BAR
at provisoire dans te département du d. Où lit au-dessous : Aprouvex par frire varace de Ljfon. Le Juifèran C.
noce. A c6té, le sceau des Voraces.
) pièce non moins significative prouve rue le véritable collectionneur ne laisse échapper. M. Lucas de Montigny avait dans ses cartons un bulletin lancé par )mbes fblminarites sur la voie publique, VI : « Incendions jusqu*à ce qu'il n*y ait le résistance au juste partage des terres
récoltes. »
peut rattacher aux autc»çraphes les les imprimés qui portent Ta signature imes célèbres ou des notes de leur
main. Nous consacrerons à ce genre de curiosités un article à part au mot Liyrbs
ANNOTAS.
Le commerce des autographes a d'ailleurs souffert de la mauvaise foi de quelques industriels qui ont fabriqué de fausses pièces» en s*attacnant, comme de juste, aux noms lés plus célèbres. Des procès ont eu lieu è cet égard; ils ne sont pas de notre domaine. Nous avons vu un catalogue du docteur Kloss de Francfort, dont les livres firent vendus à Londres en 1835; un assez grand nombre de volumes portaient des notes de la main de Mélanchlon, disait-on, ce qui a été trèscontesté (7).
ilBIER (Antoine Alexandre). — Savant graphe, né en 1765 à Coulommiers, en 1825. En 1794 il fut adjoint au comité ruction publique de la Convention et é de recueillir dans les couvents et dans iblissements publics supprimés les livres lets d'art que le gouvernement répartisans différents diépôts. En 1798, il fut lé conservateur de la bibliothèque for- »ar le Directoire; après la chute de ce rnement, cette collection dont, sans , il avait fait peu d'usage, lut remise au il d*Etat ; elle resta sous la direction de er qui en publia le catalogue (1801-1803, . in-folio). En 1807, il fut choisi par ereur pour être son bibliothécaire par- ^r, et il lui adressa divers mémoires sur mets relatifs aux livres et à la littérali créa les bibliothèques du Louvre, de inebleau et de Compiegne. Après la Resion, il devint administrateur des biblioles particulières du roi, mais il fut desti- 1 1822.
épendamment du Dictionnaire desAno^ f , qui est son principal ouvrage, Barbier blié en 1807 la Nouvelle Bibliothèque homme de goût^ 5 vol. in-8; en 1812, Disêertation sur soixante tradi^tions aises de V Imitation; en 1820, un Exa^ :ritique et complémentaire des dictioni historiques les plus répandus (le tome I*' a paru). Il a fourni aussi un grand »re de notices à diverses publications diques, le Magasin encyclopédique , le ure^ la Revue encyclopédique, etc.
RBOU. — Célèbre famille de typogra-
français ; elle remonte jusqu'au com- «ment du xvi* siècle. En 1539, Jean 3U, établi à Lyon, donna une édition
poète alors fort à la mode. Clément
Afln de relever un peu la sécheresse des } qne nous venons de lire, aull nous ermis de citer, diaprés MM. Lalande et Bori|uelques couplets d*une chanson autogra- , composée vers 1841 et dont Tauteur est Inconnu. Elle a pour titre: Le marchand rgrapAes, circulaire aux amateurs^ et elle ne ue pas d'esprit.
Mes^earii, j*ai des autographes, De tout tenpt, de tout pajs,
Marot, et ce volume, petit in-8, exécuté en caractères presque gothiques, est fort précieux. Il s est payé 205 et 252 francs aux ventes Coste et Cailhava ; il est môme arrivé à 320 fr. , grâce à une riche reliure de Bauzonnet dans une vente en novembre 1847. Ce n'est pas d'ailleurs le premier volume où se lit le nom de Barbou ; des ouvrages latins, datés de 1536, offrent la môme particularité.
