DEB
ximme une insigne rareté ; je Tai long- ! considéré comme tel et peut-être le U-t-il aussi lui-même. »
^pricedes auteurs ou des libraires a s donné k des ouvrages pour la pluicétîeux ou bizarres des dates ' invenplaisîr. Nous nous sommes attaché k jnir quelques exemples; c'est nn clia* qui nous semble oublié jusqu'à préans i*bistoire des Singularités iypogra* ti:
^r ou Tart de conserver la lieaiiié (par Le ), Tan de Thégire 1168. (Pam. 1748).
inacli des lionnétes gens (par Sylvain Marc* Tan premier du règne de la liaison (1788.) ption (L*) oïl la Maçonnerie des femmes, en 'ades, A la Fidéliié, chez le Silence. (La ttane^ se.) 10007007O.
iii<|ue (1/) loléranf . ouvrage traduit de Tarabe «é par «>ëbiUon fils) Tan 24 du traducteur.
lana ou Recueil de naïvetés et ^neries, à
artre« Tan d'Arcadi<*. {LUie^ vers 1802.)
idrîer des fous (par Coquelet) à Sinliomanie^
puis qu'il y a des fous. (Parii^ 1737.)
chisiiie des francs-maçons par Gabanon (par
id; Jérusalem, Tan 1444 depuis le déluge.
es, 1740.)
isoBS mises au jour par un àne onvm (Collé)
A /«INiAafi VIL CCD.M. (1765.) '
e de la médecine et de la chirurgie par le
Luc Esiab (par Caron) à Emeluogna (Angou-
cril an reboursy Tan du monde 00000000.
1 sur Maniai (par Ant. Péricaud) Tan de
2560. (iMon, 1816.)
mues à la noblesse (par Dulaure, Londra)
oisièroe de la liberté. (Parfi, 1791.)
(le) de carnaval, o«i les Beignets» pprélés par
ime Bonnep&te (par Caron) a Bonne-huile, ran
l-ccttl-d'œufs. (1802.)
rres du sieur Iladoux, Criticopolis, Tan des
lOlOI. (1783.) — Ces œuvres se composent
ies de théâtre et de poésies très-mal écrites ;
Catalogne de la bibliothèque dmmalique de
Soleinoe, n. 2296.
M|-à-rîine ou Eloge de llartin Zèbre, AinUreê^
édnres curieuses de riuquisillon de Portugal
les francs-maçons, à la Vallée de Josapbat,
15 du Temple de Salomon.
deuse (L") pythonisse ou la Fourbe magi-
, petite comédie (par Dutrésor) à Diabolico-
^an de rhégire1182. (Caen, 1804.)
leil général des caquets de l*accouchée, im-
au temps de ne se plus fâcher. (Parti,
comédiens, coniéilie en un acte représentée i le 5 janvier 2440. Parh, MMCCCCXL.
eennda Cent, novelle (di A. F. Grazzini,
I Lasca) In SUmbul, dcIP Egira 122. (Flo-
ze dcl poeta Sciarra Floreniino (Pietro
) sopre la rabbia di Macone^ Constantinopoti,
Pangi, 1809.)
baldojie, pocmetto burlesco (di B;itacchi)
cbe si spera il plu fclice. (Parhji, 1805.)
Tre à la mode (par Caraccioli], en Europe,
m libraires 100070060. Il en eitste une autre
, i Verte feuille, de rimprimerie du Priii-
Faniiée nouvelle,
vre di s quatre couleurs (par Caracrioli}, aux
éléments, de Timpriinerie des quatre saisons,
»gtic inlcressant entre le Maire, le procureur
syndic d'une proTÎnee, le Curé, un Bourgeois, etc. , en France, de rimprimerie des Amis de la Véritét Tan deux du désordre et de Tanarchie.
L'Intérieur du Directoire, vaui!eville, an Vlil da ReDcnlir. (1799).
La Targétade, parodie d'Athalie (par Des Fonteiielles) Tan second de la liberté de la presse.
Changement de décorations ou Vue perspective de TAssenibléc nationale, au Chanip-de-Mars, Tan deux des horreurs populaires.
Tout coule ou la Galimafrée nationale, Ver$aiUet^ an deux de Finquisiiion clementino-jacobite.
Art de désopiller la rate (par Panckoucke), VenUe, 178875 (eu France, 1785.)
Les vieilles Lanternes, allégorie, Pneumatopolis 5871. (Paru, 1785.)
Quelquefois on a intercalé des zéros; I00070()li32 pour 1732. Nous avons vu une brochure datée Van de la destruction du Colosse de Rhodes 9999.
En fait de dates ficlives, il convient dei signaler ici une fantaisie d*Ailii-rl; nous ne croyons pas qu*on en trouvât d'autres exem-
i)les.Ce poète célèbre et bizarre Gt iinprioier i Kehl dans l'atelier qu^avait établi Beaumarchais trois ouvrages qui furent exécutés eo 1789, mais auxquels il voulut donner des dates anticipées ; voici les titres de ces trois volumes et hndioation des années qu'il fit mettre en chiffres romains sur les frontispices:
Del principe e délie lettere, MDGCXV.
LEtruria vindicata, MDCCC.
Délia Tirannide, MDCCCIX.
