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ladl et Eîschstaedt, ne sont point démude livres è offrir au public ; Lindau posplus de 16,000 volumes, et il existe égait des collections k Aschaffembourg , à gen, à Amberg,.k Kempteu, à Passau.
rig[îne de la bibliothèque municipale : ville de Ratisbonne remonte à l'an , époque où le chanoine Conrad d'Hilîiro donna quelques manuscrils de juidence. Jusqu'à l'époque de la ré- 3, il ne paraît pas que cette collection Dntenu autre cnose que des livres de
Les roniroverses du xvi* siècle dirigè- *attention vers la théologie; une coUecspéciale fut formée pour le clergé, aux le la ville. Vers le milieu du xvui* siècle, solut de fondre ensemble toutes ces coins isolées, et de construire un édifice lé à les loger. Ce nrojet fut accompli 84. En 1790, la bibliothèque contenait 0 volumes et 16,000 opuscules. Les ous les plus rares et les plus précieux ont, is, été enlevés et transportés à Munich; il paraît que la bibliothèque de Ratise possède encore 25,000 volumes, aux-
le public a accès deux heures chaque le di»*^anche excepté (34).
bibli::ihè(]ue des princes de la Tour et , établie a Ratisbonne, est également *te au public depuis 1755, époque à Ue le prince Charles-Anselme acheta la ïtion au baron d'Ickstalt, à Ingolstadt. bibliothèque renferme une grande quan- 3 livres et de brochures concernant deux lies importantes de l'histoire d'AlIemala guerre de Trente ans et la guerre de ans. On y trouve aussi une réunion imnte d'opuscules sur le droit, la médecine philologie.
couvent de Saint-Emmeran, de l'ordre int-Benott , établi à Ratisbonne, posséadis une importante bibliothèque ; elle transportée a Munich. On peut juger de dérite en parcourant le catalo^e , qui a nprimé en latin, 1778, 4 vol. in-4.
mtique cité de Nuremberg, placée au de la vieille Allemagne, est celle où ieux objets d'art, les livres séculaires dent le plus.
1445, le docteur Conrad Kuchnofer au sénat de Nuremberg quelques livres, 06 base d'une bibliothèque municipale; ppression des monastères vint, à I épode la réforme , fournir des matériaux dérables. En 1538, les livres ainsi raslés furent placés dans le couvent des nicains, où ils sont encore. En 1565, un ie Mélanchthon , Jérôme Paumgaertncr, )n d'une collection importante, et de )reux bienfaiteurs imitèrent cet exemple it deux siècles. Vers 1750, C.-J. Inihoff i une réunion nombreuse de livres bien JSy et où se trouvait une Bibliotheca
rerum Narimberaensium, En 1766, le sénat acheta pour 15,000 florins la bibliothèque de A.-R. Solger, contenant environ 8500 volumes, et parmi lesquels on distinguait une importante collection d'éditions du xv siècle. Peu de temps après, un ministre luthérien légua une Bibliotheca Melanchthoniana, com-
fosée de 2000 articles environ. Le syndic .-C. Zeitler légua en 1773 une collection curieuse, comprenant un millier de volunes, et réunissant tous les ouvrages des juriscon*»^ suites qui avaient professé le droit à Altdorf.
Dans le cours du siècle actuel , le sénat de Nuremberg a augmenté l'utilité de la bibliothèque municipale en y incorporant trois collections distinctes qui étaient déjà publiques, mais qui étaient logées à part. C'étaient, 1* la collection d'ouvrages sur Nuremberg et ses environs, réunis par le professeur G.-A. Will, d'Altdorf, et connue sous le nom de BibUotheca Norica WilUana; 2' la collection Marperger, comprenant plusieurs milliers de volumes, et relative surtout à la iurisprudence; 3° une collection de 700 volumes, la plupart ascétiques, et connue sous le nom de Bibliothèque des Convertis.
La ville de Nuremberg possède plus de 50,000 volumes et 800 manuscrits. On distingue parmi ces derniers quelques-unes des Î)roductions du cordonnier Ilans Sachs, iniatigable auteur dramatique; un manuscrit hébreu, curieux pour l'histoire des Juifs au moyen âge, et saisi lorsqu'ils furent, en 1499, expulsés de Nuremberg; le manuscrit original du traité de Mélanchthon, />e anima; un livre de prières orné de belles miniatures, et qui fut donné, comme l'atteste un envoi du temps, K par le rov de France, Charles, à madame la Royne d^Engleterre » (femme d'Henri V). Citons enfin la moitié d\x manuscrit autographe de l'ouvrage d'Albert Durer sur les propor' lions humaines: l'autre moitié est à la biDliothèque royale de Dresde.
Il y a un siècle et demi environ , un touriste qui a laissé de ses vovages un récit intéressant, Keysler, visita la oibliothèque de Nuremberg, et il parle avec t^loges du zèle du conseil municipal, qui « n'épargnait rien pour procurer tous les bons ouvrages nouveaux. » Il mentionne une anecdote fort apocryphe au sujet de la Hible de Luther, « qui fut rétirée «l'un grand feu sans avoir reçu le moindre dommage ; » et il dit qu'on conserve le portefeuille de l'électeur Jean-Frédéric , sur lequel sont inscrites les notes que prenait ce prince lors(]u'il assistait aux sermons de Luther. Il ajoute que les catalogues deï> collections provenant des couvents sont encore conservés avec grand soin, tels qu'ils avaient été dressés.
Un voyageur plus moderne, M. Whitling,
I n existe un oavrageen allemaud «le C. Th. incr (1785, îii-8) sur les ouvra}^es iiiiprimôs I* tic^e el que possède la bibliotliu|uc de ibonne. Une notice de ce luéoie savaju sur
Taclc original de la Confession d^Angsbourg consiTvé dans les archives de la ville, a été publié en 1818, in 4.
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dit qu'en 1848 la bibliothèque de Nuremberg était exposée à une chance permanente et redoutable de destruction, le premier étage du local où elle était placée servant à loger des matières très-inllammables. il faut espérer que cet état de choses n'existe plus; sinon, les administrateurs nurembergeois seraient inexcusables (35).
M. de Reiffenberg, dans son Pèlerinage à jirttntcA( 1840), donne une description curieuse de la bibliothèque de Nuremberg : « Fondée au commencement du xvi* siècle, elle retrace fidèlement cette date. On y arrive par un escalier étroit et en spirale ; les salles sont basses; le jour pénètre avec difficulté à travers des fenêtres à petits carreaux où le plomb tient autant de place que le verre ; des tableaux, vieux et noirs, aussi poudreux que les tables et les rayons, ajoutent à l'obscurité vénérable de ce lieu ; presque tous les livres se montrent sous une reliure gothique. »
La collection des incunables présente près de 2,000 articles. On y remarque les Médita^' tiorn de Jean de Turrecremata, Rome, 1467, avec 34 fibres sur bois; le Décaméron de Baccace, imprimé à Mantoue en 1472; un exemplaire sur vélin du Rationde de Durand, imprimé à Blayence en 1459. Un Térence de 1538 porte, au verso du titre, une note autographe de Luther. Erasme y est appelé : hostie omnium, Epicuri Lucianique ptrftctum excmplar et idea.
On compte, à la bibliothèque de Nuremberg, près de 700 Bibles, parmi lesquelles brille celle de Mayence, 1462.
Les manuscrits relatifs è la théologie sont au nombre de plus de 500 ; on distingue un Nouveau Testament et un Evangéliaire grec du xu* siècle et un volume hébreu, le J#aehaxor ou collection de prières et cantiques avec miniatures; les Juifs de Vienne voulurent le racheter en payant chai^ue feuillet un ducat, et il y en a 5z8.
La bibliothèaue nurembergeoise ou norique de Will est classée systématiquement ; elle réunit tout ce qu'on a pu découvrir de manuscrits, de gravures et d'im()rimés relatifs à rhistoire de Nuremberg depuis les temps les plus reculés.
Un honorable citoyen de cette ville, M. Mayer, s'occupe, depuis sa jeunesse, de réunir une bibliothèque historique locale. Elle contient déjà quelques centaines de manuscrits, beaucoup de documents, de dessins, de gravures, etc. , mais c'est une propriété privée.
