‹ Dictionnaire de bibliographie catholique, présentant l'indication et les titres complets de tous les ouvrages qui ont été publiés dans les trois langues grecque, latine et française, depuis la naissance du christianisme, en tous pays, mais principalement en France, pour et sur le catholicisme, avec les divers renseignements bibliographiques qui peuvent en donner l'idée la plus complèteChapitre 109 sur 137 · MAI · texte numérisé non relu

MAI

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i<nres 8Tec lasignaturede Racine, plusieurs pièces sur la Terre-Sainte, etc.

LOGOGRAPHIK. — Il s'agît d'un système imaginé pour faciliter hmpression, et consistant à employer des mots tout composés, des lettres réunies entre elles. Ce projet a été souvent mis en avant, mais il serait plus pénible et plus dispendieux de faire usage pour la composition d*une immense collection de lettres liées et combinées que d'assembler Tune après l'autre chaque lettre avec

la prestesse qu'y savent mellre les eomposi-

teurs, même les moins habiles.

Nous connaissons deux ouvrages destinés à décrire ces procédés qui sont restés sans emploi.

An Introduction to logo^aph^^ or themrt ofama^ ^ngand componngforpnnîin§wiikwordtiMUre,lkm jaâicei and termiuaiionM instead of 9im§U leilers, fiy II. Johnson, London^ 17S6, in-8.

Nouveau êy$lème lypograpkique dont lu erpérUnces oui été faites en 1775, par don Frsndsfo Barletti de Saint- PauL {Paris, imprinem Royale, 1776, in-4.)

HACARONIQUE. — La poésie macaroni-

ane a joui d'une vogue qu'elle a perdue epuis que les modernes ont complètement cessé de faire des vers latins; elle a cependant joué un assez grand rôle et elle présente des circonstances assez curieuses pour qu'un article lui soit dû dans un Dictionnaire de Bibliologie.

L'art de la poésie macaronique consiste, on le sait, à entremêler au latin les mots de l'idiome vulgaire plaisamment latinisés et à donner ainsi au style une tournure facétieuse et grotesque. C est ce qu'a su faire avec un rare bonheur Théophile Folengo, auteur d'un poëme intitulé : Merlini Coceaii Macharonica, Cet ouvrage en 24 chants, où Ton trouve une satire des épopées chevaleresques, alors fort à la mode, et des travers de Tepoque, fut imprimé pour ia I remièrefoisen 1521. 11 a eu depuis d'assez nombreuses éditions, et il en existe une ancienne traduction française anonyme, qui, publiée à Paris en 1606, a été reproduite en 1732, et tout récemment en 1859.

Folengo, auteur de divers autres ouvrages dont nous n'avons pas à nous occuper ici, mourut en 15U, en Sicile dans un couvent où il s'était retiré.

Divers bibliographes sont tombés dans bien des erreurs sur son compte et sur le genre de diction dont il est resté le plus fameux modèle. On n'a pas toujours bien compris que la véritable diction macaronique consiste è ce que Tauleur prend les mots dans sa langue maternelle, et qu'il y ajoute des terminaisons et des flexions latines. On a confondu avec le macaronique le latin («rrompu à plaisir et des langages hybrides* enfaots du caprice. Le pédantesque, qui nmusa un instant l'Italie, a été aussi l'objet d'une confusion semblable, tandis qu'il est l'inverse du macaronique, puisqu'il soumet le mot latin aux formes du langage vul-

f;aire; la macaronée au contraire assujettit 0 mot vul^^aire à la phraséologie et à ia syntaxe latine.

Les anciens opuscules en style macaronique composés par Odaxius, par Alione d*Asii, par Bol la, appartiennent à la classe

des livres les plus rares ; en France il eiisie plusieurs compositions de ce genre, résené exclusivement à la satire et au borlesqoe; le poëme d'Ant. de Arena sur rexpédition de Charles-Quint en Provence est ce qu'oB peut citer de mieux; il vient d'obtenir à Aix les honneurs d'une cinquième édition.

On peut consulter les ouvrages du docleur Genthe (Geschichte des macaranisehn poesis, 1829, in-S), et de M. G, Delepicrre : Macaroneana, 1854, in-8; une notice de Ch. Nodier jointe au n* 10 du Bulletin dM bibliophile, 1834 ; la préface que M. J -Ch. Brunet a jointe à la réimpression de quelques ouvrages d'Alione d'Asti (1834, ÎD-8)cl rintroduction placée en tète de rédilicm ci-dessus indiquée du poème de Folengo.

MAIOLUS (Thomas). — Bibliophile italien dont le nom est demeuré en grande estime chez les amateurs de beaux livres, grâce aa soin qu'il prit de faire relier les siens avec magnificence. On manque de renseignements sur sa vie, mais, ainsi que le remarque l'auteur du Manuel du librcdre , an volume daté de 1549 prouve qu'il exisUit encore à cette époque. Nous aTons relevé dans divers catalogues les livres signalés comme provenant de cette collection, et nous plaçons ici cette liste qui est sans doute bien loin d'être complète,

Cœsar, Rom», Sweynheym etPauoaru, 1169, infol., au Musée briunnique.

G. B. Sursio, Délia injiuêticia del duello^ Yeoelia, 1538, in-i, à la bibliothèiiue Hoyale de Dresde.

Florut, Paris, 1539, in-8, BibliHktca GrensUliana^ p. i51.

Aristoteiis, De repubUcùf Parts, i548, cat. N. (Noailles), Londres, 1836, 5 1. si. 5.

Sallustius, 1546, in-fol. 295 fr. vente A. C (Cbenest) en 1853.

Ariitoteles etTheophrastet^ B^leae, 1554, in-fo(.» indit|ué (avec un fac-similé de la reliure) au BulUlin dubibliophiU, il- série, n* 1349; porté à 1,000 fr. au Catalogue de M. Techener, 1855, n^ 891.

Compendium annalium Francorum, aolbore Tnthemo, 1549 ; cat. De Bure 1855.

Achilleê Tatiuê , Lugduni, 1548, 85 fr. fcaie Parisou.

Flavius Blondus, De Roma triumptuinte tikti 1%

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