‹ Dictionnaire de bibliographie catholique, présentant l'indication et les titres complets de tous les ouvrages qui ont été publiés dans les trois langues grecque, latine et française, depuis la naissance du christianisme, en tous pays, mais principalement en France, pour et sur le catholicisme, avec les divers renseignements bibliographiques qui peuvent en donner l'idée la plus complèteChapitre 59 sur 137 · CES · texte numérisé non relu

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en

«er; un feuillet manquait dans l*exemplaire qui a ûguré, en 185&, à la irente Dunn Gartner» et qui, malgré cette lacune, s'est payé 2^10 1. 8t.

Les plus anciennes productions de Caxton sont d une exécution rude et grossière. Ses

(premiers caractères furent dans le genre de 'écriture alors en usase;sa lettre a à la fin d*un mot est d'une forme singulière; au lieu de virgules, il employait un trait oblique (ce qui s'est longtemps conservé en Allemagne et en Hollande dans les impressions gothiques), et il joignait très-souvent des lettres deux à deux. Il ne faisait point usage de réclames, mais il plaçait la signature à l'endroit où on la met encore aujourd'hui; il numérotait rarement les feuillets, jafnais les pages. Dans la plupart de ses éditions, il laissait au commencement des chapitres une place pour qu'un enlumineur pût y dessiner, selon l'usage de l'époque, une granile lettre capitale ornée d'encre de diverses couleurs; un errata était alors chose inconnue : Caxton, qui apportait un soin très-louable à la correction de ses textes, relisait, avec une scrupuleuse attention, un volume terminé; et il indiquait, à l'encre, rouge, les fautes qu'il avait remarquées. Apres avoir exécuté ce travail sur un exemplaire, il employait des personnes habiles a corriger toute l'édition.

Les volumes sortis des presses de Caxton sont exécutés sur un très-beau et bon papier fabriqué avec des chiffons de toile, et qui se rapproche du vélin mince, sur lequel on transcrivait les manuscrits au xv* siècle. Les principaux ouvrages de bibliographie que Ton peut consulter au sujet de Caxton «ont : VEssai de M. F. Didot sur la typo» graphie, Paris, 1851, p. 678-682; les Origines et débuts de l'imprimerie en Europe, par M. Aiig. Bernard, t. H, ch. 3 et fc; les Typographical Antiquities de Dibdin, t. i et il , et la Bibliotheca spenseriatuif t. IV.

Lewis a publié è Londres, en 1738, une Vie de Caxton ; Ch. Knight en a donné une autre en 184&>. Consulter aussi un article de M. Le Roux deLincy,dans la Revue Britannique, mars 18U.

CAZIN. — Libraire bien connu des amateursà causedela collection en petit format qu'il publiadel773à 1791. Cazin (Martin-Hubcrl] était né à Reims vers \12k; après avoir été libraire dans sa ville natale , il vint s'établir h Paris ; de 1776 à 1786, il publia un grand nombre de volumes in-18, imprimés avec des caractères menus, mais nels. Cette série comprend, il faut l'avouer, bien des romans peu moraux, bien des vers insipides: on y trouve, en revanche, des livres que toute bonne bibliothèque peut admettre : Fables de LaFontaine ; Télémaque; OEuvres de Corneille, de Saint-Réal; Pen* sée$ de Pascal ; Caractères de La Bruyère, etc. Le succès qu'obtint la collection Cazin multiplia les contrefaçons :les imitateurs se montrèrent souvent nabiles. Il existe donc un grand nombre de faux Cazin, et ce n'est qu'au moyen d'un goût exercé et d'un tact

délicat qu'un bibliophile peut éviter de tomber dans l'erreur à cet égard.

On trouvedes renseignemeots bibliographiques, que nous n'avons pas à reproduire ici, dans un article de M. Cnalons d Argis {Bulletin des Arlif iO juin 18V6) , dans le Ramsiana de M. Louis Paris (Reims, 18U(artielt inséré dans le Bulleiin du 6l6/tapAtfe,o^ tobre 1856, p. 988} ; enfin dans le Mand de bibliographie universelle.

Terminons en disant que Cazin eut uoe fia tragique. Le 13 vendémiaire an IV, lors du combat engagé entre les sections de Paris et les troupes de la Convention , il fat frappé d'une balle au moment où il sortait d'un café où il venait de déjeuner, et il expin dans la soirée.

