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t promplement contrefaites à Lyon
iben eid'autrestjrpographeseurent aussi ffrir de la contrefaçon et dans Vlntrom de son Explication des EpUres et gileSf Luther se plaint du tort qu'elle son imprimeur. Le droit romain qui il alors de seule règle aux législateurs, ntient rien de relatif à la contrefaçon ; isuivait qu'aucune mesure pénale ne rise d'abord contre cette industrie, et qui la pratiquaient poussaient la bar* 9 jusqu'à reproduire les pririléges des i qu'ils réimprimaient, et jusqu'à indisur les frontispices des privilèges ; ne possédaient pas.
a de remédier à ces abus, Maximi- " créa un inspecteur générai de la liie, et son successeur, Maximilien II, ea les magistrats de Francfort de cette illance; ceux-ci s'y étant refusés, Roe II la confia à quelques commissaires les mesures restrictives amenèrent la lion de la foire de la librairie qui avait i Francfort.
conseil de Nuremberg rendit en 1623 imière ordonnance dirigée contre la dfaçon. En 1661, l'électeur de Saxe, (es 11;, adopta également des mesures suijel. L'électeur Georges III, en 1686, rdit k tous les libraires résidant en et à tous ceux qui venaient à la foire ipzig. En 1710, il fut stipulé en Auto que les productions scientifiques téraires resteraient pendant Quatorze I propriété des auteurs et des éditeurs. il«, la durée de la propriété fut portée a;t-huit ans, et, en tout cas, elle dut BU vigueur pendant la vie entière de ur.
France oîi la contrefaçon fut d'abord I comme un vol, il fut stipulé en 1777 cun libraire ne pourrait faire impriin livre dépourvu de privilège.
Allemagne, il fut question, après la de l'empereur Joseph II, d'adopter toute l'étendue de TEmpire germanique lesures contre la contrefaçon, mais ne se fit, quoique cette coupable inie s'exerçAt sur une vaste échelle et beaucoup d'audace. Dans la seconde é du xviii' siècle, Tobie Goebhad à •erg, G. G. SchneiderèCarlsruhe, Fleisler k Rutlingen, Heilraannen Suisse, Trattner k Vienne, et bien d*aulresse sous ce rapport une célébrité fâie. Plus lard, les divers Etats de TAllee adoptèrent enfin quelques disposi-
')Le Virgile de 1501 obtint presque aussitôt les honneurs d^une copie trés-îautive et qui ise sous presse plusieurs fois de suite, car nouard a reconnu jusqu'à trois variations de qui établissent trois sortes distinctes d'exem- • ; une autre contrefaçon lyonnaise reproduiidition Aldine de 1505 et celle de Ph. de i, 1510. Ces diverses éditions lyonnaises sont ivement rares.
ofee de 1501 fut contrefait également à Lyon
tions prolectrices. En 1832et surtout en 1835, des ordonnances furent lancées pour que dans chaque pays composant la Diète germanique, la contrefaçon fût interdite. En 1837, la Prusse régla que la propriété littéraire d'un auteur ou de son éditeur devait durer 20 ans après la mort du premier. Les autres Etats en firent de même, et le Wurtemberg qui avait montré peu de bonne volonté à cet égard, suivit enfin cet exemple, mais en réduisante dix ans la durée uela propriété.
En Danemarck, la contrefaçon est inter* dite. Des dispositions législatives furent prises en 1828 en Russie et en Pologne, pour sauvegarder la propriété littéraire, et elles furent renouvelées et confirmées en 1830.
Il faut bien reconnaître que les EIzeviers se livrèrent avec activité è l'industrie delà contrefaçon, mais alors la reproduction d'un ouvrage publié à l'étranger ne soulevait aucune entrave. Les typographes hollandais ont réimprimé bien des ouvrages français, et ils déguisaient si peu ce qu'ils faisaient, qu'ils mettaient sur le frontispice ces mots si connus des bibliophiles: Jouxte la copie imprimée à Paris.
C'est ainsi que des ouvrages descendus au rang des bouquins les plus méprisés se sont trouvés inrestis de quelque valeur, grAceà la bonté du papier, à l'élégance des types qui ont servi k les reproduire.
