‹ Dictionnaire de bibliographie catholique, présentant l'indication et les titres complets de tous les ouvrages qui ont été publiés dans les trois langues grecque, latine et française, depuis la naissance du christianisme, en tous pays, mais principalement en France, pour et sur le catholicisme, avec les divers renseignements bibliographiques qui peuvent en donner l'idée la plus complèteChapitre 108 sur 137 · LIV · texte numérisé non relu

LIV

trace. Cela les place donc jusqu'à nouvel ordre, dans Téchcile de la rareté, au-dessus des livres dont on connaît du moins un exemplaire. Nous raenlionnerons un petit nombre de ces productions devenues absolument introuvables.

Le P. Leiong, dans sa Bibliothèque Atâtorique de la France et d'après lui deux bibliographes modernes, M. Weiss et Bouchot, attribuent à Etienne de la Boétie , célèbre par Tamitié de Montaigne et par son traité de la Servitude volontaire, un ouvrage intitulé : Historique description du sauvage et solitaire pays de Médoc, imprimé à Cordeaux chez Millanges, en 1593, in-12. Leloog ajoute : « On a joint à ('elt(; description quelques vers du môme auteur qui ne se trouvent pas dans l'édition qu*avait donnée de ses œuvres Michel de Montaigne. » Cette Des^ cription a été inutilement cherchée dans toutes les bibliothèques publiques de Paris; elle n'existe point dans celle de Bordeaux ; et M. Beuchot, en annonçant dans \e Journal de la librairie y janvier 1836, un ouvrage sur le Médoc, ajouta une note par laquelle il priait les personnes qui posséderaient le livre de la Boétie de le lui faire connaître, mais cette invitation est demeurée sans résultat.

L'abbé Baurein a parlé de cet ouvrage dans ses Variétés bordelaises ^1785, t. IV, p. 253) : il dit qu'une personne de lettres, exerçantavecautantde capacité que de distinction une profession aussi honorable que laborieuse, lui a donné connaissance de l'existence de ce traité, mais qu'il ne l'a jamais vu.

Une édition des Petrarcœ Triumphorum^ Lucœ, H77, in-fol., est regardée comme le [)remier livre imprimé à Lucques, mais on n'en connaît pas maintenant un seul exemplaire.

Un bibliographe du xvi' siècle, Duverdier, signale dans sa Bibliothèque françoise des livres qu'il avait vus sans doute, mais qu'aujourd'hui il est impossible de retrouver; dans ce nombre figurent les Stratagèmes , c'est-à-dire Prouesses et ruses de guerre du preux et très-célèbre chevalier Langey, traduit du latin de Fr. Rabelais par Claude Massuau, Lyon, S. Gryi»hius, 1542, in-8.

C'est encore*à Duverdier qu'on doit la seule trace qui nous reste de l'existence d'un livret intitulé : le Très-éloquent PandarnasfM«, fils du vaillant Galimassue, Lyon, Olivier Arnouller, in-8. Cette facétie, évidemment inspirée par l'histoire de Gargantua, a disparu^ ainsi qu'un autre opuscule, également signalé dans la Bibliothèque françoise €t qui a été, nous le savons, l'objet de recherches fiVâSsi persévérantes qu'infructueuses : Devis Poictevin dicté à Tholose^ aux jeux Floraux y 1553.

Cinq éditions originales de divers écrits de Boileau parais.veiil aujourd'hui perdues. (Voy, V Essai bibliographique de M. Berriat Saint-Prix mis en tôle de l'édition de 1830, j>. nxxv et ccxj ) Parmi les livres d'une rareté constatée ii

DICTIONNAIRE LIV lia

faut mentionner ceux dont l'impression di pas été achevée. Nous avons déjà indiqué quelques ouvrages qui se trouvent dans ce cas, mais il est facile d'en mentionoer quelques autres :

Les Annales célestes du xvii« sièeU^ par Kip , ouvrage comuieiicé en 1756, repris en 1786, iii en 4798 et dont il n^a été pablié que 361 pifes contenant les années 1601 à 1685.

Maine de Biran, Mémoire sur ta décomponim ù la pensée humaine. (Ce iravail fut couronné eu 1807 par TÂcadémie de Berlin ; Timpression fut tonmencce, mais on Tintcrrompii après le Uragede quelques feuilles. )

Epiitolœ iUustrium 'et eritdiiorum ad Sorberim, Paris, 1669, in-12. (Il n^xiste de ce Uvreqiu fragment commen^nt à la page 435 el ftnissaDt à la page 600 ; el qui n*a été tiré quà peiil nombre. Une noie du catalogue Barbier nous apprend ^ les i32 premières pages restées manuscrites soai à la bibliothèque du Roi, et rexemplairc signalé à ce cataloffue fut payé 2i fr. ; son propriéuire raraii trouve pour 25 centimes.)

