‹ Dictionnaire de bibliographie catholique, présentant l'indication et les titres complets de tous les ouvrages qui ont été publiés dans les trois langues grecque, latine et française, depuis la naissance du christianisme, en tous pays, mais principalement en France, pour et sur le catholicisme, avec les divers renseignements bibliographiques qui peuvent en donner l'idée la plus complèteChapitre 10 sur 137 · ANT · texte numérisé non relu

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ère version a pour litre : le Partage du lion fable vérifie par le Roi Três-Chrestien. é contre les prétentions de Louis XIV la succession du roi d'Espagne , cet est devenu très-rare : il en est parlé le Manuel du libraire , dans le Éulle^ )A bibliophile y 1" série, n' 7, dans une du catalogue Leber, n* 4598, mais nous )ns que les bibliographes français n'ont ignalé l'origine italienne de ce pam-

'minons en disant (jfu'on trouvera dans muel de bibliographie universelle (Paris, t, 1857, 3 vol. in-18) l'indication de di- Duvrages latins relatifs aux anonymes et nous a paru inutile de mentionner ici.

THOLOGIE. — Ce nom, qui désigne un ni de poésies fugitives, s'applique sur- I la littérature grecque. Méleagre, qui vià ce qu'on a lieu de supposer, un siècle l'ère chrétienne, et auquel la Biographie rselle a consacré un fort intéressant arde M. Malte-Brun, est le premier qui se ivisé de rassembler des petites pièces irs qui s'en allaient dispersées de tout il puisa dans auarante-six auteurs dif - Is, et il donna à son recueil le titre à la iimple et élégant de Sté^avo;, la Guir- .11 compare chaque poète à une fleur un fruit, et c'est avec goût qu'il choisit le riche parterre où il pouvait cueillir, recs aimaient à écrire de petites éléde petites idylles, des sentences, de

Ïoëmes historiques; tout cela reçut le néral d'épigramme, dont le sens , spé- Thez nous, était très-vague parmi les nés. Les vers d'occasion et de société nt grossir la masse de ces poésies fugi* les Anthologies, qui servaient de dépôt productions légères, durent se renou-

comme le parterre d'un jardin. Après igre, Straton, Philippe de Thessaloniçiue tn d'autres formèrent des Anthologies, le règne de Justinien , Agathias réunit rs assez médiocres de ses contempo- Tous ces recueils sont perdus aujour- , et il n'en reste qu'un extrait rédigé le X* siècle par Constantin Céphalas; un scrit en a été retrouvé dans la biblioed'Heidelberg. Planude, connu comme igraphe d'Esope, avait, au xiv* siècle, ésans goût et maladroitement la colléee Céphalas, et pendant assez longtemps avail a été le seul qui fût connu, première édition de l'Anthologie grecmbliée à Florence en 1484,in-^%en let- ;apitalcs, est un volume d'une grande > et d'une haute valeur. De beaux exems ont été adjugés 285 fr. vente Libri en

415 fr. Giraud ; 230 fr. Bearzi. On } une longue description de ce volume a Bibliotheca Spenseriana, 1. 111, n''52V. npl. sur peau vélin acheté en 1856 T. à la vente Bearzi, est entré dans la ^heca Grenvilliana.

is renvoyons au Manuel du libraire et Ulangesde philologie de Chardon de la 3tte (t. II, p. 223-309], au sujet de nomes éditions de l'Anthologie. Nous n'a-

vons point à nous en occuper ici. Nous signalerons seulement comme une singularité la fidélité servile avec laquelle une édition de Francfort, 1600, en a copié une antérieure, de 1566; les erreurs de transpositions de pages n'ont pas été corrigées.

Des éditions plus récentes et importantes sont dues à Brunck (Analecta, 1772-76, 3 vol. in-8^, texte corrigé avec une arbitraire témérité), à Jacobs iLeipsig, 1794-95, 5 vol. ; les 4 premiers contiennent le texte corrigé avec le plus erand soin ; le 5* renferme sept tables;. Il faut y joindre un commentaire publié de 1798 à 1814, 3 tom. en 8 vol. in-8*; c est un chef-d'œuvre d'érudition et de saine critic]ue. Cette édition a reparu en I81'i.l7. 3 vol. in.8*.

Dacier avait publié dans les Mémoires de V Académie des inscriptions, t. XL Vil, la traduction de diverses épigrammes de l'Anthologie avec des remarques; et Chardon de la Rochette, que nous avons déjà nommé, s'était beaucoup occupé d'un grand travail sur l'Anthologie, qui est resté inédit, mais qui, ayant passé dans les mains de MM. Debure, libraires à Paris, a été acheté parla bibliothèque Impériale.

Le Supplément à V Anthologie grecque, par M. Piccolos, Paris, 1853, in-8', est un travail fort utile pour les hellénistes.

Quelques traductions italiennes ou anglaises de l'Anthologie ne nous arrêteront pas. On estime celle de Bland, publiée à Londres en 1807 ; ce n'est d'ailleurs qu'un choix Indiquons en passant : Anthotogin^ polytjlotta^ a sélection of versions in tarious langages, by H. Wellesby. Lond. 1849, in-8% 538 épigrammes dont on donne le texte avec des traductions ou imitations en vers latins, italiens, français, espagnols , allemands et anglais.

En français il existe un Choix àépigrnm* mes tirées de l'Anthologie grecque, traduites en vers par M. Chenin (Hachette, 1854, in-8", Paris\L'avant-propos et les notes offrent une grande richesse de rapprochements eminuntés aux diverses littératures. Voir une note dans VAthenceum, 24 février 1854.

Pierre Burmann a publié à Amsterdam , 1759-73, 2 vol. in-4, une Anthologia latina, réimprimée avec des modifications à Leip>ig en 1835. VAntholngia poematum latinvrum œrirecentioris, publiée par Paul,v,Tubingue , 1818, in-8*, offre des extraits de 61 pocles modernes choisis avec goût. On pourrait d'ailleurs, en fouillant dans les manuscrits des dépôts publics, augmenter considérablement le travail entrepris par Burmann. C'est ce qu'a démontré la Revue de philologie, t. I, p. 403-414.

Indiquons aussi divers ouvrages publiés sous le titre d'Anthologie, et qu'on trouve rarement en France.

Anthologie dansk Poetisk. Copenhagcn, 1830-40.

Ce recueil important pour la littérature danoise, et publi<>! par M. C. Moibech, n'a point été terminé. Il n'a paru que le premier et le second volume, et la première partie du quatrième.

AFO

DICTIONNAIRB

APO

ÀnlkoUpe finêk eller Samling. Abo, 1845, in-8.

Collection intéressante au point de vue de ' l'étude de la langue et de Thistoire intellectuelle de la Finlande. Elle a été mi^ au jour par R. Tengstroem.

Anthologie $ven$k eller vald Samling. Stockholm, 18iO-4i. 3vnl. in-8, édités par C.-J. Dudstroeni.

