‹ Dictionnaire de bibliographie catholique, présentant l'indication et les titres complets de tous les ouvrages qui ont été publiés dans les trois langues grecque, latine et française, depuis la naissance du christianisme, en tous pays, mais principalement en France, pour et sur le catholicisme, avec les divers renseignements bibliographiques qui peuvent en donner l'idée la plus complèteChapitre 134 sur 137 · STE · texte numérisé non relu

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\ Cesi ce qu'on remarque dans les nentairei d*André de Ysernia iuper UutionibuB Siciliœ, publiés par Sextus lingefyi Naples» en 1472:

tus hoc impressil : sed bis (ameti aote revisi, Egregius doctor Petrus Oliverius.

, tu quisquis émis, lector sludiose, libellum Lctiis emas, meudis nam caret islod opus.

e souscription en vers français se rené dans un ouvrage de Gralian Dupont, imé à Toulouse, en 1534 : les Contro' i dei $esu masculin et féminin; noua inscrivons ici en raison de sa siugui :

Dedans Tholose : imprime entièrement fCsl-il ce liure : sachez nouuenemeiii Par maisire Jacques : Colonias surnomme Maislre imprimeur ; libraire bien famé»

Lequel se lient : el demeure deuant Les Saturnines : Nonains dévot conuont, Lan mil ccccg trente et quatre a bon compte Du moys Januier xxi, sans mescumpte*

ËRËOTYPIE. — Il serait superflu de que ce mot désigne l'art de convertir )rmes solides des planches composées des caractères mobiles, âce à cette découverte, on put livrer en meilleur marché qu'on ne Pavait jusqu'alors les ouvrages destinés à une B considérable. La correction des textes igna beaucoup. La sléréotyfiie a de nun avec la typographie que son bor« est couvert d obscurité. Un Allemand, mé J. Mueller, qui était prédicateur 3jde, passe pour avoir fait les prees tentatives en ce genre. Un orfèvre sais, William Ged, a le mérite d'avoir (aire des pas réels à cette invention, issocia, à Londres, avec quelques amis lettres, et en 1729-30, il mit au jour des pf et des livres de prières pour TUniité de Cambridge. La jalousie des imleurs lui suscita beaucoup de dégoûts 'obstacles, il fut obligé de se retirer à ubourg, où, aidé par son Gis James, il araltre divers ouvrages; il y mourut en . Un Sallutte qu'il publia en 1739 (il y 1 second tirage daté de 174&) est recbé; et è la vente Renouard,en 1853, i exemplaires reliés en maroquin se sont is 56 et 46 francs.

ivs 1770, Benjamin Mecans, neveu du t)re Francklin, se livra, è Philadelphie, s efforts soutenus mais sans résultat.

1rs 1780, Alexandre Tilloch, qui ne cousait point les tentatives de Ged, arriva de ^ié a découvrir;des procédés analogues, ivec le concours de l'imprimeur de iversité, André Foulis, il se livra à des is réitérés. En 1782, il fit paraître VAna- I de Xénophon.

9rs la fin du siècle dernier, les IXidot ërent la stéréotypie è un rang distingué, vrèrent de petits volumes que les auia-

)i) Dans le Virgile^ an VI , les exemplaires du lier tirage , exécutés avec des caractères enment neufs, sont très-supérieurs à tous ceux OBi venas plus tard. On peut dire que la bonne

teurs accueillirent fort bien en raison de leur jolie exécution.

On ne fut \)as médiocrement étonné de voir très-peu de temps après des exemplaires dont le caractère, quoique toujours de très-bonne impression, avau perdu cet éclat qui d'at)ord avait charmé les connaisseurs. La différence était encore plus sensible dans les in-i6.

Ces premiers exemplaires dont les amateurs ont aussitôt fait le discernement et qui ont presuue pris rang parmi les curiosités typograpniques, sont le résultat d*un tirage fait pendant que le caractère avait toute sa fleur et tout son brillant, avant l'enfoncement des pages mobiles dans les épaisses plaques de plomb qui servent à tirer en estampes les reliefs solides destinés aux impressions stéréotypes.

Nous emprunterons d'ailleurs, au sujet de l'histoire de la stéréotypie, quelques détails au Rapport de la commission françaite sur VExfosilion universeile de 1851, tom. V, p. 56.

En 178S l'Alsacien Hoffmann obtint, de moules composés d'une argile apprêtée avec une colle gélatineuse, des clichés en métal qui servirent à rimpression des Recherches historiques sur les Maures par Chénier, 3 vol. in-8. Ce procédé, fort imparfait, fut bientôt abandonné.

En 1791,Carez, imprimeur è Toul.eut l'idée de prendre une page composée en caractères mobiles» de la serrer |)ar des vis dans une boite, puis de la faire tomber sur du plomb en fusion, au moment où il était prêt à se figer. Mais souvent il arrivait que les caractères se fondaient, si le plomb était trop chaud, ou s'écrasaient, s'il se trouvait trop froid. Ces essais ne purent donc réussir.