DAY (John) mort en 158ii^. — Un des plus fameux imprimeurs anglais du xvi* siècle ; il commença à travailler en 15^6; en 1572 il ouvrit près de la cathédrale de Saint-Paul une boutique plus grande et plus commode que celles dont on avait fait usage jus-
au'alors. Il fut très-protégé par Tarchevèque e Ganlerbury, Parker, qui le chargea d'im* primer en 1572 suii ouvrage De Aniiquitaiê Britannicœ Ecclesiœ. Day a le mérite d*ètre le premier qui ait fait usage des caractères anglo-saxons; ré<lilion qu'il donna de 17/istoire du roiAlfredy par Assor, en cette langue» 157fc| in-8, est un volume précieux et devenu rare. Il perfectiontia les types grecs dont on avait jusqu'alors fait usage en Angleterre; sous le rapport de l'activité et de rintelligence, il a mérité d'être comparé à Piantiii. On a dressé un catalogue de 2^5 ouvrages différents sortis des presses de cety|)Ogra* phe qui, selon un usage alors assez habituel, avait dans la marque dont il avait fait choixi placé une allusion à son nom. Le soleil se lève au-dessus d'un village ; un jeune garçon réveille un camarade enGformi,et on lit a idessusMrise, for it is day: lève-toi, car il e^t jour [day signifiant jour). Dibdin dans son édition des Ttjpographical antiquities «le Ames, t. IV, et Timperley dans son Ency- . elopedia of literary anecao/e, oiitdonué de longs détailssurcet imprimeitr.
DE BURE. — Un des noms les plus honorables de l'ancienne librairie parisienne. Nous avons déjà fait tuenlion de la ff<6/(o-
Îraphie instr^utive publiée en 1765 ()ar J.-(^ le Bure et qui, malgré de n»iubrcuid^faul$,
DED
DlCTlONNAlllB
DED
est le premier ouvrage sérieux et vraiment imporianl qui ait vu le jour en France iu sujet (le la science des livres.
A l'occasion de la ventedes livres de M. de Iture, en 1853, il l>arut un article sorti de la plume de M. de Sacy, et qui, inséré dans le Journal des Débats^ reproduit dans les Variétés littéraires 1. 1, p. 2^, et dans le ^u/lelin du bibliophile , fut très-remarque ; il trace un portrait fort attachant de ces représentants de l'ancienne librairie française si loyaux, si simples, jouissant avec tant de modestie d'une fortune noblement acquise par leur travail et celui de leurs pères et aimant les livres pour leur propre compte, commes'ils n'en eussent jamais fait un objet de commerce. M. de Bure représentait aussi lantique fraternité des libraires et dessQvants. Leurs clienU» étaient leurs amis; souvent ils faisaient les frais coûteux de l'impression d'un livre d'érudition uniquement sur le nom et le mérite de l'auteur et avec peu d'espoir de rentrer dans leurs avances. Il leur était honorable que le livre parût chez eux» cela leur suflisait. Il est vrai que de leur cûté les savants se faisaient un plaisir et un honneur d'avoir MM. De Bure pour libraires. C'était chez eux que l*Abbé Barthélémy avait fait paraître son Voyage du jeune Ànacharsis ; M. Larcher, sa traduction d'Hérodote, M.Dacier sa traduction de la Cyropédie, »
DEDICACES. — Un bibliographe zélé, G. Peiçnot, avait entrepris d'écrire V Histoire littéraire des Dédieaceu; elle devait former un volume in-8, mais elle est resiée inachevée, et la mort de l'auteur a empêché la publication de ce travail curieux et de bien d'autres qu'il avait commencés. En 1836, il avait donné comme échantillon dans le ^ii//f(tn du bibliophile une Histoire des dédicaces d^ Erasme racontée par lui-même.
Sans avoir Tintention de refaire le travail projeté par Peignot, nous avons noté à mesure que CCS indications se sont offertes à nos yeux, les dédicaces singulières qui ne 5ont pas très-rares, et nous placerons'ici rcs notes à mesure qu'elles se présenteront h nous.
Vocabulano aeta tengua 6fiata, par Alonso de Mcn- Irida, Manila, I6S7, in-4, dédié a la sainte Vierge.
Le grand tombeau du monde^ par Jules Serciier, Lyifffj 1606 ; poème dédié c A très haute. 1res
Ïuissanle et très noble daine la sacrée Vierge Inrie, lieine des Anges, Einpcriere du Ciel, Tresosiere de grâce... » Cette épitre dcUlcatoirc est souscrite : De Vostre Majeité, te vil et abject vermisseau, f, berclier.
\]n livre de controverse écrit par le roi d'Angle- It rre, Jacques !*', et la Practica arillimetica de Ca* talili, Bologne, lOOi, in-fol., sontdéitiés à Dieu.
Un poéuie anonyme publié en Angleierre en IGli: Le martyre de saint Georges, esi dédié à tous les nobles et honorables personnages de la Grande-Bretagne portant le nom de Georges.
Bcclier, liorius variarum inscriptionum , li>76, in-8, dédié à la sainte Vierge.
P. Du Ryer, Stint, tragédie, f 6i2. i Je ne dédie retie pièce ^ personne |Kirce que je la dctlie à tout ic iHondci •
Le Tranblement de terre de Lisbomne^ par iiaiu« André, in li. La dédicace à Voltaire est nneboétie (Cal. Soleinne, n* 1993.)
Philippe Auguste t poème par Pinreval, dédié à b mémoire de Delille.
VmioX.LaFoydéeoiUepat la rahmi^ 16t8,dcdiêtf à l>îeu.
Doni, la Moral fUosofia^ 1567; unedédîcaoe sinpi. lière de Tanleur a suoi benefaliori e amici.
Aruud. Vie de Dante, 1S41 ; dëdië i b Péaîosvli ausonicnne.
Nougaret, Histoire des prisons de Paris eidesdéfth tementSt Paris, 5 vol. in-12, dédiée à tous em qui ont été détenus comme suspects.
Ernest, Or politicat regeneralton; poème radical a Sficialiste, dédié à la mémoire de liilton. Le Quwterif lieview , décembre 1839 , lui a consacré oa lonK article,
Olivier, Alphabet de rimperfeclion et maUes ia /emtiitfi, 1618, dédié à la. plus mauiaise feauneii monde.
Ayrault, Decretorum libri duo, édit. de 1677, ph bliée par André Oldenburger ; nombreuses dàJicsMtt à l'empereur d*Alleipagne, à des roia, princes, raB^ tlonnaires.
Sucbon (G.), Traité de la liberU de la sekws H de tautoriU, Paris, 1674, in-4. Dédié k la Triaité.