Heraeus (C.-G.^, Numitmata recentiora in-fol (Ouvrage resté inacucvé ; il se compose de 65 planeb» gravées à Nuremberg en 1729 et représenuotdes médailles du cabinet de Fempereur Charles VI.)

IJebert, Galerie du Luxembourg^ 1829. (Ceueptblication devait avoir 12 livraisons, mais il o^eaa été mis au jour que 8. )

Correspondance du cardinal de Tendu et 4e m sœur avec le duc de Richelieu , 1 790, in-8. — Ce volume devait être le premier d*une collectioa àt Mémoires, mais il n'a pas été achevé, et il n a qae 584 pages, la dernière feuille n'ayant paséié tirée. Le libraire Chardin en possédait un exemplaire sir peau vélin. (Voy. le second CaUlosue de VanPraeL t. Il, p. 261)

Le savant docteur Askcw avait entrepris une édition d^ Eschyle ; il y renonça, el s'en tint à un Spécimen publié à Leyde en 17i6, in-4., devenu aujourd'hui inirou\able; un exemplaire ligure dans la Bibliothea Grenvilliana, o(x nous rencontrons au^M 20 pages d'une History ofHolderness, par William Dade, el les 172 pages du loni. rde V m s tory of ihe county of Middlesex [wr Luke Pope; c'est tout ce qui a paru do ces deux ouvrages.

Nous rencontrons au Catalogue Siiveslfe de Sacy,n* 107, l'indication d'un ouvrage de M. le Prévost d'Iray : VUercule thébain. Paris, 1817, in-8 : exemplaire peut-èire unique d'un livre qui n'a jamais existé qu en épreuves.

Ce Catalogue offre encore, n* 2709 : De Johannis Uyrcani Hasmonœi hebrœo^sanuuiticc numo, 2 vol. in-8, publiée à Rome eu 1803 par le savant dominicain G. Fabricy;il$ ne forment que la première partie d'un livre qui devait offrir une collection complète des monuments phéniciens; ils portent jïour titre particulier: De Phœnictœ litteratunt fontibus, et ils n'ont pas de grand titre. Ce commencement d'un ouvrage d'une érudition profonde et resté inachevé est excessivement rare; les bibliographes neo font aucune mention.

Signalons aussi une note que nous p.'-ésente lecatalogue Aimé-Martin, I8W, n'318, au sujet du Traité de la ponctuation par Vin-

UV

DE BIBLiOLOQIE.

çard,1809, in-12 : « Ce qui rend ce livre trèscurieux, c'est que tous les morceaux cités four exemples sont tirés d*un ouvrage de ortalis le père qui n*a été ni achevé ni publié. L'imprimeur Vinçard avait eu entre les mains le manuscrit; il en avait môme im-

frimé quelques feuilles , lorsque la famille ortalis se décida à ne pas publier ce livre. Alors Vinçard, qui avait conservé les épreuves» crut pouvoir s'approprier les phrases qu'il cil8 à la fin de ce traité dont il ne nomme pas l'auteur. )»

J XVin. — Livra fac^imile.

Quelques ouvrages ont été publiés avec des caractères gravés exprès, de façon à offrir une image fidèle de manuscrits d'une grande antiquité. C'est ainsi que le Virgile publié à Florence en 1741 offre une reproduction (malheureusement peu exacte) du célèbre Codex mediceus. 11 en existe des exemplaires sur vélin; celui de labibliothè-

aue Impériale est décrit dans le Catalogue e Van Praet, t. IV, p. 80.

I^ Psaltertum publié par H. Baber, un des conservateurs du Musée britannique d'après le Codex Alexandrinus (Londres, -1812, grand in-fol., ^ypû ad similUudinem ipsius codicts scripturœ fideliter descriptum)f est un fort beau volume exécuté avec le plus

f'and soin. Il en est de même du Novum estamentum grœcum descriptum a C. G.

Woide^ et qui donne en 132 tïs le fac-similé de ce fameux manuscrit.

j XIX. — Livrée en caractères microscopiques.

Les livres imprimés avec des caractères d'une finesse extrême sont un objet de curiosité qui séduit quelques amateurs ; on peut citer en ce genre la Bible en français, Sedan ^ 1633, exécutée avec les caractères connus sous le nom de Sedanois et qui avaient déjà servi h Timpression du Nouveau Ttêtament en 1622; la Biblia lalina^ Paris, 1656, petit iu-8; Senecœ opuscula selecta, Lugd. fiatav., J. Maire, sans date, in-8. Une époque plus rapprochée nous présente les Réflexions de La Rochefoucauld, 1827, m-^k, et VHorace latin, 1828, in-64-, imprimés avec les caractères microscopiques d'U. Didot. En Angleterre on a de même publié des éditions de la Bible et de quelques auteurs classiques en caractères extrêmement fins.

