CHAPITRE V. — Bibliothèques de l'Autriche
La bibliothèque impériale de Vienne occupe le premier rang dans cet empire, et, sous divers rapports, elle est une des plus importantes de l'Europe. Elle fut créée sous M^^i* milieu l" par le poêle Conrad Celtes, qui lui légua tous les livres qu'il possédait. Plus tard, le conseiller d'Etat Jean Spiesshammer (Caspinionus) l'enrichit de nombreux ouvrages ramassés dans les couvents ; la bibliothèque que le roi dellongrie, Mathieu Corvin, avait réunie à Bude, vint en partie s'y joindre. Un écrivain qui est loin d'être sans mérite, Busbec, rapporta d'une ambassade en Orient 240 manuscrits intéressants. Vers 1580, la collection de l'historien Jean Sambucus fut acquise pour la somme alors considérable de 2,500 ducats. En 1638, la bibliothèque, qui était restée jusqu'alors dans le couvent des Frères-Mineurs, fut transportée au château impérial. Vers 1650, on fil Templète de la bibliolhèaue des comtes de Fug-
f;er, composée de 15,000 volumes et des ivres du célèbre astronome Tycho-Brahé.
En 1663, un savant hambourgeois, Pierre Lambecius, devint bibliothécaire, et sonad-^ ministration fut utile à rétablissem^eul^V^^^
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sous sa garde. Il Iravailla à Tenrichir, il en publia le catalogue, et, entre autres accroissemenls notables survenus sous sa direction, on peut citer l'apport de 6,000 volumes venus du chûteau d'Ambras dans le Tyrol, ancienne possession de la maison d*Aulriche, et l'ac-
Ïuisition faite de la bibliothèque formée en spagne par le marquis Gabrega. Plus lard, l'importante collection du baron d'Hohendori (nous reparlerons de ce riche cabinet) fut achetée en Hollande, et do nombreux manuscrits furent retirés de la Hongrie.
L'impératrice Marie-Thérèse mit à la tête de la bibliothèque, en 1745, un médecin célèbre, van Swieten, oui trouva le temps de s'occuper avec activité du dépôt oui lui était contié. Ce fut alors que la bibliothèque impériale s'enrichit des collections particulières de Léopold 1", de Charles VI, de François I"; on y joignit les livres du château de Gratz, les raretés contenues dans la bibliothèque de l'université de Vienne, et les ouvrages qui se trouvèrent dans la bibliothèque Garelli, et qu'on ne possédait pas encore.
L'empereur Joseph il tU faire des acquisitions importantes; le savant bibliographe Michel Denis fut alors conservateur eu chef. Sous le règne de François il, et malgré des circonstances souvent crilinues, la bibliothè-
3ue impériale ne cessa ne s accroître; sa otation, fiiéeen 1811 à 12,000 ilorins, plus 7,500 florins de dépenses extraordinaires, fut portée en 1817 à 15,000 et 10,000 florins. On compte aujourd'hui 350,000 volumes environ et 17,500 manuscrits.
La bibliothèque de Vienne possède une collection remaniuable d'anciens ouvrages espagnols ; plusieurs d'entre eux passent pour uniques, et ils ont été décrits par un savant très-versé dans l'histoire littéraire de l'Europe au moyen âge, M. Ferdinand Wolf.
Le catalogue rédigé par I^mbecius et que nous avons signalé, est intitulé : Commenta^ rii de augustissima bibtiotheca Cœsarea Vindobonensi^ 1665-1679, 8 vol. in-fol. Entrepris sur un plan trop étendu, il a eu le sort nabituel des grandes publications, il n'a pas été terminé. En 1690, D. de Nessel y a joint deux autres volumes in-fol. Cet ouvrage ne concerne d'ailleurs que les manuscrits. Denis, de Hammer et Endlicher ont mis au jour, sur les manuscrits de la bibliothèque en Question, d'autres publications que nous indiquerons à l'article Manuscuits.
