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DES ANTIQUlTEt^ BIBLIOUKS.
existant çncQre tant de jardins p(^tfl* alternent arrogés. Dès lors si notre )t monolithe de Siloaoi était un il appartiendrait nécessairement à ue antérieure à la prise de Jérusalem !, e'esVà-dirç auxTébuséen^.
s à la seconde hypothèse, c'est- fcnettons qu'il ne Vagisse pas d'un ; car, il raut l'avouer, nous avons pie exacte de Tun de ces édicules es consacrés par la piété égypxiste-t-il une circonstance par suite le un édicule de ce genre aurait pu struit en ce point? Oui, certainenous n'oublions pas que le villase ) est placé sur le flanc du mont du
Nous lisons dans le P' Livre des : — l. Le roi Salomon aimait plunmeê étrangères, outre la fille de des MoabiteSf des Ammonites^ des , des Sidonites et des Hittites.,, — 5. marcha derrière Astaroth, divinité tilfj, et derrière Melkom, abominer Ammonites,.. — 1. Alors Salomon kaut'tieu pour Kamous^ abomina^ foab, sur la montagne qui est ri>-drusalem^ et pour Moloch, abominaenfants des Ammonites... — 8. Et I pour toutes ses femmes étrangères, ent de$ encensements et sacrifiaient \eux. —Très-probablement la prinm[)tienne, qui était la première i Salomon, dut exiger que le culte uel elle était née ne fût pas le seul ; sans aucun doute encore, cette , qui n'avait pas embrassé le jupuisque le roi fa reléguait dans un ril lui avait fait construire hors de I de la lorteresse de David, eut un culier où elle pouvait se livrer au (es pères. L'origine du sacellum — ' — égyptien de Siloam, n'est-elle «meni liée h ce fait historique? Je nais 'cette fois encore je ne prétends na croyance à personne.
itt des Bérodes, — Un monu* pulcral dynastique fut préparé Hérodes, et deux passages de nous fournissent des renseigneiflisants pour fixer dune ma- }s-précise l'emplacement de ce it. {Bell. Jud., Y, XII, 2.) Dans le I est dit que la ligne de circonvalla- Titus, api*ès s*ètre dirigée vers le du grand prêtre Ananus (Haq-edet avoir entouré la colline sur la- ^mpée avait établi son camp, se rerers le nord, et que, s'étenaant vers u nommé la Maison des pois, et delà enveloppé le monument se- Hérode, elle revenait, par un reorient, vers son point dç départ, re au camp de Titus. Dans le second Josèphe nous apprend que Tituç, vée devant Jérusalem, fit déblayer
tout le terrain compris depuis le squ'aux monuments d'ilérooe, qui s près de la piscine dite piscine des ;/6id.. V, in,2.)
L*ensemble des deux textes dont je viens de rappeler la substance est d'une précision très-palpable, lorsqu'on veut bien les examiner en militaire, et se rendre compte des premières opérations qu'un capitaine quelconoue ordonnerait, même maintenant, en se présentant devant Jérusalem, s'il avait è faire le siège de cette place. )1 est donc in* contestable que le terrain désigné par Josèphe s'étendait depuis le Scopus, c'est-àdire depuis la colhne qui forme 1q rçvers opposé à celui dans lequel sont taillés les Qoour-el-Molouk, jusqu'à la citerne nommée aujourd'hui Birket-Mamillah, et qui n'est très-certainement que la piscine des Serpents. Les monuments d'Hérode doivent donc être dans le voisinage immédiat de cette piscine. C'est effectivement ce qui a lieu. Au sud et h quelques mètres seulement de Birket-Mamillan, sont d'énormes amas de décombres, recouvrant des caves sépulcrales assez grossièrement taillées dans le roc, et qui n'ont pu avoir de richesse apparente, que par les marbres précieux dont elles ont été revêtues, ainsi que par les constructions qui les recouvraient, et dont les tertres indiqués ci-dessus contiennent vraisemblablement les bases; des fouilles très-faciles remettraient certainement ces bases au jour. Là donc, sans l'ombre d'un doute, sont les tombeaux des Hérodes. Cinq caveaux particuliers sont placés sous les décombres, et de la sorte chacun d'eux était destiné à un seul personnage. L'attribution de ces caveaux funéraires appartient à Schuitz, qui connaissait Jérusalem à merveille, et qui n'était pas homme à se méprendre sur la valeur des textes tirés de Josèphe, textes dont la vue des lieux fournit constamment un commentaire irréfragable.