Arrivons à Bamberg. La bibliothèque de cette ville a pour base celle du couvent des Jésuites; le prince -évéque Jean-Godefroy d'Aschhausen appela ces religieux en 1630, et, non content de leur donner 5000 florins pour former une bibliottièque, il leur fit don des livres qui lui appartenaient. La oollectiou s'accrut graduellement, et lors de la suppression, de l'ordre elle passa au pouvoir de l'I^ niversité. Le prince-évôque François-Louis d'Ërthal lui fit don de IzOOO volumes, et Gt construire un local pour loger la collection,
2ui éUit alors formée de 18,000 volumes, n 1803 et dans le cours des années suivantes, la sécularisation de nombreux couvents vint apporter, dans la bibliothèque de Bamberg, une foule de livres précieux. Le chapitre de la cathédrale de Bamberg possédait près de 2000 manuscrits, la plupart sur vélin et remontant au x*, au xi* et au xii' siècle. D'autres monastères avaient de précieux incunables ; m&is tous ces trésors restèrent longtemps dépourvus d'arrangement.
En 1809, Bamberg reçut du roi de Bavière la bibliothèque du duc Charies de Deux-Ponts, léguée à ce souverain. La médecine (par suite de l'acquisition des livres du docteur Huelel), l'histoire et la littérature françaises formaient la majeure partielde cette collection, qui, avant d'arriver à Bamberg, fut fortement réduite, et qui comprenait toutefois encore près de 11,500 volumes qui furent conservés et catalogués séparément. Divers dons se succédèrent, et parmi eux on distingue une collection de 70 Bibles offerte par la Société biblique anglaise, et 250 volumes relatifs k l'histoire d^ngleterre, donnés par le gouvernement anglais. En 1849, un écrivain (|ui s'est occupé avec beaucoup de zèle de 1 histoire des arts, Joseph Ueller (36), légua une précieuse bibliothèque artistique formée de dOOO volumes et comprenant une suite presque complète des ouvrages d'Albert Durer, de très-rares gravures des anciens maîtres allemands, de nombreux manuscrits relatifs à l'histoire de la Franconie, et une collection d'ouvrages du xv* siècle imprimés à Nuremberg. Cette collection importante est classéeà part.
La bibliothèque de Bamberg a eu un bon* heur dont bien d'autres collections beaucoup plus importantes n'ont point joui; elle a eu un consenateur plein de dévouement et de zèle. Le docteur Jaeck a travaillé, durant de longues années, avec \ix\\i véritable passion, à accroître la bibliothèque qui lui était confiée; à force de soins et en mettant à profit foutes les occasions qui s'otl'raient à lui, il est parvenu à Tenrichir d'un grand nombre d'ou-
^) Mentionnoiui ici (|[ue]ques ouvrages relatifs à la uîbliothèque en quesiion : J.-S. Aubert, Eiito- Ha bibliothecœ reipublicœ NorinU>ergn duabu$ oratiofàbuê illustratœ ; aeceisit catatoguê librorum pro» xtmts ab invent ione typographiœ annis tutfue ad A. C. 1500 editorum. Noriioberg», 16i5, in-12; C- Th. de Murr, MemorabiUa bibliothecarum Norim" bêrnewdum et Univenitatis Altdorfinm. Norimb., i^SG-^D, 3 toin. iu-8; G.-C. Kanuer, Bachreibungder
Nuarnberger Studtbibliothek, ^urnherg : 1821, in-8. (56) Parnû les ouvrages justement estimés de cet auteur laborieux, nous signalerons ses travaux sur la vie et les œuvres de Lucas Cranach et d*AIbert Durer, son Histoire de la gravure sur bois^ son Dictionnaire des MonogrammeSy son Manuel de Vamm* teuT d'estampes^ etc. Tous ces écrits sont en aUamand. (Voir le Manuel du libraire, t. Il, p. 556.)
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DE BIBLIOLOGIE.
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SU
s importants. Aujourd'hui ello possède on 3200 manuscrits, et 70,000 volumes .mes; dans ce chiffre est compris le nomles volumes qu'on peut assigner à une on de 150,000 dissertations, oraisons fu- » et pièces de tout genre. Jaeck, api*ès consacré sa vie à administrer la bibliole qui, pour lui, était le monde entier, gua, en mourant, tout ce qu'il possédait. te collection occupe vingt chambres ou dors de l'ancien collège des Jésuites. Le >gue méthodique remplit 209 volumes, ivres sont partagés en vingt classes dif-
tes.
catalogue rédigé en allemand de la )thëque de Bamborg.a été publié par
Jaeck en 4 vol. in-8 (Nuremberg, -36). Les deux premiers volumes sont icrés aux manusciits ; le tome l" fait con- 9 plus de 1100 manuscrits du viu'au * siècle ; le tome II décrit plus de 1500 ma- 'its; la majeure partie de ces codices sont
ts.
bibliothèque ce l'Université de Wurz-
Îfut fondée, ainsi que l'Université, 582, par le prince-évêque Jules Echler espelbrunn, et, grâce à sa libéralité et à èle, elle fit, durant la vie de ce prélat, irogrès sensibles. Au commencement du ) suivant, elle souffrit beaucoup des ra- ( de la guerre, ainsi que les autres villes
Franconie.
grand-duché de Weimar renferme trois )Uièques considérables : 1* celle des de Weimar, fondée en 1691 par le duc Bume-Ernest. Elle s'accrut d une façon )le par l'achat des collections de Lilien- , de Logau et de SchurszQeisch. En 1766, Ut retirée du château ducal afin d'être portée dans le château français, circone heureuse, car le local qu'elle occupait i ce déménagement devint la proie d'un idie. Sous le gouvernement du ^rand* Charles-Auguste, elle fut considérable*
atigmentée, et un nouveau catalogue en ressé. Elle contient maintenant à peu 140,000 volumes (37), et la bibliothèque lire, conservée à part, en possède plus MO. Une somme de 1500 à 2000 thalers fectée chaque année à des acquisitions elles.
La bibliothèque de l'Université de léna -éée en 1548, par le don que Qt l'électeur •Frédéric le filagnanime de l'ancienne etion du château de Wittemberg, com- » de 3142 volumes. Les collections de s savants, tels que Sagittarius, Danz, Ji6r« etc., les livres provenant des coui supprimés, des acnals successifs, ont : graduellement cette bibliothèque au ■e de 100,000 volumes tout au moins.
)11 existe on travail de N.-L. Scburttfleisch : g kibliothfcag principatii Vimarientis, Franco- 4712, in-4 ; le Journal von und fur Dentui a donné en 1789 (9* cahier) une descripaccincle de la biblioihèque de Weimar. Viil- I, dans SCS i.urionlàten , décrit quelques-uns ivrages les plus précieux que renferme cette lion.Voir .aussi \t Guide à Weimar^ rédigé par
DlcnOHX. DE BiBUOLOGIK.
Elle est ouverte au public tous les jours, excepté les dimanches.
3* La bibliothèque du Gymnase d*Eisenach, fon(li(3 en 1686 par le recteur Valentin Weinrich, et portée dejmis à une certaine importance.
La bibliothèque de la ville de Gotha otfrc un intérêt réel. Le duc Ernest le Pieux, fondateur de la maison régnante de Gotha, en fut le créateur ; enrichie par l'achat de diverses collections particulières et par l'annexion de la bibliothèque d'Altenbourg, elle a reçu, dans le cours du siècle dernier, un grand nombre de manuscrits et de livres anciens. Aujourd'hui on l'évalue k près de 160,000 volumes.
Le Gymnase de Gotha possède aussi une bibliothèque de quelque importance,
A Cobourg, on trouve deux bibliothèques dont la réunion donnerait 27,000 volumes environ. L'une a été fondée par le duc Jean* Casimir; l'autre, d'origine plus moderne, l'a été par le duc Albert 111 en 1699.
A Meiningen, la bibliothèque du château renferme 40,000 volumes; le lycée de Saalfeld et le château d'Altenbourg possèdent des collections de livres ; il y en a d autres è Dessau et à Coethen, au Gymnase de Géra, La ville de Rudolstadt a 40,000 volumes environ, età Arolsen, dans la principauté de Waldeck, on trouve une bibliollièque de 30,000 volumes.
La bibliothèque de TUniversité de Marbourg est la plus importante de relies que présente le grand-duché de Hesse. Formée, dans le principe, par la réunion des collections appartenant aux couvents, elle s'est Graduellement accrue jusqu'à dépasser Te chiSfre de 100,000 volumes (38).
La bibliothèque de Casscl, créée au milieu du siècle dernier et d'abord peu considérable, s'accrut, grâce au don que Ut le conseiller Philippe Jenning de sa riche collection ; l'électeur Frédéric II fit construire alors pour la loger un édifice d'une grande beauté. Elle possède aujourd'hui 70,000 volumes environ ; elle est riche en ouvrages d'histoire, et on y remarrjue une réunion à peu près complète des éditions de Bodoni.