En 1580, Hugues Barbou niit au jour k Lyon une jolie édition en caractères italiques des Lettres de Cicéron h Allicus. Au commencement du xvin* siècle, une branche de la famille Barbou vint s'établir à Paris ; elle y exerça quelque temps d*une façon assez bbscure Fimprimerie et la librairie : mais en 1746, Joseph-Gérard Barbou commença à se faire un nom en continuant une collection d'auteurs latins, de format in-12; ce fût Tabbé Lenglet Dufresnoy qui eut l'idée dé remplacer ainsi les éditions elzeviriennes devenues rares dans le commerce ; quelques libraires en avaient publié divers volumes ; ils s'étaient ensuite refroidis : Barbou acheta le fonds des auteurs déjà publiés, et il y joignit un assez grand nombre d'autres (Plante, Tacite, Cicéron, Tile-Live, etc.). Plusieurs de ces volumes ont été réimprimés diverses fois; ïlmitatio Christi a paru en 1758, en 1764, en 1773, en 1789 (cette dernière édition est la meilleure), le Novum Testamentum en 1707 et en 1785. La collection est formée en tout de 70 volumes; elle est moins recherchée qu'autrefois, le nombre des éditions des classiques s'étant toujours multiplié. Joseph- Gérard Barbou eut pour successeur, en 1789» son neveu Hugues Barbou, qui se borna au commerce plus lucratif que brillant des ouvrages destmés aux études des collèges. \i
Signatares et paraphes, Qoe je vends, non garantis.
Je ftts Tenir a Astraxan Les papiers de Gengis-Khao, Et du couvent du Tbabor Un Nabucbodonosor.
Cet autographe si beau E^t du fameuY Mirabeau :
l\ est écrit tout enUer D« la min de son porUei.
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OICnONNAIRB
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mourut en 1808, et son fonds fut acquis par Auguste Delalain, libraire des plus connus dans la spécialité que nous venons d'indiquer.
BASKERVILLE, John. — L'un des plus célèbres imprimeurs anglais; né en 1706, il mourut en 1775 à Birmingham où il s'était établi. Il avait commencé par être maître d'école. Il grava et fondit lui-même ses caractères, auxquels il donna une rare élégance , et il employa le premier le papier non filigrane ou panier vélin. Ses éditionsse distinguent en général par une noble simplicité et par l'absence des ornements superflus et des vigneltes qui étaient alors à la mode. Son Virgile de 1757, l'Horace de 1762 (fort correct), le Juvénal et le Perse, 1761, la Bible en anglais sont de vrais chefs-d'œuvre.
On estime VOrlando furioso^ 1775, 4 vol. in-8 ; les gravures sont de Bartolozzi : cette édition fut exécutée pour compte du libraire Molini ; il fut tiré cent exemplaires in-4 qui trouvèrent immédiatement amateurs et qui, en Angleterre, se sont adjugés, reliés en maroquin, de 10 à 21 guinées.
Le^ textes de ces diverses éditions sont corrects , mais Baskerville se contentait de réimprimer avec soin une bonne édition, et il ne se préoccupait point d'y joindre les travaux de quelques erudits susceptibles de donner un mérite nouveau au volume qu'il mettait au jour. Aujourd'hui on a cesse de rechercher ses impressions, on ne se contente pas dans les éditions des classiques du seul mérita de l'élégance, et il faut £youter que les grands formats sont tout à fait passés de mode. MM. Didot ont publié un Virgile, un Horace petit io-12, que chacun peut mettre dans sa poche, et qui n'auraient pas trouvé d'acheteurs s'ils avaient paru in-4.
BIBLE. — Il n'entre pas dans notre plan de donner une énumération raisonnée des éditions les plus remarquables des livres saints en diverses langues. Cette énumération complète se trouve dans le tome I*' du Diction^ naire de Bibliographie catholique , et quant aux éditions précieuses, elles sont signalées dans le Manuel du libraire. Cependant nous croyons devoir placer ici au sujet de divers volumes rares ou remarquables à certains égards, des indications qui ne sont pas dans le Manuel. Nous commencerons par les Bibles polyglottes. La première est, on le sait, celle publiée à Alcala, en 1514-1517, 6 vol. in-fol.
:empl. payé inan a passe dans la Bibliotheca grenvilliana. Voiries détails bibliographiques que donnent I). Clément, Bibliothèque curieuse^ t. IV, p. 158; Gachard, dans le Bulletin de VÀcadémie de Belgique, t. XIX, p. 280, le catalogue Silvestre de Sacy, tom. 1, p. 401-404. — Dibdin donne, dans son Introduction to classics, un fac-siraile du caractère ; il nous apprend qu'il ya 4exempl.dans les bibliothèques d'Oxford, 6 dans celles de Cambridge, et que l'exempl. relié aux armes du président de Thou appartient k l'évoque de Durham. Quant
aux contestations au sujet du mérite cH de cette Bible, il en est amplement que dans l'ouvrage de Walch : Neueste Relie Geschichîe, t. IV, p. 428-490.