ÙAnUiologie russe, publiée par M. Dupré de SainlrMaure. Paris, 18x3, in-4; VAntkologie arabe, (le M. Huinberi. Paris, 1819, in-8 ; celle de M. Grangeret de la Grange. Paris, 1828, in-8 ; VAnthologia Hibemica.DM'ia, 1793-94, 4 vol. in-8.

D'autres encore pourraient aussi être mentionnées.

APOCALYPSE. — Les nombreux ouvrages écrits pour expliquer le livre mystérieux et prophétique de saint Jean ne sauraient être indiqués ici; aucun d'eux ne figure parmi les livres précieux et recherchés. Queluues-uns sont indiqués dans le Dictionnaire de biblio^ graphie catholique (Migne, 1858), et notamment autom. 1", p. 358.

Nous croyons cependant devoir signaler ici une explication que fournit une Revue contemporaine d*apres des recherches en- Ireprises en Allemagne d'un des points les plus obscurs qu'offrent les JR^v^/anons écrites par l'apAtre durant son exil à Patmos.

On connaît un verset célèbre dans le chapitre xiii, V. 18 :

Que celui qui a de Vintdligence compte le nombre de la héle, car c'est un nombre a homme^ H son nombre est six cent soixante-six.

Les interprètes se sont donné pleine carrière pour résoudre le problème ainsi posé. De là une suite interminable de commentaires et d'hypothèses.U n'y avait rien d'extraordinaire a ce qu'un nom d'homme fût exprimé par des chiffres; les langues hébraïque , grecque et latine remplaçaient les signes particuliers aue les modernes emploient pour exprimer les nombres par des lettres de l'alphabet auxquelles on donnait une valeur conventionnelle. Il s'agissait de trouver un nom qui, par l'addition de la valeur numérique des lettres, reproduisit le nombre apocalyptique ; mais il faut observer qu'une combinaison très«variée de chiffres peut donner la même somme; on peut retrouver le nombre 666 dans une multitude de noms. L'Apocalypse étant écrite en grec» on voulut demander à l'alphabet grec la solution du problème, et de plus les révélations de l'apôtre ayant un caractère éminemment prophétique, bien des interprètes, au lieu de se borner à l'époque où écrivait saint Jean, promenèrent leurs hypothèses de siècle en siècle.

Sous Dioctétien, l'évoque Victorin traduisait le nombre 666 par Genséric. Julien l'Apostat fut désigné plus lard. Bossuet, en n'additionnant que certaines lettres, avait trouvé Dioctétien (Diodes Augustus). On sait qu'après la chute du premier empire, plusieurs prétendirent expliquer le nombre mystérieux

Kir le nom de Napoléon : en revanche, un oltandais, Bylderdyk, avança sérieusement que saint Jean avait eu en vue Louis XVllI, et il crut le démontrer en reconnaissant dans

le x^c apocalyptique les trois initiales trois prénoms de ce monarque Xkol Saooijploç ZtavcaXdoç (Louis-Stamslas-Xai

On sait que de nombreux écrivains pn tants se sont efforcés de rattacher le noi la bête à celui d'un pape. Mahomet a é ment été mis en avant, ainsi que bien d'aï ennemis de l'Eglise. Une critique séri ne saurait voir dans tous ces tâlonnen contradictoires que les efforts du caprici dividuel guidé parfois par des il lus grossières, parfois par une subtilité plui moins ingénieuse. Tout indique que la à sept tètes est l'image de l'empire ron et, circonstance remarquable qui n'a éXi servée que depuis peu de temps, Talpt hébreu fournit par la juxtaposition d'un tain nombre de lettres, le nombre 666 co la traduction très-régulière et très-exacl Néron César,

Voici l'addition :

iOO

ce qui fait NeRON KeSaR. Les vo^ qui, dans l'hébreu, ne sont point expni par des lettres, sont absentes, excepté l'O ce ici pour remplacer la voyelle qui l'ace pagne en hébreu et qu'on ne prononce

Ces détails, peu connus et que nous posons en nous servant d*une Revue qui capitule les recherches récentes de quel érudits d'outre Rhin sur l'Apocatyse, p^ tront sans doute dignes d'attention.

Nous n'affirmerons cependant point q ait découvert le véritable sens d*une exi sion mystérieuse, destinée peut-être i

t'amais être pénétrée ; mais il y a une leureuse à avoir écarté l'alphabet grec q avait vainement torturé depuis des siècle à s'être adressée l'alphabet hébreu. Pers< n'ignore combien chez les Juifs étaient quentes les combinaisons de lettres ni tiques pour arriver à des résultats m^ rieux. Les rabbins ont rempli leurs i de semblables formules et la ghematria ( métrie ou arithmétique des lettres) a fi une véritable science.

Il existe un certain nombre d'Apocaly apocryphes. Ces productions, restées iné< et renfermées dans les grands dépôts pub sont à peine connues. Fabricius en a à p dit queloues mots dans son Codex apo j)hus du vieux et du Nouveau Testament érudit allemand, qui a beaucoup fait ] Tétude des textes grecs de l'Ecriture s^ et qui a mis au jour à Leipzig, en 1851, très-bonne édition des Evangiles apocryp M. Tischendorf , a entrepris la publics d un recueil qui contiendra ces prétem apocalvpses.

puelques livres anciens d'an très-g^ prix renferment des estampes dont les si ont été empruntés à l'Apocalypse,

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DE BIBLI0L06IE.

APO

us signalerons d'abord VEistoriasanohannis evangelistœ ejusque visiones tlypticœ; c'esV un petit in-folio, sans li date, qui remonte aux débuts de l'imerie et qui est exécuté, texte et images, des planches de bois en caractères non les. Un exemplaire s'est adjugé en Algue 1412 florins en 1858. Nous parled'ailleurs avec plus de détails ne cet ïge à l'article Xylographiques (Kvrc*).

e autre production plus récente, mais ême très-rare et très-chère, c'est ÏApo- )se figurée^ par maistre lehan Duvet,

orfèvre du Roy François premier, Lyon, , in-fol. Ce livre est formé de 23 feuillets îxte et de 23 estampes ; il n'a guère leurs d'autre mérite que sa rareté, car la ire est lourde et la composition n'a l de mérite. Un exemplaire se trouve ï au catalogue de la bibliothèque de oble (1816, tomel, n-20l) et le Ma-

du libraire qui donne des détails que

n'avons point à reproduire ici, mente comme ayant été payé 1000 fr. un i exemplaire, lequel, a la vente des lide M. Coste, fervent amateur lyonnais, djugé, en 1854, au prix de 1020 fr.

ons aussi un petit volume in-8 bien dîf-

è trouver et orné de ligures sur bois : yriarum Yeteris Testamenti et Apoca- $ iconeê ad vivum expressœ^ Paris, 1538. îst guère plus aisé de se procurer les res de V Apocalypse de 5. Jean apostre •sées en latin et en vers français (par Maugin, dit le petit Ançevin), Paris, B. illeau, 1547, in-t6 ; 36 jolies vignettes sur donnent du prix à ce petit volume dont »el exemplaire s'est adjugé à 85 fr., en . Il en existe une autre édition datée de

et qui, en 1847, à la vente Nodier, est tée à 199 fr. Le Manuel du libraire nous end que les mômes planches ont servi ' une édition de Paris, 1574, chez la veuve lie , in-16. Le célèbre Albert Durer a 6 à Nuremberg, en 1498, 16 pièces sur , formant un volume grand in-fol., ilpoosis cumfiauris; il y a des exemplaires

le texte allemand, d'autres avec un texte ; 120 fr. vente C. R., en 1857. D'autres âges se rattachent aussi plus ou moins îtement à l'Apocalypse ou bien ils ont

ce titre.

