‹ Dictionnaire de bibliographie catholique, présentant l'indication et les titres complets de tous les ouvrages qui ont été publiés dans les trois langues grecque, latine et française, depuis la naissance du christianisme, en tous pays, mais principalement en France, pour et sur le catholicisme, avec les divers renseignements bibliographiques qui peuvent en donner l'idée la plus complèteChapitre 123 sur 137 · PAF · texte numérisé non relu

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eestjointehabilnellenientauV volume Glose de N. de Ljra sur la Bible et c|U6 Bernard a reproduite dans ses Origines mprimerie^ t. H, p. 151» en Taccompa- . de notes instructives.

oi qu'il en soit, les cleux typographes t forcés de ralentir leur fabrication; 73, ils ne donnèrent que sept volumes.

•7^, Pannartz n*en publia qu'un seul,

eynheyra, renonçant à Timprimerie, se cra à la gravure en taille-douce, art

nouveau. Il s'appliqua h graver les » d*une édition de Plolémée, mais il ut en 1^78 sans a?oir eu le temps d'air ce travail.

i circonstances plus favorables, mais e sont pas connues, ne tardèrent pas louteàse produire, car en 1^75, l'activité nnatz, engourdie l'année précédente, nima avec énergie; il mit au jour huit iges, six in-folio, deux in-^; en 1476 il a trois in-folio; le dernier d'entre eux le tome 1" des Tractatus et Epistolœ de Jérôme, édition que notre typographe it terminer, la mort étant venue le frapcette époque. Elle fut achevée en 1479 eorges Laver.

PIER.— Nous ne voulons pas nous oc- 'deceqa*était le papierdans l'antiquité, laisserons de côté la charla oombycina quelle furenttranscritsbien desmanusau moyen âge, et nous arriverons à la ance dont les premiers typographes usage.

i marques que porte le papier emi dans les anciennes éditions méri-

d'étre étudiées; on s'en est servi is pour découvrir approximativement que de la publication d'un volume non , ou le typographe auquel on doit un

mis au jour sans nom d'imprimeur.

Jes plus anciennes de ces marques reinte une tète de bœuf; on la trouve Allemagne dès le commencement du nècle. Quelques papiers du xv* siècle ent l'image d'un bœuf entier; parfois ouve la figure de saint Luc, patron des res et des copistes. La bibliothèque de versité de Wurzbour^ possède une lotion irès-nombreuse d échantillons de irs de toutes les époques. La Serna mder a placé h la suite de son Catalo^ Bruxelles, an VI) des Observations sur Iffrane du papier des livres imprimés le XV® siècle, et il y donne les tjgures ^7 marques différentes. On peut consuliissi Fisher, Beschreibung typographis" Seltenheiien^ et Sotheby, Typography of rcen/ury,Londres,1845,Jn-fol.Desmar-

d'anciens papiers anglais figurent dans hœologia Britannica^ t. Xll, tabl. 15t dans l'édition donnée par Dibdin des graphitai Antiquities of Great Britain^ J, tabl. 5.

archéologue instruit et laborieux,

ailet de Viriville, a inséré dans la Ga-

des BeauX'Arts (1859, t. Il, p. 222,

t. III, p. 158, t. IV, p. 196) des JSotes pour servir à Vhistoire du papier.

Les filigranes sont dans ce travail l'objet d'une étude consciencieuse et patiente.

Nous laisserons de côtéceuxqui se trouvent dans des manuscrits antérieurs è l'invention de l'imprimerie; nous signalerons seulement ceux qu'on rencontre dans les ouvrages du XV* siècle.

Le pot se trouve dans les Chroniques de Saint'Denys^ janvier 1M6 (1477, nouveau style), premier ouvrage français imprimé à Paris. A ce type se joint celui de la pinte que le papier des incunables typographiques reproduit très-fréquemment de H65 à 1500. On l'observe dans des impressions de Caxton, dans celles de J. truldenscbaff, qui travaillait à Cologne et qui fut l'un des élèves de Gutenberg, dans celles de Conrad de Homberch qui exerçait aussi à Cologne, etc. Ces deux types, avec le vocable commun de pot, se sont perpétués dans la papeterie jusqu'à nos jours.

Le gant ou la main avec laquelle il semble avoir été volontairement confondu, se montre dans un exem[«(aire de la Biblia pauperum conservé en Angleterre.