Parmi les raretés qu'offre le département des manuscrits, on distingue le manuscrit autographe, rempli de corrections et de ratures, d'une partie de la Gerusalemnt con^ quiitaki de Tasse, un magnitique livre de prières qui, selon une tradition assez douteuse, a appartenu à la femme de Charlemagne, et un manuscrit mexicain tracé sur
^) Un savant géographe, A. Balhi, a publié en 1855 un Essai statistique sur les bilfliotkèques de Vienne^ auquel nous renvoyons pour des renseignements qui ne peuvent trouver place ici. Indi- «^uons aussi les cleux ouvrages (en allemand) de G. von Léon ^ Description delà bibliothèque impériale
une longue bande de peau de cerf, et que Corlès otfrit à l'empereur Charies-Quint.
Divers travaux spéciaux émanés de savants distingués ont fait connaître les manuscrits de la bibliothèque de Vienne ; Hammer a décrit, dans le recueil intitulé les Jlf in^f de V Orient {Fundgruben des Orienté ^ Vjenue, 1809 à 1818, 6 vol. in-fol.), ceux en persan, en arabe, en turc; Hoffmann von Fallerslebeo et Pertz se sont occupés de ceux en vieil allemand ; Chmel a analysé ceux qui codcerneDt Thistoire d'Autriche, et Du Chaielier ceux qui se rattachent h l'histoire des Pays- Bas; kraft, Deutsch et Goldenthal se sont attachés aux codices hébreux.
Il existe un catalogue manuscrit des im- I primés par ordre alphabétique; il remplit * un grand nombre de volumes in*folio , mais il n'a oas été imprimé. D'après des releTé> officiels, le nombre des personnes admises par jour dans la salle de lecture est de plus de cent. Les règlements empêchent qu'on n'y vienne, soit dans le but de chercher uu simple amusement, soit pour y recevoir une instruction élémentaire. La bibliothèque est ouverte neuf heures en été, sept en him. Une salle particulière est consacrée aux personnes qui veulent consulter les manuscrits.
Le prêt n'a lieu qu'en faveur des conseillers d'Etat et des individus d'une rcspecuibilité bien connue. Les manuscrits et les ou* vrages précieux ne peuvent sortir que dans le cas de circonstances spéciales, une fois par an, durant six semaines, le prêt est suspendu, et tous les livres sortis doivent rentrer (30).
il était *fort difficile d'obtenir accès tui trésors de cette bibliothèque lorsque Nessel en était le directeur ; après sa mort, un bel esprit se vengea des rigueurs de ce savant en composant une épitaphe satirique qui se termine ainsi :
Abl, viator, ingredere
'laTp£Îov ^|/uyî;ç.
Palet Bibl. Vindobbncnsîs :
Nain
Nesseliiis latet.
Le médecin Garelli, qui vint ensuite, m montra plus libéral, et il légua à la biblio* thèque plus de 2,000 volumes précieux qu'il s'était plu à réunir.
A une époque récente, la bibliothèque de Vienne a dû d'intéressants accroissements à la collection du célèbre poète Tieck, et au fonds précieux et considérable du libraire Martin Kuppitsch, très-connu dans le commerce des vieux livres. Les ouvrages les plus intéressants qu'offrait celte dernière mine furent achetés pour le Musée britannique, mais la bibliothèque de Vienne fit aussi des
de Vienne, 1820, in-8, et de I. F. Edler von llmH, Histoire de la bibliothèque impériale de Vienne^ iîSSi, iii-8. Un Catalogue deê livres lalins ei allemands prîmt sœculi typographici, que possède le dëpdl en question, a paru de 1800 à 1804 en cinq tomes in-4.
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DE BIBLIOLOGIE.
