‹ Dictionnaire de bibliographie catholique, présentant l'indication et les titres complets de tous les ouvrages qui ont été publiés dans les trois langues grecque, latine et française, depuis la naissance du christianisme, en tous pays, mais principalement en France, pour et sur le catholicisme, avec les divers renseignements bibliographiques qui peuvent en donner l'idée la plus complèteChapitre 63 sur 137 · DA · texte numérisé non relu

DA

es

iret rémiuisoeiices ou iiuilations |Kiurraient aussi être indiquées.

Un ouYrage allemand fort rare et dont le rprmat, petit in-folio, le distingue d*une fliçon toute spéciale des diverses productions que nous venons de signaler» offre des copies des estampes de 15àHB, mais parfois avec des variantes et dans un autre ordre. Ce volume est intitulé: Todtentantz (Danse des morts), Àugsbourg^ iih3. On croit que les gravures sont dues è Dennecker.

Franchissons une période considérable et nous trouverons les estampes d*Holbein reproduites sur bols par un graveur, Th.

Berwick, frère d*un artiste célèbre en ce genre, mais qui avait peu de talent. Les planches, accompagnées de vers anglais. Hgopent dans un volume publié è Londres en 1789 sous le titre de Émblemi ofmorta" tUy.

Une réimpression eut lieu sans date, mais les figures furent affublées assez ridiculeuient de costumes modernes.

Il a paru à Munich en 1832 une édition allemande de la Danse des morts d*Holbein, en 53 Ggures lithographiées avec beaucoup du soin et de façon è ressembler d'une manière étonnante aux gravures originales sur bois. Les vers laiins ont été remplacés par des vers allemands.

Les recherches de M. Douce qui nous servent de guide dans les détails que nous donnons renferment des reproductions sur bois très-bien faites des 47 t'Stampes qui frr gurent dans Tédition de 151^7. Au biasde chacune d'elles se trouvent les passages latins empruntés à la Bible. Par exemple, ail*dessus de la planche 39 qui représente ta Mort saisissant un enfant par la main et l'enlevant à ses parents, on lit ce verset de Job (ch. xiv) : Uomo nalus de muliere^ brevi vivtns tempore^ repletur muUù mise' riis : qui quasi flos egreditur^ et conteri^ mT% ^t fugit sicut umbra. Dans la figure 29 où Pon voit hi Mort saisissant par les cheveux un marchand sur ses ballots de marchapdisesi non loin (\fis navires à l'ancre dans un paru Carliste a gravé cette sentence )ris8 dans les Proverbes de Sâlomon ch. %\\) : Qui congregai tbesa^rQS lingua mendacti, vanus et excoirs est : et imjItViyefur ad laqueos mortis.

Nous n'avons pas h noMS occuper ici des dapses des morts peintes sur divers édifices, notamment è Lucerne, h Lubeck, è la Gbaise-Pieu en Auvergne, etc. Les peintures exécutées k B^le par le célèbre Holbein, et mentionnées il y a plus d'un siècle et demi ()ar divers voyageurs (Bnrnet, Keys- !er, etc.), mériteraient une mention spé« ciale; on ignore si elles furent vraiment l'œuvre de Tartiste que nous venons de nommer et si elles ont servi de modèle k l'ouvrage publié k Lyon en 1538 sous le titre de : Sèmulaehres et historiées face$ de la Mot't autant vraiment pourtraictew'que artifi^ cieltemeni imasginées. Ce livre fort précieux et très-nra contient ^1 figures sur bois gra* v^ea avec beaucoju il'liabilcté, et on ne sau-

rait douter qu'elles n'aient été densinéei par Holbein. Pour le mouvement des personnages, la vérité des attitudes, la disposition des groupes, c'est infiniment au dei* sus des vieilles images de la Danse Macabre où il n'y a que deux personnages mis en scène sans art et sans habileté.

