‹ Dictionnaire de bibliographie catholique, présentant l'indication et les titres complets de tous les ouvrages qui ont été publiés dans les trois langues grecque, latine et française, depuis la naissance du christianisme, en tous pays, mais principalement en France, pour et sur le catholicisme, avec les divers renseignements bibliographiques qui peuvent en donner l'idée la plus complèteChapitre 116 sur 137 · MEN · texte numérisé non relu

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VAlhenœum M85<^, p. 617), sur Touvrage de M. Moreau; la plupart de ces pièces si nombreuses sont très-insipidesy mais il en est beaucoup où l'on trouve quelques faits peu connus, un trait de mœurs« une eipression proverbiale, des [choses enGn (]ui servent k faire pénétrer dans la connaissance d*une époque et que les curieux un peu patients et qui ne craignent pas trop Tennui peuvent noter et recueillir.

M. Moreau a catalogué 4082 JliaxarincLdes: la Bibliothèque historiqut de la France n'en avnit indiqué que 1500 à 1600.

Poursuivant ses travaux sur les Mazari»

tiades, M. Moreau a mis au jour deux volumes in-8, qui renferment un choix des pièces les plus curieuses et les plus utiles ]30ur rhistoire. Elles s'élèvent à une centaine. Les pièces libres et scandaleuses ont été exclues avec raison.

Dans son Histoire politique et littéraire de la Presse en France (Paris, 1859, t. 1*% p. 195-237), M. Eugène ffalin a consacré aux Mazarinades un chapitre curieux.

Un collectionneur zélé dont nous avons déjà parlé, M. Leber, entra dans quelques détails à l'égard des Mazarinades dans son livre sur VEtat réel de la presse depuis François P' jusqu'à Louis XIV (1834, p. 101). 11 signala quelques bonnes pièces historiques et politiques perdues dans ce fouillis, notamment le Catéchisme royal (excellent), Y Adresse aux arands de la terrc^ la Question décidée f V Epilogue du bon citoyen: la plus fumeuse de ces pièces politiques est la Remontrance de François Paumicr (pseudonyme) au Roi sur le pouvoir et autorité que S, M. a sur le temporel de V estât ccclésiasti' Que, Paris, 1650, in-4. Cet opuscule excila beaucoup de rumeur et fui supprimé si exactement qu'on n'en connaît depuis longtemps que deux exemplaires.

M. Leber observe que la Mazarinade la plus scélérate a son avis est le Tarif du prix dont on est convenu dans une assemblée de notables pour récompenser ceux qui deslivreront la France de Mazarin; nous croyons, quiint è nous, que c'est une plaisanterie de mauvais goût et non une pièce sérieuse.

Les plus mauvaises Mazarinades étaient oelles qui se vendaient le mieux, parce qu'elles s'adressaient au peuple qui ne comprenait pas celles qui avaient quelque mérite de style ou de pensée. Une Mazarinade dont Timpression est menue et com- {)acte et qui se compose de sept o» huit èuillets |)eut être considérée comme ayant chance d'avoir de la valeur comme pièce historique.

Il y a de tout dans les Mazarinades^ de la grossièreté, du cynisme, de l'esprit, de l'ipeptic, parfois mémo du bon sens. Ou vise

(191) Nous avens déjà signalé Nandé comme un fervent bibliophile ; Janus Nicius Ervthraeus (Jean Victor Rossi) peint dans une de ses lettres le zèle, Tardeur, les fatigues de cet amateur pour se procurer à bon marché des livres précieux dans un voyage qu'il fil à Homo, on 1(ii7 ; il le montre sor- Vinl des sales et poudreux greniers des libraire*;

« surtout au buplesque; on se moqoe beiiicoup d'un ministre délesté, mais ou se moque aussi de tout le monde. Parfois des politiques abordent les questions les plus délicates. La reine-mère, Anne d*Aatnche, est insultée avec un cynisme dont on ne retrouvera plus d'exemples Jusqu'aux jours de Marie-Antoinette. Les personnes royales ne sont pas seules enjeu ; la monarchie ellemême est attaquée; et on trouve qoelqoes phrases que les publicîstes de 1709 n'aoroit qu'à reproduire avec fort pea de changements.

Dans son Catalogue, t. Il, p. 360, M. Leber signale les Mazannadeg les plus curieuses. A Tépoqne de leur publication, ces libelles provoquèrent de la part du savant Naudé, bibliothécaire de Mazarin, un line fort savant et fort curieux que Cb. Nodier i

ÎiualiQé d*ouvrage inappréciable destinée aire éternellement les délices des bibliophiles. Ce Jugement de tout ce qui a été imprimé contre le cardinal^ forme un in-4 de j 718 pages composé de dialogues où il est question de toutes sortes d*oujets (191).

MENTELIN (Jean). — Ce typographe, ni h Schelestadt, mort le 12 décembre 1478; travailla à Strasbourg. Bien des contes ool été débités à son égard» surtout dans deux opuscules publiés par Jacques Mentel, médecin à Paris au xvii* siècle, qui se préteod descendant de l'imprimeur dont nous parlons, mais dont la bonne foi est nulle; il n jusqu'à falsifier des textes imprimés. On en a fait l'inventeur de l'art de rimprimerie. M. Aug. nernard {Origines de Vimprimerit, t. Il,[). 62elsuiv.)aréduil5 leur juste valeur ces assertions dépourvuesde toute justesse.!! pense que Mentelin s'ingénia longtemps à trouver le secret de Gutenberg et qu'il fui en niesure de marcher sur les traces des im[)rimeurs de Mayencc aussitôt que leur imiusiric fut publique. On peut croire qu'il alla s'instruire sur les lieux mâmesde ce qui se passait, et aues'étant mis au fait de l'invention dans I une des trois ou quatre imprimeries qui existaient à Mayence à celle époque, il vint ensuite exercer dans son pays. D'après la Chronices pontificum imptra/orum^/tf $ de UicobaldldeFerrare continuée par Ptiilippe de Lignamine et iranrimée à home par ce dernier en 1M4, Mentelin avait, dès 1458, à Strasbourg, un atelier où, comme Gutenberg à Mayence,il imprimait 300 feuilles par jour. 11 peut y avoir erreur en celle date, mais il est certain que Mentelin a commencé de bonne heure à imprimer; la forme des caractères autorise à lui attribuer un grand nombre d'ouvrages dépourvus d'indices typographiques (Panzer, Annales, 1. 1", p. 67-80, en énumère une cinquantaine). 11 n'a mis son nom qu'à bien peu de vo-

€ At velles bominem ex tabernis bibliopolarom exeuntem aspicere ; risuni profecto tcnere non posses ; ila exit capite, harba, veslibiis, tells aranearum alque eruduo illo pulvere qui hbris aribatserai, pleniis, ut ad cum depellendam, nullae salis vidcaiilur esse excuiias nuili peuicuii. >

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