Cbabanel, Antiauités de Nglise Je Ntre^Êhme et la Daurade, dédiées à la ville de Toulouse.
Pensées sur les femmes et le marta^e^ dédiées an hommes, 1782, in-8.
Les Caractères de La Bruyère, Paris» Didol alliée 1813, édition dédiée aux amateurs de Fart lypognphique.
Vida de san Juan Bapthta, par M. Pereyra, Cate, 1754. traduit du portugais. Dédié à saint Jeu^ Dapliste.
Pfoverbes d'Antoine Pansa, dédiés à rànedagmd Sancho Pansa, par Rabener.
Les Brandons de Franeiarque et Catlxène, pw^ de ilié&lre très^rare, 1606. aédiée k tous et ànnl
1/édidion des Essais de Montaigne , Paris, Basiieii 1783, 3 vol. est dédiée aux mânes de Montaieui.
Saint Jacques, tragédie par flardon, 1596, M^ détiiée à saint Jacques. (Voir le catalogue SoleîDBe, n. 8()0.)
Le Jolie, Description d'Amsterdam^, en ters bariesques, 1066, dédiée aux inmeurs d'Arosterdan.
Apologue nouveau, dédié aux petits oiseaux, fu Jean Sansonnet. 1780, ln-8.
Abram (M,), jésuite, Pharus Veteris Testewus^t Paris, 1018, ouvrage dédié à Dieu.
D'Aubigné dédia son Histoire universelle à la postérité.
Eloge de quelque chose dédié à quelquun, 1750» in- 12.
Les Fantoecini français ou les arands cométfifii de Marly, intermède dédié au vénérable réverbérct s. 1. nid.
Œuvres de Mlle Cidalie Bibiale, ouvra|(e sérieox. dédié à ceux qui ont à se plaindre des dames ; Psris, ^^â9, in- 18.
Traité de la perfection du chrétien, par le cardinal de Hicbelieu, i6i<>. Dédié à la sainte Vier^.
Durode, la Clovisiadc, 1826, poème dedié i b France caiholique ei guerrière.
Coiiibrousse, Catalogue raisonné des monnaies i< Franc4i. Dédié à la mémoire du père de l*auleur.
Histoire spirituelle de ta glorieuse Reine, par Corneille Blcssobois, 1G8G, dédiée aux vertueuses et chastes filles de ce siècle.
Théramène ou Athènes sauvée, tragédie de Vit'ilfaml de Boismartin ; Sainl-Lâ, 1793, dédiée auxànies vertueuses et sensibles,
L*Es uycr ou tes faux nobles mis au bitton, cmnÀlie par Ctaverct, lt)U3. Dédiée aux vrais îWflc% et France.
t>CD
DÉ BlCLlOLOfHE.
DIB
7oa
(hrisc, OEuvrei poétiqueé^ ilëdiccs au duc de
ifie« qui avail aloni trois nus.
farid/faUe, comédie par de GinvoUe, 1760,
lédiëc aox demoiselles de Marseille.
Ii>, ou le triomphe de» Art«, par ClaudcL, i7Gr>;
Jédîée aux Nourrissons de la Paix (c'esl-à*
IX Arls).
'riomphe de la BaUon^pihe patriotique, dédiaa
ns-euloUes, par Guigoud. Ville-affranchie,
in-8. (CaUlogue Cosie, n* 12116.)
liob diverses, mélanges, dédiées au bon public
lis, par CéUevart, 1847. (Id.,12,604.)
ic€ et Clémence^ stance dédiée aux incorrigi-
[Id. 17,130.)
;(mri à la mémoire de$ miiilaire$ françah,
m Eipagne, par Fabbé de Bounevoie, déiliéc à
e française. Lyon, 182^, in-8. (Id. 6343.)
ire à me» de»cendant» par un juge de paix du
dédiée à tous les citoyens de la république
lise, 1795. (Id. 4,869.j»
ménage parûteii, par lietil de la Bretonne; la
lee à me» pair» eti »ottiu ^ imprimée en
inder (MO The tupper of onr Lord set fort acg to the trath ofthe gospell^ London, 136o, du<^* d to the body and soûl of our Saviour. de A«MtMt, par Van Damme, Ancert, 1850 , , dédiée aax vrais adorateurs du célèbre e.
Code dvH dévoilé, 1855, ln-18y par Commeraon exance, d<kiié aux emballeurs, aux réfugiés ais et aux gardes ïialionaux sans ouvrage, ilie, lliitonea relatione del Ole, Roma, 1646 , f à N. S. J. C, à la sainte Vierge, à S. Josepb,S. im et Ste Anne.
:lerc, la Bou»»ole morale et politique r 1780, tfélux nations, mier, la Cka»u ans mofutre»^ pièce bizarre
l'Alpha capital des roiêy f claie le Bêla de von orateurs ou poètes,., »
M. Moroau, Bibliographie des Mazarinades^ K II, p. kU indique une dédicace h rnrche'* vèque Jean-François deGondy^ Tauteurso compare à Acléon et compare le prélat à Dianov — Un poêle dramatique cspaj^nol douéd*Qn yéritable talent, Alarcon, dédia le premier volume de ses pièces al publico vutgar avec un ton de mépris farouche ^112^^ — I3n Carme, J. Héris, mit en tèle d'un recueil de tours de force en vers {Carmelus trium^ phan$fiGSS)i trois dédicaces des plus ampoulées; tous les mots de la secoisde com-' mencent par la lettre Cy et tous ceux de la troisième par la lettre P.
On a cité comme un modèle d'élégance et de précision la double dédicace mise par MassoD en tète de son poëme : les Helvétienâ (Paris, an VIII} :
c Au héros Bonaparte ; au poêle I.ebran : La gloire et le génie ont un culte commun, i
EnlÛ^O, un Genevois, auteur d'apologues ingénieux, M. Porchat, dédia à la reine des Français la 3* édition de ses Fables. Cette dédicace est reproduite textuellement dans une éilition nouvelle, mise au jour en 185^^ H fallait être bien Suisse pour agir ainsi, et le fait est vraiment assez rare pour mériter d*Atre signalé.
