très-lMsl exempl. aux annes de Longe
495 fr.
êSgmboli ApoitoUà^ Golonîae, Arnold Birck-
1556 in-8t ex. aux armes de de Thou.
ons de Bourdahue, Paris, 1707, 16 vol. in-8, mpl. relié en niar. par Bozerian, 5â0 fr. inaae de Colombelle et Votontahette avec n-^ttné dans Jérusalem^ déduict et exprimé heaus emblèmes par Boëce à Bolswert, An- S36, in-8, édition rare d'un volume que rendent les jolies gravures dont il est orné;
s ne |)roloDgeron<i pas davantage cette (ration qui pourrait acquérir une exa démesurée, et nous renverrons les ars à rinventaire lui-môme.
CtUalogue d'un amateur a été Tobjet irticle de Ch. Nodier, inséré en 1818 in journal, et reproduit dans les Mé^ de littéraiure et de critique de cet au -
1820, t. Il, p. ue).
^ catalogue n*est pas celui d'un homme 3 rend compte de ses livres dans la
stérile d*un inventaire. Ce sont les ions d'un curieux sur des matières istructiveSy ot qu'il était libre de
à rinflni, mais dont il a circonscrit robre avee réserte et avec goût....
ses remarques, il en est quelquee hasardées qui pourront bien exciter sies réclamations de la part de nos graphes; mais le danger de cette inite polémique n'est pas assez grave en balancer les avantages. Heureuses sputes dans lesquelles il y a quelque
a apprendre Un grand nombre des
)S du Catalogue de M. Renouard joi-
l'agrément à l'utilité. Je citerai entre } celle qui a pour oljjet tes licences le régime continental, et une dissertassez déTeloppée sur les prétentions de •llande è l'invention de l'art typogra-
te Dans son ensemble ce Catalogue
n monument de bibliomanie^ et cette 5, la plus excusable, peut-être la plus >le de toutes, n'en est pas moins une 9, Je conviens que j*ai peine h m'exer à moi-même le motif qui peut déner on amateur è amasser les unes sur lires dix-huit éditions des Canons du lie de Trente et dix -sept de sou Caté^
J.-Ch. Brunet, dans le Jfanuel du Ite, a consacré aux quatre volumes dont
parlons quelques lignes dans lèses il dit que c'est un livre « fort suor à la plupart de ceux du même ) et très -remarquable par sa belle ition typographique, mais peut-être rçoil-on trop en le lisant que Tauteur olu prouver qu'il savait faire tout
chose que de la bibliographie. »
I M. Reoooard dit, t. II, p. 93 de son Cata- , que sa bibliothèque contient (en 1818) G2 \%ê d*Alde non rogmésdans les divers formats,
La préface de M. Renouard contient des détails intéressants sur la naissance et les progrès de sa collection. Aioutons que Dib« din, dans son Voyage bibliographique en France que nous avons cité, parle des collections Renouard avec quelques détails ; il signale l'activité du propriétaire ; il mentionne le principal trésor que contenait cette bibliothèque, les Epistolœ familiares de Cicéron, édition aldine de 1502, in-8 sur vélin (elle est, même sur papier, d'une rareté extrême, et M. Renouard la prit sur vélin, n'ayant pu la rencontrer autrement).
Nous nous contnnterons de sij^naler ce passage d'un livre qu'il n'est pas diflicile de se procurer; mais nous citerons avec plus de détail une lettre que M. Renouard adressa au même Dibdin et que celui-ci a placée dans son Bibliographical Decameron^ ouvrage peu répandu sur le continent. Cette lettre donne d'ailleurs une très-juste idée de la bibliothèque qui nous occupe.
« Votre bel ensemble d'éditions des premiers temps m'a donné l'idée de faire une liste sommaire de celles que j'ai rassemblées. J'ai ensuite pensé à faire une liste des volumes imprimés sur vélin, et voici que j'ai l'enfantillage de vous adresser I une et l'autre. En comparaison des trésors accumulés chez vos amateurs, ce sera faire preuve de pauvreté bien plutôt que de richesse; mais aussi que sont nos moyens d'acquisition à côté de vos riches seigneurs? Une seule petite observation à faire en faveur (le cette collection d'éditions anciennes, c'est que son propriétaire, voyant passer habituellement sous ses yeux beaucoup plus de raretés qu'il n'en pouvait avoir et même bien plus qu*il n'en pouvait jamais posséder, s'est fait une sorte de religion de ne jamais placer dans ses collections un livre d'une conservation même médiocre; aussi tous ces xv* siècle sont beaux, quelques-uns même d'une beauté surprenante. Les livres sur véiin ne le sont pas moins, et la nombreuse famille d'éditions modernes qui, è leur tour, deviendront anciennes, ne se compose que de livres imprimés en perfection sur du vélin de la qualité la plus belle, la plupart tirés à un seul ou à deux exemplaires, et beaucoup d'entre eux ornés de dessins originaux d'un mérite supérieur. Si on y ajoute la collection aldine, un grand nombre d*éditions des Estienne, Morel, Planlin, Giunti, une importante collection d'EIzeviers, ayant près de 50 volumes non rognés (97), tous les classiques Tariorum, in-8, presque tous les grands papiers d*Ang1eterre et de la Hollande, les classiques d'Allemagne sur les meilleurs papiers, tous les bons auteurs français, les meilleurs exemplaires des meilleures éditions, tous les fiodoni dignes d'estime, une quantité innombrable d'estampes et de dessins ajoutés sans anachro-
et 62 volumes des éditions eizéviriennes en même état de conservation primitive.
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nisme (Inexécution dans les meilleurs livres, surtout des temps modernes, les meilleurs ouvrages italiens et anglais, la plupart des plus belles éditions, beaucoup de livres sur papier de couleur, un hue de reliures poussé trop loin quelquefois, on aura une idée de cette collection commencée en 1778, à rage de treize ans; avec le premier écu de six francs que me donna mon père, je courus acheter un Horace qui me coAla cinq sous. J*aurais plus sagement fait peut-être de me contenter de ce modeste volume et d*autres semblables, plutôt que d*accumuler je ne sais combien d'Horaces, de Virgiles, de Cicérons, etc.; mais je ne me repens pas de ces folies, et je me console en pensant que sons doute leunesse est passée et que mes dépenses en livres ne seront plus désormais que peu de chose. »
Nous ne douions pas que dans Tensemble et bien qu'il ait dû y avoir une perte assez sensible sur certains articles, les livres de M. Renouard n*aient produit en fin de compte dans leurs diverses ventes une somme bien supérieure à celle que leur acquisition avait exigée.
Toulouse (Comte de). Catalogue de la bibliothèque du château de Rambouillet appartenant au comte de 7., Paris, 1726, in-8. — Ce catalogue est peu commun; il n'était destiué quau servic^e de la bibliothèque, et il n'a pas été vendu. 11 fut rédigé avec soin et avec beaucoup de détail par Gabriel Martin, le libraire le plus instruit de l'époiiue. Il se compose de deux parties : la première, 7 feuillets 620 p. et ISfeuil. de table; la seconde, imprimée en 173iii,2feuiL IM p. et k fts de table.
ViVENEL, Paris, 1844. — Ce catalogue, imprimé avec beaucoup de soin et tiré a un petit nombre d'exemplaires (100 sur papier de Hollande et 5 sur papier de couleur), n*a pas été mis on vente. Il se compose surtout d'ouvraçes d'architecture dont il donne une description fort détaillée. Nous avons remarqué, p. 186-205, ce qui concerne Androuet du Cerceau, artiste qui j)arail avoir été, de la part de M. Vivenel, ! objet d*une prédilection particulière. Rien n*a été négligé pour recueillir toutes ses œuvres, pour retrouver ses dessins, pour avoir des calques de ceux qui sont dans des dépôts publics.
§ II. — Angleterre,
Argylb (Campbell, duc d'). — Catalogue rédigé en latin et imprimé à Giascow, chez Foulis en 1758 H est devenu fort rare ; quelques années plus tard, cette collection fut aclietée en bloc [»ar le comte de Bute.
Banks {Catalogus bibliothecœ historico^ naturalis Josephi Banks, a J. Dryander diyestus, Londini, 1796-1800, 5 vol. gr. in-8). — Catalogue important, dans lequel on a indiqué le nombre des pages et des planches de chaque ouvrage; ce qui le rend d'une utilité toute [)artiuulière. Il n*a été tiré qu*à 250 exemplaires, et il s'e.st payé de 5 à 6 1. st. dans des ventes faites à Londres.
Le propriétaire de cette riche collection lot l'un des comi»agnons de Cook dans ses voyages autour du monde; en mourant il légua ses livres à on botaniste distingoé, Robert Brown, et, après le décès de ceiaici, ils passèrent au Musée britannique.
Ce catalogue, ainsi que le remarque M .R^ nouard {Cat. d'un amateur^ t. 1, p. 8), ne contient absolument « que des titres et des descriptions; mais la spécialité de la collection, son importance» Texactitode de ses descriptions, le besoin de les trouTer dans un répertoire où elles puissent être consultées avec une foi implicite» toat cela lait de ce catalogue un ouvrage à part el unique n son genre. »
Blandford (Catalogué librorum fm m bibliotheca Blandfordiensi reperiuniur, 180S- 1812, in-&). — Ce catalogue, tiré à petit nombre pour l'usage du possesseur de cette importante collection, na pas été mis dans le commerce. Il renferme des livres très-précieux, qui figurèrent tous dans one Tente dont nous avons déjà parlé (col. S8S]; il est partagé en huit parfies* où les livres sont rangés d'après Tordre alphabétiqae:
une collection spéciale et nombreuse aoovraj^es d*emblèmes forme la première livraison ; la seconde contient les romani et les contes; la troisième est consacrée ik théologie; quatrième {Yartie, histoire et ^ graphie; cinquième, arts et grammaire; sixième, fables et mytholo^e; septième, botanique et agriculture; huitième, poésie. La bibliothèque Blandford était d'ailleurs distincte de celle que fonda au château de Blenheim le célèbre duc de Mariboroagli. Dihdin en parle [Bibliomania^ p. 321), et il signale la salle qui la renferme comme ooe des plus vastes qu'il y ait en Europe. Il donne aussi, comme spécimen des tr^ors que contient cette collection i la liste de vingt-cinq éditions du xv* siècle, toutes sur vélin, et parmi lesquelles figurent VApottê* nius de Rhodes del&96, VAuTu^elte de 1M9, la Bible imprimée à Mayence en 1468, les Offices de Cicéron, Mayence, ti65 el IU6, et les Tusculanes de 1472; le Jtalfonale de Durand, H59; le Justinien de Mayenee, 1&68; le Lucien de Florence, U96; le JPfiiii de 1&72, le Quintilien de 1470, le firgiU et le Salluste de la même année.
M. Waagen, dans son livre (en allemand] sur les OÈuvres dart et les artistes en Aa^ gleterre, dit (t. Il, p. 51) « que la galerie do château de Bleinheim, longue de 180 pieds, est remarquable par sa beauté et par les colonnes de marbre qui la soutiennent. Les livres déposés dans des armoires richement ornées sont au nombre de 17,000 volumes environ. »
CuRRER (Miss Richardson), Londres, 18M.
— Catalogue rédigé par le libraire R. Triphook et imprime à SO exempl. seulement qui n'ont pas été mis dans le commerce. Il en est de môme d*un autre catalogue plus étendu, imprimé en 1833, et qui &rme un volume de 500 pages avec i planches. Cette belle collection est installée au cfaâteia
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l)E BIBLIOLOGIE.
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Uon-Hally près d'York. Dibdin en parie plusieurs de ses ouvrages.
ucB (Francis).— Le catalogue des livres imés et des manuscrits légués à la biiièque Bodleyenne, par Francis Douce, rd, imprimerie de TUniversité, 1840, 1.9 forme un volume exécuté avec luxe, éà petit nombre; son prix est fort élevé, 3rtainement, il n*en est sorti de TAnrre que bien peu d'exemplaires.
