DE BIBL(0L0G1B
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InaMi Amfim acth VMrii generii ftoemata tor gallicm^ iii-4.
volume dont nul bibliographe n*a fait iou« et oui semble avoir été imprimé nmcot na point de frontispice. C'est série d*attaaues très-vives contre la Blixabetb; les diverses pièces qu*on STO $e rapportent à l'exécution de Marie 1, ce qui permet d*assi^ner 1587 ou comme date de Timpressioa.
Wkj ZmdffQ^ (a Anneana^ Saragosa, 1. Soler»
ition rare, non citée dans le Manuel, où . dit que la première édition contient dédicace k Pnilip^ie II, qui n*a pas été duite : elle se trouve cependant dans •ci.
elen. Suite d» quatrième livre de COdgeUe o» mmrei de Télémaque, 1697, 4 tom. ln-12.
»mière édition complète mise au sans nom de ville ni d'imprimeur; on ]ue celle dont la yeuve Barbin coroa la publication (en vertu d'un privilaté cltt 6avril 1699) fut suspendue par de Tautorité. Une note (n* 962) indique QDbre des pages de chaque tome, détail I ne trouve pas dans le Manuel du re: 10 I. 10 sb.
âe (P.)f dit Femnde, Le (granîe routier et pi' Rouen, 12^, in4.
re fort rare, mêlé de prose et de vers, la note ilSa.) Le Manuel du libraire le diverses éditions, mais il n'indique celle-là; 16 1. st.
mdaria duo^ s. 1. ni d. (vers U76, imprimé tiemeot à Nuremberg).
si on almanach en allemand et en la« ui contient deux planches gravées sur », les premières peut*élre qui aient acées dans un volume imprimé Ivoy.
e 13U), 11 1. st.
lUa (Joanuis de), Index libri vitœ^ in ûppido ^vae Mentis Leoiiis, 1756, in-4.
rrage de mysticité devenu extrêmerare et gui se recommande sou^ le rt de sa singularité et sous celui de la stique. Les cinq premières parties, sur pt qui le composent, sont en vers latins renferment que 6S pages. La sixième, -307, contient des éloges de saints, en Bten langue espagnole ou sarde. La me, p. 309-408, est entièrement en te sarde, et elle est intitulée : Trage* m helavamentu de 9U sacrosantu Cor^ e noêtru Sennore Jesu Chriêtu. 17 1.
enk, ta Pratiaue de C Aiguille industrieuu, 1605, iii-4, modèles de dessins de broderie : aire plus complet que ceui qui ont figure Etes Heber (18 shellings) etOanaxar (58 fr.); •
\l0 ieeundum ueum eeeleeiœ Trajectemitf Paris, lAg Uopyl. 1515, in-fol., exemplaire sur vélin, 1 aui bibliographes, 59 1. st.
mteôfnti Polemum, Venise, 1554, in fol., bel aire aun roman de chevalerie très-rare, I I. st. vente Stanle^r en 1815, 55 1. st. di Franùa, Venise, 1499, m^'foi., seul
exemplaire connu de celte édition d*un poème «'e cbi^valerie; 16 1. «t. 10 sb.
Senecœ opéra, Naples, 1475, édition princeps, 55 I. st. 10 sb.
Tadtui, Venise, vers 1470, in-rol. édition princeps ; elle donne un texte qui parait avoir été celui d'un très-bon manuscrit, aujourd'hui perdu; 48 1. st. pour le prince Michel Galitzîn. (Cet exemplaire avait été payé 28 1. \t. 7 sh. vente Sykes en 18S4.)
Turpin, Ckromque, in-4 (exemplaire endommagé et piqué ), 16 1. st. 7 sh.
Yeapucnmundug novue, 8 feuillets, s. 1. ni d.,Pam, vers 1504. Edition inconnue aux bibliographes de la fameuse lettre d'Americ Vespuce li Laurent de|Médicis, au sujet de ses découvertes dans le Nouveau- Monde; 561. st. 10 sh.
Nous pourrions encore signaler, p«rmi une foule de notes curieuses, celles qui con cernent les Voyages aventureux du capi^ taine Al fonce, Poitiers, n* 1559 (n* 72), ( L 10 sb.; et celle qui reg^arde la Lettre de Nicolas Perottus à Frangois Guarneri, in-iol. s. d. (vers 1470), où Ton trouve un témoignage important au sujet des origines dé Fimprimerie.
Le Deeor puellarum, imprimé à Venise par Nicolas Jenson avec la date de 1461 (lisez 1471), 2i 1. au
Un V4»iume contenant divers traités de Guillermus de Saiiceto, du cardinal de Turrecremata, etc., volume qu*on croit imprimé par Custer et qui esC Tobjet d*une longue note. n. 1197 ; 20 I. st.
Un volume de gravures sur Lois : Maries ùei qenitricis virginitatiê Defentorium , 15 liv. st. {fog^ la noie n. 1567.)
Un traité de Matlileu de Cracovie, imprimé par Gutenberg, en 1460; 10 1. st.
Le Per$e, imprimé k Strasbourg par Martin Flacli, vers 1470, 2 1. st. 10 sh. (Cest peut-être la première édition de ce puéte.)
Le Procès de Belgal, par Jacques de Theramo, traduit en français, Luon, Mathieu Hulz, 1487, 6 I. st.
Virgile, 1475| premier livre imprimé à Breacia,
4 1. st.
VocùMarium tatino-teutonicum, Ulm, avant 1469, 4 i. st. li sh.
L*édition espagnole, Venise, 1555, in-fol. dMmfi* diê de Gaule, a été payée 56 I. st. 10 sh., et celle de VOrlando furioso, de TArioste, Venise, par Hii*rouinio Peniio da Lecho, 1550, inconnue au& bibliographes, s*esi élevée à 29 1. st.
La Rhetoriea ad Uerenuium, par Cicéron, Venite, apud Aldi ûlios. 1546, in -8, grand papier, a trouvé amateurs à 29 I. st. (On ne connaît qu*un autre exemplaire de cette dimension ; il est à la bibliothèque Impériale à Paris.)
Une des plue anciennes et des meilleures éditions de bamie, Milan, 1477, in-fol., a été adtetée 70 1. st. quoiqu'elle ne fût qu'en demi-reliure.
Signalons maintenant les principaas ouvrages sur vélin qui flguraient dans cette collection extraordinaire :
Biblia aennantV-a , Witlemberg , 1561, in-fol.
5 tom. ,i8 I. st. (On ne connaît qu*un autre exemplaire sur vélin, celui de la bibliothèque de Dresde.)
Canonee eoneilH Tridentini, Rome, 1564, 59 1. st.
Oiodore de Sicile, en français, imprimé à Paris, par Geoffroy Tory, en 15^, 15 I. st.
La Généalogie des rois de France (rouleau de trois mètres de long, imprimée à Paris pour Galliot du Pré, 16 I. su en 1520).
Giarobuilari, Apparaît e (este délie nozze délia ducca diFireme, 101. st., 1559.
Jafiannh Ferrariensit de celezti vitOy Venise, 1494, 18 1. st.
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Maehaxor itatieumf Bolo<;ne. 1558, 4 I. ftt.
Le Couiumier de Normandie^ premier livre imprimé à Roaen, en 1485, 56 1. st.
Les Coutume* de Normandie^ Roueii» 1588» 10 I. st.
Les Coutumes de Poitiers, eiemplaire de François II, i8 1. st.
La Géographie de Ptotémée, Venise, 1511, 5 1. st. (plusieurs renillels sur papier).
Sannazar, De partu Virginie, 1526, exemplaire de Clément VII, i8 1. st.
Le Tewrdannck, fiuremherf^^ 1517, 30 1. st.
Les Ordonnances de Pordre de la Toison d'or^
Z I. sf. 5sb.
Pierius Valerianas, Joachus Rotatus^ 1512, eiemplaire du Pape Jules 11, 5 1. st.
Offieium Beatm Mariœ Yirginii^ sine uUa nota, in -8. (^crs 1520).
Volume inconnu k tous les bibliographes, et exéculé avec des caractères semblables à ceux que des imprimeurs lyonnais employèrent dans la contrefaçon qu'ils firent des éditions aldines. Jolies vignettes et encadrements gravés sur bois. 28 1. sL
Les livres imprimés sur papier bleu sont en grand nombre dans cette bibliothèque. On peut signaler, indépendamment du Clau^ dien, Elzevier, les Opère de Berni, Florence^ 1552 ; la première édition des Canones et décréta concilii Tridentini, imprimée par Aide, on i56tt, sur grand papier bleu; Paul Jove, Hisloriarum tomus pnmu$, Florence, 1550, grand papier bleu ; P. Manuce,£))tWoiarum libri Xi, 1573, grand |)apier bleu; Quintilien, Aide, 157^, grand papier bleu, Speroni, Dialoahi^ Venise, 1558; Vida, Dia-^ logi de re pubiica, 1556.
Les amateurs attachent, on le sait, le plus grand prix à la grandeur des marges d'un Tolume d*élite. Après un volume ancien qui n*a jamais été ouvert, ils préfèrent pardes'sus tout un exemplaire broché. On comprend qu'il est fort dif&cile de trouver dans cet état des livres imprimés au xvi* et au xvn' siècle. M. Libri possédait en ce genre, en fait de livres antérieurs à 1600, la Reto^ rica in volgar fiorenlino de Brunetto Latini, Rome, 1546; les Oraiiones de Jérôme Faleti, Aide, 1558; VOratio de A. M. Natta de Dei locutione. Aide, 1558; les Commentaires de Psellus in Physicon Ariitoieliêf Aide, 155i^.
Parmi les EIzevirs non rognés (et H. Libri dit que ce n*est que dans cet état qu'il a recherché les éditions eizeviriennes), nous rencontrons: Busbecq^ 1633; César, 1061; tialilée, Nov-antiqua.... doctrina, 1636; /iivenal et Perse, 1671 ; Opère di Ferrante Pal» iavicino, 1671-73; Quinte-Curce, 1670; Senique, 1658, 3 vol.; J. Vlitii Yenado ,
N'oublions pas deux exemplaires de Cicéron,ElzPvir,en dix volumes chacua; ils n*éiaient pas rognés, mais ils n*en étaient pas moins dignes d'atteniion : l'un aux armes du comte d'Hoym, l'autre aux armes du duc de Mantoue. Le premier a été porté À 61 1. st. 10 8h. (près de 1550 francs} ; l'autre a trouvé amateur à 13 1. 13 sh.
Une des parties les plus remarquables du
catalogue Libri, celle qui a un caractère spécial, se compose des ouvrages ornés de belles reliures anciennes ou ayant appartenu k des amateurs célèbres. Une longue préface contient à cet égani des détails éteodus sur lesquels nous reviendrons k Tar^ ticle Reliures; nous nous bornerons à em« prunier un court passage à cet avaotpropos :
« Il n'y a pas bien longtemns que les amateurs se sont avisés de recnercner les livres ornés de reliures anciennes; mais ils s'y sont mis avec ardeur, et cette arrien.r augmente à mesure que ces livres devieonent plus difficiles k trouver. M. Libri avait voulu former une collection des reliures remarquables on tout genre, de manière à
[mouvoir suivre les progrès de l'art d'orner es livres dans toute l'Europe depuis le xr siècle jusqu'k nos jours, et il a forroé la collection de reliures la plus riche qui ait jamais été mise en vente. Après de beaux spécimens do reliures du xv* siècle, viennent les volumes de Maioli, de Grolier, de Laurin. Tous les rois de France ^ depuis François l*% ont contribué k Tennchtr, de même que la plupart des souveraios élran-
Sers. Presque tous les amateurs marquants es trois derniers siècles y soni représemés. »
Un certain nombre d'exemplaires du €•• talogue sont accompagnés de pUnches photographiées qui représentent les plus belles de ces reliures.
Voici l'indication de quelques-uns de ces volumes qui, grâce k leur habit, ont suscité une fureur d'enchères très-digne de figurer dans les fastes de la bibliomanie :
Ambertani (Hiigonis), Sgtvœ, Paris, 1516, ii-8. Exemplaire de François I**, S5 I. st.
Aquinatis S. Tbomx, Quœstiones diemutatm, Lyoo, 1557, in-rol. Exemplaire du cardinal BonelU ; bel éclianiilion de Fart de la reliore en Italie u XVI* siècle; 16 I. st.
Aristoleles, De naturali auemUatimu, Puis, 1550, in-fol. ; exemplaire de dédicace à Henri 11, 60 1. st.
fiasilii (S.) Opéra, Venise, 1555. in-fol. Eieaplaire aax armes d'Henri 11 et k la devise de DiiDe de Poitiers; 85 1. st.
Bocacius,.d6 Geneatogia deorum. Bile, 155i, Infol. 25 I. st. (Exemi)laire payé 400 fr. k la venie Coste.)
Ganisias, De Maria Virgine, 1577, in-fol. Eiem-
Çlaire de dédicace à Albert, duc de ilavière, ISLst. 0 sh.
Epipbanii (S.) Opéra, B&le. 1544, iB-foL Uèmt reliure que le saint ttasilc, 80 I. «t.
Floridi Sabini In Plauti calunudëtûreê apoiop^t Bâie, 1540, in-fol. Exemplaire de Grolier; i8 I. st.
Galeni £.t6rf, Venise, 1541, in fol., belle reliure italienne du xvi* siècle, 4i 1. st.
tieliodorus, Bàle, 1552, in-IoL, très-belle reliure, exemplaire de Grolier, 110 1. st.
llingbton, un manuscrit de musique aux armes de Cromwell, le seul volume de ce genre que Toa connaisse; 13 1. st. 10 sb.
Ilomeri Jlias, Paris, 1554, in-8. Exemplaire afcc les emblèmes de Diane de Poitiers, 57 L si.
Hyçini Fabulœ, Bàle. 1555, in-fol. très-belle reliure Italienne du xvi* siècle, 73 1. st.
Jovii (Pauli). De Romanis piscibus, Bàle, 1551, hi*8. Exemplaire Grolier, 54 1. st.
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DE DIBLIOLOGIE.
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miaitte, '.P«y«A^, édition originale, 46G9, ) I. »t. iOJsh. Exemplaire du comte d'Hoym. e volume payé 770 fr. environ, montre à it les amateurs se passionnent pour les vo- M classiques français lorsqu'ils viennent leciion célèbre.)
ivelli, Libro delt arte de la Guerra^ Venise, •8.; tràs-bel exemplaire de Groiier, 150 1. st. ir le duc d^Aumale. (Nous ne connaissons .re exemplaire d'un seul volume isolé qui raison de sa reliure, atteint le prix de
ncs.)
