‹ Dictionnaire de bibliographie catholique, présentant l'indication et les titres complets de tous les ouvrages qui ont été publiés dans les trois langues grecque, latine et française, depuis la naissance du christianisme, en tous pays, mais principalement en France, pour et sur le catholicisme, avec les divers renseignements bibliographiques qui peuvent en donner l'idée la plus complèteChapitre 110 sur 137 · HAN · texte numérisé non relu

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DE BIBLIOLOOIE.

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Basile», 1551, in-fol. 2,000 fr., vente Bergeret, II* â279. — Un fac-similé de celle reliure se irouvc ibns le Bii//i?ltii du M6/fopAt/e, sepiembreifôS.

F. Ilaioli, Libn mirabillum V//, 155i, 9i 1. st.

vente Libri en 1859, n* i803.

Trogi Pompeii hi$toria , Milan, 15i0 , in-fol.,

' exemplaire indiqué au n^ 1810 du catalogue de

I riuiportanie bibliothèque de M. Solar qui vient

d^étre mis au jour.

HANSION (Colard). — Littérateur du XT* siècle et innprimeur célèbre; on ignore fépofjue et le lieu de sa naissance, mais en ikSk il était établi à Bruges où il introduisit la tv()Ograpbie en 14.71. 11 mourut en ihS^^. 11 n a imprimé que des ouvrages français tous extrémemeni rares et devenus du plus grand prix, et c*est lui qui traduisit les JHoralitations 4e Thomas Walevs iur Ovide avant de les publier ; nous allons indiquer les ouvrages auxquels il a mis son nom:

Jardin de dévotion auquel lame deuote quieri son mmoi^reux Jhesucritt (vers li75) in-fol. — (Ce livre «1« 58 pages est le premier qu'ait exécuté Colard Mansion et le premier qui ail été exécuté dans la ville de Bruges. Il est très-rare (nous ne Fa vous rencontré sur aucun catalogue de particulier; el cependant il Test moins que d'autres productions du même typographe, car M. Van Praet a pu en signaler qnatr« exemplaires.)

Uahué en court (par René d*Anjou. — (Ouvrage aingHlier mêlé de prose et de vers. Le seul exemplaire connu a figuré en 1816 à la vente Mac-Cariby : il contenait deux autres ouvrages imprimés avec les mêmes caractères ; les Advineaux amoureux et V Evangile dei quenouilles. 11 existe des Advineaux une amie édition dont on ne connaît également qo*un seol exemplaire. M. Van Praet, qui en était le propriétaire, l'a légué à la bibliothèque Impériale.)

Boccace, ik la rugne des nobles hommes et fem" tnet, Bruges, U7tf, in-folio. (Volume très-rare; un l>el exemplaire «e payerait anjourd'hui jusqu*à 1,000 Ir. peut-être. C est le premier livre imprimé à Bruges avec une date).

Le Quadrilogue maistre Alain Chartier ^1477), in-fd. — (Volume excessivement rare et qui, nous le croyons, n*a point passé en vente publique ; la iMbiiothèqae Impériale en possède un exemplaire.)

Isa Somme rurale par J. fioutiilier, li79, in-fol. -«> (On ne connaît que 4 ou 5 exemplaires de ce vol«me; un d'eux s'est adjugé 2,650 fr. à Gand en 1858, vente Berlenet. Consulter sur cette édition le Bulletindu bibliophile^ 1'* série, n** 23, et sur Boutillier, la Bibliothèque de t Ecole des Chartes, tom. IV, *• série, p. 89-159.)

Le Doctrinal du temps présent, par Pierre Michault, iu-foL — (Ouvrage en prose et en vers où la satire, la morale et Tallégorie sont réunies. Le Ma* tiuel du libraire ne mentionne aucune adjudication de ce volume très-rare.)

Purgatoire des mauvais maris, petit in-4 de 50 pages. — (On n*en connaît qu*un seul exemplaire, celui que la bibliothèque Impériale a reçu en leics «le M. Van Praet.)

Traité intitulé les invectines (sic) contre la secte de Vauderie, petit in-fol. — (On n'en connaît qu'un seul cxempUiire qui est depuis longtemps à la bibliolbè4|ueduHoi. 11 fut pavé 2 livres 5 sous en 1728; il vaudrait aujourd'hui 500 fr. tout au moins.)

