hui, ont conservé décoration primitive, et que leur exisipeut servir d'argument en faveur de lion bien arrêtée que ie me suis formée ilace, que Tart grec s est inspiré, de la ère la plus commode, c'est-à-dire par mprunts purs et simples, pour eonstiles ordres ionique et dorique» dont ouva les éléments en Egypte et en
mument de Si7oam. -— Le village de m est bâti sur le flanc du mont du Scanet au-dessus des jardins potagers arpar la fontaine de Siloë, et qui fourni de légumes le marché de Jérusa- La plate -forme de roc qui porte ce ;e présente à chaque pas d'antiques arants de monuments qui ont dû être dé- ; è une époque excessivement reculée.
I, les huttes du village sont adossées h muraille de rochers, dans lac[uelle se it partout des vestiges d'escavationscon ables. Un seul monument est resté intact, essus de l'escarpement qui domine les as plantés au fond de la vallée, et je ne en aucune façon, m'expliquer comment onumeut d'une importance aussi grande, i d'ailleurs saute aux yeux des passants, rester inaperçu jusqu'à ce jour, ou du s comment il n'a été décrit par personne. le félicite d'être le premier à mettre en ^re un aussi curieux édifice, dont on ne ra jamais contester la haute antiquité, ici h description exacte du monument, un bloc monolithe détaché de la masse, trois côtés seulement, c'est-à->dire au à l'ouest et au nord. L'entrée est à l'ouest, exactement la copie en grand de ces des monolithes égyptiens qui ornent nusées. Un dez carre à arêtes légère- ; inclinées en dehors, constitue la base lonument. Au-dessus, règne une oor- ) égyptienne, formée, comme aux lom- X d'Absalom et de Zacharie, d'un tore oudin, surmonté d'un larse cavet que onne une simple plate-bande. Au milieu i lace est ouverte une porte, munie, au Bel, de deux entailles rectangulaires, ies en dehors des piédroits, et dont les igues se retrouvent fréquemment aux 3S des excavations égyptiennes. Voici itenant les dimensions des différentes es de cette façade :
sur de la face au-dessous du loro. i m. ^.
Id. aui deux liers de la
oieur de la porte d*entrëe. 4, 71.
LMir de la porte d>oiréc. I, 45.
Largeur de la porte d>ntrée. 0 m. 70.
Disianee du sonroel de la porte au lore. 0, 50.
Largeur du lore. 0, iO.
Disunoe du sommet dn lore k la plaiebande. 0, iO*
Hauteur de la plate-bande. 0, i8.
Larseur de la plate-forme supérieure. 5,. 16.
SailHe de la plate-bande sur la face. 0, 36.
Saillie du tore. 0,. iS.
Longueur de la plate-forme, depuis I»
face extérieure jusqu'au rocher. 6^ 9^.
Lesfoces latérales ne sont qu'ébauchées, ou du moins elles ne sont terminées ((ue vers les parties voisines de la façade.
L'intérieur de l'édifice est aujourd'hui rempli de fumier qui sert de litière à quelque misérable fellah de Siloam. Yoici maintenant la description de cet intérieur. La porte, ouverte dans une paroi de trente centimètres d'épaisseur, débouche dans une petite antichambre carrée, de quatre-vingtdouze centimètres de côté, au fond de laquelle est percée une petite porte basse, de soixante-dix centimètres de largeur, qui traverse une seconde paroi de trente centimètres d'épaisseur. Cette porte débouche dans une seconde chambre carrée, de deux mètres quarante-trois centimètres de côté, qui offre sur les parois de gauche et du fond, à quatre-vingts centimètres environ au-dessus du sol, deux niches en arceaux. La paroi de droite est nue.
Il n'est pas possible de méconnaître la ressemblance frappante qu'il y a entre ce monolithe et les edicules monolithes purement égyptiens ; il ne viendra donc à l'idée de personne qu'il faille l'attribuer à une époque romaine ou grecque. Ce qui est fort curieux, c'est de comparer la corniche qui le décore, avec la corniche de l'un des bâtiments ninivites exhumés par les avant M. Botta du monticule de Khorsabad. Le système des deux corniches est exactement le même.
Seulement, comme il s'agissait à Ninive d'un édifice beaucoup plus considérable
Sue celui de Siloam, toutes les dimensions es moulures sont un peu plus fortes, sauf celle de la plate-bande. Voici le tableau comparatif de ces mesures :
Stloam. Khorsabad Hauteur totale de la corniche. 0 m..88 0 m. 92.
Hauteur du tore. 0, 20 0, i7.
Saillie du tore. 0, 13 0, 18.
Hauteur du cavet. 0, 40 0, 45. Hauteur de la plate-bande. 0, S8 0, 20. Saillie de la plate-bande. 0, 26 0, 55.
A coup sûr, les deux architectes oui ont tracé les deux corniches avaient étudie *à une même école architecturale, et ils avaient les mêmes principes. L'un était Assyrien, et vivait au moins six cent vingt^inq ans avant l'ère chrétienne ; l'autre donc n'était ni Grec ni Romain.
Ici» se présente une fort curieuse question. Le monument de Siloam appartient-il à l'époque des rois de JudaT (Test ce qu'il se*
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