B romanum^ Venise, 1501, in-fol. (Trèsiure italienne du xvi* siècle, aux armes du Gonz9gue^ , 9i 1. st.
se (Fr.), Ubri mirabiUMfk, Cologne, 4532, emplaire à la reliure de Maioli; 91 1. st. r (U.) SjfêcuUim inielUctuale, Nuremberg, -fol. ; 18 1. st. 10 sh. Exemplaire Groiier, < ;ment conservé.^
ChrUliadùit Lyon, 1556, in-8. Exemplaire 17 1. st.
ilion, la Cyropédie, Paris, 1567, in-4. Exem- Edouard VI, belle reliure anglaise , 34 1. st.
terminerons cet aperça d'one des les plus remnrquables qu'on ait tucs longtemps, en observant que tout en (anl des livres précieux en grec, en m italien, M. Libri n'avait pas oulittérature française; il ne s*était ent occupé des productions contem- )8 qui n'offrent aucun intérêt aux lu bibliomaue; mais, fidèle au goût lateurs pour les éditions originales classiques, il avait mis la main sur n des Satireaôe Boileau de 1668 (preédition des satires 8 et 9 et du J>is« lut les satires), exempl. avec des cors et un envoi autographe k Richelet ; i adjugé k 8 I. st. 8sh.
I tn>uyons aussi (n* m) un volume ant les éditions originales de deux de Corneille et d'une de Rotrou (cette re avait échappé aux bibliographes), remarquons, auant h Molière» les édie quelq[oes ballets où figura Louis XIV, it a Racine, la première édition d'ii/Aas origines do Théâtre sont dignement entées par le Mystère dei Acte» des «, Paris» 1587, 21 I. st., et par celui kission et de la Résurrection^ 15U)-52»
is in-fc» 28 I. st. Disons aussi que les l(m79l offrent une réunion très-reable d'anciens ouvrages de musique; •mbre d'entre eux n*otitété mentionnés cun bibliographe.
rTAiRK» Londres^ 1748. — Ce catariche en éditions des anciens clas- » prouve combien k cette époque les es rares étaient loin d*avoir la valeur elle ils ont été portés depuis. Qua- :inq Jours de vente ne rapportèrent I misérable somme de 700 i. st. Le i du libraire, t. II» p. 577, indique les exemples remarquables des adjums. Des volumes du xv* siècle» extrè- Di recherchés de nos jours» furent 9nnés de un k cinq shellings. La coudes livres était d'ailleurs médiocre»
r savant possesseur ne s*était nullepréoccupé du luxe des reliures.
Matans, Londres, 1829. — Une partie de ces livres provenait de la bibliolhèuue du savant G. Mayans» mort k Valence dans le siècle dernier. Le catalogue contient quelques notes qui fournissent des renseignemenls sur des ouvrages très-peu connus.
Nous signalerons comme étant dans ce cas VUislorta gênerai da laSardena, par Francisco de Vieo,J9arce(ofia, 1639,7 vol. in-fol. ; la continuation de Panzano aux Annales de Aragon de Çurita [Saragosse, 1705, in-fol.); la gran Conqmsta de ïfUramar, Salamanque, 1503, in-folio; un exemplaire complet du Corpus oetarum lusitanorum d'A. dos Reys, avec e8* Tolume qui, publié longtemps après coup, manque presque toujours.
MEAD(Rirhard), 175^.— Cette bibliothèque
3ui produisit 5i96 I. st., rendraitaujour- 'hui une somme bien plus forte. Elle renfermait des volumes de premier ordre, notamment le Virgile de Vindelin de Spire, 1470; le Stultifera Navis de Brandt, 1498, et le Pétrarque d'Aide, 1501, tous sur vélin. Un exemplaire du Cicéron d*Olivet, grand l>apier» ne fut ))ayé que H guinées. L'édition originale de V Histoire naturelle de Pline fut achetée U guinées pour la bibliothèque du Roi è Paris. La Bibliomanie de Dibdin que nous avons citée plusieurs fois et que nous citerons encore, renferme, p. 364- 367, d'amples détails sur cette collection et sur son propriétaire qui fut un des médecins les plus en renoui de l'Angleterre. La vente des livres occupa 57 vacations. Celle des tableaux, gravures, dessins» médailles, objets antiques produisit 11,500 1. st. environ» et» de nos jours, ces objets se Tendraient peut-être dix ou quinze fois plus cher. Mead mérite de figurer parmi les collectionneurs les plus fervents qui se soient jamais montrés.
MiL!«ER, Londres^ 1829. — Plusieurs volumes imprimés par Caxlon se trouvaient dans ce cabinet fort bien choisi» notamment la traduction des Vitœ Patrum et la Description ofBrytaine and Ireland, 1480. On remarquait aussi quelques anciens ouvrages anglais très-rares sur la chasse et sur Thistoire britannique» et plusieurs Voyages du plus grand prix, tels oue la traduction an-
glaise» Francfort, 1590, de la relation de la écouverte de la Virginie» le discourse de Best of the voyage of discovrie of a passage to Cathaia^ 1578 (exemplaire avec les deux cartes» retiardé comme unique), Tfntertainment in Éussia de sir Thomas Smith»
NoAiLLES (Le duc de], Londres^ 1835. — Ce catalogue de la5|>/fnaid iibrary (iwported firom Parts) ofa distinguished collector^ ne
f>ortepas le nom du propriétaire, mais il ne ut alors un se«^ret pour personne ; 952 numéros présentent une reunion extraordinaire de livres des plus précieux : les exemplaires en grand papier, les reliures somptueuses abondaient. Nous nous bornerons 5 un petit nombre de citations :
Bouquet, Recueil des HUlorienê He France, 19 vol. grand papier ;42 I. st.
fiayle, Dictionnaire et CEnvres, 8 vol. in-fol.»
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grand papier, mar. rouge ; 50 I. si. Œx«iii|4air6 |iayé if 71 fr. à la vente de Mac-CartiiT.'
AntkohpM gfâPtm, Florence, 1494, in-4, iî 1. su
Bufon, Hiêtoire d€$ Ommmx, 10 vol. in-fol. iréabd eiemplaire, figures iirétiS sur papier de Hollande ei coloriées avec le plus g.and soin ; 53 1. si. 12 sh.
Geero, Elzevier, 1642, 10 vol. in-12, exemplaire Gouilard, superbe condition ; 5i I. st.
Cicero, studio Oliveti, 1740, 9 vol. In-fol. grand papier ; 99 1. st.
CtV€Jv, Junu, 1556, 4 vol. in-fol. très-bel eieniplaire k la reliure de Grolier, 47 h st. (Acheté 1455 rr., vente de Cotte en 1805).
UoraUu», Elsevier, 1676, bel exemplaire; 121. st. lîsb.
Méwunre$ de FAeëdémie des Iweriptiotu et No- ItoM et Exlraiu de$ manuecritê, 61 vol. in-4, reliure unirorme, m;ar. rouge, 69 I. st.
Meseray, UUtoire de France, Elzevier, 1688, 0vol. inli ; 19 I. st. (Eseroplaire La Valliére, payé 249 fr.) Un exemplaire grand papier et bien complet de Tédition de 1645, 58 1. st.
Ovidiui^ Amsterdam, 1702, 5 vol. 'in-8, belle reliure en maroquin de De Seuil; 15 I. st. 15 sh.
MaxarinadeSf 258 pièces eu li vol. maroquin rouse ; 27 1. st.
Molière, 1791, 6 vol. ln-4. (Bel exemplaire avec les dessins originaux de Boucher pour l'édition de 1754 et des ligures ajoutées: 19 1 st. 5 sh. (feixemplaire acheté 500 fr. vente ilorel-Vindé en 1822).
Tû€éiu$, Amsterdami*, 1672, in-8, 2 vol., belle reliure de Ile Seuil; 7 I. st. 18 sh.
VirgUiuêt Elsevier, 1676, très-grand papier, 57,1. s. 10 sh.
RabeUdê^ 1741, 5 vol. in-4, grand papier, 271. su
Peroctus , Camueofnû , Aide , 1499 , in-fol. , 16 I. st.
Thuanus, HUtoria^ Londres, 1755, 7 vol. in-fol. très-grand papier; 71 1. st. 8sh. (Exemplaire Mac- Carthy.payé 1225 fr.)
Le total de la Tente 8*éleva à 3,188 I. st. Ush.
PiBis (Bibliotheca Paritiana)^ Londres en anglais, et Paris en français, 1790 ; 636 articles qui produisirent 70761. st. 18 sh.
Ce catalogue est d'une richesse remarquable; mais il fa:it se méfier de quelques articles qu'on j annonce, quoique jamais ils n'aient existé. De ce nombre sont les suivants: n* 18, Catechismus coneilii Tridentinif Aldus, 1515, in-8; — n* 206, Uoratius^ Aldus, 1503, in-8; — n«â3, Auwniui, Aldus, 1522, in-8; — n* 271, Ciceronii ora'tonef, Aldus, iSU, 3 vol. in-8; — n* 526, TacUi libri F, Aldus, 1516, iri-8.
De forts beaux ouvrages provenant de la bibliothèaue du cardinal LoméniedeBrienne, avaientétéjoints à cette colleclion.(F. Dibdiii, Bibliomama^ p. hW-kii.) Au nombre des livres qui obtinrent des prix élevés, on peut signaler :
BMU latina, Venise, N. lenson, 1476, sur vélin, 2 vol., 591. st. 17 sh.
BîëUa vuUfOtœ erfiltoms, Romtt, 1590, in-fol. Eiempbiire en grand papier d'un volume très rare, relié aux armes de Sixte-Quint; 64 1. st. 1 sh.
Heures de Notre-Dame, écrites par Jarry, 1647 ; 75 I. st. (Ce livre fut acheté par un bibliophile distingué dont nous aurons occasion de reparler, M. Johnes dllafodt. H en fit cadeau à ta fille qui ne \<Ni!ut plus S'en séparer, et qui, dans tous ses vova- ^ca, remporta avec elle.)
Les FaieU d'Alain Ckarîier^ Paris, P. Le Caisa, s. d. in-fol. sur vélin ; 51 1. st 18 sb.
Opère di Petrarta^ 1515, sur vélia, exenpbirt orné de miniatures ; 1 16 1. su 11 sh.
Collectiones Pere§rkuuiômmm, M vol. in-IoL ^ctt le recueil des voyages publié par les frères De wv), 210 I. st.
Les Grandes Chromqnes de France (CbroBkncs ée Saint-Denvs), Paris, Vérard, 1495, 3 vol. iB-foLi
1514, 4vaL
lys). Pari vélin ; 151 I. st. 4 sh.
Chroniques, par Froissart, in-fol. sur vélin , 14 1. st.
PiTNB et Foss, 1850.— Catalogoe d^une très-
f;rande importance otfrant aux eocbèresie onds de la librairie ancienne la plus importante qui existât en Europe ; elle avait été fondée en 1727. La vente a eu lieu en trois parties composées de dix vacations chacune : le produit des adjudications a éié de 8644 I. st. (220,420 fr. environ). LeBulhtin du bibliophile, 1850» p. 712, a donné à ce sujet des détails auxquels noua renvoyons, en nous contentant de citer un petit nombre d'adjudicaiions.
U Bible de Martin, dite de Michalieu, 16S6, maroquin, 5 i. sL ; celle de Home (Aldus), 1593, 6 1. 12 sh.; celle de Nuremberg, 1475, 6 1. st. En général les Bibles conservent en Angleterre un prix toiyours élevé, quoiqu'elles soient très-souvent eo assez mauvais état.
Le Cafictoiifro,tA n vers, 1557, in-ie, 12 1. st.; un bel exemplaire de la oollectioa des Fofsges publiés par de Bry en 9 vol. 180 I. st.: Hévéliui, 1673-70, 2 vol. in-fol. 20 I. st.; le Tacite de Brotier, 1771, 4 vol. in-4, grand panier, acUugé pour 10 I. st., est allé enrichir la bibliothèque du duc d'Aumale.
La troisième vente composée de ia seconda
f partie du catalogue a été la plus remarquade. On y distinguait bon .nombre de trifbons ouvrages sortant des collections d'amateurs célèbres et couverts de belles reliures dues è d'anciens relieurs renommés.
Le Bulletin indique plusieurs de ces volumes oui sont rentrés en France. C*est ainsi que M. J.-Cb. Brunet, le savant bibiio^traphe, s'est rendu le possesseur des Mmurs des Chrétiens et des Israélitas, par Fleurj, 3 vol. aux armes de la duchesse de Saroie. Une Chronique d'Ëusèbe richement reliée, la 5ctence dfes armoiries de Palliot^ exemplaire de Mesdames, et plusieurs beaox volumes aux armes du président deTboa sont entrés dans le cabinet de M. Coosio. VAusone et le Suétone de la collection fêriorum, avec de belles reliures anciennes, ont passé chez M. de Pichon. VHisioira ée Conslaniinople f»ar Cousin^ 8 vol. iD4, grand papier, etrfTom^red'Eustatbe, reliure de Pasdeloup (ces deux ouvrages habillés de maroquin) ont été acquis par M. Giraud, membre de Tlnstilut. La précieuse collectioa du marquis de Morante s'enrichit d*un tièsbel exemplaire de Touvrage de Scaligerib Emendatione temporum, grand papier atae envoi de l'auteur au président de Tboo et relié aux armes de cet illustre biblioj[Àile. PiNBLLi, Venise, 1787, 6 vol. grand in-8. — Malfeo Pinelli était è la lois bibliographe
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DE BIBIJOLOGIE.
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0(>hile. Il transcrivit et enrichit de litions l'ooTrage (bien arriéré aujour- THarwood sur les meilleures éditions teurs grecs et latins. Il réunit une portante bibliothèque, dont le cataut rédigé en latin par le savant Mopublié après la mort du propriétaire, un des meilleurs et des plus exacts ues qui existent » selon M. Renouard.