Eclairé par ces diverses tentatives, M. Firmin Didot qui^ dès 1795, avait inventé un procédé de stéréotypage au moyen duquel il imprima les Tables de logarithmes de Callet avec une correction si parfaite, qu'on peut les regarder comme exemptes d'erreur de chiffres , imagina en 1798 de fondre des caractères en métal fort dur, composé de régule d'antimoine, de cuivre et d'étain. A Taidede procédés ingénieux, il obtint des impressions dont la netteté ne laissait rien ii désirer. Une collection d'éditions stéréotypées des principaux classiques français et étrangers fut publiée en 200 volumes, et son bas prix fut un événement (SM).

A la même époque, Herhan qui d'abord avait été associé de Firmin Didot, recourait à d'autres moyens, mais ces procédés ingénieux et dispendieux offraient bien des inconvénients.

En 1810, lord Stanhope imagina des moules en plâtre pour les pajges composées en caractères ordinaires ; puis, au moyen d*une cuisson de ces moules convenablement opé-

édition est celle qui a la faute, car ce tirage peut être reconnu à une faute d'impression au premier vers de la page 178 : Ne le noster amor, pour nec.

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rée, il retira des reliefs suffisamment nets en plongeant les moules dans une chaudière remplie de métal en fusion. Ces opérations plus simples et plus économiques ont fait tomber en désuétude les procédés de Firmin Didot etd'Herhan.

Aujourd'hui la sléréotypie a été, à peu près, laissée de c4té.

SYSTEMES BlfiUOGRAPHIQUES. *- La bibliographie comme la botanique exige une classification y mais il n'est pas possible il*arriver à s'entendre à cet égard; divers érudits ont proposé des systèmes différents; chacun signale très-bien les inconvénients qui résultent des systèmes gu*il critique, et se trouve beaucoup moins tort lorsqu'il s'agit de démontrer les avantages de la méthode qu'il préconise. La marche suivie généralement en France est en usage deouis plus d'un siècle; elle fut introduite par le libraire Gabriel Martin ; d'abord la théologie, ensuite la jurisprudence , les sciences et les arts, les belles-lettres et l'histoire; telle est la marclie suivie dans nos bons catalogues, telle est celle qu*a adoptée De Bure dans sa Bibliogrti' phie instructive ei qu'a consacrée la table mélhodi(]ue du célèbre Manuel .du libraire, Leibnitz, dont la haute et active intelligence touchait à tout, composa un petit traité intitulé : Jdea Bibliothecœ publieœ secundam clasBee ecieutiarum ordinandœ fusior et eon^ iractior.

Un membre de l'Institut, Ameilhon, proposa un système au*il exposa dans le tome II des nouveaux Métnoirti de ce corps savant (an. Vil); il plaçait en tète la grammaire, ensuite la logique , la morale, la jurisprudence, la métaphysique (comprenant la ihéologie] , les arts , la littérature et l'histoire. C'était également par la grammaire suivie des vocabulaires que débutait la classification qu'Arias Kkvntanus appliqua à la bibliothèque de l'Escurial dont il fut te premier conservateur; la théologie venait à Ja tin.

Le savant auteur du Dictionnaire des Anonymes^ Barbier, adopta dans le catnlosue de la bibliothèque du conseil d'Etal la ckissiiication de De Bure.

Le premier garde de la bibliothèque impériale de Vienne, Denis, avait imaginé sept classes ou sciences : théologie, jurisprudence, philosophie, médecine, mathématiques, histoire, philologie. Q

Les systèmes de Parent, ue Massol, de Peignol et plusieurs autres sont exposés fort en détail par Aehard, dans son Cours de biblioaraphie^ et il a cru devoir y joindre Texpose de ses propres idées; nous ne nous arrêterons pas à ces divers plans qui n'ont point été mis à exécution. Chacun peut, avec un peu de réflexion, combiner des classitications qui lui paraîtront plus méthodiques, plus régulières que celles de ses de-

(205) Il y eut toalefois quelques exceptions; en 4776, Née de la Roclielle, jeune el impatient, adopinit une amre méthode dans le Catalogue des livres «t« l*«rrot. Le Catalogue de la collection du c(^lèhre

vanciers, mais Ik n'est pas la difficulté, ce qui importe, c'est de ne pas bouleverser les babitucles et rendre les recherches fort difficiles dans les Catalogues.