Citons aussi, quoique bien moins considérable, la bibliothèque de Fulde, celle du Gymnase de Rinteln, et celle de la Socitté d'hig* toire naturelle de laWetteravie, qui se trouve) à Hanau et qui n'est point dénuée d'impor- . tance.
Le grand-duché de 'Hesse^Darmstadt est encore mieux partagé; la bibliothèaue de Darmstadt renferme près de 125,000 volumes; celle de l'Université de Giessen, plus do 100,000 ; la bibliothèque publique de Hayence en compte au moins 90,600.
Karl Grnebner, Ernirt, i850. En 1740, le voyafj^ur Keysler visita cette bibliothèque, et il la signale comme une des plus belles qu'A y eût alors en Allemagne.
(58) Le docteur C.-F. Hermann a publié en 48.38 un Catalogué eodicum manuseriptorum qui in ki* bliothera academiea Èlarburgenéi atêervantur laff* norum, Marburfi, in*4.
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Dans le duché de Nassau, la ville de Wiesbaden possède une bibliothèque publique de 50,000 volumes, et la ville liore de Francfort en renferme une qui a été fondée en 1484 par Louis de Marbourg, et qui contient 100,000 volumes environ. Elle est riche en ouvrages des premiers temps de la typographie. On cite aussi, à Franciort, la bibUothèque de la Société d'histoire naturelle.
La bibliothèque de l'Université de Greif' swalde remonte à Tan 1604; Qlle s'est accrue, grâce aux legs qui lui ont été faits de diverses collections; c'est ainsi qu'elle reçut de J.-S. Scheffel 888 volumes, de A. Drejser 2818 volumes, et de J. Ahlwardt, on 1792, 3143 volumes. La bibliothèque est ouverte tous les jours, et le prêt au dehors se fait è des conditions libérales. En 1843, on comptait 27,543 volumes. Un catalogue fort arriéré aiyourd'bui a été publié par J.-C. Duehnert 1775-76, 3tom. in.4.
11 y a aussi, à Greifswalde, une bibliothèque publique de jurisprudence (ou bibliothèque du tribunal suprême), qui fut d'abord établie à Weimar dans le xvii* siècle, mais qui devint victime d'ua incendie en 1781 ; on ne put sauver que quelques manuscrits. Le rétablissement de cette collection fut immédiatement entrepris, et fut secondé par des dons généreux. Le tribunal suprême ou Cour d'appel ayant été transporté de Weimar, d'abord à Stralsund en 1802, ensuite à Greifswalde en 1803, la bibliothèque subit ces déplacements; on en sépara tce qui n'avait pas rapport à la
i'urisprudence ou à l'histoire particulière delà ^oméranie. En 1844, cette collection comptait 5200 volumes environ, non compris les manuscrits et une réunion nombreuse de dissertations et de thèses. Elle a été ouverte au public depuis quelques années.
La bibliathèaue municipale établie à Erfurt fut d'abord celle de l'UniverMté, et sa fondation remonte à Tan 1440. En 1510, elle fut presque totalement détruite, et n'eut point d'importance jusqu'à 1717, époque où la munificence de Philippe-Guillaume, comte de Boinebourg, lui rendit de l'éclat, par suite du don qu'il ût généreusement de la belle collection dont il avait hérité de son père et qu'il avait considérablement augmentée. Il laissa aussi des fonds pour l'entretenir et l*accroitre. Cette bibliothèque fut placée dans les locaux de l'Ecole de droit. Au-dessus de la porte on lit l'inscription : Hic mortui t?tvunt. Une statue du comte orne la grande salle, et au-dessous ^t cette inscription : Hic muti loquuntur. Plus tard, les livres des couvents supprimés et ceux du conseil municipal ont été joints à cette bibUothèque; on y a annexé également une petite mais ancienne collection de '900 volumes appartenant au
(39) M. Hoffmann, bîblioitiécaire k Hambourg, a inséré dans le BuUetin du biblioptnle belge, t. XIV, XV et XVI, aoe série d'arlicles contenant la description bibliographique de divers livres rares et curieux, qui font partie de la bibliothèque publique de cette ville. Entre autres ouvrages, aujourd'hui recherchés qui ligurent dans ces notices, nous remarquons U%Quadrint Iditoriquei de la Bié(e,Lyon,
collège Amplonien, fondé en 1412 par Amplonius Ratinck, et qui a subsisté jusqu'à 1816. Aujourd'hui Erfurt possède plus de 40,000 volumes et un millier de manuscrits.
La coileclion Boineboui;g est digne d'une attention spéciale, par suite de la part que prit à sa création et à son arrangement l'illustre Leibnitz, ami du comte. Ce gentilhomme, fort différent de la plupart des noblés allemands ses contemporains, entretenait une correspondance active avec un grand nombre de littérateurs et d'érudits, et il avait pour les publications bibliographiques un zèle dévoué. ]i fit de grands eiforts pour faire publier un catalogue de la grande bibliothèque de Wolfenbuttel ; il cite comme un de ses livres favoris l'ouvrage de Naudé : Aris pour dresser une bibliothèque, et il engage vivement un de ses correspondants, le savaol J.-C. Dieterich, à entreprendre un ouvrage semblable sur un plan plus étendu (G. Naudei liber De instr. bibl. mihi in primis carus est : remitte igitur eum proxime, aut accinge te operi quod urgeo bihliothecario).
Erfurt possède de plus une bibliothèque synodale londée en 1646 ; elle contient quelques manuscrits hébreux, et une série intéressante d'éditions de la Bible.
Il nous reste à parier des villes atfséatiques, beaucoup plus occupées d*ailleurs de commerce et de navigation que d'études littéraires ou scientiliques.
La bibliothèque municipale de Brème* fondée en 1636 par l'acquisition des livres du savant Melchior Goldast, s'est accrue lentement ; Schmidt, dans l'ouvrage que nous avons déjà cité, ne lui donne pas (page 257) au delà de 16.000 volumes. '^ ''^ ° '
Le Gymnase de Brème possède une bibliothèque assez considérable.
Hambourg occupe un rang plus élevé.
Créée en 1529 avec les hvres du chapitre métropolitain, la bibliothèque de la ville fut ouverte en 1613 aux professeurs et aux élèves du Gymnase. Des bourguemestres, des professeurs, des savants, travaillèrent à l'agrandir. Le pasteur J.-C. Wolf lui fit don en 1739 de 25,000 volumes, et son frère Christian Wolf oflfrit, en 1749, 1200 manuscrits qu'il avait achetés aux héritiers d'Uffenbach. Aujourd'hui cette collection comprend plus de 200.000 volumes (39), sans parier d'une série de 20,000 dissertations. Les manuscrits sont au nombre de 5000 environ. On y remarque une Odyssée fort ancienne, et un Esaps en latin, avec de curieux dessins. Le catalogue de cette bibliothèque n'a pas été. imprimé. Le manuscrit, rangé par ordre alphabétique, remplit 40 volumes in-fol.
Hambourg possède aussi la bibliotbftque du commerce (40), celle de la Société pimr
L de Tournes, 1555, et les Figure del Pfu09ù Je* êtamenlo^ Lyon, 1554. Hciivoyons aux ouTncei de D. Moune : Entwurf einer Gêhchichle,., Essaim-' torique sur la bibliothèque publique de Brème (1775. in -4.), et de J.-P. Cassel : Observatwus liiterariœ de bibliolheca Bremensi (Breiiue. 1777, 10-4). Un catalogue incomplet a paru en 1834, iB-4. (40) Celte collection spéciale remonu à Taa
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DE BlBLlOLOaiE.
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mragement des artt et de rindustrie, \n Uhèque du Conseil d'hygiène, et une lihèaue militaire.
1620, les magistrats de Lubeck réunllos collections des diverses églises et de loicipalité, et fondèrent ainsi la bibliole de la ville, qui est arrivée aujourd'hui s de 50,000 volumes; elle contient aussi manuscrits. Elle a droit de recevoir, es une loi rendue en 17r»6, un exem- 3 de tous les ouvrages imprimés ou pu-
à Lubeck, et le produit d'une taxe vée sur toutes les ventes publiques de ; eat consacré à ragrondisscment de la )thèque. Elle est ouverte tous les jours, pté le dimanche. Deux mémoires rédi- »ar J.-G. Gessner, revus et publiés par ihi (1782 et 1783, in4), font connaître uvragbs imprimés avant 1500, et de 1500 Oy que renferme cette collection.