C ENTONS. — Nous n'avons pas besoin de définir ce au' on entend par ce mot; cbacon sait qu'on le donne à des morceaux de poésie composés d'bémisticbes, de vers entiers ou de passages pris dans un ou plusieurs ao« teurs, et réunis de manière k former un sens fort éloigné de celui qu'ils présentaient primitivement. On peut d'ailleurs consulter ce que dit h cetégard G. Peignot dans ses iimh sements philologiques (18«2, p. 72) ; noos j ajouterons quelques indications bibliogrtphiques.

M. Letronne, dans son savant ouvrage sor les Inscriptions grecques de l'fyyple, donne, t. II, p. 398, des exemples de centons hoicéri(|ues. Un autre centon homérique , qui ne comprend pas moins de 2143 bexameires, et qui est attribué à l'impéralrice Eudocii, épouse de Théodose le Jeune, morte en 460, raconte la vie de Jésus-Christ. Ce sin* gulier tour de force, publié pour la première fois dans les Poetœ christiani d'Alae, 15M, a été remis au jour en 1578, par Henri Estienne, et inséré dans les Poetœ grœci christiania Paris, 1609; dans la Bêblioiheca Patrum; dans les Poetœ christiani de Biviui, Paris, 1629, in-fol., etc.

La Médée d'Hosidius Gela, qu'on trouve dans le tom. VIIl des Poetœ latini minons de la Bibliothèque classique de Lemaire,est une tragœdia excentonibusvirgilianisinflata. Une des principales productions de ce genre que nous ait laissées l'antiquité est le Cento virgilianus histonam navi ei teteris Testamenti complectens; il fut compilé par Proba Fultonia (et non Falconia), vers lan 393. La dédicace Ad Honorium Augttstumf qui se trouve dans quelques manuscrits, n'est pas authentique : imprimé pour la première fois en 1^72, à Venise; réimprimée diverses reprises avec de longs commentai» res (Helmslad, 1597; Halle, 1719, etc.), ee centon a été compris dans les éditions de la Bibliotheca Patrum^ dans les recueils de poëmes latins, qui ont été mis au jour par Maillai re et par Burmann; Du Pin, Cave, Ceii* lier, Oudin, tous ceuxqui ont parlé des écri' vains ecclésiastiques, s*en sont occupés. Da reste, dès son origine, ce travail fut juffS comme inutile (in 5. Hieron, Epist» Iwi ad Paulinum).

Burmann a réuni dans le tome second de

cEsr

DE BIBLIOLOOIE.

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ithologia latina quelques autres exem- 3 centODS virgiliens {Bippodamia^ 162 Ifcff/a, 160 vers, etc. (Voy, aussi ce l M. Quicherat dans la Bibliothèque de \ des Charles, t. li, p. 129 > vers du chantre dHEInée otrl été plufois mis en œuvre par des poètes )ns. Nous citerons les Virgilii centones entes vitamSalvatoris nostri J.C.f coni opéra et studio Oth. Gryphiiy excusi ir. Burgero Ratisponenstf 1593, in-b. Iques centons Virgiliens sont meas dans le Manuel du libraire^ t. IV, S» notamment la Sybilta capitolina^ fui concerne la bulle Unigenttus (iSki iccompagnés d'une interprétation en . Nous pouvons signaler quelques auirits en ce genre.

*a jEneis, tragicomœdia a X. Lacienbngey ftirit, 1572, in-4, Cat. Soleinne, n. 329. Et Vielorii Vieioriat ViryiUi centonibus de^ Paris, sans date, in-l.

olume de B. Weller, Virgitio^cenlo vitam et la sancti Benedicti compleclens^ Bamt>ergae, a-4, est fort rare.