Voici ce que nous lisons dans la description de la Jérusalem des croisades : « Dehors la porte avoit un lay par devers soleil couchant, que on appeloit le lay du patriarche, là où on recuilloit les sources d^iUec entour, pour abevrer les chevos. Près de cil lay avoit un charnier que on apeloit le charnier du Lyon. 11 avint jà, si como on disoit, a 1 jour qui passez estoit, qu'il avoit entre Crestiens et Sarrazins une bataille, entre cil charnier et Jherusalem, où il avoit moult de Crestiens occis, et que li Sarazinsde la bataille les dévoient tous londemain faire ardoir pour la puor. Tant que il a\int que uns lyons vint par nuict, les porta tous en celé fosse, si come on disoit : pour ce Tapeloit on le charnier du Lyon, et dessus le charnier avoit 1 moustier où on chantoit chascun jour près d'ileques. »
Il est clair que le lay du patriarche n'est autre cho^ que le Birket-Mamillah.Le moustier était une église de Saint-Babilas trèsprobablement, et le charnier du Lyon n'est (uie l'ensça^ble des caves sépulcrales des Ilérodes.
Tombeçu d'Hélène, reine d^Adiabène, et dlxates, son fils. — L'attribution des caveaux funéraires qui appartiennent incontostablement à Ifélène et à Izate$, revient de droit k la sagacité d® Schulti, qui
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DICTlONNAiRE
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fe premier les a reconnus, el a signalé en même temps les bases parfaitement reconnaissables des trois pyramides qui avaient été construites au-dessus de ces tombes. Leur place est parfaitement marquée dans le plan de Schultz, à auelques cents mètres h gauche de la route ae iatra, et au nord d'un oualy musulman environné de tombeaux. En sortant de la porte de Damas, on trouve, à gauche de Ja route de Naploase, un chemin se dirigeant d'abord à Touesl nord-ouest, et qui vient ensuite recouper la route de Jaffa. Ce chemin conduit presque directement au tombeau d'Hélène, qu'il laisse à moins de cent mètres à droite.
Le seul caveau dans lequel i*ai pu pénétrer a été violé brutalement, et s'il ne restait quelques parties de la cloison du vestibule, portant cfes traces d*un travail soigné, on devrait confondre cette cave avec les caves les plus vulgaires de la nécropole de Jérusalem. Elle se compose d'un vestibule, et de deux chambres, dont la dernière ne contient qu'un four à cercueil. Un caveau voisin, dans lequel malheureusement je n'ai pu entrer, parce qu'il était plein d'eau, a contenu le corps de la mère ou du fils. On conçoit qu'il est impossible aujourd'hui d'assigner un des caveaux à l'un, plutôt qu'à l'autre des deux augustes personnages.
Tombeau du grand prêtre Jean, — Un seul passage de Josèphe nous fait connaître l'em* placement de ce monument. L'illustre historien des Juifs, nous parlant des premières attaques de Titus contœ Jérusalem, nous dit (BelLJud,, V, VI, 1):« Pendant que les choses se passaient ainsi à l'intérieur de la ville, Titus, en faisant à l'extérieur le tour de la place, avec des cavaliers d'élite, cherchait le point sur lequel il dirigerait ses attaques. Comme il était fort embarrassé, parce qu'il n'y avait pas à songer aux endroits où la muraille, dominant des vallées, ne pouvait ètn; approchée, et que de l'autre côté le pre* mier mur semblait oraver les machines de siège, il se décida à attaquer auprès du tombeau du grand prêtre Jean. » Josèphe raconte que ce fut pendant cette reconnaissance que Nicanor, et lui-même Flavius Josèphe, s'étant un peu plus avancés que Titus vers la muraille, afin d'engager les défenseurs qui garnissaient les remparts à renoncer à la défense, Nicanor fut olessé à l'épaule gauche d'une flèche lancée de la place. Le monument du grand prêtre Jean était donc assez près de la ville pour que l'on pût, dans son voisinage, recevoir une flèche partie des remparts.