Nous laisserons de cAté, et pour cause, diverses dédicaces qui se font remarquer par un oubli des bienséances assez commun il y a deux ou trois siôclès. Des ouvrages
e ao people framçMS. (Voir le caulogne So- .trop libres ou sur des sujets très-scabreuA
inîer, Premsèfes Œuvres, Lyon, 1600, dédiée
rloire,
MUi de poésie, Paris, 1625, dédié<i à Henry le
d ou plutôt à sa statue de bronze.
islana, BraxeHes, 1845, dédié à Tauteur.
}ge deaol, dédié âi soi-^éme. Bordeaux, 1750,
ifché au mont Etna, mélodrame, par Dclisle de
», dédié à moi.
clionnaire des Jacokms vivants , Hambourg ,
, dédié aux frères et amis. (La dédicace se terpar ces mois : Vive la mort!)
9 Egarements de t esprit et du sentiment, par an 1802, dédiés à ceux qui n*ont rien de mieux à
M(f, tragédie par de Prade, dédiée à Fauteur imprimeur.
\latiements nocturnes, par B. Sparte, Farn, . iiédiés il mesdames les écosseu8es.r îmh, comédie, par Discret, 1657. dédiée aux es veuves et aux vieilles filles. Une seconde onr1664, est dédiée aux beurrières de Paris. leitte ou la terre de Famour, drame par Pascal agoulhe, 1776. Epitre dédicatoire à FAmour. wtes Mormantems sise J. BachotH OpusculOf , in-4r
tt 1819, k la vente Covrlots, n* 2902, il
t trouvé on exemplaire de ce volumeavec
dédicace manoscTite h Louis XIV, corn-
içant ainsi: e SirOf si comme v<nts êtes
sont dédiés k des prélats (parfois au Sotiveraio Pontife}, kdes abbés, k de hautes et puissantes dames.
Quelques ouvrages avaient des épttre»
dédicatoires qui furent supprimées; ce fut le sort de celle k Louis XIv placée par Du Bouchot en tète de son Histoire généalogiques delà maison de Courtenay, 1661, et de celle
Î|ui précédait les Réflexions dun citoyen sur a marine fparFaure), Paris, 1759.
Nous pourrions donner plus d'étendue k cet article, signaler encore bien des déctreaces singulières, mais peut-être nous sommes-nous déjà trop longtemps arrêté sur ce point de Khistoirc des hvres^
DIBDIN^ — Ce célèbre bibliographe an^ gfais, que nous avons souvent I occasion (le citer, ne saurait être ici passé sous si-* lence. Peu de personnes se sont occupée» avec autant d*ardeur de la science des livres; il lui a voué sa vie entière, et il Ini^ a rendu d'importants services.
Né en 1779, mort en 1843, Thomas Frognall Dibdin se livra avec ardeur k l*étude et entra dans TEglise anglicane; il n*oi>tint que des bénéfices assez maigres, et ayant une famille assez irambreuse, il ne connut jamais la fortune, mais le patronage de lord ^lenser lui fut d*uB grand secours.
li) Consulter sur cet écrivain longtemps ignoré 'ranre les articles de M. Cbaslej dans la Revue ^aris^ ffôi. A la suite de ses Chroniques eheva^ iquesr Bl. Ferdinand Denis a placé une traduc-
tion du Tisserand de Sé^otie, Ist meilleuire des rome^' </i>fl d'Alarcon. La Bibhotheca e$panola^ publiée par RiUadeneyra, contient 27 pièces réunies pour la^ première (ois avec une tics-bonne introduction.
DIB
DIB
Après quelques Essais qui passèrent inaperçus , Dihain attira sur lui les regards des amis des livres par sa Bibliomania^ ouvrage singulier qui, publié en 1809, sous forme de Drochure, reparut deux ans plus tard avec des augmentations considérables, et a été réimprimé en 18*2. L'œuvre se présente sous la forme de conversations entre des personnages affublés de noms latins (Atticus, Quisquifius, Menalcas, Ulpianus, Rosierueius, etc.)t qui cachent les bibliophiles les plus connus alors dans la Grande-Rretagne, et tous amis de Tauteur.On caaset non sans emphase» des reliures; des livres rares, des prix exorbitants payés à des ventes récentes, du l)onheur que procure la possession ou la vue d'une édition princeps, d'un volume sur vélin. Tout cela est entremêlé de plaisanteries que les Anglais seuls et les contemporains pouvaient parfaitement goûter. Des notes beaucoup plus longues que le texte (ainsi que dans la plupart des ouvrages de Dibdin ) renferment une masse de renseignements bibliographiques. L'ouvrage parut d'ailleurs dans un moment favorable : c'était l'époque où les amateurs anglais, privés de communications avec le reste de l'Europe, se jetaient avec ardeur sur les (ivres rares qui étaient dans leur tie; c'était alors qu'aux ventes Stanley et Roxburghe on prodiguait avec insouciance les guinées,et qu'on payait gaiement des prix qu'on n'avait jamais vus jusqu'alors et qu'on n'a plus revus depuis.
Le Bibliographical Decameronf ainsi que le remarque fort bien M. Renouard, contient une multitude de faits, d'anecdoleSy de renseignements que l'on chercherait en vain dans tout autre livre de bibliographie et de bibliologie. L'auteur a de l'originalité dans l'esprit; il a beaucoup vu, il parle des livres en homme qui les aime et qui sait les apprécier; mais il a donné à ses récits une tournure moitié facétieuse, moitié emphatiq^ue, qui n'est oas toujours ce que préférerait le lecteur. Il ne faut pas oublier, il est vrai» le goût des Anglais pour ce qui est caricature; mais des plaisanteries qui reviennent trop souvent ne sont pas toujours d'un heureux choix.