Apocalyse S. Jehan Zébédée où sont cornses les visions et réuélations que icelluy et Jehan eut en lyale de Pathmos, in-fol., Angeliers frères, 1541, est un mystère ômement rare, composé par L. Cloquet, ui forme la troisième partie d'un autre âge semblable du môme auteur : Catho" M OEuvres et Actes des apôtres.

1 fait de traductions mentionnons :

tocalypsis ex mu. J. Scaligeri, édita charactere et ebraeo, eu m versioue latina et notis a s Diea. Lugd. Bat. Eizevir, 1627, in-i. locaWpsis liindostanice transi, par B. ScbiiHz. I. H Gallenberg. Halae, 1750, in-8.

K>calypsis cum nova expositione in lingua vul- , per Federico Yeaeto. Yeoeiiis, Al. Paganino, I, in-fol.

DlCTlONN DE BiBUOLÔGlE.

L*ApO€a!isse volgarizzainento fnedito del bueti secolo délia lingua, ora per la prima voila, pubhl. col testo latino a fronte e note. Pistoja, 4842, iu'8.

L'Apocalisse tradotta în versi italiaui da Lucrftzio P. A (Fi. Scarselli), Padova, 1743, in-4». (IJ y a des rénnpressions de 1755, 1756, 1758, 178SK.)

Liber Apocalypsis sancti Joannis cum glossis Nie. de Lira, volume imprimé à Rome par Ulrich Han (en italien), s. 1. n. d.) in fol.

L'Apocalypse traduite en biscaîen par le P. Uriarte. Londres, 1857, in-16.

Ce volume, tiré à 51 exemplaires seulement, a été publié aux fraisdu prince Louis- Lucien Bonaparte. Ce généreux protecteur des études linguistiques a également fait im-

()rimer à 50 exemplaires des traductions de 'Apocalypse en basque souletin et en basque labourdin.

The Apocalyps paraphrased, sans lieu ni date. (Oxford, 1689, in-4.)

Cette paraphrase de l'Apocalypse, commencée par A. Woodhead,n'a jamais été achevée.

Tbe Book of révélations paraphrased, iwilb annotations on each chapter, London, 1693, in-4.

Le titre seul rappelle le livre de saint Jean dans les écrits suivants :

Apocalypsis Bobemica, seu admirabilis et prorsus stupenda visio, belli Bohemici causam et exitum portendens, elegantissimi carminis heroici concinnatione illustrata, s. 1. 16â0, in-4.

Apocalypsis insignium aliquot hxresiarcharum, interpr. H. S. F. D. M. Lugd. 1608, in>8; livre singulier, qui contient les portraits de 17 Anabaptistes.

V Apocalypse de Méliton, à Saint-Léger, 1662,in-12, réimprimée en 1665 et 1668, est attribuée à Cl. Pithoys, écrivain très-peu connu d'ailleurs ; c'est une satire remplie de calomnies et de mensonges contre les ordres religieux. La première édition de ce pamphlet est attribuée aux presses des Elzevirs, ce qui lui donne quelque prix aux yeux de certains bibliophiles.

APOCRYPHES. — Un livre apocryphe est un ouvrage dont l'autorité est suspecte ou falsifiée. C'est surtout à des productions qui se rattachent, mais de fort loin, à l'Ecriluro sainte, mais qui en sont séparées par une distance énorme et qui sont remplies de fables, que cette désignation est appliquée.

Les protestants donnent le nom à^Apocry" phes aux portions de Bible qui ne sont pas dans l'hébreu et ne se trouvent que dans les Septante; ce sont celles que l'Eglise catholi-

3ue a admises et (ju'elle désigne par le nom e DeutérO'Canomques.

Ces livres et portions de livres sont, 1* en fait de livres entiers: Tobie, Judith, la Sagesse, l'Ecclésiastique, Baruch et les Machabées ; i'' portions séparées : Esther, depuis le verset 4 du chap. x jusqu'au verset 24 du chap\ XVI, presaue la moitié de ce livre ; Daniel , versets z4 à 90 du chap. m , et les chap. xin et xrv.

Le nom d* Apocryphes ou de livres supposés s'applique expressément aux ouvrages rejetôs par toutes les communions chrétiennes, tels que VEvangile de l Enfance, etc. Ces productions, très-dignes d'attention a

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certains égards, ont, à diverses reprises, at- ' tiré les regards des savants : J.-A. Fabricius fut le premier qui en fit Tobjet' d'une publication spéciale et complète pour l'époque : Codex pseudepigraphtis Veteris Testamenti^ Hamburgi, 17^2-1741, II tomes en 5 vol.; Codex apocryphus Novi Testamenti, Hamburgi, 1703-1719, 3 vol. Une collection fort étendue de ces divers écrits, traduits (près-

2ue tous) pour la première fois en français, a té mise au Jour en 2 volumes in-8 qui font partie de V Encyclopédie ihéologique. (Migne, 1. 1", 1853; t. Il, 1856.) Nous renvoyons à ces volumes qui épuisent presque ce qui concerne les apocryphes de l'Ancien et du Nouveau Testament; nous disons presque f parce qu'il est impossible d'arriver jamais à un ensemble de renseignements parfaitement complets. C'est ainsi que le Dizionario des anonymes italiens nous fournit des indications nouvelles; il s'agit d'un traité De temporibus anni Esdrœ prophetœ/}o\ni à une Èpistola Lentuli.,.. e codice antiquissimo ^ Romœ,

AUTOGRAPHES. — Nous n'avons pas besoin de dire que ce mot, dérivé du grec «^to; et ypàfta^ signifie un écrit de la main de l'auteur. On a pendant longtemps attaché, en général, fort peu de prix aux lettres, aux signatures des personnages célèbres, aux manuscrits des

(;rands écrivains ; cette indifférence a entraîné a perte d'une foule de documents importants et de productions très-dignes d'estime. Aujourd'hui, il n'en est plus ainsi surtout dans les capitales; les papiers historiques, les lettres autographes sont conservés avec soin ; ils ont acquis une haute valeur; un nouveau genre de commerce s'est créé, et il est exercé avec habileté par quelques marchands instruits. Les autographes se raUachent à la bibliologie; ils ont rendu d'importants services & la science des livres en assurant la conservation de productions intéressantes qui,

Sarfbis, ont ensuite été livrées à la publicité, n comprend donc tout l'attrait qu'ils présentent à des amateurs éclairés. Parmi les belles collections étrangères , on signale celles de sir Thomas Philipps, à Londres; de M. Dawson Turner, à Yarmouth ; du comte Borromeo, è Milan; du comte Corsilla à Turin : le prince de Melternich avait formé une réunion considérable en ce genre, et on cite un autre illustre homme d'Etat, M. Guizot , comme partageant ce goût. La multiplicité toujours croissante des livres force les curieux jaloux de posséder ce qu'eux seuls peuvent montrer, à revenir au point de départ d'où l'on était parti au xv siècle et à se rejeter sur les manuscrits.

