‹ Dictionnaire de bibliographie catholique, présentant l'indication et les titres complets de tous les ouvrages qui ont été publiés dans les trois langues grecque, latine et française, depuis la naissance du christianisme, en tous pays, mais principalement en France, pour et sur le catholicisme, avec les divers renseignements bibliographiques qui peuvent en donner l'idée la plus complèteChapitre 20 sur 137 · L-:> va · texte numérisé non relu

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le rapport des ricfac^<frs littéraires ; Alcuio «■nie. due uo de ^â )-oêaie$. l'êtenduti des R9SDiiKvSi^u*il«-irouta pour se livrera l'titude. L'abU Biscop, premier directeur d< l'âtihlTC de Weanuouih. n'éjpan^a rien pour rnoir un crand nouibre de livres. Bédé dit qall fil cioi] foiÂleTOTdgedeRome .terrible eoireprise à relleépoque;, et que. chaquefoi^, il rapporta quantité douvra^s précieux. Au momeot de sa uinrt , survenue en 690 , il donna des instruciioDSspéciales pour la cousemtïon de la collection qui lui avait eoilié tant de 1àtigiïes.iBibliollueam qaam de Roma ■«fct'lïiitaiai MtUitsimamqut adrexrral,ad tMifrarfjmm Eedtsi» necessùriam toltieile 9tTrmri imttgroM , nec ptr incvriam firdari

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Nous forantes A propn qu'au a Se plure Celles delimpt de Bury.

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au roi Alfred , qui , en revanche , tit don au des cotlt nHmastère de terres d'une grande étendue. Parmi Si c'élaît un tort , Cénifrid le répara no- Doiuinic blement; il Iravailla arec tant d'ardeur A aug- Jean et meoler la biUiothèque, qu'à sa mort il la visita en laina wesque double de ce qu'il l'avait trou- qui fixe ▼ée. lulheureusemenl, vers I an 867 , le oio- reniarqu nastêre fut saccagé par les Danois. Oraliom

U exista encore un catalogue de la biblio- xi' siér' thèque du couvent de Wliilbf (rédigé vers ivbe. Ti] U8U).N.E;dwnnls l'a inséré, t. 1, p. IU9; lt>s César.*. Parus Ql les Vies des saints eo fonnent la si-tii} t \ majeure JfMrtif. Kn fait de classiques, on n- 178!' ^ ^ inarqua Cicem dr Amicitia , dt StntcMe, — ' Homère, Juvénal. Perst-, Prudence, Platon (fiber Pfalon»J,Sedulus, Stacfl et les JhcWim (de Virale pcul-filrc). » »» •

Uuechraniquo du monastère de Olaslon- 'liV i ^ bury a égaluniuiit comurvé l'invonlairu des ll\^ V livres que possédait cuitu cuiumuututé eu J'VVN 18i8: les écrits bil)li(^uiis, l«a classiquos sniit f ' '.V \ ifttmbroux; un y distingue quelques tr«ilét AS damédflclim. 1 |\>

Lo oouveitt du Cmyland avait réuni , vti v 1091, près do 71)0 volumes grands et poUwl ^ qu'un Inoundio lit ilinitBrHliru. u\

Lo ealalogiiu do la l>iltli(Uliài|uo do Pat^lil iMirough, dressé k In Un du iiv* slèaie . i ii\ -*

nubile partluiilun dans ion ttiitvtf u/ u' f'AarvA «^ Prif rftorMw* (Lnndrvs, lAltf l^ fuiiu] , et réiinpriiiiA dans lu JfrrnMtin ' t»dieu élaittut au itoinbr» da 344 ; * A d'eux, luivaiit l'uii«Ko> nmh'nnili dU I vragcs dont Ira Hi^jt'tN n'élalonl «lu luAme nnluru ; "

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Homme, président du comité d'instruction publiçiue, visita le cabinet des médailles, et il émit ridée d'envoyer à la fonte pour le service de la République les médailles d'or et d'argent.

Le a octobre 1795, le représentant Villicrs

firésenta à la Convention un rapport relatif à 'organisation de la bibliothèque gui portait alors le nom de Nationale , et qui fut suivi d'un décretjequel établit l'organisation dont les bases, parfois modifiées , ont cependant été conservées depuis dans ce qu'elles avaient de plus essentiel. Administration de l'établissement par un conservatoire composé de huit membres ayant des droits égaux et «attachés aux divers départements ; nomina^ lion dans le sein du conservatoire et par les conservateurs eux-mêmes d'un directeur temporaire, chargé de présider le conservatoire, d'assurer l'exécution des règlements et délibérations. Une somme de 192,000 francs ftit votée pour traitements des administrateurs et emplovés et pour les augmentations de la bibliothèque. • En 1796 , on réunit au département des médailles et antiques le cabinet des médailles de l'abbaye de Sainte-Geneviève.