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iitions imporlflntes, surtout au point de 3 rhistoire d'Autriche. En 1852, This- SchlflBger légua, en s'en réservant mit, une collection importante de doits, plans, vues, etc., concernant Tan- 5 histoire de Vienne, loeteur J. Petzholdt, dans son Manuel ibliothègues allemandeg ( Handbttch her Bibliotheken), publié en 1853, éva- 365,000 volumes imprimés (dont 15,000 Tan 1500) et à 20,000 manuscrits (dont sur véliu) Tavoir de la bibliothèque de e.
din, dans le tome HT de son Bibliogra- Tour (et Ton sait que la traduction ise de cet ouvrage s'en est tenue aux premiers tomes), donne des renseigneassez étendus s urîfi bibliothèque impé- II signale les volumes les plus précieux 3 contient en feitd'éditions duxv siècle. mslinus, 1467, in-fol. Bel exemplaire, inférieur à celui de la bibliothèque iale de Paris.
lialatina, 1467, 3 vol. in-fol. Quelques
lia latina, 1476. Deux exemplaires dont Lir vélin ; il ne le cède pas à celui de penser.
lia hebraica, 1488, in-fol. On connaît imo rareté de ce volume. Dibdin n'en issait qu'un seul exemplaire en Anglecelui de la bibliothèque Bodleyenne à j * •
lia polonica, 1563, in-fol. Au sujet de )lume précieux, Dibdin raconte que penser en posséda longtemps un exemqui avait été formé de la réunion de exemplaires incomplets, et qui ne reve- >as à moins de 100 guinées. Il eut enfin nheur de se procurer un exemplaire t acheté à Aussbourg, et il céda alors ibliothèque Bodleyenne celui qu'il avait
nieronymi Epistolœ, Sweynheym et trlz, 2 vol. in-rol. Superbe exemplaire ilin, et le seul connu. On ne connaît que ivragessur vélin exécutés par ces typoes; quatre (le Cé$ar, VAuluGelle, FAet les EpUres de saint Jérôme sont à e); le Pline de 1470 appartient à lord er, et le Tite-Live fut acheté nar un IX libraire anglais, Edwards.
tantiuê, 1465. Deux exemplaires ; l'un est encore dans sa vieille reliure en c'est le plus beçu. Toutefois Dibdin qu'il n'égale pas le magnifique exemqui fait partie de la Bibliotheca Grena.
\sale mojsara&icum, 1500, in-fol. Superbe
plaire, aussi beau que celui de lord
;er.
xiterium^ 1457. Cet exemplaire semble
» parfait que celui de la bibliothèque
iorges m (maintenant au Musée britan*
ero^ 14-66, sur vélin, en 1498, 4 vol. in-
rès-bel exemplaire relié en maroquin
Claudianus, 1482, in-fol. Une des plus rares des éditions originales des classiques. Bel exemplaire.
Homère, 1488, 2 vol. în-fol. Bien conservé.
Juvénal, in-fol. Ulrich Han. Exemplaire cruellement rogné; il avait appartenu au comtç d'Elci , qui l'écarta de sa collection lorsqu'il eut rencontré'mieux.
Macrobe, 1472. Exemplaire trop défectueux pour figurer dans une collection impériak^.
Ovide, 1471, 2 vol. in-fol. Exemplaire en bon état ; chaque volume provient d un vieux dépôt différent.
Pline, 1469, in-fol. sur vélin. L'exemplaire de la bibliothèque de Paris est plus beau ; toutefois plus d'un amateur donnerait volontiers 300 çuinées pour posséder celui-ci.
Pline. 1472. Bel exemplaire, mais il y a mieux dans quelques collections de l'Angleterre.
Térence, in-fol. sans date, édition excessivement rare; exemplaire dans sa vieille reliure en bois.
Virgile, Mentelin, sans date, in-fol. Bel exemplaire, moins parfait cependant peutêtre oue celui d'Hibbert (il avait coûte 100 I. st. a ce bibliophile, et, à sa vente, il fut adjugé au prix de 100 1. st. 16 sh. à sir Thomas Grenviile.J
Suidas, 1499, 2 vol. in-fol. Chef-d'oeuvre de netteté et de soin apporté h une impression grecque d'une grande étendue.