La première vente publique d'autographes faite en France date de quarante ans è peine, mais l'origine de l'amour pour les autoçraphesse perd dans la nuit des temps. M. Feuillet de Concheis, qui nous fait espérer depuis si longtempsle catalogue de sa collection, collection assurément sans rivale, a réuni soigneusement les renseignements les plus piquants sur des collections d'autographes formées par les Chinois plusieurs siècles avant notre ère, .

par les Grecs contemporains d'Homère et par les Romains du temps de Cicéron. Au xtui* siècle, les amateurs de livres les plus distiagués avaient quelques vojumes d'autographes. Mais jusqu'alors c'était surtout à titre de documents qu'on recherchait ces pièces. Ce n'est que dans notre siècle qu'on s'est avisé de réunir des autographes uniquement pour posséder l'écriture ou lasignaturedespersonnages plus ou moins célèbres. Une fois le programme ainsi simpliRé, le nombre des amateurs s'est considérablement accru, et le trafie des autographes est devenu un commerce Important. Les amateurs se sont fait des spécialités : tel recherche les musiciens: tel, les hommes de la révolution; d'autres ne veulent que des lettres de femmes célèbres. Hâtonsnous d'ajouter que les amateurs sont revenus peu à peu au point de départ ; au lieu de se contenter, comme autrefois, d'une signature arrachée on ne sait où, d'un fragment quel* conque, on veut maintenant de belles pièces bien autographes, bien conservées; on ti même jusque se préoccuper du contenu.

Aussi, les pièces réellement précieuses augmentent-elles chaque jour de valeur. Ramené dans cette voie, le goût des autographes est appelé à rendre de véritables services. Une foule de renseignements précis, utiles pour l'histoire, peuvent être glanés dans ces feuilles volantes écrites sans préparation, sans arrière-pensée, bien autrement sincères que les écrits destinés à la publicité.

Le Manuel de Vamateur d'autographes, par M. J. Fontaine, Paris, 1836, peut être consulté avec profit, quoiqu'il ne soit pas exempt d'erreurs et d'assertions peu fondées. Il avance, par exemple, que Zurich possède le manuscrit original de Quinlilien.

A la suite de quelques détails sur les collections de manuscrits de la bibliothèque Impériale où se trouvent une multitude d'autographes, l'auteur dece itfonuc/ fait connaître divers ouvrages où se rencontrent des facsimilé de l'écriture de personnages illustres; nous signalerons entre autres •

VArt de juger du caractère des hommes par leur écriture, par M... Paris, 4812, in 16 ; 21 fac^mile, (Louis XIV, Racine, Pascal, Bossuel, Boileau, Marie Sluarl, clc.)

Choix de morceaux d*écrivains contemporains et de personnageê célèbres^ par J. Cassin. Paris, I85i, in-8. 70 fac'êimile, parmi lesquels ont élé admis des personnages assez peu ctmnus. En revanche, on distingue Boileau , Buffon , Chateaubriand , Gresset.

Biographie des hommes célèbres, publiée par MM. Bérard, de Chateaugiron, Duchesne afné et Tremisot. Paris, 1828-50. 3 vol. in-4. Plus de 600 (ac-simile d'individus de toutes les époques.'

Lettres de If"** de Sévigné , publiées par M. de Monmerqué, 10 vol. in-8 ; 10 fac-similé.

Mes voyages aux environê de PariSy par J. Delort. Paris, iSil. 2 vol. in-8, 24 fac-similé (saint Vincent de Paul, saint François de Sales, Henri IV, Anne d'Autriche, le cardinal de Retz, etc. ).

Mémoires pour servir à Chistmre de la maison de Condé, par de Sevelinges, 1820. 2 vol, in-8 ; 29 facsiniile (Louis XIV, Turenne, Louvois, Anne d'Autriche, Gustave IIL Catherine II, etc.

Œuvres de Louis liV, 1806. 6 vol. in-8 ; 22 fac-

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DE BIBUOLOGIE.

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shoile (Torenne, Gatinat» TilforSy VauUsn, Colbert, Bossiiet, Fénelon, etc.

Papiers inédits trouvés chez Robesfnerre^ Paris, 1828. 5 vol. in-8 ; fac-similé de lettres et de signatures d*un grand nombre de personnages qufont joué un r6Ie dans la révolution.

Nous avons dit que les premières ventes faites à Paris où Ton vit figurer des autoccra-

fhes, eurent lieu à partir de 1820. En lS22, la vente des livres du marquis Germain Garnier, on remarqua deux recueils formés, Tun de lettres de personnages du xvi* siècle, l'autre de lettres de princes de la cour de Louis XIY et de personnes célèbres de cette époque. Ces deux recueils furent achetés par le roi Louis XVIII. Un troisième volume adjugé à 1400 fr., contenait soixantendix-sept lettres, dont neuf de Mme de Sévigné, une de Mme de Maintenon, trois de Buffon. M. Fontaine, après avoir passé en revue diverses ventes qui ont eu lieu jusqu'en 1836, range par ordre alphabétique les noms des personnages dont les autographes ont fait 1 objet d'une adjudication, et il en signale la valeur. Bien des pièces n'ont été payées que 1 à 5 fr. et ne méritent guère d'être mentionnées. Voici du moins quelques indications :

Anne de Bretagne, 60 Tr. -^ Boileau, Si et 95 fr.

— Le grand Gondé, 72 fr.— Coligny, 61 et 7! fr. •—Pierre Corneille, 101 fr. — Gabrielle d*Estrées, 410 fr. — Guise (le duc de), 80 fr. ^ Henri IV, 40, 103 et 205 fr. - Kepler,|71 fr. —Louis XIV, 50 à 45 fr. — Louis XVI, 125 fr. — Malherbe, 100 fr.

— Marie Stuart, 154. 255 et 300 fr.— Marie Antoinette, 81 et 120. — Sales ( saint François de ) 70 àl26fr.— Saie (le maréchal de), 40 et 61 fr.

— SéTigné (M»« de], 45 et 56 fr. 50.— Saint Vincent de Paul, 36 à 79 fr. — Sully, 73 et 106 fr.