Les armes d'une abbaye inconnue sont une marque fréquente dans le papier des éditions du xv* siècle. La Serna et Jansen l'ont reproduite ainsi que M. Sotheby de Londres dans ses beaux ouvrages sur \q^ origines de la typographie (Prineipia lypographica^ et The typography of the fifteenth centurg being the spécimens ofthe produciions of early continental printing^ exemplified in a collection of fac-similés from one hundred workSf Londres , 1845, in-folio). Ce type figure dans un exemplaire tieVArs moriendi appartenant à lord Pembroke, dans un Eu-sibe^ imprimé à Utrecth par Ketelaer et Leempt en IU74, dans le Fasciculûs tempo^ rum de Valdener, Utrecth, ihSO. La Serna le montre à Cologne et en Hollande dans la même période (t. Y, pi. 2, Qg. 59, et pi. 3, fig. 90, reproduites par Jansen, 1. 1, pi. 16 Sg. 197 et pi. 17, fig. 214).

Vétoilehhuïi pans marque le papier de Jean de Westphaiie qui importa l'imprimerie à Louvain vers 1475. Une figure semblable se trouve dans les Chroniques de Saint-Denys imprimées par Vérard en 1493; l'étoile couronnée fut employée par Caxton. Une étoile toute simple parait à Ulm etdansdiverses villes allemandes avant 1500. Les trois marques qui se présentent le plus communément au XV* siècle sont le P., Vancre et la tête de bœuf.

Lapremièredecesmarquess'expllquepeutètre comme étant l'initiale du motPapier dans la plupart des langues de la chrétienté au moyen Age. £lle a été modifiée de bien des façons. Elle figure dans de nombreux manuscrits du xiv'et duxv' siècle; Caxton, Valdener et une foule de typographes Tonl employée avant 1500.

Lancre ne fut pas moins multipliée; elle est fournie en de nombreuses variétés pèr

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divers incunables et elle reparaît sor tontes les planches des auteurs qui ont traité des filigranes. On rencontre aussi la tiu de bœuf avec des variétés infinies dans les éditions du XY* siècle; \e demi-bœuf ou avant-train du bœuf se présente dans ÏArs memorandi et 'autres incunables.

Les papeteries se sont établies en France dans le courant du xm* siècle. Une lettre de loinville à Louis X vers 1315, est écrite sur papier de lin ; le testament d*Olhon Vl» comte de Bourgogne» est écrit sur le même papier» quoique daté de 1U)2; rAllemagne eut des papeteries longtemps après TEspagne et la France. La première papeterie de cliiffons fut établie dans ce pays vers 1312 ; à Padoue en 1360 ; è Nuremberg en 1390 ; k BAIe en 1470; en Angleterre en 1388 à Dursford (comté de Kent).

Des détails intéressants se trouvent dans un travail de M. A.-F. Didot sur la fabrication du papier en France, reproduit dans VAthC'nœum du 17 mars 1855. Un mémoire présenté au Corps Législatif en 1852, par les fabricants de papier, constatait qu*à cette époque la fabrication allait à 45 millions de kil. dont 30 millions en papier blanc, et 15 en papier d'emballage. Depuis, ce chiffre a augmenté; il dépasse assurément aujourd'hui 50 millions.

Cest vers Paris que convergent surtout les papiers de fabrique française. Les douze principaux Journaux de Paris emploient plus de 2 millions de kil. par an.

L'imprimerie Impériale absorbe annuellement 1,750,000 kilo, pour les impressions des différents ministères et administrations, il faut ajouter à ce chiffre celui de 750,000 kilo, pour fournitures de bureaux des ministères et des administrations, pour impressions exécutées au compte de 1 Etat dans d'autres imprimeries.

Le timbre emploie 300,000 kilo.

Dans les imprimeries de Paris, au nombre de 80 environ, le poids du papier employé en un an dépasse 4 millions et demi de kifo. (non compris les journaux), il est employé chaque jour 1650 rames, soit pour 300 jours de travail, 495,000 rames du poids moj^en de 9 kilo. La presque totalité de ces papiers s'eroploieài'impressiondeslivres, etiesneuf dixièmes de ces impressions sont expédiés dans les départements ou à l'étranger. Les feuilles imprimées restent empilées à Paris dix, vingt, trente ans et même plus et souvent ne sortent des magasins des éditeurs que pour être détruites, c'est-à-dire vendues au poids avec une perle considérable sur la valeur primitive du papier blanc.

