CON
au xiy* siècle, sous le rapport de rintérèl et du tracé des caractères, est tirée d'un manuscrit de la bibliothèque Impériale [n. 7208, io-li), lequel renferme kO miracles dont
auatorze ont été publiés, y compris celui-ci ont le sujet est que la marquiie de la Gaudîne fat par Vaccusement de loncle de son mari condampnee a ardoir^ et Anihenor par le commandement deNoetre-Damesen combatit a loncle et le deeconfit. Et est le dict mtracle a iviii personaiges.
CONCORDANCK. — On donne ce nom à des répertoires dans lesquels sont classés
£ar ordre alphabétique tous les mots de la ibie. Ce travail pénible n*a pu s'accomplir qu'à l'aide d'une patience à toute épreuve et d'une grande ténacité au travail. 11 en existe en diverses langues.
La première concordance hébraïque fut entreprise en 1438 par un docteur juif, Rabbi Mordecai Nathan. L'édition originale sous le titre de Méir netib ( le Flambeau de la route) imprimée à Venise chez J. Bomherg, Pan 284 (1554) forme un in-foL de 406 feuillets d*une belle exécution typographique (106).
En 1632, on imprima à BAle le grand travail de Buxlorf : Concordantiœ bibliorum JRebraicœ nova et artificiosa methodo dis^ positœ. Cet ouvrage, quoique estimé, est toutefois inférieur à celui de Mario de Calasio, savant franciscain, né vers 1550 dans les Abnizzes, et professeur d'hébreu à Rome; sa Concordance hébraïque de la Bible lui coûta quarante années d'un travail opiniâtre, quoiqu'il fût aidé par des religieux de son ordre et par divers savants que le pape Paul V avait invités à coopérer à cette entreprise. Calasio mourut avant de pouvoir livrer son ouvrage h l'impression, mais son confrère Michel-Ange de Romule, surveilla l'édition qui parut è Rome en 1621, 4 vol. in-fol. Les frais furent supportés par le pape Paul V, et ensuite par Grégoire XVI auquel l'ouvrage est dédié ; une nouvelle édition revue par Guillaume Romaine a paru à Londres en 1747 en 4 vol. in-fol., M. Tabaraud s'exprime ainsi à Tégard de ce grand travail dans la Bibliographie uni* vers elle :
« Le docte franciscain s'était attaché à corriger les fautes échappées è Isaac Nathan, è montrer le rapport des racines hébraïques avec celles des autres langues orientales, h marquer les diverses leçons de la Vulgate. Le nouvel éditeur a expliauéavec plus d'exactitude les noms propres nébreux et chaldéens, ceux des peuples, des idoles, des villes, des fleuves, des montagnes, etc., dont il est fait mention dans la Bible^ de sorte que cette partie de son travail est un bon dictionnaire géographique et historique. Calasio s'était contenté de rendre en latin, à la marge, les différentes leçons des Septante. Romaine les a remises en grec et a aussi
conservé celles de la Tul^ate^ lorsqu'elles lui ont paru propres è éclaircir le texte original. Ily aajouté plusieurs roots qui n'existaient pas dans la première édition, surtout des particules dont il a placé un traité i la fin du 4* volume. Au moyen de ces aaiéliorations, ces concordances sod( devenues l'ouvrage le plus parfait qu'il y ait en ee genre. »
Citons aussi les 2 volumes in-folio publiés à Amsterdam en 1718: Abr. TrommiiCen" cordantiœ gracœ versionis vulgo dicêœ UX interpretum.
On fait peu de cas de ToaTrago d^Erasma Schmid: Novi Testamenii tameion {aliis Con* cordantia)f Wittebergœ, 1636r, in-fol.
La Vulgate a également eu ses coDoordances; le premier travail en ce genre fut exécuté sous la direction du cardinal Hugues de Saint-Cher (né en 1263). Successivemeot perfectionné» il fut porté à un yéritable degré de mérite par François Lucas de Rnigjes, et il a été souvent réimprimé ; une éditioir revue et corrigée et d'une belle exécution typographique fut imprimée en Hollande en 1684 et parut sous la rubrique de Coloniœ Agrippinœ^ Balthaxar ah Egmoni^ rubrique adoptéepar les imprimeurs protestants des Pays-Bas, lorsqu'ils mettaient au jour des ouvrages destinés aux catholiques. L'important travail de M. F. P. Dutripon : ConcoT' dantiœ Bibliorum sacrorum Vulgaim editiê' nû, 1838, a effacé tous ceux qui Tavaieisr précédé.
CONTREFAÇON. — Nous n*aTons |>as besoin de détinir ce mot qui joue depuis une trentaine d'années, dans les relations diplomatiques, un rôle assez considérable* Personne n'ignore que la Belgique a long* temps reproduit les écrits qui paraissaientà Paris, et qui semblaient appelés à jouir de quelque vogue : Paris ne restait pas en arrière ; il ne reproduisait pas les auteurs belges qu'on ne lit guère ; mais il mollipliait les éditions des meilleurs écrivains anglais, italiens et espagnols. Aujourd'hui des traités internationaux passés entre uo grand nombre de puissances garantissent la propriété des œuvres littéraires.
La législation actuellement en vigueur se trouve indiquée dans une foule d'arrêts: nous ne nous y arrêterons pas t puisque nous nous occupons spécialement de ce qui concerne les particularités peu connues de l'histoire des livres.
Dès l'époque de l'empereur Maximilien, c'est-à-dire, dès le commencement du xfi' siècle, des privilèges étaient accordés à l'impression de certains ouvrages, et il faut bieu en conclure qu'on s*était déjà servi de la contrefaçon. Il existe d'ailleurs à cet , égard des preuves certaines; les éditions des poêles latins, données à Venise, par Aide rancien, dans un format commode et avec un caractère plus agréable que le gothique»
(106) En 15W, Thomas Gibson, imprimeur à Lon- un or^istc de Windsor, Jean Merbecke, publia la dres, rédigea et mit au jour une concordance du premier une concordauce anglaise de la Kble en« ^'0ttveau Testament en auglais. Seize ans plus tard, tière.
DE BIBLIOLOGIE.