H. Fontaine mentionne les amateurs qui se faisaient remarquer à Paris il y a vingtcing ans par leur goût pour les autographes ; il sign(|le :

MM. Baudot, Bérard, Boutron-Gbarlard, Capelle, Cbassiron, Chàteau-Giron, de Gontencin, marquis de Dolomieu, Duchesne, Eimery, marquis de Fiers Fossé d'Ârcosse, Tabbé Lacoste, Lalande, comte de Montesauiou, Morel-Vindé, colonel Manrin, Piiérécourt, Villenave ( collection très-nombreuse. )

Plusieurs des collections dont nous venons de citer les propriétaires ont été dispersées depuis 1836, entre autres celle de M. de Pixérécourt qui contenait des pièces fort curieu^s et qui a été, en 1841, livrée aux chances des enchères. Nous lisons dans la Préface que cet * amateur mit en tète de son catalogue les lignes suivantes :

a Les autographes n'étaient point réunis en collections il y a quarante ans. On rencontrait quelquefois dans les ventes de livres un ou deux volumes dans lesquels le propriétaire avait rassemblé pèle-méle une centaine de lettres plus ou moins curieuses, et fort étonnées, le plus souvent, de se trouver ensemble. C'est à la vente de Tabbé de Tersan que j'ai vu, pour la première fois, un casier assez étendu rempli de cartons qui contenaient des autographes. C'est aussi dès cette époque (vers 1803) que j'ai conçu la pensée

d'^outer des lettres autographes à mes livres. >»

On trouve des renseignements fort curieux dans un ouvrage de MM. Lalande et Bordier, lequel touche à des questions délicates dont nous n'avons pas à nous occuper : Diction^ naire de pièces autographes volées aux biUio* thèques publiques de France^ précédées d'ofrêervations sur le commerce des autograokeê. (Paris, 1851, in-8.) •

De 1836 à 1850 il y eut à Paris 95 Tentes spéciales d'autographes comprenant 58000 pièces, et ce n'est la qu'une partie de ce qui s'écoula aux enchères. Le commerce des autographes prit alors une extension qui ne fut point exempte d'abus. Des lettres intimes, des pages tracées par des personnages vivants et qui auraient dû rester ignorées, furent offertes au premier venu, annoncées avec éclat. De faux autographes furent mis en circulation, tout comme on a fabriqué de fausses médailles et de prétendus tableaux de maîtres célèbres.

La faveur du public en s'attachant aux autographes, en leur donnant une valeur qu'on ne soupçonnait pas jusqu'alors, a stimtué les recherches et a lait sortir bien des pièces des asiles où elles étaient cachées. D'un autre c6té« des soustractions nombreuses ont incontestablement été commises dans les dépôts publids : le Dictionnaire, dont nous venons de citer Je titre, abonde en preuves à cet égard.

Bien supérieur au Manuel de M. Fontaine et bien plus complet est l'ouvrage de MH.Guenther et Schulz, publié à Leipsig en 1856 : Handbuch fur Autoaraphen^sammler (llanuel du collectionneur d'autoçraphes); vi et 289

f)ages, in-8. Il mériterait d'être traduit en rançais, avec les modiûcations nécessaires. Nous lui emprunterons du moins l'indication des prix auxquels se sont élevées dans des ventes, en général récentes, des pièces émanant de personnages célèbres à divers titres :

Albe (le duc d'), mort en 1582, 30 fr. en 1848, 1 1. 6 sb.

Alexandre 1'% empereur de Russie, eu 1843, lettre autographe de 2 pages, 43 fr» 50.

Alfieri, poète italien, mort en 1803; en 4834, 7fr.; enl843, !7fr.

Anne de Bretagne, reme ae France, morte en 1514 ; en 1833, 16 et 60 fr., en 1843, 19 fr. 50.

Anne d*Au triche, de 9 à 25 fr. en diverses ventes.

Beaubarnais (Eugène), vice-roi d'Italie, 5fr. 50 à 21 fr.

Berri (le duc de), assassiné en 1820; 69 fr. en

Bèze (Théodore de), mort en 1605; 25 fr. en 1827; 33 fr. en 1837; une quittance autographe signée, 25 fr. en 1843.

Billaad-Yarenne, conventionnel, mort eh 1819, lettre autographe signée, de 3 pages ; 44 fr. en

Blucber, général prussien, mort en 1819, lettre autographe signée; 45 fr. en 4843.

Boileau-Despréaux ; en 1829, 95 fr. ; en .1848, à Londres, deux lettres, 2 1. st. chaque.

Bolivar, mort en 1850, lettre autographe signée, 2 pages; 58 fr. en 1843.

Bonaparte, Joséphine, j)remière épouse de Napoléon ; 10 et 15 fr., lettre signée en 1851 et 18d3 ; 40 fr., lettre autographe d*uue page, en 1843.

un eu

47 AliT DICTIONNAIRE

BoMparte ( Nipoléon K empereur, oiTenes kltreft ou pièces ; It à 44 fr.

Bonaparte (Na|K>Iéon II, duc de Reicbstadt), lettre autographe signée ; 5i fr. en 1845.

Boerbaave, célèbre médecin, mort en 1738; 16 fr. en 1845.

Bossuet, diverses lettres autographes; 14 à 45 fr.

Bourdaloue, mort en 1704; 41 fr. en 1822; 51 enl8?4; 71 en 1856.

Brahé (Tycbo de), célèbre astronome, fragment autographe signé, d^une page, 110 fr Biail845.

Buffon, diverses lettres ; de 5 à 29 ^^r* ^*

Buonarotti ( Michel-Ânge ), mort en 1564; une lettre autographe signée, fut adjugée à 80 riidales (304 fr. ),en décembre 1854.

Byron, célèbre poète anglais, mort en 1824 ; une lettre autographe signée, de 6 pages, 80 fr. en 1845 ; à Londres, 4 lettres adjuge de 1 1. 4 sh. à 1. 14 sh.

Calvin; en 1835, une lettre de 12 lignes autographe, sianée, 153 fr. ; en 1848, une autre lettre , 9 1. st. 7 sh.

Carrache (Louis), peintre, mort en 1619; une lettre autographe signée, d*une page gr. in-folio ; 150 fr. en 1845.

Catherine II, impératrice de Russie, lettre autographe sicnée, de 5 pages in-4 ; 87 fr. en 1845.

Chantai ( sainte Françoise de ), morte en 1641 ; deuK lettres autographes signées, 50 et 60 fr. en

Chapelain, poète français, mort en 1674, 29 fr. en 1855; 50 fr. en 1845.

Christine, reine de Suède, morte en 1689; pièce signée, 15 fr. 50 en 1835; lettre signée, 7 fr. 50 en 1854 ; lettre signée, avec 6 lignes autographes, 21 fr. en 1845.

Coligny (Pamiral de), 7 lettres autographes signées, vendues 27, 40, 41, 61, 71 et 100 fr.