)ux et très-recherché» » selon le Mau libraire. Il offre 12,563 articles»
: grecs et latins» 7953; italiens» 3908; 89 600; espagnols, anglais» etc.» 102.
tée en bloc par deux libraires anglais» is et Robson» cette bibliothèque fut irlée à Londres» mais la vente ne pas le résultat qu*on avait espéré. Les ;recs et latins produisirent 6786 !. st. ; lens 2570. Parmi les principaux arti- I peut signaler la Polyglotte de Xi- , sur vélin» adjugée à £83 I. st. ; Tilne» liOfc, également sur vélin, 45 1. st.; île» in-4, s. d., 31 I. 10 sh.; Plante, n-fol. 36 I. st.; Aulu-^elte, 1M9, inl.st. 16; JTacrofre, 1472, in-fol., 33 I. Priscien , De arte gramnuUica, 1470, I 61 1. st. 19 sh. Au nombre des italiens, nous remarquons Bandello, r/, Agen, 1545, 15 l.st. 15 sch. ; Dante, n-fol. 25 I. st. 14 sh.; Petrarca, Bime, n-4, 27 1. st. 16 sh. ; Sanazaro, Ar- Aide, 1514» in-8» sur vélin, 16 I. st.
trouve dans le Journal des Savante, r87, p. 542-549, une notice du savant ;raphe Mercier de Saint-Léger sur ce ;ue; il signale, entre autres raretés gnes d*attention, Tédition originale rtniianuM Maurui , 1497, in-fol. (un Lau catalogueAskewest porté comme jniqae); la Bible italienne, 1471, exre précieux où est écrite de la propre lu pape Sixte-<}ttint, en sa qualité isiteur à Venise, la permission de te traduction d*un anonyme en langue re; le Dteor puellarum^ imprimé par i ; la Fiammeita de Boccace, 1472 ; le 10 Meschino, 1477.
nombre des ouvrages imprimés sur ilÛtau chiffre très-Important de 771, 1 bibliothèque Pinelli ; dans ce nomaraient les Clémenlinei et les Dieré'ensoti, 1476; Martial, Aide, 1501 ; Sais, éê Mme Yineiii, 1487, etc.
(OU, 1809, 1,391 articles qui produisi- H4 L st. — On doit se souvenir que I a été un des plus illustres helléde la Grande-Bretagne Ivoy. Tarticle tsant qae lui a consacré la Bioaraphie iMe), et Ton comprendra quelle était rialité de cette collection. V Homère, âé à Oxford en 1802 aux frais de quelimateur8,4 vol. in-4, grand papier, fut 17 I. sL 3 sh.; VEuetaihe de 1550,
bel exemplaire, 55 1. st. Dn assez nombre de volumes de Porson avaient tes de sa main, et, circonstance rare
les savants, récriture de cet érudit ^one élégance remarquable.
PiTT (W.), 1808.872 articles. — Ce catalogue» qui portait seulement le nom d'un ama^ teur et qui indiquait les livres réunis par un bibliophile qu'il ne faut pas confondre avec le célèbre ministre» fut un des premiers qui se fit remarquer par une collection curieuse de livres d'emblèmes et de volumes anciens ornés de ligures sur bois. Ils se vendirent à des prix élevés.
Rawlinson (Richanl], Londrei, 1756. — Ce catalogue contient 9405 numéros; les prix n'offrent rien de remarquable. Le propriétaire avait disposé d'une partie de ses collections en laveur de quelques collèges d'Oxford ; h l'un il avait légué une collection de médailles et une caisse de ses manuscrits qui ne devait être ouverte que sept ans après sa mort ; à l'autre il donnait d'autres médailles» un exemplaire des Faderade Rymer et ion cœur. Ce dernier objet est en effet déposé dans une urne» placée dans une chapelle du collège de Saint-Jean, et sur cette urne on lit une i.nscription qui commence en ces termes : Ubi thesaurui, ibi cor. Dibdin {Bibliomania, p. 370), cite quelques exemples curieux des prix auxquels furent donnés divers anciens volumes en langue anglaise; une édition de Cuxton ne dépassa pas 11 shelling, et le livre de Saint-Alban imprimé par Wynkyn de Worde fut adjugé à une {(umée. C'est le prix le plus élevé cfu'atteignit un de ces anciens volumes aujourd'hui si vivement convoités.
Observons en passant que le catalogue Rawlinson,de même que ceux de Mead et de Folkes dont nous avons déjà parlé, ne suit aucun classement. Les volumes anglais du commencement du xvi* siècle sont placés pèle-mèle avec des écrits modernes en diverses langues ; les romans et la poésie lé« f[ère sont au hasard confondus avec les ivres de théologie ou de mathématiques.
Le frontispice de ce catalogue offre pour épigraphe un vers du poète grec Eabulus qui annonce que le paon est admirée cause de sa rareté, ce qu'on peut regarder comme une allusion aux livres précieux qu'a* vait réunis le docteur :
Ka\ Y^P à xaiùiç Sià xh 97civtov OaufAdCcxai.
Rkbd, 1807. — IHvs de 9000 articles» une Ibule d'ouvrases appartenant à l'ancienne littérature anglaise. On paya des livres rares de 4 à 24 I. st. (Yoy. la BibliomaniOf p. 454-456.)
Rbhodard, Londres, 1830» 1,091 numéros.
— Ce catalogue offrait une réunion très-remarquable de fort beaux livres, parmi lesquels il y en avait de très-précieux qui avaient figuré dans le Catalogue de la bibliothèque dun amateur. On distinguait les Orationes de Cicéron, 1471, première édi«
grand papier, très-rare; les Conttitutioneg Clementii Y, 1471, sur vélin; les Decreiaies Bonifacii, 1476, sur vélin; VApuleiui, 1409, édition originale. Les éilitions princeps il'Euèrope, 1471, et de Callima^ue (circa 1496
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les éditions très-rares de quelques ouvrages de Gicéron, antérieures à ISOO; le Comment^iire de Donat sur Térence, imprimé par Mentelin è Strasbourg, vers IWO, etc.
Les ouvrages aux armes du président de Thou étaient en grand nombre; d'autres provenaient de la bibliothèque de Girardot de Préfond ou de divers cabinets célèbres.
KiTsoN, Londrei^ 1803. — Cet antiquaire très-versé dans la connaissance de Tancienne littérature anglaise laissa une collection importante qui se payerait aujourd'hui fort cher. Un exemplaire regardé comme unique d'une rédaction en vers écossais du roman <les Sept Sages^ Edimbourg, 1578, monta au tirii élevé do 31 1. st. 10 sh. On adjugea à 45 I. st. 3 sh. des matériaux réunis par Ritson pour sa Biographia Scotica^ et à 110 1. st. un exemplaire de Shaktipeare^ chargé de notes et préparé pour une édition nouvelle.
RoxBURGHB (John, duc de), Londres ^ Nicol, 1812. — Cette venle est une des plus fameuses qui aient eu lieu en Angleterre; 10,120 articles produisirent 23,397 l.st. Tout ce qu'on avait vu jusqu'alors en fait de prix attachés à des livres rares, se trouva énormément dépassé. Des amateurs passionnés et opulents, le duc de Devonshire, à peine majeur et se lançant avec fougue dans la bibliomanie, le comte Spenser, le marquis de fihndford, Heber et bien d'autres se firent une concurrence qui tourna singulièrement au profit des héritiers du duc de Roxburghe. 11 parait que la collection n'avait ))as coûté à son propriétaire au delà de 5000 I. st.
C'est là que fut payée la somme la plus forte qui ait jamais été accordée à un seul volume. Un exemplaire du Decameron de Boccace, imprimé à Venise par Valdapfer en 1V70, devint l'objet d'une lutte vigoureuse entre lord Spenser et lo^d Blandford; il resta à ce dernier, qui le poussa jusqu'à 2260 1. st. (somme que le Manuel du libraire évalue à 52,000 fr., et que M. Renouard rend par plus de 5b,000 fr. ; le fait est, qu'en raison de ce que valait alors la livre sterl., papier^ elle équivaut à itô,000fr.
C est, à ce qu'il parait, le seul exemplaire complet que Ton connaisse; le Manuel nous apprend qu'il manque un feuillet à celui de la bibliothèque ambroisienne à Milan , et (]ue celui de la rue de Richelieu à Paris, est imparfait de trois feuillets. En 1819, le marquis de Blandford ayant revendu ses livres, lord Spenser acuuil ce Decameron ^ au prix de 918 l.st. 15 sh. Nous ajouterons que cet exemplaire est décrit dans la Biblioiheca Spenseriana, t. III, p. Gl-67, et qu on trouve dans le Diction$iaire bibliographique de$ édiliom du XV' siècle^ par La Serna Santauder,
(94) Cette histoire ou Vie de Virgile reproduit les traditions fabuleuses du moyen âge qui fit du chantre d'Eiiëe, un magicien des i^lus eiperts. lin opa»ciile français : les FaicU meneiUeux de Viryille, qui eut plusieurs éditions au commencement du
le sonnet qui termine le texte et dont le Manuel cite le premier Ters.
Parmi les exemples frappants qu'offrit cette vente, de l'exagération des prix, on peut signaler un volume qui contenait trois opuscules en anglais, imprimés à Anvers, vers 1518, et contenant trois petits romans ou contes populaires : Frederike of Jennn, Mary of Nimegen et Yergelius (9fcj. Ce volume de 80 feuillets environ fut obtenu pour 12 sbelIingSy et ayant été divisé, il produisit pour les divers articles que nous venons d'indiquer, 651. st. 2sh., 67 et 5^1. si. 12 sh. ; en tout 186 1. st.^ ih sb.
La vente dont nous parlons suggéra à m certain nombre de bibliophiles anglais l'idée de former un club composé dron petit nombre de Odèles, sous le nom de Jlox6iirghe clubf et de s'amusera effectuer des réimpressions à fort petit nombre d'ouvrages très-rares. Nous reparlerons de cet objet i l'article Sociétés.
ScHWARZ, A/for/; 1752-69, 2 roi. in-8.— Le second volume contient les manuscrits et les incunables. Les restes de cette bibliothèque furent achetés par Richard Heber, et Ils figurèrent dans les ventes faites à Paris poar compte de cet amateur célèbre et dont nous avons parlé.
Stanbsbt Alchornb, Londres^ 181 3, in-S.
— Celte collection peu uombreuse, mais riche en éditions anciennes imprimées en Angleterre, fut en 1807 proposée à lord Spenser qui, nommé ministre de rintérienr, n eut pas le temps de s'occuper de cette affaire. Elle fut achetée per les libraires Payne et Foss, qui la vendirent à un amileur zélé, M. Johnes d'Hafod, et celui-ci II céda plus tard à lord Spenser. Sur 120 articles, ^5 étaient déjà chez le comte; il possédait tous les volumes imprimés par Caxion qu'avait réunis Slaoesby Alcborne, et il n'en garda qu'un seul (le Boethius) qu'il troun plus beau que le sien. Il mil ensuite en vente publioue tout ce qu'il ne conservi pas ; les enchères produisirent 1 900 1. st. et lord Spenser rentra dans ses débours i 25 1. st. près.
Stanlbt, Londres^ 1818, 1,136 articles.— Cette collection eut le bonheur d'être mise en vente au moment où la bibliomaaie avait atteint son auogée en Angleterre; elle |)fOdut>it 8232 1. st., somme qui aurait été bien loin d'être atteinte quelques années plus tard. On prétend qu'elle n avait pas coûté à son propriétaire le tiers de ce qu'elle lui rendit. Nous nous contenterons de citer trois exemples des prii exorbitants oui furent alors atteints : Orlando furioio oe TAriosle, 1528 (édition q u'une douzaine d'autres, toulau moins, avaientprécédée),63Lst^,aGiietée par le duc de Devonshire; Don QuisoU^ par Cervantes, 1605-1615 , édition originale,
XVI* siècle (tontes aujourd'hui très-rarfs el précieusesK reproduit ces récits ; ils ont exeroé b critique moderne; nous nous bornerons à dter le lavi»! travail de M. EdelesUnd Du Méril, dans ses Utoqe$ littéraires et archédoqidueSt 1854, oax* ^iS-ITI.
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DE BIBLIOLOGIE.
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)Our le mèaie acheteur; Monstrelei, vol. in-fol.y exemplaire en grand lux armes du président de Thou, . 10 sh. (Ajoutons que ce dernier 1 pas soutenu ce prix exorbitant :
paru à la vente Sykes, il ne dent i!i-8 I. st.6sh. et il est entré dans iheca Grenvilliana.)
iNS (Georgesj, Londres^ 1800, in-8.
ticles qui produisirent 2740 I. st.
-Nombreux ouvrages de Tancienne *e anglaise qui se payèrent à des s élevés que ceux (jui avaient été jusqu'alors, mais qui sont bien aule ceux auxquels on est arrivé plus
: (Le duc de). — Ce frère de Georges tonnage très- nul au point de vue 9, s*était attaché è réunir une très- »l|ection de livres, et il avait porté mvrages relatifs à l'Ëcriture sainte ition toute spéciale. Après son décès, othèque fut mise en vente. Il avait lans son testament, que ce ne serait 1 après sa mort que le sort de sa colerait déterminé; il espérait qu'elle quise parTEiatet conservée comme luient honorable. Le gouvernement que avait ainsi un délai suQisant endre une détermination et pour la maître. Les espérances du royal amale réalisèrent pas, et la vente aux i dut avoir lieu en 1844.
ïmier Tolume du catalogue renferme uscrits théologiques. On y trouve les manuscritsuébraïques. L'auteur lee par faire connaître quatre roumt I un est le livre AEsther; il entre s considérations générales sur les -its hébraïques, sur les règles que les t établies à cet égard, et sur les ma-
qu'ils considèrent comme étant les lortants. L'un de ces quatre roue Pentateuque n* 1, est leplusancien is complet qui se trouve en Angle* i se compose de 79 peaux brunes le, formant une bande de IH pieds de r 23 pouces de large. L'écriture sans tion, sans lettres majuscules et sans royelles, est exécutée avec la plus
exactitude. Les caractères offrent ne forme quad ratine; ils sont écrits ? jioîre dont la couleur s'est très-bien 6e. Ce manuscrit, parfaitement com- ; (lorté deSaana (Arabie), è Amsterideuxautres rouleaux sont également \ trèS'bien conservés. Celui du livre * fut écrit en 1506. Parmi les ma-
J Proprement dits, deux offrent la e tous les livres hébraïques ou du e la plus grande partie, tandis que Dt consacrés au Pentateuque. Parmi liers on distingue principalement le )8t un travail de luxe artistement dans le goût espagnol. La première chaque livre mosaïque n'offre que ier mot du texte. Il est entouré uaef bizarres en couleur et en or. Le
DlCnONlI. DK JBiBUOLOCIB.
mot initial des Lamentations est orne d'arabesques noires.