En 17U), Luce, graveur de Timprimerie Royale, grava un caractère remarquablement mi-nu, mais dont il n'a pas été fait usage. Vers 1786, F.-A. Didot Tainé forma le i)rojet d^ine collection d'ouvrages de littérature les plus agréables, imprimée en un format de la grandeur d'une carte à jouer avec un caractère extrêmement fin. Cette publication bien difficile à exécuter et nuisible aux yeux des lecteurs resta à l'état de projet.

Les PoemeUi di diversi auiori^ publiés par Renouard en 1801, forment un volume in-12 remarquable par la petitesse et la netteté des caractères. ,

S XX. — Uvres décriés.

Tel est le titre que le Bulletin du bouqui^

niste publié par M. Aubrj, libraire à Paris, a donné à une série de courtes notes bibliographiques destinées à rappeler l'attention des bibliophiles sur des ouvrages à tort délaissés. Les livres qu'il examine successivement sont : 1** Les Mémoires de Sully, ouvrage aujourd'hui abandonné et donné à bas prix. 11 eut de la vogue au x vu* siècle, plusieurs éditions se succédèrent, mnîs Louis XIV fit oublier Henri iV, et de 166^ à 1725, pas une seule réimpressioi; n'eut lieu. En 174*5, l'abbé de Lécluse mit l'œuvre de Sully en style moderne, la refondit complètement et y ajouta, d'ailleurs, de bonnes notes. Une édition in-&> en 3 volumes fut suivie de dix autres en divers formats do 174.5 à 1827. Après cette vogue brillante, la publication de l'abbé de Lécluse est aujourd'hui délaissée, mais le texte original des Mémoires ne rarrite pas le dédain dont il est frappé. — 2* Les OEuvres de Saint'- Evremond: on est loin du temps où le libraire Barbin disait à un auteur : « Klil Monsieur, faites-moi duSaiut-Evremond ; je vouî donnerai trente pistoles. » — 3* Le Testament de Richelieu: l'authenticité de cette production, fort remarquable à quelques égards, a été contestée; nous n*avons pas à nous occuper de cette question.

§ XXÎ. — Livres de luxe.

Nous n'entreprendrons point d'énumérer ici les nombreux ouvrages qui rentrent dans cette catégorie et qui sont nécessairement d'un ppix fort élevé ; nous nous bornerons h mentionner quelques livres somptueux ^ui ne figurent, et pour cause, que chez un bien petit nombre d amateurs et qui ont souvent subi une destinée assez commune aux publications troi) dispendieuses: ils sont restés inachevés.

Signalons d'abord le magnifique ouvrage qu'avait entrepris M. de Bastard : Peintures et ornements des manuscrits depuis le iv* siècle jusqu'à la fin du xvi*, grand in-fol. L'ouvrai^c, qui pouvait avoir une grando étendue, u*a pas dépassé 20 livraisons de 8 planches chacune, et le prix de la livraison était de 1800 francs.

On trouvera des détails sur cette publication dans le Bulletin de la Société de l histoire de France, décembre 1852, p. 365.

Pomena italiana de Géorgie Gallesio, Pisa, 1817 ctseq. in-fol.

L'exécution de cet ouvrage le place au niveau de ce qu'on a fait de mieux en ce genre en Angleterre ou en France, mais I auteur étant mort en 1839, après avoir mis au jour la ki* livraison de celle publication (chaque livraison coûtait 35 fr.), elle est restée inachevée.

Famiglie cclcbri italiane^ di Pompeo Litia, Milanoy i819 et suiv. (Belle publication mise au jour par fascicules ; nous ne savons pas au juste combien il en a paru. Un article sur les 17 premiers csl dans le Bulletin de F^^ussac, Sdences historiques^ VIII, 102.)

Antiquités du Bosphore Cimmérien, Sainl-Pcter»* bourg, 1854, 2 vol. gr. in-foi. avec 91 plauehes.

lis

Archéologie de Pempire de Bttsnie, SaiiU-Pétors- )K)urg, 6 tomes en 7 vol. in-fol. max. , 515 planches. [Ces deux superbes ouvrages onl été mis au jour par ordre de Tenipereur de Russie ; on trouve des détails sur leur compte dans la nouvelle édition du Manuel du libraire (179).]

Grammar of Ornament ^ par Owen Jones, 18oG, in-fol. (101 planches exécutées par le procédé chroinolitliographique et représeniani 3000 exemples de décorations choisis chez toutes les nations et à toutes les époques; le texte renferme des Yignetces sur bois très-soignées. Prix de publication 19 liv. sterling 10 sli.)

Cérémonial ofthe Corotiation of his Majesly^ George the fouich^ 1825, gr. in-fol. (40 gravures et un frontispice d*une exécution splendide ; 460 fr. A. Berlin. )

Magna charla régit Johannis, 181 G, gr. în-4. ( Edition splendide, imprimée en or. Vog. des détails curieux dans le Manuel.)