'Ions d'abord au savant oui avait formé ortante collection dont il s'agit.
incis Douce, né à Londres, en 1757, ut dans la même ville, le 13 mars 1834; it de la fortune et du loisir; il consacra xistence à l'étude ; les mœurs, les usaes productions littéraires de la Grandegne au moyen A^e et jusqu'au comemeni du xvii* siècle, furent surtout l de ses recherches.
homme si instruit, si laborieux, a produit : deux ouvrages, très^estimés îurs et très-intéréssants, l'un sur Shaare et sur divers points qui se rattaj)lus ou moins au grand poëte dont les us sont, à bon droit, si fiers (98); l'aunr la Danse de$ morts (99] ; quelques >ires, épars dans VArchœologia (100), tout ce qu'il a publié; il a laissé, il est beaucoup de manuscrits, beaucoup de et de matériaux rassemblés pour dioavrages qu'il avait entrepris; mais, guant tout cela à l'université d'Oxford, Upulé que les caisses bien cachetées enferment les résultats de ses labeurs venants, ne seraient point ouvertes le 1*' janvier 1900.
catalogue que nous avons sous les est d'une exécution splendide : papier be, caractères gros et d'une beauté reoable, soin attentif apporté à !a rém, rien n'y manque, si ce n'est un système de classification, a, suivant l'usage adopté en Angle- , suivi l'ordre alphabétique, et cet
rend les recherches des travailleurs ssibles. Quelqu'un qui voudrait savoir, lemple, quels sont les ouvrages sur les ces occultes on sur l'histoire dramaque renferme la bibliothèque Douce,
lorcé de lire tout le catalogue, depuis imière pa^e jusqu*à la dernière. Certes e méthodique constamment suivi en e est infiniment préférable; il ne
rien à désirer, lorsqu'il est accomi d'une table alphabétique, et si les rvateurs de la bibliothèque fiodieycnne
lllMstratiùHS of Shakespeare and of ancierU rs^ with dissertations, on the clowns and foùls kespeare^ on the collection ofvopular taies en- Sesta Romanonim, andon theenglish morrii'
LondOD, 1807,2 vol. in*8, seconde édition,
Thé danee of death exhibited in etegant en-
fs on wood^ with a dissertation on the $everal
lUations of that subject, but more parltcic/ar-
kMe ascriied to Macaber and H ans Holbein^
1, 18Ô3, in-^.
) Ce recueil très-estime et dont l'origine re-
né se sont pas crus autorisés à s'écarter de la méthode que la coutume a consacrée dans leur pays, ils auraient dû, au moins, joindre à un inventaire alphabétique une table méthodique (101); lors même qu'ils n'auraient donné qu'une énuméralion alphabétique semblable à celle qui se rencontre dans la Bibliotheca Grenviïliana^ léguée au Musée britannique, ils auraient rendu infiniment plus utile le superbe volume qu'ils ont édité, et qui présente parfois des livres placés de manière è dérouter ceux qui voudraient les chercher. C*est ainsi que divers ouvrages français, espagnols et anglais, concernant rhistoire d'Espagne, se trouvent rassemblés à l'article Hispania^ et un ouvrage français intitulé les Quatre choses est placé au mot Quatuor»
Il nous serait facile de signaler diverses erreurs que les rédacteurs du catalogue auraient évitées, s*ils avaient mieux connu la littérature étrangère à la Grande-Bretagne. On observe, par exemple, de la confusion à l'article Mercier. M. Douce possédait dos ouvrages composés par trois écrivains de ce nom ; le catalogue n'en reconnaît que deux et se trompe dans ses attributions; il indique le Tableau de Paris comme étant dû h l'auteur du Supplément à VHistoire de l'imprimerie^ et il enregistre l'ouvrage intitule Mon Bonnet de nutt^ comme étant sorti de la plume de Mercier de Compiègne.
G. Michel, auteur d'un recueil de chansons imprimé à Paris en 16^1, n'est point le même personnage que Guillaume Michel de Tours, qui vivait cent cinquante ans auparavant, et dont la Forêt de conscience fut mise au jour en 1516.
Deux pamphlets du temps de la Ligue sont placés à l'article de Henri de Valois, duc d Ëspemon; ils concernent le roi Henri ni, et nullement le duc que nous venons de nommer.
On ne rencontre presque aucun volume en allemand dans la bibliothèque de M.
Douce : les livres italiens y sont assez rares, mais les produits de l'ancienne typographie française sont nombreux et d*un grand prix. Nous avons distingué un choix étendu de romans de chevalerie ; deux éditions fort rares des Cent Nouvelles nouvelles (celle do Vérard, sans date, et celle de Desprez, 1505, l'une et l'autre imprimées à Paris); le Ma^ theolus de Vérard, 1402; plusieurs Mystères; quatre éditions précieuses du Roman de la Rose (sans date, vers lUO, Lyon, 1505, Paris, 1531). Signalons aussi un exem-
monte à 1770, lorme déjà 56 volumes in-4. Les mémoires que Douce lui a fournis se trouvent dans les volumes XIII, XIV, XV, XVII, XXI.
MOI) G*est ainsi qu^aux mois Angleterre, Crom* well, théâtre (noms que nous prenons au hasard), on trouve indiquées toutes les pages du catalogue où sont enregistrés des ouvrages relatifs à ces divers objets. On peut sans doute faire mieux, mais ces indications sont déjà fort utiles ; elles dispensent du moins de parcourir le catalogue entier pour savoir ce qu'il renferme de spécial sur une question dont on si'occupe.
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plaire du '•urieux recueil des Proverbes de Lagniet.
Parmi les incunables, on distingue un exemplaire du volume xylographique bien connu des bibliographes sous le nom du Spéculum humanœ salvationis^ et un exemplaire sur vélin de la traduction italienne de Pline, 1&61 (il avait coûtée H. Douce 300 guinées).
' Uu grand nombre de livres facétieux, d'anciens recueils de bons mots, surtout en langue anglaise , se rencontrent dans le catalogue dont nous essayons de donner une idée. Il est fÂcheux qu'on n*y ait placé aucune note; bien des ouvragées peu connus, dont on s*est borné à enregistrer les titres, auraient pu être Tobjet de quelques détails qui auraient singulièrement rehaussé le mérite du volume dont l'administration de la bibliothèque Bodieyenne a gratifié le public lettré.
Les manuscrits, au nombre de 393, forment une des portions les plus remarquables des collections de M. Douce : un grand nombre d'entre eux, en latin et en anglais, appartiennent à la théologie et à la liturgie; la littérature française du moyen Age est largement représentée ; d'anciens romans de chevalerie, des fabliaux, des poésies inédiles, méritent toute l'attention des érudits. Dans l'impossibilité où nous sommes do sij^naler tant d'ouvrages importants, nous nous bornerons à mentionner un curieux recueil de Proverbes, du xiv* siècle, les Bestiaires, de Guillaume Lenormand et de Richard de Furnival, un volume de pièces de vers com))osées par des troubadours.
Divers manuscrits se recommandent au plus haut degré par leur Age ou par leur ornementation splendidc.
Un Psautier sur vélin, écrit en lettres d'or, est un brillant modèle de calligraphie, et parait remonter à l'époque de Charlemagne. Ou peut attribuer au viii* siècle un Commentaire de Primasius sur Y Apocalypse (ouvrage d'ailleurs inséré dans la BibCio- Iheca Patrum) ; un Psautier en caractères lombards, du ix* siècle, un autre en français , probablement du xi*, sont d'une exécution remarquable.
Quelques manuscrits sont ornés de miniatures d'une grande beauté. Les u^* ih et 29, contenant des prières et des cantiques, sont décorés de peintures de la main de Giro*1amoda Libri, artiste habile mentionné dans Vasari, Vite de* Pittori. Le n*ll, renfermant un Officium Beatœ Virginie, est attribué à la main de l'artiste qui a décoré le célèbre manuscrit du Dante, qui est au Vatican, probablement Pietro Perugino.
Des fac^imile de qnelques-uns de ces codices se trouvent dans le catalogue dont nous olfrons une analyse succincte , et qui est bien digne de trouver une place dans toute grande bibliothèque. Nous ajouterons c]u'une Notice relative aux manuscrits t^ui intéressent la littérature française a été insérée dans le Bulletin du bouquiniate, (Paris, Aubry, n* du 15 févrit^r 18o9.)
M. Douce ne s*était point borné à réanir des livres; il avait également formé one très-belle collection de oaédailles, de dessins et de gravures, qu'il légua aussi à la Bodieyenne.
EDEN(sir J.-M.}, Londres^ 1806. — Catalogue qui n'a point été mis en TCDte. Il est classé dans un ordre systématique, et cootient près de 8000 articles parmi lesoueis il en est d'un grand prix.
Fagel (Bibliotheca Fageliana^ London, 1801, in-8.)— Fagel était greffier des états généraux de Hollande. La belle collection qa'ii avait formée et dont l'inventaire remplit} tomes in-8 (on les trouve rarement, surtout •réunis) ne fut point livrée aux enchères, elle fut achetée en bloc par le Collège de la Trinité à Dublin, pour le prix élevé de 7000 I. st. Le catalogue rédigé par S. Paterson,est devenu rare, la majeure partie des exemplaires ayant été détruits comme inutiles.
Ferguson (Robert), Edinburg^ 1817, ia4.
— Ce catalogue d'un amateur écossais a'a pas été mis dans le commerce.
iifiORGES m {Bibliothecœ Regiœ eaialogut, Londres, 1820-29, 5 vol. grand in-fol.} — C'est le catalogue de la bibliothèque qu'avait réunieGeorgeslII, et que son OIs^GeorgesIV, donna au Musée britannique, ainsi que nous avons déjà eu occasion de le dire. Rédigé par le bibliothécaire A. J. Barnard, aidé oe divers collaborateurs, ce liyre, exécotéafec magnificence, n'a été imprimé qu*k 900 exeo-
fJaires et aucun n'a été livré au oommerct Voy. Martin, Catalogue of books prinatdf printed, p. 17ii^ ou p. 259 de la seconde édition.) Malheureusement, selon le JÎtiiiveÎAi libraire, on n'a rien à dire de cesomptueoi catalogue sous le rapport bibliographique, car ce n'est guère qu une simple table où les titres, fort peu développés, sont rao^ par ordre alphabétique des uomsd'auteurs et du mot principal du titre, lorsque le lifre est sans nom d'auteur.
Quehpies exemplaires en petit nombre de la préface mise en tête du catalogue ont été imprimés à Londres, en 18^; Hs formenl un opuscule de 15 pages signé F. A. Barnard. On y apprend que depuis Henri VU jusqu'à Georges 111, la collection de livret appartenant aux monarques britanuiquts s élevant graduellement ne dépassa pas le chiffre de 9,0(t0 volumes. Georges II! lui donna un développement des plus considérables. Dès le début de sou règne, il fi l'acquisition du cabinet du consul anglais à Venise, J. Smilh, riche en classiques anciens et en ouvrages italiens. En 1768, il envoya sur le continent M. Barnard qui passa cinq années à faire des achats intelligents. L'histoire, la géographie, l'art militait e durent d'imporianies richesses à radjonclion delà belle bibliolhèqiio du duc de Coidberland ; 300 volumes de belles gravures appartenant au cardinal A Ibanifureut oavés 1^,000 écus.
Un article inséré dans le Genilemmn'sih^ gazine, mars 18d.V,donne des détails ciroonstanciés à l'égard des ouvrages antérieurs è
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t)& BIBLIOLOOtR.
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ne renferme la liibUothfiqiieenquesilnfaitdMropressiotts lylographiques, *oave la Biolia pauperum et VHisioria JoAannif, deux édîlionsi une latine i allemande. On j rencontre anssi la Ile MaMorinef exemplaire très -bien fé| le Pêttuiierde luOsuryélin (im- ; des 811 derniers feuillets; le P^aulier U le premier lif re imprimé ayec date, trouve pas dans la bibliothèque gui occupe) ; le Ralionale officiarum' de d« ikMf troisième lif re imprimé avec lte;leCalÂo{teofide Balbus, IMO, pro« les presses de Gutemberg ; la Bible née par Pflsler à Bamberg avant 1461 jel exemplaire de la première Bible )t ajant le nom de la yille et du typo- » S il est sur papiert il y a aussi un ilaire sur félin, mais seulement du an Testament) ; la CUé dé Dieu de saint itin, 1418 (foinme remarquable par jté du papier et Téolat de Tenere) ; les 'inaiioni de Breydenbachf exemplaire élin;; le Lactaneé de 1465 (IVrota le) ; la CUé de Dieu également imprîlans le monastère de Subiaco en i46T x>n éiatde conservaiion).
Mitions originales dea classiques enl dans cette bibliothèque vraiment !. Celles de Virgile, de Lucrèce, de il, deBoèce manquent, il est vrai, mais 'anche, nous trouvons Ammieu MoT" , Aputée^ AulurGeUe^ Céear^ Luee^^ lUtlieue^ et Tîlt-ltte, tous imprimés Dé par BwejrBheym et Pannartx. Le Uieu et le Suilone exécutés en 1470 , lillppe de Lignamine sont U, ainsi que nelques précieuses éditions mises au
Yenise t Pline , 1469 (et Tédition de (ùr vélin), Priecien, 1470, Piaula, 1473^ itf, 1471 (exemplaire un peu rogné mais et), Maerobe, 147S, Justin, 1470 (malusement les cinq premiers feuillets Dent ; ils ont été remplacés à la main, l'une manière fort éloignée de la perà qu'on exige atqonrahui en pareil , SoUUf 1478, sur vélin, très^bel exem- • M'oublions pas les premières édi-
d0 Mlueie, 1470, de Tacite (vers la f année) et des BpUree de Pline , 1471, » par Vindelin de Spire ou attribuées fpographe distingue.