On songea de fort bonne heure à se munir d'un privilège émané de Tautorilé locale, afin dempêcher la contrefaçon, du moins dans rétendue du pays soumis è cette auto* rite. L'édition du Spéculum hisloriate de Vincent de Beauvais, publiée par Hermann Lichtenstein en 1^80, est accompagnée d'un privilège du Sénat de Venise qui défend de contrefaire cet ouvrage sous peine de dix ducats d'amende. Erasme, dans une lettre è l'imprimeur Jean Frohen de Bâte, lui conseille d'obtenir des privilèges afin de se. mettre en garde contre les contrefacteurs. (Chevillier, dans son Histoire de Hmprimerie, p. 206, a reproduit cette lettre.) Le traité d Uiricli de Hutlen : De guaiaci medi^ cina, publié à Mayence en 1519, fut contrefait à Bologne en 1521.
Le premier privilège accordé par le pape fut celui que le libraire François Balthazar de Pérouse, obtint, en 1501, d'Alexandre VI, pour dix ans et pour une édition d'un livre de droit, les Responsa de P. Ph. Corneus. Le second fut concédé en 1505 par Jules II à Lazare de Sordeis à Venise pour la publication des Scripta sublilissima Uervei BritO"
avec des caractères presipie semblables à ceuxd^Alde.
Ces diverses contrefaçons lyonnaises forment une collection curieuse sous plus d'un rapport, et les volumes qui la composent, trouvent, en Angle* terre surtout, des amateurs qui les payent à des prix élevés. On connaît deux contrefaçons du incnin de 1502.1
A Venise même, Gregorio de Gregoriis contreGt plusieurs des in-8 latins et italiens a Aide, ordinairement sans y mettre son nom.
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nii in quatuor Pétri Lombardi Senienliarum. Un troisième privilège accordé, il est vrai» non à réditeur, mais au bibliothécaire du pape^fut accordéenl507à Ev. Tosinuspour sa Géographie de Ptolémée.
£n U93 le duc de Milan, Louis Sforza, avait acr.ordé un privilège pour les œuvres de Campanus. £n France, Antoine Vérard paratt avoir été le premier typographe qui ail obtenu un privilège; il est joint à son édition des EpUres de saint Pau{« datée de 1507; en 1515 Fauste Andrelini, poeta laureatus^ obtint du roi de France des privilèges pour la publication de divers ouvrages. En Angleterre l'imprimeur Godfrey paratt avoir été le premier qui ait eu un privilège ; dès 1518, on trouve en Espagne tracede semblables autorisations.
CORRECTION. — Le premier mérite d'un Tolume imprimé, c'est d'être exempt do fautes typographiques, mais eiistê-t-il un seul livre qui soit eiemnt de toute erreur quelconque en son genre? On a cité comme prétendant à cette distinction quelques éditions des anciens Didot, mais il est douteux qu'elles soient de fait préservées de toute tadhe (108).
Lors<)u*on réfléchit h Timmense quantité de caractères mobiles qui entrent dans la composition d'un volume, on ne s*étonne pas si, malgré toute la vigilance d'un éditeur soigneux, malgré des corrections réitérées, il flnit par rester quelque faute ; parfois elle n'est pas reconnue comme telle; ou y voit une correction nécessaire.
Les erreurs viennent en effet parfois de ce que h des mots vieillis, hors d'usage que l'imprimeur ne comprenait pas, on a substitué des expressions plus modernes. Dans beaucoup d'éditions des Fables de La Fontaine on trouve le mot toutes mis à la place du mot tourets dans ce vers de la Vieille et les deux servantes.
Tourets entraient en jeu, ftiseaax étaient tirés.
Parfois la ponctuation a été modiGée de façon à altérer le sens; dans les quatre éditions originales des Fables de La Fontaine, on lit ces deux vers ainsi ponctués :
Cétoit le roi des onrs au compte de ces gens. Le marchaud à sa peau devoit faire fortune.
