‹ Dictionnaire de bibliographie catholique, présentant l'indication et les titres complets de tous les ouvrages qui ont été publiés dans les trois langues grecque, latine et française, depuis la naissance du christianisme, en tous pays, mais principalement en France, pour et sur le catholicisme, avec les divers renseignements bibliographiques qui peuvent en donner l'idée la plus complèteChapitre 34 sur 137 · BIR · texte numérisé non relu

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J.a première partie d'un nouveau catalogue des manuscrits orientaux à été publiée par Tornberg en 1849.

Ou rencontre dan? Touvrage de M. CîausaJe, que nous avons cité, des particularités au sujet de la bibliothèque dUpsal. Elle doit beaucoup à la munificence du roi Charles XIV Jean qui, en 1815, acheta les 2,450 manuscrits sur rhistoire de Suède, rassemblés par l'évoque Norden, et en lit don è Tacadémie d'Upsal.

Le plus ancien ouvrage daté est la Secunda secundœàe saint Thomas d'Aquin, Mayence, 1467; le volume, le premier en date qui ait j)aru en Suède, s'y trouve aussi; c'est le Dialogu8creaturarumfnoralizatus,Siockho\m, 1483, dont on ne connaît aujourd'hui qu'un très-petit nombre d'exemplaires.

Des manuscrits autographes de Linné sont au nombre des trésors de la bibliothèque d'Upsal. Elle ^st ouverte tous les jours, le dimanche excepté, pendant deux heures; période trop courte et qui sera sans doute agrandie.

La bibliothèque de l'Université de Lund, fondée en 1671, renferme 70,000 volumes, et elle possède 2,000 manuscrits dont le calalo^e a été publié en 1830 par les professeurs Wiesetyreen et Oséen.

Sans nous arrêter à des collections éparses dans des villes secondaires, nous mentionnerons les ouvrages d'Aurivillius : Dissertatio de bibliothecis tnedii œvi in Snecia, Upsal, 1782, in-4, et de Schinmeyer : Geschichte.,, nistoire succincte des bibliothèques en Suède, insérée dans son Essai ( Versueh einer,...); d*une Histoire complète des traductions suédoises de la Bible, 1782, in4.

Il noas reste à dire quelques mots de ce que présente la Nonvége.

La bibliothèque de l'Université de Christiania est considérable; son avoir est porté à 115,000 volumes imprimés et 600 manuscrits. Elle fut fondée en 1811, ks roi de Danemark lui ayant fait don d'un très-grand nombre de doubles provenant de la bibliothèque de Copenhague. On trouve aussi à Christiania deux autres bibliothèques qui ont chacune 18,000 volumes; parmi les collections dispersées dans les autres villes du royaume, la plus importante est celle de Drontheim, qui possède 26,000 volumes et 800 manuscrits.

§ 111. — Danemarck,

Copenhague possède trois bibliothèques considérables; celle des rois de Danemarck ne date que du xvi* siècle ; elle fut créée durant le règne de Christian ÏIl (1533-1559). Ce monarque fit venir un certain nombre de livres d'Allemagne. Avant lui on trouve bien quelques vestiges d'ouvrages ayant appartenu à ses prédécesseurs, mais on ne ren* contre pas la preuve de l'existence d'une collection spéciale. Frédéric II augmenta la bibliothèque créée par son père, et on montre encore aes livres qui lui ont appartenu. Christian lY s'occupa plus particulièrement de la bibliothèque de l'université de Copenhague « h laquelle il Qt don , en 1605, aune

collection précieuse formée de 1,100 volumesmal heureusement cette bibliothèque fut détruite par l'incendie de 1728.

Une période brillante pour la bibliothèque de Copenhague commence avec l'avénemenl de Frédéric III , en 1648. Ce prince acheta trois collections particulières d'une haute importance, celle do L. (iersdorf, de L. Ulfeld et de P. Scavenius. Les productions les plus importantes de la France et de l'Italie arrivaient régulièrement à Copenhague, et Thistoriographe royal Paulli fut chargé d'une mission scientifique afin de parcourir les principales bibliothèques de l'Europe, et d'acheter des livres rares et des manuscrits. Une attention spéciale fut consacrée à l'ancienne littérature islandaise, et ce qu'on rassembla, en ce genre, forme encore une collection du plus grand prix.

Le roi voulait faire constniire un nouveau et somptueux édifice pour loger la bibliothèque qu'il avait si fort agrandie , n)«s la guerre avec la Suède causa de graves embarras financiers, et il ne put accomplir son projet. Il échoua également dans son dessein de faire publier les manuscrits laissés par le célèbre astronome Tycho-Brahé.Ces papiers, confiés à un mathématicien français, Picard, restèrent longtemps oubliés dans un coin da l'Observatoire de Paris ; en 1707 ils furent rendus au gouvernement danois.