Moreau dans sa Bibliographie des Ma-^ des^ t. III, p. 268, indique le Ftratletn, 16<^9: c*est un dialogue formé de ris dans Virgile, entre la Reine, le duc ans, le prince deCondé et Mazarin.

ameux médecin Ramazzini publia à le en 16T7 : De bello Siculo^ Cento ex 10 ad invictissimum Galliarum regem icum XIV.

littérateurs du Nord ont assez aimé ois ce genre d'exercice : Daniel Heincomposé des centons, Byssenius eu ideen a écrit un assez ingénieux : De* iopoetiea creationis; le Suédois J. de nhielm fit paraître en 1700 un Cen^o rus in hodiernos motus Septentrionis, centon en prose, beaucoup plus rare ilui en vers, n'est cependant pas sans )le: l'ouvrage de Bellendei^, De triminibus Romanorum^ Paris, 163b, in- %i une rare espèce de centon formé de ss prises dans Cicéron.

} récemment on a employé le centon à lage poîitique. Le Justin moderne im-

en Hollande en 1677 est un extrait fôages empruntés à l'historien romain ^ dans un sens hostile à Louis XIV.

un livre oublié,, mais quelques amarecherchenl encore \esEisais surVhis'^ ie la Révolution française par une 5orauteurs latins (par Héron de Villefos- I VIII, in-8, 85 pages (il en existe deux i éditions; in-12, 107 pag. et 1803, 2&> et 3 pages : il y en a aussi une îtion italienne, Brescia, in-8, s^d.C^st tvail ingénieux mais assez peu utile, le trouve pas dans cette histoire de la itionun seul fait,. une seule réflexion I soit une traduction littérale de Tacite^ ae,Salluste, Quinte-Curce,ou dequelutre classique dont le texte est imprimé (ard de la traductionfrançaise.Ck)mme, tout, ce livre n*est pas bien connu, iroyons que fes amis des lettres latines

nous pardonneront si nous plaçons ici quelques échantillons de cette Histoire :

[DéQc\i\Eodemanno Galliarum civitates^ ob magnitudinem ceris alieni^ rebellionem cœpta" vere {Tàcitej Annal, I. iii,c. W). — [Emeutes] Nullum profundum mare^ nullum vastum fretum et procellosum tantos ciet fluctus^ quantos multitudo motus habetf uti^ que si nova et brevi duratura libertate /uœuriat {QmffTE Cubcb, i. x, c. 7. — [Clubs] Jgitur per conciliabula et cœtus seditiosi disserebant de continuatione tribûtorum, gravitale fenoriSf sœvitia ac superbia prœsidenttum (Tacite, Annal. I. m, c. kO).

En fait de compositions du même genre, on peut signaler une brochure de 31'pages imprimée en 1815 : Tacite historien du Roi^ dt Madame, de Bonaparte, de la Charte, etc.

COLINES (Simon de).— Célèbre imprimeur français, mort vers 1548; après avoir été associé d'Henri Estienne 1*% il épousa sa veuve en 1521, et déploya une grande activité. Les auteurs latins, oue réclamait la renaissance des études, furent surtout l'objet de ses travaux. Ses|)etiles éditions format in-16, ou petit in-12, imprimées avec un italique fort joli, sont rares et justement recherchées; on leur fait bien plus d'accueil qu*aux in-8 qu'il a |)ubliés, soit en caractères romains, soit en italiques, quoique ces derniers soient aussi fort beaux et peu communs.

Simon de Colines n'a donné que très-peu d*éditions grecques ; la plus rare et la plus belle est-cellO' du Nouveau Testament de 153&. Maittaire a publié sa Vie dans le premier volume de ses Yitœ typographorum Parisiensium^ et il y a joint le catalogue chronologique de ses éditions.

COLLECTIONS. — Des éditeurs actifs et entreprenants ont publié des séries d'ouvrages de divers auteurs formant un ensem<hle typographique. Nous signalerons quelques-unes ne ces collections qui jouent ua rôle d'une certaine importance dans Thistoire des livres.

Nous ne remonterons pas d'ailleurs à une époque bien reculée, et nous signalerons d'abord la Collection d'ouvrages français ^n prose et en vers^ imprimés par ordre ducomtt d'Artois, Paris, 1780, 8k vol. in-18.