Turrecremata, Meditationes, 1467, in-fol.
Volume très-rare, recherché à cause des gravures sur bois qu'il renferme.
Poggjio, Istoria Fioreniina, 1476, in-fol. Eiemplaire qui présente une particularité des plus rares dans des ouvrages aussi anciens; il n'a jamais été relié, et les feuillets n>'ont point été ouverts.
Pulci, llDriadeo, 1481, in-4. Edition rare, mais moins sans doute que celle de 1479.
hQjouvencel, Vérard, 1497, in-fol. sur vélin. En fait de romans de chevalerie, on trouve aussi à Vienne, le Tristan, édition de Vérard.
Lancelot du Lac, 1488, 2 vol. in-fol., et Tédition de 1496, en 3 vol. in-fol. sur vélin. Fier-à'Bras, 1486, in-fol.
Dibdin donne aussi des détails sur la bibliothèque de l'empereur François II ; les reliures sont fort soignées, la plupart en veau avec des dorures. Parmi les livres antérieurs on distingue un Dion Chrysostome , sans date, in-4 sur vélin, qu'on attribue aux presses de Valdapfer, et un superbe If t5«e/, également sur vélin, imprimé à Venise en 1488. N'oublions pas des exemplaires sur vélin du Lucain de 1811, in-fol., et du Fronton de 1815, in-4. Quelques beaux livres anglais; le Shakespeare de Boydell, VHistory ofEngland de Hume, édition de Bowyer, les Seasons de Thompson , in-fol., la Bible de Macklin , la Flora Londinensis de Curtis, les Jndian ser-* pentsde Bussel, les Cathedrals de Britton, le Genus Pinus de Lambert, la Magna Charta de Whiti|ker.
La collection de portraits qui fait partie de cette collection ne contient pas moins d^ 120,000 pièces.
celle du çymnase luthériea (15,000 volumes) et celle oe Weissenburg.
L'ancienne Pologne offre quelques collections importantes^La ville de Cracovie a six bibliothèques différenites ; la plus importante est celle de FUniversité, où 1 on compte plus de 30,000 volumes.
La bibliothèque de l'Université de Lem-* berg fut fondée en 1786; elle eut pour base les collections de Garelli, autrefois a Vienne, et dont les parties les plus remarquables ont été décrites par le bibliographe Denis, en 1780 (Merkwurdigkeiten der Garellischen àffentlichen Bibliothek, in-4). En 1843, un relevé officiel porta le nombre des volumes à 49,020. En 1848, un incendie détruisit les bâtiments de l'Université; 25,000 volumes furent détruits. A orésent la bibliothèque contient plus de 30,000 volumes, et elle a été de nouveau ouverte au public, ce qu'il avait fallu interrompre par suite du désastre de 1848.
Lemberg possède aussi la l)ibliothèque nationale Ossolinski établie en conformité du testament du comte Ossolinski , jadis préfet de la bibliothèque impériale de Vienne ; ce fonctionnaire éclairé légua à la Gallicie, sa
{)rovince natale , la belle collection qu'il avait brmée, et un ancien couvent dont il avait fait l'emplette pour qu'elle pût y être installée. Il laissa aussi un fonds annuel de 8,000 florins consacré à Tentretip.n et à l'accroissement de cette collection.
La bibliothèque de Trieste est d'origine moderne ; elle ne remonte pas au delà del795. Elle s'est enrichie des collections que lui a léguées l'avocat B. de Rossetti, et qui se rattachent surtout à Pétrarque et à Elnée Piccolomini (depuis pape sous le nom de Pie II). Dans les 7,000 volumes oui forment ces collections, on distingue 772 éditions et traductions de Pétrarque, 123 éditions et traductions des ouvrages de Pie II, et un très-grand nombre de livres se rapportant plus ou moins à la vie et aux productions de ces deux personnages célèbres. On compte en tout, dans la bibliothèque de Trieste, 20,000 volumes environ; un millier proviennent de l'Ecole mathématico-nautique fondée en 1754.