Les succès des armées françaises en Italie amenèrent à la bibliothèque une grande quantité de livres précieux et d'antiquités. Rome, Venise, Turin» etc. .furent ainsi dépouillés au

Srofit de Paris. On sait qu'dn 1815 la plupart c ces trésors ont été restitués.

Un rapport du ministre de l'intérieur précéda, le 3 fructidor an IX (1801), un décret des consuls ordonnant la translation de la bibliothèque au Louvre, et la vente des terrains qu'elle occupait. Cette mesure ne fut point mise à exécution, et la question du déplacement de la bibliothèque a continué d'occuper bien des écrivains.

Un polygraph commencement kerton,

les personnes qui voulaient profiter des ressources de la bibliothèque. « On voit dix ou douze longues tables occupées par des personnes employées à lire. On y remarque môme des lemmes et des enfants. En été le nombre des lecteurs peut aller à 100 par jour et en hiver à 50. Il s'en faut que dans les bibliothèques de TAngleterre on rencontre les mêmes facilités. »

L'ordonnance royale du 30 mars 1328, rendue sur le rapport du ministre de l'intérieur , compléta 1 organisation de la bibliothèque. Le nombre des départements fut fixé à cinq : Imprimés^ — Manuscrits, — Mé^ dailles et antiquités, — Estampes, — Cartes. Chaque département eut un seul conservateur responsable. Les cinq conservateurs formaient la commission administrative. Le ministre de l'intérieur avait le choix des sousconstrvateurs.

Peu après la révolution de 1830, une commission fut chargée d'étudier la situation et l'organisation des bibliothègues. Elle avait pour président l'illustre Cuvier et pour rapporteur M. Prunelle. Il s'ensuivit un rapport

de M. Guizot (alor^ ministre de rinstmctiou publique) au roi, et une ordonnance du 14 novembre 1832, qui modifia le systëaie en vigueur.

On revint à la division en quatre départements et à l'établissement d'un conseil d'administration composé des conservateurs et aides-conservateurs. Sur une liste de trois candidats présentés par le conseil, le ministre de l'mstruction publique choisissait un directeur auquel était dévolue la présidence; le conseil nommait un vice-président et un secrétaire. Le directeur, nommé pour ciD<| ans,étaitconstamment rééligible. Le vice-président était nommé pour une année et n'était rééligible que pour un an. Le secrétaire était élu pour un an, mais il était indéfinirueut rééligible. L'ordonnance spécifiait les relations du directeur avec le ministre auquel il était tenu de faire, tous les six mois , un rapport développé sur la marche et les progrès oe la bibliotlièque.

Le travail dans lequel le ministre expliquait et justifiait le décret soumis à la signature do roi était remarquable à tous égards ; il faisait ressortir les avantages qui résultaient de la présence dans le conseil des administrateursac^oints ; il insistait sur rinconvénient de réduire les administrations responsables au moment où le développement rapide de la bibliothèque ajoutait grandement aux devoiis des employés.

Le conseil d'administration était ainsi composé de seize membres (neuf conservateurs, sept conservateurs-adjoints) .Trois des quatre départements étaient divisés en deux sections et celui des manuscrits en trois ; chaque conservateur était spécialement affecté à une section .

Renvoyons , pour plus amples détails, au Moniteur du lo novembre ou à V Essai de Le Prince, édité par M. Louis Paris, p. 426.

Le 26 mars 1833 (et non 1835 comme le dit M. Edwards) , un règlement général de la bibliothèque présenté en projet par le conservatoire fut arrêté par le ministre de l'instruction publique. Ce règlement était divisé en quatre titres (voir le Moniteur du 4 mai).

Le Moniteur du 19 octobre de la même année fit connaître les améliorations introduites dans le service du département des imprimés. Séparation complète des lecteurs et des simples visiteurs. Réunion dans la salle de lecture de 5,000 très-bons volumes, choisis parmi ceux qui sont le plus habituellement demandés (c'est ce qui a été pratiqué sur une grande échelle au Musée britannique). Pour le prêt au dehors , demande faite la veille et signature de l'emprunteur qui s'engage à restituer l'ouvrage dans un délai fixé.