Corday (Charlotte) ; en 1855 on a adjugea 770 fr. une Adreue au peuple, fragment de quatre pages, écrit de sa main, et saisi sur elle lorsqu'elle venait de frapper Marat. On ne connaît que 5 ou 4 autographes de Charlotte Corday.

Corneille (Pierre), lettre autographe signée, 101 fr. en 1854.

Corneille (Thomas), billet autogr. signé, 30 fr. en 1855.

Crébillon, mort en 1764 ; deux lettres autogr. signées; 40 et 45 Ir. en 1822 et 1829; une pièce signée, 6 fr. en 1851.

Cromwell, lettre autogr. signée; 70 fr. en 1855; une autre lettre autogr. signée, 22 1. st. 1 sh. ( 555 fr. environ ) ; en 1842, une pièce avec une signature (OftoerP. ) 2 L 10 en 1848.

David, peintre français, mort en 1825, 4 lettres antogr. signées; 6 à 20 fr. 50.

Descartes, lettre autogr. signée, 105 fr. en 1845; autre, 28 rixdales en 1848.

Ducis, poète français, diverses lettres ; 9 à 22 fr.

Uttguay-Trouin, pièce signée, 10 fr. 50 en 1855; 100 fr. lettre autogr. signée, 4 pages, en 1845.

Durer (Albert), peintre, mort en 15^; une lettre de recommandation de 6 lignes ; 100 rixdales ( 580 fr. en 1856 ).

EMzabeth, reine d^Antfleterre , lettre signée, 27 fr. 60 en 1855; 5 1. 12 en 1848, leUre autogr. signée; 2 1. 10 document sijg;né.

Elcerier (Daniel), Imprimeur, mort en 1680; lettre autogr. signée, 222 fr. en 1855.

Enghîen (le duc d'), fusillé en 1804; lettre autogr. signée, 100 fr. en 1845.

Epée ( Tabbé de T K bienfaiteur des sourds*muets * *ettre autosr. sign^, 79 fr, en 1845.

Erasme, lettre autogr«8ignée ; 54 florins en 1847 ; 4 1. st. 10 sh. en 1841l

AUT

Eugène (le prinee ), mort en 1 7^ ; lettre a«togr. signée, de 4 pages ; 120 fr. en 1845.

Ettler, célèbre mathématicien, mort eu 1785, lettre antogr. signée, 5 pages ; 80 fr. en 1843.

Fénelon, diverses lettres; 14 k 57 fr. ; une lettre autoar. de 5 pages, 507 fr. en 1843.

Fleury (le cardinal de), mort en 1743 ; diverses lettres. 6 à 19 fr. 50.

Fontenelle, mort en 1745; diverses lettres. 11 i45fr.

Fox ( Charles ), homme d*Etat anglais, mort ea 1806; lettre de 2 pages, 55 fr. en lâ3.

Franklin (Benjamin ) ; deux lettres, 17 et 54 fr. Sa en 1854 et 1845 ; une autre, 42 fr. 50 en 1856.

François ^^ roi de France ; pièces signées, 5 i

20 fr. ; lettres signées, 18 à 56 fr. ; lettre autogr. signée, 90 fr.

Frédéric II, roi de Prusse, mort en 1786; lettres autogr. signées, 41, 61, 85 et 90 fr. ; pièce signée, 6 fr.

Galilée; lettres autogr. signées, 51 fr. en 1833: 399 en 1845; 208 en 1855.

Gessner, poète allemand ; lettre autogr. signée, 5 pages, 51 fr. en 1843.

Goethe, célèbre littérateur allemano, mon ea 1832; lettre autogr. signée; 45 fr. en 1834; um page autographe, 48 fr. en 1843.

Guise (duc de ), assassiné en 1588; 4 lettres autogr. signées, 16, 24, 52 et 80 fr.

Henri VllI, roi d'Angleterre ; leures signées, 20 àSOfr. ^

Henri H, roi de France; pièces signées, 5 à 24 fr.

Henri III , lettres autogr. signées, 20 à 50 fr.

Henri IV; pièces signées, 5 à 15 fr. ; lettres siffiiées, 19 à 22 fr. ; lettres autographes, 50 et 205 fr.

Henriette Marie, reine d'Angleterre, morte en 1669; 5 lettres autogr., 50, 55 et 76 fr. ; à Londres, 21. 5 et 21. 13.

Hume (David), historien anglais ; lettre auton-., 100 fr. en 1845.

Jacques II, roi d'Angleterre; lettres signées,

21 et 50 fr. ; lettre autogr. d'une page, 43 fr. en 18i3.

Jeanne de Navarre, mère d'Henri IV ; lettres autogr. signées, 50 à 46 fr ; lettre autographe d'une page in-folio, 122 fr. en 1843.

Kant, philosophe allemand, mort en 1804; leUres autogr. signées, 141 fr. en 1843.

Kepler, astronome, mort en 1650; 71 fr. en

KIopstock, poète, mort en 1805; lettre autogr. signée, 4 pages, 68 fr. en 1845.

La Chaise (le Père), 11 et 17 fr. en 1854.

La Fayette ( Madame de ) romancière, morte en 1695; lettre autoaraphe, 19 fr. en 1854; lettre autogr., 40 fr. en 1835.

La Fontaine, le fabuliste, 400 fr. en 1834 ; une lettre autogr. signée, de 5 pages, 550 fr. en 1845.

La Harpe, littérateur, mort en 1805, 22 et 50 fr.

La Pérouse, navigateur, lettre autogr., 15, 28. 35 et 42 fr.

La Rochefoucauld (le duc de), mort en 1680» lettres autogr. signées, 65 et 95 fr. en 1853 et

Lavater, mort en 1799 ; 15, 20 et 51 fr.

Leibuitz, lettres autogr. ; 20 et 22 fr.; une de 5 pages, 93 fr.

Linné; lettre autogr., 17 et 30 fr.

Louis XI, roi de France ; pièces signées, 10 à 21 fr.; lettre autogr. siffiiée, 51 fr. en 1834.

Louis Xll, pièces ou lettres signées, 5 à 21 fr.

Louis XllI ; deux lettres autogr. signées, 25 et 55 fr. en 1833 et,1843.

Louis XIV ; lettres ou pièces signées, 7 à 27 fr. ; lettres autogr. signées, 15, 22, 45, 46 fr.

ADT

DB BIBUOLOGIE.

AUT

IV; lettres autogr. signées, 13 à ^ fr.50;

de 15 lignes signé, 57 fr. en 1843.

XYl ; pièces siffnées, 5 à 9 fr. ; lettre lignée, i25 fr. en i«2i ; à Londres, 3 lettres liftnées, I 1. 13 sh., 2 l. 2 et 3 1. 1^ xVill ; lettres aotogr. signées, 12 à 25 fr. ; e d*une page in-4, 91 fr. en 1845.

