‹ Dictionnaire de bibliographie catholique, présentant l'indication et les titres complets de tous les ouvrages qui ont été publiés dans les trois langues grecque, latine et française, depuis la naissance du christianisme, en tous pays, mais principalement en France, pour et sur le catholicisme, avec les divers renseignements bibliographiques qui peuvent en donner l'idée la plus complèteChapitre 41 sur 137 · Vitruve, Pline, etc. , sont rapportés · texte numérisé non relu

Vitruve, Pline, etc. , sont rapportés

long. L'auteur parle ensuite de la des-

I des bibliothèques d'Alexandrie et de

Ltinople • et des manuscrits d'Hercu-

cond livre a rapport Aux bibliothèques 'en Age ; il est successivement parlé îs des couvents d'Egypte , des Bénéet autres ordrt^s monastiques dans les >ays de l'Europe, du sort de ces col- '

tections ; viennent ensuite des détails sur les bibliophiles les plus célèbres du moyen âge , Ricnard de Bury , Pétrarque , Laurent de Médicis, etc.

Le troisième livre est consacré aux bibliothèques modernes de l'Angleterre et de l'IHande. Les collections des souverains de la Grande- Bretagne à partir d'Henri Vil, les bibliothè- 3ues de sir Robert Cotton, de lord Hariey, e sir Bons Sloane, les trésors du Musée britannique en fait d'imprimés et de manuscrits, ceux de la Bibliothèque Bodleienne à Oxford, les collections des autres collèges d'Oxford et ceux de Cambridge, les bibliothèques des cathédrales de l'Angleterre et celles de diverses villes, tels sont les objets qui occupent une large place dans le premier volume. • Le quatrième livre roule sur les bibliothèques des Etats-Unis, et le cinquième sur celles du continent de l'Europe.

La seconde partie est composée de quatre livres qui traitent successivement de la formation des bibliothèques f achats, dons, etc.); de la construction des éditices et de^i dispositions à leur donner; de la rédaction et classification des catalogues; de l'administration, des règlements, des facilités accordées aux lecteurs, de la reliure, etc.

Des plancher nombreuses ajoutent au mérite de M. Edwards : elles représentent entre autres objets les fragments des papyri d'flerculànum, des vues et plans de diverses bibliothèques de premier ordre (à Paris, Saint- Pétersbourg, Munich, Londres, etc.). Des facsimilé , au nombre de 31 , reproduisent les caralères de quelques anciens monuments de la typographie. On y distingue la Bible dite Mazarine, exécutée a Mayence vers 1455, le Psautier de 1457 (premier livre daté), h s Offices de Cicéron, Mayence, 1467 (premier classique latin qui ait él'é imprimé) ; les Epistotœ familiares de Cicéron, Venise, 14(59 (premier livre imprimé à Venise); le Tite-Live ne 1469, les Epistolœ Gasparii Pergamensis, Paris, 1470 ( probablement le premier livre imprimé en France), le Recuyell of the histories of Troye , Cologne ou Bruges, 1471 premier livre imprimé en langue anglaise) ; le, (rame of the cheese, imprimé par Caxton à Westminster, en 1474 (premier volume im-

frimé en Angleterre ); le Dante de Florence, 481; rBomère de 1488, le Virgile de 1501 (premier livre imprimé en caractères italiques), la Bible ne 1535, imprimée, & ce qu'on croit, à Zurich, etc.

Sept autres planches représentent des reliures du XVI* siècle, remarquables par leur richesse et leur bon goût.

On voit combien le travail de M.Edwards est supérieur au X iVo^'ce^ historiques sur les 6/bliothèques anciennes et modernes par Bailly, sous-bibliothécaire de la ville, Parts, 1829» iû-8.

Ce volume de 310 pages n'est nécessai* rement qu'un aperçu assez superficiel ; le l** chapitre roule sur les bibliothèques depuis Moïse jusqu'à Charlemagne; le second est relatif aux bibliothèques modernes de l'Asie et de l'Afrique ; le troisième concerne tes bi-

BID

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dans des cartons ayant la forme d*un livre et d'en réunir ainsi 25 ou 30. On comprend sans peine que cette série de cartons présente un aspect plus satisfaisant que des paquets qui 8*cparpillent si Von vient à défaire le lien qui les attache.

Une fois rangés et inventoriés, les livres ne doivent pas changer de place. On comprend

3ue cette invariabilité, nécessaire au mamtien e Tordre et à la facilité du contrôle, est indispensable pour que le bibliothécaire sache très-bien où se trouve l'ouvrage qu'on lui demande, et qu*il aura souvent manié, si c'est un livre fréauemment consulté.

La méthode que propose M. Sobolstchikoff n*eiclut pas d'ailleurs une division systématique, mais ce système n'est pas celui des anciens bibliothécaires.

Les livres très-rares et d'un haut prix, les exemplaires uniques sont placés à part et forment une réserve.

Les ouvrages très-souvent feuilletés, tels que les dictionnaires biographioues ou géographiques, etc., sont réunis le plus près possible des tables de travail, et de façon a ce qu'on puisse les saisir sans avoir besoin de monter à une échelle.