Les planches furent gravées, h ce que l'on croit, par un artiste exercé mais sur lequel on manque de renseignements positifs, Hans Lutzenberger. De vives discussions se sont élevées au sujet de la part exacte qu'Holbein prit dans cette oeuvre; nous n'avons pas h nous occuper ici de ces questions. Dans l'édition de 1538, chaque figure est accompagnée d'une sentence latine em-

{^runtée i la sainte Ecriture et d'un quatrain rançais. Il en est de même de l'édition de Lyon, 15%2.

Celle qui fut mise au jour dans la même ville en 15UI, sous le titre d* Imagines mor* tiSf donne un texte entièrementlatin. Les vers français sont traduits par Georges Emile. On trouve une <^â* estampe représentant un mendiant assis auprès de la porte de la demeure d'un riche ; cette figure ne se rapporte pas d'ailleurs k la Danse des morts.

L'édition de 1545 fut reproduite deux aas plus tard avec addition ae onze estampes nouvelles, ce qni en porte le nombre kcm* quante-trois. Une autre édition contenant aussi 53 figures parut en 1547 avec un texte français. On reproduisit les vers qu'avait déjk donnés l'édition de 1538, et on en ajouta de nouveaux pour les estampes qni n avaient pas encore paru. En 1549, le libraire Frellon, qui avait édité les volumes que nous venons d'indiquer ,fit reparaître les 53 planches avec un texte itafit^n, et en 1562, il donna une nouvelle édition française renfermant cinq gravures nouvelles, et dont le mérite ne le cède point k celles qui les avaient précédées.

Une réimpression allemande avec53gra* vures avait paru k BAIe en 1554, sans nom d'éditeur.

En 1654, il parut k Anvers chez Pierre Bélier un ouvrage en flamand De Doadt vermaskertf qui contient dix-huit figures gravées d'après les bois qui ont servi aox anciennes éditions; quatre autres sont des copies fort médiocres.

Les planches d'Holbein furent contrefaites en Italie dès 1545. Elles servirent pour un ouvrage italien publié k Venise en 1545. Simolachrif historié e figure de la Morte Appresso Vincenxo Yaagrisi. Le contrefacteur eut la hardiesse de se faire donner |)ar le doge de Venise un privilège pour dix an.s et dans sa dédicace, il afiirme aue ses gravures sont, pour le dessin et l'exécution, fort supérieures à C('!ies de l'ouvrage français. Le fait est qu'elles sont loin d avoir le même mérite, quoiqu'elles n>n soient pas dépourvues. L*année suivante, les nièaies tigures furent publiées de rechef avec un texte latin, par le même éiiiteur et avec une approbation de l'Inquisition.

[Jue autre contrefuçou avec des figures

DAN

D£ BIBLIOLOGIB.

DAN

eures ï celle du volume italien et avec te latin de Georges Emile fut publiée à ;ne en iâ55 chez les héritiers d*Arnold mann. On compte 53 figures dont deux elles. Un certain nombre de changesont été introduits avec peu dMntelli- ». Dans ToriginaU par exemple, la ,dans le combat (iu*elle soutient contre ^Iflaty est armée d un ossement, et dans pi«t y elle tient un dard, arme vulgaire ui convient beaucoup moins. Le vo-

de 1557 reparut sans changement les mômes éditeurs on 1557, 1566, et 1573.

lutres coptes, asspz fidèles mais trèsélégantes, des figures en question ac- »agnées des vers de Georges Emile se 'ent dans un volume publié h Wiltemen 1590 : Libellus Davidis Chyrœi^ De t et vUa œurna. Vingt-quatre des fibule rédition italienne que nous venons Ignaler se trouvent dans un ouvmge abio Glissenti: Discorsi morali contra rptoeff del mortre, Venise, in-i^; et ce ne présente aussi des imitations fort raises de cinq autres sujets traités les SimolaehrL Ajoutons que plusieurs s mêmes planches se rencontrent dans iTrage imprimé quatre fois au moins

le XVII* siècle : Tromba $onora per mnar i morti viventi dalla tomba délia \allavita délia gratta. Un autre volume lié : il mon p/ui ultra di tutti le srienze^ exxe^ honori e diletti del mondo^ Ve- J677, présente de son côté vingt-cinq stampes des Simolachri.