L'historien des Juifs nous reparle, un peu plus loin, du tombeau du grand prêtre Jean, mais oeaucoup plus vaguement. (Bull. Jud,, V, vn, 2. ) Il nous dit qu'après que Titus eut forcé la première muraille, Jean et les siens combattaient du haut de la tour Antonia et du portique septentrional du temple, et devant le tombeau d'Alexandre, tandis que la troupe de Simon, occupant la portion de la deuxième enceinte située du côté du tombeau
de Jean, avait garni de retranchements tonte! la ligne de murailles qui s'étend jusqu'à la
Ëorte par laquelle l'eau est conduite à la tour ippicus.
De la comparaison de ces deux passages, il résulte clairement que le tombeau du grand prêtre Jean devait être dans le voisinage et à gauche de la porte de Damas, vers le saillant que la fortification moderne présente encore en ce point. Or il existe en réalité de ce côté, et fort près de la ville, une cave sépulcrale, ayant une porte ornée de moulures, et que j ai le vif regret de n'avoir point étudiée avec soin : j'étais fort occupé des moQuments dont j'avais entrepris l'étude appro* fondie, et le temps m'a manqué i>our examiner celui ci, avec toute l'attention qu'il méritait. Je ne puis donc que recommander de toutes mes forces aux voyageurs futurs l'exploration de cet intéressant sépulcre.
Quel peut être ce grand prêtre nommé Jean? Josèphe, dans les passages qui concernent le tombeau en question, a oublié de le préciser» et de nous fixer l'époque à laquelle avait véc» le Jean auquel le sépulcre appartenait. Mais je ne doute pas qu'il ne s'agisse de Jean, fils du grand prêtre Judas, nls lui-même du grand prêtre Eliasib. Artaxercès II était maître de la Judée, dont le satrape Bagosès était ?;ouverneur. Le grand prêtre Jean avait ua rère nommé lésons, ami de Baçosès» et aiH quel celui-ci promit le souverain pontificat, lésons, fort de l'appui du satrape, ayant in* jurié son frère dans l'exercice du sacerdoee, celui-ci en conçut une telle fureur, qu'il tua lésons de sa main, dans le temple même. A l'annonce de cet horrible fratricide» Bagosès courut au temple, criant aux Juifs qui cher* chaient à l'empêcher d'y pénétrer : « Vous avez osé commettre un assassinat dans votrs temple I qui peut mettre en doute que je ne sois plus pur que celui qui s'est souille d'na pareil crime 7» — Il entra donc dans le sanetuaire, et profita de la circonstance pour condamner les Juifs à un tribut extraordinaire de sept ans. Ce tribut consistait en ce que^ pour offrir à Jehovah les sacrifices quotidiens* il fallait payer cinquante drachmes, par tête d'agneau immolé. Quand le grand prêtre Jean mourut, ce fut son frère Yaddous, dont j'ai parlé ailleurs à propos de son entrevue avec Alexandre le Grand, qui fut investi du 80«verain pontificat.
Ainsi que je l'ai dit tout à l'heure, c'est h tombeau de cet illustre personnage qui s'agit de décrire, car il est tout trouvé ; al l'on concevra sans peine l'intérêt réel que doit offrir la comparaison de ce sépulcre, de date certaine, avec les autres sépulcres de k nécropole de Jérusalem.