Roxburgh , Plants o( the coust of Coromandel , 1795-1819. 3 vol. gr. in-fol. 500 pi. color. Publié à 60 guinées.

Sibtliorp, Flora grœca, 1 806-40, 10 vol in-fol. (Ouvrage tiré à très-petit nombre d'exemplaires et qui, d'après le prix de souscriplion, revenait à 25i 1. si. Il renferme 9G6 planches. L'exemplaire de M. Delesscrt passait pour le seul qu'il y eût en France.)

Plularque, Vies des hommes illustres ornées de cartes et de portraits, Paris, Dubois, in-4.

Celle publication est, suivant le Manuel^ (]*uii luxe aussi dispendieux que mal entendu; elle paraissait par livraisons qui ne suivaient aucun ordre; ^1 livraisons parues en 1842 revenaient à 9,000 fr. d'après le prix de souscription, et Touvrage complet devait couler 13,000 fr, environ. Nous ne croyons pas qu'il ait été achevé.

On conipren J que cette énumération pourrait être bien plus étendue, si nous y faisions entrer diverses publications faites aux frais (iu gouvernement, notamment le grand ouvrage sur les Catacombes de Rome.

On peut ranger dans la catégorie des livres de luxe quelques volumes qui onl été imprimés en lettres d*or. Il a été tiré douze exemplaires de ce genre de V Histoire naiurelie des Colibris et oiseaux-mouches par Audebert et Vieillot, Pam, an XI, gr. in-fol., el do Y Histoire naturelle des grimpereaux et oiseaux de Paradis^ par Vieillot, an XI.

Les deux volumes, réunis sous le titre d'Oiseaux dorésy ont été mis en vente à 3840 fr. (32 livraisons à 120 fr.)t mais ils sont bien loin de valoir aujourd'hui cette somme. Un des douze exemplaires n'a pas dépassé 225 fr. à la vente Bignon.

Un ou deux exemplaires in-fol. de la traduction de V Iliade par le Prince Le Brun (Paris, 1809) ont été imprimés eu lettres d*or; il existe dans le même genre une sorte d almanach dont deux volumes furenl publiés à Londres en 1829 el en 1830 : The golden Lyrey in-8, imprimé d'un seul côté sur [papier vélin supérieur.

§ XXII. — Livres illustrés.

On donne ce nom aux ouvrages dans lesquels quelques amateurs se sont attachés à

placer des i)ortraitS9 des gravures de tout genre se rapportant aax personnes et aox choses mentionnées dans le Jivre qu'on veot ainsi décorer. Divers ouvrages historiques se prêtent beaucoup à recevoir des addîikws de ce genre, et nous connaissons on jeune amateur qui a entrepris d'illustrer les deux célèbres productions de M. Thiers (VEisioire de la Révolution et celle de VEmfire) et qui espère réussir, avec le temps, à en faire des collections Irès-remaraaables.

Le Catalogue d'un amateur (m. Renooard) que nous citons souvent offre un grand nombre de volumes illustrés; leur propriétaire se vante de n'avoir adoiis parmi ces illustrations que de très-bonnes estampes, des épreuves de choix, et il s*est bien gardé de tomber dans le défaut de goût qui a porté parfois des amateurs à placer des gravures modernes dans un volume ancien. Une partie de ces volumes a figuré dans la vente faite en 1853; mais il ne saurait être question de les signaler, indiquons seulement la Henriade, 1790, n** 1,353, et le Shakespeare, 20 volumes in-8, n" 1,T75.

Entre autres Catalogues où les livres illustrés tenaient une certaine place, ooos mentionnerons ceux de MM. Nirole et Fossé d'Arcosse. Voici encore deux indications prises au hasard parmi plus de cent que nous avons réunies :

Œuvres de U FonUine, Paru, 1822, 6 voL ii 400 fig. ajoutées, 775 fr. venie C. en 1847.

Œuvres <1e Voltaire, 4785, 70 vol. avec 1000 portraits, vignettes, etc., ajoutés, 5,900 fr. vente A. Bertiii.

Bien plus qu*en France, les Anglais se sont occupés à illustrer des livres.

Dibdin mentionne une dame qui, ayant voulu commencer à illustrer une Bible, réjjnii jusqu'à 700 gravures dîfférenles se rapportantaux versets20è25 du 1*' chapitre de la Genèse; il mentionne aussi un exemplaire de la Vie de Dryden par Walter-ScoU enrichi de plus de. 650 portraits, et un 5Aakespeare illustré par Lady Lucan, bellemère de lord Spenser, résultat d'un travail assidu durant seize années.

On connaît un exemplaire de VHistoryof Xondon. par Pennant, enrichi de toutes sortes d'estampes et de dessins touchant les antiquités de Londres ; il fut formé par un amateur éclairé, J. Crowe, moyennant une dépense de 20001. st., el il a été légué au Musée britannique.