Tout le talent imaginable ne saurait donner un intérêt soutenu à trois gros volumes de conférences bibliographiques; le cadre d'un roman dialogué ne paraît pas fort heureusement adapte à un tel sujet, et ce qui le prouve, c'est la nécessité où s'est trouvé l'auteur de multiplier à l'excès des notes qu'il lui eût été impossible de fondre dans ses conversations.
Avec un peu de sévérité dans le choix de ses matériaux, et laissant de côté la forme romanesque» Dibdin aurait produit un livre beaucoup moins gros et bien plus usuel.
Les très-nombreuses gravures qui décorent le Bibixographicai Vêcameron en font un ouvrage extraordinaire et peut-être unique en son genre. Le Manuel du libraire en [larle avec quelques détails» et indique»
tom. H, p. 77» les sujets des dix dialogutt composant cette somptueuse et sîn^lière prouuction. En Angleterre, elle obtmt un grand succès; l'édition tirée è 800 exern* plaires, dont 100 en grand papier, fut épuisée en fort peu de temps. Les frais d im* gression et de gravure avaient été k plus de ,000 I. st. (125,000 fr.), et cette somme ne panittra pas trop forte lorsqu*on son^à ce qu'ont dû coûter tous ces portraits djm-
f>rimeuis» de libraires, d'amateurs» de nicurs même» toutes ces reproductions snr bois ou sur cuivre d'ornement d'ancieos manuscrits» de miniatures» de marques et emblèmes d'imprimeurs, tous ces fac-nmilt de caractères typographiques et de siputures d'hommes plus ou moins célèbres.
Nous avons déjà fait mention de la grande publication consacrée k décrire une |«rtie des livres réunis par lord Spenser : BiUie^ thecn Spenseriana^ Londres, 181fc-15, h vol. in-8'; Mdes AUhorpianœ, 1822, 2 vol. in-8*; Descriptive catalogue ofthe bookê... Londres, 1823» in-8*. — Ces sept volumes» hiagoiliment imprimés» ne forment qu'un seul corps d'ouvrage. Nous n'avons pas besoia de dire que les quatre premiers cootiennent la description des livres des premiers temps de l'imprimerie réunis cnei lord Spenser. Les ouvrages typographiques» li théologie» les classiques grecs et latins» rangés par ordre alphabétique» occupent les deux premiers volumes; les tomes ill et IV sont consacrés aux mêmes ouvrages friin çais» italiens» anslais» etc. Le V* d<inoe la description du chflteau d'Altborp et de U bibliothèque qui s'y trouve; elle renferme une foule d'ouvrages précieux depuis Is xvr siècle jusqu'à nos jours. Le Vf volume est un appendice aux quatre premiers; Im articles y sont rangés par- ordre alphabétique des noms d'auteurs, sous les n*' 1006 è 1318. Enfin le tome Vil» beaucoup moins développé dans ses descriptions que les précédents, offre Tinventaire do la collection d'ouvraçes imprimés au xv* siècle, formée à Naples par le duc de Cassano Serra» et achetée en bloc par lord Spenser.
Un grand nombre de fac-êimile de carae* tères typographiques ou de gravures sur bois décorent la Bibliotheca Spenseriama^ el donnent une juste idée d'un grand uombre d'éditions très-rares. On a reproché k l'ao* teur des fautes dues h des moments de distraction : mais ne sont-elles pas excusables dans un travail d'aussi longue baleine?
Le Bibliographical Tour in France ani Germany^ 1821, 3 vol. in^^» est un ouvrage de luxe où sont accumulées les gravures. les illustrations de tout genre. Le texte a été l'objet de critiques assez vives, (fof. le Manuel du libraire.) — Une traduction fran* çaise en 4 vol. in-8*, due à MM. Licquetet Crapelel, a paru en 1825; elle ne comprend que les deux premiers volumes du texte anglais, et laisse de côté ce qui concerne l'Allemagne; mais elle renferme des notes utiles. En 1824, Dibdin fit paraître une seconde édition de son Bibliographical four.
DIB
DE BIBUOLOGIK.
Die
de larges suppressions ^i en supprn
les gravures auî sont remplacées par )nibre bien réduit : 12 seuiemeni, dont ivelles.
exemplaire de rédition de 1821, avec îssins originaux et plus de 160 (igures éeSt 178 1. st. 10 sh. vente Hanrott.
is tard Dibdin mit au jour un autre ograpkical and antiguarian Tour en eterre et en Ecosse, 1838» 2 vol. in-8*;
également remarquable par les grai et les vignettes qui le décorent, mais I bibliographie tient bien moins de
que dans les productions antérieures il écrivain.
rmi les ouvrages sérieux et purement ^graphiques de Dibdin , il fout menler son Library Companion^ 182ik (2' )n« 1825); espèce de Manuel de Tama-
dans lequel tous les genres de livres
et importants sont passés en revue. 11 lien des omissions et plus d*une erreur
cette production écrite surtout pour inglaiSy mais on y trouve aussi beau-
de renseignements utiles. Vlntroducio Ihe KnowUdyc of ihe rare and vae éditions oflhe greei and latin clasiics^ , 2 vol. in-8', se place sur un terrain spécial» plus circonscrit; un 3' volume
promis, mais il n*a point paru. Des s beaucoup moins complets avaient» en , 180i et 1805» précédé ce travail qui
pas très-estime.
grand défaut de Dibdin, c*est d*avoir
avec précipitation» et de n*avoir pas d'une critique assez sévère dans le i de SOS matériaux. Devenu vieux» il lut à retracer ses souvenirs dans des oires qu*il intitula : Réminiscences of erarji Life (1836» 2 vol. in-8'}» et dans lels li raco4te avec l)eaucoup de détails ce gui concerne sà personne» ses écrits I bibliophiles de ses amis auxquels il ivait. Il y a sans doute quelques faits mx dans ces deux gros volumes; mais ès-grande mifjorité de ces pages nomses n'offre d'intérêt que pour les biblloiSp et surtout pour ceux de la Grandeigne. Des gravures et des portraits»
upagaement obligé des publications de in» se trouvent dans ces deux volumes.