Miens aussi un exemplaire des Offieee oérofi, Mayence, 1465; les Tueeulaneêf f 1469 ; deux volumes de VOvide im^* I k Bologne, par Azzoguidi (édition est extrêmement diiBoile de trouver ète),la première édition de Flotue, im« m h Paris (exemplaire complet mais loarrait être plus beau); Kutrone, mé à Rome, piqué de vers), le Sénique pies, 1475, le Filmea, l'fsopa, sans le Pimégtrigue de Pline, 1476, le Pom- $ Mêla, 1471.
fait d'éditions originales d'auteurs
imprimées en Allemagne, nous renins le Térenee publié a Strasbourg, eutoiin, les BpUree de Sénique attn-
aa même imprimeur, un Horace,
DlCnOlIff- DB BlBLIOLOCIE*
sans lieu ni date, exécuté avec les mêmes types que les Apophthégmes de Plutarque (tolume rarissime, mais en as5ez mauvais état et incomplet de deux feuillets).
Les éditions primitives des classiques
Kecs ne sont pas moins di^^nes d'attention, dépendamment de Théoctite , d'Héeiode et iThocrate, tous trois imprimés h Milan, vers 1493, avec le même caractère, nous trouvons VBomire de 1488, le Callimaqut exécuté à Florence en lettres capitales, Euripide.
Apollonius de Rhodes, Orphée^ Lucien, Xé^ nophon, Plutarque.
En ce qui tonche les édiliotis aldines, comme il faut nous restreindre, nous n*en signalerons que trois sur vélin» VEuripide de 1S03 , le Martial de 1501 et leStace de 160S.
La première édition deP^/raf^ué, 1470, celle de Dante, 1472, l'Oriondo Furioso. eiemplairè sur vélin Imprimé par Giolitoon 1542, ne sauraient nous échapper. 88 ouvra-
f;es sortis des presses de Gatton, le nremier mprimeur anglais (voir ce nom), figurent dans la bibliothèque de Oeurges ilL Ajou* tons que, parmi le petit nombre de volumes que garda Georges IV, on trouvait deux Caxton au plus ^and prix (les Fables d*Esope, seul exemplaire connu et le Doctrinal of sapienee, 1«89, in-fol. sur vélin) ; on remar
3 ne aussi sept ouvrages sur vélin {lesTragéies de Sénèque, Ferrare, 1474, le Térenee, imprimé à Tarais en 1487, le Valére-Maxime, Venise, 1474, le Virgile, Aide, 1585, etc. Au nombre des livres sur papier, Boccace , de Mulieribus claris, 1}lm,1473»JLoc^aneeyRome, 1468, le Dialogus creaturartun moralixatus. Gouda, 1482^ et le Missale Sarisburiense, Rouen, 1487.
Gs^nYiux.lBibliotkéeaarenviltiana,i. V% 1842, L H, 1849). Le premier volume est de 880 pages environ. -^ Ce catalogue rédigé
far des libraires célèbres de Londres, MU. ayneetFoss, renferme l'inventaire d'un»
collection très-riche et très-importante formée par un homme d'Etat, mort en 1846, ft Tâge avancé de 91 ans.
Nous avons déjà dit que celte importante collection avait été léguée aa Musée britannique.
Le catalogue imprimé avec beaucoup de aoin èr deux colonnes, renfaraie un très-
5 rend nombre de notes bibiiogranhiques« criles en grande partie par sir Thomas GrenviUe lui-même. Le Manuel du libraire observe que cette bibliothèque ne contient guère que 30,000 volumes « ce qui, en Angleterre, n'a lien d'extraordinaire, mais elle est extrènienient remarquable fUir le goût exquis des livres qui la composent.» Dès 1818, M. Renouard signalait cette collection comme une des plus riches et des plus élégamment choisies qu'il j eût en Angleterre^ depuis cette époque elle s'accrut beauoouf) j des achats kn portants eurent lien dans de grandes ventes, notamment fe celle d'Heber, et la dépense importait peu lorsqu'il s'agissait de conquérir un livre d'une rareté insigne. Nous avons vu une
noie coQStatant que les livres enregistrés dans le premier yolume seul formaient 20,210 volumes ayant coûté M.OOO 1. st. (1,3S0,000 fr.)
Le catalogue n*a été tiré qu*à 180 exemplaires dont 30 en ^rand papier. Il en a été renducomptedansdi vers journaux consacrés à la science des livres, (voir \e Bulletin du Bibliophile, 18^2. p. b54;le Bulletin de r Alliance des Arts, t. 1, p. 189, 302 et 319 ; la Bévue de bibliographie analytique, 1842» p. 903 et 991 ; le Bulletin du Bibliophile belge, 1845, t. lil, p. 291; le Journal de l' Amateur de livres, n* du 1*' août 1849» etc.)
Nous ne pouvons donner ici qu'une idée très-imparfaite des trésors de tout genre accumulés dans la Bibliotheca Grenvilïianaj nous nous bornerons è quelques indications rapides en commençant par ce qui concerne ia littérature espagnole.
Nous rencontrons d*abord le Caneionero général^, Tolède, 1527, in-fol„ seul exemplaire connu en Angleterre; les très-rares édifions d'Anvers, 1573, le Caneionero lU^ fiiodo guirlanda temaltada... recolegido par Juan Férnandez da Constantina, in-4, seul exemplaire connu (et malheureusement imparfait de plusieurs feuillets), le Caneionero de Juan de Eazina, Çaritgoça^ 1516,in-fol., celui de Lopei Maldonado, itfodrtd, 1586, in-V, celui de Manuel de Urrea, Xo^rono, i51Q, in-foi. 8T rare qu'on n'en trouve aucune irace chez les bibliographes.
.Les écfitibns anciennes du Romancero Âètier^f sont de la plus grande rareté ; sir Th. Grenville s'en était procuré trois, celle de 1602 (exemplaire payé 63 I. st. à la vente Stanley en 1813), celle de 1604 et celle de .)6i4; il avait aussi la Segunda parte del Ba." mançero gênerai recopilado par Miguel de Madrigal, 1615, in-4, un des livres espagnols les plus difficiles à rencontrer.
Signalons aussi une réunion extraordinaire des édition^ primitives des écrits de Cervantes: les quatre éditions de la première parlie datées de 1605 (deux de Madrid, une de Valence et une de Lisbonne), celle ile Bruxelles, 1607 et de Barcelone; la précieuse édition de 1615 qui fut la première où les deux parties sont réunies (le texte de le première partie étaitcorrigéparCervantèsL ia très-bonne édition de Madrid, 1797, 7 vol. in-8, exemplaire sur vélin.
Les Novelas exemplares f Madrid , 1613, in-4, volume tellement rare que, d'après Sal va, l'imprimeur Sancha qui voulaitdonner une réimpression de cet ouvrage do Cer- .yantès,ne put jamais rencontrer en Espagne cetie édition originale. 11 y en a un exemplaire au Musée britannique, et Heber en possédait deux dont l'un avait appartenu à Charles Nodier; ils furent portés, lors de sa vente, l'un à 71. st., l'autie à 101. st. 10 sh. La seconde édition des Novelas^ 1614, est tout aussi rare; Salva parait ne jamais l'avoir vue, et-Heberà qui cet exemplaire appartenait, a noté sur le frontispice qu'il ne l'avait jamais vu figurer sur aucun catalogue si ce n'est sur celui de Couvav,en 1755.
Les éditions originalea du YiajedelPar' nanOf 1614, et des Trabajos de Peniln } Sigiêmonda^ 1617, ainsi que diverses réimpressions ancicDoes et rares.
Parmi les auteurs anciens oui avaient été de la part de sir Th. Grenville l'objet d'une vive prédilection, on peot signaler Esope; il en avait réuni plus de cent éditions en diverses langues, et plusieurs d^eatre elle» sont du plus (j^rand pnx. Il suffira de citer li
f)remière édition grecque, sans lieu Jii date Milan , 1480, in-4, exemplaire Mac-Carthj, payé 400 fr.), les Faeecie moràtee LaureniU Vallenêist làuEsopuê ^œcuê latinus^ in-4 de 24 feuillets, qu'on croit imprimé à Haerlèm
Jar les successeurs de Laurent Cosler, les ditions latines d*Augsboui^ rers lli77, et de Milan, 1&83, celle en latin et en iuliea, Naples, 1485, in-fol.j la traduction f^«^ai$e par le frère Julien des Augustina deLjoo, 8. 1. ni d., in-fol. de 73 feuillets» cTuna rareté excessive, etc.
Les anciens romaos dé cheTalerie et les poèmes cbevaleresquessont nombreux. Nous mentionnerons Vlnnamoramênio di BinMo, in-fol. s. I. in d. (iViaplas, vers 1474?), seul exemplaire connu d'unnoèmeen cinquaatebuit chants payé 1,355 rranesà la Tente fieirtourlin, et rîrani ie BUmek en dialeete va^ lencien, in-folio, imprimé & Valenee en 1490 et dont on ne connaît qu'un autre exemplaire dans la bibliothèque du Vatioan. Cerui-ci avait coûté 300 gui nées h Hébert et sir Tb. Grenville le paya 105 I. st. k la Tente de ce célèbre bibliopnile. Lea vieux Voyages for ment une des portions les plus importante» de la Bibliotheca Grenvilliana: on j troufe ce qu'il y a de plus rare et de plus préciem en ce genre en fait de naTÎgatioa dans les mers du Nord et de Tlnde, au sujet de li Terre-Sainte et de la découverte de rAmérique. On distiuff ne dans cette claaseunexeoD-
Elaire extraordinaire sous le rapport de la eauté et du complet, des PerejgrimMiietm ou recueils de voyages dans les Indes publiés par les frères de Bry à Francfort de 1590 a 1036. Cet exemplaire avait ilé paji 240 1. st. à un libraire de Londres, e| il lut ensuite considérablement accru ; toutes le» diverses éditions et traductions en différentes langues qui se rattachent à ce recueil (plusieurs sont d'une rareté extraordinaire), se trouvent rassemblées en 34 volumes in-folio ou in-4, couverts d'une reliureooiforme en maroquin bleu. Un autre recueil du même genre moins connu oiais tràs-rirt et fort intéressant, se compose desiVoeifeli^ nés in Indiam et ad Septentrionem que Levinus Hulsius- publia à Nurembeiîf oa à Francfort de 1598 à 1650 en 26 parties différentes. Quelques-unes de ees parties oat été réimprimées quatre fois; d'autres deux ou trois foisseulement, et il n'est sans doufe aucune autre bibliothèque où toutes ces diverses impressions soient réunies.
L'histoire, et surtout celle de TAn^lelerre et de rirlando, n'avait cessé d'aturer les regards du fervent bibliophile dont nou^ parlons, il avait réuni en ce genre une ou''
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DE BIBLIOLOOIE.
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litude d« lifres d*uDe rarelé extrême ; il possédait ce qu*aux xyi* et xvii* siècles on a TO paraître de plus intéressant : des opuscules dont presque tous les exemplaires ont disparu et qui contiennent des détails peu connus » des ouvrages saisis et défendus par les partis qu'ils attaquaient, se troufeut dans làBibliothecaGrenvillianaen plus grand nombre q^ue partout ailleurs. L'histoire moderne était beaucoup plus faiblement représentée.
La linguistique lient aussi un rang distin- (pédads ce beau catalogue : à côté de dictionnaires précieux, de grammaires rares, on obserye quelques toI urnes deyenus introuvables, tels que leGuia de Pecador, imprimé au lapon et en langue japonaise, 1599.
■Plusieurs volumes sont à la reliure de Grolier (ooir les articles CeUe , SannoMarf JuvHuU^ Taeite).
Une liste des ouvrages impriméssur vélin se trouve dans \^BMîiin du Bibliophile (Ik' série (t8S9), p. 102, etS79; elle reproduit en partie celle placée en tôte du premier vo^ lame et qui signale 88 articles différents. Il s*en trouve du plus grand prix, tels que YAnihologie de ii9k, VAriosie de 1531, plusieurs écrits de Cieéran, Tiforacs de 1501, le Juvénal et le MarlieU de la même annéOf Iroisanciennes éditions de Piîrarqu%^ lePsmitier de IWST et celui de 1516» le PtoUmée (édition de ihSH etde 1511), Sannaxar^ 1526 ; la 5/brsîada, lUO i le Testamentum JSthiopicuM, 1^96 ; Valère-Maxime^ 1471 ; Firgrt/e, 1170 ; Viiruve , 1515, etc. On ne saurait calculer à quelle somme totale ont dû revenir toutes ces acquisitions.
La seconde partie publiée en 18M, six ans après la première, est moins répandue ; elle formo un volume de 473 pages et xun pour la table» L*ordreslpbabétique a de même été adopté : tes notes sont beaucoup moins nombreuses; les ouvrages enregistrés, tous bons etdans la meilleure condition» sont toutefois fort loin d^avoir la valeur de ceux que si-» gnale la première partie, et ce guMI y a de plus prédeax provient d'acquisitions faites par le noble propriétaire après 184S. Nous signalerons comme trèandlgnes d'attention •
La Induction française imprimée à Pftris, cliei A. Vérard. 1485, In -fol. de VHiitoire de Guiieard et SIghmmide, écrite en latin par Léonard Bruni d*Areaio«
fmadm éTËrcole par P. A. DassI, Ferrare , U75, in-foL (volome en prose, exUrémemeni rare , mais dont il y a éeox aolres exemplaires : Ton an Mnsée brltanniaoe [fonds de Georges III], l'aotre cbez lord Spenser.)