Un éditeur, en examinant le premier vers, a trouvé une incohérence d'idées entre le premier et le second hémistiche. Il a prêté au mot compte la signiQcation de calcul qui s'ajustait assez bien au second vers, et iJ a
(108) On a cité comme exemptes de toute faute les éditions de quelques auteurs latins publiées à Londres, vers 1789, par J. Homer {Salluslius, Plinii Epislolw^ Cicero de Ogidis, Cœsau etc.), mais il parait cependant qu il7 a quelques erreurs. Le Lucain^ édité par M. Renouard en 1795, in-fol., et qu*on avait voulu élever au plus haut degré de correction, renferme au moins deux fautes, dont Ludyuni au lieu de Lugduni dans VElenchus editionum, p. xxni. — VHorace de Foulis qu'on avait annoncé comme immaculé ne Test point.
On n*a remarqué que deux erreurs dans la coUec-
dénaturé la pensée de Fauteur en changeant aussi la ponctuation :
Cétoit le roi des ours : au compte de ees gens, Le marchand à sa peau devoit faire fortnae.
Cette dernière leçon pourrait très-bien paraître la meilleure aux yeux de bien des gens, mais il est certifié par le premier Dictionnaire de l'Académie que cette locution au compte de signifiait au rapport^ audiu de, ce qui rend le sens du premier vers parfaitement complet. Ce premier changement une fois adopté, il a été suivi dans toutes les réimpressions successives, jusqu' à ce qu'un éditeur plus scrupuleux, M. Walckenaër, soit venu réparer cette injure comme beaucoup d'autres faites à La Fontaine
En présence de ces altérations de textes, on reconnaît aue H. Cousin avait le droit de dire à rÂcaaémie française : « Quand on compare les premières éditions de tel fçrand écrivain du xvu* siècle avec celles qui circulent aujourd'hui, on demeure confondu de la différence qui les sépare. D*abord on avait cru changer seulement la ponctuation, et au bout d'un siècle, il s'est trouvé que les vices de la ponctuation avaient insensiblement ()assé dans le texte et corrompu le style lui-même. Défendus par lerhjthme, les poètes ont été un peu plus respectés, et pourtant il y a bien peu de fables de la Fontaine qui soient demeurées iniactas dans les éditions modernes (sauf celle de M. Walckenaër). Mais pour la prose, ne pouvant faire la même résistance, elle a été traitée sans pitié. » ( Rapport sur Us Pensées de Pascal.)
On sait avec quel zèle de célèbres typographes se sont attachés à apporter la plus grande correction possible dans les volumes sortis de leurs ateliers.
On dit que Robert Estienne exposait des épreuves devant sa maison, voisine du collège de Beauvais, et qu'il donnait une récompense aux écoliers qui y trouvaient des fautes. Cette assertion paraît devoir (tre rangée parmi ces anecdotes typographiques
2ui abondent dans l'histoire littéraire. Les preuves que Robert Estienne arait revues ne devaient pas contenir des fautes susceptibles d*ètre découvertes par des écoliers. C'est Almelooven qui, dans sa Dissertalie de Vitis , Stephanorum^ rapporte ce fait comme un on dtf, et, maigre cette réserve, la chose a été hardiment racontée maintes fois comme avérée. Quoi qu'il en soit, il est certain qu'il n'existe pas de livres grecs
tien des Œuvres de Bentley, publiée par Dyce.
Comme contraste à ces éditions, objet de tant desoins, on pourrait en signaler qui ont été étrangement négligées. Nous ne parlons pas de ces imf tressions de pacotille, exécutées à la hftte et oè 'art n'a rien à voir; des éditions se présenUnt avee un appareil de luxe et d*érudition offrent parfoiila preuve d'une impardonnable incurie : témoin le Salluste, publié par Teller à Berlin en 1790 et imprime par Ungcr, typographe qui voulait prendre rang parmi les uiaiiVes dé l'ari; il a été si peu revu que des ligues entières sont omises.