N'oublions pas une bibliothèque importante conservée en Bohême, mise avec empressement à la disposition de tous les hommes studieux, bien qu'appartenant à un seul particulier; c'est celle de la maison princière de Lobkowitz. Elle fut fondée dans la première moitié du xvr siècle par le chancelier de Bohême, Boheslas de Hussenslein, bibliophile des plus zélés. Il réunit de précieux ouvrages dans le cours de ses voyages ♦in Allemagne cl en Italie ; il fit venir à grands frais des mnnuscrils de TOrient. On dit qu'il donna 1,000 ducats pour un manuscrit de Platon, et une de ses lettres atteste avec
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propriété de celui de ses parents qui se distinguerait le plus par son amour pour ks lettres et les sciences.
Nous ignorons qui devait décider du mérite des concurrents; mais on sait qu'après k mort du chancelier, ses livres passèrent « pouvoir d'un de ses neveux, GeorgesPopel* Lobkowitz, qui la fit transporter dans $onclil> teau de Kommjtau ou (Je Chomnitz, où i souffrirent beaucoup d'un incendie oui édih en 1570. ^
Le rédacteur de l'article Hassenstein, dauk Biographie universelle, avance, d'aprësl'autO' rite, il est vrai, d'un biographe du chancelier, qu'après cet accident, ce qui restait de la bibliothèque (7,000 volumes environ) fut dmà aux Jésuites de Kommotau ; cette ass»
tion est erronée. La collection resta dansk famille Lobkowitz, mais elle semblait poursuivie parla mauvaise fortune. En 1591, dî éprouva quelque dommage dans une iDso^ rection populaire, et elle fut sur le Doii d'être confisquée par l'empeheur RodolpheU lorsqu'il saisit les biens de Georges Popelde Lobkowitz, déclaré rebelle. Hcureusemeot k chancelier Zsento Popel, plus tard prince* Lobkowitz, intervint et fit reconnaître le et ractère maliénable de cette bibliothèque.
Non content de l'avoir conservée, «1 homme d'Ktat l'accrut- avec zèle. Il y rfunil des ouvrages précieux qu'il avait rassembUs, et qui appartenaient surtout aux classiques anciens et h la littérature espagnole.
La collection dont il s'agit est aujouitiiri conservée au château de Raudnitz. Oo y trouve 1,200 incunables et 500 manuscrits. Parmi ces derniers figurent le Platon iaà nous avons déjà parié, et quelques bellescopies de la Bible en hébreu ou en latin ornéei de miniatures. Au nombre des imprimés m distingue un exemplaire sur vélin de la Bible de Mayence de 1462, un exemplaire delW*mère de Florence de 1488, le rare ouvnBB du cardinal Bessarion Ad calumniaioree Fktonis imprimé à Rome en 1469; le Lwrkt, imprimé par Ferrand vers 1473 (un des quatre exemplaires connus), une édition rare et neo connue des Aîétamorphoses, sans indication de lieu, de date et de nom de typographe, sans signatures, sans réclame et sans paginatiao; une épigramme manuscrite de Giroiamo Bilbo se lit sur un des premiers feuillets.
On peut signaler aussi quelques anciens ouvrages relatifs h l'Amérique. En tout il y a plus de 40,000 volumes, et le propriétaire Mtuel, le prince Ferdinand de Lobkowiti, a pris des mesures sagement combinées pour laonservation et ragrandissemenl de cette belle collection, à l'éganl de laquelle une notice de son conservateur M. J. J. Dworzak, insérée dans le Serapeum (t. IV), fournil des (lélails bien plus étendus que ceux au'on lira ici. ^
quelle impatience il attendait un Plutarque dont l'envoi lui était annoncé. Il mourut sans laisser d'enfants, et il enjoignit, par son testament, que sa bibliothèque ne serai^ni vendue, ni divisée, mais qu elle deviendrait la Nous commencerons celte revue nécessai-
(31) Nous devons signaler deux ouvrages (o allemand) fori utiles pour la connaissance des biUio-
CIÏAPITFtE VI. — DlBMOTHfcQlTES DES DITBU Euil
DK. l^Allemag.ne (31).