CsNdaiuro fMffv/, SéviUe, 1855, in-fd. (On n*en sonnait en Angleterre qoe os seol exemplaire.)
CnlMiaMi MreHaimm^ Roaen, s. Lni d. in-4.
f as cnidtUê of Englande^ Saint-Alban, 14S5, infol. (On ne oonnati qoe 6 exempl. de ce volome ; tons sont Imparliits ; celdl-ci est le seol où rien ne manque an texte ; quatre foaillets de la table ont été refalu à la muin.J
Colombas» JSaneUe$ $enue$ eu tnéee à Sa Ua* ieatê impMêlê (c'est ainsi qn*on peut traduire le titre allemand de eet oposcole de 8 fis» imprimé à Augsboorg probablement en 15M, et resté inconnu aai bibliographes).
De Foe, une collection, unique en son aenre, étt plus de cent ouvraees écrits par Fauteur de Robin ion Grusoé ou qui lui sont aitribuës.
Enzina (Juan del) Cancionêro , Salamanca.tSOn, in-fol. (Edition très^rare qu*on croit U seconde : sur les differedces qu'elle présente avec celle de 1516, voir la note, p. 185.)
Kspejo de prinâpet ^qu^irt tomes, 1583,1585 et 16)5. (Roman de chevalerie extrêmement rareqnl raconte ht immêrtalet kechos del Cavalière del Feêo 9f de $u kermano Roticler Injoe del §rande Emperadur Trebaào.)
Herber (Andréas), VUœêanetorum fratrummart^' rum Laglii archiepiêcopi et LugliaiU re^ii llfibermœ. Atrebati, 1597, in-IS. (Volume fort rare et irésrechercbé en Angleterre, ainsi que tous ceux qui se rattachent à Tbistoire de Tliiande. Il existe en français une Vie de ces deux saints , Parts , 1718.)
UoraUuu Mediolani, 150S, in-fol. (Edition lèsrare que ni Panzer, ni Maittaire » ni Ebert n*oiit mentionnée ; elle manquait dans les biblioihéqnes Pinelii et La Vallière, mais on la trouve sur le catalogue de la collection AoraltenJt^ dn docteur Donglas.)
Le^e» y onfenanpas por la govemathn de lai Indiae, Alcala,f545, in-fol. 15 fts. Exempl. sur vélin d*un opuscule extrêmement rare.
Isocratesi Oraiîonei d«<r, grœce (absqne nota) , in-4.
L'identllé des types avec d'antres volumes sortis des presses de Gourmont, à Paris, vers 1507 ou 4508, montre à quel imprimeur il faut attribuer ce volume» G*est un des premiers livres grecs imprimés à Paris et il se ressent de reafattce de Tart» M» Renouant (Catabgue d^un amateur^ t. 11, p. 187) signale leJiiMinif comme le premier ouvrage imprimé par Gourmont, mais noti^ édition disoerate, un HMode et quelques autres volumes encore sont sans doute antérieurs.)
Hiitorie of îke Churck cl Seotlandt by J. Knox, Landrei , 1584, in-lS. — La rareté de cetU édition originale est extrême. Avant que Timpression en fût achevée» Touvragefut saisi par ordre de Tarchevêque de Canterbury, et presque tous les exewr plaires furent détruita. On ne connaît pas d*exeniplaire complet. Celni-d commence à la page 17 et se termine à la page 850. On autre fut payé SI I. st., à h vente Hanrott.)
A. de Ledesma» Jueffie de Noeke Buena maraliza^ dûi àla wida de Cftriilo, Barcelona, 1611, in-8. Poésies espagnoles très-rares et dédiées à la Vierge Marie.
rttus UfÊÊUê , Moguntlfls, 1518» In-fol. (Preofèns et très - rare édition complète de Tite-Ùve ; eHe fut revue et collationnée avec soin par Carbaebina sur les textes d^à imprimés; il fit usage d*on manuscrit très-ancien écrit en lettres lombardes, et il trouva plus de deux mille variantes. Unepréfiice d*Erasme est en tête, et il est remarquable que le savant Hollandais accorde à la ville de Mayence 1 honneur de la découverte de l'imprimerie.)
Marco Poto, traduction allemande decette célèbre relation de voyages, Nuremberff^ 1677, in fol. (On a cru longtemps qu*il n'existait ott*un seul exempl. de cette édition^ celui de la biUiotbêi|nfr impériale de Vienne, mais on en a découvert deux autres, celui-ci acheté à Leipiig, et un troisième qnne Payne et Foss vendirent à lord Spenser : U est décrit dans la BikUotkeca Spêmeriaaa, t. VT«jp. 176.)
Lorenso de Hedld, Catuonê a Ballo^ 15S5,3tfts., In-ê. (Edition inconnue à tous les bibHogrtpbss et qui parait la plus ancienne de tontes. Us*en vmor vait un eaempl. dans la collection de Crofis, n«S545.)
Mena (Juan de), foi rrectenias, U80é Voir la note, p. 516 pour cette édition et pour celle de In CoronanonàvL même auteur. (Ces deux volumes oui
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éié oubliés ou mal décrits par tons les bibliographes.)
Moiina, Voeabulario Mexieano^ Meiico, 1K71, infol. (Gel excmpl. avait appartenu k lord Kingsborouffb qui le paya 50 guinées.)
Prayen (Boolu of common). Ces volumes de la liturgie anglicane publiés en 1549, 1552,1559, ICOi, 1637 et 1652, sont d'une rareté extrême dans les éditions originales. Il n'y a peut-être pas une seule bibliothèque publique ou particulière où elles se trouvent toutes six. Le libraire Pickering en a publié à Londres en 1845 une réimpression très-soignée en six vol. în-fol., lettres rouges el noires.)
Romança (Primera parie de la Siha de)^ Çaragoça, 1550, ivoL in-16 avec la segunda parte que les bibliographes n*ont pas mentionnée. Heber pava 17 L st. un exempl. de la première partie.
Staden ^Haiis) Wakrrkaftige.»,, Bittoire el deê" eripiion vértlable d'un pay$de canmbaUi^ Marbourg, 4557, in-4. (Kelation très-curieuse et très-noivte d- un Allemand qui resta plusieurs années captif chez les Tnpinanibous. Carte du Brésil. Volume d'une rareté extrême et que les bibliographes n*out connu que depuis peu de temps.)
Testi (Fulvio), 17</i/ta alC invitiêsimo e gtoriomsi' mo principe Carlo Emanuelf duca di Savoia^ s. 1. ni d. in-4
Ce livret offre un intérêt politique redeyenude circonslance après deux siècles et demi environ. 11 est si rare ({ue Thistorien de la liitéralure italienne. Tiraboschi, ne le vit jamais et que les éditeurs des Opère tcetle do Testi en t817 révoquèrent en doute son existence. Il fut sans doute imprimé à Venise en 1617^ cette république étant alors en très-mauvaise intelligence avec TEspa^ gne. D*après la Biographie universelle qui a i:onsa€ré (tom. XLV) un long article à Testi, cet opuscule, composé de 43 stances, est un clieM^œuvre de poésie.
Un appendice signale quelques ouvrages très-rares récemment acquis , notamment quatre éditions précieuses de VArioste (15U» 1551 et IS&VjJaJtforfeTilrMuryroman de chevalerie en anglais, Londree^ 1529,in-fol.
(exemplaire regardé comme unique; le titre ut 6 feuillets de la lable manquent), la i^ib/e anglaise de 1537, celle en espagnol , Ferrare, 1553 (exemplaire Meermanel Sussex).
Nous avons remarcnié en parcourant cette seconde partie de la BibliothecaGrenvilliana divers volumes aux armes du président de Thou. Voir pag.24, 58, 86, 93, 209,347, etc.
Harlet, (Catalogui bibliolhecœ Harleyanœ) Londres, 1743-45, 5 vol. in-8. — Harlej, comte d*Oxford , premier ministre sous le règne de la reine Anne et mort en 1724 , avait formé la collection la plus précieuse qu*uii particulier ait Jusqu'alors possédée, et il est douteux qu on en refasse jamais une pareille, car dans la première moitié du xviu* siècle, .on obtenait des ouvraj^es trèsprécieux pour des sommes . tout à fait insigniSàtltes en comparaison de ce qu'il faudrait payer aujoura hui. Les manuscrits furent achetés 10,000 I. st. par le ffouvernement; les imprimés furent payés 13,008 1.8(. par le libraire Thomas Osborne qui en publia, afin de les placer au détail, le catalogue en cinq volumes.
Les deux premiers yolames rerus par
Johnson sont précédés d'une préface latine remarquable iK)ur l'élégance du style. Osborne mil en Tente ces deux Tolumesauprix de cinq shellings, ce qui excita des plaintes de la part des autres libraires. On inséra dans un journal que si Osborne était en position de donner un prix éleyé pour la bibliothèque qu'il avait acquise, k plus forte raison pouvait-il céder son catalogue pour rien. Le raisonnement était absurde ; Osborne y répondit sans peine en alléffuant qoe son catalogue lui revenait cher; il proposa cependant a ceux qui l'avaient acheté et qai seraient mécontents de le reprendre en rendant l'argent ou d*en tenir compte sur le montant des livres qu*on lui achèterait.
Les autres Tolumes reproiiaisaient en grande partie ce que présentaient les deoi premiers. La bibliomanie était alors h peine née ; il paratt qu'Osborne ne se trouva pas bien de sa spéculation, elqo*ileut beaucoup de peine à écouler la masse de livres dont il s'était chargé, quoiqu'il les offrit ft des conditions qui paraissent aujourd'hui excessivement médiocres. De rares volumes de vieilles poésies anglaises sont cotés k 2,3ou 4 shellings; ils se paient aujourd'hui tie 20 à 40 I. st. Le Platon imprime par Aide en 1513, exemplaire sur vélin est marqué à 21 l.st seulement; il fut acheté par le docteur Hunter qui légua ses collections à la ville de Gtascow.
Dibdin [Bibliomania^ p. 349) donne une idée des richesses de la bibliothèque Ha^ leyenne. Il n'est probablement {)as un seul de nos lecteurs qui ait eu Toccasion ou le désir de jeter les yeux sur le» eaialogues publiés par Osborne ; nous reproduirons done quelques-uns des détails que donne It bibliographe anglais en les abrégeant et es le suivant dans l'ordre des classes qu'il passe en revue.
Ihéotogier 4500 volâmes evviron. La BSkle de Bamberg, 1466 ; celle de Scboiffer, 1479; celle e& Islandais, 1664. Le Miuel meuirmhi^Me, Telèdf, 1500. Parmi les livres anglais le Faifyval/, infriné à Paris en 1495, et dont la rareté, est exiréae.
Uittmre^ 4000 volumes. Un certain nonibre . était enrichi de notes autographes de divers savasts.
Beaux-Artt^ œuvres de Callot, 9li piècesen 4 vol., de Hollar, en IS vol.; 9,000 dessins de malunes iuliens et flamands ; plu» de 10,000 perlrailt répartis en i02 volumes, 4 volumes de gravats d*aprâ Btphaël; Tœuvre de Sadeler, 959 planches en S vdnmes; des Rembrandt, des Albert Durer sans imwbre.
Clauiquet greee et latine f 9,400 volumes: 115 éditions de divers ouvrages de Ckéron, impiifflé» avant i500.
Livres «tir o^/tit, 920 volâmes ; on v distingue va très-grand nombre d7leuret, la Bible de Maveoce de 1469, et les Peregrinadonet de BrerdenlMckf
Il resterait encore eoixante classes k examiner : on comprendra que nous y renouçons. Nous aiouterons seulement d'après Tassertion de rantiquaire Gouçb, aoteurdu Brilish Topographer, que la bibllOthëqueHa^ leyenne ne contenait pas moins -de 400,000 brochures et opuscules, mais ce chiflÔre paraîtra sans douta exagéré.
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DE BIBLI0L06IB.
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Jbasbt (le comte de).--La catalogua en lalin de la Bîbtiotheea OêttrUiensis^in-k^ 1771 rédigé par le savant MorelU n*a, dit-on, été imprimé qu'à douze exeroplaire<. Un d'eux est porté au prix de deux guînées el demie sur le catalogue du libraire Thorpe, à Londres (1^9, n. 8â7â).
HARSiiBif (Biblioiheea Marsdeniana phi' loloffica et orientaltM, A catalogue of book» and manuMcriptê collected with a view to Ihe gênerai compariMon of lenguagei and to the êtodg of oriental literature^ by W. Marsden. London* 1827, in-^). — D*après le Manuel du libraire^ ce catalogue est bien faitet curieux, qnoique moins riche que celui de Langlés. Les lîf res y sont rangés d'abord par ordre alphabétique des noms d*auteurs et classés ensuite chronologiquement par langue. La première partie occupe les pages là ifrl; la seconde les pages 143 à 300. Les manuscrits Tiennent ensuite, pag. 301 è 308.