Bibliothèquei de la Prutse,
rlin, ville de science et d'éludés sérieupossède vingt-neuf bibliothèques pules. La bibliothèque Royale est la plus »rt|inte. Elle fut fondée par Télecleur iric-Guillaume : en 1660 une salle lui fut Tée dans le chÂteau. Elle s'accrut aux ns des couvents supprimés; diverses étions particulières lui vinrent par achats ir dons. Négligée sous le règne tout milict despotique de Frédéric-Guillaume I".
fut l'objet des soins du grand Frédéric, Qt construire pour elle un nouveau local
l'achèvement eut lieu en 1780 ; ce moue fit l'acquisition de la collection re- [uable du colonel Quintus Icilius. Le othécaire Biesler lui donna ensuite un ement nouveau.
us le règne de Frédéric-Guillaume IIT, reçut une allocation annuelle de 8000 ifs; on y joignit la bibliothèque espa- B du prince de Salm, les livres du bota-
Wildenow, ceux du président Jacobià icfa, du professeur Arndt à Leipzig, et res collections. On y réunit les doubles i bibliothèque de l'Université de Munich, partie de la bibliothèque de la ville de n, etc. Parmi divers legs importants dont a été l'objet, nous citerons celui qu'a m prélat, M. de Diez, lequel a voulu que collections, comprenant 17,000 volumes x>n et 836 manuscrits, formassent un s séparé.
bioliothèque Royale possède aujour- 1 plus de 425,000 volumes, et de nom- X manuscrits.
; elle compi^end 40,000 volumes, et c'est, en enre, ce qu1l y a do mieux en Europe. On reue une réunion nombreuse de documenis mes ou manuscrils relatifs à Thisloire de K>urg. La collcciion de cartes el de plans est rtanie. Le catalogue de la bibliothèque du lerce est imprimé, et s*ctend jusqu'à la fin de , il est classe par ordre de matières. utonsqu*il e^çiste à Hambourg un grand nome collections de livres qui, sans être publidans Tacception du mot. sont toutefois d'un Skttei facile: telles sont les bibliothèques de déi^de jurisprudence, de la Société de ph;ir-
Parmi ces derniers, on remarque des papyrus égyptiens écrits en caractères démotiques; le savant Kosegarlen, dans son ouvrago sur V Ancienne lUtéralure des Egyptiens, en a publié des fac-similé et des extraits. Les manuscrits orientaux sont nombreux et d'un grand prix. 11 ne faut pas oublier divers ou* vrages inédits et une volumineuse cor-* rcspondance de La Cro/e, l'auteur du Lextcon uEgyptiacO'Latinum, qui fut longtemps conservateur de ce vaste dépôt.
Le catalogue manuscrit de la bibliothèque de Beriin est soigneusement tenu à jour. On travaille à un catalogue méthodique qui occupe déjà plusieurs volumes.
A partir de 1835, on a imprimé chaque année un Index librorum manuscriptorum et impressorum quitus bibliotheca Regia Berolinensis aucta est. L'histoire de cette bibliothèque a été écrite en allemand par Fr. Wilken, 1828, in-8. En remontant à une époque plus reculée, (m trouve les écrits de Cnr. Hendreich : Notitia bibliothecœ Bero-» linensiê (Berolini, 1687, in-4-), d'ŒIreich, Entwurf einer Geschichte... (Essai histori* ^ue sur la bibliothèque de Berlin, 1752, in-8), de Bodenschuz : K£i(if>ia Bibliothtem Berolinensis œthiopica, cum prœfat, /. D, Winckleri, Erlangen, 1752, in-8.
A Berlin, on s'est préoccupé des mesures à prendre pour combattre efficacement tout incendie qui viendrait à éelater dans cet ^ta-» blissement ou dans son voisinage. On a, dans ce but, établi des fils électriaues qui partent des divers points de la bibliothèque et des logements des conservateurs, et qui aboutis* sent à l'état-major du corps des sapeurspompiers où un poste nombreux est toujours prôt à se porter, au premier signai, partout où un sinistre éclaterait. Une autre ligne télégraphique communique avec le ministère de la guerre, où se trouve constamment une compagnie d'infanterie mise à la disposition de la bibliothèque en cas d'incendie. Un seql mouvement d'une aiguille sur un cadran suffit pour indiquer l'existence du péril.
Une des collections berlinoises, la biblio^ thèque rabbiniquc du Betramidrasch ou école talniudique, a été l'objet d'un article inséré dans la Ga:^ette nationale (Nationalzeitung) de Berlin, et reproduit dans le Serapeum ao Leipzig, 1852, p. 39. Celte collection, ouverte au public, est importante ; elle doit une partie de ce qu'elle possède à la libéralité d'un collectionneur zélé, R.-S. Gumpertz, qui, en
macîe, du Collège médical, de la Société depédni^ogte, de THarinonie. du Club des amis, des Loge» réunies, etc.
Diverses bibliothèques particulières sont înté* ressantes. On cite celle d'un docteur en droit, M. J.-L. Hoffmann, auteur de quelques écrits sur riiistoire de la bibliographie, et de nombreux arti-> cies dans les journaux consacres à la science dea livres. M. Hoffmann a formé une réunion curieuso et intéressante de livres relatifs à ses études favor riu^s. On tn^uve chez lui notamment une réunion très-curieuse d' Indicés librorum prohibitoTnm 01 de marques d'impriweurf •
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1851^ légua «ne bibliothèque formée par son père, qu il avait augmentée et qui consistait en 600 ouvrages dont 250 in-folio ; bon nombre de livres rares s'y trouvaient, ainsi que sept manuscrits. Aujourd'hui la bibliothèque du Betramidrasch renferme un millier d'ouvrages, parmi lesquels il en est un assez grand nombre relatifs à la Kabbale et à la liturgie, qui manquent à la bibliothèque Royale de
Berlin.
Magdebourg possède trois bibliothèques; celle de la Ville et celle de Saint-Maurice ont quelque importance ; Kinderling a décrit, dans le Magasin historique de Meusel, quelques volumes rares qui s'y trouvent.
On évalue à plus de 40,000 volumes la bibliothèque du Conseil àDantzig, appelée aussi la bibliothèque du Gymnase ou Couvent vert. Une notice de Leugnich sur quelques ouvrages faisant partie de la bibliothèque de l'église de Sainte-Marie, est insérée dans le Magasin de Meusel que nous venons de
citer.
La bibliothèque de l'Université de Breslau ne remonte, strictement parlant, qu'à 1811 ; mais elle contient des ouvrages nombreux et importants provenant des anciens couvents de la Silésie (notamment les Cisterciens de Graessau et d'Heinrichau, les Augustins de Sagau, le chapitre de Glogau), et on y a réuni la collection qui appartenait jadis à l'Université de Francfort-sur-l'Oder. D'autres collections léguées à Francfort par Keiihorn, Œlreich et Steinwehr, sont jointes à la bibliothèque de Breslau, sans y être incorporées. Elles restent soumises à l'empire des conditions attachées à ces divers legs, et sont rangées à part ; il en existe des catalogues spéciaux, et les fonds qui leur sont assignés continuent de recevoir leur emploi particulier ; c'est ainsi qu'une rente consacrée à l'achat de livres d histoire est affectée à la collection Steinwebr. Queloues dons importants ont eu lieu ; en 1836, le docteur Rudhardt offrit un millier de volumes, et en 1840, le professeur Kutzen fit hommage d'un millier de volumes imprimés ou manuscrits en langues orientales. La bibliothèque possède, dit-on, près de 300,000 volumes, et une horame annuelle de 2000 thalers est employée en acquisitions. Parmi les manuscrits précieux qu'elle conserve, on distingue une belle copie des Chroniques de Froissard, ornée de miniatures du faire le plus soigné (41).
Parmi les autres villes de la Prusse qui possèdent des bibliothèques importantes , Halle se distingue. Sa collection, fondée comme tant d'autres des dépouilles des couvents que renversa la réformation, fut réunie dans l'église de Sainte-Marie, et lorsque l'Université fut créée en 1694, elle commença à acquérir de l'importance. La suppression de l'Université de Wittemberg amena l'apport
(41) Lorsque Breslau fut, à U suite d*un long sî^e, pris, en 4807, parles Français, les autorités prussiennes craignirent qu'on ne leur enlevât, par droit de conquête, ce manuscrit* célèbre; on demanda, à ton intention, de mettre dans la capitulation
à Halle des livres oui avaient /ippartenu à cette institution, et il en est résulte que l'on compte aujourd'hui 60,000 volumes environ. D'autres établissements d'instruction publique à Halle, l'Ecole d'accouchement, l'hospice des Orphelins, le Pœdagogium royal possèdent aussi des collections importantes.