i rattachée la Danse des morts quelques âges dans lesquels la Mort joue un 1 rôle; telle est la composition en vers ue sous le nom de$ Trois morte et des vifs'f la bibliothèque du duc de La Valea Dossédait trois manuscrits, assez reats les uns des autres et donnant pour d*auteur Baudouin de Gondé et Nicolas arginal. Le sujet est une rencontre faite trois jeunes seigneurs qui chassaient une forêt ; ils se trouvent en présence ois spectres qui leur donnent des insions sévères sur le néant de toutes les deurs humaines. Ce suiet a aussi été \ dans une pièce de vers latins attribuée cabre et insérée dans Tédilion qu*a don- Goldasi du Spéculum omnium statuum odrigue de Zamora

f Loups ravissants^ faict et composa par ire Robert Gobin (Paris, Véraid, in-4, date, vers 1500), sont une satire amère *e les vices de Tépoque. La Mort 8*y Ire à fauteur dans une vision ; la Des- I, la Guerre et la Famine l'acoom paît. Toutes les classes de la société fort une sorte de danse, et le livre est ore vingt-une gravures sur bois d'une jtion singulière et dont les dessins sont

d'une des Danses des morts qui ftiit e des Heures imprimées à Paris par Bipour Voslre.

^ooke ofeommonprayers (livre de prières lairesj, lonc/ref, 1569. in-^, réimprimé

en U78, 1581, 1590 et 1609 A la fin de ce volume est une danse desmorts qui diffère de toutes lesautres; elle est curieuse parce qu'elle offre une imago du costume des deux sexes, à cette époque, dans toutes les classes de la société. Le dessin révèle une grande habileté, et les gravures sont bien exécutées.

Todten dantz (Danse des morts complétée et publiée par Conrad Mevern), Zurich^ 1650. C'est le frontispice gra-vé d'un volume oui a pour titre imprimé : Sterbenspiegel... (Miroir de la mort, c'est-à-dire, brillante représentation du néant des humains en tout rang et en toute condition, représenté par le moyen de 60 gravures, etc.) Ce livre consiste en apostrophes adressées par la Mort à ses victimes et leurs plaintes fort superflues. L'ouvrage est terminé par des cantiques et des psaumes mis en musique. Les eaux-fortes sont dues à deux artistes habiles, Rodolphe Meyern, qui a fait les dessins, et son frère Conrad, qui lésa gravés. Un véritable mérite s*y manifeste; les figures sont bien groupées, l'imitation des estampes des anciennes éditions de Lyon est d'ai lleurssouvent. évidente. Cet ouvrage reparut en 1657 et en 1659, avec une gravure de plus, quelques retouches et une préface sur le sujet de la Danse des morts. En 170^ cinquantedeux de ces eaux-fortes furent insérées dans un volume publié à Augsbourg, sous le titre de Trijfudium mortis per vietoriam super carnem umversœ orbis terrœ erectum. Malgré ce litre latin, l'ouvrage est en allemand ;les gravures sont beaucoup moins bien exécutées que les originaux, et les costumes sont fréquemment ramenés à une époque moderne.

Un prédic^iteur qui s'est fait une certaine réputation par l'originalité de ses sermons, le Père Abraham à Sancta Clara, a mis au jour, ()armi ses nombreux ouvrages, un volume intitulé den Alyemeynen dooden Spiegel (le Miroir universel de la Mort)» Bruxelles^ 1730, in-i2. C'est une traduction flamande d'un ouvrage allemand; le texte est un mélange de prose et de vers; il accompagne soixante-sept gravures sur bois d'une exécution très-médiocre.

Un autre livre du même genre a pour titre : Geistliche Todts Gedancken... (la Danse spirituelle des morts en toutes sortes de tableaux et de représentations propres à faire souvenir de la mort des personnes de tout A^e, de tout sexe, de tout rang et de toute dignité), Passau et Lenlx^ 1753, in-folio. L'ouvrage se comnose de 51 planches, dessinées et queiqueiois gravées par M. Rentz; les estampes lyonnaises ont fourni parfois quelques idées. Une réimpression à Hambourg, 1759, in-folio, offre des changements sans importance.