Entre autres ouvrages très-rares, nous avons distingué :
La Bible^ traduite en dialecte Tirginien, par Ellioi, Cambridge (Etats-Uois), 1685, in-4.
Le Caiéekisme de Luther ^ traduit en virginien avec un vocabulaire virginien, Stockholm , 1696, in-8.
Le Catéchisme , traduit en langue mohawk par L. Chase, avec des prières et quelques chapi- Ires êe la BîUe en la même langue , KeuhYork. 1715, tnWi.
La iienèu^ en algonquin, Cmmhridoe (Etats-* Unis).
h Evangile de eamt Marc et un livre de prières traduit en mohawk, par le capitaine J. firaui, Lon» àree, 1787. iiv-8.
Le Catecithmo de Timaquano deParcja, Mexico. 16«7.
SvrrH. — La BibliothecaSmithiana pereognomina aulfiorum disposila fut imprimée avec soin en 1755 à Venise où ce bibliophile remplissait les fondions de consul anglais. Un supplément renferme les préfaces placées en tète des volumes imprimés avant 1500. La collection fut achetée en bloc par Georges lU.Uneautre édition, de ce calalogueiraprimée k Padoue, chez Gommino , s. d. et tirée k 50 exemplaires seulement, fait con- Mttre S37 volumes antérieurs à 1500.
Smith se plut k former une autre collection, qui, après sa mort fut en 1773, vendue publiquement k Londres. Il s*y trouvait plusieurs ouvrages précieux ; le Virgile imprimé en 1(70 par Vindelin de Spire, exemplaire sur vélin, fut adjugé k 25 çuinées.
SpcHSKii {Biblioiheea Spenserianaf Londres, tSlMSlS, i vol. grand in-8}. — Ce catalogue des éditions du xv* siècle faisant partie de la bibliothèque de lord Speoser a été rédigé par le bibliographe Dibdin, auauel nous consacrons un court article; il faut jT joindre les Aides allhorpianœ (ou deséription duchAteau d'Althorp),Londres,18^, et le Deeeriptive catalogue of the Cctseano tibrary^ ifôS, contenant les éditions du xv* siècle réunies par un amateur napolitain, le duc de Gassano, et que lord Spenser acheta en bloc. Les ^des renferment des notices sur UQ très-grand nombre de livres précieux
de toutes les époques que lord Spenser avait réunis dans son ch&teau d*AUhorp. Detf gravures (pour la plupart des portraits de fa* mille), des vignettes embellissent ces deux volumes; celui qui concerne la bibliothèque Gassano est rédigé sur un plan beaucoup moins étendu que Tes autres.
Rares sur le continent, les sept volumes de la Biblioiheea Spenseriana se sont payés de 150 k 260 fr. dans quelques ventes.
D*après le Afanue/ du libraire^ cette Bi-» bliotheca est, en son genre, un des livres les plus curieux qu'on ait jamais publiés, et la collection qu'elle fait connaître, quant aux éditions du xv* siècle (car il n'y a du surplus qu'un inventaire fort incomplet), est la plus riche peut-être qu'ait jamais formée uu particulier. Elle a coûté des sommes énor» mes, beaucoup de livres ayant été achetés k l'époque de la guerre, lorsque les raretés bibliograpiiiques en Angleterre, par suite de l'interruption des communications avec it continent, avaient été portées k des prix énormes.
Jeune encore, le comte Spenser avait acheté la bibliothèque du comte Rewioxkj (voirce mot dans la suite de cet article) et ' il lui arriva plusieurs fois d'acheter en bloc des collections d*élile où il prenait ce qui lui manquait, où il choisissait des exemplaires plus beaux que ceux qu il possédait déik. Le reste était livré aux enchères.
M. Renouard apprécie ainsi la Biblioiheea Spenseriana : « Luxe de prince pour la bibliothèque; luxe non moins extraordinaire dans la rabrication du catalogue. Ges somiw tueux volumes sont, il est vrai, charités ae bien des choses qu'on ne regretterait nullement de ne pas y trouver. Une centaine de Gravures en bois copiées de vieilles éditions e Térence, d'Horace, d'Hygin ne lui donnent aucun mérite de plus, mais sa rédaction est soignée, les fac-similé sontd'une exactitude et d'une exécution admirable, et malgré ses défauts, ce brillant catalogue restera toujours un des objets les plus dignes dt toute l'attention d'un véritable amateur, »
Il n'est peut-être pas un seul de nos lecteurs qui ait eu l'occasion de visiter le château d' Al thorp; il en est sans doute bien peu qui aient eu entre les mains l'ouvrage de Dibdin ; nous ne pensons donc pas faire une chose superflue en signalant rapidement quelques-uns des livres précieux qui se trouvent dans cette magnifique bibliothèque. Il ne s'agit que de très-beaux exempl., presque tous reliés en maroquin.
Polyglottes de 15U ; de 1569, exemplaire, de delhou; de 1645, exemplaire oeGrevenna ; de 1657, grand ^lapier (il n'en fut tiré que 12dont6 sont en Anglelerre;celuici avait été acheté par M. Payne k Paris vers 1790): quatorze Bibles hébraïuues de 15i3 > 1806; la Bible grecque d'Aide, 1518, Sb. papier fort (achetée 4SI. st. en 1815k la vente des doubles du duc de Devonshire); douze autres Bibles grecques de 1526 k 1805 ; vingtquatre Bibles latinesde 1519 k 1785 (notam-
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ment celle de Lyon 15^2, avec les notes de Serve!, bien moins recherchée au'aulrefois; celle de Lyon« 1567, précieuse a oause des ligures sur bois du Petit Bernard; celle de Salaroanque, ISSS» imprimée en caractères tiQS et cependant fort nets, exemplaire de de Tbou; celle de Lyon, 160d, très-jolie édition, caractères fort menus (exemplaire de de Thou, ainsi qu'une édition de 1614).
£n fait de Bibles françaises» celle de 1530, in-fol.del!i33. 5 vol. iu-lâ (jolies figures sur bois), et neuf autres parmi lesquelles on distingue un magnifique eiemplaire de Téditiop de 1669, 2 vol. in fol., provenant de la bibliothèque I^moignon.
La réunion des Bibles anglaises ne comprend pas moins de soixante et une éditions différentes. On y remarque celle de 1535, deux de 1537 et deux de 1540. Parmi les éditions moidernes plusieurs sont en grand papier, et j] n'en a été tiré qu'un très-petit nombre.
Six Bibles italiennes, entre autres celle (le 1^6, en 3 vol. in-fol., exemplaire de Cûlbert, acheté à la vente Crevenna, et celle lie 1Q01, en grand papier, k la reliure de de Thou. Passons aux classiques anciens, en suivant Tordre alphabétique.
Anaeréon , aottrc éditions de Bodoni : celle de i 4«a sur vélin.
Aristole, De Arte poeiiea, f 7d5, grand papier.
Callimûaue. 1794, in-fol. exempl. sur vélia, de l'pi^ilion de Bodoni.
BémMtkèmê^ 1570, in-rol. grand papier, exempt. i(0 Charles IX.
^^cièu^ 1711, grand papier, irès-nre, exempK La^noignon.
£«çA§f(e, 1663, in-fol. Un des livres en petit nom- >)re bruyenant de la bibliothèque Bewiczky que loni Spenser a gardés ; celui-ci est de toute btàuié ; 17115, 5 vol. inriçl. avec les dessins originaux de Flatmann.
Euclidt^ en arabe, Coi^lantinoplc, 1588, in- fol. M'ès-rara.
iiuripide, 1691, in-fd. grand p^ipi^r; on sait ivtiubien il est rare.
Ilé^ode, 1757» on des dix exenipl. sur grand papier. (Uord Sp^pser avait fait passer un ordre d*an chat à Paris, en autorisant d aller à 60 guinées ; It; volume lui échappa^ mais il en trouva un autre ;i tfà guinées dans Un^ vente faîte k Dublin. Sir Th. GrenviUe paya un cjçempL l(K)i 1. st. à la vente Grafton.)
Homère, Bftle, 1551, eiemp|[, dç de T(^on.
IJbqnui, lo06, grand papier^ eiempl. ^ (l^icacè'Ài Henri IV.
" Poitœ grœçu 1^^^ grand papier, ei^empl. de Boxe.
Sophocle , 1786, un des six exempt sur papier furl.
Théophrastê, 1790, in 4, sur vélin.
Xétifiphon. 1703, 5 vol^ in-8, tous en gran4 papier, ce qui est extrêmement rare. (Ces vojiume^ proviennent de diverses collections difl^renies. — L'édilion de I7i7, sur trés-gr^ncl papier, TmI obtenue •Ml donnant en échange un exempl. des Oi$eaux de H'ilTonquî avait été payé 80 guinées.
Au nombre (les classiques latips on remarque : une collection complète des auteurs aduium Delphini^ ^h vol. in-h, reliure uniforme en maroquin bleu ( bel exemplaire contenant non-seulement Prudence et Slace, mais les Opéra pliilosophica de Cicérou, pa}é
57 1. st, 10 sh. à la vente Pultenev ; CûiMe^ 178B. in-fc snr vélin, ainsi que VUoraet de Bodoni et le Lueain de Renouajtl. — 7ire- Livê , 1589, exemplaire de de Thou.
Nous laissonsdecAlé bien dea oavrages extrêmement rares appartenant à la liilératura et à riiistoire de l'Angleterre. Noos nous bornerons à indiquer un exemple de VHi^ taire de Bapin Tnoiras, 1732, 5 toJ. in-IoL (grand pap., épreuves de choix |lourleapo^ traits), payé 60 guinées à la vente Steevens, et un exemplaire de rédition origiiiale de de Shakespeare, 1623.
Parmi les ouvrages illustrés, on peot si«
Snaler VHiêtoire aAngleterref par Clareoon, 16 vol. in-8, enrichis de plus de S,MO gravures et portraits. Beaucoup de gravures sont de maîtres célèbres, tels que Faitboro, Crispin de Pas, Hollar (il y a ISi gravurfs de ce dernier) \ on compte 170 poriraits de Charles V\ 1^ de Charles 11» Tk de CrooH well.
Le tome second des JEdes AUkorpian» of« fre un inventaire des livres latins, ilalienjt, etc. La liste de ces trésors présente plus de 1,000 articles tous de choix et du plus grand prix. Nous citerons les Capiiulana de Baiu^e, 1G77, grand papier, exemplaire de de Thou; la magnifique édition des JLiuiidef deCamoens, 1G117, in-fc ;la ^ygotsitM» 38 voL grand papier ;Franchinu8, de irorMOfiia, 1518, in-dbl., exemplaire de Grolieri la JfscAina ca{e<n'j d'Hevelius, 2 vol. iq-fol. dopl Textréme rareté est bien connue; llahilloo, De re diplamaiice^^ grand nap., ezeoiplaîra Colbert; le Tewrdanck, 1517, InnfbL, sor vélin.
1^ collection des éditions de TArioste an XVI* siècle en contient dix-hnit, parmi lesquelles il en est de très-rares, notamment celle de 1516 (dont on dit qu'il n'y a qu'an autre exemplaire, celui de la bibliothèque Impériale de Paris), l'édition de ifSSk reoier« me» circonstance très-rare, tontes les gravures de Porro, lesquelles sont d*aillears dé- (pourvues de mérite.
La réunion des Bibles en diverses languie est nombreuse et importante; là se montrent la traduction espagnole datée de 1553 si difficile è se procurer (exemplaire pajé 20 guinées quoiqu'il y ait deux feoillels manuscrits), la Qible allemande de 1BS7 (9 vol. in-12, sur vélin), et de 1718, 2 vol. infol. (impression stéréotype fort peuconnue.) Nous passons sous silence bien des Bibles ep langues du Nord et de TQrient.
Les portions séparées de la Bible sont eo grande quantité. On distingue des exemplaires sur vélin du fentaleuque de 1821. du Psautier iiQ 1816 et de celui de 1812. Plus de cinquante éditions du ^oureati ratloaiaU. Qn y trouve celle dé t568i 2 vol. in-lii (exemplairesqr vélin, aux armesdedeTbou), de 1642 et de 1723 (toutes deux in^ol., grand papier, armes de de Thou;, de 1758,' sar vélin.
Nous ne signalerons qu'un seul ouvragi en français. C'e$t un recueil de quatreopufculeb sur la mortd*Henri IV; ou 7 troufs
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DE BIBLIOLOGIE.
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ravure de Firens représeulant îe défunt irson lit de deui/.Ce petit volume, re- 1 maroquin, fui payé 10 guiaées au re Tripljook.