A Kœnigsberg, on trouve la bibliothèque royale fondée en 1697, et celle de la villf, ouverte en 1713.
Stettin possède depuis longtemps une bibliothèque qui a été I objet d'un mémoire de J.-C. Œlreich, publié en 1753.
La petite ville de Zeitz renferme une collection que fait connaître un volume mis au jour à Leipzig en 1808 : Histoire (en allemand) de la bibliothèque de Zeiiz^ et descrip^ tion des objets remarquables qvCelle contient, par C.-G. Mueller.
^ La bibliothèque de Bonn, de même que l'Université à laquelle elle appartient, ne date que de l'an 1818. Elle eut pour |K)int de départ l'acquisition de la collection du professeur Harles. Elle s'accmt ensuite par rincorporation des livres provenant de l ancienne université de Duisbourg, de ceux de deux collections de jurisprudence qui furent apportés de Wetziar et de Coblentz, et d'une partie de la bibliothèque de l'Université d'Erfurt. Quelques collections particulières furent achetées de temps à autre, et en 1848 on acquit une partie de celles d'Auguste- Guillaume de Schlegel. C'est ainsi qu'en Suarante ans, Bonn est entré en possession e 120,000 volumes imprimés. Les manuscrits sont peu nombreui et ne dépassent pas le chiffre de 250. Une somme de 3,550 thalers (13,500 fr.) est chaque année consacrée à des acquisitions nouvelles.
On trouve également dans la Prusse rh<^nane, à Dusseldorf, une collection de 30,000 volumes; à Coblentz la bibliothèque delà Ville et celle du Gymnase. Celle du Gymnase des Jésuites, h Cologne, possède 33,000 volumes, dont 2000 imprimés an xv* siècle; celle de l'archevêché, 10,000. A Trêves, la bibliothèque du Gvmnase est indiquée comme possédant 70,000 volumes.
BiblioUtèques de la Saxe.
La Saxe, foyer d'un travail intellectuel actif, ne pouvait se dispenser de posséder des bibliotnèques importantes.
Celle de Dresde est très-remarquable ; elle a dû beaucoup à l'amour des objets curieux en tout genre qui animait l'électeur Frédéric- Auguste ; ce souverain dépensa des sommes tout à fait en désaccord avec les ressources de ses Etats, pour créer dans sa résidence de somptueuses collections de livres, de tableaux, d'antiquités, d'objets précieux.
La bibliothèque de Dresde a été l'objet de deux ouvrages récents, et qui laissent bien peu
un article portant que la bibliothèque sérail respectée. Le général français, qui n^avail saoi douie jamais entendu parler du manuscrit de Proifsard, ne fit à cet égard aucune difliculté.
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DE BIBLIOLOGIE.
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(te choses nouvelles è dire sur son compte ; l'un est intitulé : Histoire et description de la bibliothèque royale de Dresdf, par Ebert, Leipzig, 1822 ; Tautre a pour titre : Descrip^ tion de la biblioihique publique de Dresde, par Karl Falkenstein, Dresde, 1839, in-8 i832 pages) ; Tun et Pautre de ces auteurs sont connus par d'importants travaux de bibliographie ; un court extrait de leurs ouvrages, écrits en langue allemande, ne sera point, nous l'espérons, déplacé ici : mais avant de récrire, nous signalerons quelques autres livres plus anciens, tels que ceux d*A. Beyer : Épistola de bibliothecis Dresdensibus, 1731, in-4, et Arcana sacra bihlio" Ihecarum Dresdcnsivm, 1738-39, 3 part, in-4; <ie Gotze, Merktcurdigkeiten (Choses remar^
Îuables de la bibliothèque royale de Dresde, 746-47, 3 vol. in.4; et de Clodius, Nachrichten (Notices sur la fondation de la 6<bliothêque de Dresde, 1763, in-8).
Il parut en 1775-77, en 3 volumes in-8, un Catalogue des ouvrages doubles contenus dans Ja bibliothèque de Dresde, et ce Catalogue comprend un grand nombre de livres précieux. Six des Epistolœ itinerariœ de J.-E. Bruckmann (n* 12 à 17) traitent de metnarabilibus bibliothecis et museis Dresdensibus, IJpsiensibus et Misnicis. Notons en passant que ces ^pe^ra/cp, au nombre d^' 275, jmbliées de 1742 à 1756, forment une collection curieuse et difficile à réunir.
Les princes de la maison de Saxe se distinguèrent de bonne heure par leur goût éclairé pour les lettres et pour les livres. Au comraencement du xV siècle, l'électeur Frédéric, surnommé le Sage, commença à établir une bibliothèque à Wittemberg; son secrétaire Georges Spalatin en eut la direction ; en 1539 il Qt, aux frais du prince, un voyage à Venise, qui était alors le centre du commerce de la hbrairie, et il acheta des ouvrages grecs et hébreux.
Le mariage de Jean-Frédéric le Magnanime avec une princesse de Clèves, amena en Saxe une importante collection de manuscrits» ornés pour la plupart de miniatures, qu'avait réunis cette famille princière ; l'électeur les donna au Gymnase de léna, érigé en université en 1558, et ils y sont encore conservés.
L'électeur Auguste jeta les bases de la bibliothèque de Dresde. Ami passionné des lettres et des sciences, il réunit avec zèle des livres et des cartes; il fit faire des achats suivis à la foire de Leipzig, qui commençait dès lors à offrir de l'importance; il chargea un Français qui lui servait d'agent à Tétranger, Hubert Languet, de se procurer en France, en Italie, en Hollande, de bons ouvrages.
La bibliothèque comptait, en 1574, 1721 volumes et, en 1580, 2354, chiffre assez considérable pour l'époque. Ils étaient reliés avec élégance, et portaient les armes ainsi que les initiales de l'électeur.
Son fils et successeur, Christian 1'% hérita du goût de son père; il tit en 15K6, pour une somme de 1638 florins, l'achat de la bi-
bliothèque de la famille de Werthorn, composée de 3312 ouvrages, dont 32 manuscrits.
Les malheurs delà guerre de Trente ans, les coalitions du xvn* siècle, donnèrent aux souverains delà Saxe d'autres soucis que celui de songer h l'agrandissement de leur bibliothèque. Elle resta longtemps négligée, mais sous le gouvernement du fastueux et prodigue Frédéric-Auguste, elle prit un brillant essor.
La vente publique des livres qu'avait rassemblés le duc Maurice-Guillaume de Saxe- Zeitz, offrit une occasion importante qui ne fut point perdue. Ce prince mourut laissant beaucoup de dettes ; ses collections furent en 1722 livrées aux chances d'un encan.
La bibliothèque lit là clés acquisitions précieuses; il suflil d'indi(|uer parmi les manuscrits un beau volume de llené d'Anjou sur les tournois, et une copie des Wèmes persans du Sadi (regardée comme autographe) : parmi les imprimés, la Bible de Mayence de 1462 sur vélin, le curieux ouvrage allégorique publié par ordre de l'emi^ereur Maximilien en 1519, in-fol.,sous le litre ilc Theurdannck (cet exemplaire avec les figures sur bois coloriées ne fut payé que 4 llialcrs), le Miroir allemand de la vertu, par Freinsheim, sur vélin, Strasbourg, 1639, (adjugé à 1 thaler 12 gros, moins de 5 fr. 50 ! ) On voit qu'à cette époque on pouvait sans se ruiner conquérir des trésors bibliographiques qui aujourd'hui coûteraient des sommes folles.
Peu de temps après, en 1727, l'électeur fit l'achat en bloc de Ja curieuse bibliothèque de Jean von Besser, conseillerd'Etatel maître des cérémonies. Cette collection comprenait 13,158 volumes, et fut payée 10,000 Ihalers. Elle renfermait un grand nombre de livres rares et précieux, achetés aux ventes les plus célèbres de l'époque, notamment h celle du cardinal Dubois à la Haye. Il n'est pas rare de trouver sur les feuillets de garde des notes bibliographiques de la main de Besser, qui ne se borna point d'ailleurs à réunir des hvres,. il en composa aussi; ses écrits ont été publiés en 1732, et son biographe, J.-U.
Koenig donne, pages 98-122, d'amples détails sur la bibliothèque dont nous parlons.