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BK BIBLIOLOOIE.
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t rapide parcelle de Stuttgart (32). Lors- ; fut ouverte au public, elle ne contenait )00 volumes, dont 4000 provenaient de inne bibliothèque de lacour àLudwigs- . Des achats faits avec intelligence Tacit rapidement. On peut signaler surtout isilion spéciale de Bibles en diverses ;s formée y*ar le docteur J. Lork à hague (5000 éditions en plus de 6000 es), les riches collections du conseiller Fromann, 25,000 volumes; une réue 1645 éditions de la Bible formée par le e bibliographe Panzer, acquise au prix 0 florins, la belle bibliothèque militaire léral de Nicolaï (achetée en 1786 pour la «rie 15,000 florins), la collection qu'aunie h Nancy l'abbé de Rulli : elle était m incunables, et fut payée 16,000 livres. Drtantes acquisitions furent faites h la de la bibliothèque du prince de Sou- »n 1786, bibliothèoue qui renfermait ier, on le sait, celle du président de
lit dans le Voyage de deux Français fmagne, Danemarck, etc. (par M. For- Piles, et Boisgelin 1796, 5 vol. in-8): prince de Wurtemberg a la fureur des anciens; il a fait plusieurs voyages dans ger, et il en a toujours rapporté pour mmes considérables. Sa collection de est unique en Europe ; elles sont au *e de plus de 9000, et il en manque e 3000 pour que le recueil soit com- La collection allemande est complète, tingue quatre éditions en langue gritoutes fort rares. Il n'y a que des snts de l'édition hébraïque de Naples, Cette bibliothèque contient plus de olumcs imprimés avant 1500, et un recomplet de mémoires sur toutes les fts et les villes souveraines. »
1797, la bibliothèque de Stuttgart était ée comme contenant 100,000 volumes, )lus de 2000 antérieurs h 1500. Auhui on la porte à plus de 200,000 volu* Vimportantes acquisitions ont eu lieu.
23, on acheta la bibliothèque du savant rrer (distraction faite des livres arabes issèrent dans la Bodleyenne), en 1831 lartie de la collection du comte de . ci-devant ministre de Tinlérieur du Naples, Joseph. En 1844, on fit Temde la bibliothèque du prince de Hohen- ^angenburg : elle était riche surtout «lans ;se de philologie. Ce fut aussi en 1844 exemplaire au fameux Psautier de
s d*Outre-Rhin: Euai éTune de$cription des }èques remarquables de P Allemagne, rangées i Pordre alphabétique des nomê ae villes^ par ing, 5 vol. in-8 ; Documents historiques sur ^tétions scientifiques et artistiques de l'AUema» ir G. Klemm, Zerbsl, 1837, in-8; seconde édii{[menlce, 1838, in-8. Le qualrième chapitre mier volume de la Bibliotheca historica do (édit. de Jugler, lena, 17.S3, 3 vol. In 8) isacré au même sujet. Les Vogages d'Uffen- Francfort, 1753, de Geriken, 1783,4 vol., f, 1786, in-4, contiennent des détails étendus i bibliothèques et les archives. Voir anssl iemannicum du savaut abbé de Saint-Biaise,
Mayence ftil obtenu en échange d'un eiem* plaire des Acta Sanctorum des BoUandistes. En 1838, la bibliothèoue fut transférée dans un local nouveau, rue au Necker. Elle remplit douze salles d*une étendue à peu près égale. Une d'elles est consacrée aux Bibles. Une treizième pièce sert de cabinet des estampes. Les collections sont ouvertes au public six jours par semaine , et les livres sont prêtés aux personnes qui se livrent h des travaux sérieux. Tous les ouvrages prêtés doivent être réintégrés dans la semaine qui
{précède le dimanche des Bameaux, afin d'être 'objet de la vérification qui a lieu tous les ans.