LLBTT, 1790. ^ Cette bibliothèque
counaissait sous le nom de Uerljf ryi cause du château où elle était, fut t d'un catalogue que son propriétaire, e Willet, flt imprimer en 1790, à peirabre et \ïout son usage. Il en avait (iemment tàii paraître la DeicripUon I volume orné de 25 planches et dont Lte est en anglais et en français (lon- 1785, gr. in-fol.}.
1^ la mort de cet amateur, sa oollection, tée à Londres, y fut vendue en 1813,
prix en général fort élevés comme qu*on payait alors en Angleterre. Le gue contenant 2906 articles produisit S 1. st. Hartweil Homo dans son Iniro^ m 10 thestudy ofbibliograpky (1811, p.
: donné de longs détails sur cette vente.
§ 3. — itatUf Allemagne^ etc.
kLA (le comte d*}, Fienne, 1808, in-8.— Ce •gue mentionne seulement les éditions lales et les volumes imprimés par les qu'avait réunis cet amateur. 11 est cuquoiqu*il contienne beaucoup d*er- , selon H. Renouard, lequel a fait lisition de plusieurs des éditions alqui figurent dans cet inventaire.
IXB (LJ [Catalogo délia bibliotheca sar* Icttv. L. BailUt preceduto dalle memo^
UQmo aUa 4i lui vita, Cagliari, 18U, — Catalogue spécial touchant un genre res peu conu.
ju. (CakUoffut bibliothecœ BruhlianŒf ie, 1750-36, k vuL in-fol).— Ministre laissant k la. cour d'Auguste III, roi >logne et électeur de Saxe, le comte de
(mort enl763),ami du luxe (14)3), avait nblé par ostentation une bibliothè* Irès-nombreuse et bien choisie. Ces
font aujourd'hui partie de ka biblioe de Dresde. Le ft* volume est consarhis^oire de France; les pages 116- »résentent Tinventaire d*un« collection (Ombreuse de Haiafinades. Le 1^ vorenforme les livrer sur la géographie, >ire générale, lea antiquités; le second latif è Thistoire d'Allemagne; ie troi- I k celle des Pays-Bas, de l'Angleterre,
Suisse, de l'Italie. Il est à regretter ». catalogue, tiré k petit nombre et le but de faire des cadeaux, n'ait i)as hevé. La guerre de Sept ans qui vint îr la Saxe donna aux minislres de ce l'aulrea soucis que ceux de l'impreslu catalogua de leurs livres.
ikis (Caialogus bibliothêcœ BunavianŒt igi lIRO^Sl^ 3 tomes divisés chacun ux parties in-d']. — Ce catalogue ré-
) € Bmbl ët^ii rhonme de ce siècle qvi avait I d'habits, de montres, de dentelles, débottés, liera et de pantoufles, i Ainsi s*exprîine Fréi dans ses Mémoirei. Sa maison était composée s de deux cents domestl(|ues. Toujours à u roi, il passait les maiiuces entières en sa
digé par J. M. Franck n'a pas été terminé. Les livres du comte de Bunau, achetés par le roi de Saxe, font aujourd'hui partie do la bibliothèque publique do Dresde. On a reproché à ce catalogue des sous-divisions trop nombreuses, de sorte au'il est nécessaire parfois de recourir h la table aQn de s*assurer de la présence du livre qu'on recherche.
Cappo^ii {Catalogo délia libreria Capponû con anno/cuionî, Rome, 1747, in-4).— ta bibliothèque du marquis Alexandre Grégoire Capponi ne contenait guère que des livres italiens; elles été réunie aux colleclipns du Vatican; le catalogue renferme des notes utiles au point de vue bibliographique; elles sont dues à P. Berti et h D. Glorgi. Les livres, parmi lesquels il y en a d'im.portants pour la littérature italienne,, sont rangés dans Tordre alphabétique.
CASSANO-SKaRA (Catalogo delV ediziofii del eecolo xv esislenti nella Bibliotheca del Duca diC. S., Napoli, 1807, in-8), -- j-a bibliophile, propriétaire de cette collection où se trouvent eu grande c|uanlité, des éditions napolitaines antérieures k 1500 et d'une grande rareté, fit imprimer ce petit catalogue afin de rencontrer un acheteur. Des années se passèrent sans qu'il s'eii |)résentât; enfin lord Sponsor vint et fit l emplette en bloc dse cette bibliothèque dont Dibdin a publié l'inventaire raisonné ainsi que nous l'avons dit à l'article Spenser.
CiGOONARA {Catalogo ragiomto dei libri d'arté e d^antichità, Pisa, 1821, 2 v. in-8}. — Achetée en 1824 par le pape, cette importante coHection a été annexée a celle du Vatican. On a reproché avec raison au catalogue de renfermer beaucoup de fautes d'impression. Le Manuel du libraire^ en général sobre de louanges, observe que « des notes très-curieuses rédigées avec goût et précision le rendent fort intéressant. » Les opuscules sur les arts et l'archéologie, imprimés en Italie et rares dans les autres pays, sont nombreux. Cicognara laissa une riche col« lection d'estampes anciennes, de nielles, de jeux de cartes ; la vente en eut lieu à Vienne en 1829. Lo plus important de ses divers ouvrages est sa 5^on*a detla seultura^ Venise, 1813-19, 3 vol. in-fol. ; on y trouve des recherches utiles, mais on y remarque beaucoup d^omissions. Voir trois articles de M. Qualremère de Quincy, dans le Jour-^ nat des Savants^ novembre 1818, mai et juillet 1819
CoLBTTi (Catalogo délie storie particolan délie eità e tuoghi d^ltalia^ U quali si trovano nella domeslica libreria dei fratelli Coletti in Venezia, 1779, in-fc, xn et 328 p.). — Ouvrage important pour la bibliographie des historiens de l'Italie. ^^
présence, sans jamais dire un mot, tandis que ce prince dësœuvré se promenait en fumant et laissait tomber les yeui sur lui sans, le voir. Bruhl, ai-je de fargent? —Oui, sire. —Ce fut toujours là sa réponse. Et pour pouvoir répondre de la sorte, il jeta le pays danb une banqueroute déiiastreu^e
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DIGTiONNAlRE
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Elu {Catalogo dei libri dal conti A, M. de Elci, Firenze, 1836, Sn-h). — Catalogue important et qui n*a point été mis dans le rommerce, mais mal rédigé ; il ne se compose que de 148 pages, et I on a dû réimprimer 2k cartons afin de corriger des fautes grossières ; il s'agissait toutefois de dresser rinfentaîre d'une collection qui, dans sa spécialité, est une des plus belles de l'Europe et qui contient 19 volumes imprimés sur vélin parmi lesquels figure le Virgile de Vimielin de Spire, 1470, et un superbe exemplaire du Lucien publiée Florence en 1469. Le comte d'EIci à l'égard duquel on peut consulter un article curieux inséré dans, la Biographie univeriW/e (au Supplément), s'était proposé déformer une collection complète des éditions originales des classiques grecs et latins; il n'avait reculé, dans ce but, devant aucune fatigue, devant aucune dépense, et avait profité avec un zèle infatigable des occasions qu'offrirent les bouleversements dont l'Ilalie et l'Allemagne furent la théâtre. Les dépôts dos couvents supprimés lui procurèrent des dépouilles opimes. Ce fut h Vienne que d'Élci passa la plus grande partie de sa vie, mais il légua ses collections k la biblio* tèque Palatine à Florence. Les plus anciennes éditions hébraïques de l'Ecriture sainte, les premières impressions aldines, de rares éditions de Pante et de Pétrarque figurent sur Tinventaire que nous signalons et qui n'est accompagné d'aucune note. Dibdin, dans ses Remtni$c0nce$^ parle en détail de cette collection, et il a été publié h Messine en 1851 un recueil de lettres écrites par le comte d'Elci, de 1803 h 1807 au comte François Taccone qui partageait ses goAts pour les livres rares. Des extraits de cette correspondance exclusivement bibliouhilique, ont été ipsérés dans le BuHetin au 6JpHophile, l"»/ série, 1855, p. 269 et 400. Le comte d'Elci ne se contenta point de n?^ cueillir des livres, il a fait imprimer h petit pombre et avec luxe des iatiret qu'il avait composées et qui n'ont pas un grand mérite |K)étique; il uonna en 18U k Vienne une Il ès*belle édition ip-fol. de la Pht^rsalede Lucain.
Farsbtti {Catalogo di eommfdi0 ilaliafiet Venise, 1776, in-12).— Ce petit volume de 207 P4i^es offre l'inventaire raisonné d'une collecliD)i fort importante de raretés dramatiques appartenant au bailli Farsettt. Pes noies nombreuses et parfois d upe certaine étendue lui donnent du prix.
Gautzist (le prince), Mçnu^crits es livret rarei, Moscou, 1816, in-8.— Ce petit catalo-
Îue de 96 pages contient un gr^nd nombre articles d une Uaute importance.
GoLowdN (le comte Alexis de), /.efpxtgf, (798, in-8. — Ce seigneur russe eut dus goûts inconstants; il aima tantôt les livres, tantôt les tableaux, puis les chevaux ; aussi se défit il promptemcnt des volumes qu'il
Svait rassemblés et qui formaient le noj^au *^n« collection fort iuléressaute. Ses ri-
ches manuscrits furent acquis en grande partie par le prince Galitiin qae nous afont déjà nommé. Le catalogue imprimé ft Leipzig est très-difficile k trouver en France.
Ja^lonow. — Nous n'avons pax rencontré ce catalogue que nous menlionnoni d*apr^ M. Graësse (trésor dee livres raru^ 1, UO]. Rédigé par F. 8. Wiizleben et accompagaj de notes bibliographiques, il est resté inachevé. Il n'v a que le titre» la dédicaoei la préface et 30( pages.
HoHBNDoiip, La Baye, 1730, iu-8*. — Trèsr belle collection qui fut achetée en bloc par l'empereur Charles VI, et déposée k la bi-
bliotlièque impérialede Vienne. Le catalogae est divisé en trois partieSi d'après les formait il y a 16U numéros pour les in-folio« 2m pour les in-h*, 3132 pour les in-8* et les pe^ tits formats. Plus 131 articles manusorils.
Les livres précieux abondent dans celle réunion remarquable. La théologie présente, entre autres ouvrages d'un graoïi g riz, la Bible de 146S sur vélin, la Vjgate^ ome, 1590,leJlfiase/ rnoxorofta, Tolède, 1500. — En fait d'éditions originales des classi-
Îues, nous trouvons: P/ina, 1469, Valirt' faxime, Mayence, U71 » sur vélin, Ihm», 1&69, et bien d'autres.
La partie des beaux-arts est fort riche; ony rencontre les rares ouvrages sur la Husi(][ue de Pierre Aaron, 1509, de L. Foiia-
fii , 1529, de C. Zarlino, 1589, etc. ; quant l'architecture, les productions aujourd'hui si recherchées d'Androuet du Cerceau, de J. Marot.
Grand nombre d'ouvrages sur riiis*oire de France, parmi lesquels les Gestes des TelosainSf par N. Bertrand, 1555,
Dans les Voyages, les Peregrinacianes de Breydenbach et les deux tramictions françaises, 1477 et 1489, le recueil de Raïunsio, etc.
Les romans de chevalerie étaient en grand nombre et très-bien choisis ; nous nommerons : Le Jouveneel, 1497, in-fol. sur vélia, le Thrétor de la Cité des Damss (1497), sur vélin. Giron le Courtois, Trisfan et tes Cent nouvelles nouve/Ze^ (trois éditions de. Vérard). Buon de Bordeaux, in-4, s. d., Cfuerin le Mesquin, 1533 ; Conguestes du gran4 roy Cteriemaigne, Rouen, s. d.
Dans l'ancienne poésie française nous découvrons des iivresqui sont aujourd'hui l'objet des vœux les plus ardents des bibliophiles, tels que les Lunettes des princes, i^ar Mescbinot , 1409; les OSuvres de Villon, 1539; les Chants royaux, par G. Grelin , 1537; V Antiquité du triomphe de Bexiers, 16S ; la Farce de Pathelin (trois anciennes éditions, s. d.), les Songes drolatiques^ 1565; les Contes d'Eutrapel , 1586 et 1507.
Mentionnons aqssi un volume que noas n'avons jamais rencontré, et qui, sans doute, se payerait bien cher s'il se préseotiit dans une vente publique : Stromatourgii, ou de V Excellence de la manufacture des Mpis, dite de Turquie , nouvellement étebiu en France, sous ta conduite de Pierre es Pont, Paris, IG33, in 4\ exemplaire oi
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M lUBLlOLOOrE.
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iê lettres grises et les vignettes soat : s avec le plus grand soin.