H(3 laissons de cdlé d'autres ouvrages itt d'étendue de cet infatigable écrivain» 'Book-rarit^ f son Engïish De Bure^
à un trè^^petit nombre. II traduisit tation de Jésus-Christ, et il donna une le édition de VVtopia de Th. Morus ; il au jour (et c'est peut-être le plus séi de ses travaux) une édition nouvelle et lentée des Typoçraphical Antiquities de s» répertoire utile des anciennes proions de la typographie anglaise (il serait à désirer qu'il en existftt un semblable ' les livres imprimés en France), Les . in*i% publiés de 1810 à 1819» devaient suivis d'un ou deux aulres qu'on ne I sans doute jamais. Le tome IV finit r 3926. Les ouvrages sont rangés par imeur et ensuite dans l'ordre chrono-
logique. Dans celte production » Diluiin se montre moins prodigue d'expression»
d'un enthousiasme fatigant à force d'êlre répétées, qui ab«mdent dans ses autres ouvrages où il lui arrive si souvent de s'écrier que « la vue de tel volume ménlerait qu'on bravAt les fatigues d*un voyage à travers les glaces de la Sibérie, et qu'on franc-lilt l'Océan» fûl-H agité par toutes les leropéles de l'équinoxel» Il s abstient do drre ee qu'il écrivait dan^ le Library Companion, que «certain volume non rogne et sur grand papier (a che boccone!) est puis rare qu'une turquoise sans tache d'un pouce de circonférence. »
Pendant la plus grande partie de sa vie» Dibdin, grAce k son activité» eut des relat ORS avec de nobles et riches bibliophiles^ et fut regardé comme une grande autorité dans la science des livres; ses ouvrages^ étaient à la mode et se plaçaient rapidement. Auj^ourd'hui il est apprécié plus froidement», et li y a longtemps delà que ses travaux étaient juçés avec sévérité dans ta Revue trimestrielle [Quarterly Review). « Cet écrivain s'est durant bien des années consacré à com|K>ser et à compiler quelques-uns des volumes les nlus coûteux» les plus épais» les plus louras et les plus étendus que la presse ait jamais mis au jour. On n'y trouve que des anecdotes insignifiantes sur des hommes sans importance» do mauvaises plaisanteries et un savoir très-vulgaire et très-superficiel. » Nous regardons cet arrèc comme trop rigoureux et comme ayant été prononcé par un juge qui n'était nullement bibliophile; mais il n'est pas douteux que c'est surtout à la beauté des gravures qui les décorent et aux nombreuses anecdotes relatives k des personnages britanniques que la plupart des ouvrages de Dibdindoiventl'accueil qi^e leur fontles amateurs au delà de la Manche. Sur le continent, ils ont toujours été rares à cause de'leur prix fort élevé; et pour trouver grand plaisir dans leur lecture» il faut être bibliomane fervent et être né en Angleterre.
DICTIONNAIRE.— Le J?ttUe/tn du bibliophile (mars 1836) a donné une notice intéressante de M. Pelissier sur les anciens Lexiques, suivie de considérations sur les prin* cipaux moyens d'améliorer les nouveaux dietionnaires; elle a été reproduite avec quel-
Ïues changements dans le Dictionnaire de la onoersationet delaLecture (2* édïiion^LWl). Le plus ancien auteur qui ait laissé quelques travaux lexicographiques est le célèbre Varron; puis vint verrius Flaccus» dont il ne reste qu'un abrégé. Les lexiques grecs d'Erotien, de Jules Pollux» d'Harpocratien» jIo Lexieonvocum Platonicarum de Timée» le Lexicon de Suidas, ne sauraient être ici l'objet de notions détaillées; nous nous bornerons à mentionner» k l'égard de chaque langue» les dictionnaires qui, sous le rapport de l'importance et de la rareté, méritent de figurer dans une énuméraiion de livres précieux» et» sans reproduire ce quer d'autres bibliographes ont déjà dit» nous nous attacherons à indiquer quelques par-
ttiu
DICnO?ÎNA!RE
lïl^
ticularilés généralement ignorées pout-èlre, ou k signaler divers ouvrages récents et importants.
On ne saurait d'ailleurs tracer ici une liste tant soit peu complète des dictionnaires des diverses langues; elle occuperait un volume, et Vater a déjè entrepris cette tflche dans son ouvrage (en allemand) sur la littérature de la grammaire (1815; 2* édition» Berlin, 18^7, in-8')-
Nous passerons successivement en revue ce qui concerne les diverses parties du monde, en commençant par TEurope et en nous arrêtant d*abord à la France.
De vieux Lexiques, tel que celui de Nicot (1606, in-fol.J,ont auiourdlnii peu dlntérét, et il faut arriver à celui de l'Académie française. Il parut pour la première fois en 1694. Les mots y sont rangés selon leur racine; l'ordre alphabétique ne fut ado[)té que dans la seconde édition, 1718. 1^ sixième a paru en 1835 (2 vol. in-4'), et le discours préliminaire de M. Villemain est une œuvre importante de philosophie liltérnire.
Les critiques n'ont pas été épargnées & ce grand travail que la docte compagnie ne saurait en effet se flatter de rendre parfait
ivoir l'ouvrage de M. (îénin, Variniions dû angage français ^ p. 492^28, et VExatnen critique des Dictionnaires, par Nodier, 1828). L'attention se porta dans le temps sur lesitemargues morales , philosophiques et gramma^ itcaiet, publiées en 1807, et qui ont obtenu en 1^ une seconde édition au sujet de laquelle on peut consulter un article du Globe^ t. VII, p. W (113).