La somme consacrée annuellement à l'achat des livres nouveaux et aux reliures est de 6000 florins.»
Signalons un ouvrage spécial d'un habile orientaliste, J.-C. Adier, sur la collection biblique dont nous venons de parler : Bibliotheca biblica seren, Wurtemberg ici ducis olimLor^ kiana^ Altona, 1787, in-4, et notons aussi l'ouvrage (en allemand) du professeur C.-F. Staelin 'Histoire et description de diverses bibliothèques existant dans lé royaume de Wurtemberg , et spécialement de la bibliothèque royale de Stuttgart, 1838, in-S.
Stuttgart possède aussi une bibliothèque royale particulière, qui est ouverte à certaines heures aux personnes studieuses. Elle renferme 600 manuscrits, dont la moitié sur vélin, et 40,000 volumes imprimés, sans compter 10,000 volumes jjrêtés au collège du roi Guillaume à Tubingue Un grand nombre d'incunables font partie de cette collection.
Signalons encore la bibliothèque du Musée, établie en 1808 (elle contient 10,000 volumes environ, et dispose pour ses acquisitions d'un fonds annuel de 2200 florins) ; la bibliothèque de la Société d'agriculture, comprenant 3800 ouvrages environ, et la bibliothèque duThéAtre de la cour, établie en 1802, et où se trouvent 4500 à 5000 ouvrages relatifs, comme on peut le supposer, à Tart dramatique.
La bibliothèque de l'Université de Tubingue fut fondée en 1562, pour remplacer une autre collection plus ancienne gu'un incendie avait détruite en 1534. En 158d, elle s'accrut de 2600 volumes légués par le syndic L. von Gremph; en 1630, elle reçut la collection deBocer; en 1797, celle du prince-évêque de Spire, P.-C. von Limburg-Stirum ; en 1805, celle de G.-D. Hofl'mann.
Parmi d'autres collections importantes qui sont aussi venues à Tubingue, on peut si-
Gerbert, 1705, în-8. Plus récemment, le docteur Waa^en, coBservatenr du musée de Berlin, a entrepris la fHiblication d'un voyage artistique en Allemagne; il n*a paru, nous le Croyons, ^ue deux volumes de cet ouvrage, qui donne des détails sur les manuscrits k miniatures conservés dans les bibliothèques de la Frauconie et de la Souabe.
(52) Nous renvoyons, pour plus amples détails» à un très-bon ouvrage du docteur J. Petzholst, bibliothécaire du roi de Saxe: \e Manuel {Handéuch) desbibliotfaèquesaHcmandes, publié en (855. forme un volume 4n-8, rempli de renseignements curieui. Une édition nouvelle fort augmentée est promise.
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gnalercelle d*ouYrages hindoustanis recueillis a Calcutta par Uacberlen» la bibliothèque de J.-D. Reuss, riche en histoire littéraire , la remarauable réunion de livres orientaux et de théologie rassemblés par le professeur Stendel. Les livres doubles delà bibliothèque de Stuttgart, les ouvrages provenant des monastères supprimés, ont porté Tavoir de la bibliothèque deXubingue à 200,000 volumes, 50,000 dissertations et opuscules et 2,000 manuscrits. £n 1851 on comptait, d'après un relevé méthodique, plus de 95,000 ouvrages rangés dans les classes suivantes :
A. Hîlosophie
B. Mathématiques, histoire naturelle G. Philologie
D. BeauK-arls et belles-lettres £. Economie politique, commerce
F. Histoire
G. Théologie
H. Jurisprudence