Si par le fait de l'impression et des droits payés aux auteurs, le papier acquiert une valeur qui quadruple ordinairement son prix primitif, tant que le goût ou la mode permet de réaliser en espèces cette valeur idéale, il perd au contraire les trois quarts de sa valeur primitive, du moment

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oi!^ il est rebuté du public Mmme Ihre. Le premier fabricant de papier établi ea Angleterre* John Tate, avait pour marque une étoile h f.inq pointes , enlérmée daoi un double cercle. Le premier volume îb* primé en Angleterre sur papier indigèBeot une édition du traité de Barlbélemj de Glanvilla, De proprieiaiibus rerum .-exécuté vers 1495 ou 1496, il Test sur un pa|Her

Îu'on croit avoir été fabriqué par un filsde àte et qui porte la marque d*une roue. Le papier employé par les plus aneiefli typographes offre uo grand nombre di marques diverses; on y remarque la tili de bœuf, et la main accompagnée dedivtis signes, la lettre P, forme gotnique, une tte de chien ayant un collier au cou, une cet* ronne, etc. La tdte de bœuf surinontée d'une étoile ou d'une fleur est la marque dn papier sur lequel Fust imprima quelques* uns de ses livres. La main ouverte, ayaotà l'extrémité du doigt du milieu une Qeork cinq pétales, fut longtemps à la mode, aiofi

Sue la marque du pot, marque qui saUl 'ailleurs de grandes variations, la foraoê du put étant quelquefois très-simplet qoeiquefois très-elégante.

Le bonnet du fou, c'est-k-dire, la têtt d'un fou avant sur la tète un bonnet cooronné de clochettes et perlant un coUier di même genre (195), a pendant une loogiie période été en Angleterre la marque <foa papier d*une dimension particulière fort emplo^^é pour l'impression (pelift in-8). Bile est maintenant tomnée dans roubli, mais le nom est resté, et l'expression printed at foolscap paper (imprimée sur papier bonnet de fou), subsiste encore oans les annonces de la librairie anglaise; elle est une énigme pour bien des gens.

La figure de l'Angleterre ou celle d'ua lion tenant un bâton au bout duquel est le bonnet de la liberté fut aussi en vogue. Aujourd'hui le même motif qui a fait disparaître les vieilles enseignes a également supprimé presque toutes les marques dans le papier; les fabricants mettent ordinairement dans la pète leur nom ou leurs initiales.

Nous avons vu une somptueuse édition des Poésies de Yittoria Colonne, Rome, 1840, in-8. Elle porte dans chaque feuillet, sur du papier fabriqué exprès, les armoiries des familles Colonne et Torlonia,

Le |)apier doit réunir les conditions de la blancheur, de la fermeté et de la sou-

f blesse. A la consistance il faut qu'il joigne 'égalité de texture; la nuance doit être douce et égale. Il est certain que les papiers modernes en général n'égalent pas les anciens. Le besoin de produire vite et beaucoup a fait tort à la qualité. Les papiers dont les anciens typographes faisaient usage étaient faits de pâte de fil et à la forme. Le chlore n'était pas employé pour le blanchiment des chiffons de coton. Le papier était

(195) Cette marque aiiM»! que plusieurs de celles dont nous ptirlons en ce moment sont reproduiies

dans Touvrage de Timperley : EtiqicUfpœdië ^ iUerary and typograpHic%i anecdote^ p. :iîi«

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s blttDe mais beaucoup plus ferme. La actuelle est formée d éléments sans iton; elle est chargée de matière core, et soumise à Taclion d*un rouleau nte qui la sèche instantanémeni; on a ainsi quelque chose de spongieux* de meux oui se détériore avec une promde déplorable, qui se couvre de piqûres j, tombant en lambeaux, aura disparu t un demi-siècle. Les anciens papiers nt en outre toujours collés, ce qui»

ré leur minceur, leur donnait une soliqu'on ne peut remplacer par l'épais- . Le juge le plus compétent en pareille ^re, M. A. F. Didot, dans son Jlopporli Hsioa de l'Exposition de Londres (t851), late que les papiers modernes ne posât ni ia solidité» ni l'inaltérabilité des ms.

us avons déjà mentionné quelques s laits pour remplacer le papier de chiper d*autres substances ; nous pouYons M jodiquer entre autres ouvrages de mre :

.ChifM en mini€Uure, par Breton, Pa»

1811-12, 5 vol. in-18. Il y a des exemes sur papier imitant celui de bambou, s^en trouve à la fin desquels on a relié échantillons de papier fait de roseau, Hrced*osier, d*écorce de nerprun, de de fusain, d*écorce de saule, ae feuilles lardon, d'écorce de chêne, de feuilles irdanne, d*écorce de peuplier, etc.

uction pour la conscience d'un roij par >lon. Parts, Renouard, 1825, in-13.