A la mort de Frédéric III , la bibliothèque contenait 10,116 volumes. Christian V acheta quelques collections particulières, et sous Frédéric IV on fit l'acquisition de la bibliothèque de Christian Reizer, composée de 17,000 volumes. Ce savant, obéissant h un sentiment de désintéressement patriotique très-diçne d'éloge, aima mieux vendre ses collections au gouvernement danois que les céder à un amateur anglais, le comte de Sunderland, ou à l'empereur de Russie qui lui en olfraient une somme plus forte.

A cette acquisition près , on fil peu do chose sous le règne de Frédéric IV pour la bibliothèque royale , et d'importantes collections lurent dispersées ou passèrent à l'étranger, sans qu'on s'efforçât de les retenir.

Des ^ours meilleurs surgirent sous le règne de Christian VI. Des achats considérables de livres et de manuscrits eurent lieu à la vente des collections du comte de Danneskîold; la loi rendue en 1697 et ordonnant le dépAt de tout livre imprimé dans les Etats danois, fut mise en vigueur en 1748 ; à la mort du bibliothécaire Grunn, qui s'était fait remarquer par son zèle, on comptait déjà 65,000 volumes. Fréd(^ric V envoya en Orient une mission littéraire, qui procura l'acquisition de 150 manuscrits précieux , en hébreu, en arabe et en persan. En 1749 on apporta à Copenhague ce qui restait de la bibliothèque des ducs deGoltorp. Cette collection, célèbre au XVII* siècle, avait eu beaucoup à souffrir des ravages de la guerre, mais elle possédait encore 1^,000 volumes imprimés, et 331 manuscrits.

En 1756, le revenu annuel affecté è la bibliothèque Royale ne dépassait pas la somma

DE BIBLIOLOGIE.

BIB

90 écus danois , et à ravénement de an VII, ce chiffre, déjà bien modique, luit de moitié. En 1774 il fut rétabli h lis. Malgrér de si faibles ressources , la ions>ccrut, et en 1778, lors de la mort )liotbécaire Moellmann, elle comptait

0 volumes. Depuis, trois conservateurs et intelligents se succédèrent rapit , emportés par la mort , et n'eurent temps d'effectuer de grandes amélio- \, Scnleyel avait entrepris de séparer nasse de la bibliothèque ce quiconi l'histoire et la littérature du Daneet de l'Islande. Erichson, archéologue istruit, obtint que l'allocation de la bisque serait portée à 3,000 écus. En i comte de Thott mourut, laissant une ion des plus considérables(121,945voimprimés et 4,154 manuscrits). II légua ibliothèque Royale une très-précieuse Touvraçes imprimés avant 1531 (6,039 es), et Te reste de ce qu'il avait réuni quis, en presque totalité , nar l'Etat, luant de s'accroître graduellement , la hèque royale de Copenhague possède tl'hui 420,000 volumes environ.

is empruntons encore au Voyage ux Français (t, I, p. 234) quelques i sur les objets les plus précieu!^ que me la bibliothèque de Copenhague. On lire les Heures de François I", avec iniatures, provenant de la bibliothèque bert; quatre grands volumes de plantes s sur vélin d'après nature: très- beau attribué à M— Mérian; Tite-Lite, jcrit du X* siècle, point complet, un rolume; Heures de Charles le Téméavec des miniatures; Heures du cardinal mrbon;Jes manuscrits orientaux, au re de 250 environ, rapportés par le •e voyageur Niebùhr; un Odice de la 3, manuscrit, sur vélin, orné de superbes

tures.

mi les incunables, Cicéron, De Officiis, ice, 1465 et 1466 , Rome, 1471 ; l'édition sps de Justin, sans date, et celle de

le Tite-Lhe de 1468, celui de U89; éditions de Virgile, sans date : celle de dn, 1476; deux éditions de Térence, date et fort rares; Piaute, 1472; saint itin, De civitateDei, 1467. La collection alrionale est à part. On y trouve entre s raretés la Bible islandaise de 1584, BUtier, mis au jour à Roschild, 1531, et litres de saint Paul, imprimées dans la i ville en 1534, in-folio (44).

bibliothèque de TUniversité possède 3n 4,000 manuscrits, dont beaucoup imdais ; on remarque parmi les imprimés, iiûbre de 155,000 environ, l'édition de Ue en danois, Copenhague, 1550 ; eu

J. ErichHon a publié, en 1786, en langue le, nn aperça des manuscrits conservés dans iolbèque royale. Uncaialopue des imprimés.

1 par P. Scaren, a vu le jour en 1665. Un miiii frièfiot/raplitVttm de E. Nyerup (178i) fail tire cinquante édilions du xv* siècle non ci- 101 toi AnnaU% de Maitiuire. Un orieulalisle

hongrois, 1626; en bohémien, 1596^ en lithuanien, 1735. Fondée à la fin du xvr siècle, cette bibliothèque soutfrit beaucoup d'un incendie en 17^0.

La troisième bibliothèque importante que possède Copenhague porte le nom de son créateur, J. Classen. Elle possède 30,000 vol. environ -qui se rapportent surtout à la géogra-

f>hie, aux voyages, à l'histoire naturelle, à 'agriculture. Elle n'a pas de manuscrits.

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