On trouvera dans le Manuet du librairo: et surtout dans le Catalogue d'^n (imateur de M. Renouard des détails étendus sur cette publication. Des romans, des ouvrages frivoles etjustemeat oubliés y tiennentlrop de place, mais on y trouve aussi las Fables de La Fontaine, Télémaquey un choix de Boiteau» etc. ff Ces volumes furent le prélude des nombreux chefs-d'œuvre par lesquels!. A. Didot l'alnéa immortalisé son nom. L'élégance typographique de cette collectioa ne se dément dans aucune de ses parties, et tout concourt à la rendre extrêmement rare. Le prince ordonna qu'elle fât imprimée ft 60- exemplaires; il en fut bien tiré quelques-uns en sus, mais il paraltcertain qu'on n'atteignit pas le chiffre de 100. » (Rbnodard.)

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Forl chère autrefois, payée 1200 fr. et plus au commencement du siècle, cette collection a beaucoup perdu de sa valeur.

L'exemplaire Renouard, relié en maroquin, avec de nombreuses figures ajoutées, s'est adjugé en 185^ à 380 fr., ce oui est bien audessous de ce qu'ont coûté la reliure et les estampes. On connaît trois exemplaires sur vélin : celui de la bibliothèque Impériale acquis moyennant la somme de 2000 fr. à la vente Firmiu Didot, celui de la bibliothèque de l'Arsenal (ayant appartenu au comte d*Artois), et un troisième qui, en juin 18V8, è la vente Delessert, à Londres, fut adjugé au prix de 36 1. st. 18 sh.

Nous avons parlé à l'articleBarbou delà collection d'auteurs latins publiée parcet éditeur, et qui se compose de 70 volumes; la commodité du format, la netteté de l'impression irocurent à ces volumes un bon accueil dans es cabinets des amateurs, il est rare de trouver tous les volumes réunis, et il faut observer que plusieurs auteurs ont été imprimés plusieurs fois et que toutes les éditions ne sont pas d'un mérite égal. Le Manuf/, t. V, p. 837, donne la liste des éditions qu'il faut choisir. Quant aux collections ad uêum Delphini et Variorunif nous en par* lerons ailleurs.

En Angleterre, plusieurs collections de ce genre ont vu leiour. Brindiev commença à Londres en 17^ une suite d auteurs jaiins qui forment 2i vol. in-18 imprimés avecsoin.

On a fait paraître une collection des classiques latins in usum Delphini^ Londres, 1819-30. Cette publication est dédiée au )'rince régent qui n'aimait pas beaucoup plus les livres que le Dauphin pour lequel furent édités les anciens ad usum. Elle ajoute beaucoup de choses h ce que donnent les in-quarto présentés au fils de Louis XIV, mais on en fait peu de cas. On lui a repro- I hé avec raison beaucoup de désordre, des répétitions stériles, des lacunes importantes. Les 185 volumes dont elle se compose s'obtiennent aujourd'hui à bas prix.

Une collection de classiques grecs et latins commencée aux Deux-Ponts en 1779 et continuée à Strasbourg par la maison Treullol et Wurlz n'est pas d'un extérieur élégant, et la plupart des volumes sont privés de commentaires, mais son bon marché et la correction des textes la recommandent.

Une collection d'auteurs latins cum noiis diveriorum publiée à Venise en l*lSk et années suivantes, forme 80 vol. in-8; elle est peu connue, quoiqu'elle soit bien imprimée, établie d'après les textes des meilleures éditions et accompagnée d'un bon choix de notes.

Une des plus imnortantes collections qu'ail entreprises la librairie moderne est celle des auteurs grecs publiée par la maison DidoL Elle comprend déjà une cinquantaine de volumes qui donnent des textes revut et complétés avec le plus grand soin, des traductions latines refaites avec une attention scrupuleuse et de très-bonnes tables.

Bien des volumes contiennent un asseï grand nombre d'auteurs divers réunis dans un même tome. C'est ainsi que dans un folume qu'ouvre Théocrite, on trouve ensuite Bion, Moschus et neuf poètes didactiques, Nicandre, Oppius, Marcellus Siditès,etc.

Quelques-uns des volumes de la Bibliothèque grecque ont été Tobjet de notices sorties de la plume d'érudits fort distingués. Voy. sur VBéiiode un article de Letronne dans le Journal des Savants^ 18^1, p. 279, et sur le Théocrile un article de M. Miller» dans le même Journal^ avril 1850.

Les collections publiées par le savant Ange Mai depuis cardinal, doiventnous arrêter un instanL

D'abord se présente la Scriptorum vef^ rum nova collectio e vaticanis codicibus édita ab A. Mai^ Romœ, 1825-38, 10 vol. in 4.