Le 30 juillet 1834 parut un rapport adressé au roi par le ministre de l'instruction publique et suivi d'une ordonnance relative au dépAt légal de deux exemplaires de chaque ouvrage nouveau ; un de ces exemplaires destiné ^li bibliothèque royale , l'autre à la bibliothèque du ministre de rinslruclion publique.

Le Moniteur du 25 juin 1836 annonce qua

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le ministre de riostruction publique a visité la bibliothèque Royale, et que dans le département des imprimés il s'est informé particulièrement de 1 état du catalogue, du système adopté pour la classitication des ouvrages, du mode ainsertion des acquisitions nouvelles, des moyens de conduire promplement ce grand travail à sa fin. Le journal officiel annonce qu'il ne reste plus guère que cent mille volumes environ qui ne soient portés sur aiAcun catalogue, encore sont-ils tous parfaitement classés, rangés dans un ordre plus ou moins rigoureux et inscrits sur des registres particuliers.

£n 1837, le département des manuscrits fit d'importantes acquisitions à la vente delà bibliothèque de Rosny. appartenant à la duchesse de Berry , et à laquelle on avait joint quelques codices très-précieux. Les achats atteignirent la somme de 10,000 fr. environ; la moitié à peu près de cette somme fut consacrée au Code Tkéodosien dont Cujas avait, en 1566 , donné la première édition d'après ce môme manuscrit qui remonte au vi* siècle. Parmi les autres textes acquis, le Moniteur du 29 mars signale un manuscrit grec contenant divers géographes, un Sulpice-Sévère du x' siècle , un Vitruve de la môme époque « le Chronicon de Calaber Rodulphus, des commentaires sur Virgile (x* siècle), etc.

iVoir aussi le n** du 8 juin du journal oficie).)

Le Moniteur du 28 mai 1838 contient un rapport fait à la;Chambre des députés au nom de fa commission du budget. Le crédit de la bibliothèque avait été porté , en 1832 , à 239,000 fr.. et en 1835 à 274,000 fr.; en 1839, il était fixé à 272,000 fr., dont 155.000 fr. pour le traitement des employés, et 102,000 ir. pour achat de livres.

On demandait de jplus 112,000 fr. comme

Îremier douzième aune dépense totale de ,344,000 fr. réclamée pour améliorations indispensables. Sur cette somme 925,000 fr. étaient applicables aux imprimés ; 360,000 fr. pour reliure ; 80,000 fr. achats pour remplacer des exemplaires usés ou compléter des exemplaires dépareillés; 400,000 fr. achats de livres étrangers ; 85,000 fr. pour catalogues. Au commencement de 1839, des circonstances d'une certaine importance se produisirent au sujet de la bibliothèque Royale ; H. de Salvandy, ministre de Tinslruction publique, adressa au roi, Je 22 février 1839, un rapport sur le service de la bibliothèque, et une ordonnance régla de nouveau l'organisation intérieure de ce vaste établissement. L'idée dominante de M. de Salvandv était qu'étendre la responsabilité, c'était la détruire. Il visait à la séparation totale de l'administration et de ia partie financière. Un chef responsable dans chaque département; un seul administrateur responsable placé au-dessus des chefs des départements, tel était le plan qu'il avait en vue. Le conservateur d un département devait seul ré- {>ondre de la manière dont ce département onctionnait. La réunion des conservateurs pouvait conseiller, émettre des avis et des

vœux, mais ne devait pas aller plus loin; l'administrateur seul devait gouverner l'étâ* blissement et en répondre.

Les opinions furent très-divisées au stget de ces réformes, et d'ailleurs les platis d« M. de Salvandy furent arrêtés dans feurexé-» culion par les mutations nombreuses qui curent lieu dans ia haute administration et dans la direction de la bibliothèque. Cinq ministres de l'instruction publique se suc« cédèrent en deux ans. M. Dunover que M. de Salvandy avait nommé administrateur n'occupa ce poste que fort peu de temps ; au mois de juillet 1839, il fut remplacé par M. Letronne auquel M. Naudet succéda en août 1840.