Ilection eliilne estcataloguée séparén* 2831 à 3953; la plupart des to- PDt reliés en maroquin, et il en est rs è la reliure de Grojier qui se »nt aujourd'hui au poids de Tor : Far xime^ io3k; Térenee^ IS^l, sur vérac0, 1527 s Silius Ualieuiy 1524 ; Sta^ lUvémU 1501 ; Ctaudim, 1523; Di^ m poeiarum lusus » iS3ii.
wr% jfiataloauê librorum doctoris him GotMx de la Cortinat march. de B qui inadibui tuis exêtani^ Matri- -59» 5 Tol. in-8^). — Bien peu de les digues de quelque attention ont au jour en* Espagne ; celui-ci mérite intioa spéciale. Les titres sont énon- G une scrupuleuse exactitude, et les cquîsitiou ajoutés, me V forme un énorme Tolume de ges, On y trouîe, comme dans le$ nts, les renseignemeuts biographie i intéressent chaque ouvrage, le nomvolumes dont il est composé, et le chat. Plusieurs articles amènent des biographiques sur divers artistes et is plus ou moins célèbres, tels que , y Sannazar,S(Uiliger, Turnèbe,Strada.
es excureus d'une grande étendue Qjansce volume, notamment laBtogro- Don Sanehe$ de la Ro$a et ses œuvres , 20Ï p. et VExamen critique de la es ouvragée de Pe/i^ten, composé en ar N. A. Bonalfores et traduit en es- 278 pages.
|ue nous parlons de catalogues pui delà des Pvrénées, mentionnons le
0 de libres que se han de 1er para a aeian dé dieionario da Imgua porlti- Jsboa, 1799, ia-4, 153 pages; Quoique
1 une simple nomenclature alphabéle catalogue est fort important pour de la littérature portugaise ; les ano-
T sont dévoilés. Il est très-rare, été imprimé que pour être distribué idémiciens.
rsLi {Série di tesîi di lingua , Livorno, vol. 8*). ^ Cette collection fut ache»le grand-duo de Toscane. On reprocatalogue quelque emphase, il se « de livres italiens classiques, et pré* 2000 volumes ; 82 ouvrages, eiemtirés sur peau vélin, et 873 sur pacouleur.
Tyus [Josephi Renali eardinalis)^ l711yin^fol.-- Très-bon catalogue qui rvirdemodèlepourriuventaired'une bibliothèque. Il fut rédigé par Foniiui y consacra neuf années d'un trainiAtre. Il faut s*assurer si ce volume it ?18 pages ; plusieurs cahiers d'ap* ti et d'addenda placés k la Qn mansouvent.
iCEKY. {Bibliotheea grœca ^i latina :tens uuctores fere amnes Grœciœ et Lares... quam usuimeo paravi Perieryus ïilus, BcTlin, 178», 8'.) - Amateur • ce noble Polonais nétiàt pas assise/
difficile sur la choix des exemplaires, et, malgré un goût décidé pour le maroquin, il ne savait pas se faire (airedebonneset belles reliures.Lord Sponsor acheta la collection, et le prix fut stipulé en partie en rentes viagères; mais deux ans après le vendeur était mort. Il possédait quelques éditions aldincs sur vélin; on lui reprocha de n'avoir pas amélioré quelques-uns de ses volumes en voulant les laver et les régler. Le catalogue qui doit contenir deux suppléments, n'offre pas aujourd'hui un ^rand intérêt; il fut réimprimé en 179b, in-8% xxiv et 390 pages, et cette édition renferme trois tables et qneN ques notes,
SzBCHBNT (le comte de), Caialogui hibao^ theeœ Hungarieœ. -^ Ce catalogue d'une collection spéciale h la Hongrie , formée par un zèle patriotique, n'a point été mis dans lé commerce. 11 se compose de huit parties qu'il est diflicile de réunir, et qui, tables et suppléments compris, ont paru de 1799 fe 1809. On y ajoute le catalogue des médailles, 1807, 3 tom. en 2 vol. in-8*; et celui des manuscrits, 181&-15, 5 vol. in-8*.
Une bibliothèque du même genre, mais moins considérable, est celle du comte Té« leki de Szek. Le catalogue, dont il n'a été tiré que M exemplaires, forme 3 vol. in-8*, imprimés kyienne,en 1796, 1800 et 1811.11 est rare de les trouver réunis.
Thott (Catalogue bibliothecm Thottianm , HauniiB, 178fc-95, 7 tomes en 12 vol. io-^).
— On trouvera au Manuel du libraire^ t. 1, p. 579, des détails sur ce grand catalogue un des objets, sinon les plus précieux, du moins les plus utiles que puisse renfermer un cabinet de livres de bibliographie. Il présente une collection immense. 121,9^5 volumes imprimés, et 415b manuscrits, les-
Îoels ont été légués k la fiibliothèqne royale e Copenhague, ainsi que le» éditions antérieures h 1530 (6059 volumes.) Van HotTBsy, Bruxelles^ 1836,5 vol. in-8.
— Nous avons déjà dit quelques mots de cette vaste collection en pariant delà bibliothèque de Bruxelles k laquelle elle aité incorporée. Elle mérite que nous nous en occupions encore. Son propriétaire fut Ton des oibliophiles les plus fervents qui aient
Jamais existé. Nous lisons dans une notice >iographique à son égard : « Van Hultbem aimait tant ses livres qu'il en avait |>anout; jusque dans son salon et sa salle à manger; la table sur laquelle il prenait son modeste dtner en était couverte, et à peine y avait-il place pour étendre une serviette; raicôve même dans laquelle il couchait en était encombrée. Il craignait si fort la fumée et Iq poussière pour ses livres qu'il ne voulut ja*» maisde feu dans sa chambre même, dans les hivers les plus rudes. Pans les liernières années de sa vie, lorsque le froid était trop intense et qu'il éprouvait, étant au lit, de la peine à se réchauffer, il se faisait mettre sur les pieds un de S9s in-folios. »
Pendant Thiver rigoureux de 1825, on le vit revenir en diligence du fond de la Hollande : il avait oublié son manleai^ et il ter
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DlCTiONNAlRE
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nait sur ses genoiii, arec une opiniâtreté lierséTérante»' deut' tnvgnifiqnes volumes * in-ik qu'il n'avait pas oié» dans !a crainte qu*i1s ne so frottassent, déposer dauS sa malle. »
Une préface de 70 fiages placée en tète do finventaire des 32CK)0 ouvrages miMI avait réunis donne d*amplés détails sur I*existen« co de cet amateur ; né k Gand en 1764 mort en 1833. Il remplit en Beli^ique d*imporlan« tes fonctions publiques; il fut greffier de la i«econde chambre des états généraux des Pays-Bas, secrétaire perpétuel de l'Académie de Bruxelles, membre de la seconde chamtMredes états généraux, etc. Il attachait un graud prix aux ouvrages portant la signature dMu)mmes célèbres ou annotés par des savants.
La théologieorthodoxe occupe prêt» deSOOO numéros dans le catalogue en question. Nous signalerons un uetit nombre des articles les plus remarquables en transcrivant les notes <|ui les accompagnent : La Bible en français^ imprimée k Anvers par Martin l'Empereur 1530, 2 tomes in-folio et la réimpression de Louvain, 1550, in-folio.. Celle traduction, devenue peu commune, fut faite par ordre de Charles-Quint qui en conQa le soin k Nicolas de Leure, chanoine de Louvain, aidé de François de I«arbin, prieur des Célestins. Ce n'est d'ailleurs qu'une révision de l'édition publiée k Anvers en 1528, par Martin l'Empereur en k vol. in-8, de la traduction de Jacques Lefebvre d'Elaples corrigée par le gardien des Récollets d'Anvers et par le docteur Coppip. H n'y a dans cette édition ni le Psautier, qui avait été imprimé k Paris chez Simon de Colines, 1625, in*8, ni le Nouveau Testament, publié chez le même, 1523, in^. D'autres éditions prirent le jour *;hez Martin l'Empereur en 1529-32, k vol. in-8 avec privilège de Charles-Quint et en ISSfc, in-folio. Cetto traduction fut comme la l»ase de toutes cellos.aui parurent jusqu'k ce que le travail de Sacy fut mis aujour.-*Atsiariœ Vêteriiet Novf Testamenti^ bel exempl. complet de la première édition du célèbre ouvrage xylo^raphique connu sous le nom de Bible fUi Pauvres: il avait appartenu k l'abbé Ghesquière, jésuite et l'un des Boilandistes. En 1810, il fut adjugé au prix de 613 fr. dans une ventefaite k Gand. — Spéculum humanœ Salvaiionit, in*fol., ouvrage trèsrare et du plus grand prix. *- Die Wararhiige epiegel uneer bekaldeninef (le vrai miroir de notre salut, Culembourg J. Valdeners 1483 ; Hiitorie vùn het Heilige Kruye (mêmes ville et date), in-&. Le premier de ces ouvrages comprend 134 feuillets et 130 figures sur bois; le second qui est une histoire apocryphe de la vraie croix se compose de 32 feuillets avec 64 âg. sur bois. On a prétendu oue les planches étaient les mêmes (|ue celles qu'avait employées Laurent Coster. — Eisai nur h livre de Jobf 1768,2 vol. in -12. Cet essai est traduit du texte hébreu et enrichi de commentaires par les capucins liébraïsants do la rue Saint-Honoré à Paris.
Les auteurs de ce commentaire ne pensent pas que, conformément k l'opinioii comoi • ne. Job ait existé pendant ou avant la vie de Moïse; ils croient qu'il a vécu longttmpi après et probablement, selon eux, do temps de Nabuchodonosor. — Brèviarium eecmn* dum morem eecleeiteSanetœ Mariœ Animer' pieneii^ Anvers, Jean Hertzog, 1496, S vol. in-8 ;le plusancien de tous les bréviaires imprimés aux Pays-Bas» car celui de Liège est de 1514, de Bruxelles, 1516, de Bruges, ISM. Il paraît probable que c'est le seul exemplairt bien complet qui existe ; un autre défectueux se trouvait dans le cabinet do bibliophile Michiels ; il fut acheté en 1787, aa prix de 41 florins par le chanoine Gasparoli, dont la collection a passé en Angleterre. — Maximes ei réflexions sur la eomédU par Bossuet, Paris, 1694. Exemplaire prérieoi, avec des additions, corrections et aoppressions de la main de Bossuet. — Caieekùwmi où die somme der ekrisieljfcker... Litevto. Merlin Yerhusselt, 1558, in-8. Première édition du premier catéchisme flamand dont on se soit servi aux Pays-Bas. Elle est d'une rareté extrême. — P. Canisii CeUeekismm imaginibus expressuSf Ausustas Vindel. 1613, volume très-rare. Les figures gravées sur bois sont bien composées et pleines d'expression.
Pauli Nolani Opéra, Anvers, 1C2S| în-S^ avec la signature de Racine.
Catalogues officouux»
Les catalogues officinaux publiés par des libraires ou des imprimeurs remontant k une époque reculée. Les Aide en publièrent
2uelaues-uns, ain^i que les Estienne (k cet garci nous renvoyons aux AnmUes de res deux typographies célèbres écrites par M.Renouard). Simon de Col i nés , Wechel,Horel et d autres k Paris, Oporin k Bâie, Plan* tin k Anvers et bien d'autres eurent reêpors au même moyen pour faire sortir de leurs magasins les volumes qui s'y accumulaient. Ces anciens catalogues ne sont pas inutiles pour l'histoire bibliographique de ces époques;
Ou recherche tes catalogues publiés par les EIzévier. Le plus ancien est daté de i<n8. 11 en existe deux autres datés de 1634 et de 1638. On ne connaît qu'un seul exemplaire de celui de 1644 (in-4, 4 fts) : il a été réianprimé grâce aux soins de M. Pieters k Gand^ Un autre petit catalogue de Louis EIxévier, 1649. in-12,aété reproduit dans leSerc^ptiHi in' du 15 mai 1854), réimprimé à Paria ea 1855, sous In direction de M. J. Chenu et mis au jour une troisième foisk Hambour[{ en 1857 avec plus d'ei^clitude. Cette dernière édition due k M. Hoffmann» n'ia* été ti< réequ'k 50 exempl.
Nous pourrions ci ter encore unedousaine de catalogues officinaux de cette célèbre imurimorie; le dernier e.<t daté de 168k Celui de Daniel EIzevier, 1675, 18 fts, est le plus curieux ih tous, parce qu*il fait connaître le prix primitif Je chaque ouvrage.
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DE BIBLIOLOOIB.
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Ire de ces catalogues daté de 1.681 a tjet, en 1823, d*une réimpression pu- )ar le bibliophile Mottelejet tirée à empl., plus un sur Télin qui a été suo- 'ment adjugé à UOet 130 fr. en vente ue. Nous renvoyons pour plus amples sur ce qui concerne ces divers catalou Manuel du libraire^ au Trésor des 'ares par M. Graësse, t. Il, p. 76; aux ches ne M. de Keume turlee EUcvier^ p. 81-8^) et aux Annalee deTimprime^ Mrienne par M . Pieters.