Le contenu de cet important recueil est indiqué dans les Annales de philosophit chrétienne, 3* série, t. IV, p. 234^ et hSh : les auteurs ecclésiastiques tiennent une trèslarge place dans ces écrits jusqu'alors ioédits. C'est ainsi qu*on trouve dans le tom. I" des ouvrages d'Eusèbe de Césarée, des Questions de Photius, des Commentaires rariorum sur Daniel; dans le tom. VI, dos écrits de Théodore de Mopsueste, d*Atton,etc.; dans le tome X, des ira^ments de saint Cyrille, d'Eulogius, de Timothée, etc. Tous les fragments grecs contenus dans cette co{leciion sont indiqués dans le Lexieon bibUo' (/rap/iiVum d'Hoffmann, t. III, p. 571.

En 18^3 l'infatigable érudit publia les huit premiers volumes in-8 d*un Spicilegim, consacrés en très-grande partie aux auteurs ecclésiastiques grecs et latins.

En 1852-53 parut une collection d'écrils inédits des Pères, 6 vol. in-b. On peut consultera cet égard trois articles de M. Miller dans le Journal des Savants^ septembre 1853, juin 185<^, mars 1855. Le tom. I*' renferme 200 sermons de saint Augustin, le tome V est presque entièrement consacré à saint Nicéphore, le tom. VI à des AnecioU de saint Athanase.

Des collections de Mémoires^ de Chroniques, sont indiquées au Manuel du librairt. Nous y renvoyons.

En faitde collections relatives à la littérature française, on recherche celle des anciens poètes français, publiée par Coustelier en 1723 et comprenant Martialde Paris, Bacan^ etc. Elle se compose de 10 voiuoies, petit in-8, d'une jolieimpression. De beauxexemplaires reliés en maroquin se sont vendus 270 et315 fr., et en décembre 1855 on a payé 640 fr. un exemplaire qui n'Atait pas ropé.

Une autre collection formée de mystères, de romans de cAei;aIerte, d'opuscules envers inédits ou devenus d'une rareté extrême, avait été entreprise en 1838 par un libraire fort connu è Paris, M. Silvestre; il en a para ^k livraisons in-16, imprimées en caractères gothiques, avec beaucoup de soin. Elles n'ont été tirées qu'à petit nombre, y compris l exemplaires sur peau-vélin fun d'eux 585 fr. vente Veinant). La rareté des éditions

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lires ou l'originalité de ces écrits nous ^e à en signaler quelques-uns :

tsept marchands de Napla, opuscule rs dont on connaît deux éditions, Tune iractères gothiques, sans date (vers ; Taulre en lettres rondes, sans lieu ni 8 fts., petit in-8, publiée quelques anplus tard.

istre Aliborum^ autre facétie en vers, •are, attribuée à Pierre Gringore;on en lit trois éditions, Tune in-iSt, les deux s déformât petit in-8. Une de celles-ci •mine par : Imprimé à Paris par Pierre }st: c'est la seule qui indique où et par Ile a été exécutée. Toutes trois ont quamaillets, sont en lettres gothiques et apmnent évidemment au xvi* siècle. Mais- Uiborum e$t un personnage qui se I de savoir tout faire.

Je sais parikit eo toat art et affaire ; De tous mestiers en moy est le gibier. Ce qne ie fldiz ny a rien aue refaire ; À l*ouYraige Ion cognoisl rouvrier.

personnage peut être considéré comme incîpe de diverses fantaisies successint publiées dans le xvi' siècle. Maistre brelin serviteur de Maistre Aliborum; 'i à louer ^ à toUt /aire, sont des )ivrets s sur ce modèle etrangésavec raison au ire des curiosités bibliographiques nu*il en difficile de se procurer aujourd'hui. nom d'Aliborum se trouve d*ailleurs quelques écrits anciens: On lit dans rce de maistre Iftmtn, pièce qui fait parun recueil très-précieux conservé au 6 britannique :^