En Angleterre , 1 ordre alphabétique est le seul qui soit suivi, et souvent oo réunit divers livres sous des noms génériques comme Angleterre^ Irlande RomanSf Thdlre,

Des détails curieux sur les divers systèmes bibliographicrues font partie de l'Introduction placée en tète du 5* volume du Ifonuel du libraire ^ édition de 1842. Dans ce travail substantiel, M. J.-Cb. Brunet indique le classement qu'on remarque dans des ouvrages du XVI* siècle, tel qu'un Catalogue de Robert Estienne, daté de 1546, et la iTibliotheca universalis de Gesner. Il mentionne ensuite les divisions plus compliquées qu'imaginèrent des écrivains qui ne breot que de la théorie; les cent buffets de Lacroix du Maine sont justement oubliés ainsi que le système de Christofle de Savignjr, qui, partageant les connaissances bomaines en seize classes (la grammaire était la première, la théologie la dernière], les scindait ensuite en sous-divisions telieioent nombreuses qu'il y en avait plus de cent fH)ur l'astrologie, 78 pour la grammaire, 37 ÎK)ur l'optique.

Divers systèmes furent employés au XVII* siècle et aucommcement du xviirdaDs divers Catalogues de bibliothèques publiques ou de collections destinées aux enchères; tous étaient défectueux; et leur variété, résultat d'une pensée individuelle, faisait qu'il régnait dans cette branche des connaissances humaines une véritable anarchie.

Un libraire instruit, Gabriel Martin, y mit un terme; après divers tâtonnements *et en s'aidant des conseils d'un bibliographe zélé, Prosper Marchand, il adopta la classification en cinq grandes classes qui fut adoptée i^ar j)resque tous les libraires de Paris, et que De Bure consacra dans sa Bibliographie instructive: c'est elle qui domine dans la presque totalité des catalogues publiés en France (205); on lui a reproché de n'élre l>as assez philosophique, de manquer d'une iiortée rigoureusement scientiGque; en revanche, elle est claire, simple, facile, et comme Va dit a\ec raison M. Ch. Nodier : « Elle embrasse, sans trop d'efforts, toutes les innombrables et capricieuses subdivisions qu'il a plu à la fantaisie humaine d'introduire dans la forme littéraire du livre, et elle est consacrée par d'excellents catalogues devenus classiques dans leur genre. »

La révolution de 1789 survint; on voulut changer toutes choses; le vieux système bibliogpaphique ne fut pas respecté, mais les nouveaux qu*on proposa pour le remplacer ne furent pris au sérieux par personne. Plus récemment on a mis en avant d'autres idées, mais des distinctions métaphysiques

chanieur Jélioie fut en 1783 publié por Mokni qui, se conforniant .aux conseils de rubbc Uive, le disposa dans un ordre singulier.

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laciMi est libre de combiner à son gré raient pré vaJoic contre un «rrangeinent 1^ tout comme le seyant auteur do ;/, nous nous rallions par conviction ; -seulement parce qu'il est plus gément connu que tous les autres, ce rait déjà d*un immense avantage» mais it |»arce qu'il s*adapte avec lacilité à tire des livres que cenCerment le plus ut les bibliothèques grandes ou j. »

Brunet convient d*aillears que tout en *vant les bases du système de Gabriel ly on peut Taméliorer dans certains s; la classe des sciences et arts nomi doit se ressentir des progrès q.u*a ;ette partie si importante des connces humaines. La table méthodique, ime le 5* volume du Ifanue/, présente les autres traces de ces changements ;. linsi que la mythologie, q)iii autrefois çait dans la classe des belles-lettres, se ranger dans l'histoire (histoire des ms). Les dictionnaires encyclopédiélaient habituellement enregistrés en le la section des siences et arts; inet en a formé une classe spéciale qui immédiatement après Ttiisloire. Nous yons d'ailleurs à l'Introduction déj«i K)ur des particularités plus amples qui iraient trouver place ici, et comme inrès-réel de la difficulté de bien classer re, de ne pas placer ensemble des ouiqui^bien que roulant sur un mèuie a4>partiennentcependantà des sections fTérenttiS , nous ferons remarquer avec illustre bibliographe, que des livres mariage peuvent, suivant le point de ous lequel ce sujet est envisagé, se 3 dans neuf ou dix sections difiFôrenles : }gie et droit canonique^ Code civile )énalf si Ton considère les infractions; f» s'il s'agit des devoirs des époux; nie politique^ rapport avec la popula- Médecine^ Antiuuiiés, mœurs et usages ciens;jfac^<te«, lorsque, comme divers *s futiles, on ne veut envisa^^er que le laisant d*une chose très-sérieuse, oaidt, dans son Manuel (en allemand) ieience du bibliolhéoairt, entre, p. 388 f^ dans des détails étendus au sujet ivers systèmes de bibliographie; il i ceux deFontanini (cinq classes, théodroit, philosophie, histoire et poiyma- [;omf)renant la philologie» la rbétori- I poésie et la grammaire) et de Denis lasses, théologie, jurisprudence, philie, médecine, mathématiques, bisphilologie]. £n Allemagne on a préco- 3 système proposé par Ersch-Krug et savanls;il se compose de dix classes:

Sciences philologiques.

Sciences historiques.

Sciences mathématiques»

Sciences philosophiques

Beaux-arts.

Sciences politiques et administratives.

Sciences naturelles.

Sciences médicales.

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