Un ex^pfaire de VHistoiry of England par Clarendon, illustré d'une multitude de |)ortraits, vues et estampes historiques, a été légué à la bibliothèque Bodieyenne.

Signalons enûn, d'après le Manuel du libraire y un exempl. du Dictionury of engravers de Slrutt, 2 vol. in-ii^. porté sur le Catalogue de la maison Longmann à Londres, et enrichi de plus de 8000 gravures; il est mis au prix de 2000 1. st

(179) Nous recevons à Tinslant (août iSGO, et admirable travail indispensable k quicouque s'ocnous regrcitons de n*en avoir pu faire usage plus tôt) cupe sérieusement de livres. la première parUe de la cinquième édition de cet

DE BIBLI0L06IB.

{. XXIII. — Livres êinquUer$.

Noos avions entrepris sur les ouvrages qui se distinguent par leur étrangère des rechenslies assez étendues, et nous pourrions mer«iionner un grand nombre de ces écrits bizarres, mais, forcé de nous restreindre, nous Q*en citerons que quelques-uns devenus trds-rares.

Psaltérium juste Utigantiumf Paris, 1597.

Un curé d*Avranches , Jacques de Camp- Ront, est l'auteur de cet ouvrage singulier, dédié au parlement de Bouen et dont le but est d'indiquer les psaumes et cantiques qu'il faut réciter lorsqu'on veut l'emporter sur son adversaire.

Le livre est divisé en autant de parties qu*ily a de jours dans la semaine, il j a pour chaque jour quatre psaumes et un cantique. Le premier psaume contient une oraison en forme de supplique adressée h Dieu par le juUe plaideur qui est effrayé de voir ses ennemis animés et coalisés contre lui. Dans le second psaume, le même juste Utigans se plaint amèrement d'être ainsi en butte aux traits de sea ennemis. Dans te troisième, il élève la voix vers Dieu et implore sa miséricorde. Dans le quatrième Dieu vient à son secours. Le cinquième est un cantique d'actions de grâces, dans lequel le plaideur remercie Dieu d'avoir écouté sa plainte et confondu ses ennemis.

Prenons pour exemple un mineur que d*avides parents voudraient dépouiller de son héritage.

11 dit à Dieu en tremblant : Adoiesceniului $um ego et contemptus; etenim sede^ runt eognati^ et adversum me ioquebantur, (1" Psaume.) — Vsquequo exaltabitur inimieus meus super me f (2' Psaume.) — Tibi d«relictus est pauper; orphano tu eris adjutor. Ego vero egenus et pauper sum; Deus^adjuta me. (3* Psaume.) — Quoniam^ tu DeuSj exaudisti orationem meam; dedisti hœreditatem rtmentibus nomen tuum. {k* Psaume.) — Laudate^ puerL Dominum. — Gloria Patri et FiliOf etc. (5* Psaume.)

Nous ne citons qu un verset de chaque psaume; tous les centons dont ils sont composés sont dans le même genre.

L'auteur dit qu'il était en procès avec un nommé Julien Rogeron qui, l'accusant d'avoir contribué au pillage de sa maison à Vépoque des troubles de la Ligue, réclamait des dommages et intérêts considérables.

Un livre publié en Espagne offre une singularité étrange : Poema heroyco-hispano-latino-paneayrico de ta fundacton y grandezas de la nohîeymuyltal ciudad deLima^obradel R, P. M. Rodriguezde Valdeezdela Compagnie df //iuf,Madrid,Antonio Homano, 1(187, iu-4; ce poëme en 552 quatrains e^t composé exclusivement de mots qui sonten même temps latins et espagnols.

Divers ouvrages offrent des singularités d'exécution étrangères à leur contenu :

Le Voyage de Constantinople à Bassoruy

par Sestini {Paris^ an VI, in-8), offre une particularité assez remarquable : il est imprimé sur papier vélin, rabriqué pour des assignats de 20 francs. Chaque feuillet est rempli par trois assignats dont on voit les lettres et le timbre à froid. Le volume étant composé de 176 feuillets, cela lui donne une valeur de 10,56^ fr. en assignats.

Un volume d'un genre singulier est l'édition publiée à Mirzaporeen 1856 Je la grammaire sanscrite de Panini en vers. C'est un in-folio oblong. Au milieu de la page se trouve Je texte; autour de lui un premier commentaire; autour <ie celui-ci un second commentaire, lequel à son tour est encadré par un troisième.

W\\ .^Particularités diverses.

Quelques ouvrages sont recherchés dans certaines éditions qui renferment des passages que des éditions plus récentes ne contiennent pas ou qui ont été modifiés (180).

Le Liber conformilatum vitœ S, Francisci renferme dans son édition originale, Milan^ 1510, in-fol., des récits qui ont été supprimés dans les réimpressions de 1590 et 1620.