Un artiste distingué, Chodowiccki, a placé dans VAèmanackdè Lavenbourg^ 1792, douze dessins représentant une Danse des morts. Seize autres sujets du même genre gravies sur bois par Zimmerman d'une msnière franche et iiardie, décorent un almanach de

DICTION NAIHS

li.\X

Ucrne. [Voir Douce, p. 15^, qui explique les sujets (Je ces diverses gravures.)

Un voluiueimpriroé a Winlerthur en 1785 el iotitnlé : FrwndBein$ Encheinungen (les ApparitiousderamiHein,molregardécomm6 synonyme de Mort), renferme 24 estampes dssez spirituelles, accompagnées d'un texte iMirtie en vers et partie en prose.

Citons maintenant trois ouvrages anglais (fune date plus récente : The EnglishDance ofdeath^ from ihe designs of Thomas Rowlan^ ason, Londres, 1815-1816, 2 vol. in-8, 72 L^ravures coloriées ; (quelques - unes sont hti spirituelles -et dignes du crayon de Uowiandson; d'autres sont assez médiocres.

Death's Doiftgs (Faits et gtstes de la Mort)« 1826, in-8. Ouvrage bien fait et qui obtint promptemeiil les honneurs d'une seconde éJitioq. Le texte se compose de morceaux en prose et en vers écrits par des auteurs contemporains en possession d*une juste répututioù. Les gravures, aii nombre de 2«, sont pour le dessin et pour Pexécution Tœu* vre de R. Dagley.

TkeBrilisk DanceofDealh... (la Danse an* glaise des morts), série de gravures faites d'après les dessins de Van Assen. Un avis au lecteur annonce que les estampes sont ronformes au plan des célèbres dessins d*Holltei()t mais, défait, elles ne ressemblent n\ riep aux gravures des éditions lyonnaises, (.e dessin est correct, mais la verve, l'ori- ^uialité font défaut. Les figures sont au nomlire de 18, avec un frontispice dessiné par un caricaturiste habile, Georges Cruikshank.

Nous n'offrons, qous le savons, qu'un aperçu fort incomplet d'un sujet sur lequel il a été écrit des volumes entiers, mais qui sont du domaine de Tort tout autant que de in bibliogranhie. Nous renfermant dans ce dernier cercle, nousalloqs indiquer les prix (fue les bibliophiles attachent aux vieux livres qui nous ont conservé les imaginations (les dessipateurs du xvi* siècle au sujet de la terrible ronde qui entraîne tous les êtres humains; nousy joindrons la mention des principaux ouvrages qui ont traité spé« rialement les questions relatives à celte ihnse fanèbre.

Les anciennes éditions des Simulaehres e$ hUtofipes faces de hmort^ à partir de celle diî 1588 jusq4]*è celle de 1562, sont énumélées avecdotailau Manuel du (ibraire. Nous n'ilVQitô pas connaissance d'ndjudication récente des plus anciennes. Un exeojpl. de Ter dition latine de 1547, 85 fr. vente Coste; rédition italienne de 1549,71 fr. AiméAlartin; l'édition latine de BAIe, 15^4, 1^ fr. vente Coste.

Peignot, Recherches historiques et littéral' rrs sur hs (Janses des morts et sur foriginp dfn Cartes à jouer ^ Dijon, 1826, ifi-*.

The Vance of Dtaih, with a disstrtation by Fi*aneis Douce, London^ 1833, in^à; 49 gra» vures sur bois; la dissertation due à un sitvaut archéologue que nous avons déiè nommé, remplit 259 pages et contient des rensetgnemefils fort curieux. Ce volunie est exécuté «rec loiit te soin qu'apportent les

Anglais dans des publicatioâs de ce genre.