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DE BIBLI0L06IE
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correctement imprimés que ceux nriEstienne. G*està peine si on douve fautes dans chacun des trois volumes io de son Plat an ^ et le Thésaurus (f, hérissé de diflicultés h Timpression, pas moins correct.
xs voyons dans le Manuel de iypogra* de M. ^ Frey, à l'ariicle Lecture, que idot rainé s'enfermait pour faire ses T^s^ dans un cabinet retiré. Là, entouré I bibliothèque nombreuse, spécialeconsacrée à ce genre de travail, il iilebouty à haute voix, articulant assez ment pour que sa vue pût distinguer ïtlres une à une. Malgré ces précau- , quoique préalablement on eût fait . de très-bons ouvriers pour la compo- I, ce célèbre imprimeur faisait encore me double épreuve par un de nos bons mairiens, les tierces étaient conférées lues avec la plus grande attention, et idant an exemplaire, relu par deux »nnes immédiatement après la fin du », offrait presque toujours quelques inctions plus ou moins légères qui deveit le motif de quelques cartons à réim-
grand nombre de faits relatifs à la ction des épreuves se trouvent dans it mr la typographie, par Crapelet, ou- ) dont il n a paru que le premier vo- . Nous nous bornerons è reproduire ml de ces faits : il concerne V Essai sur ^mce de la chaire par le cardinal 7, Paris, 1810, 2 vol. in-8; les frais de >ositioo pouvaient s'élever à 1200 f.; rais de correction montèrent à 2,170.
pression de l'ouvrage, commencée en ît 18(MS, ne fut achevée que le 31 mars . Il ne se passait pas deux jours que eur ne vtnt è l'imprimerie ; il allait élément se placer aans le rang de son [>ositcur, et la il lui donnait toutes les [cations nécessaires sur les corrections, lùt6t sur la rédaction nouvelle du texte 1 eu jusqu'à dix et douze épreuves par le.
I libraire bibliographe, qui afait impri-
un grand nombre d'ouvages, M. Reird, a trouvé l'occasion de signaler dans Catalogue d'un amateur que nous citons s souvent, des traits relatifs à des incoriOns dont il fut victime. Il fit imprimer Didot le jeune, en 1795, un volume des linaireSf mais cette édition étant très-fau- , parce que le prote Baill;i^ mit sous se sans veriûer si les corrections avaient exécutées, il fallut le sacrifier à vil
avec un titre : Amstelœdami, 179&>, et le mmencer.
)us aurons, d'ailleurs, dans l'article
nous consacrerons aux Fautes d'imsioN d'autres faits à enregistrer. En étant, pour compléter ce que nous avons
Ï9) Qu'il est difficile d*obtenir des pages exemp-
e fautes typographiques! Dans ce même cba-
où M. Crapelet vante la vigilance de correc-
dit des corrections, nous signalerons quelques correcteurs dignes d*ude mention honorable.
M. Crapelet, dans ses Etudes sur la typographieqiie nous venons de citer, indique des correcteurs qui se sont fait un nom dans les sciences et les lettres. Jérôme Hornschuch, docteur en médecine et correcteur dans l'imprimerie de Beyer, h Meiningen, se fit remarquer par son zèle et son application; il signale Tétat défectueui des manuscrits qu'on lui remettait, et dit avoir trouvé dans un d'eux près de deux mille fautes. Il eut l'idée de rédiger quelques instructions destinées aux personnes qui se consacrent à la typographie; son livret imprimé à Leipzitr en 1608, et dont on trouve un extrait dans les Etudes que nous venons de citer, est curieux (109). On y lit qu'un correcteur malintentionné fut fouetté et chassé delà ville épiscopale de Wûrtzbourg» pour avoir omis la lettre to dans un mot, ce qui formait une expression indécente.
Frédéric Morely interprète du roi pour les langues grecque et latine, héritier et successeur de Vascosan, dont il était le gendre, avait été correcteur dans Timprimerie de Charlotte Quillard, qui eut pour pfemier mari Berthold Remboldt, et qui épousa en secondes noces un autre imprimeur actif, A. Chevallon.
Josse Bade, d'abord professeur de grec f^t de latin, devint correcteur et gendre de Jean Trechsel, à Lyon. Il publia des commentaires remplis d'érudition sur divers auteurs anciens.
Froben de Bâie, l'un des typographes les plus justement en renom au commencement du xvi* siècle, avait, entre autres correcteurs, rérudit Sigismond Gelenius, auquel on pouvait reprocher son excès de savoir qui le conduisait à Taudace. Il se permettait de placer dans les textes qu'il examinait des conjectures hardies, et il altéra, par ses corrections arbitraires, le traité d'Af nobe Contre les Gentils.