Denuis cette époque, la bibliothèque de Dresae s'enrichit par Tacquisilion des deux grandes collections formées par le comte do Bruhl et par le comte de Bunau (collections dont les catalogues ont été publiés ; nous eu reparlerons) , et une série non interrompue de legs, de cadeaux, d'achats l'a portée au rang éminent auquel elle est placée.
En parcourant, le livre de M. Faickenstein en main, l'inventaire des ouvrages précieux conservés à Dresde, et en commençant par ce qui .concerne l'Ecriture sainte, nous rencontrerons les Polyglottes de Ximenès, de Wallon (exemplaire avec la dédicace à Charles II et les cartons du discours préliminaire) d'Arias Monlanus, de Lejay ; les éditions hébraïques de Boraberg, la Bible hébraïque de Prague, 1531 (ex. sur vélin). La Bible hébraïque et grecque de Flontin, 1572,in-fol. avec la faute. Genèse, ni, 15; la Bible arabe
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de collections fameuses; un Novum Testamen' Itim, Paris, 1541, et deux Bibles allemandes, 1541 et 1545, offrent quelques lignes de la mair. de Luther; une Bible hébraïque, BAle, 1546, renferme des notes autographes de Melanchthon; divers volumes présentent la si-
S nature de Saumaise, deFleury, de Du Gange, e Baluze, de Bentley, de Burmann, de Reoaudot, et de plusieurs autres érudits.
La bibliotheaue municipale de Leipzig s*appelait autreiois la bibliothèque du Conseil ; elle fut fondée en 1677 par suite d'un legs considérable fait par un jurisconsulte habile, Hulderich Gross, qui légua toutes ses propriétés au Conseil, en lui imposant la condition de loger, d'accroître et de mettre au service du public une collection de 2000 volumes environ qu'il avait formée. Le Conseil possédait déjà quelques livres dont le noyau
garait avoir été un legs fait par Dietrich de urgsdorf, évéque de Naumburg, qui mourut en U16. La bibliothèque fut ouverte au public en 1683, et reçut bientôt d'importantes augmentations. En 1711, elle possédait déjà 14,000 volumes, et en 1733, ce nombre était arrivé à 30,000. 11 est vrai que pendant un siècle elle paratt n'avoir reçu que 10,000 volumes.Un relevé officiel, daté de 1837, énonce 70,000 volumes imprimés et 1400 manuscrits.
Diverses collections intéressantes ont été incorporées à la bibliothèque de la ville de Leipzig; on peut signaler \9i Bibliotheea Horatiana de J.-W. Neuhaus, et la Bibliotheca Ciceroniana d'un philologue illustre, J.-A. Krnesti. Un autre savant, Noehden, a inséré, dans le Classical Journal^ publié à Londres, une notice dans laquelle il signale plusieurs manuscrits anciens de divers auteurs grecs et latins, que possède la bibliothèque en question (Térence, Tite-Live, Justin, Pomponius Mêla, Stace, Perse ; les ouvrages de rhétorique (le Cicéron, etc.). En fait de manuscrits grecs, on mentionne divers auteurs sur la musique et l'harmonie, et une copie ancienne de (quelques pièces d'Eschyle, qui a servi au célèbre helléniste G. Hermann pour l'édition qu'il a donnée de cet auteur trafique.
En 1838, la ville hérita de l'importante collection du professeur Poelitz relative à l'histoire et à l'économie politique. La volonté du testateur était que sa bibliothèque serait conservée à part, et conQéeàun conservateur spécial que le Conseil désignerait. Le donateur laissait aussi des fonds pour accroître sa collection (qui ne comptait pas moins de 25,000 volumes) et pour la rédaction et rimpression d'un catalogue.
La bibliothèque municipale de Leipzig compte aujourd'hui 90,000 volumes au moins et 2000 manuscrits. Elle est ouverte au public trois fois par semaine, et le prêt au dehors se fait à des conditions libérales. Son savant conservateur, le docteur Robert Neumann, directeur du journal bibliographique le Serapeum, que nous avons cité plusieurs fois, a publié, en 1855, une description intéressante des manuscrits à miniatures confiés K sa garde.
La bibliothèque de TOniversité de Leipzig a une origine monastioue. Lorsque les Dominicains furent, en 1543, expulsés de cette ville, ils laissèrent derrière eui. 100 volumes environ, qui formèrent le noyau de la bibliothèque actuelle, composée d'environ 120,000 volumes, et qu'on est loin de regarder toutefois comme repondant aux besoins d'une ville savante comme Leipzig.
Les collections de divers monastères supprimés vinrent, au xvr siècle, grossir la bibliothèque à son berceau ; les livres des Franciscains de Leipzig et de Salza, ceux des moines de Ctteaux, d'Allzelle et de Buch, ceux des Bénédictins de Chemnitz et de Peyau, ceux des chanoines de l'ordre de Saint-Augustin furent confisqués: on eut ainsi 4000 volumes environ. J^a collection de Boerner, obtenue en 1547, fut la première bibliothèque particulière qui entra dans celle de l'Université ; depuis, bien d'autres ont été achetées et léguées Celle du professeur J.-J. Boehme (1770) était remarquable sous le rapport de l'histoire ; celle du docteur Gehier, léguée en 1813, se distinguait pour son importance; elle comptait environ 24,000 volumes relatifs, pour la plupart, aux sciences médicales. En 1817, I achat des collections du professeur SchaefTer procura un accroissement notable à la section philologique. La bibliothèque du docteur Beck, achetée en 1835, pour la somme de 15,000 tlialers (cinquante-sept mille fr.) augmenta d'une façon importante les classes de la théologie, de i'histoire et de la littérature classique.
Depuis 1840, les principales acquisitions ont été un choix de 2500 volumes imprimés et 73 manuscrits provenant de la bibliothèque du docteur Rosenmueller, et une collecti n importante de manuscrits formés par un énidit distingué, le docteur Tischendorf, dans le cours de son voyage en Orient. Bon nombre de ces manuscrits se rapportent à l'Ecriture sainte; parmi eux on distingue surtout le fameux Codex Frederico-Atigustanus, qui remonte au iv* siècle.
Parmi les 120,000 volumes qu'on attribue aujourd'hui à l'Université de Leipzig, 2000 sont antérieurs à l'an 1500, et 2500 sont des manuscrits. Une somme qui, en moyenne, s'élève à 5000 ihalers par an (19,000 fr.), est consacrée à l'ancroissement de la bibliothèque : une commission spéciale en dirige 1 emploi.
Jadis la bibliothèque était dans un bâtiment dépendant de l'ancienne église Saint-Paul; elle fut, en 1835, transportée dans YAugu" steum, mais, onze ans plus tard, elle revint dans son ancien local, qui avait été agrandi pour la recevoir. La salle de lecture est accessible à tout le public doué d'éducation {Stekt jenem Gebildeten frey); telle est l'expressioD employée ordinairement dans les règlements de bibliothèques d'ouire-Rhin : les livrei^ sont prêtés aux membres de l'Université, eus étudiants, au clergé, aux fonctionnaires de kl ville, aux personnes connues pour se livrera des travaux sérieux.
BIB CHAPITIŒ VII.
DE BIBLI0L06Œ.
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UOTBfeQUES DÀX8 l'EuROPE SEPTENTRIO.NALB.
I I. — BikUothèquei de /j Russie.
nmense empire des czars est entré deleu de temps dans la carrière des éludes tiflques et littéraires, mais il y marche ictivité, et d*impor1ants dépôts d*impri- !t de manuscrits offrent aux éludes des urces précieuses (42).
bibliothèque Impériale à Saint-Péters- ; est peut-être après la t^ibliolhèciuelmle de Paris et le Musée Britannique, la pvnde collection de livres qu'il y ait en >e.
rre le Grand en jeta les premières harnais elle fut longtemps réduite à un très-secondaire; ce ne fut que sous le 1 de Catherine K qu'elle s'accrut d'une remarquable, par suite de la conquête Pologne. Les bibliothèques de Varsovie i transportées à Saint-Pétersbourg ; dele désir d'empêcher que la Russie ne tùi rîère des autres nations sous le rapport icilîtés offertes aux études sérieuses, a miné Tallocalion de ressources pécuîs considérables qui, utilisées avec une vérante intelligence , ont permis h la ithèque dont nous parlons d'accroître chesses dans une proportion des plus s.
faitréloçe de l'ordre qui règne dans cet inse dépôt et des dispositions bien coms qui ont été prises. Des montres en vii mettent sous les yeux du public des iscrits précieux : l'Ev^ngéliaire d'Ostro- [ui date de 1050 et qui est le plus ancien us les manuscrits slaves, des codices i du IV* au IX* siècle, des manuscrits du xvr siècle, ornés de miniatures (deux re eux en français, une Uistoire de Jules -et une Histoire de Gode f roi de BouiUoti, ppartenu à Charles-Quint et portent sa ture), une collection de plus de 200 porde Pierre le Grand.