La Danse des morls^ oraeée par J. Siklot^ thauerf expliquée par É. Fortoul^ Paris, Li* bitte, in-16. L'introduction occupe 78 pages; 53 planches ; les n* 1 à 47 reproduisent celles qui se trouvent dans le volume anglais de Douce; la planche 52 (le Jugement dernier) correspond à la 48*. Quatre planches (48 à 51) représentent des jeux d'enfants oà la Mort ne figure pas.

Essai historique^ philosophique et pittores-

Îue sur tes Danses des mortSf par Langlois, loueUf 1850, 2 vol. in^. C'est l'ouvrage le plus étendu et le plus complet quMI y ait k cet égartl ; 54 gravures et de noait>reuses vi« guettes, exécutées avec beaucoup d'esprit, reproduisent d'après divers monuments et d'après les productions de bien des artistes, les sujets où figura la Mort. Une lettre de M. Leber sur les Danses des morts se trouva dans cette publication complétée par MM. A, l\>Uier et A. Baudry. Une bibliographie des éditions des dessins attribués à Holbein et des publications analogues se rencontre dans cet Essaie auquel nous renvoyons aTeccoO'» liance.

Parmi les écrivains qui ont consacné quelques portions de leurs ouvrages aux Danses des morts, nous citerons : Jackson, Hi»torf ofwood engraving^ t. I, p. 399; Oltley, An bnquiry in tothe origin oUngntinfu LU, p. 758; Joubert, Manuel de i amateur éTmiam* pes I. Il, p. 130; Dibdin, Bibtiograpkical Decameron^ t. 1, p. 41.

Indiquons ici quelques ouvrages publiés h rétranger et peu répandus en France, mais qui méritent d'être consultés :

Massman, Literatur der Todtenlânze^ dans le Serupeum de 1840.

Helier a donné un supplément è ce travail, Serapcum,, 1845, n. 225-231. Il décrit aussi un livre dont il n a pas trouvé d'indi'^ cations dans les bibliographes.

Varie e veri rilralti délia Morte disegna'i in tiH magini ed espre$si in euempii al peccmlore^ dal Pëén C.'B. Mannif novamente ordinali ed acreêciuli tfi vuove figure^ e arrichiti colle piu importanti ecmiderationi délia morte, cavate dalle opère det P.-G. Meremàergh, llilan, 107f, inrS, titre, Sus pour la dédicace e^ i feuillet prérace, iS5 p., 30 figures trè»* incdiocrcs eu taille-douce.

NcuQiann, Der Tod in aHen seinen BezkkMugen^ l)n>$deii, 1844.

Kist, De Kerkelyke archileotur a^d de DoodeH' dameti^ Leideii, 4844, iu-8.

Gruneisen, Beitrag zttr DeurtheUmug und Cesçhichte der Todienlàme, dans le Kunstilaît^ I8S0, p. y4.

¥:\Vmen,Ge$ckichtrtcHe?iotiien ûberdie TodîenliMU, ^ la suite de H. Holbein, initial Uncàitabea. BiidiiUaffe.ui, 1849.

HolDein,Oanf.« o/'i/ea^/t, London, 1849. tUnebittorical and litlerary introduction, i occupe les pages 1-79.

Massman que nous venons a^ signaler, et dont le travail bibiiograpbi<|ueest très-exat-t, a publié on 1847, i Stuttgart, un volumein-S, accompagné d'un allas in-4, sur la jtanse des mor/5 de Bâie; Tallns rcprtSiMite «I ^Mjels

DAN

D£ BIDLIOLOGIK.

DAT

louipose de 22 gravures et de 27 liiboies. Citons aussi :

)ati«e dês JforU, t<!Ste allemand et Trançais» ers 1S30, in-a, 180 pag, et ii pi.

)an9e det MorU^ neinU à Berne dan$ le$ ait^ M)5 à io^f par N. Manuel, ei liUiograpbiëe . les copies de G. SlcUler, in-4, 34 pf. }atise des Morts, peinte à Bàle par Uotbein, pi. lilhogr. Wiêtembourg 1840.