Le n*" 5, in-24, est peut-être le plus ancien manuscrit qui soitconnu; il est artistement écrit par un nommé Yates. Le n" 30 est le MoréNevochimÛQ Maimonide ; n* 31, le livre de Raziel ; n*" 35, une lettre (supposée) d'Aristote sur la prospérité, probablement tirée de la compilation De bona fortuna c|ui se trouve dans les éditions latines d'Aristote. Il y a en tout 44 manuscrits hébraïques, plus trois téfilimsouphylactères,dontil est donné une description fort étendue.
Viennent ensuite les manuscrits grecs. Cette classe est la moins riche; elle ne contient que 12 numéros, maiselle présente plusieurs objets remarquables. Le n* 1 est un Psautier en cinq parties in-12 ; le n'^S, le Nouveau Testament sur vélin écrit vers la On du xm' siècle. Les manuscrits suivants sont des écrits des docteurs de l'Eglise tels que saint Jean Chryso>tome, Eusebe, Germain, patriarche de Constantinople et une homélie de An^ nuntialione.
Manuscrits lalins.Las 18 premiers numéros concernent des écrits bibliques, tous sur parchemin et en grande partie exécutés avec luxe ; ornements en or et miniatures. Le n* 17 otfre la Bible mise en vers élégiaques ; le n* 25 est un Psautier du x* siècle; n"* 70, beau manuscrit de saint Augustin De civitale Dei^ en deux volumes avec miniatures et lettres initiales ornées; n* 72, saint Augustin, De gaudiis eleclorum^ manuscrit avec trois feuillets que le rédacteur du catalogue croit inédits.
Parmi les manuscrits italiens, on distingue une histoire de l'Ancien Testament du XV* siècle avec miniatures. Il n'y a que deux manuscrits en espagnol; ce sont des ouvrages de rabbins sur la loi hébraïque. Un manuscrit allemand, le seul (]ue présente la collection, est une traduction de l'Apocalypse, du xiv* siècle, sur parchemin, avec 14 miniatures en or et en couleurs. Parmi huit manuscrits flamands, le plus intéressant est une traduction de la Hisloria scolaslica de Pierre Comestor; c'est un in-folio du XV* siècle avec de belles miniatures : un manuscrit irlandais renferme un ouvrage inédit de Kealing, Les Trois dards de la mort; un manuscrit arménien du xiii* sièclo. contient les quatre Evangiles, et il est remar-i quable par le grand nombre de miniatures qui le décorent.
Le second volume de la Bibliotheca Susse^ xiana commence l'inventaire des imprimés. Il est consacré aux livres bibliques. Viennent d'abord les polyglottes, et les plusimportantes sont soigneusement décrites. Arrivent ensuite les Bibles hébraïques au nombre de 74 (la plus ancienne eslcelle de Bomberg, 1521 }, 87 Bibles grecques et diverses parties de l'Ancien Testament ; 572 Bibles latines, la plus ancienne est celle de Gutenberg, exécutée de 1450 à 1455; on remarque la Bible de 1462, la première avec date ; l'édition de Rome, 1471 ; celle de Venise, 1479, dont un exemplaire fut adjugé à Londres pour 115
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liv. st. Le dernier numéro est un volume rare dont voici le litre : Biblia sacra Ua exacte translata ut stalim videatur quid refert unaquœyue vox texlus^ quod nulius antea prœstifit intervres, A. D, T. sumplibus auctoris et centum auntaxat.Extypis R.Juiané.Ce livre signalé comme n*ayant pas été mis dans le commerce débute de la manière suivante : ïn principiis creans Dominus ad ccelos et ad terram, in terra erit profundum et in ea illud, et obscuritas super faciem profundi. Ce 'catalogue est terminé par des traductions latines de quelques parties isolées de l'Ancien Testament, et plusieurs tables facilitent les recherches.
Le catalogue, rédigé avec précipitation et très-succinctement comme pHresque tous les catalogues du même genre qui se publient en Angleterre, est loin de contenir sur les livres qu'il énumèretous les renseignements et toutes les observations qu'on aurait aimé h y rencontrer; il est rédigé dans cet ordre arbitraire habituel aui libraires de Londres et qui rend les recheri-hes difficiles; tel qu'il est cependant, il donne une idée assez exacte de la richesse de cette collection spéciale.
Parmi les articles remarquables par les prix élevés qu'ils ont obtenus, nous citerons :
Psalterium cum expositione Gabrlelts Brebiae, Me^ diotani (Valdapfer), 1477, exemplaire sur vélin, 50 livres sterling (1250 fr.).
Biblia hebraica, sans lieu ni date (Naples vers i49l), sur vélin, 135 liv. sterl.
Biblia latina^ dile Mazarine^ 490 liv. sterl.
Biblia sacra, Maycnce, 4462, 170 liv. sterl.
Biblia, Mayenci, 1472, 32 liv. sterl.
Biblia, Paris, 1476. 35 Hv. sterl.
Biblia bohemica, in castcUo Kralitz in Moravia , 4579-1601, 6 vol. in-4, 46 liv. sterl.
Biblia sacra, Sixli V ]ussu recognita, Romœ, ex typographia Valicana , 1590, 3 tomes in-folio , grand papier, 31 liv. sterl. .
Holy Bible, London, 1549-50, 3 vol. in-8* (traduction publiée par J. Day et W. Serts , et tellement rare que son existence a été révoquée en doule).
Uttbrson, 1852.— Ce bibliophile, ami du bibliographe Dibdin, mentionné dans plusieurs de ses somptueux ouvrages, jouissait d*uno assez grande réputation; mais, soit qu'il eût avant sa mort cédé une partie de ses livres, soit que le mérite de sa collection eût été exagéré, il est de fait que son catalogue n'a ]^as répondu à Tattente^énérale. Rédigé avec assez peu d'exactitude ainsi qnelachosea lieu trop souvent au delà de la Manche, ce catalogué avait d'ailleurs le défaut de renfermer bien des articles insignifiants. Un exemplaire en assez mauvaise condition des 1. 1 et II des Chroniques de Froissard, sur vélin, édition de Vérard, a été acquis pour le Musée britannique au prix très-élevé de 160 I. st.
On remarquait quelques volumes imprimés par les EIzévier, La vie du roiAlmanxor^ exemplaire broché, et Vlmitation^ sans date, avec une charmante reliure de Le Gascon.
Quelques volumes imprimés par Caxton, quelques romans de chevalerie ont atteint des prix élevés quoiqu'ils fussent en bicu mauvais état.
Wbst, Londres, 1773. — Belle collection,
précieux volumes, appartenant à Tancienoe littérature et è Thistoire de l'Angleterre. Dibdin en parle dans sa Bibliomania,
Write Knight ( le cheralier blancj, lotdreSf 1819. — Ces livres appartenaient au marquis de Blandford, fils du duc de Mariborough,qui, après s'être montré, quelques années auparavant, au nombre des bibliomânes les plus exaltés, se décida àlivrer sa coUectidn aux chances des enchères, et se trouva très-loin de retrouver les prix qu'il avait payés.
Unexemplairede la très- rare édition deU96 d'un traité sur In chasse, connu sous le doiu deLivre de saint Albans(^aA:eo^«atii/il/fr(mi, fut adjugé 61 1. st. Une réimpression très-soignéedecevolumeaétémiseaujour en 1810, et tirée à 150 exemplaires seulement.
• Le fameux Boccace imprimé à Venise par Valdapfer en li71 (nous en reparleronsà l'article de la . Bibliotkeca Spenseriano, lorsque nous arriverons aux catalogues des bibliothèques non vendues), et quelema^
3uis avait poussé jusqu'à 22601. st. à la vente u duc de Koxburghe, ne dépassa pas 918 livres. Nous mentionnerons olus loin uo catalogue que le marquis de Blandford fit imprimer en 1812 et qui . n'était pas destiné à la vente. Les enchères de 1819 portèrent sur ^76 numéros, et produisirent 14,6651. st.
WiLBRAHAM ,' Lofidr^f ,1822. — Ce catalogue est remarquable par la quantité de livres rares en langue italienne qu'il présente. On y trouvait des pièces de théAtre,des nouvel les, des facéties, le tout publié au xvi'siècle ; la poésie était grandement représentée, et il y avait aussi divers manuscrits intéressants. Le Bulletin du bibliophile belge^ tom. 111, p. 24, est entré dans quelques détails ao sujet de cette vente. Un portrait de Roger Wilhraham a été placé par Dibdin dans son Bibliographical decameron.
Williams (Tli.), 1827.— Belles éditions des classiques, exemplaires sur grand papier, prix élevés.
York (le duc d'), 1827. — Catalogue Am^ en trois parties : éditions modernes; ouvrages do luxe.
Un petit catalogue (18 et 19 juin 1860) est intéressant à causé des éditions précieuses et parfois inconnues aux bibliographes dont il fait mention; elles appartiennent pour la plupart à la littérature italieoDe; nous en mentionnerons trois :
Boiardo, Orlando Innumorato^ Venise, 1562, io-^ édiiion très-rare, inconnue à M. Meizi ei aux autres bibliographes.
Jebuuo e Breusso, poema ora por la prime 9shê publicato, Florence, 1847. Poème jusqu'alon inédit, publié avec beaucoup de soins aux frais et M Vernon.
Cassio di Narne, la Morte del Danese , Yenise , 1533, in-i, (édiiion d'un poêmc de chevalerie doRt on ne connati, selon Melzi, qu^un aaire eiemplaire dans la bibliothèque Impériale à Paris ; celui-ct fit adjugé au prix de 12 liv. sterl. en airril 1857.
En 1816 on vendit une Biblioiheca splendidissima^ qui ne portait point sur le catalogue le nom du propriétaire, mais on savait que c'était le prince de Talleyrand. Cette
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tion, où il y availdeforl beaux ouvravait été envoyée en Angleterre, è Té- ' des licences et lorsque le thermomè-
la bibliomaoie était au plus haut doe moment propice fut perdu; Taffaire 6nlongueur,eton n'obtint pas de beauesprixqu*on aurait eus è uneépoaue où nt était abondant, etleslivres précieux k Londres. Le retour de la paix et la ille des prix qu'avaient obtenus cer-
Tolumes Orent affluer d'Allemagne»
e, de France, des livres anciens, et ousiasme des collectionneurs diminua oup. Malgré ces circonstances fâcheu- I Èibliotheca en question produisit 9 8,399 I. sL
is terminerons ces détails sur les ventes en Angleterre, en mentionnant d ala Bibliofnania de Dibdin (p. 448 et un petit catalogue qui ne comprenait }9 articles, et qui produisit 4640 I. st. Til 1804. Il rapporterait sans doute rd*hui bien davantage. Une réunion volumes des divers ouvrages de Tanti- ) Dugdald fut adjugée à 136 I. st. Ce 3t renfermait un nombre remarquable rres sur vélin. Dibdin en mentionne oicî les prix d'adjudication de quelans:
leni's Fables^ in-folio, 54 liv.sterl. 15 sli.
Uble en allemand , Augdfourq^ 1535, 2 vol.
I, 82 liv.steri. 10 sh.
iiliu, cara Brunckil, Argtntorati, 1789,
ixemplaîre unique, 55 liv. sierl. 12 sb.
uê*sLeUer$^ 1796, i vol. in-8, exemp. unique,
sterl. i sh.
tolœ B. Hîerontmt, llayence, 1470, 2 vol.
>, 28 liv. sterl. 7 sh.
MniB DE tlBLIOTlIÈOUCS VENDUES EN ALLEMAGNE,
EH Kelgique, et en Hollànde, etc.
général ces cataloguessontloin d*avoir )rtancé de ceux publiés à Londres et is. Ils offrent parfois beaucoup d*ous, mais on n'y trouve guère le luxe de e, les raretés de premier ordre que offrent souvent les catalogues des deux es capitales que nous venons de nom« Notre énumération alphabétique sera issez concise.
»EifflAUPT, Berlin^ 1T13. — Classiques et latins, philologie; quelques bonites.
LLUUT DB NOORTDONCK, (jaitd, 1858. —
iliophile est mort en 1857 à Tâge de s. 8a position sociale lui permettait rer aux honneurs et aux emplois ; il ?a sMsoler dans une vie retirée, consason temps, ses revenus et son Intel se k sa bibliothèque et à sa collection mpes.
de Borluut n'était pas de ces amateurs ^bêlent sans fjoAt, sans discernement, le but de garnir les rayons de leur bilèqoe. Il s^attachait à acquérir de bons
dans chaque branche des connaissanlumaines, et il les lisait tous. Il joi-
souvent h ses volumes des notes in- «nles qui ont été conservées dans le
catalogue que M. Van der Meerschle a rédigé avec soin et qui, partagé en deux volumes, contient 55â7 articles.
Le Bulletin du bibliophile (13* série, pag. 10, 86 et suiv. ) a rendu compte de cette vente qui avait attiré un grand nombre d'amateurs et de libraires français, anglais, allemands, etc. Nous mentionnerons quelques-unes des adjudications les plus intéressantes :
Bible en flamand, Delft , 1475, la première édition en ceue langue , 145 fr. ( Il faut ajouter aux prix d'adjudication 10 0|o applicables aux frais de vente.)
Evangiles en flamand, Utrecht, 4481, 165 fr.
Bhtoriarum VeL Test. J cônes, Lyon, 1538 (exepipt. un peu court ), 200 fr.
Diongsius Areopagita , vers 1476, édition donnée à Bruptis par Colard Mansion ; Van-Praét, dans sa notice sur cet imprimeur, n*a pu constater Texistence que de cinq exemplaires de ce volume ; 175 fr.
QuodHbetica decisio de septem doloribus Virgims Marier^ Anvers, 1494, in-4'', exemplaire sur vélin, belle reliure, 535 fr.
J. de Retza Comestorium vitiorum , 1470 , premier ouvrage imprimé à Nuremberg» 115 fr.
Ilermannus de Petra de Scutdorp, Sermones Audinardi, 1480 (premier livre daté imprimé dans cette ville), 157 fr.
Limitation, traduction de Clioisy, 1692, exem-
Rlaire avec les remarques , 141 fr. ( exemplaire lodier, payé 100 fr. en 1844 ).
Somme rurale, par J. Boutillier, Bruges, Colard Mansion, 1479, belle reliure de Niedr^, 2915 fr. M. Bourlat avait payé ce volume 700 fr.
Decretalia papœ Bonifacii VIII^ Mayence, 1465. Fust et Sclioifler, exempl. sur vélin, 2000 fr. (acheté par M. Ambr.-Firmin Uidol).