1857 les acquisitions de diverses prove- >s se sont élevées h 45,717 livres ou luresyk 15,803 estampes (y compris une :tion de prèsde 14,000 portraits] et h 318 iscrits. A la fin de 1857 le dépôt comp- 02J17 volumes.
salle de lecture ouverte tous les jours iblic de dix heures du malin à neuf heuu soir, a été fréquentée en moyenne par 1 200 visiteurs par jour. Entre autres isitions im[)ortantes faites en 1857, on in exemplaire de la Bible de 1462 ache- Auçsbourg , et un Divan Karattique, •à-dire un recueil de poésies inédites de ancienne secte du judaïsme, acheté au par un orientaliste, M. Tischendorff.
I autres acquisitions importantes récen- Hi peut signaler celle de la bibliothèque . Adelung, particulièrement nche en liet en manuscrits relatifs à la science
linguistique et celle de la collection de manuscrits orientaux du prince Dolgorouky.ex- . ministre de Russie en Perse.
Parmi les accroissements déjà un peu anciens que reçut la bibliothèque de Saint- Pétersbourg, il faut citer l'adjonction de la collection formée par le prince Potemkin ; et quant au choix que ce haut personnage metlait dans ses achats , on peut en juger par Panecdote suivante : Il avait donné une fêle à l'impératrice Catherine qui dit que le palais de son hôte était admirable de tout point, et qu'il n'y manquait rien, si ce n'est une bibliothèque. Dès le lendemain, Potemkin envoie chercher le premier libraire de Saint- Pétersbourg et lui commande de lui fournir une bibliothèque. « Quels livres désire Monseigneur T... Je veux que ce soit comme chez l'Impératrice, de grands livres en bas, de petits en haut. Allez et installez cela tout de suite. »
Le baron de Korff» directeur de la bibliothètjue, a déployé beaucoup de zèle et d'intelligence. Depuis quelques années , des rapports annuels sur la situation et les accroissements de la bibliothèque sont publiés dans le Journal de Saint - Pétersbourg et réimprimés dans le Serapeum h Leipzig. En 1855, en dépit delà guerre, la bibliothèque s'enrichit de 15,000 volumes, parmi lesquels 2,000 sont siçnalés comme ayant été remis par la direction des douanes qui les avait confisqués pour diverses raisons.
En 1856, les entrées furent do 10,000 volumes ; elles comprirent la bibliothèque entière du professeur Jungmann qui s'était attaché à réunir un grand nombre d'ouvrages sur la langue et la littérature slaves.
11 a été publié récemment un Guide de la bibliothèque Impériale de Saivt- Péter sbourq oui donne des clétaiis intéressants sur ce bel établissement. La salle de lecture qui pouvait àpeine contenirune soixantainede personnes est au moment d'ôlre remplacée par une autre beaucoup plus vaste et parfaitement commode.
Un des consen'ateurs delà bibliothèque en question, M. R. Moizlotf, a publié dans le Bulletin du bibliophile (13' série, 1858, p. 1315- 1359), une notice sur les reliures anciennes de cette superbe collection. On y remarque des ouvrages a^ant appartenu è dos rois de Pologne, à Christine de Suède, h Henri II, à Anne d'Autriche ; 18 volumes portent les armes du président de Thou et ont paru avant la mort de cet amateur célèbre. Ses fils continuèrent d'enrichir sa collection ; huit ouvrages ont appartenu à Colbert.
Le palais de l'Ermitage renferme la belle bibiiotnèque particulière de l'empereur: on y compte plus de 80,000 volumes et un grand nombre de manuscrits précieux. Il possède aussi la bibliothènue de Diderot qui n'offre rien de remarquable. On y trouve également celle de. Voltaire achetée par l'impératrice
) Un joamail allemand, VHesperui^ 4827, vrages relatifs aux manuscrits que possèdent de* I, contenait un article sur les bibliothèques dcpéls publics seront indiques à Tarlicle Mams* lues et particulières de la Russie. Divers ou- crits.
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Catherine et formée d^eoviron 7,500 «volumes; elle ne présente aucun intérêt spécial. Piuf^ieurs volumes sont couverts, il est vrai, de notes marginales autographes, mais elles sont en général tout à fait insignitiantes. Les manuscrits de Voltaire offrent plus d'intérêt ; ils sont divisés en deux parties : ceux qui regardent l'histoire de Russie sous Pierre le Grand (cinq portefeuilles, deux in-folio et trois in-4) ; ceux qui traitent de divers sujets (treize portefeuilles : trois in-fol., dix in-4). Voir un rapport de M. Léouzon Leduc inséré dans les Archives des missions scientifiques, 1850, t. 1, p. 39. La bibliothèque Impériale possède aussi des manuscrits de Richelieu et de Mazarin.
Nous manquons de détails récents et exacts 8ur les bibliothèques de Moscou et sur celles qui existent dans diverses cités de l'immense empire moscovite ; nous trouvons dans le Voyage de deux Français aunord de l'Europe (MM. Portia de Piles et de Boisgelin, 1796, 5 vol. in-8, tom.III, p. 316\ quelques détails sur une collection qui a peut-être péri dans l'incendie de 1812.
Biblhlhèque duSaint^Synode,
« La bibliothèque du Saint-Synode possède plusieurs milliers de volumes; 180 ont appartenu à Pierre le Grand ; ils sont en diverses langues. Dans un livre où sont des gravures relatives à la guerre, il a mis des notes de sa main pour indiquer s'il en est satisfait. La collection des manuscrits est devenue bien moins nombreuse et moinsintéressante depuis que 1 ordre a été donné d'envoyer à Saint- Pétersbourg tous ceux qui étaient relatifs à l'histoire de Russie. Il y a une assez grande quantité de livres polonais, une grammaire grecque pour apprendre le russe, Imprimée à Lvow, en Pologne, en 1591. La plus ancienne Bible russe que possède celle bibliothèque est celle de 7,070 (1562) à Moscou, petit in-fol., assez mal conservé. Il y a un catalogue fort bien fait en latin et en russe. »
Passons à ce qui regarde la Pologne :
L'Université de Varsovie, fondée par l'em- (>ereur Alexandre en 1816 , possédait une l)ibliothèque nombreuse et qui dépassait 100.000 volumes, mais après les événements de 1830 etde 1831, les livres les plusprécieux qu'elle renfermait furent transportés à Saint- Pétersbourg. La bibliothèque Rovale ne contient pas, d'après M. Edwards, plus de 20,000 volumes parmi lesquels il y en a beaucoup de modernes, mais elle possède un manuscrit intéressant en trois volumes in-fol. avec près de 200 dessins fort bien exécutés et représentant des objets antiques- trouvés de 1760 à 1765 dans les fouilles de Velleia.
Il existait jadis une très-belle bibliothèque à Varsovie , celle du comte Joseph Zaluski. Ce magnat n'avait, durapt quarante-trois ans, rien épargné pour agrandir ses collections; il avait réuni plus de 200,000 volumes. Son frère André Zaluski , évoque de Cracovie, joi^it à cette masse d'imprimés les livres qu'il avait achetés de son côté ainsi que plusieurs bibliothèques qui lui étaient venues
par succession et qui avaient appartenu à trois de ses oncles dont deux évèques. Le tout fut installé en 1742 dans un vaste hêtel, et en 1747 on l-ouvrit au public. L'évoque André fit placer cette inscriptioa sur la %ade de cette bibliothèque.
In ornamentum Patriœ àviamifue perpetuam •ti-
[liUitem, Publicam esse voluit :
Adoleseentibus illicium.senibus subndium^ Otiosi» spectaculum, occupalis divertieulum^ Studioèis negotium, Conditori gloriosum ' tHonumenlum.
Après la mort du prélat, le comte Joseph Zaluski continua d'ajouter à la bibliothèque uo grand nombre de vohimes, et, par son testament fait en 1761, il la légua, ainsi que l'hôtel qui la contenait, au collège des Jésuites, '•^ec injonction qu'elle fût ouverte au public. Lors de la suppression de la Compagnie, ce vasle dépôt fut confié à la commission d'éducation, et après la chute de Varsovie, après les malheurs de la Pologne, elle fut transportée à Saint-Pétersbourg. Ce voyage effectué par terre et sur de mauvaises routes, fut fatal à la bibliothèque ; des caisses furent avariées, d'autres brisées ;de nombreux ouvrages furent perdus ou gâtés.