Tombeau d*Àlexandre Jannœw. — La cave sépulcrale d'Alexandre Jannaaus a été reconnue avec toute raison, par Schultii dans la cave immense qui poKe le nom de Grotte de Jérémie. Cette attributioa ne peut soulever aucun doute, et je me bornerai à dire quelques mots sur Kélat actuel de l'excavation. On y reconnaît bien,
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à, quelques traces des anciennes chambrés sépulcrales ; mais elles tées, et semblent avoir été exploi- ) une carrière commode, de sorte ne forme plus qu*ime immense ^lière, taillée grossièrement et intérêt. A gauche existe une pede rocher en saillie sur la masse, i saillie, dit la tradition, dormait ) Jérémie. Malheureusement cette 5 supporte pas l'examen.
id de la grotte suinte constamment e gouttes d'eau, que j'ai vu les 3CS recueillir avec empressement, assiner les yeux. Etait-ce comme contre iesophthalmies,ou comme ire la myopie ? J'avoue n'avoir pas moindre désir de m'en informer, en sortant de la grotte, on trouve conduisant à une citerne en bon ine d'eau. Je n'en ai pas examiné I avec assez de soin pour pouvoir )n âge probable.
iohe tourneur réside d'ordinaire à
Jérémie, et il prélève un petit
JUS les pèlerins qui se présentent :
i constituer un assez joli revenu.
le dans lequel est creusée la grotte
est couvert de tombes musulma-
l'on anercoit dans le flanc du ro-
uche de l'entrée actuelle de la
I assez oetite excavation naturelle.
se que Ton peut dire, aiigourd'hui,
nutilés de la somptueuse cave se-
li ftjt la dernière demeure de la
princes asmonéens.
IX situés au fond de la vallée de lU'dessous et au nord-est du tomois. — Les flânes de la vallée de au nord de Jérusalem, présentent iuses excavations funéraires qui it sans doute une étude toute spélureusement le temps m'a manqué, I les visiter qu'en courant. Je n'en me rien dire de positif, et j'aime »uer simplement.
idoptantune tradition juive accréisalem, voit dans une de ces caves le tombeau du grand prêtre Si- »mmé le Juste, Ois et successeur rètre Onias (i4fl^ Jud., XII, n, 4), K)rain de Ptolémée Philadelphe.
lé ces caves paratt au même sar être le monument du Foulon, foit mention dans Josèphe ( Bell, , 2), à propos de l'enceinte d'Héf)a. CeUe enceinte, dit l'historien près avoir passé auprès des caves étendait longuement, et s'inflé- *ès du monument du Foulon, à igulaire, venait finir à la vallée du d rejoigiiant la muraille antique:
ittCcav ^aaùixcôv |jirxuv^(uvov ixd{Jim«TO
/1J(i.s* xù $1 àpxT^^-*^ :»pi6ôXc)> ffuvdircov MÎ>va xaAo\>|A4vT)/ çApay^a xaxi^ytv.
pense qu'il sera po6sible de retroues royales de losëphc dans les
excavations funéraires que je viens de mentionner; mais je ne saurais admettre cette hypothèse. Voici pourc|uoi : l'enceinte d'Bérode AKrippa ne pouvait évidemment passer au fond de la vallée de Josaphat, qu'elle couronne au contraire. L'expression 9cà, h travers, employée par l'historien, serait donc tout à fait impropre en ce cas, tandis qu'elle est
Ï)arfaitement juste, lorsque les Qbour-el-Moouk sont identifiés avec ces mêmes caves royales.
Tombeau des juges. — A un kilomètre environ au nord-ouest de Jérusalem, on rencontre, dans un rideau de roches placé vers la naissance de la vallée de Josaphat, une série de caves sépulcrales, parmi lesquelles il s'en trouve une d'une très-grande magnificence, et à laquelle la tradition donne le nom de Qbour-el-QodhA (tombeaux des Ju-
Îfes,) qu'il ne faut pasconfondre,ainsi qu'on l'a ait souvent, avec les soufetim, ou juges souverains d'Israël : qodhfi n*est que le pluriel de qadhi, juge siégeant dans un tribunal. Si donc la tradition est vraie, nous avons ici le sépulcre commun des présidents d'un tribunal suprême du royaume de Juda. Cette fois encore, on voit que j'accepte sans hésiter la tradition du pays, tradition a laquelle je ne vois pas que l'on puisse objecter rien de sérieux.