Institution d'une fille de noble maison , traduit de Titalien par J. Bellère, Anvers, 1555 (premier vol. imprimé par Plantin), 490 fr. (mis sur table à 100 fr.).
Le Musée français, par Robillard et Laurent, 3200 francs.
Le Peintre Graveur de Bartsch, 21 vol. in-8. 250 fr.
Vinciolo,lfo(/é/es dedeuitis de lingerie,\^99, i'M Ir
Catholicon de Balbi , Magence^ 1460, 2 volumes in-folio, 1150 fr.
Virgile, édition de Baskerville, très bel exempl., 141 fr.
Lucain, Paris, 1512, édition rare et recherchée (presque tous les vers commencent par une Initiale ornée), 140 fr.
La Meygra Entrepriza d'Ant. Arena, Avignon^ 1537, 260 fr. (exemplaire Nodier; il avait été payé 100 fr).
Historia brevissima Caroli Quinti, par J. Germain , petit poème en langue macaronique , et seul exemplaire connu, 220 fr. (exempl. Nodier payé 9t fr.).
Les Cent histoires de Troye , par Christine de Pisan, Parf< , 1522, in-4, 500 fr. (beau volume
3ui avait été payé aux environs de 200 fr. dans eux ventes faites à Londres).
Les Folles entreprises , par Gringoire, 1505, in-8, 400 fr. et les Fantaities de mère Sotte du même auteur, 1516, in-4, 500 fr.
Les Actes et dernier supplice de Nicolas le Bor* gne, rédigés enrimepar Joue Lambert, Gand, 1543, in-4. 4 fis. (Seul exemplaire connu de cet opuscule qui avait appartenu au duc de La Vallière , et qui, après, avoir été adjugé 60 et 110 fr. aux ventes Audlnet et Brizard , est monté à 365 fr. gr&cc à
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la chaleur avec laquelle quelques bibliophiles beUged se le tionl disputé.)
Œuvres de Marot, Lyon, 12U5, édition très-rare»
290 fr.
Marguerites delà Marguerite, Lyon,45i7, 325 fr.
Tombeau de Marguerite de Valois, 1541, ii5 fr.
Vetchole de Salerne, Elzevier, 1651, 160 fr., exeiiiplaire Nodier, payé 46 fr.
Tewrdaneck, 1517, très-bien conservé, 426 fr.
Théâtre de J. Grevin^ 1562, 130 fr. (exemplaire Nodier, payé 74 fr.)
Comédies de Gérard de Vtrre, Gantois, Anvers, 4589, 230 fr.)
Théâtre de Denis Coppée, 1592, 211 (r. (rexemplaire Soleinne, payé 149 fr.).
Godefroy de Bouillon ou le Chevalier au Cygne, Paris, 1511, 1100 fr.
Mous ne prolongerons pas davantage cette énumération; elle montre que les beaux livres de cette bibliothèque ont été payés bien plus cher qu'ils ne Tavaient été dans des ventes antérieures.
Quelques notes relatives surtout aux manuscrits étalent peu exactes. Une copie du Livre des bonnes mœurs, par Jacques le Graut, était signalée comme étant aux armes de Bretagne, et ornée de 5t miniatures charmantes très-délicatement peintes et exécutées avec la plus grande finesse. De fait ces miniatures étaient fort ordinaires et les armes n'étaient pas celles de Bretagne» ce qui n*a point empêché que le «manuscrit en
Suestion ne soit monté au prix très-élevé e 3700 tr.f plus les frais.
Bosch, Amsterdam^ 1812. — Collection formée avec beaucoup de goût des plus belles éditions des classiques. On aime h lire dans la préface de ce catalogue Taveu naïf que fait ce savant de son goût pour les beaux livres, de Tardeur avec laquelle il recherchait les plus beaux exemplaires, ceux qui n'étaient que peu ou point rognés. Plaçons ici quelques extraits de la préface qu'il avait mise en tète d'un «catalogue imprimé peu avant sa mort pour sa satisfaction personnelle :
Jam inde a pueritia hanc mthi Bibliothe^ cam comparavt, ea cura et diligenlia^ ul nul" lum librum in ea recipiendum existimarem^ nisi qui plenus esset et integer^ nullis ad^ spersus maculis, neque fœdatus liluris^ aui vermium dentibus tactum, uno verbo nuUum codicem admitterem, nisi quinitidissime esset conservatus : quod quam magnam operam postulet.., facile harum rerum periti intelli^ gent, neque ego hoc ab ullo homme péri posse arbitror^ nisi ab eo cui ut mtAi, per sexaginla fere annos in hac re recte agenda stre^ nue laborare contigit.,. Labentibus annis pejoris condilionis codices ejiciendo et putchriorii substituendo, tantumprofeci ut si., eliam ultimœ vetustatis libros ex hac biblioteca in manum sumas, récentes e prelo te iractare existimes... Quod non necessarium esse putabunt multi.,, quibus sordidis di^itis impressas, maculis^ atramento et oleo inquina-tos libroi nos quidem relin^uimus.., mihi $ive a nalnra sive a parenttbus dalum ui omnes sordes fuaiam..,Vnde evenit ut meœ bene instruendœ otbiiolhecœ curœ etiam alia
iuccesserit... Hœc^ prœter interiortm librorum conditionemad extemam formamipecUbat, Quoad quidem potui exempta mihi cornparavif quorum margines esient integrw, nec scisiœ, t. «, aratri ferrum non perpess^. Si quœvero oceurrerent quorum mwrgina scindi debere arbitrarer^ hac in re ita veriatui sum ut is cui illud tnunus daretur^ caveret, ne quid detrimenti liber caperei.
De Bosch ne se bornait pas a réunir des volumes dont la beauté matérielle et la parfaite conservation étaient de sa part l'objet d'une préoccupation constante ; il sarait aussi très-bien s'en servir, et dans ses mains nm bibliothèque n'était pas un vain objet de luxe. Sa belle édition de VAnthologia en 5 volumes in-fol. est un monument d*éradition solide.
Brizabd(R.), Gand, 18<h9, 1 ,782numéros.— Bibliothèque peu considérable» maïs lirres très-bien choisis et parfaitement reliés; bon nombre d'entre eux proviennent de ventes célèbres faites à Paris. Le propriétaire, par* tageant un goût bien répandu en Belgique et en Hollande, s'était attaché à réunir des éditions elzéviriennes. Des notes, répandues dans le catalogue, lui donnent de la valeur. Parmi les principaux articles, nous trouvons la Cité de Dieu de saint Augustin, Abbeville, 1M6, 2 vol. in-fol., 140 Ir. ; Horœ Virginie Mariœ, Paris, Th. Kenrer, 1538, in-8 sur vélin, 170 f. ; lo PUermay deColombelle et Yolontairette^ Anvers, IM, in-8, 68 f. ( exem4>laire La Bédoyère, pejé ki f. 50) ; Brief sommaire de$ Sepi Yertns, par ti. Telin, Part^, 1533, in-8, 180 f. ( ex. Crozet, ]}ay6 246 f.J : Blasons, Poésies mriennfs, Paris, 1807,in-8, un des deux exemplaires sur vélin, IdS f. ( payé 9Mt. vente Chardin) ; OEuvres de Boileau, Paris, 1747, 5 vol. in-8, papier fin de Hollande, mir. rouge, 200 ir. ; Chroniques de Flores ût Grèce, Anvers, 1560, in-4, 180 fr. ; les Soiiges drolatiques, Paris, 1565, in-8, 130 fr. ; Lettres d'une Péruvienne, par Madame de Graffigny, Parts, 1707, in-8, 138 fr., exem-
[)laire avec les dessins originaux de Le Bar- )ier, 138 fr.; Messager des sciences et des arts, Gand, 1823-48, 22 vol. in-8« (1k)d journal devenu rare), 300 fr. ; Eelairctutments sur les caries à jouer, par Rive, 1780, in-8, exemplaire sur vélin, 75 fr. (exemplaire Chateaugiron, payé 170 fr. )• £n général les livres précieux n'ont pas retrouvé à Gand les prix qu'ils avaient obtenus dans les ventes faites à Paris. M. Brizard possédait aussi de très-beaux manuscrits et une importante collection d'estampes , mais nous n'avons pas à nous en occuper ici.
BuTSCH (F.), Augsbourg, mat 1858, SSO numéros.— Cette vente se composaitde doubles provenant des bibliothèques publiques de la Bavière, et elle offrait des ouvrages extrêmement rares qu'on no trouve jamais réunis dans une collection particulière.
Nous citerons la Biblia latina (Bfavenee, Guttenberg et Fust), adjugée k S396 florins (environ 5000fr.),bien que l'exemplaire fût un peu mouillé et piqué ; celle de Bâie
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DE BIBLIOLOGfE.
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ï6&f la 1" Bible allemande ( deux laires), la 2% la 3% la 5% la 6% la 7% leui exemplaires), et la 10' ; les édirigînales d'Appien. des Ora/tonwd'A- , aAristopliane, de Celse, de Démos- , etc. Dans les Voyages la première
allemande des Pérégrinatiom de inbacb è Jérusalem, li^80, et Tédilion nde (Strasbourg, 1V97), et la pre- Lettre de Colomb annonçant ses détes (671 Qorins).
fait d'ouvrages sur vélin, les Offices Sron, ih65 [ 1960 florins) ; le Catholi- Balbus de Janua, IMO. (671 florins); set de Ratisbonne 1518, 710 florins, ers ouvrages lylographiques, VArs andi per figuras, Vlfistoria S. Johan* aux exemplaires r* et 3' édition), ria Yirginis Mariœ ne sauraient iblîés. — LeCancionero de F. de Cas* 1527, a eu preneur à 530 florins ; — re du Concile de Constance^ 1Î83, rins ; une édition du Dante de 1481,' Drins; deux poëmes aliemonds de im de Eschenbachy imprimés en 11^76, , 216 florins.
aetlons pas les prix des impressions aphiques; VHistoria Yirginis Mariœ Mvée 1255 florins par la Bibliothèque iale de Saint-Pétersbourg; VArs medi per figura Evangelistarum est
ï 725 florins ; VHistoria S. Joannis elistœ a été portée jusqu'à 1412 On- )t achetée par M. Techener, libraire à ; elle est entrée dans la belle collece M. A.-F. Didot.
)arti qu'avait pris la bibliothèque de h de se défaire de ses doubles a été 4 assea viveoient en Bavière ; nous 18 qu'en somme les avantages de mesure l'emportent sur les inconits; il y a double profit (ainsi que le marquer un savant nelléniste, M. Dara, dans le Journal des Débats) : celui 3ibliotbèque qui cède ce qu'elle a de
celui des bibliothèques qui s'enrint de ce qui leur manque, rente en question, composée de 850 r08,a produit plus de 70,000 fr.
▼BIIN4 (P. A.)» Afii j/erdom, 1778,6 vol. •*- Ouvrage recherché, assez rare ; les ptioDs des premières éditions y sont avec grand soin. On y relèxe (luelquees inexactitudes de la Bibliographie 'Ctive de De Bure. 11 existe quelques )iaJres sur beau papier de Hollande.
vol. renferme des lettres inédites iraes célèbres des xvi* et xvii* siè- Ce catalogue fui suivi d'un autre, ilm- M, 1789» 6 vol. in-8, destiné è la : il en a été tiré cinquante exemplair r papier superflu de Hollande, format Les prix de vente sont imprimés à du dernier volume,, en florins de Hol- , Il convient d'avoir les deux catalocar toutes les notes ne sont pas dans son I; mais en revanche celui-ci en mi de nouvelles et présente un plus i Dombre d*ariicles. En 1793„ après la
mort de ce bibliophile, on publia lo catalogue des livres qui n'avaient point été adju^jés en 1789, et des ouvrages concernant rhisloire littéraire qu*il avait gardés. Il y a encore d'importants articles dans ce dernier catalogue. C'est là aue fut vendu le Boileau de 1718 en grand papier très-rare qui passa dans la bibliothèque Heidegger è Zurich, et de 15, en 1809, chez M. Renouard (800 fr. en 185V). Ajoutons que le catalogue de M. Renouard, imprimé en 1818, indique un manuscrit de la main du savant bibliographe Mercier de Saint-Léger, signalant des erreurs dans le catalogue Crevenna, et que 58 lettres de ce bibliophile adressées à Mercier sont indiquées dans le catalogue des livres de Van-Hulthem (tom. Vly p. 269), joints, ainsi que nous Tavons déjà dit, à la bibliothèque de Bruxelles.
P.-A.Crevenna, auquel la Biographie uni^ verselle a consacré un article, mourut à Rome en octobre 1792. 11 avait entrepris une Histoire de Vorigine de Vimprlmerie^ qu'il voulait accompagner de nombreux facsimilé représentant les titres et les- souscriptions des premiers monuments de la typographie; cet ouvrage n'a pas vu le jour. Les noies qu'il a placées dans son catalogue en 6 vol. in-l^, ont été critiquées; selon M. Renouant « elles décèlent trop souvent un homme qui n'est pas très-fort en bibliographie et qui Test encore moins en littérature. »
D£ CLBa, Liége^ 1802. — Beaucoup d'ouvrages rares ; le propriétaire avait mis sur un grand nombre de ses volumes de petites notes en latin d'une jolie écriture ; malheureusement le catalogue est mal rMigé etr il manque d'ordre. (Catalogue Van-Huilhem »
Ebnkr (Caialogus bibliothecœ J. Ebneri cd» Eschenbach), Nuremberg, 1819, 5 vol. in-8. — Catalogue fort important et contenant plus de 15,000 articles ; il fut rédigé par G. Cïu, Runner qui y a joint des notes souvent iar téressantes.'
Emtinck, Amsterdam^ 1753, fc vol. — Ca* talogue remarquable par son étendue: il' n'enregistre pas moins de 19,^757 ouvrages..
ËNOBL {Bibliotheca selectissima ^ Bernœ, i7<h3, in-8.— Ce catalogue (in-8, 185 pages)^ accompagné de notes rédigées en latin, contient un certain nombre d'ouvrages rares, mais presque tous appartenant à des classes de livres qu'on ne recherche guère aujourd'hui. L'épithète de rare, de rarissi^ ma, est répétée trop souvent. Les ouvrages sont rangés dans Tordre alphabétique des noms d^auteurs; on remarque une col lectioor de Maxarinades et un assemblage de 80 opuscules de Catherinot. Parmi les liTres appartenant à la théologie, nous avxtns distingué l'ouvrage de Georges Wirlh : Vila ei Evanr gelium JesuChristi^ Francofurli, apud i.