L'évèque Zaluski était tellement zélé cour Tagrandissement de sa bibliothèc^ue qu'afin de pouvoir en soutenir les frais et 1 enrichir Jl
Erenait sur son nécessaire, à ce que rapporte un istorien polonais, etn*ayant fait à midi qu'un frugal repas, il ne mangeait pour son souper qu'un morceau de pain avec du fromage.
Dans un Programma ad bibliophilot^ imprimé en 1732 et en 1743, cet ami des lettres invite avec instance tous les Polonais à lui communiquer tous les ouvrages imprimés et manuscrits. reJalifs à l'histoire, à l'antiquité, à l'état des sciences en Pologne.
Parmi les nombreux ouvrages dd ce prélat quelques-uns sont relatifs à la bibliographie; il avait laissé un monument d'une grande importance : Magna bibliotheca polona imîversalis ; on ignore ce qu'il est devenu.
Un inventaire c^ui fut terminé le 23 février 1796 constata que la collection se composait encore de 262,640 volumes et 34,573 gravures. On y trouvait les meilleurs ouvrages en tout genre jusqu'au milieu du xvii* siècle. La portion théologique était la plus considérable; elle ne renfermait pas moins de 80,000 volumes. L'histoire était fort bien représentée, surtout cçlle de la Pologne; la littérature comprenait de nombreux volumes : les littérateurs classiques et la biblio* graphie laissaient peu à désirer. Les branches de la philosophie, des sciences mathématiques et physiques, les voyages, l'archéologie laissaient fort à désirer.
Le bibliothécaire Janozki publia, en 1747*60 allemand, à Dresde, une notice sur les livres rares écrits en langue polonaise, qui se trouvaient dans labibliothèqueZaluski, et enl752 il mit au jour un catalogue des manuscrits.
Voici comment s'sxpriment (t. V, p. 47), au sujet de cette bibliothèque, les deux Voyageurs français que nous avons cités pi a» haut
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DB BIBLIOLOOIE.
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la Tirent avant qu'elle fût dispersée, a bibliothèque Zalewski ou de la repu- », placée dans le château de Virisdow, le Varsovie, a été fondée par les deux Zalewski, dont un était éveque de Cra- Ils l'avaient rendue publique dès 1745. vres sont en très^rand nombre, mais
peu de livres rares ou précieux. La ère Bible polonaise qui s y trouve est de Cracovie, 1562 ou 15ri4 (le dernier ) est elTacé); la Bible polonaise, trapar Budny, 1572, extrêmement rare; aumes de David, en polonais, avec des ;es latins intercalés (Cracovie, 1539); )'graphe est en bohémien ; on croit que le premier livre polonais imprimé ; le lum kistoriale^ de Vincent de Beauvais, Dé par Mentelin, 1473; le Lactance ce ck, 1473.
armi les manuscrits on remarque un
romain du commencement du x* sièînant de la bibliothèque de Bourgogne ; nre de Pologne^ par Dlugloss, très-beau scrit moderne que sa perfection peut regarder comme imprimé; plusieurs icnts de la main de Sobieski. »
iiiversité de Cracovie, fondée par Casi- ^ Grand, en 1343, possède une biblio- 3 qu'on signale comme riche en manus- 3t comme renfermant plus de 50,000 es imprimés.
S II. — Suède et Norwége.
ibiiothèque Royale deStockholmfondée istaveWasa vers 1540 et enrichie par la lilé de ses successeurs, souffrit beau* d'un incendie en 1697 ; elle contient le 100,000 volumes imprimés, 4,000 mats» et une collection ae 17,000 chartes res ; elle est ouverte au public tous les excepté les dimanches et les fêtes. Il une histoire succincte des origines de Mbliothèque, par Celsius, 1751, iu-8.
ni les manuscrits les plus précieux, il ignaler le Codex aureus^ qui contient angiles en latin et qui, transcrit en An- *e a une époque fort reculée, arriva à U où il fut acheté en 1690 par un diplosuédois. Un autre manuscrit biblique, txgiganteiis^ renferme presque tous les leÎAnciei^Testament.ceuxciuNouveau, A les Epîtres de saint Paul et VApocala plus grande partie de l'histoire de le et un traité bizarre de magie décoré ortrait doré de Satan. Un livre de méen vers ailçlais qu*on peut attribuer siècle, et qui rappelle maintes fois le en eanitatii de l'école de Salerne, est d'attention, il a été l'objet d'une notice Stephens insérée dans l'iircAeo/oaia, i. IXX, p. 399-429.
renseignements curieux sur la bibliot Royale de Stockholm ont été insérés 3 Bulletin du bibliophile belge , t. VllI,
^nni les manuscrits conservés à Upsal, il pst oublier le célèbre Codex argenteuï, qui l la traduciion en langue gothique des es, par Uliiias. Il fil par lie du butin (|ui atre les mains des Suédois, lors do la prise
J). 129, d'après le Voyage dam le nord de * Europe, par Si. Clausade, Paris, 1850. Cette collection serait d'une grande importance, si elle n'avait pas cruellement souffert d'un incendie qui, en mai 1697, détruisit 17,386 volumes et 1,102 manuscrits. Des évaluations fort contradictoires ont été mises en avant au sujet du nombre des volumes qu'elle possède maintenant. Ebert a parlé de 40,000 vo-. lûmes, tandis que Baillv, autorité peu sûre, indiquait 250,000. Le ch'itfre de 70,000 pourrait se rapprocher de la vérité. Ou a adopté, pour indiquer la classe, des couleurs différentes dans la reliure. Parmi les incunables les plus précieux, il faut indiquer un exemplaire du Spéculum humanœ salvationis imprimé, à ce qu'on croit, par Laurent Coster. Il est également question de la bibliothèque de Stockholm dans \eVoyage de deux français au nord de l'Europe (par MM. Fortia de Piles et Boisgelin , 5 vol. in-8). On y trouve, t. 11, p. 80/ quelques détails sur le Codex Evangeliorum, dont nous avons déjà parlé, et qu'on appelle ordinairement Codex aureus, à cause de la Quantité de lettres en or qu'on y trouve ; les reuiliets sont alternativement pourpres avec letlresen or, et blancs, avec lettres capitales noires.
Parmi les imprimés, les deux voyageurs signalent un exemplaire de la Vulgate, Lyon, 1521, dont s'est servi Luther (les marges sont couvertes de notes autographes) ; le Spéculum humanœ salvationis xylographique ; Védition princeps d Homère, 1488, bel exemplaire; Cicéron, de Officiis, Mayence, 1466, exempl. sur vélin ; le 4' volume de ÏAtlantica de Kudbeck. 1702, jusqu^à la page 310, le reste manque; ce volume fut détruit chez l'imprimeur par un incendie, et il n*en fut sauvé que trois ou quatre exemplaires.
La bibliothèque de TUniversité possède quelques volumes rares : le Nouveau Testament, en suédois, Stockholm, 1531, petit infolio ( 1" édition en cette langue); un autre Nouveau Testament, Stockholm, 1549, trèsrare; la Bible suédoise, Upsal, 1541, petit infolio, fig. sur bois.
La bibliothèaue de l'université d'Vpsal est considérable. Inondée avec les livres provenant des couvents, elle dut son (développement à Gustave-Adolphe et à la reine Christine; plus tard Timporlante collection du comte d'Ulefeld y fut incorporée. Une réunion importante de dissertations académiques et de thèses publiées en Suède, et qu'il est rare de rencontrer ailleurs, se trouve dans cette bibliothèque. Le catalogue rédigé par P. F. Aurivillius (Upsal, 1807-1815, 3 vol. in-4) mérite d'être consulté. Signalons aussi VHistoria bibliothecœ Upsaliensis d'Olaf Celsius ( 1745. in-8), et le catalogue mis au jour par Sparvenfeld , en 1705 , d une centaine de v(»lumes rares et de manuscrits en partie orientaux (43).
de Prague, en 1C48, el après avoir successivcnicnt appartenu à la reine Christine el à Térudif Vossiu», il pa»s:i dans les mains du comte <te la Gardic qui en Ut hommage à rUniversitc dTpsul. Il a tou* jours été incomplet de quelques feuillets.
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