M. de Salvandy avait divisé l'admimstm* tion en six départements : service publici imprimés, manuscrits, médailles et antiques « estampes, caries. Ces départements étaient h leur tour partagés en sections (celui de^ manuscrits, par exemple, en six : 1" Chartes; 2** manuscrits chinois et de la haute Asie; 3' manuscrits sanscrits et de l'Asie centrale; 4** manuscrits arabes et de la basse Asie; 5' manuscrits grecs et latins ; 6* manuscrits français et dans d'autres langues modernes. Cette division ne subsista guère plus de trois mois. Une ordonnance du 2 juillet 1839 rétablit la division en quatre départements ayant chacun deux conservateurs. Le conseil d'administration fut composé de huit conservateurs et des sous-conservateurs, mais ces derniers avec voix consultative seulement. Le nombre des sous-conservateurs devait dé« pendre des exigences du service à mesure qu'elles se développeraient.

En 1847, le 20 févier, M. Naudet, directeur de la bibliothèque, adresse un rapport au ministre de l'instruction publique sur la situation du catalogue des imprimés.

M. de Salvandy se retrouve ministre de l'instruction publique en 1847, et le 2 sep-> tembre, il contre-signe une ordonnance du roi qui stipule oue le directeur de la biblîo* thèque reprend le titre d'administrateur-général et qui rétablit les attributions de ce fonctionnaire, et ses rapports avec le ministre sur le pied où les avait mis le décret de 1839. Un secrétaire-trésorier est chargé de tenir tous les registres d'entrée et de sortie, et toutes les écritures relatives à ce service. L'ordonnance en question à laquelle il suffit de renvoyer, se trouve au Moniteur du 13 septembre.

Le 8 septembre, le môme ministre nomma une commission h l'effet de lui adresser un rapport sur les travaux du catalogue des estampes.

Ce catalogue avait été l'objet de quelques critiques. Le Moniteur du 15 janvier 1848 renferme un rapport adressé au roi, toujours par M. de Salvandy, au sujet de la nomination d'une commission chargée d'examiner les questions relatives à la bibliothèque.

La révolution de 1848 amena dans le personnel de la bibliothèque des changements dont nous n'avons point à nous occuper ici. Le 30 mal 1850, M. Génin, chef de la divi-

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sion des sciences et des lettres au ministère de l'instruction publique, adressa au ministre un rapport toucnant la formation d'une commission chargée d'examiner les questions relatives aux travaux du catalogue des im- }>rimés. Ce rapport pst inséré au Moniteur (tu 5 juin.

Le z4 janvier 1852, un décret du. Président de la république créa à la bibliothèque un emploi d'administrateur adjoint investi de la mission spéciale de surveiller et de diriger les travaux des catalogues. Sent mois après, le 25 août, M. Taschereau adressait au ministre de l'instruction publique , sur la situation du catalogue des imprimés et sur la direction à donner aux travaux, un rapport qui figure au Moniteur du 6 septembre. De longs détails concernant, soit le catalogue des imprimés, soit la préparation de celui des manuscrits, se trouvent dans un rapport soumis par le ministre à l'empereur, le 22 janvier 1855, et dans celui que M. Taschereau adressait au ministre le 25 décembre 1854 [Moniteur du 16 février 1855).

En 1858, un rapport de M. P. Mérimi^e était adressé à M. le ministre de l'instruction publique, au nom de la commission de la bibliothèque Impériale. Ce travail remarquable a été insère au Moniteur; nous en reproduisons les passages les plus intéressants :

nDivisiondelaBibliothèque en départements, —La première question dont nous ayons eu à nous occuper, était de savoir si Jes déiiartements qui composent aujourd'hui la nibliothèque impériale avaient réellement entre eux une connexité telle qu'ils dussent être réunis sous la même admmistration et dans le même édifice. Devait-on conserver l'ensemble des services actuels, ou bien en séparer les départements qui ne se rattachaient pas directement à la collection des imprimés, la plus considérable de toutes? Malgré la reconstruction prochaine d'une partie de la bibliothèque, il est nécessaire, dès à présent, de ménager le terrain et de prévoir l'accroissement rapide des collections. A cette question s'en lie une autre : quelle sera la composition de chaque département et la nature des collections qu'il doit renfermer?

« Un seul département nous a paru réuni h la bibliothèque Impériale par une espèce d'anomalie, c'est celui des estampes. Dans presque toutes les capitales de l'Europe, les collections d'estampes font partie du musée ou d'un établissement spécialement consacré aux beaux-arts. Â Pans , les visiteurs qui fréquentent le cabinet des estampes sont, en grande majorité, des artistes. Leurs recherches sont d'une nature toute différente de celles qu'on se propose en entrant dans une bibliothèque. Nous aiouterons que le règlement même de la bibliothèque Impériale a marqué clairement la distinction qui existe entre la collection des estampes et celle des imprimés. Tout livre accompagné de planches gravées, tout allas faisant suite à un ouvrage, toute gravure publiée avec un texte, appartiennent au département des imprimes. 11

semble que, dès l'origine, on ail préru une séparation inévitable et qu'on se soit appli« que à rendre le dépôt de^ imprimés indépendant du cabinet des estampes. A notre avis, la seule place qui convienne à ce der« nier est dans un musée. Produits d'un des arts du dessin, les gravures doivent compléter l'œuvre des maîtres dont les tableaux sont offerts à l'étude.