Spiess, 1592, in-fol., livre signalé commetellement rare que divers savants avaient cru qu'il n*avait jamais été imprimé et qu'il n'existait qu'en manuscrit. A la page 18^ une longue note relative au iVo^Atîtaw. TA%Vfic
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ment français traduit par Jacques Lefèvre et imprimé par Simon dcColines, reproduit VËpUre exhortatoire mise en tète de cette édition.
Heinsics, 1682, 1n-8. — La collection formée par cet babile philologue était fort bien choisie : bon nombre d'ouvrages étaient enrichis do notes manuscrites de Scaliger» de Saumaise et autres érudits célèbres. Des éditions devenues depuis extrêmement précieuses se donnaient alors h vil prix ; le Céiar de 1469 qu'on a payé 1300 fr. et au delà se vendait pour une somme équivalente à 11 fr. environ ; le César de 1472, 5 francs ; le Platon^ édition aldine, 3fr.
HcjLsius, La Haye^ 1730, k vol. in-8. — Samuel Huis, magistrat hollandais, avait formé une collection des plus importantes, car son catalogue contient près de 34,000 articles, nombre qui, nous le croyons , n'est dépassé par aucun inventaire moderne (si ce n'est celui d'Heber). On y remarque plus de 1200 articles en langue espagnole, circonslance bien peu commune, alors surtout. Ce bibliophile distingué avait réuni onze mille gravures relatives à des sujets bibliques et les avait réparties en 92 volumes grand in-folio.
Jahn, Francfort^ 1754-57, 2 vol. in-8. — Gd catalogue rédigé en allemand contient beaucoup de livres singuliers et peu communs.
Krohn, Hambourg^ 1796, in-8. — Collection considérable, 31^1 ouvrages ; histoire et philologie principalement.
La Sbru ▲ Santahdbr, Bruxellti^ 1803, 5 vol. in-8. — Réunion assez importante d'ouvrages curieux et d'éditions anciennes et rares. La condition des volumes était en général médiocre. Des notes nombreuses accompagnent les titres d'un srand nombre de livres et elles renferment des indications bibliographiques qui ne sont pas àdédai-
fner. La théologie occupe 251 pages dans le *' volume, et offre un ensemble de 1081 articles; la plupart ont quelque mérite et ne se trouvent pas facilement. Une première édition de ce catalogue avait paru a Bruxelles en 1792, 4 vol. in-8.
En 1809, la vente de cette bibliothèque fut faite k Paris par M. Uenouard, qui rayait achetée 60,000 fr. La Serna avait joint en 1803 un cinquième volume contenant l'des observations sur le ûligrane du papier des livres imprimés dans le xv* siècle ; 2* un mémoire , imprimé en Tan IV, sur le premier usage des signatures et des chiffres dans l'art typographique ;3'' une préface latine, imprimée en l'an VllI, sur la vraie collection des Canons de saintlsidore de Séville; 4* lettres servant à l'éclaircissement de cette préface, Bruxellei^ 1803, in-8. Cet ouvrage renferme cinq grandes planches représentant les marques du papier du xv* siècle.
Après s*ètre défait de sa collection, La Serna en refit une autre, mais qui était bien moins importante et dont le catalogue |)arut à Bruxelles en 1816.
Lauwbbs. — (Biblioikeca Luuwersiana^ ou Catalogue des livres rares et précieuj de Jf. J.^B. LauicerSf ancien bibliothécaire de k ville d'Anvers, Anvers, 1889, ÎD-8.
Une note du catalogue Borluut de Noortdonck, n*" 5339, nous fournit les détails suivants : M. Launrers, ayant peu de fortune, s'était imposé les plus rudes priyations, aGn de nouvoir enrichir de temps en temps sa bibliothèque, choisie aveobcMiacoup de soin et dont les exemplaires étaient tous supérieurement conditionnés. Il passait l'hiver sans feu et sans lumière, et ne dépensait que deux sous par jour pour sa nourriture, afin d'être à même de satisfaire sa passion pour les livres. Lorsque tous' ses moyens |)écuniaires eurent été épuisés , ce martyr de la bibliomanie aima roienx se laisser mourir de faim que de se détacher, pour en faire de l'argent, de quelques-uns de ses livres chéris. Il mourut en 1829 à l'âge de 74 ans.
Lbstevbnon (Mathieu), 1798. — Ce cafal0(çu6 a été mis a proQt par Barbier, dans son Dictionnaire des Anonymes^ le libraire Detune ayant signalé les auteurs de 1500 oovrages environ qui ne portaient aucun nom.
Major(C.), iVo/ifUj, 1767. —Ouvrages pr<cieux ; livres appartenant aux origines de l'imprimerie dans les Pays-Bas.(Foy. lecitalogueVan-Hulthem, n*Sâ,5550Né èErfortb, Major était venu dans lesPavs-Bas avec un régiment allemand en qualité de musideo; il obtint son congé, étudia la théologie, devint prêtre et chanoine h Halines. Parmi les ouvrages très-rares qu'il possédait, on distingue la Bible de Deift en flamand, les deux premiers livres imprimés è Alost; VOpus ruralium commodorum de P. deCrescentiis, Louvain^ Jean de Westphalie, 1474, et l'ouvraj^e de j. Jarsen dont l'impression a été attribuée à Jean Briton de Bruges, exemplaire unique sur lequel on a tieauooop écrit et qui, ayant passé dans la bibliothèque Mecrman, fut ac€|uis en iBStk au prix de 516 florins par la bibliothèque du Roi à Paris.
Mbermann , La Haye, iSSh^ 5 tomes iii-& — Belle collection, riche en livres rares et en ouvrages des premiers temps de l'imprimerie. Les trois premiers volumes contiennent les imprimes, le 4' les manuscrits, le 5* donne les prix. Les Anglais firent deforts achats à cette vente.
Mbnars» La HayCf 1730. — Belle collection en tout genre. Un bel exempl. delafîMi de 1462 sur papier fut adjugé a ISOO florins. La vente commençait à neuf heures du noatin, s'interrompait à midi pour que les ache teurs pussent dtner,et recommençait à dent heures.
NuBTENs (notaire à Bruxelles), Jïnixelbit 1811, in-8. — Ce catalogue contient plos do 6t)0 manuscrits ; malheureusement il a été rédigé avec trop peu de soin par Tabbé Brasseur; les fautes typographiques y fuurniil* lent.
OpPEnBEiHEB {Collectio Davidis^ t.e. Cs(e-
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DE BÏBLIOLOGIE.
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celeberrimœ illius Bibliolhtcœ Aequam collegit R. Davides Oppenhêime'at chisynagogus olim Pragensis^ Hami, 1826, in-8, xvi et n% p. 8). — Celle ction a été achetée par la bibliothèque «yeone à Oxford ; elle offre une réumon remarquable d'ouvrages hébreux et était célèbre il ya plus de 120 ans; Wolfy I la plupart des matériaux qui lui serit à rédiger sa Bihliotheca hebraica, ib. 1715-33 , h V. in-1».) Après la raorl ropriétaire il s'éleva entre les héritiers iCerminable procès que les gens de loi lissèrentet entretinrent pendant plus de inées ; et les livres transportés de Prague Qoyrey puis à Hoidelsheim, finirent par 'poser a Hambourg. En 1782 il en fut imé un catalogue; Michaelis en parle, . orient,, t.XXf, p. 10), et Hartmann de )ck rédigea sur cette collection unenola'on trouvera dans le Jedidja, journal ;é par Heinemaun (t. VI, p. 118). Le »gue de 1806 est bien supérieur à Tanpour l'exécution typographique et le le de la rédaclion. Les livres sonl clas- »ap format d'abord et par ordre de ma^ { ensuite; le tout est en hébreu et Ton l'altention fort utile de mettre en renne traduction latine. Wolf v est soucité, quelquefois redressé, et les biblioles pourront y puiser dés renseignesqui ne sont point à dédaigner et auxi on auraitquelque peine à arriver sans cours. Le nombre des volumes est de dont 677 mss., et comme dans beaude volumes plusieurs traités sont resnsemble, on peut les évaluer à 6000 iges séparés.
YU, Leyde^ 1806, 2 vol. in-8.— La préde ce catalogue rédigé avec soin no'is 3nd qne ce savant vécut jusqu'à 82 ans i*il mourut des suites d'une chute qu'il i essayant de prendre un livre. Sa vie ula dans une retraite profonde, et son "aphe assure ane « vix m publicuro pro- Disi cultus aiviui externi aut propinam caosfl. i»
ROLBA, Liège, 1785, in-8. — Ce cataloa été rédigé par l'hislorien Paquot. Il tile parce qu'il donne avec le plus grand I le contenu de chaque volume, le jre des pages et des planches qui s'y rent.
iimnivs, Amsterdam, 1663, in-ii^.— Morlans son Polyhistor litterarius, l, 212, m grand éloge de ce catalogue : « Extissimosest; constat enim selectissimis am facultatum etartium auctoribus : »
on fiiit aujourd*hui bien peu de cas de ieox inventaires.
lOONDORP ^A. A. du Bois de), Gand, III, 1800, 8' parties. — Collection très- )reuse qui fournit encore matière à autres Ventes faites bien longtemps i (en 1829 el en 1832). Il n'est pas fale réunir tous les divers tomes dont se »oso ce volumineux inventaire.
KTAis (G. D. de), né en 1735, mort en à Matines; il aimait passionnémentrles
livres. Sa bibliothèque était le fruit de cinquante années de soins assidus. Elle renfermait un grand nombre d'ouvrages précieux dont plusieurs avaient échappé aux bibliographes, et plus de 400 volumes imprimés au XV' siècle. La plupart des livres qui lui ont appartenu portent sa signature ou une vignette avec ses armes et sa devise: Bien faire et ne rien craindre.
Le catalogue de la vente forme un in-8 de UO pages. Entre autres raretés on v remarque un opuscule sans nom de ville ni d'imprimeur et daté de IWO : Sermo deprœsentacione beatissime Virginie Mariœ. Ce livre in-i, sorti des presses d'Arnold Ter Hoernen de Cologne, était jusqu'alors resté) inconnu à tous les bibliographes.
De Servais avait laissé quelques ouvrages manuscrits relatifs h l'histoire littéraire ou h celle de l'imprimerie. Plusieurs d'entre eux ont passé dans la bibliothè(|[ue do Van- Hulthem et de là dans celle de Bruxelles, d'autres paraissent perdus.
SoLGER, Nuremberg, 1762, 3 vol. in-8. — Ce catalogue contient de bons livres, il est accompagné de notes; il jouit en Allemagne d'une certaine réputation, mars il ne la mérite pas, selon M. Renouard (Cat, d'un ama^ teur, 1. 1, p. 5) : «le mot rare, répété presque à chaque article, quelques lieux communs d'une latinité barbare, sont tout ce que l'on trouve dans ces trois amples volumes que j'fli parcourus avec grande espérance et dans lesquels rien n'a pavé mes peines. »
Storcu, Florentiœ, 17*9, 2 vol. in-8. — Ce catalogue des livres appartenant à un archéologue fort instruit, est intéressant; il s& trouve difficilement en France. Il existe lin second catalogue des livres du même amateur, Lucœ, 1758, in-4.
UiLBNBROECK, Amsterdam, 1729. — Belle collection, mais le propriétaire, après l'avoir mise en vente, retira la majeure partie des ouvrages ; aussi, après sa mort, en 17^1^1-^ fallut-il faire un nouveau catalogue. Le premier est beaucoup plus recherché, parce que les titres y sont beaucoup plus détaillés^ surtout pour les recueils d'estampes ; les divers articles formant la collection connue sous le nom de Cabinet du roi sont bien décrits. Parmi les trésors de cette bibliothèque on distinguait un atlas topographique en 125 çros volumes, le plus beau sans cloute qu un particulier ait jamais rassemblé.
Van de Velde, Gand, 1831, 2 vol. in 8. — Bibliothèque considérable ; elle ne contenait pas mains do 1^,^33 articles. L'histoire y joue le principal rôle. On y trouve une réunion considérable de pamphlets publiés du temps de la prétendue Réforme.
Van Gobbelschrot, Gand, 1851, 2,057 numéros. — Ministre du rai des Pays-Bas. avant la révolution de Belgique en 1830, cet homme d'Etat avait pour les livres un goût passionné ; il avait fait des acquisitions importantes dans les plus belles ventes qui se succédaient à Paris, et il devait à des mves^ tigations persévérantes faites en Belgique
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DICTrONNAlRE
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eoo
la possession d'ouvraj^es rares el précieux.
C'est ainsi qu'il s'élail procuré la première
lédition de la l?(fr/f en hollandais (Délit, 11^T7),
'et les Epistolœ Pétri Blesensis Bruxelles,
vers U80.
De même que la plupart des hibliophiles belges ou néerlandais, M. Van Gobbelschroy s'empressait de recueillir les éditions des Elzevier; il possédait un très-bel exemplaire du Psalferium de 1653, les Officia de Cicéron (apud G. Cœsium, 1G25; édition qu*on place dans la collection eizévirienne et dont le frontispice passe pour avoir été gravé d'après le dessin de Rubens) ; le Pastis$\ér françois 16S5, dont on ne connatt que cinq ou six exemplaires*.
Un assez grand nombre de notes bibliographiques répandues dans ce catalogue lui donnent un intérêt que n'aurait pas un simple relevé de titres.
Van Goens, Utrecht, 1T76, 2 vol. in-8, — De bonnes notes bibliographiques.
Van Meenen, Bruxelles^ 1858 ; 8,737 numéros. — Dans celte col lection considérable il se trouve un grand nombre de bons ouvrages en tous genres, mais on n'y rencontre pas ce qu'on qualifie de livres rares et précieux.
Van Voorst, père el fils, Amsterdam^ 1858-59. — Collection fort importante de nombreux et bons ouvrages en français, allemand, etc., sur toutes les branches des connaissances humaines. Les diverses parties dont se compose ce catalogue ne contiennent guère moins de 18,000 numéros.
Lasection de l'histoire offre, entre autres livres remarquables, les Voyages pittoresques de La Borde en Espagne et de Saint-Non, à Naples; VOriental Scenery de Daniel, les Sketches de D. Boberts m Egypt and Nubia^ Londres, 1836-^9 (12i pi. chef-d'œuvre de lithographie), les anciens Voyages en Palestine de Lud. de Suchen, de Breydenbach, de Uauwolff, de Zwallart, de Radzwill, ct<:. Des recueils considérables de pièces originales sur Thistoire des Pays-Bas elde l'AlIemapeneetplus de 300 opuscules sur la guerre de Trente ans.