Il avant l'époque où los presses Lyon- ; publièrent la ronde funèbre, ce sujet été retracé en Allemagne. Le Manuel brairt indique à Tarticie Todtentanz ? éditions antérieures è 1500. Elles ont crites dans le travail de M. Massmann, bdin (Bibliographical Tour, t. III, p.

I donné la copie d'une des plancbes

rencontre dans celle de ces éditions ^anzer attribue à Koburger de Nurem- Oue édition allemande de 1530.)mpri- 'un seul côté, est très-précieuse et trèsil s'en trouve un exompl. dans le Carojal des Arts k BerJin ; Ottley en pos-

on qui fut porté à sa vente au prii de 1. 10 sh.

is terminerons cet article, faible anad*un sujet qui a provoqué de gros les et qui est loin d'être épuisé, en ant l'esquisse ingénieuse que M.

Marc-Girardiu a tracée des Dan$e$ deg » dans ses Souvenin de vomges ; ces

ont été reproduites dans le Diction'

de la Conversation {2* édition, tom.

sait que des sujets empruntés de la desMortêse retrouvent dansuncrand re de livres d' Heures imprimés a Pai commencement du xvi* siècle; le t auteur du Manuel du libraire en a jé un assez grand nombre. On leur a inlé récemment r4/pAa&e^ de la Mort ne Holbein, produiiion à l'égard de Ile il ne sera pas hors de propos do *r ici quelques renseignements, graveur allemand, Loedel, a publié en un Alphabet de la Mort emprunté h in. Holbein et Lutzelburger avaient Lécuter ud tirage à part de l'alphabet, ibaque lettre est ornée d'une épisode des danses des morts, que lettre était placée comme initiale e d'un verset de la Bible, ne connattqu'uq seul exemplaire corne ce tirage, dans le cabinet Winkler a ig.Osterwald orna les 2k pages d'un rage. M. Tross a reproduit les lettres o«del aveu un entourage de Lemaire, joté aux plus célèbres danses des des livres d'Heures. Cet alphabet, urt lefa-d'œuvre de la gravure sur bois au iècle, diffère essentiellement des Simuss. Il a été employée Bile de 1530 à >ar les imprimeurs Bebel, Isengrin et ider. Ou le remarque dans la Bible ue, publiée k Strasbourg en 152^, par Hihaleus.

iphabet qu'a publié M. Tross ostaccom* ! d'une notice intéressante de M. A. de li^loa : Icai Ti^^ures ont été tirécttà part

avec un texte en diverses langues; il y a de ces livrets en français, en anglais, enitalien, en espagnol.

DATES. — Le premier livre qui ail paru avec une date certaine, c'est le Psautier de U57; la première Bible datée est de U62; lo premier volume classique est le Cicero^ De officiis, 1W5; trois ouvrages impri^ niés à Mayence.

Dans la plupart des incunables les dates sont énoncées en chiffres romains, maissou-^ vent d une manière bizarre et parfois peu c'aire. On trouve par exemple M (XCC liij. X. XVIU, 1488; Mcccc ID, U99; Miiiic Viij, 1488; MLCXV, 1495; Miiij D, 1490; Mjjj D, 1497; quelquefois une partie de la date est énoncée en toutes lettres et le reste en chif** fres, par exemple Anno millesimo CCCC oclogesimo VIII, pour 1488.

Il n'est pas sans exemple que la date placée sur le frontispice ditfàre de celle quiest à la souscription, et il advient parfois que des volumes divers appartiennent à un môme ouvrage portant des dates différentes, ce qui p<*ut faire supposer l'exist^^ncededeux é>iilions. C'est ainsi que dans la belle édition des OEuvres de Cicéron publiés par les Juntes, le premier volume porte la date de 1537, le second celle de 1534, et le troisième celle de 1536. Il faut supposer que le premier volume n'a vu le jour qu'après les deux au* très (circonstance dont la librairie moderne offre quelques exemples] ou que le chiffre 1537 est erroné.