La Doctrine de bien vivre en ce monde, par Jehan de Gerson, in-fol. — (Ce livre porte l'écusson de Minsion, et il est joint dans l'exemplaire de la bîbliothèqne Impériale, k an autre ouvrage sans litre. Imprimé avec tes mêmes caractères et qui est

certainement l'Arf de bien mourir^ prodHcUon plusieurs fois imprimée à la fin du xv* siècle^l

La Métamorphose d'Ovide moralisée par Tnomai Waleys, 148i, |[ros volume de 386 fis. Un exemplaire a été adjugé à un prix équivalent à 970 fr. environ, vente Bibberten 1829. — (Cet ouvrage illisible aujourd'hui fut dans l'espace d*une quarantaine d'années réimprimé six fois à Paris, mais on supprima le nom dii traducteur.)

Les caractères qu^employait Mansion sont parfois sur le modèle de récriture alors employée en France et appelée gro$$e 6dlarde; parfois ils sont semi-gothiques; FaU kenstein, p. 259, en a donné des fac-similé.

M. Van Praet, né à Bruges, avait pour Mansion un attactiement patriotique, et^ après avoir en 1782 consigné dans VEtprit des journaux des recherches sur ce typographe, il lui a consacré une excellente notice publiée h Paris f 1829, in-8; plus tard M. Curton a traité le même sujet dans les Annales de la société d'émulation pour l'étude de l'histoire de la Flandre, 2' série, tom. V, p. 333, et ce travail a paru séparément, Bmges, 1847, in-8. Consulter aussi Touvrage de M. A.Bernard que nous avons sourent cité, t. II, p. 381.

MANUSCRITS. -- Les manuscrits occapent dans la science des livres une trop grande place pour être passés sous silence; nous nous efforcerons de réunir dans cet article des notions peu connues et qui pourront être utiles.

Depuis longtemps les manuscrits attirent rallention des érudits. Labbe dans sa Nova bibliotheca mes, librorum , i653, in-4, et Montfaucon dans sa Bibliotheca bibliotheca^ rum, 1739, 2 vol. in-fol., se livrèrent à cet égard à de (uttientes recherches.

Les Bénédictins fouillèrent les dépôts de l'Europe accessibles k leurs recherches (elles ne s'étendirent pas à la Grande-Bretasne et furent peu actives au delà des Pyrénées), et ils en retirèrent une foule de documentarque d'Achéry» Mabillon, Martène, publièrent dans leurs vastes recueils. Mais c*est siirtout de nos jours que I érudition s'est mise k fouiller les bibliothèques. On a publié une foule d'ouvrages inédits (relatifs principalement à l'histoire), et l'on s'est mis à publier des inventaires raisonnes de ce qui existe en fait de manuscrits. Ces inventaires sont de deux sortes. Les uns embrassent un grand nombre de dépôts divers ^ d'autres se bornent à donner la description de ce que contient tel ou tel dépét. Nous passerons en revue plusieurs de ces publications.

S 1. — Catalogues généraux de manuscrits.

Citons d'abord l'ouvrage de G. Haeiiel, Calalogus librorum manuscriptorum qui in biblioihecis Gatliœ, Helveliœ, Hispaniœ^ Lw siianiœ, Belgii, Britanniœ Maynœ asservaniurf Lipsiœ, 1828-30, in-fc. — Cet ouvrage utile h certains égards est cependant loin d'être sans défaut. 11 n'est pas toujours exeinpt d'erreurs et d'inexactitudes, et à certains égards il est fort incomplet. L'auteur a tra* taillé d'après des documents souvent pea

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Les manuscrits relatifs h la théologie forment, comme dans toutes les anciennes collections de ve genre , la majeure partie des codices dont Tinventaire nous est offert, mais ils ne présentent pas en général une grande importance.

Dans les Appendices on rencontre un extrait du Commenlaire fie Jean Scot Erigène sur r Evangile de saint Jean (pag. 503-568) ; des Opuscules de Rathier de Vérone ( De PenUeoste^ de Maria et Martha, etc. (p. 568- 592) ; la Summa pastoralis de Raymond de Pegnafort (p. 592-6^9), le tout d après les manuscrits de Laon.

Parmi les ouvrages étrangers à \a théologie que fait connaître cet appendice, nous signalerons un Glossaire latin, un traité alphabétique de generibus nominum^ ma-^ nuscrit de la bibfiothèque de Laon , dont la publication se recommande surtout par une introduction et des notes savantes de M. Victor Le Clerc.

Le second volume du Catalogue publié en 1855 remplit 562 pages; il est consacré en entier M la notice des manuscrits de la bibliothèque de Troyes comprenant 2427 numéros.

En 1651 , le docteur Jacques Hennequin de Troyes, qui, pendant un demi-siècle, professa en Sorbonne avec une grande distinction, lit présent de sa bibliothèque, sous le titre de Bibliothèque de Troyes^ au couvent des Frères Mineurs, à condition qu'elle serait ouverte trois jours par semaine à tous ceux wi désireroienl y entrer depuis midy jusqu a soleil couchant. Les religieux, établis conservateurs responsables, devaient fournir pour bibliothécaire un profèsdeleur ordre, et il leur était alloué en conséquence une rente annuelle de 400 livres.