Une Histoire (en hollandais) des événements survenus dans les Pays-Bas, par L. va n A i tzema^ publiée à La Haye de 1657à 1671, et qui forme avec quelques annexes 16 volumes in-4, a été réimprimée de 1669 à 1672 en six volumes in-fol., mais avec bien des retranchements et des corrections ; les Hollandais, trouvant dans l'ouvrage original beaucoup de choses qu*ils ne desiraient pas voir pro-

mulguées,achetèrentet détruisirent presque tous les exemplaires.

On recherche l'édition originale de L'ouvrage de Bernardo CovioiIIistoria continente l'origine di Milano, etc. [Mediolani, 1503, in-fol. ), parce qu'elle renferme des passades qu'on ne trouve plus dans les éditions suivantes. En 1855, il a paru une réimpression de cette Historia, rivedata e annotata dal prof. Egidio di Magri.

La Storia fiorenlina de Varcbi, Colonia^ P. Martello (Augusta, Paulo Kuhzio) 1721, a de la valeur lorsqu'il s'agit d'exemplaires qui contiennent, p. 639 et 640, le récit d'un crime odieux commis par P. L. Farnèse.

Dans les exemplaires ordinaires, ce passage est supprimé; 11 se trouve dans 1 édition donnée à Leyde en 1723. Un exempl. complet de l'édition de 1721 s'est payé 91 fr., à la vente C. R. en 1857.

Les Chronieles of Englande d'Holinsbed, Londres^ 1577,2 vol. in-fol., offrent dans une srande partie des exemplaires un déficit de hh pages qui a été imprimé deux fois séparément. (Yoy. le Manuel du libraire t. II, p. 607.)

Les Yarii Tractatus de Cheffontaines (de Capite Fontium) Paris, 1586, se trouvent très-rarement complets. Dans plusieurs exemplaires la feuille £, pag. 33 à 40, est remplacée par une autre feuille étrangère

(180) H existe une dissertation spéciale de A. W. brisque historicis mutilatiSf Lipsiae, 1765, in-4. Nons Dciitschlander : De castrationis librorum cauhis /t- avous inutUement cherché à nous, la procurer».

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à Tonvrage. On a prétendu que cette substitution était le résultat de la suppression de cette feuille qui contenait des passages téméraires; M. Renouard pense qu*il est trèspossible que la chose Tienne uniquement de ce que les ouvriers, chargés de Vassemblage, auront par mégarde, pris un nombre de cette autre feuille |)ortant môme signature, et il raconte que ce fut ainsi que dnns une édition de Berouin qu*il publiait, on glissa une feuille du sentimental Journey de Sterne. LesVarii Tractatus ayant été supprimés sont d'ailleurs rares en quelque état qu'ils se trouvent. ( Voy. une note au catalogue Girardot de Préfonds, avertissement, p. vi.)

11 est arrivé quelquefois que dans certains livres on a retranché après coup des préfaces ou des dédicaces qui ne s'accordaient plus avec des circonstances nouvelles. C'est ainsi que dans l'édition du Nouveau Tettament en latin et en français (5 vol. in-^) publiée par Didot jeune et terminée en 1793, auelques eiempl. seulement ont en tète la édicact) à FAssemblée nationale qui siégeait à l'époque où l'impression fut entreprise.

VJmttation latine, in-fol., également im* primée par Didot jeune en 1788, avait d'ak>ord été dédiée au Pape, mais les premiers troubles de la Révolution déterminèrent Pimprimeur à chercher un autre Mécène; il dédia son livre au cardinal deBrienne, alors premier ministre, ce qui eii^ca la réimpres- »um du titre et de la dédicace. Les curieux aiment àposséder un eiem[)l. ayantlesdeux titres et la double dédicace.

Une épitre dédicatoire à Charles II ne se trouve que dans quelques exemplaires de \a Biblia polyglolta de Wulton, et ce n'est aussi que dans un petit nombre d'exempl. du Dictionnaire de Ba^le (édil.de Rotterdam, 1720) qu*on trouve au-dessous du portrait du ducd'Orléans, dix-neuf vers è la louange de ce prince.

Certains livres doivent leur prix à des gravures qui y sont jointes; c*est ainsi qu*un minco in-^*, les Poeticat Blossomes, d'Abraham Cowley, Londres^ 1633, se paye fort cher en Angleterre loi^sque lo portrait du poêle à rage de treize ans, gravé par Rob. Vaughan, s'y trouve.

Un volume publié à Amsterdam en 1638, in-fol. sous le titre de Medicea hospes et relatif à la réception faite dans cette ville à Marie de Médicis, a de la valeur lorsqu'il contient la planche gravée par Suyderhoef et représentant les quatre bourguemestres d*Amsterddm. Dans lo cas contraire, il tombe dnns la multitude des livres insignifiants.