Le premier fascicule d'un Dictionnaire hislorique de notre langue, élaboré par la docte compagnie, a vu le jour en 1858, et il a été fait de la part d'un journal bi-mensuel(la Correspondance littéraire) quelques calculs qui sont assez curieux i
« La livraison se compose de 368 pages in-4et s'arrête à\imoi abusivement qui se trouve à la 13* page de l'autre dictionnaire de l'Acsdémie, lequel en a 1872. Il ne r«»pré* sente donc que la lU' partie du travail total, lequel devra former 56 volumes de plus de OW pages. Il est vraisemblable que l'Académie mettra à rédiger les livraisons suivantes tout autant de temps (qu'elle a consacré è la première, et il s'ensuit qu'elle ne terminera aa besogne que dans 3289ans ; autrement dit, la génération qui aura le bonheur de jouir de la lettre Z vivra l'an 5147.
Observons en passant que d'autres acadé*tnies ont suivi l'exemple donné en France; l'Académie des sciences è Saint-Pétersbourg a mis au jour, en 1827, un Dictionnaire o^ la langue slave-ecclésiastique et russe en h vol. in-4* (xxii et 2162 pag.). L'Académie royale espagnole avait, dès 1726, commencé la publication d'un Diccionario de la lengua castellanaf qui, achevé en 1739, forme 6 vol.
(113) L^autear de ces remarques est un écrivain
1>eu connu d'ailleurs, Gabriel Faydel. Il est trèsoin d'élre sans mérite. < Un grand savoir ei une finesse de tact manifestés par une foule d'observations aussi neuves qu*utiles, voilà ce qui caractérise
in-fol., et qui est fort recliercbé. D'aprè< Tirknor [History of spanish liiltratwre, lU, âl9), les définitions sont généralement bonnés, les étymologies sensées, les citaiinns amples et judicieuses; parfois on aurait desire plus de maturité et de critique. Use nouvelle édition, augmentée et corrigée, a paru en 1780, et les réimpressions se woi multipliées. £n Portugal , TAcadémie royale des sciences de Lisbonne avait entrepris, il y a longtemps, uti Dictionnaire; il ti*en a paru qu un seul volume cont«>nant la lettre A (1793, in-fol.). C*est an volume de 5i3 pages à 2 colonnes précédées d^une introduction de 200 pages;' cl quoique entrepris sur un plan trop vaste pour pouvoir facilement être achevé, ce travail est regardé corrtme offrant un mérite supérieon
Le Dictionnaire de Richelet est encore recherché, mais seulement dans les premières éditions, lesquelles contiennent nombre de traits satiriques retraûch&s pla.<i tard. La plus curieuse sons ce rapport est la plus ancienne de toutes, imprimée près de Genève t dans un château où une société avait établi un atelier typographique. Un bel elempl. de cette édition s^est élevé au prix de 218 fr. è la Vente Lihri, en I8i7. {Voy. la note n** 37, et consulter aussi suf ce Dictionnaire un article de M. le vicomte de Gaillon dans le Bulletin du bibUephilCf 12* série, p. Vil.) Une épigramroe in« sérée au mot Canaille^ divers passages dan» Tarticle Jésuites^ et nombre de plaisanteries inconvenantes disparurent dans les réim' pressions.
Le Dictionnaire de Furetière (168li i I690| 3 vol. in-fol.) est fameux pour avoir suscité un procès académique qui fit scao< dale, et donna à son auteur Foccasion de publier des factums spirituels qu*on a réimprimés, et au sujet uesguels on peat consulter YHistoire de C Académie firançaiff par Pelisson et d'Olivet, éditée par H. LiTct (L II, p. 469-it76}.
Ce Vocabulaire servit de tuise k celui que des Jésuites publièrent h trévoux en l'ïw, et qui, conservant le nom de cette ville, est Venu, se gonflant sans cesse, jusqu*^ remplir 8 vol. in-fol. en 177!. Il n*est sans doute point exempt d*omissions et d'erreurs ; la prononciation n'est pas indiquée* les exemples pourraient être en plus grand nombre et mieux choisis; la partie scientifique a beaucoup vieilli (c'était inévitable)* et ce* pendant on a pu dire avec raison que l« Dictionnaire de Trévoux est encore le ré-» pertoire de la langue le plus satisfaisant et celui qui répond le mieux à l'embarras ou à l'incertitude de qui l'interrose.
La langue romane offre le Lexique de V. Raynouard, 1836«45, 6 vol. in-8*,trte-justement estimé, Quoique sur quelques points il soit aujourd hui rectifié et dépassé (voir
ce livre éminemment remarquable, i (Renoaard.) On a blâmé quelques remarques un peu inacbaiiieif quelques plaisanteries qui auraient pu être suppiî* mëes dans un livre sérieux«
DlC
DE BIBLI0L06IE.
DIC
liela de M. E. Burnouf, dans le /ourr^ 5<itflnlj« janvier 1836» el la NauvelU
encytlopédiquef t. III, p. 396-407).
ami dévoué de notre ancienne lilléra-
Là Curne de Sainte - Palaye « avait ms un Glossaire de la langue fran-
depuis son origine jusqu'à Malherbe»
I immense, qui ne forme pas moins vol. manuscrits, déposés à la biblio-
e Impériale.
possède, en attendant, faute de mieux»
ctionnaire du vieux langage françois^ Lacombe, 1766, 2 vol. in-S", qui est d*ètre complet et le Gloisaire de ta e romane^ par Roquefort (1806-20), 3 n-8*, encore utile, bien qu*un grand re de mots soient assez mal expliquée.