-; lettres autogr. signées» 156 fr. en 1853; I. st. en 1847; 1i7 ttorins en 1847 ; 45 en 1855. Une lettre latine de 4 pages a nt été payée de gré à gré en Allemai^ne laies. (Les autographes de Luther, trèsés des amateurs allemands, sont fort A bibliothèque royale de Berlin possède ( lettres ; douze sermons autographes sont la ï d*un avocat hongrois, P. Raksanyi.) ibourg (le maréchal de), mort en 1685; utogr. signées, 9 et 20 fr.

on, mort en 1707 ; lettres aotogr. signées,

fr.

ivel» publictste italien; 34 rixdales en

mon (M<n* de), lettres autogr. signées, tO, 56 fr.; à Londres, 1 1. 13 et 3 1. 3. rbe, mort en 1628 ; lettres autogr. signées, m 1835; 100 fr. en 1843; 2 1. st en 1848. ; une lettre d*une page signée : Jfaral, peuple, Paris 29 may 1790, 99 fr.

au, général français, mort en 1796; 61 fr.

erite de Valois, reine de France, morte ; pièces avec signatures, 5 à 19 fr. ; lettres

signées, 28, 39, 42, 46 fr. ; à Londres, 12 en 1847.

erite de Valois, reine de Navarre, morte ) ; lettres signées, 15 et 16 fr. ; lettres (ignées, 50 fr. en 1829, 201 fr. en 1843. Antoinette; lettres autogr. signées, 51,81,

fr. ; à Londres, 2 1. sh. 8 sh., 5 1. 2.

Leckzinska, reine de France, lettres signées, 37 fr. en 1843, 1 K st. 14 sh. en

de Modène, reine d'Angleterre, morte en ne lettre de 2 pages signée M. R., 3 1. st. n 1848.

Stuart, reine d*Ecosse; lettre signée, A 1835 ; 300 fr. en 1831 ; 235 fr. en 1833; en 1834; lettre aiitogr. à Philippe II, en 1847 ; une lettre en français de 2 pages, )n 1848; une lettre avec signature, 2 1. 13 ; itogr., 70 rixdales en 1855.

)nserve à la bibliothèque Impériale, à n* 8660, un manuscnt contenant 63 latines écrites de la main de Marie vers la fin de Tannée 1554, lorsqu'elle )uze ans. Ce sont des thèmes qu'on lui *aire pour l'initier h la langue de Cicétexte français sur lequel elle s'exerécrit au verso des feuillets.

•Thérèse, impératrice d*Autriche; pièces

7 fr. et 5 Qorins; lettre autogr. signée,

e, 121 fr. en 1843.

jrough, général anglais, mort en 1722,

utogr. signées, 49 et 65 fr.

Ion ; lettre autogr. signée, 2 pages, 80 fr.

' (le cardinal), lettre autogr. signée,

in (le cardinal), lettres avec signatures,

.; lettres autogr. signées, de 15 à 64 fr.

Is ( Catherine de ) ; pièces sisnées, de 7 à

lettres autographes, 20 à 35 ir.

is (Laurent de), mort en 1492 ; lettres au-

75 fr. en 1843 ; 91. st. en 1847.

is (Marie de), reine de France ; 21 à 22 fr.

Mélanchtcm, Mnî de Luther, mot} en 1560, lettres autogr. signées, 5 1. 15 sh. en 1848; 9 à 12 rixdales.

Mirabeau, lettres autogr., 8 à 29 f^.

Molière.

On ne connaît nulle lettre autographe de cet écrivain célèbre» et il serait difficile de prévoir jusqu'à quel prix on en adjugerait une , s'il venait à s'en offrir dans une vente publique à Paris. On ne connaît encore que des quittances avec sa signature; deux se sont adjugées, à Paris* 450 et 326 fr., en 1853 et 1854; une autre, 12 I. st. 10 sh., en 1848. A la vente de la bibliothèque dramatique de H. de Soleinne, en 1844, un exemplaire d'une tragédie de Corneille, 1651, in-4% fut annoncé (n* 1147) comme avant les noms des acteurs écrits de la main de Molière , en regard des personnages de la tragédie (26 noms). Quoique cette attribution ait été contestée, ce volume est signalé, sur le Catalogue en question , comme aj^ant été adjugé à 529 francs. H. Guérard avait trouvé à la bibliothèque du Roi une sorte de minute du dernier des placets mis en tète du Tartufe. Elle a été copiée dans V Isographie; mais les meilleurs juges ne la regardent pas comme étant de la maia de Molière.

Moncrif, poète français, mort en 1770, 15 à 18 fr.

MontecncuUi, général autrichien, mort en 1680, lettres autogr. signées, de 2 pages, 67 fr. en

Montesquieu ; pièces sianées, 7 fr. Lettres autogr. signées, 9, 15 et 28 fr. ; une lettre de 5 pages in-4, 81 fr. en 1845.

Montfaucon, bénédictin, 8 à 21 fr.

Montmorency (le connétable), mort en 1567 ; pié* ces signées, 8 a 22 fr., lettres autogr. signées. 16 à 45 fr.

Moore (Thomas), poète anglais ; lettres autogr. signées, 45 fr. en 1843.

Moreau, général français, mort en 1815, 4 k 12 fr.

Momay (du Plessis), mort en 1623; lettres autogr. signées. 20, 35, 35 fr.

Morus (Thomas), chancelier, pièce signée, 30 fr. en 1^5.

Mozart, musicien célèbre; lettres autogr. signées, 2 1. 7 sh.; 28 florins, 15 à 20 rixdales. Une me$$e écrite de la main de Mozart fut offerte, à Vienne, pour le prix de 1200 florins, et la partition autographe de don Juan a été vendue pour la somme énorme de 2000 livres sterling.

Murât, roi de Naples, lettres autogr. signées, 5 à 12 fr.

Necker, ministre de Louis IVI, lettres autogr. signées, 10 à 14 fr.

Nelson, amiral anglais, mort en 1805; lettres autogr.,! 1. st. 1; 11. 3; 1 1. 15; 120fr.en 1843.

Newton, 3 1. 17 et 4 1. 8 ; 97 fr. en 1853.

Ney (le maréchal), 4 à 20 fr.

Nicole, mort en 1695, 16 et 30 H*.

Orléans (le duc d'), frère de Louis XIII, mort en 1660 ; lettres autog. signées, 10 à 32 fr.

Orléans (le duc de), fils de Louis-Philippe, mort en 1842, 36 fr.

Orléans (Marie d*), fille de Louis-Philippe, morte en 1839; 150 fr. en 1843.

Oriéans (Philippe d*), régent, 9 à 16 fr.

Paré (Ambroise), chirurgien célèbre, mort en 1590 ; pièces signées, 15 et 63 fr.

AUT

DICTIONNAIRB

AUT

Paol I*% empereur de Russie» lettres autogr. •ignées, 21 et 41 fr.

Peno, fondateur de la secte des Quakers, lettre autogr. signée, 4 I. 10 en 1848.

Philippe 11, roi d'Espagne, lettre autogr. signée (yo el Ré), 2 pas. in-folio, 48 fr. en 4845.

Polignac (cardinal de), mort en 1741, 8 et 39 fr.