XIX* siècle f les catalogues ofTicinaux tiplient, et nous devons nous borner idir^tions fort succinctes, emarqueceux qu*a publiés le libraire n qui s'était adonne à la spécialité des tésbibliographiqueset qui laissa après t une collection importante vendue I. Nous en avons parlé, :810 ce bibliophile fit paraître le <5a- ) élégamment imprimé par Didot, ^llection des éditions cum notis vala plus complète, et la plus belle re qu'on ait lormee ; indTépendamss volumes hollandais, on y trouvait belles productions des presses d*Oxde Cambridge, La collection compre- 7 volumes. Une collection elzévirien- Sk ouvrages formant 23i volumes se t à une réunion de 212 volumes imsur vélin (152 étaient des stéréoty- Didot) ; on y remarquait divers ou* de Delille» in-ï« les Bueotiquee^ 1806, 'ec 22 dessins originaux; VIliade et uUem délivrée^ traduites par Le Brun, 1811, in-fol.
lit de catalogues contemporains* nous rons oublier la Deêcription bihliogra* des livres choisis de tout genre com" ta librairie J. TecAener, tome 1'% 1855» in-8. Catalogue comprenant jméros. La théologie orthodoxe en que 400.
allons signaler quelques-uns d'entre indiquant les prix auxquels ils sont afin que nos lecteurs se fassent l'ila valeur qui s*atlacbo aux raretés de e,
Uuina^ Roone, Suwenbeym et PannarU, roi. i»-rol. ; 580 fr.
MMTa, Lfon,Gryphe, 1542-49, 5 vd. iD-f6, conipaniments; les arabesaues des plats lusaét de vert et de blanc ; les dos, aune talion très- riche, sont variés saivant Té* des votâmes, 550 fr.
ftê en françoifs, Lyon, 1521, in-rol., belle io(leme;250ir.
w et panétiyriaues à f honneur ée Noît^ ^An§a et du sirmfhiqut père saint François^ à l^aris, par le P. Suarez, Parîi, 1U5», lierbe exempt, relié en mar. l)leu d'un livre lé de deux magniûqnes portraits, Anne le et le IHinpbin. Agé de cinq ans.
re intitulé: Inîerneile eomolaciony Paris, -8 gotii., exempl. de la plus grande beauté ilion très-rare ; 150 Tr.
ouer de famé peekeresu^ Pariai, A, Lolrian, ', in-i. Bel oxempl. d'une cdilion trc»rare ice |>ar les bibliograplics; 123 l'r.
|ucs ouvrages d*un jtrix ordinaire
mais peu connns sont Tocfasion de notes qui donnent sur leur compte des renseigne* ments.
Le Démoerite chrestien, c'est-à-dire le mesprit et moeqmerie des vanités du tnonde. par P. De Oesse. Pans, 1615, in-li.
Livre curieux, mais qn*ll est rare de trouTer avec le frontispice gravé et la flirure de Démoerite, deux pièces dues k Léonard Gaultier et qui ont dn mérite.
Béponse de rareheeêque de Caïukray (Fénelon) à la déflaration de f archevêque de Paris, de revécue de Meaux, elc», contre le livre intitulé : < Explication des Uaximes des saints, i 1698. Seconde édition qui offre un grand nombre d'additions et quelqmfs suppressions comparativement à la première de 1d87«
Le Catéchisme roval, en vers, par P. Le Dlanct chanoine, Parfs, 1655, in-8. Livre asseï singulier dont les questions sont en prose et les réponses en vers.
H. Techener a mis au jour en 1858 un second volume de son catalogue, (n* 669i à 12920); la partie consacrée h la religion chrétienne va jusqu'au n* 7168. Nous continuerons d'indiauer quelques-uns des oarrages les plus précieux.
La Bible en françois, Lyon« héritiers de Jean Michel, 1^56, in-4. Bel ezenpl. d'une édition fort rare, il a appartenu k Henri 11 ; S50 Tr.
Biblicœ htsloriœ artificiosiuimis picturls ejfgUitmt Francfort, 1556, in-4. Très-bel exemal. tron recueil de 82 gravures sur bois, par Hans SebakI Beham; 120 fr.
Sancti Augustin» Confesmoms^ Milan, J. Bonus, 1475, in-4. Première édition avec date, mar. foa|e; 150 fr.
De Imitatione Christi, Levde, Etieviery sans date, petit in*l2 , joli exempl. ; 120 fr.
Nous ne pourri ons sans sortir des limites
3 ni nous sont imposées signaler la multitude e livres rares et précieux en tout genre qui figurent dans ces deux volumes.
Quelques volumes d'une très-j^randerareté sont inscrits sans ao*aucun prix M)it établi pour eux; tels sont leJtomancfefa Jlofe,Ljon« vers ihSa , et qne autre édition impriroéo client Yérard, sans date, le Girand Testament Villon^ 1497, inJI^, les Of^uvret dé Sainaelais^ Lyon, 1567, in-8 (seul exempl. connu).
Nous prenons sans choix quelques ouvrages, toujours dans le but de donner une no* tion delà valeur au'on attache à <les livres rares (il va sans dire qu*il est question de fort beaux exemplaires reliés en niaro* quin).
Le Temple de Chasteté, en vers, par F. Habert, Paris. 1549, in-S; 275 fr.
LesŒKvref poétiques de La Taille , Paris, 1575, in-8. ; 280 fir.
Œuvres de Créhitlon, Paris, 1812 « S vol iii-H, exempl. unique sur peau de vélin ; 450 fr.
Fitff-é-iE^ras, Lyon, 1480, NI -ioL iTrés-iiel exempl. d*un roman de chevalerie des plus rares; 1,350 Ir.
l.eLt9r<</i» ^ouvemre/, Paris, 1529, in-4; 550 fr.
Le Grand voyage au pays des Hurons^ par Sagard, Paris, 1032, in-8; 120 fr.
I^es Annales de Bourgoane^ par G. Paradin, Lyon^ 1506, in-fol.; 150 tr.
Les catalogues d*un autre libraire de Paris, M. Potier, ne sont pas moins dignes d'attct^iion. Publiés en 183V , ilà fbnneqt trois
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|iAriies où s« IrouTenl en foule des lirres raffos et précieui. En 1860 a paru un Nou^ veau Catalogue qui présente 3122 numéros. Piirmi les ouvrages les plus intéressants dans la classe de la tnéolo^e, nous remarquons la Biblia hebrœa de Robert Eslienne, ISM» in-fol* bel exempl. (évalué 100 fr.)f voludnes imprimé avec luie, orné d*un «rand nombri* dti lettres fleuries à fond criblé et de dixbuit belles gravures sur bois représentant le tabernacle de Moïse et le temple de Salomon. Le Mistate eccletie Traj€cten$i$y Paris, 1&97, in-fol. exempl. sur vélin, non mentionné dans les catalogues de Van Praet, <200 fr. Les Qmelie B.Joliannit Chri$o$tomi^ Rome, i&70, in-fol. mar. 130 fr. Art et Mcience de bien vivre ei de biem mourir^ Ljon, s. 4» in-4, fig. sur bois, 150 fr.
C'est au prix de 100 fr. qu'est évalué un volume rare : la Perfection ae$ filles reliaieu- Mes sur l'exemplaire de lumage ffostre-Dame (Paris, G. Eustace, s, d.], Cet écrit offre un exemple des bizarreries de l'époque. L'auteur veut que TAme cherche h se conformer sur riroage de Nostre^Dame. Plusieurs cha-
[)itres sont consacrés h des méditations sur e front, les yeux, les oreilles, la bouche, le col, les épaules de la sainte Vierge. Un des chauitres sur fe nez est intitulé : « Que le pez de l'ftme ne doit Atre trop grand, n
Entres autres volumes de divers genres d'un haut prix, nous remarquons les OJE'tiorei d'Alain Chartier, Paris, 1529, petit in-8 ; 320 fr, la Virgier donnsur^ par Octavien de Saint-Gelais, s. I. ni d. in-4, (Paris, vers 1500), 860 tr ; Beures de Nostre-Dame mises enryme par Pierre Gringoire, Paris, 153^, in-4, 275 f r.
La section de la géographie nous offre des volumes précieux : Jliundus novus (lettre d'Améric Vespuce), Augsbourg^ 150^, in-i^, 4 fts, 200 fr.; Preclara narratione di F. Cortess^ Venise, 1524, in-4, 220 fr. ; Histoire d^un voyage fait au Brésil..: les mœurs et façons des sauvages le :tout recueilli par Jean de lery, 1578, in-8, 120 fr. ; Relacion del'ViaJe par B. Garcia de Nodal^ Madrid, i621, in-l, 300 fr. Un exempl. des Mystères des Actes des Apôtres^ 1540, in*4, est porté h 450rr.En (ait de romande chevalerie : Ogier le Danoys^ Paris, N, Chrestien, s. d. in-4 220 fr.; un exempl. d'un opuscule de 12fls imprimé h Lyon , s. d. n (vers 1515) : La grande patience de Griseliais (édition non citée au Manuel du libraire), 250 fr.
Ces catalogues de M. Potier, très-intéressanls au point de vue du nombre et de la rareté des ouvrages qu'ils enregistrent, ne contiennent qu'un fort petit nombre de noies et toujours très-courtes.
Nous pouvons ranger imrmi les catalogues officinaux ceux des quelques collée*- Uoqs de livres précieux et rares, indiqués iBomme appartenant à des amateurs, et dûposés chez des libraires. Les prix demandés pour chaque article sont signalés, et des noies fournissent parfois de bons rensei-
Înenacnts. C'est ainsi que le Catalogue un amateur (L. T), chez M. Potier, 1834,
présente l'inventaire d'une collection choisin offrant de nombreux ouvrages, qui proviennent de la vente Nodier, ei de quelques autres cabinets renommés; la classe de la vieille poésie française est importante. Le catalogue coroprenci en tout 1035 articles.
Nous le signalons surtout à cause des notes bibliographiques qui y sont répandues et qui renferment des renseignemeaU intéressants sur des ouvrages asses pva connus (voir entre autres les numéros 28, 247, 250, 393, 1032). Nous ne transcriroiu ici qu'une seule de ces annotations:
Le Nouveau Testament^ Lyon, B. Bayer, s. d. in-fol. (exemplaire relié en marogaio et mis au prix <le 550 fr.). Edition imprimée vers 1475 ; elle est si rare qae H. Coita qui recherchait avec la plus grande ardenr les premières éditions lyonnaises, n*avait pu parvenir 3i la trouver. La bibliothèque Sainte-Geneviève en [H)ssède an exemplaire.
Mentionnons aussi un petit catalogue (216 p. in-18) de livres rares ei précieux i vendre chex L. Potier, 1859- Cet inventaire présente des livres rares sur la chasse, des anciens poètes, des romans de chevalerie: il s'y trouve des ouvrages indiqués comme n'éti'int pas connus des bibliographes. Voici la note de quelques-unes de ces raretés :
La Yerdadera Informaeion de la Tierra <i«ff, par AntuiiiodcAranda,X/ra(a,l553, iii-4. DeuièM édition. Tort rare, non mentionnée au MmumeL
Le Chapelet de Virginité, s. I. ni d. (vers i4â5), in-4. Opuscule de 2U feuillets. Edition qui doit être antérieure à celle de Michel Le Noir, la aenle qis men lionne le Manuel,
Les Blasant anatomlqnes, Paris, 1554, fn-16, Petil volume très-rare. M. Rrunct indique trois éditions de cet ouvrage, mais il pe Taii pas mention di cellc«ci.
Au n^ 168, on trouve des détails sur mi voloaN de poésies faist si compité par Amihoimê PresûU, eicotier de ta ville de Vautreas^ Ce liTre, imprimé à Lyon, s. d. (vers 1330), 54 feuillets, est (ort pea connu ; sa rarelé est extrême.
Conseil de votontier marir^ Anvers, 1591, petit in-8, 24 feuillets. C*cst un dialogue en vers entre le corps et Tâme.ll est resté inconnii a^x bibliographn. L*auteur se nomme dans sa dédicace à GlMirleH)aiati
€ Je Julien Fossetier, prebstre indignci € Qui en Uaynault ai en Dath origine... i
Les Exercices de «« temps^ eontetuini pimsimm as* iyres , par Cour val-Sonnet , Rouen , 1651 • is4. Ldîtion qui n*est point indiquée par lesbikliognphes.
La eomiueête du Ckesteeu <C Amours eenquesUe ptr tumilitédu beau doulx. S. 1. ni d. in-4. Petit tohmo moral ei allégorique qu'on peut placer parmi ks livres de chevalerie et qui est resté inoonnn aux bi* bliograplies : 42 feuillets. L'impression panltélreda commencement du xvi* siècle.
Le Couronnement de Soteïmaen^ troisième roy et Perse , par Chardin , jouxie la copie. 1672. petit in-lS. Joli volume imprimé avec les caradcresrt li^s fleurons Elzeviriena. It est resté inconnu au EIzeviriograplies fiérard, Pietcrs, etc.
Coronica del muy efforçado cawaHeta H Cid Rs$ Diaz, Toledo, 1526, 52 feuillete; édition qu'anciH bibliographe n'a mentionnée.
Plusieurs manuscrits intéressants sont sij^nalés sur ce catalogue. Voir entre autres les Humérus 167, 630 cl 673.
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DE BIBLIOLOGIE.