Certaines éditions offrent des dates inintelligibles. En voici un exemple :

Yegelius et a/i j. De re militari impressom Veiie' tiis per Joannem de Tridino, alias Taiicinaf . Aiiiio Domini 1|. CCCC. IC. VIIIll. Die X\ AprUis. lieg- Maille illustrissime Do. Augusiino Darbadico.

La même date, précisément en autant de mots et de lettres, se trouve à la On d'un Valerius Probus, Delitteris Romanorum, — Maittaire explique ces chiffres par 1509, mais ce n'est pas exact, car le doge Barbadi* go a régné de 1496 à 1501. Ne faut-il p<'is lire M.CCCC. XC.VIIIII, un 1 ayant pris le place d'un X. Cettedouble faute serait d autant moins surprenante que Jean de Cereto do Tridino» qui se faisait appeler Tancinus, était un imprimeur très-inexact, s'il fauten croire les plaintes de Mancinpllusqui, à la fin de ses Opuscules (Rome, 1503, in-4) qualifie de très-corrompues et d'indignes dq foi les éditions données parce lypo^^raphe.

Lo Missah^eeundumusum venerabilts abb^^ tie sancli /{aj»Ac¥e(e>,Valen lie, in-folio, lepiu^ ancien livre que Ton connaisse comme ayant été imprimé è Valence, en Dauphiné, renferme au verso du 1" folio une lé^^endo en 26 vers latins, parfois peu intelligibles, qui fait connaître la date et le lieu de Timpression, les noms des éditeurs et de Tiuiprimeur (Jean Belon et Pierre de Mole) et oui donne des détails sur la distribution idu I ouvrage. La date est formulée ainsi : M.I). Vqz terl, ce qui doit se traduire par mil cinq cent cinq et trois fois un, 1508. Un bibliophile mortjeune encore, M. Jules Ollivicr*

DAT

DAT

jtigti h Valence, a, dans le Bulletin du biblio" phile (l" série, n. 16, p. 14), donné des détails sur ce Missel et transcrit les 26 vers dont nous parlons. Ils sont remplis d*abrévialions; les lettres majuscules y sont prodiguées sans méthode et (contrairement aux règles orthoffraphiques.

Le Livre Se Matneolus^ sans lieu ni date, in-folio, mais où Ton reconnaît les caractères d*Antoine Férard, |>orte la date de li^92 énoncée <l*une façon bien facile è reconnaître.

Poiir laii que ie fus mys en sens Uctencz, M. et cinq cens* le vont prie osier en hnit Mettez octobre le tiers ioitr Et prenez plaisir et secourt Tout ainsi comme il sensuyC.

A la suite de Y An de» sept damest ouvrage en vers qui fait partie d*un recueil très-rare elfort curieux d anciennes poésies françaises ^Une nouvelle OEuvre)^ Anvers, sans date, ïïi'k (voir le ManueU 1. 111, p. 551), on trouve la souscription suivante:

Trois et C. Y. X. escriton Crois le bien sy aras nombre bon.

Tons rootz retournez promptement.

Yous tarez lan Incontinent.

M. J.-Ch. Brunet remarque que cecidonne la date de 1503 plutôt que celle de 1513 comme le dit Goujet, mais il ne peut décider si cette date est celle de la composition de l'ouvrage ou de Timpression du livre.

Parfois des dates ont été énoncées d'une façon inexact» par suite de la négligence d*ua typographe. Nous indiquerons comme TiiTrant celte particularité les Sermones aurei desanctis^ Patrie Leonardide Utino^ H'4^6, date de la réunion de ces sermons et non de leur impression dans un volume in-folio, ubsque nota^ où Ton reconnaît les caractères de j. Veldener qui travaillait à 'Cologne vers i\^ik. Cette même date est aussi à la fin d'autres éditions qui portent au frontispice celle de l/ik73, de im, etc.

L'Expositio imyinbolum Apostolorum^ imprimée è Oxford est datée de MCCCCLXVill (li^68, au lieu de 1^»78). Divers motifs qu'il aérait trop long de signaler ici donnent iQut IJeu de conjecturer que ie chiffre X a été omis dans la souscription. ( foir une note dans VEêsai sur la typographie, par M. A. -F. Didot, p. 678 de V Encyclepédie moderne, tom. XIV.)