« Une séparation semblable avait été proposée à regard du cabinet des médailles. A l'appui de cette mesure, on alléguait qu'en général les monnaies antiques et les pierres

Sravées sont des objets d'art plutôt que des ocuments historiques, et que , pour leur connaissance et leur interprétation, la proxi* mité d'une vaste collection de monuments antiques est plus à rechercher que celle d'une bibliothèaue ; enfin, que quatre ou cinq mille volumes placés dans le cabinet des médailles suffiraient aux besoins des conserva* teurs et des visiteurs.

«La majorité de la commission n'a pas pa^ tagé cette opinion. L'exemple de toutes les grandes bibhothèques de l'Europe, dans lesguelles les médailles sont rapprochées des imprimés, a semblé consacrer la réunion des deux départements. En outre, des témoignages irrécusables ont fait connaître les communications continuelles qui existent cotre eux, et le besoin fréquent de consulter des livres rares en présence des médailles et des pierres gravées, objets qui ne doivent

{'amais être communiques en dehors du ca- )inet.

« Tout en seprononçant pour le maintien du cabinet dets médailles dans l'ensemble de la bibliothèque Impériale, la commission a remaroué qu'il avait indûment reçu un certain nombre de bronzes et de marbres antiques ou môme d'objets de pure curiosité, armes, échantillons d'histoire naturelle, etc., qui doivent évidemment trouver leur place véritable dans une autre collection. A la vérité, quelques-uns de ces objets ont été recueillis en vue d'aider les recherches numismatiques, mais le plus grand nombre n'est réellement utile que pour l'élude des beaux-arts et de certaines branches de l'archéologie. Au sentiment de tous les membres de la commission, ce serait une mesure excellente que de for* mer des dépôts spéciaux avec les objets de même nature, servant aux mômes études. En thèse générale, nous voudrions que le dépôt spécial le plus riche absorbât le plus pauvre; que les objets qui ne sont dans une collection que des curiosités exceptionnelles, allassent prendre leur rang, pour ainsi parler, dans une autre collection où ils ont leurs simi- ' laires en nombre, et disposés méthodiquement. On compléterait ainsi heureusement nos collections principales; on offrirait un enseignement plus large et mieux combiné; enfin on préviendrait le renouvellement d une espèce de scandale, qui plus d'une fois s'est pj-oduit dans les ventes, celui de deux établissements publics enchérissant l'un sur Tautrc , pour acquérir le môme objet. Si Votre Excellence approuvait en principe la répartie

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DE BIBLIOLOGIE.

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tion méthodique que nous appelons de tous nos vœux, nous ne doutons pas qu'elle n'obtint aussitôt l^assentiment de ses collègues. Alors le cabinet des médailles, oii sauf quelques rares exceptions, nous ne voudrions plus admettre que des monnaies et des pierres gravées, aurait à réclamer à la Monnaie des séries de médailles; au musée du Louvre, des intailles et des camées qui s*y trouvent sans -motifs plausibles, comme sans utilité pour le public.

« Un échange semblable devrait avoir lieu, nous le pensons, entre le cabinet des manuscrits et les Archives de TEmpire. Le premier aurait à céder un crand nombre Je chartes détachées et scellées, et surtout la collection dite Cabinet généalogique^ qui, au sentiment de tous les membres de la commission, doivent appartenir aux Archives. En retour, les Archives auraient è envoyer au département des cartes et plans près de 20,000 cartes géographiques, dont on s'explique difficilement le dépôt dans un établissement tel que celui qui les possède aujourd'hui.

«( Enfin, en se séparant de la bibliothè(|ue Impériale, le cabinet des estampes remettrait au dépôt des cartes et plans la majeure partie de la collection topographique qui, en tout état de cause, devrait être jointe a ce dernier département.

