II
fait fort important 4q préciser, heux hypothèses se présentant* et nous allons les examiner tour à tour Ou c'est un tombeau, ou c'est un édifice sacré. Voyons la première supposition. Nous savons que les jardins du Roi occupaient le fond de la vallée dç Josapbat, dans toute la partie que rçiDpli^sent aujourd'hui les vergers et les potagers arrosés par la fontaine de Siloô. Sans aucun doute, le roi n'aurait pas souffert qu'on vint placer des tombeaux autour de ses jardins, et de façon surtoqt qu'ils les dominassent. Or, c'est ce qui serait infailliblement arrivé si une nécropole, rerpplacée par le village de Siloam, eût continué à recevoir des morts, à partir du moment où les jardins du roi furent tracés. Il est donc fort probable que cette nécropole de Siloam aurait été abandonnée h partir du jour où Salomon eût choisi le terrain placé à quelques mètres au-dessous, pour en faire ses jardins royaux. Dès lors, il n'y aurait rien que de très-logique à regarder cette nécropole comme celle des Jébuséens, qui occupaient le territoire de Jérusay'em avant la venue des Israélites, et qui restèrent même les maîtres d'une portion de la ville après que David se fqt emparé de la forteresse de Sion. Je proposerais donc formellement de voir un monument jébuséen dans le tombeau monolithe de Siloam, s'il était admis que c'est un tombeau.
J'ai parlé tQut à l'heure des jardins du Roi : voici les passages derEcriture dans lesquels il est spécialement question de ces jardins. Nous lisons dans le JV Livre des Rois (xxv) : — 4. La ville fut fendue (une brèche fut faite) et tom les gens de guerre s'enfuirent ta nuit, par le çhmin de la porte, entre les d^upc mu^ railles, au-dessus au jardin du Roi; et les Casdim (Cbaldéens) étaient sur la vide à V entour ; et il prit (le roi Sedekias) le chemin de /a plaine. — - 5, Varmée des Casdim poursuivit le roi; ils ^atteignirent dans la plaine de Jéricho, et toute son armée se dispersa d'auprès de lui. — Du premier passage il résulte " ' ' ' ' ^ d'
vers le Tyropœon, eft^i pie et l'enceinte mïiitâire qui couronnait le mont Sion. Là s'ouvre, au point le plus favo^ rable pour la construction d'une porte de ville, le Bab-el-Morharbeh qui a, je le suppose, remplacé la porte dont il est question dans les versets que je viens de transcrire. Sedekias s'enfuit avec son arra^e vers Jéricho ; les Assyriens l'y atteignirent en le poursuivant; donc ils n'-occu paient pas la vallée du Jourdain, et l'armée envahîssanle avait suivi, sinon le Ultoril, du pipips la rpule qui conduisait à Jérusalem par les poteaux.
Nous lisons dans Néhéraie (m) : -r- 15. £t Sa^o^m''hen^]Squlha^e^, chef du district de Mesfqh^ 4levq h BQfie ^a lf% SoîJ^rc^; c'etf lui q^il<k construisit, la co^vrit, en posa f^s porr
(96) Vun desdeui mur^ qui danqiiateul I9 porie par laquallç s^eoffiil ^d^kj^s, et qui doQoèreiii leqr nom à celte porte, ne Deiii éire ^uç le niagnifiqire mur itféinonieii dans le prolengemeiil du(|ucl se
te^, les verrous, ainsi que flf$ mnr^ de féhmt de Sehah (rhon ruTi) , cm yerrdJn du Aai et jusqu'aux rampes qui descendent cïa la ville de David. — Cet étang de Selab n'est cme la piscine de Siloë , et la porte de la Source devait par conséquent se trouver bieQ près de la fontaine actuelle de la Vierge. Cette porte de la Source devait dès lors être si près aussi de la porte par laquelle s'enfuil le roi Sedekias, que pour ma part je suis tenté d^identiûer ces deux portes entre ellçsd'abord, et avec le Bab-el-Horharbeh ensuite. Une ville aussi petite que Jérusalem ne pQuvfil avoir uqe enceinte criblée de portes. A quoi bon, d'ailleurs? puisque toutes les Toiei par lesquelles on pouvait s'éloigner ou s'epprocher de la ville avaient et ont encore eujourd'l^ui une porte qui leur correspond. Concluons-en que, dans la nomenclature d^ nombreuses portes mentionnées par l'Eçriture sainte et par Josèphe, il v a forcément des double-emplois. A Jérusalem plusieurs noms étaient indifféremment appliqués à la même porte, aussi bien autrefois ^u'alqou^ d'hui. Là est la seule solution raiseiinable du problème qu'implique l'étrange multiplicité des sorties de la ville sainte. L'étang de Siloë était donc, d'après le texte de Néhémie, au jardin du Roi.
Nous retrouvons dans Jéréraie Uxxix, i) la narration de la fuite du roi Sea^kias de« vant l'armée assyrienne. Voici la teneur du verset même : — Ce fut auand Sedekias^ roi de Juda, et tou^ lç$ ||ffu ae guerre les eurent vus, qu*il$ prirent la fuite et sortirent de la ville, pendant la^ nutV, par le chemin du jardin du Roi, par la porte entre deux murs, et ils sortirent par le ch^n^ifi de la plaine. — Iâ porte entre dei;^ murs était donc celle qui conduisait au ^ar^in au Boi, ^t cette porte, c'est toujours, pour moi, celle qu'a remplacée le Bab-el-Morharbeh (86).
Nous trouvons encore dans Jérémie (lii, 7) la narration de la fuite de Sedekias ; mais cette fois nous avens la copie à peu près exacte du verset 4 du chapitre %%y du JP Livre des Rois, verset que j ai cité plus haut. Ce sont le9 mêmes expressions, sauf l'addi-v tion des trpis mots essentiels : >urn *iro> "^^VQ, dont le présence serait nécessaire pour que le texte du Livre des Rois ne cornportlt pas une ellipse impossible ; sauf en** core l'oinissiQn, dans Jérémie, de Tarticle n devant le mo^ rhh, nuit; sauf enOn la présence, dans le texte de Jérémie, du plu* riel xh\ ils prirent, au lieu dq singulier peu naturel 'f)^ ,il prit, que présente le verset du Livre des Rois. Concluons-*en que le texte de Jérémie est sur ee point beaucoup plus pur que eelui du Livre des Rais.
Quoi qu'il eri soit, il est évident, par la teneur mtm^ du verset que je vien^ de eommenter, que le jardin du Roi était eontra la piscine de Siloë, et, ainsi que je Tai dit, ao
trouve percé le Bali-el-Morharbeli. Le second éCiH vraisemblablement une autre branche de TenceiBie parlant de la porte et se diriceant au sod-ouestt landis que la pr( triièrc faisall face au sud.