Quoi qu'il en soit, je vais donner la description de ce magnifique sépulcre, qui est presque digne «d'être rapproché, pour son élégance et pour le soin qui a présidé è sa construction, de la merveilleuse catacombe des Qbour-el-Molouk. Williams a publié dans son excellent livre ( Holy ciiy, t. u, p. 151 ei suiv., pi. IV ) une description du tombeau des juges, accompagnée d'un beau plan et de deux coupes, recueillis par son ami , M. Scoles. C'est, sans aucun doute, un trèsbeau travail, fait avec habileté, mais qui laisse encore un peu h désirer, parce que quelques parties essentielles du monument y ont été omises. Je me félicite de m'être mis à même de compléter, et de donner à mes lecteiM^s une élévation, un plan complet et diverses coupes de ce monument éminemment curieux. J'ai, de plus, rapporté de Bons estamjyages des ornements du vestibule, recueillis, avec une patience au-dessus de tout éloge, par mon savant ami l'abbé Michon. Bien nous a pris d'avoir l'idée de recueillir ces moulages, qui sufiisent pour démontrer, au premier coup d'œil, que I art qui a présidé à romementaUon du tombeau des juaes n'est ni romain ni grec. Les dessins, déplorablement mauvais, de Cassas, avaient permis jusqu'ici de soutenir cette opinion erronée, qui croule d'elle-même en face des plâtres qui représentent naïvement ce qui existe, sans arrangement de convention qui en dénature le caractère.
Un vestibule, Uillé dans le rocher, présente à l'extérieur un magnifioue fronton, dont le tympan est orné des plus élégants rinceaux de feuillages de fleurs et de fruits, sans auctuie symétne réelle. De belles mou*
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lures eneadrent la porte el h tympan, qui est en outre orné d'une ligne d^ petits mo-* dillons. Deux acrotères élevas et en palmette garnissent les deui angles extrêmes du fron-* ton, qui portait à son sommet un ornement analogue aux acrotères , mais aujourd'hui tellement dégradé, qu'il est devenu méconnaissable. Pans le fond du vestibule et au centre de la paroi, s- ouvre une charmante petite porte, très-étroite, et encadrée d'une moulure à crossettes, que couronne un petit fronton avec acrotères en palmette, et un ornement de feuillages au soounet. tes modillons reparaissent autour du tympan, qui est couvert d'une riche décoration symétrique de feuillages élégamment de3sinés.
En franchissant cette porte, on descend par un ressaut peu élevé sur le sol d'une salJe sépulcrale carrée. Celle-ci offre la disposition suivante : sur la paroi de gauche sont placées deux rangées superposées de niches sépulcrales. La rangée supérieure se compose de trois couples de niches en voûte, percées deux à deux sous des arceaux suroaissés. Unefeuilleure rectangulaire, dans laquelle a dQ être encastrée une plaque de clôture, garnit chacune des niches. CellesHÛ sont d'une dimension telle, qu'il est évident que les corps, entourés de simples bandelettes, ont dû y être déposés sans cercueil. La rangée inférieure se compose de sept nicnes sépulcrales rectangulaires.
Dans la paroi du fond, s'ouvre, dans l'axis même de la porte d'entrée, une porte simple qui débouche dans une petite salle carrée, qui offre aussi deux rangs superposés de nicnes sépulcrales rectangulaires, sur les trois côtés du fond. Les rangées supérieures sont chacune de quatre tombes, et les inférieures de trois tombes seulement.
Au centre de la paroi de droite, s'ouvre également une porte débouchant dans une petite chambre carrée, présentant trois nichçs sépuloraleç sur chacune de ses parois du fond. Enfin, dans l'angle de gauche de la première salle, et au niveau du sol, est creusée, entre la paroi du vestibule et la paroi de la salle gamie de treize lombes, une niche à cercueil assez grossièrement ébauchée, et offrant dans ça longueur deux petites excavations latérales sur sa face de droite. Telle est la disposition de l'étage supérieur de la catacombe.