D'importants ouvrages sur les antiquités: Caylus, Bouillon, Layard, Monuments of Nineveh; Inghirami, Monumenti Etruschi; le Trésor de numismatique^ 243 livraisons; le Corpus inscriptionum grœcarum de Boeckli, uiTè réunion considérable d'écrits sur les hiéroglyphes, etc.
La première partie comprenant la théologie renferme 5126 numéros. Un seul d'entre eux (le numéro 2162) ne présente pas moins d*un millier de volumes in-4, contenant plus de 20,000 dissertations théologiques presque toutes en latin, un certain nombre en hollandais, publiées en Allemagne et en Hollande de 1620 à 1830.
Nous signalerons parmi les ouvrages précieux qui figurent dans celle collection, la Polyglotte de Wallon, le JP^awn'cr de 1516, la Bible hébraïque imprimée par Daniel Bomberg en 1521, la rare édition du Pentattiuque cum rabbinicis commentariiSf Venise,
1551, ]e Nouveau Testament spriaque^ Vienne, 1555 ; la rare édition de la Bible en franço^t: Anvers, 1530, in-fol.
Les éditions de parties séparées de l'Ecriture sainte en diverses langues du Non! et de rOrient sont nombreuses. Bornons-nous à signaler le Nouveau Testamenl traduit en shingalais, Colombo, 1771-80, 6 parties in-8. —Le Nouveau Testament en mandchou, iioprimé sur papier de Chine, 8 vol.in-4,est également d'une rareté extrême en Europe,
Les ouvrages des Saints Pères sont trèsnombreux, et les éditions bien choisies. Nous avons remarqué celle des Sermones II sancti Cypriani^ Daventriœ, 1500 ; elle n'est indiquée ni dans le Repertorium des éditions du XV' siècle d'Haïn, ni dans le catalogue de la bibliothèque de La Haye, si riche eo ouvrages de ce genre.
Dans la liturgie, le Missale Trajectenst^ 1497, in-fol.; le Breviarium Trajeclense^ 15IÎ, in-8, également très-rare ; le Psalterium diti nieronymi (Paris, 1517) , in-16, devenu introuvable. Citons aussi la Succincta efuirratio miraculorum,.. per venerabUe sacra' menlum in sacello sacri loci in Amsielodamis, Amsterdam, vers 1540, in-89 15 As., pièce des plus difficiles à trouver.
En fait d'ouvrages modernes d*une importance réelle et peu répandus en Franee, nous nous bornerons à mentionner les diverses publications de M. Tiscbeodorf relatives h des textes bibliques d*après des manuscrits nouvellement examinés : Codex Ephrœmi Syri rescriptus seu fragmenta utriusaue Testamentif Lipsitff, 1843^45, 2 vol. in-^; Codex Frederico-Augustanus. 1846, infol.; Monumenta sacra inedita^ 1846, in-4; Novacollectioy 1855-57, 2 vol. in-4 ; Anecist^ sacruy 1855 , in-4 ; Codex Claramontanui sanctœ Epistolœ Paulin iSo% in'4; Evangclium Palatinumineditum^ 1847, in-4.
Citons aussi le Nouveau J«5/am enf allemand imprimé èBerlin chez Decker, en 1851, très-grand in-fol., et destiné à l'exposition universelle de Londres. Il n*a été tiré que 80 exemplaires de celte édition somptueuse que décorent six belles gravures en bois (Faprès les dessins de Cornélius et de Kaulbach.
Verdcsse?!, Anvers 9 1776. — Né à Anvers en 1698, ce bibliophile qui descendait d'une ancienne famille d'imprimeurs exerçait un commerce actif de librairie. Il rassembla avec soin et à grands frais une collection importante. Beaucoupde livresfurent achetés l)ar la bibliothèque de Bourgogne.
Un pelit-Qlsde ce bibliophile, né en 1778. laissa une collection nombreusedont la vente eut lieu en 1838; le catalogue contient 6429 numéros. On n*y trouve pas de raretés du premier ordre^ maison y rencontre un trèsgrand nombre de bons ouvrages en tous genres et ue grandes collectiofis qui se moDtrent rarement dans des bibliothèques particulières, notamment les Acta Samctorum des BoUandistes, exemplaire complet, avec les continuations récentes et les opuscules polémiques ou les ouvrages de critique qui
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DE BIBU0L06IE.
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ru h roccasion de celle publication e dont ils forment un complément ux. L'histoire de la Belgique, la sec* éraldique et généalo(jJque sont d'une d richesse. Nous ne citerons en fait de rares que l'édition de la traduction [uedes Evangiles par Ulphilas{StocKolm, in-V), le traité fort peu commun inii- Onu$ Eccksiœ^ Coloniœ, 1531 (per em episcopum Chemense) et les Statuta s Carlkusiensis^ 1510, in-fol., eiemirès-complet avec la 5* partie qui e$t s rare.
; (La comtesse d*), J}ruxe//ej, 1819, 2 n*8. — Ce catalogue, rédigé par le •e Gaudefroy, est recherché en Belgi- 11 contient une importante collection rimes et de manuscrits relatifs è l'hisles Pays-Bas. La propriétaire mourut 14. Elle possédait entre antres ouvra- >rt intéressants, un exemplaire d'un cueils les plus curieux et les plus rares résente Tancienne littérature française, le in-4, imprimé à Anvers vers 1503 Jtulé Sen$uU une œuvre nouvelle lant plusieurs matières. Acheté 350 fr.
II. de Soleinne,ce livre a été restitué >ibliothèque Sainte-Geneviève d'où il sorti. (Foy. une note de M. Aimé 1 dans le Bulleiin du Bibliophile, ISUi, , et le catalogue Soleinne, n' 105.) vros anciens ne furent pas payés trèsi cette vente; la première Bible ime par Gutemberg (vers 1&55) ne dépas 1250 fr. et le Pèlerinage de la vie ne (édition de Vérard), 35 fr. ; des « sur vélin, imprimées par Hardouin ion Vostre, furent données de 5 è 9 fr., qa'on payait 160 fr. une traduction oyages de Gook.
•GtJCSDE BlBLIOTnèQUES FORHÉES PAK DBS PARTI - MB ET QUI yONT POINT PASSA EM VE^'VTES PUBLI-
j K». — France.
X)is (Catalogue des livres du cabinet de iigneur le comte d*), Paris, Didot, ln-4. -— Ce petit catalogue, fort bien mé, n'a pas d*intér£t bibliographique; 1 n'a été tiré qu'à quinze exemplaires, i lui donne du prix.
Cànoi (Imbert de), 1733, in-12. — itioD importante, formée par un des iroateura qui, k cette époque, s'occu-
del'ancienne littérature française. Elle betée en bloc au prix de 45,000 livres a bibliothèque du Roi.
y trouve un grand nombre d'ouvrages rués en lettres gothiques, des mystères, •mans de chevalerie.
rs [Catalogue de la bibliothèque lyon- U M. CostSt rédigé et mis en ordre par \mé Yingtrinier, Ljron, 1853, in-8. — ivons déjà fait mention d'une bibliod formée par cet amateur et dont la eat lieu à Paris en 1854.
sn 1784, mort en 1853, conseiller à la eLyon, M. Costa s'était attaché à réu* ut GO qui serap|)ortait à l'histoire poli-
tique ou littéraire de la ville où il était né et où sa vie s'était écoulée.
Cette collection, objet de tant de dépenses et de sollicitude, n'a point été dispersée; la ville de Lyon en a fait l'acquisition, à la grande satisfaction des habitants qui s'intéressaient tous à ce trésor; il avait pour lacité lyonnaise une valeur hors ligne et n'aurait pu être recomposé à aucun prix. Nous reproduirons quelques passages de la préface mise en tète de ce curieux inventaire :
« Chacun sait que dans des capitales, dans de grandes villes, on peut trouver d'autres collections plus vastes et plus nombreuses» aussi riches en livres élégants et précieux» mais nulle part il n'était possiblede rencontrer sur une province, sur une ville, et entre les mains d'un seul homme une réunion de do^ cuments aussi complète. Avec de l'argent et du goût, il est facile de se créer une biblio* thèque composée des éditions les plus an** ciennes et les plus rares, de réunir les plus élégants chefs-d'œuvre des reliures anciennes et modernes, mais rien ne peut remplacer les pièces manuscrites et originales, les chartes, les cartulaires, les vieux parchemins, les correspondances autographes, c^ue H. Costa avait recueillis avec tant de soin.
<c Maître d'une belle fortune et privé d'enfants, qui eussent captivé ses affections, M. Coste s'était attaché à ses livres avec passion. Rien ne lui coûtait pour enrichir cette collection lyonnaise dont il était, à juste titre» heureux et fler. Un de ses exemplaires des Poésies de Louise Labé lui a coûté 1000 francs, un recueil factice formé de la collection des pièces imprimées à Lyon pendant le siège, 600 francs, \b Lyon marchant, près du double ; les Plaisants devis du seigneur de la Coquille, les Cartulaires d'Ainay, de l'Ile- Barbe, de Savigny, les Procès-^verbaux ^ de Séquestre lui ont été vendus au poids de l'or» et lorsque ses correspondants lui adressaient un volume à la toilette négligée, s'il était di-
Sne de cet honneur, avec quelle sollicitude le recommandait aux soins des relieurs les plus en renom. Quand le nouveau venu sortait resplendissant des mains des Bauzonnet, des Niédrée, des Duru, M. Coste, heureux et satisfait, lui faisait fête à son retour; il le présentait avec empressement à ses amis, les bibliophiles, et ne le plaçait qu'avec solennité sur les tablettes où I attendaient ses somptueux et brillants compagnons.
«Il est vrai qu'auprès deces livres élégants on trouve des pièces oui, prises isolément, ont bien moins de mérite et de valeur. Les Affiches» les Ordonnances de police, les Mandements des archevêques, les Journaux même peuvent paraître aux yeux de quelques personnes, ou inutiles, ou peu digiies de flgurer dans une collection. M. Coste n'en jugeait pas ainsi. Selon lui, ces pièces fournissent des dates précises pour l'histoire ; elles montrent la valeur d'une époque; elles en dévoilent la tendance et l'esprit; elles complètent des documents souvent obscurs; elles indiquent avec une fidélité irrécusable les préoccupations les plus intimes de nos
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pères, et de même que, dans une vaste et
Erécieuse mosaïcine, la pierre la plus humle concourt h Teffel général, elles forment par leur ensemble un tout complet que l'absence de la plus modeste d*entre elles aurait détruit.
« Dans rachat de ses livres, dans la formation persévérante et constante de sa bibliothèque, M. Coste n'avait qu'une pensée : f^yon était le centre auquel tout se rapportait. Aux ouvrages ayant trait à sa ville natale, s'il joignait les chefs-d'œuvre des littératures anciennes et modernes, c'est que presque toujours ces livres avaient été imprimés à Lyon. Si l'on trouvait à c6té, et sous des reliures magnifiques, des ouvragesd'auteurs Inconnus ou obscurs, c'est que ces auteurs étaient des compatriotes, recevant à ce titre un honneur qu'ils devaient moins à leur mérite au'à leur naissance : il ne faisait d'exception a cette règle qu'en faveur de l'histoire de France, dont les documents nombreux, les pièces sur la Ligue et la Fronde, les Mazarinades avaient été réunies sans préoccupation d'origine ou d'imprimeur.
« La bibliothèque de Mr Coste était divisée en deux parties: l'une composée d'éditions rares, de volumes magnifiques embrassant toutes les branches de la bibliographie; l'autre complètement lyonnaise, riche aussi en livres élégants, mais remarquable surtout par la masse de brochure, de manuscrits, de documents de toute espèce dont l'ensemble forme un monument qui n'a pas de rival. »
Le catalogue de la collection lyonnaise forme un volume de 726 pages et ne comprend pas moins de 18,61^1 numéros. La section consacrée à l'histoire ecclésiastique embrasse les numéros 1526 à 3566. On y trouve un très-grand nombre de statuts, de mandements, de livres de liturgie.
Cette Bibliothèque lyonnaise a été l'objet d'un article inséré dansVAlhenœum français, 1" avril 1854-. On lui reproche d'être trop grossie de pièces sans valeur; il s'y trouve des billets de faire part (n. 13,385j et des cartes d'entrée dans des reunions publiques (n. 11,55^), la collection en ce oui touche les provinces lyonnaises laisse à désirer. Quelques erreurs se font remarquer. Au ti. 1^,293 I évêque Lamourelte est inscrit avec son titre en anglais {bischof) en guise de prénom. Malgré ces imperfections, ce catalogue est bien fait et a dû prendre un temps considérable.
Il serait surtout è désirer que l'exemple donné par M. Coste trouvât des imitateurs et qu'il se rencontrât des hommes studieux i'iloux de rechercher tout ce qui concerne l'histoire d'une localité. Des collections de ce genre, acquises par une ville, garanties contre la destruction, offriraient pour l'histoire des ressources extrêmement précieuses.
DUPOTEL {Notices extraites du catalogue manuscrit des livres de M.D,,., Rouen, 1839, in-8). — On trouve de bons renseignements bibliographiciues dans ce catalogue raisonné
d'une collection nombreuse formée par un amateur, mort en 1850, qui a laissé divers ouvrages {Yoy. le Manuel du bibliograpkt normandy 1. 1, p. Wî)y et qui a légué à la bibliothèque de Rouen une inoportan te réunion d'autographes.
Lamoignon, Paris, 1770, in-fol. — Ce catalogue (rédigé par L. Fr. de La Tour}, renferme une table des auteurs et des ation;mes.
L'édition n'a été tirée qu'à quinze exein-
El aires en tout, et sur papier de coton, fariqué par singularité a Angouldme. Ud exemplaire a été vendu 6<k fr. a la vente de La Tour, en 1808. Plus tard parut leCo/o/oque des livres de la bibliothèque de M, de Lamoignon^ Paris, Mérigot, 1791, 3 vnl. iQ-8. Il s'agissait de vendre cette belle coilection, mais le moment était peu favorable pouressayer à Paris une réalisation par la voie des enchères; des libraires anglais firent l'achat de tous ces beaux livres en bloc.