BUflia ffolyglotta, Anvers, Plantin, 1569-73
Voir Clément, /. c, t. IV, p. 176, u'une notice de M. Scheller, rédigée d' es documents espagnols, et publiée di Serapeum (Leipzig), 1845, n. 16; 1847, i 1853, n. 11. L'édition fut tirée à 1200 exe dont 10 sur çrand papier impérial , 3( napier impérial, 200 sur papier fin de 1 940 sur papier royal de Troyes ; les app qui occupent les tomes VI, VII et VIII n rent tirés au'à 600 exemplaires. On peut consulter le Catalogue des livres sur ^
f)ar Van-Praet,t. I, p. 1, et les Annal 'imprimerie plantinienne ; un bel exem| grand papier, aux armes du présidei Thou est déposé dans la bibliothèque d( Spenser.
Quant à la Polyglotte imprimée à 1 1628-42, 9 vol. in-fol. , consulter Le I Biblioth. sacra, p. 27 (éd. 1723, p. 18 Catalogue Silvestre de Sacy, t. I, p. 404 et surtout un travail de M. Auguste Bern Les caractères orientaux de la polygi inséré dans le Bulletin du biblio belge, t. XII, p. 337-360 et p. 390- Nous dirons peu de chose de la polyj publiée à Londres en 1657 par les soii docteur Walton ; l'épître dédicatoire,adri à Charles II, ne se trouve que dans un petit nombre d'exemplaires (dans qi seulement, à ce que dit Dibdin , Bibho phical Decameron^ t. m, p. 432); elle > réimprimée dans un autre ouvrage de Di {Introduction to the greek and latin cl€u p. 22-237 , et dans les Memoirs of B.
Walton by Todd, p. 68. De beaux exena res avec le Lexxcon de Castell, se sont p de 40 à 52 livres sterl. dans diverses ve faites à Londres; le libraire Edwards avait un relié en maroquin qui a été adju 61 liv. st.
Signalons ce qui concerne quelques bies en hébreu.
Biblia bebraica, Soitdnt, anno minorls supc tionis. 248 (1488) in-fol.
II parait qu'on ne connaît qu'une douzi d'exemplaires de ce très-précieux volu 11 s'en trouve deux à Rome, un à Florei dans la bibliothèque Laurentienne, un à ford , dans la bibliothèque Bodieyer Marsh, dans sa Bibliothèque sacrée, a la peu de chose à dire de nouveau au sujel cette édition. Ce n'est pas cependant, cou on l'a dit souvent, la première édition d Bible en hébreu, car il existe dans la bib thèque du collège d'Ëton un exemple unique du second volume d'une édition térieure : Tertia pars Bibliorum quam l lubim vocant Ebrœi, cum commentariis r binicis. Neapoli, 1487, 2 vol. in fol. Consu d'ailleurs le livre de Schulz : Vollstdn gère Kritik Uber die vornehmsten Àusga der hebràischen Bibeln, Berlin, 1766, in
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DC KBLIOLOGIE
itnrrage de Samuel Davidson : Tke Heiext of tke fifto Testament revùed from al sources^ Londres, 1856, in-8*.
ia Hebrai€a, s. 1. ni d. {Neapoli^ yen 1491).
exemplaire sur vélin a été payé 135 1.
la vente du duc de Sussex; un auit partie de la collection formée à Par- •ar H. de Rossi.
3rixiœ (U94), fol.
tion aussi incorrecte oue celle de i486, 254 dont elle diffère beaucoup.
Pùaun, 271 et 277 (1511-17).
rareté de cette édition en fait le mé- ^ar elle n'est ni exacte, ni complète.
f^ffi«ttu,5278(1517), 4 vol. in-foU
li la première édition de la grande Bitbbinique de Bomberg avec ia masore.
latrième édition , Venise, 1568 (328), oins estimée que les précédentes ; celle le en 1617 est incoiTecle.
loues éditions plus récentes du texte al des livres de TAncien Testament, nt être signalées ici.
i«, Bragadini (1744), 2 vol. in-8.
tion rare que Marsh n'a point indi-
a, BàU, L. Koenig, 378 (1618), 4 parUes en n-fol.
ion estimée; elle a été publiée par ant hébraïsant Buxtorf, d'après l'édilise au jour à Venise, chez Bomberg, »7, mais avec des améliorations. On y ) les commentaires de divers rabbins, 'gum de Jérusalem et autres travaux en i sur l'Ecriture sainte. lYoy, le cala- Silvestre de Sacy, n* 201.)
a,Mantoae (1742), 4 vol. în-4*.
e ponctuée avec le commentaire rabbide Salomon Norzi au bas des pages ; ;e résulte de la comparaison de 60 mats ; elle n*est pas moins estimée des ens que desluifs. [Voy. le catalogue sus indiqué, n* 201).