\^é tiré quelques exemplaires sur un •n* vélin qui, quoique fait de paille, est blanc, mais cette fabrication de feintai- Hait trop dispendieuse pour être coule^ M. Renouard fit tirer quelques iplaires semblables de la Lettre de •Ion è Louis XIV qu*il imprima dans la a année.

«existe un ouvrage anglais de Koops imé sur papier de paille : Hietorieal wnt of subttaneet tokich hâve been used icrios events ond to convey ideas Ifrom iorliest date to the invention of paper^ loo, 1800, in-8.

lus n*apprendrons rien h personne en it que dans une foule d'éditions sois, des exemplaires ont été tirés sur 9r vélin, sur ^»apier fort, sur des papiers ice de divers genres; en revanche il «le aue trop de livres imprimés sur un sr détestable.

lUS avons pris note de quelques-unes )s éditions à mesure qu elles se sont tes A nos yeux; elles sont en général brique allemande, et souvent k un autre t de vue, elles ont un vrai mérite.

leûcrale^ édité par Lan^e, Halie SaxO' . 1803, travail estimé mais publié sur un ir affreux; les Theophraeti Characteres^ irgi, 1763; Marri Antonini de rebut $ui$^ lioi« 1697, Dionysii Halicamensii JlAe- 0 (Lipsia9, 18(M^), édition en pe|it carac-

tère, trop serré, mal imprimé, k peine lisible; les exempl. en papier fort sont sur ce qu'on rejjarderait en France comme un mau*» vais papier d*écolier, le libraire Schwickert qui a publié ce volume, est un des éditeurs allemands quia mis le plus de parcimonie dans ses impressions). VAulu^ellej Leipzig, 1782,2 vol. in-8, n'est pas plus satisfaisant. Les Grammaticœ latinœ auciores^ etudio Bel. Putschiif Banoviie, 1605, in-^, ne se trouvent guère que sur un papier trèsinférieur, ce qui donne d'autant plus de prix aux exempl.en papier fin, qui eux«mèmes ne sont pas très-beaux. (Un de ces derniers 122 fr. vente Renouard.)

Pendant les plus mauvais jours de la Révolution, le papier manqua en France; on n'impriiSaitpas alors l)eaucoup de livres, mais les brochures, les journaux, le Jlfontleur lui-même sont è cetteépoquesur du pa-» pier d'une infériorité choquante.

PAPYRUS. — Nous n'avons pas besoin de rappeler qu'il s'agit d'une plante jadis aboiw dante dans les marais de l'Egypte, aujour-» d'hui devenue rare, et dont les anciens fai-* saient grand usage pour fabriquer une matière propre à écrire, une espèce de papier: son emploi fut général h l'é^ioque des empereurs, mais dès le ix* siècle on renonça à le fabriquer.

Une fort intéressante brochure de 1^ pages : De Finfluence du mpyrue égyptien $ur le développement de h littérature grecque^ est sortie de la plume de M. Egger, 18^2. L'im<« portation du papyrus en urèce, fait laissé en général de côté et qu'Heeren, dans son grand ouvrage sur la politic^ùe^t le commerce des peuples de l'antiquité, a passé presque entièrement sous silence, paraît à M. Ei;ger avoir une importance comparable k celle de l'invention de l'imprimerie. Grâce k l'emploi de ce papier, les manuscrits se multiplièrent avec une rapidité, une abon-» danoe jusqu'alors inconnues, et la littérature acquit un éclat tout nouveau.

La fabrication du papier de papyrus ne nous occupera point ici* Pline l'Ancien donne k ce sujet des détails souvent discutés, el M. Bureau de la Malle en a fait Tobjet d'un mémoire lu k l'Académie des Inscriptions. Des feuillets de papyrus conservés dans les musées de l'Europe .appartiennent presque certainement, selon M. Egger, au xiv« ou au XV* sièle avant notre ère, c'est-k-dire au temps de Ramsès III ou de Sésostris. Quant k ceux sur lesquels est tracée de l'écriturn populaire ou démotique, ils ne remontent (^u k la fin du vu* siècle avant l'ère cbré* tienne*

De nombreux auteurs se sont occupés du papyrus; nous citerons : Garlandini,Paf»yrui eive oommentariui in tria Plinii Majo» rie de papyro eapitOf Veneliis, 1579, in-^ (il V a une autre édition donnée par Salmuth 1^ Amberg, 1613, in«4); Unger, De papyro frutiee, Lipsiœ, 1737, in-8; N. Schow, Prœfai. ad charta papyraeea grœee eeripta Muêei Borgiani Velitrtê fua eeriee ineolarum

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