c Tenez quel maistre Aliborum. •

isuyvent plusieurs belles chansons^ k ve, sans date. Ce recueil était tout à ;noré des bibliographes jusqu*è ce que ited*une partie des livres de Richard r qui eut lieu à Paris en 1836 en eût ifgir un exemplaire, qui fut payé 200 s. Les faits historiques mentionnés dans lansons qui datent deplusieurssiècles, lŒurs et les usages qu'elles retracent, de quoi justifier fempressement avec il on recherche les chansonniers impriiu XVI* siècle, mais qui pour la plupart été conservés que dans un état de mu- )n et avec des altérations dans le texte. Cornant de Richard filx de Robert le e. Il est fort difficile de se procurer un plaire d*une des plus anciennes édiconnues en prose du roman de Richard Paour^ et celui antérieurement comen vers et imprimé probablement une fois doit être considéré comme à peu introuvable. On ne saurait indiquer ae vente publique où il se soit montré, M impossible de le rencontrer dans ialogues les plus riches en romans de ilerie. On le trouve seulement indiqué celai de Cbastre de Cangé dont la prés collection fut achetée en 1733 par I XV et fait partie de la bibliothèque riale. C*est un petit in-i^ de 12 feuillets iractères gothiqims, sans date ni lieu »ression, mais qu'on peut attribuer au

plus tard au commencement du xvi* siècle.

Le style et l'orthographe semblent appartenir è une époque antérieure. La rédaction en prose plus ample que celle envers renferme quelques épisodes nouveaux.

Assumplion Noslre-Dame. C'est une mo^ ralité qm fait partie d'un volume très-rare, publié en 1531, è Paris. L'auteur, Jean Par-

\t\i9 JVJ p\*i • ii\^iaC»V->.» ,«*« , .Qw-.-.^ — — J -- —..-- —

jusqu'à Sumatra où il mourut en 1529. Son Journal a été imprimé pour la première fois dans les Recherches de M. Estancelin sur les voyages et découvertes des navigateurs normands. (Voy. les Annales des Voyages, seconde série, t. LVI, p. 211-223.)

Les Proverbes communs. Ce recueil a été formé en 1M5, par Jean de la Véprie, sieur de Clairiaux ; il fut imprimé en 1539, à Lyon, chez François Juste avec une traduction en vers latins; il a été reproduit dans le courant du xvr siècle avec des additions et des retranchements plus ou moins considérables. Dans l'édition de 1558, près de soixante proverbes ont été supprimés.

Nativité de nostre seigneur Jhesuchrist.

Il s'agit d'un mystère dont l'exemplaire original peut être considéré comme unique.

C'est un ofïuscule de 2i. feuillets que le duc de La Vallière ne connaissait pas lorsqu'il faisait publier, en 17W, la Bibliothèque du Théâtre français, mais il l'acquit plus tard, et en 1783, ce volume fort précieux fut acheté pour la biblolhèque du Roi.

Miracle de Berùhe. C est une œuvre dramatique jusqu'alors restée inédile; elle se trouve dans le manuscrit de la hibliothèquo Impériale, n* 7208, 4 B; l'auteur est inconnu ; il a puisé le sujet qu'il a traité dans le Roman de Berthe aux grands pieds par Adenez, édité par M. Paulin Paris, en 1832. Le dramaturge a suivi pas à pas le romancier; son œuvre est analysée tant bien que mal dans VUistoire de Charlemagne par Gaillard (LU, p. 18^-196 de l'édition de 1819).

Bigorne qui mange ious les hommes qui font le commandement de leurs femmes.

Opuscule en vers de k feuillets, sans lieu ni date; on n'en connaît qu'un seul exemplaire. Dans la première moitié du xvi* siècle, on promena à Florence, dans une fête populaire, un animal fantastique, suqu^sl on avait donné le nom de Biarro « che mangia coloro che fanno a modo délie mogli toro. On ignore d'ailleurs à qui apparticMit le mérite de l'invention; notre Bigorne a-til fourni le sujet de la mascarade florentine, ou bien le dialogue français n'est-il que la reproduction d'une de ces scènes bouffonnes qui plaisaient tant au goût satirique du peuple de Florence ?

Une^ancienne pièce andaise publiée par Dodsiey {Old Plays, vol.Xïi)met en scène Bycorne et Chichevache, noms sous lesquels on reconnaît de suite notre Bigorne et son antagoniste Chicheface.

Miracle de la Gaudine. Cette production supérieure à celles qui furent composées

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