B. J. Hérold, auteur et éditeur d'un grand nombre d'ouvrages, avant d'avoir acquis de la célébrité par ses écrits, avait rempli les fonctions de correcteur dans plusieurs imprimeries de BAle.
Godefroy Jungemann de Leipzig, qui a donné de bonnes éditions de divers auteurs classiaues, avait, par goût pour les lettres, adopte la profession de correcteur; il travailla en cette qualité chez Wechel, à Franc-, fort, et à Hanau chez Marnius, gendre de Wechel.
On a prétendu que le fameux Michel Servet avait été employé comme correcteur dans les ateliers des frères Frellon, è Lyon, mais le fait n'est pas bien établi.
(Jn habile imprimeur bordelais, Simon Millanges, avait débuté par être simple correcteur. Parmi les savants Allemands qui ont
teurs célèbres, on remarque une distraction qui n'a point été corrigée , page 176, ligne 8 : Pimprimerte dA'iiselme.
rempli semblables fonctions, on cite : Cas-
Eard Finck, François Modius, J. M. Dilerr.
On connaît les noms de plusieurs des correcleursqui travaillaient chez Robert Estienne; les plusfameui sont Guillaume Fabritius et Jean Scapula.Le premier a été plusieurs fois Tobjeldes éloges d'Esliennc qui l'appelle : amicus el familiaris nosler^ vir hebraice, grœce, latine doctiBsimus. Qnanih Scapula,il s'est surtout fait connatlre par un acte qui ne fait pas honneur è sa probité littéraire. En corrigeant les épreuves du Thésaurus linguœ grœcœ, il faisait en même temps un extrait de ce grand ouvrage plus approprié aui besoins des étudiants, et il le publia comme fruit de son travail personnel.
Corneille Kilian se livra pendant un demisiècle à la correclion des épreuves dans la célèbre imprimerie Plantinienne àAnvers.ll répondit aux plaintes des auteurs qui se ilcbaientde voir des fautes nombreuses, par une pièce en vers latins, dans laquelle il signalait, comme cause du mal, le déplorable état des manuscrits. Voici le début de cette petite composition :
Ofiài est nostri mendosa errata Ubrorum Corrigerez aique suis prava notare hcis :
Ail quem scribendi cacoeihes vexai^ ineptus Ardelio vUiis barbariefiue rudis,
Plurima conglomérat^ di$tinguit pauca /tfttr.'s. Déformât ehartas^ scriptaque commaculat.
L*ami de Luther, Mélanchthon, était à l'Age de Tîngt ans correcteur dans une imprimerie à Tubingen.
M. Chabaille, correcteur è Timprimerio Crapelet, s*est fait une juste réputation par ses travaux sur la littérature du moyen Age.
En Espagne, on avait au xvi* siècle établi une police particulière })Our la correclion des livres; les imprimeurs ne pouvaient mettre en vente un volume sans qu'il eût été soumis à l'examen d'un censeur, chargé spécialement de conférer Timprimé avec le manuscrit, dans le but de relever les fautes d'impression. L'imprimeur était tenu d'imprimer le feuillet d'errata, qui était placé entête du volume, avec l'attestation signée du censeur-correcteur, que le livre était fidèlement imprimé à l'exception des fautes indiquées par cette formule : Fe de erratas^ ou bien ea ces termes, lorsque le volume avait été reconnu suffisamment correct :* Esta este libro bien impresso y correcto conforme a su original de mano. Ce certificat se trouve, entre autres ouvrages, aui Antiquedades de Espanaf par Ambroise Morales, Alcata ,
Un Allemand, Conrad Zeltner, a pris la peine de signaler une Centuria correctorum intypographiis erudilorum ; ce travail, publiée Nuremberg, 1716, in-12,aété reproduit en 1720 avec addition de la Vie de Zeltner, par Schoreitz (16 pages), et sous un titie nouveau : Tkeatrum virorum eruditorum qui speciatim typographie laudabilem operam prœstilerunt.