Poniatowski, général polonais, mort en 1813, S0fr.en1853.

Pope, poète anglais, lettre autogr. de 4 pages, 106 fr. en 1843.

Poussin (Nicolas), peintre, lettres autogr., 3 1. 4 et 31. 5, en 1843 et 1844.

Rabelais, mort en 1533, lettre autogr. signée, 210 fr en 1853.

Racine (Jean), lettres autogr. signées, 39 fr. en 1826, 400 fr. en 1855 ; fragment de son Hiêtoire de Port'Royal,^ pages, 82 fr. en 1843.

Raphaël, mort en 1520; lettre autogr. signée, 350 fr. en 1853.

Rancé, fondateur de Tordre de la Trappe, 23, 26 et 50 fr.

Réaumur, naturaliste, 6 à 10 fr.

Régnard, poète français ; lettres autogr. signées, 15fr. en 1829; 70 fr. en 1834.

Rezt (lecardinal de),1 1 fr. en 1824 ; 90 fr. en 1843.

Richelieu (le cardinal), lettres signées, 5 à 14 fr., lettres autographes, 15 à 45 fr.

Richelieu (le maréchal), lettres autogr. 15 à 26 fr.

Robertson, historien anglais, lettres autographes, 26 et 28 fr.

Robespierre, lettres autogr., 29, 30 fr. et 2 1. st.

Rousseau (Jean-Baptiste), lettres autographes,

10 à 27 fr.

Rousseau (Jean-Jacques, lettres autographes, 15 à 100 fr., 11. st.4à51. st.

Rubens, lettre de 2 pages, 61 fr. en 1843; à Londres 3 1. 5 et 31. 17.

Saint-Pierre (Bernardin de), lettres autogr. signées, 6 à 12 fr.

Saint-Simon (le duc de), mort en 1755, Il à 26 fr.

Saniiazar, poète italien, mort en 1530, lettre de 2 pages, 60 fr. en 1843.

Saxe (le maréchal de), lettres autogr. signées,

11 fr. 50,40el61fr.

Schiller, célèbre poète allemand, mort en 1805; lettres autogr. de 3 pn^es, 68 fr. en 1843 ; une autre 5 1. st. 1847 ; en Allemagne, 5 à 11 rixdales.

Scott (Walter); lettres autog. 16 fr. 50 et 47 fr.

Sciidéry (mademoiselle de), 21 fr. en 1834; lettre autogr. signée, 130 fr. eu 1843.

Sévigné (madame de) , 36 fr. en 1831 ,45 fr. en 1833, 60 fr. en 1856; 222 fr. lettre de 15 pages en 1843; 41. 14, 4 lettres en 1842.

Shakespeare, pièce signée, 145 1. st. en 1847.

Sorel (Agnès), morte eu 1450; pièce signée, 53 fr. 1824; lettre autogr. signée. 200 fr. en 1853.

Siaèl (madame de), lettres autogr. signées, 6 à 20 fr.

Sterne, écrivain anglais, mort en 1768 , lettre autogr. signée, 112 fr. en 1853.

Strafford (le comte de), décapité en 1641 ; 17 1. st. 17 sh. en 1851.

'^ Sully, pièces signées, 9 à 13 fr.; lettres autogr., 35, 73, |06,l2i fr.

Suwarow, célèbre général russe, mort en 1800, 21 5 fr. en 1853.

Tasse (Torquato); une pièce de 14 vers. 251 fr, en 184r»; une lettre autogr, 75 rixdales en 1856.

Tourville, amiral français, 8 à 16 fr. 50.

Turenne, lettres autographes, 12 à 26 fr.

Vendôme (le duc de), 7 à 10 fr.

Veronèse (Paul), 1 1. 11 et 2 1. 10 en 1848.

Villars(le maréchal de), 7 et 26 fr.

une

Vincent de Paul (saint), lettres autogr. signées, \ à li fr., une de 2 pages in-4., 230 fr. eu 1843; le autre 301 fr. en 18£ft.

Voltaire, lettres diverses, 12 à 87 fr. Washington, 21 fr. et 1 1. st. 13 sb.

Le Handbuch de MM. Gunther et Schob indique, sous le titre de Literatur der fac' simites , un grand nombre d'ouvrages ou se trouvent des reproduits, des signatures ou des passages tracés par des personnages célèbres. Ce travail pourrait être bien plus étendu; car le nombre des livres où se rencontrent des fac-siniile est considérable. M. de Reume, dans le Bulletin du bibliophile belge ^ en i signalé un assez grand nombre, et il nous serait facile d'en mentionner bien d'autres.

Nous nous écarterions de notre sujet si nous parlions des ventes d'autographes qui, comme celles de MM. Donnadieu et de Trémont, ont, dans ces dernières années, virement attiré Tattention des amateurs; noi» nous bornerons à parler d'une seule de ces ventes, celle du comte Georges Esterhazy, i faite en 1857 à Paris, qui fixa l'attention des amateurs. Elle contenait 792 numéros, qui

Îroduisirent la somiQe très-respectable de 8,160 fr. Une hausse remarquable fut constatée : une lettre, que le comte avait payée 13 fr. il y a quelques années, atteignit, à sa vente, le chiffre de 320 francs.

Une lettre du général Bonaparte , datée du quartier général de Tortone, écrite à son frère Joseph, et dans laquelle il manifeste la plus vive émotion à la nouvelle que sa femme était malade , est arrivée au prix de 1 ,000 fr.

Parmi d'autres prix considérables, on peut signaler :

Gonsalve de Cordoue — 305 fr.

Erasme 131

Marie Sluart 505 ; ^-: .

Montesquieu 100 (

Lope de Yega 250 i

Pierre !•' 155

Mlle de Scudéry 102

Yelasquez 225

Voir d'ailleurs le Bulletin du bibliophUe^ qui a publié (1857, pag. 195 et suiv.) des extraits intéressants de ces diverses lettres

L'usage s'est introduit de donner dans les catalogues importants d*autographes (et ceux que publie M. Laverdet font autorité en ce genre) de longs extraits des pièces qui sont offertes aux amateurs. Nous avons sous les yeux un catalogue qui vient d'être mis au jour, et qui est curieux sous ce rapport : c*esi celui de la collection d'autographes de feu M. Lucas de Montigny, conseiller de préfecture de la Seine. Grâce à des citations éten- 1 dues, 2,954 articles occupent 550 pages d'une impression serrée. D'ailleurs, cette collection mérite bien d'être devenue l'objet d'un travail aussi étendu; car elle est d'une haute importance. Des lettres de Catherine de Médicis et de Henri IIl, des papiers relatifs à Mirabeau et à la révolution française, sont des documents du plus grand prix. Nous indiquerons, en passant, deux pièces d'une date peu éloignée, mais qui nous semblent avoir une valeu* historique:

U s'agit d'abord d'un laisser-passer pour quatre caisses de fubils, délivré à Lyon le 28 avril 1848, par le commissaire du gbuver-

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