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OlCTlONiNÂlRE
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An^ jud., I, X, 1 ). Nous lisons encore dans la Guerre des Juifs { IV, i, 1 ), que U lac Samachonite étend ses marais jusqu'au
lieu nommé Daphné ( pixioi A«?v/3ff x"/»""), lieu fertile et délicieux, où sont des sources
3ui, grossissant le petit Jourdain au-dessous u temple de la Vache d*or, le poussent dans le grand Jourdain (xai nnykç sx^vroç, «î
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Pôur.Josèphe, « la voritable source du Jourdain était au lac Phiala, situé dans la Traichonilide, c-est-à-dire à cent vingt stades de Césarée ( Banias ), à droite et non loin de la route. Ce Panéïon n'était que la source apparente de ce fleuve ; mais le Jourdain venait seulement y déboucher, en partant du lac Phiala, et en s'y rendant par un canal souterrain. Ce Paneïon, duquel on croyait, dans l'ancien temps, que le Jourdain sortait, avait vu sa beauté naturelle relevée encore par la munificence royale, et Agrippa avait employé de grandes richesses à 1 embellir. C'est à partir de cet antre que commence le cours manifeste du Jourdain. » Tous les détails que je viens de rappeler sont la fidèle reproduction de ceux que donne Josèphe. [Bell. Jud., 111, x, 7.)
Josèphe nous apprend encore ( ibid. , I, XXI, 3 ) qu'Hérode « fit bâtir un temple de marbre olanc, dédié à Auguste, auprès des sources du Jourdain. Cet endroit se nomme Panéïon. Là, une montagne élève son sommet aune hauteur immense, et , au pied , s ouvre une caverne obscure, dans laquelle existe un goufi're abrupt, plein d'eau, et d'une profondeur inconnue, car aucune sonde n'en jveut atteindre le fond. Des grottes placées à l'extérieur et au pied même de la montai gne, jaillissent des sources abondantes, et c'est de là que sort le Jourdain, ainsi que le croient beaucoup de personnes (89). »
Il est encore Question de la source du Jourdain dans Josèphe, (Ant. Jud., V, i, 22.) C'est dans le passage où il parle de la distribution des lots de terres conquises attribués aux tribus. — « Nephtali, dit-il, eut jusqu'au mont Liban, et jusqu'aux sources du Jourdain, qui sortent du pied même de cette montagne. »
Paneas, la Banias moderne, était le nom de la ville située auprès des sources du Jourdain, que Philippe agrandit et embellit, en lui donnant le nom de Césarée. Paneas devint ainsi la Cœsarea Philippin {Ant. Jud., XVIll, ii, et Bell. Jud. , 11, IX, 1 .) Plus lard, le roi Agrippa Je Jeune ayant considérablement augmenté l'importance de Césarée de Philippe, lui donna le nom de Néronias.
On a souvent avancé que le nom de Jour* daiu était formé des noms Yor et Dan, de ses deux sources principales. Josèphe lui-même laisse deviner qu'il partageait cette opinion, puisqu'il donne le nom Danos à celle de ces deux sources qui engendre le petit Jourdain. Ne serait-il pas plus naturel de chercher dans ce nom les mots p-nN^ (Rivière de Dan)? Je suis
bien tenté de le croire, bien que ce ne amt pas l'avis de Reland. Ce qui est certain, c'ert que les Arabes prononcent le nom de ce fleura Ordan, ce qui est bien voisin de lordan.
Résumons maintenant ce que nous ai prend Josèphe. La principale source du Joi dain sort du Paneïon, c'est-à-dire de lafte de Banias. Une seconde source de ce fl( se nommait Danos. Des sources viennent groafi sir le petit Jourdain au lieu nommé Dapbnéi; au-dessous du temple de la Vache d'or, et sa' jettent avec lui dans le grand Jourdain. Pour Josèphe, le grand Jourdain vient du Panrïoa^ et le petit vient des sources de Daphné. il y a évidemment ici une erreur de co] à corriger dans le texte ; au lieu de aA. c'est Aoviîf qu'il faut lire, et il s'agit indo^ bitablement de Dan ; en effet, la présence d'un lieu nommé le temple de la Vache d"or, n'indique-t-elle pas jusqu'à l'évidence Y&ft placement de Dan, où Jéroboam établit uo temple dans leauel fut installé un de ses deux veaux d'or? Daphné est donc un lieu à biffer du catalogue des villes de cette partie de la Syrie.
Les diverses eaux découlant du Jourdain vont former le lac el-Houleh d'où elles sorlenl par un seul lit afm de se rendre à la mer de Tibériade. Le fleuve est très-beau et sei eaux sont très-limpides à la sortie de c( mer. De là il suit son cours, quelquefr/s as rapide pour reorésenter des chutes , et vai perdre dans le lac Asphaltite ou mer M<
JUCADAM, YoKDAAM. — Ville de Juda, les montagnes. (Josué, xv, 56.)
JUD,Yaheh.— Ville|de Dan. (Jo^u^, xix,
JUDA. — La tribu de Juda, l'une des^ importantes d'Israël, avait pour liraitei^^* midi, la tribu de Siméon , au levant, la i Morte, au couchant, le pays des PbiUstiii|| et au nord, la tribu de Benjamin et celle de Dan. Son territoire était considérable; mail il était montagneux et la partie orienlde qui avoisine la mer Morte a au former coai^ tamment un désert, excepté dans les partiel basses sillonnées par des torrents, ou donn naissance à quelques légers cours d'eau vont se perdre dans la mer Morte.
JUDÉE. — La première fois qu'il est , mention du pays des douze tribus sous U nom de Judée, c'est dans le 1" Livre de Samuel. (xxm, 3.) Ce nom de Judée se trouve ensuite dans le //* Livre des Chroniqies (xxvi, 23), et peut-être encore seulement dans une note marginale qui aura ensuite pris sa place dans le texte : Jérusalem^ qm est en Judée.^ Ce nom devient plus fréqueirt dans Esdras et il se rencontre ensuite àcba* que paKe du Livre des Machabéee et dei Èrangiles.
On ne peut pas douter que ce ne soit de la prépondérance de la tribu de Juda sur toutes les autres, particulièrement depuis le règne de David, issu de cette tribu, que le nom de Judée fut don;ié à tout le pays.
J'ai donné, à l'article Chronologie, m travail sur la série des rois de la Judée, et
(89) Ces détails sont à peu près identiquement reproduits dans les Antiquités JuéatqHts (XV, x,S).
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DES ANTIQUITES BIBLIQUES.
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dans mon article Monnaies hébraïques, j*ai imrcouru en quelque sorte, à Taide de la numismatique, l'histoire générale de cette ré- . gîon célèbre. (Foy. ces articles.) k Celie tribu a toujours joué le premier ■Mie dans l'histoire de la nation juive. Ce fut Hfc Juda que fut adressée la célèbre prophétie Wée Jacd:> à son lit de mort : Le sceptre ne W êênira pas de Juda^ jusqu'à ce (fue vienne I Cthâ mt doit être envoyé et qui sera Vat- \ Unit aliénations. {Gen.xux, 10.)
de Juda eut la gloire avec Benjafidèle au culte établi par Moïse pentes dix autres tribus, entraînées par , se jetèrent dans l'idolâtrie. Aussi royaume de Juda eut-il une plus longue durée et une destinée plus glorieuse que celui d'Israël, et ce ftit dans cette partie de la ludée que se concentra la force du pa- Uiotisme hébraïque , lorsque les vaillants Maehabées parvinrent à émanciper leur pays du Joug des rois de Syrie.