Passons à l'étage inférieur. Une grande ouverture rectangulaire, placée à l'angle gauche du fond qe )a salle d*entrée, sert de cage à un ^calier de cinq marches, débouchant çur m premier palier, au bout duc|uel $'quvr^ upe petite porte fort basse oui, par un ressatit élevé, conduit à un second! palier VQûté contenant trois tombes : la nreinièrc, ouverte à côté même de la porte d entrée, et parallèlement h son axe ; la seconde, au milieu de la face de gauche, et la troisième au milieu de )a ftce de droite. Cette troisième tombe ofn*e, sur la dernière moitié de sa longueur, un élargissement très-notable. Dans la paroi du fond de ce palier voûté, s'ouvre
encore une petite porte très^basse, débouchant, par un ressaut égal au premier, ctam une belle chambre carrée, offrant, sur m trois faces du fond, des arceaux surbaissés ea retraite, de façon à former de larges ban. quettes, sur lesquelles débouchent quatro niches sépulcrales à droite et à gauche, <t seulement trois dans la paroi du fond, liais, sur cette face, sont ouvertes, dans les joues de l'aroade, à gauche, une niche dont le fond forme une petite chambre carrt^e, et à droite une niche ordinaire.
Revenons maintenant à la grande salla d'entrée. Dans l'angle antérieur de droite, c'est-à^re diagonalement avec le premier escalier, s'ouvre une nouvelle cage d escalier comportant cinq marches, et débouchant sur un palier carré qui conduit par un fort res* saut à une chambre également carrée, et entièrement taillée au «dessous du sol de k salle d'entrée. Là on ne voit aucune tombe, et il est évident que toutes les places ayant été remplies dans les autres salles funéraires, on avait songé è en disposer de nouYcÂlts dans cette deui^ième salle basse, qu'une révolution, renversant l'état de choses dans lequel le monument avait été étabU, auratrit laisser inachevée et inoccupée. Pour iMparl, je ne doute pas que Tévéneinent de lorca m^yeure qui a fait abandonner le tombeau des juges, n'ait été la chute du royaume de Juda.
Les Qbour-el-QodhA contiennent soixante places destinées k recevoir des eorps. {îa nombre des rois de Juda, depuis David jusqu'à Sedekias et en comptant Atbalie, est de vingt-deu^« On voit donc que le nombre de* juges enterrés au sépulcre commim est nia (iu double du nombre des rois. H n*j a nea là que de très-naturel : en effet, on ne devait mettre à la tête d'un tribunal que des hommes d'un âge mûr, sinon respectable, et pir conséquent, puisque les rois coo^meneèrent souvent leur règne à un ige a^^ei; tendrs encore, il devait s'éteindre bien plua dejupi suprêmes que de rois.
Maintenant, quels étaient ces juges dent nous trouvons ici la sépulture? Steient-ce les Nasi, ou chefs élus de la tribu T Eteient-ea les Elohim (les divins), qui étaient émilemeqt élus par le peuple ( Veut, xvi, 18-20) 7 Ceit ce que je ne me permettrai pas de discuter. Il me suffira de uire qu'il est pour moi Uaa démontré que la cave sépulcrale, qui e conservé le nom de tombeaux des jugea, est contemporaine des rois de Juda, et qu'elle 4 reçu les corps d*une série de magistrats aO"
!)réme$, dont les fonctions n*éteieilt pu héréditaires. .
JESANA, YEFTÀH.^-YiUe d'Ephraïm. {H thron. xm, 19. )
JESIMON, H'TASMOUN. -^ Ville de Judi {I Sam, xxin, 24.) Eusèbe, au mot Jeffcirimouthj place cette ville à dix milles de Jéricho vers la mer Morte.
JESUE, Yesoua. - Ville de Juda. (// Esdr, XI, 26.)
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