Bibles grecques.
a Graeca, Venetih, Aidas (1518), in-fol.
exemplaire s'est payé 211 fr. à la vente ; un autre sur papier fort avait été ) 45 I. st. par lord Spenser en 1815, k ite des livres du duc de Devonshire.
Lte est divisé en chapitres et non en s.
s Tesumentum «rnecam, Romœ (1586), in-
ongs détails bibliographiaues sur cette 1 se trouvent dans la Bibliotheca Sus^ la, p. 236. On reproche aux éditeurs ivoir pas suivi avec assez de fidélité le Vattcanus; ils ont changé non-seule- Torthographe, mais aussi les leçons
toutes les fois qu'elles leur ont paru vi-« cieuses.
fd., Pranequerœ (1709), in-4.
Le soin apporté à l'impression du texte donne du prix à cette Bible. Les caractères sont uo peu petits, et on désirerait plus de netteté.
Id., Oxûtih (1707-20).
Belle édition faite d'après un manuscrit du Musée britannique et accompagnée de vignettes gravées. Les notes promises n'ont point vu le jour,
Id., Oxonii (1798-1827).
Belle éditi(m pour laquelle on a consulté 300 manuscrits. Divers journaux anglais lui ont consacré des articles étendus. (Voy. VEcclectic Review, t. II, le Classical Journal, t. IX et XIX).
Id., Pariiiiê (1839), 2 vol. in-8^
Edition qui, de même que celles qui sont données d*après le manuscrit du Vatican, ne contient pas quelques passages (par exemple la fin du xxxm* chapitre de Jerémte), c^ui se trouvent dans d'autres éditions.
Voici quelques éditions récentes qui ont de l'importance :
Codex Ephrsemi Syri rescriplns, seo Fragmenta Veterîs Teslainenti e codice grœco Parisiensi celeberrimo , quinti ut videlur saeculi, etc., eruit Coiist. Tischendorf, Lipiiœ (1842-45), part, u , in-4.
Vêtus Testamentum, gnece, juxta LXX interprètes. Textnm Vaticanum emendatius éd., ar- Çim. et locos parall. not., proies, subi., etc., C. ischendorf, Ltpsto?, 1850, 2 vol. in-8 (1856), (edit. II correc. etemend.), 2 vol. în-8.
Vêtus et Novum Testamentum Gnece, ex anti-
2aîs$. codd. Vaticanis, éd. A. Mai us, itcmuB (1857), vol. in-4.
Cette édition a eu pour base des manuscrits de la bibliothèoue du Vatican, qui remontent à une date fort ancienne. Nous aurons occasion d'en parler.
Bibles latines.
Nous renvoyons à l'article Incunables les détails dans lesquels il faudra entrer au sujet des Bibles qui forment les premiers monuments de l'art tvpographique ; nous aurons aussi l'occasion ae parler ailleurs de la Bible de» pauvresy qui ne saurait aujourd'hui être achetée aue par des personnages extrêmement opulents. C'est un recueil d'extraits de la Bible fait peut-(^tre dès le ix* siècle, en faveur de ceux qui, à raison de leur peu de facultés, ou pécuniaires, ou d'esprit, ou de temps, ne pouvaient point lire la Bible entière.
Il ne faut pas d'ailleurs confondre cette Bible avec un ouvrage composé par saint Bonaventure, sous le même titre, et gui, imprimé en 1490, in-4, sans nom de lieu, inséré avec d'amples développements dans la collection des ouvrages de ce Père [Rome, 1596, t. VU, p. 469-563), est un asaaiBblAKd
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d'extraits à l'asage des prédicateurs. Le Dtciionariwn Paupfrum, dont il existe plusieurs éditions (1498, 1504, 1510), est une production du même genre.
Le plan suivi dans la Biblia Paupensm s'explique facilement k une époque où peu de personnes sachant lire, on instruisait autant et plus par des peintures que par des écrits. Avant que cet ouvrage eût été imprimé, il en existait de nombreux manuscrits. Dans un de ceux que possède la bibliothèque Impériale, les livres de la Bible sont sommairement analysés en une ou deux phrases latines et françaises; chaque texte est suivi dune réflexion morale également en latin et en français, et chacun des articles, composé ainsi de deux parties, est accompagné de deux tableaux, dont Tun représente le fait historique et Tautre la leçon morale.