« Nous venons d'indiquer les déplacements qui nous semblent nécessaires et incontestables. Il y en a d'autres, peut-être, qui seraient également utiles : toutefois nous croyons que cette mesure ne doit être poursuivie qu'avec beaucoup de prudence. Il serait dangereux de diviser des objets dont la réunion est universellement acceptée, et, à notre avis, l'utilité pratique doit l'emporter sur toute autre considération. Ainsi, bien que nous n'ayons pas hésité à proposer la séparation du cabinet des estampes, nous croirions très-facheux que la collection elle-même fût divisée. Sans doute, on pourrait distinguer, à la rigueur, les pièces qui la composent en objets d'art et en documents historiques ; mais quel serait le résultat d'une pareille division? On formerait deux collections incomplètes et l'on rendrait les recherches plus dimciles.

« Les déplacements que nous proposons, il ne faut pas se le dissimuler, n'auraient pas lieu sans quelques difficultés. Bien qu'admettant en principe la règle que nous avons [)osée, chaque établissement tient à conserver ce qu'il possède, et met un certain amourprupre à garder ses envahissements les moins justifiables. Nous aimons à croire que les résistances céderaient à un moment de réflexion ; mais, pour ne pas causer trop de regrets aux conservateurs, il serait peut- (^tre à propos de les dispenser de la tâche, trop pénible pour eux, d'éliminer les objets étrangers à leur collection spéciale. Une commission pourrait remplir cet office avec plus d'impartialité, et nous sommes assurés que

{%!) L*nn veut le Roland furieux d'Aristote; un aiilre, (* Annulaire de ia Nobletse; un Iroisième, les Milleê de Jean-Jac^ ; un autre, une Table d^abrévia-^

son travail ne serait ni long ni difficile, si elle tranchait les questions par le simple bon sens, au lieu de s engager dans les subtilités au moyen desquelles on peut essayer d'établir de l'analogie entre les choses les plus disparates.

«Bien que la collection de musique annexée au dépôt des imprimés renferme un assez grand nombre de manuscrits, nous ne pensons pas qu'elle doive être scindée. Elle forme de fait une section spéciale qui nous semlilc devoir être maintenue.

« Il existe à la bibliothèque Impériale un cours d'archéologie, qui, dans le principe, devait être professé par le conservateur du cabinet des médailles. La commission, tout en reconnaissant que ce cours pourrait être plus convenablement placé dans une autre enceinte, se ferait un scrupule de priver le public d'un enseignement utile, ouvert dans un quartier central. D'ailleurs, une salle de cours est nécessaire à la bibliothèque pour l'étude des langues de l'Orient, qui ne peut être cultivée qu'à proximité d'une riche collection de manuscrits. La même salle peut servir pour le cours d'archéoloçie et n'exige pas un emplacement très-considérable.

« Vacances. — La commission a reçu plusieurs réclamations au sujet desvacances.Sous le régime actuel, elles ont lieu à une époque de l'année où un grand nombre d'étrangers arrivent à Paris. Plus d'une fois, nous avons entendu des savants, venus de fort loin^ ex-

E rimer leurs regrets de ne pouvoir se livrer des recherches qu'il leur eût été difficile de faire dans un autre temps. Nous croyons qu'il serait utile de supprimer les vacances, et de les remplacer par des congés accordés suivant un roulement entre les emplovés.

•Servicepublic.^ La bibliothèque Impériale doit-elle être publique, ouverte à tout venant» ou bien ne faut-il y admettre que des personnes conduites par l'amour de l'étude et munies d'une autorisation? Cette question a paru mériter un examen approfondi, et la commission a recueilli l'avis des conservateurs et celui de plusieurs personnes qui fréquentent depuis longtemps la bibliothè-

3ue. En sénéral, les employés se plaiment es entrées libres. Un grand nombre de visiteurs ne prennent des livres qu'afin d'avoir un prétexte pour se chauffer. Beaucoup demandent des livres frivoles ou même infâmes. On nous a représenté beaucoup de bulletins de demande qui dénotent une ignorance si ' grossière, qu'évidemment leurs auteurs n'ont besoin d'aucun autre ouvrage que du rudiment (27). Les employés ont réuni ces bulletins qui remplissent un grand carton. Do Î)areils lecteurs, dit-on, gênent et éloignent es travailleurs sérieux ; ils font du bruit , ils sont grossiers, et leur voisinage est incommode. Quelques-uns mutilent des volumes^ et en arrachent des feuillets pour s'épargner la peine de prendre une note. N'est-il

tton pour parler anx sourdi-et-mueu ; un autre, Tilf* mariai^ province de Parts, pour voir la deicriptUm d'un membre de la Cour des comptes, etc.

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