On connaît deux ouvrages imprimés à Oxford en li79; ils furent suivis de plusieurs autros les années suivantes, et il est diflicile de supposer (ju'une fois établi dans cette ville, un atelier typographique soit resté onze ans dans Tinaction.

Le Décor puellarum, livre de morale qui est en italien malgré son titre latin, a été imprimé à Venise par Nicolas Jenson avec la date de U61, m-h. Oi ne doute pas qu'il ne faille lire 1471, mais cependant quelques bil)lio<;raphes dont Dibdin a donné les noms (Bi()liotkeca spenseriana, t. IV, p. 116) ont cru pouvoir en conclure que dis Tau 1)01,

Tart typographique était eu activité à Venise.

La première édition du traité de L B.

Alberti : De re œdifleatofiaf parut i Florence en 1485 in-folio, mais par suite d'une omission singulière, la souscription porte seul^ ment : Milesimo oetuagestmo quinto

Un ouvrage de J. Ph. de Lignamine : /ih clyti Ferdinandi régis Vita ei laudes, estdaté de MCCCCLXII, Pont. Max. Sixii qmriû anno ejus primo; ce pontifo ne futéluqoete 9 août ihii : ceqiii démontre qu'un X a éU oublié dans la date ci-dessus indiquée et qu'elle est de l'an H72.

Une faute singulière est dans la date da Libro de la Nativitate, Vita s Morte deAlesstÊF dro Magno, Venetia, del ISSOOl {sic) per maestro Baptista Sessa.

Le titre particulier de cinq comédies de Pierre Larivey, imprimées à Rouen en 1611 porte fautivement la date singulière de 16011.

Le Philonium^ ouTrage de médecine de Valesius de Tarente imprimé k Lyon cbei Jean Cleyn porte la date : anno mittesim qtnadringentesimo primo dedmo oetaooksl.

decembris. Des écrivains très-superficiels ee ont conclu que l'inventionde la Irpographit était plus ancienne d*un demi-siècle qu'oa ne le croit communément; nnais II est évident qu'il y a ici une simple erreur de date; Pauzer est d'avis qu'au heu de 1401, il faut lire 1501 ; d'antres savants ont cra qu'il était

Elus rationnel d'assigner TanlMlklapalication du Philonium.

Il existe c|uelques éditions dont les dates ont été falsifiées à dessein, soit pour lesbire passer comme des volumes jusqu*alors igno* rés des bibliographes et ayant, en raison de cotte circonstance, une haute valeur, soit pour les faire prendre commeap|>artenaatà aes éditions plus anciennes et plus précieuses. Des volumes imprimés par les Aide et par les Elzévier ont été parfois robjetdeces manœuvres peu loyales.

Orlandi signalait cette ruse dans son Ortgine délia stampa, p. 7 : La Malixia 0 flfUtresse degli huomini vi abbiano fatto 099i^^\ gère a mano , con la penna, eerii miiUssimi apocrifi, nei quali la stampa non era pet anco stata sogtiata.

Prosper Marchand {Histoire de rorigineés la typographie, p. 155) mentionne comipe ayant passé sous ses yeux un bel exemplaire sur vélin de Tédition de la Somme de saint Thomas de H71; on avait adroitement gratté les premières lettres du mot s ep/iMi;a«iiMf et substitué quinquagesimo, pourfiiire croira que n*éiait une édition inconnue delUl.— Schelhorn (Ameenit, litterar. t. III, jp. Itl) indique un exemplaire du Cicéroni^O/I^tûf U65, dont la date avait été altérée; on avait habilement changé le Ixv en x\.

M. Renouard dans son Catalogué #ss amateur, IV, %, signale un Céênr^ édition aldine de 1518 formé des éditions de 1519 et de 1519, et que le libraire Moiinide Florence lui vendit comme un volume d'one édition presque inconnue. « Il me l'avaitga-

DAT

DE BIBLIOLOOIE.

Page 1