La bibliothèque ainsi fondée par Jacques Hennequin, et où on comptait 12,000 volumes imprimés, n*avait qu'un petit nombre de manuscrits de peu de valeur; ceux que la bibliothèque de Troyes possède aujourd'hui proviennent des couvents de la ville et du département, supprimés par la Révolution.

L'abbaye de Clairvaux, celte iille illustre de Citeaux, fondée [tar saint Rernard , Tan 1115, en a fourni le plus grand nombre; 1,736 volumes manuscrits composaient en 1472 ce que, dans le langage du temps, on appelait la librairie de la maison. Depuis cette époque jusqu'à la Qn du xviii' siècle, les dons recueillis et les ncquisitionsdi verses avaient porté ce nombre à environ 1,800. Une notable portion de ces manuscrits l'ut exécutée dans l'abbaye même et au xir siècle.

La première'collection s'accrut tout d'un coup de près de moitié par l'achat que Tavant-dernier abbé, François de Rlois, ht en 1781 de la bibliothèque du président Rouhier de Dijon, bibliothèque formée ( circonstance peu commune) par neuf générations d'hommes passionnés pour les livres.

Après la mort du président que l'Académie française admit dans son sein en 1727, quoiqu'il résidAt à Dijon, cette riche collection devint la propriété de son gendre;

elle passa par succession au pouvoir du comte d'Avaux qui la vendit au mootstère de Clairvaux pour la somme de 135,0M livres.

Après le fonds de Clairvaux t le fonds le plus considérable que possède la bibliothèque de Troyes est celui du collège de l'Oratoire de cette ville , formé d'une («rtie des manuscrits des savants Pithou. Françoisi le plus jeune des deux» légua à la ville» maison pour quil y fût dressé un eoUége^ et toute sa bibliothèque où se trouvait un assez grand nombre d'excellents manuscrits, la plupart d'une haute antiquité.

£n 1801 le gouvernement prescrivit la vé* rification des manuscrits qu'on avait recueillis à l'école centrale et renvoi des plus importants à la bibliothèque Nationale à Pans. D'autres mesures fun&nt ensuite adoptées, et 325 manuscrits furent envoyés à Mootpel^ lier

Le Catalogue dont nous parlons signale en tout 2^26 manuscrits appartenant à la bibliothèque de Troyes, et cinq à l'Hôtel de ville ou au Trésor de la cathédrale.

La plupart des manuscrits ont rapport h la théologie : on distingue de nombreux commentaires sur divers livres de l'Ecriture sainte, des sermons , des copies d'ouvrages des SS. Pères. Le plus précieux de ces co* dices est le Liber Pastoralis sancii Gregoriif de la iln du vi* ou du commencement du vu* siècle. C'est un in-folio de 156feuilleUqui, sous le rapport paléograpbique,lerait rornement des plus riches collections. L'écri*ture est en lettres unciales très-régulières. Malheureusement il se trouve quelques la« cunes dans ce précieux volume.

Mentionnons le Catalogue descriptif des manuscrits de la bibliothèque de Douai, par M. Duthilheul, bibliothécaire, suivi d'une notice sur les manuscrits de cette bibliothèque relatifs à la législation et à la jurisprudence, par M. Taiiliar, conseillera la cour de Douai, 1846, in-8; xxxix et 528; vniet 135 pages. —Catalogue bien fait etdéiaillé: la bibliothèque de Douai possède 763 corps de manuscrits, mais si on séparait les ouvra-

f;es ditférents par les auteurs, le sujet ou 'écriture, ce nombre s'élèverait de 1,300 4 1,400. — Le n" 15, le plus ancien de la collection, contient les Psaumes, des Hymnes^ des Cantiques. Le n" 717 renferme la Lé* gcnde latine de Barlaam et Josaphat et une Relation de la bataille de Bovines ^ que M. Duthilheul a eu soin de transcrire.

11 a paru des Catalogues des manuscrits des bibliothèques d'Amiens (par M. Garnier, 1843); de Chartres, 1840; d'Orléans (par M. Septier, 1820) ; de Lyon (par M. Delandine, 1811-12, 3 vol.); de Cambray (par M. LegUy, 1831),

Un rapport de M. Renan inséré dansies Archives des missions scientifiques renferme des détails sur les manuscrits conservés dans quelques bibliothèques de la France. {Voy. t. I, p. 408) Des manuscrits curieux f)Our l'étude du grec au moyeu flge, des Glossaires grecs-latins: des manuscrits latine

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