Les ouvrages incomplets seront rangés à part, afin que le bibliothécaire puisse s'occu-

f^er. sans peine, d'arriver à les compléter. Is devront d'ailleurs faire l'objet d'un catalogue spécial.

La confection d'un inventaire régulier, celle d'un bon catalogue sont ensuite l'objet des réflexions de l'habile bibliothécaire russe.

Pour dresser un catalogue, il faut d'abord copier les litres très-exactement sur des cartes ou petits bulletins. L'écriture doit être, sinon belle, du moins très-lisible. Il faut deux catalogues, l'un systématique où les titres sont indiqués fort en détail, avec le nombre des pages, l'indication de la reliure; il serait même a propos d'y joindre quelques notes sur le mérite bibliographique de 1 exemplaire ou de l'édition. Les catalogues alphabétiques peuvent, sans inconvénient, être beaucoup plus concis.

La levée des cartes doit d'ailleurs être soumise à certaines règles sans lesquelles on ne ferait que de la très-mauvaise besogne.

Il faut copier les titres de la manière la plus fldèle en reproduisant le nom de l'auteur (s'il est connu}, le nom de la ville où le livre a été imprimé, et celui de l'imprimeur ou de la tjrpographie, l'année de l'impression (ne pas indiquer en chiffres arabes ce qui est ex-

fmmé en chiffres romains ; il y a parfois, dans es livres anciens, des dates énoncées d'une façon étrange).

H convient aussi de signaler le nombre des pages chiffrées, de celles oui le sont avec des chitfres romains et de celles qui ne le sont pas du tout. Mentionner également le nombre des gravures, cartes ou plans appartenant au livre.

Si l'ouvrage se compose de plusieurs volumes qui aient paru dans l'espace de plusieurs années consécutives, il faut indiquer

ces années et mentionner (s'il r a lieii) les noms des différents éditeurs. Signaler aussi les changements qui auraient pu survenir dans le titre d'un ouvrage dont la publication aura duré longtemps.

Divers livres ont des titres qui indiquent, d'une façon allégorique* le contenu de l'ouvrage ou qui ne l'indiquent pas du tout. Désigner alors sur la carte, mais entre parenthèses, le genre d'ouvrages auquel se rapporte le livre en question.

Parfois des noms d'auteurs, comme la Croix, De la Croix, Lalande, De la Lande, se placent dans un catalogue alphabétique, sous diverses lettres; il faut faire des renvois qui empêchent de croire, à l'inspection du catalogue, qu'un livre demandé n'est pas dans la bibliothèque.

Parfois un livre ne porte pas de nom d'auteur, mais ce nom se trouve à la fin de la pri^'face ou de la dédicace, ou dans le privilège, etc. ; alors il faut deux cartes : l'une avec le nom de l'auteur entre parenthèses; Tautre qu'on place parmi celles des oatrages anonymes, avec un renvoi au nofû de l'auteur.

Nous ne voulons pas prolonger davanetag ces extraits d'nn écrit qui se recommande à l'attention de toutes les personnes qui ont à diriger une grande bibliothèque. Lors nièmc que toutes les idées du bibliographe russe ne seraient pas adoptées, on reconnaîtra qu'il en est beaucoup qui sont dignes d'être prises en très-sérieuse considération, afin d'empêcher le chaos où tombent promptement les grands dépôts publics, s'ils ne sont pas administrés avec cet ordre parfait, cette précision infaillible qu'on rencontre au Musée britannique, mais qu'on ne trouve pas partout.

BODONI (Jean-Baptiste). — Célèbre imprimeur italien, mort à Padoue en 1 8 1 3 à l'âge de 73 ans. Il était né à Saluées en Piémont, son père était typographe. Il a trouvé un biograpne dans un ami intime et constant, Joseph de Lama, qui a publié en 1816 à Paipe (et non à Paris, comme le dit par erreur la Biographie générale de M. Kaot , t. VI, p. 22 1 ), 2 vol. in-4 intitulés : Vita del cavalière Giambattista Bodoni. Cette vie est d'ailleurs écrite d' enthousiasme , et les personnes étrangères à Bodoni, étrangères aussi à Tart typographique, y trouveront derexagératlon, y rencontreront bien des détails superflus.

Le second volume, de 252 pages, est le nlus utile; il contient le catalogue raisonne et rangé par ordre alphabétique de toutes les im-

Îressions bodoniennes depuis 1718 jusqu'à 813. Les premières années sont tout à fait insignifiantes, et ce n'est guère qu'en 1781 que l'illustre typographe donna h ses ateliers un développement ren)arquable. Sans lesguarres et les i évolutions qui désolaient l'Italia et qui paralysaient en Europe le coût de Télude , les travaux de Bodoni auraient présenté une importance bien supérieure à cella qu'ils offrent.

L'énumération des ouvrages sortis de se$ presses renf.rme l)i(în des opuscules saos valeur, des vers de circonstances, mais 00 y

BOD

DÉ BIBLIOLOGIS.

BOD

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