Quelques ouvrages doivent la petite for-* tune dont ils jouissent dans le monde bibl)Ogra[)hiiiuo à des molits jout à fait étrangers à leur valeur intrinsèque. Une comédie de Brewer, Z.t/i^ua (ou la Querelle des cinq sens se disputant la priorité^ 1632}, est recherchée en Auf^lelerro parce qu'il a été avancé que lors d*une représentation de celte pièce dans un collège, •Cromwell, jeune encore, y joua le rôle du Toucher. La seconde édition du traité de Woolston sur la

Religion naturelle a du prix aux yeux des amateurs qui se souviennent que le célèbre Franklin, alors simple ouvrier typographe, travailla à la composition de ce livre. Li Grammaire anglaise ei arménienne d'Aocher {Venise, 1819) se recommande aux bibliophiles, parce que lord Byron, s*étaot mis en tète d'étudier la langue arménienne, rerii une partie de cette grammaire.

Il existe des ouvrages dont la seconde édition est plus rare que la première. Schmidt, dans son Handbuch der Bibliothektcisstnschaftf cite, comme étant dans ce cas le livre d'André Angel, Breviaritêm seu compendium Rerum Marchicarum^ litre latin qui accompagne une histoire en allemand des événements survenus dans le Brandenbourg dorant une période de vingt siècles. Lasecoode édition, Leipzig, i616»in-lh,est bien plus difficile è rencontrer que la première, Wiitmberg, 1593, in -4.

Quelques publications en petit nombre, il est vrai, ont commencé par le second volume, et le premier n'a jamais vu le iour. C'est ainsi que le second volume de la belle édition de uemosthènes,^ par Tajlor, fut imprimée en 1747; le troisième volume parut en 17Û; on attend encore le premier.

11 est divers ouvrages dont la collectioo présente des difficultés ; ce sont ceux qui sont terminés et qui n'ont aucune indicatiua qui montre qu'ils doivent avoir une suite; toutefois on les regarde comme imparfaits lorsqu'ils ne contiennent pas quelque dissertation ou quelciues pièces publiées après coup et qu'il est d usage d*^ joindre.

C est ainsi que le Traite historique dri monnaies de France par Le Blanc est regardé comme incomplet lorsqu'il ne renferme |)as la Dissertation sur quelques monnoyes de Cliarlemagne , de Louis le Débonnaire, etc., frappées à Rome. VHistoria naluralis regiu PoloniiF, par Gabr. Kzaczynski, Sandomirig, 1721, in-^,a peu de valeur si on ne la trouve pas avec VAuctuarium (]ui ne fut publié que vingt-un ans plus tard et dans une autre ville {Gedani, 17^2, iii-^); aussi est-il fort difficile de rencontrer les deux parties réunies.

Une foule de livres ne se vendant pas, ooa |)ris le parti de changer les dates afin défaire croire à une édition nouvelle j)lus réceute qui devait » à ce qu*on espérait» avoir plus d*attrait. La liste de c^s éditions sup^)Os^s serait très-longue et peu intéressante. Nous mentionnerons prcsqu'au hasard, comme élanl dans cette catégorie, les S.Irenœi Froamonta, Hagœ, 1715, et Lugd, Baiav. 17V3; Onsorinus, de Dienatali, Lugd. Bat. 17Wel 17G7; VArriani Ars tactica, Amstelodami, 1683 et 1750; rWî(î Venatio, Lugd. Bat. 16W et 1653 (volume eizévirien où les 12 premiers leuillcls ont été remplacés ; la dédicace e^t changée).

De nos jours et pour certains ouvrages, rien n'est devenu plus commun que des ruses de ce genre ; on prépare la seconde ou la (fuatrième édition en même temps que la première, cl ^^n a pu énoncer comme vérité

DE BIBLIOLOGIË.

ni parait un paradoxe étrange: « moins ivre se vend, pins ses éditions se raultiit.» Nodier a écrit à cet égard : « il m*e$t é trois ou quatre fois de recommencer un titre nouveau la lecture de Touvrage m'avait impatienté la veille, et j*ai connu le ces auteurs à titres renouvelés qui i.U avecorgueil> à chaque nouvelle appan de son livre : Us me liront, cette fois.» 1 ne s'est pas toujours contenté de rabir une date; on a mis sur des frontiss des assertions d'une inexactitude caU e. La troisième édition de VEpicièU de Heyne {Lipsiœ^ 1783} est intitulée idatior el auclior; il y a en effet quei- ; fautes corrigées; mais pour le contenu» I édition est entièrement conforme à la édente.

)us donnerons quelques exemples des igemenls de titres dont nous venons de 3r :

) Roman satirique de Lanel, 1624', repaivec quelques changements sous le titre {oman des Indes.

1 roman de Lescouvel : les Effets de la isie et la Comtesse de Chateaubriand^ se tra sous le titre nouveau et inattendu stoire de Pantagruel.