Diverses Bibles latines de la fin du xv* siècle tiennent encore un rang assez distin-
Î(ué parmi les curiosités bibliographiques, orsqu'elles se rencontrent, chose rare, en beaux exemplaires. Voici l'indication de
SLielques-unes avec renvoi aux ouvrages où les sont décrites :
li7!>, Veni$e, Fr. de ITailbnin et Nicolas de Frankfordin. Bibliotheca Spemeriana n" 14; Panier, 111,140, S!01.
1476, même ville el mêmes imprimeurs; Spens, nM9; Panzer, III, 115, 236.
1479, Veni$e, N. Jenson; Panzer, IH. 144, 3S2.
1480, Veniiêt OcUviusScoi. in-4; Panzer, III, 158, 481.
1480, Fmtif , François de Hailbrun in-4 ; Panzer, III, 153, 433.
1483, Venue, Léonard Wild de Ratisbona, in fol.; Panzer, U1, 165, 507.
Parmi la multitude des Bibles latines mises au jour au xvi* siècle, nous n'en citerons qu'une :
Biblia sacra cum daplici translatione et scholiis Franc. Yalabli, nunc denuo a plurimis quibusscaiebat erroribos expurgau, Salmanticœy 1582, 2 vol. in-fol.
Cette belle édition, peu commune, est imprimée sur deux colonnes, dont Tune représente la Vulgate en lettres rondes, et l'autre celle de Zurich, en italique , avec des notes attribuées à Vatable ; c'est la réimpression de la Bible de Robert Estienne, imprimée en 1545, 2 vol. in-8, mais corrigée et purgée des erreurs qu'Estienne avait introduites dans îes Scholia. David Clément, dans sa Bibliothèque curieuse, tom. IV, donne une notice fort détaillée au sujet de cette édition.
La Bible latine, imprimée à Anvers chez Plantin, 1583, 3 vol. in-fol., est assez recherchée. L'impression est très-belle. Des gravures de Crispin de Pas et autres artistes célèbres en rehaussent le mérite. On remarque une carte qui donne la distribution des tribus juives dans l'ancien monde e-t dans l'Amérique, et, circonstance curieuse, l'Australie est indiquée sur cette mappemonde.
Le goût de plus en plus déclaré des ama-
teurs pour les anciennes gravures sur bois a donné depuis quelque temps de la Toieur aux vieilles Bible$ illustrées.
L'abbé Zani, dans son Enciclopedia ddli belle arti, décrit un assez grand nombre d'anciennes Bibles latines illustrées de m- Yures sur bois. L'Ancien Testament, publié h Francfort chez les héritiers de Chr. Isge^ noiph, contient 171 figures avec un texte latin aundessus, un texte allemand au-dessous. La Genèse a 42 figures; ï Exode 85; les autres livres en ont beaucoup moins. Le Novum Testamentum^ Francfort, 1577, if à fait suite à ce volume, a 138 planches pour les quatre évanjjélisles, et 27 pour V Apocalypse : ces dernières sont toutes de la même main ; les autres sont d'un mérite très-ioégal et ont été gravées par divers artistes; elles ont servi à d'autres éditions de la Bible. Le frontispice d'une Bible imprimée à Nuremberç, 1565, est peu convenable; on y voit assis deux satyres mAle et femelle.
On recherche beaucoup la Bible latine publiée h Lyon par G. Roville, en 1563. L'Ancien Testament a 263 planches très-jolies , de petite dimension. La première est la création d'Adam; la dernière le Supplice des Machabées Les plus belles sont la Mort d'Abel , la Naissance^ de Jacob et d*Esaû. Le Nouveau Testament n'a point de figures; les planches de ce volume ont été reproduites dans divers livres exécutés è Lyon, notamment dans la Figure délia Biblia t7/uxtrate de stanze toscane, 1565. Au-dessous <ies figures, au nombre de 265, on lit huit vers italiens de Simeoni. La Biblia^ Lyon, Roville. 1566, in-fol. a 262 figures pour l'Ancien Testament; pas pour le Nouveau. Un très-beau frontispice gravé sur bois est orné de figures allégoriques qui n'ont point de rapport avec l'Ecriture sainte. Dans le haut sont Mars et Bellone (peut-être la Franco), sur un char attelé a'un cheval et d'un lion ; au bas, d'un côté, l'Envie qui se mord la main droite; de l'autre, la Fraude un masque à la main; au milieu, le Temps.