Leber (Catalogue de la bibliothèque C, Leber avec des notes par le collecteur^ Paris, Techener, 1839, 3 vol. in-8). Un V volaroe contient un supplément (7i6n.) et une table fort étendue. — Cette bibliothèque renferme un srand nombre d'ouvrages rares et curieux ; elle est riche surtout en ce qai concerne l'histoire de France. La théologie orthodoxe peut revendiquer Mi articles.
Les annotations de M. Leber font le mérite de cet inventaire. Le Manuel du libraire dit que le catalogue bien rédigé vaut beaucoup mieux que la bibliothèque qui n*est guère Qu'une réunion de livres rares et corieui fia plupart de second et de troisiènie ordre] lorméepar un bibliophile fureteur, sachant donner de l'importance h tout ce qu*il possède.
Nous croyons inutile de parler avec quel*
3ue détail de ce catalogue qu'il est facile ese procurer et qui mérite de fignrer dans le cabinet d'un vrai bibliophile. La préface est intéressante, et il renferme diverses planches.
La ville de Rouen Qt en 1818, pour une somme de 60,000 fr., l'achat de cette collection; elle a été disposée dans une salle de . reôtel-de-Ville.
Le Bulletin du bibliophile a donné (numéro de juillet 1836) un aperçu intéressant de ce qui compose une bibliothèque curieuse formée par un amateur pour un travailleur (c'est de celle de M. Leber qu'il s*agissait). « Le principal mérite de cette bibliothèque consiste dans son ensemble; il v est porté ^u plus haut degré par un ordre cfe classement tel qu'entre des milliers de pièces dont pati une n'erre à l'aventure dans le vague des mélanges, on trouve à l'instant m6me celle dont on a besoin, ne fût-elle que d'un feuillet. »
M. Leber avait réuni près de 8,000 pièces historiques et autres d'éditions originalest depuis la fm du xv* siècle, jusqu'à la Restau* ration, et ii^,500 pièces gravées, relatives ^ rhistoire de France. Les manuscrits historiques, les pièces inédites relatives aux évé-
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DE BIBLIOLOGIE.
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Qts survenus en France furent toujours tde ses prédilections; il faisait peu de 3s aulogra()hes n^ayant qu'un intérêt iel comme images.
'ticle du Bulletin ajoutait : « On préque le possesseur de ces livres les a us ou parcourus, mais il est loin d*en nir et nous-mème nous n*en croyons Nous savons seulement qu*il ne cataaucune pièce sans lui demander ce eest, d*où elle vient et quel service il m espérer... Il a pour les livres un r profond et sincère, mais non pas téressé; comme il leur a voué sa vie,
SB d'eux tout ce qui peut rendre la e à la science. »
renous sur le tome IV {Paris, Jannet, in-8,53il pages) qui, publié assez longi après les iruis premiers, ne se trouve •ujours avec eui.
I tables donnant la liste alphabétique iteurs cités et des ouvrages anonymes dus dans les quatre volumes du catacommencent à la page 32k. Le dernier 3e contient 746 articles (plus quelques s désignés par des sous-leltres comme ros doubles) et la plupart des articles lecompagnés de notes.
mi les recueils formés par M. Leber on marque un en six grands portefeuilles, faux ornements des livres; c'est une use collection d'images originales de nature, tant peintes que gravées, spénent emplovées à la décoration des lilelles que lettres initiales, historiées, ispices, bordures, frises, cartouches, de pages, fleurons et autres produits guea ae la Bibliotecbnie, classées dans "e des temps et des lieux de publication \s le XI' siècle jusqu'à nos Jours. Le »re total des pièces est de 6100 ; on y te kVk miniatures, 2372 lettres initia- \ différents genres représentant 98 al- }iB de toutes les époques; SOO marques rises d'imprimeurs ; lOS ornements de "e dessinés et gravés.
table analytique de la collection rela-
1 la révolution française occupe les pa- W-238. Elle fait connatlre le classement
2 portefeuilles ou cartons de cette réude plus de 2000 brochures choisies, et lonne les titres d'un grand nombre.
'ant laborieux, M. Leber a publié de travaux aur les cartes è jouer, sur la ne Dublique au moyen Age; il a mis au en l'accompagnant de notes, une col- •0 en 20 volumes de Dissertations sur
l'histoire de France qu*il était difficile dese^ procurer et presque impossible de réunir/
Lenoir (Catalogue des livres ryut compo-: sent la bibliothèque de M. Lenoir, conseiller^ d'Etat, lieutenant -général de police, par Va-» lade, Paris, 1782, in-i). — Selon une noteJ du catalogue Nodier (1827, n. 379), ce livre' serait le plus rare de tous les livres, car il n'en aurait été imprimé qu'un exemplaire unique destiné au service de cette bibliolhè-
2ue; cette assertion (ainsi ({ue bien d'autres mises par le spirituel, mais parfois inexact académicien dont nous avons déjè parlé) n'est point fondée; elle fut relevée dans la Revue française par un anonyme qui avança qu'il connaissait trois autres exemplaires de ce catalogue: un chez M. R-d (Ronouard), un chez M.B-t(Beuchot), un troisième porté au catalogue Barbier, n. 1531^, et sans doute un pourrait aussi en rencontrer d'autres.
Le Tellier, archevêque de Reims (5tbliotheca Telleriana, a Ph. Dubois digestà), Paris, 1693, in-fol. -- Les 16,000 volumes contenus dans cette collection ont été légués à la bibliothèque Sainte-Geneviève.
Marti?! (Catalogue des livres de M. William Martin, avec des notes biographiques et bibliographiques ffar le collecteur, Rouen , typographie deLecointe, frères, 1858, gr.in-8, VI et 321 p.).— Catalogue tiré à ^exemplaires seulement et contenant 1202 articles, qui n'ont pas été mis en vente. Nous avouons qu'il ne nous a pas été possible de nous le procurer.
MÉRARDDB Saint-Just, Paris, 1783, in-18.
— Catalogue élégamment imprimé par Didot, collection composée de 521 articles. Presque tous les livres sont reliés en maroquin : mais, circonstance étrange, l'amateur qui fit imprimer ce petit inventaire se plut à j faire entrer des éditions qui n'ont pas existé, notamment un Voltaire en M vol. grand in-V, relié en maroquin violet, exemplaire qui ne fut jamais mis au monde (95). La préface de ce catalogue est un singulier factum contre les bibliothèques et les bibliophiles. L'auteur invomie « un autre Omar qui ordonne de chauffer les bains publics avec toutes les fausses richesses accumulées dans les grandes bibliothèques , » et il af)pelle les amateurs de vieux livres «des nigauds qui, pareils au corbeau de la fable et alléchés par l'appât d'une sotte louange, payent au poids de l'or des rames de vilain papier gâtées encore par des macules noires, mais superbement reliées pour l'ordinaire ^
Ce bibliophile peu connu aujourd'hui a ibjet des appréciations de deux amateurs ras avons souvent Toccasion de citer dans le de noire travail. Ch. Nodier s'est exprimé en mes : f Hérard avait la manie d'écrire sur » sujets et défaire imprimer magniQquement
ses broutilles. Il a laissé deux douzaines de \ fort iusîgnlfianis que font rechercher les
caractères de Didot, le beau papier deMontr, les belles reliures de Derome et leur rareflstatée, car on n'en tirait que peu d'exem-
plaires; c'est ce qu'on y remarque de plus judicieux. Le catalogue de ses livres est certainement ce qu'il a écrit de moins mauvais, puisqu'il ne contient que des titres. > I>e son côté, Kenouard qualifie Mérard de < niais en littérature: Sans cesse occupé à composer de petits livres , de petites poésies et à en faire de petites éditions tirées à fort petit nombre, il ne se reposa que lorsq^uc des revers de fortune le forcèrenl de mettre Cm a celle conlinuclle élaboration. >
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et qu'il faudrait plutôt porter chez Tépicier que de les ranger, de les accuaiuler daus une bibliothèque. »
MmoMESifiL(De), Paris, 1781.-— Catalogue de la bibliothèque d'un magistrat bibliophile; il n'en fut tiré que 12 exemplaires. Longtemps après un second calogue parut pour la vente de cette collection en 1798.
NoEL (Catalogue raisonné des collections lorraines [livres, manuscrits, tabieaux» gravures» etc.]» de M, Noel^ ancien avocat^ Nancy» 1851, t. I et II, in-8; t. III» 1853). — Ce catalogue présente l'inventaire de l'une des plus curieuses collections qui aientété formées depuis longtemps sur l'histoire des provinces. Ce n'est pas unn sèche nomenclature d'objets amassés è plus ou moins de frais; le collecteur, parfaitement au fait de l'histoire de son pays, a ajouté à l'indication des pièces qu'il possède des observations souvent instructives, quelquefois piquantes , quelquefois trop longues et n'ayant qu'un rapport indirect avec les articles qu'elles accompagnent. Des manuscrits précieux se distinguent dans cette collection; il faut surtout mentionner la Chronique de Jean de Bayen» l'Ordre' du chevalier du Croissant établi par le roi Benéy l'/tiventaire des archives de Lorraine^ en 12 vol. in-folio.
Une table détaillée detous lesauteurscités^ placée dans le 3* volume, est d'autant plus utilequ'il règne dans l'inventaire detantd'articles différents une sorte de confusion que le mélange et la distribution trop arbitraires des matières ont rendue' inévitable. On peut observer que des appréciations littéraires ou artistiques ont été prodiguées sans nécessité» et qu'elles ne sont pas toujours conformes aux lois d'une critique sage et moderée.Malgré ces imperfections» le Catalogue en question démontre une érudition spéciale trèsétendue. Le possesseur de ces richesses désirant qu'elles ne fussent pas dispersées après lui» offrait de les céder en bloc à une ville» ou è un établissement public. Nous ignorons si 5es désirs ont été remplis.
Pont de Vesle, Paris ^ Leclerc, 1774. — Ce catalogue est divisé en deux parties; la première comprend une collection très-étendue de pièces de théâtre, la seconde renferme des livres de tout genre. La bibliothèque dramatique fut achetée par le duc d'Orléans, qui en fit présent à madame de Montesson (96). Plus tard, elle devint la propriété du général Valence, et ensuite de M. de Soleinne» qui la laissa distinctede l'immense collection choisie qu'il avait formée» et dont nous avrins parlé. Le catalogue de cette bibliothèque est ample et d un usage commode; les noms des auteurs et les titres des pièces sont rangés par ordre alphabétique ; on compte 1569 articles.
(96) Cette dame, que le duc d'Orléans épousa secreiemenl, voulut se faire auleur et même auteur dramatique. Elle fit imprimer avec luxe, chez Didot rainé en 1782, 8 vol. de Théàirt et de Mélati
REN0U4BD (A. A.). Catalogue de la bibliothèque d'un amateur, par Renouard^ 1818, k vol. in-8. — Cet inventaire d'une trèsimportante collection se recommande par ses notes très-nombreuses qui fournissenl de curieux et intéressants détails sur bien des points de la bibliographie. Cette riche bibliothèque a été dispersée par suite de ventes opérées à diverses époques; la collection aldine, la plus complète peut-être qu'un particulier ait jamais réunie, a été envoyée à Londres et livrée aux enchères en 1828; une autre vente eut lieu eo 1830; une portion très-considérable que M. Renouard conserva jusqu'à sa mort fut vendue en 1853, et le catalogue forme un volume qui ne comprend pas moins de 3700 articles, parmi lesquels, il est vrai, Ogurent un certain nombre d'ouvrages acquis depuis Timpression des quatre volumes. Nous avons déjà parlé de cette vente. Le catalogue de 1818 consacre à la théologie 132 pages du tome !•'. Nous signalerons quelques-uns des articles les plus importants, en ajoutant les prix auxquels ils ont été portés, soit à Londres, soit à Paris.
Biblia sacra latina, Lutetls, R. Stephanus, f 515, 2 vol. in-8; exempl. aux armes du président de Tbou; reliure peinte à compartiments; 5tfl fr.
Biblia sacra latina, Colomae, 16^, in-12. Bible diie des Evêques, riche reliure ancienne, fennoirs et coins en or émaîllé, 1305 fr. en 1854.
Psaiterium Romauum , ad usam Cleri BaûBm Valicanœ, Romae, 1593, in-8; belle édition en roiige et noir, fort rare. Cetexemplaire que II. Renouard trouva sur un quai pour 60 centimes, fat a^j^F en 1828 pour 181. st. 10 sh. (380 fr. environ).
Le Nouveau Testament^ traduit par Sacy, Psm, Didot le jeune, 1793, 5 vol. in-4; nn des doiae exempl. en grand papier a^-ant la dédicace à TAssemblée nationale; ceiul*ci contenait les 112 dessins originaux de Moreau ; 1640 Tr.
Breviarium Romanum, ex Décréta sûcrosanOi concilii Tridentini reslilutum, Rom», Paul Manuce, 15t>8, in-fol., volume rare; 15 1. st. 15 sh. en 182S.
Horœ beatœ Mariœ Virginis, grdece, Veniu, Aldus, 1497, în-16. Un des plus rares volumes qn'siit imprimés Aide Tancien. Cet exempt, auquel manquaient 3 feuillets (le 1" et le 8*) et les 16 fU de 1 anpendix a cependant été payé 21 1. st. en 182S.
Manuale ad sacramenta Ecclesiœ mimstranda, 0. Ludovid Cerqueira Japonensis episcopi opéra, <d usum sui clert ordinatum^ Nanpasaquii, in coUegia îaponico Societatis Jesu, 1605, in-4.
On comprend queile est la rareté en Eu* rope d*un volume imprimé au Japon, il y a plus lie 260 ans. David Clément a, dans sa Bibliothèque curieuse, consacré une notice è cet ouvrage, dont le Manuel du libraire ne cite aucune adjudication.
Canones el Décréta sacrosancli concilU TrideB' Uni, Romaî, Paul Manuce, 1564, in-fol., exempl. aui armes de de Tbou, 360 fr. M. Renouant avait réuni quinze autres éditions de cesCanoiK publiées par les Âlde dans Tespace de cinq ans (1564-1569).
ges, mais il n'en fui tiré que douze exempbires. {V ou. lienoiidiTdt Catalogne d'un amateur, t. lU,. p. 50, et le Catalogue Soleinue, ii« 2280»)
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DE BIBLIOLOGIE.
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ntius^ 1465, fn-folio, bel excmpl. 80 I. st.,
1 1550 fr. à la vente (ihalbre.
igustini Confessiones, Lugd. (Bat.), Elzevir,