1 libelle publié en 1695 contre Jacques II a famille : La Cour de Saint-Germain^ , se montra derechef en 1729 avec un qu'on se flattait d'avoir rendu plus |)iit : Les Galanteries de Saint^Germain.

)rocédé semblable eut lieu à l'égard des (otresde OxBsn^vpour servir à Cni$toire hommes illustres de Lorraine , 175& ; le ans plus tard on donna à de nombreux oplaires invendus le titre d'Histoire sei de quelques personnages illustres de la on de Lorraine.

1 1660, parut un roman moins que mère intitulé : le Prince infortuné^ par le . F. ; personne ne l'acheta; on lui donna 1662 un titre nouveau : Les Aventures i'comiques du chevalier de la Gaillardise. 1 ouvrage de Gabriel Naudé : Considéra^ f politiques sur les coups d'Etat , publié en ' et réimprimé en 1670, reparut, grâce soins de l^uis du May sous le titre de icf des princes,

1 libraire de Paris, Godes, réimprimait siennes pièces de théâtre dont il chan- L les titres : il donna comme une nouité VAthénaïs de Mairet.

§ XXy. — Du prix des livres,

n^entre pas dans notre plan de nous ocir de la valeur des livres chez les an-

. Leber, dans un savant travail qu'il a ié en 1847 sous le titre modeste &Essai Vappréciation de la fortune privée au m àge^ donne des détails curieux sur la iT des livres au sliv* siècle. De beaux mes, résultat des travaux du peintre et «lligraphe, étaient des objets du plus d luxe. Une bibliothèque ou, comme on t alors, une librairie formée de quelcentaines de volumes, no se trouvait

que dans des palais ou dans des couvents. Les livresque possédaient les moines étaient leur ouvrage; ils y dépensaient beaucoup de temps et de patience ; de leur côté, les princes dépensaient beaucoup d'argent. L'inventaire de la collection d'un puissant seigneur, ami des lettres, Charles d'Orléans, telle qu'elle existait au château de Blois, en 1427, est conservé à la bibliothèque du Louvre. Il indique les prix d'achat, et ceux-ci ont fourni à M. Leber l'occasion de se livrer à des calculs intéressants :

Heures de Nostre-Dame, payées en 1388 4 écus d'or; somme qui représente aujourd'hui 220 francs.

Un livre de chaut, payé en 1590 20 Trancs d*or (978 fr.).

Un Racionel des divins offices payé 100 livres tournois (4890 fr.).

Histoires scolastîques en françois, payées 82 éeas d'or (4509 fr.).

Chroniques de France ystoriées (avec miniatures) pavées 255 francs d'or (10,491 fr.).

Un Bréviaire en deux volumes payé 200 francs dV (9780 fr.).

Valère Maxime en françois payé iOO écus d'or (5501 fr.).

Ces exemples prouvent quelle était alors la valeur excessive des livres.

Le duc d'Orléans paya en 1397 selon un compte qui nous a été conservé, 11 livres, 7 sols, 6 deniers pour reliure de 62 volumes ; cette somme représente auiourd'hui 556fr., ce qui porte cette reliure pleine mais simple par volume dont le format moyen peut être évalué in-4, à 9 fratics.

De nombreux exemples déjà consignés dans ce dictionnaire attestent l'augmentation dans le prix des livres rares et curieux depuis quelques années; nous n'avons en ce genre que l'embarras du choix.

Un exemplaire de la Somme rurale d&- J. Boutillier, imprimée t Bruges en 1&70, fut acheté 60 francs en l'an XIV, à Bruxelles, pour la bibliothèque Impériale; un autro exemplaire a été adjugé à 2,650 fr. à la vente Boriandt à Gand en 1858. La seconde édition du mâmo ouvrage, publiée à Abbeville en i486, n'est indiquée au Manuel du libraire que comme s'étant vendue 50 et 19 fr. ; un exemplaire est monté à 655 fr. à la vente Armand Bertin. Un exemplaire des Illustres Proverbes de Lagniet qui avait été payé 122 fr. à la vente Méon en 1804' et revendu 400 fr. à celle de Morel-Vindé en 1822, a été porté à 1,005 fr. à celle do M. Boucdillon en 1844.

Le Manuel du libraire présente un grand nombre d'exemples de cette hausse ; bien des romans de chevalerie, bien des ouvrages appartenant à la vieille littérature française se sont payés vingt et trente fois (souvent même davantage) ce qu'ils avaient valu lors de la dispersion des bibliothèques I^ VàU lière, Heiss et d'autres collections célèbres du siècle dernier.

Dn revanche, certains genres de livres ont subi une dépréciation sensible; les belles éditions des classiques grecs et latins sont loin de s'être maintenues au niveau de ce qu'elles valaient sous le premier empire»

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