Splément, qui forme le 8* volume, a jet d'un article élogieux de M. Ray- *d, dans \e Journal des Satanls^ avril
II y a beaucoup plus d'érudition dans 'âge mis au jour par M. F. Diez : Etynsches Woerterbuch der romanischen te» Bonn, 1853, in-8*» xxvi et 782 •
is les spécialités relatives à notre lan- I faut signaler le DtcltonnaiVe étymo^ \ede Ménage»dont la meilleure édition îlle de 1750, S vol. in-folio. Ce livre pas bon. « Ménaj^e était un homme érudition fort diiTuse; il sait tout ce Taut de Tétymologie, excepté ce qui la tue.» (Nodier, Notions de linguistique^ ) — Le Bielionnaire étymologique des français qui viennent du grec ancien^ X)rel, Paris^ 18UI, in*8% est estimé.
divers dialectes de la langue fran- ODl été Tobjet d*études lexicographiimportantes. Nous avons déjà fait on d*ua ancien et très«rare dictionbreton» imprimé à TréKuier en l'^OS; deLepeiletier»1752, in^olio, pèche par d'érudition. L'auteur accumule sans *nement des rapprochements de toute e; il établit des comparaisons entre lOts de toute langue, latin» grec, béei au milieu de cette abondance stéîl est très-loin de donner tous les de la iangqe bretonne. Un reproche Mbie a été fiait au Dictionnaire que Bulplacé dans ses Mémoires sur h langue M» 175ik«0, 3 vol. in-fol.
iDl aqx vocabulaires patois provoqués ftiveur qui, depuis quelques années, )ortée sur les litqdes ae ce genre» nous bornerons h signaler : le Dictionnaire [lois nortmndf par MM. Ed. et A. du (riptroauction, de xcix pages, est fort te), le Dictionnaire provençal françai*^ . Honorai, 18tô» 2 vol. gr. in-8* (bon ge quoiqu'il ne soit ps exempt d'eret d'omissions)» ei le curieux Glos^ lu centre de la France^ par M* le comte rt, 1856^58, 2 vol. iq-S** (voir les arde M. Littré da;is le Journal des 5a- » septembre et novembre 1857, et M.
ris, dans la Bibliothèque de VEcole des s, 3* série» tom. III).
iQt de nous occuper des diverses ré*
DicnoNrf. de Bibuologib.
gions de l'Europe, il faut faire mention do ce qui concerne les langues classiques.
Les dictionnaires grecs sont très-nombreux; nous ne nous occuperons point do ceux qu'a vus paraître la Renaissance, et qu'on doit à Phavorinus, à Budé, à Constantin, etc. Nous arriverons au grand travail d*Henri Kstienne qui a effacé tous ceux qui Tavaient précédé, le Thésaurus grœeœ linguœ^ publié en 1572, formant h vol. in-folio, auxquels on en ajoute un cinquième (filossaria duo... 1573). M. Renouard. dans ses Annales des Eêtienne, p. 133-138, donne sur cette pucation célèbre d*amples détails auxquels nous renverrons : consulter un article de M. Berger de Xivrej : Appréciations historiques^ 1. 1*'. Ces 5 volumes égalent 5fc vo« lûmes in-8'' de500 pages chacun, et l'impression en a été revue avec tant de soin qu'un critique anglais écrivait dans le (ren//eman'a Magazine qu*après s'en être beaucoup servi , il n'y avait jamais remarqué une seule faute typographique. — Gail a inséré dans son Philologue^ t. Vil, un article sur les mots omis ou inexactement rapportés par Estienne. Brunck s'était de son coté occupé d'un travail de rectification de ce grand dictionnaire.
Devenu rare» cher et n'étant plus en rapport avec l'état de la science, le Thésaurus avait besoin d'être amélioré et réimprimé. C'est ce qu'un philologue assez médiocre» éditeur actif, Valpy, entreprità Londres, en 1815, Cette seconde édition, fort augmentée» parut eu 39 livraisons; terminée en 1825, elle forme huit vol. petit in-folio. Elle n*est pas estimée. Des intercalations multipliées ont surchargé et entremêlé le Thésaurus sans ordre et sans plan. On a procédé avec si peu d'attention que parfois la même citation est» dans la même page, reproduite h plusieurs reprises. Le concours de divers tiellénistes habiles (notamment de M. Boissonade» qui, pour son compte, a fourni 11000 mots) donne cependant quelque prix à cette publication» qui, dès son début, fut l'objet d une vive et mordante critique dans le Quarterly Review^ n* H, mars IffiM). Cet article, attribué au docteur Bloorofield, depuis évêque de Londres, fit sensation.
Très-supérieur de tous points à l'édition de Londres» est le Thésaurus publié par la maison Didot, sous la direction de MM.
Base et G. et L. Dindorf. En ce moment 59 livraisons sont en vente; T volumes sont complets» et la lettre û est commencée. Cet immense répertoire, auquel la coopération des érudits les plus distingués a été acquise, est une production qui fait honneur à la France. Elle était devenue nécessaire, ainsi que le constate un rapport fait par M. Thurot, au nom d'une commission de I Académie des Inscriptions (inséré dans 1; Bulletin des sciences historiques de Férussac, t. XVlll, p.23i-2&l). Voir aussi leQuarteriy Review, n' 101, p. 154-161. La Revue encyclopédique, tom. Ll, p. 398-402, avait rendu compte de la première livraison.
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I.f Thésaurus grœcœ poeseoi de Tli.Morell, Klon, 17i>'i« in-V, esi un fort bon diciionnaire do la prosodie grecque, où lous les mots des poêles ont été réunis avec un travail immense; ia quantité est signalée par des exemples; les épithètes et les synony- 7i)es sont indiqués. M. Boissonade a, dans nn article de la Biographie univenelle^ tom. XXX, p. IIG, fourni d*amples détails sur let ouvrage et sur la réimpression augmentée, donnée à Cambridge par le docteur Mailby, en 1815.
Nous laisserons de c6té les travaux de Schrevelius, de llobertson, d*Hederic , de Damm et de bien d'autres ; beaucoup moins étendus que le Thésaurus, ils sont toutefois utiles. — On estime le Dictionnaire critique grec-allemand de Schneider dont la 3' édition est de 1819. Passow et Alilwandty ont fait un supplément. Il se lK)rneaux auteurs profanes. La Biographie miverselle en fait Téloge pour Texactitude, .1 critique et la richesse dos mots, mais la ijuarterly Reiietc (nM" p. U7-150) n'v voit ({ii*un amas de matériaux précieux dépourvu d'ordre et de méthode.
En fait de dictionnaires latins, nous nous en tiendrons à mentionner le grand Lexicon (leForcellini, publié en 1771, réimprimé en 1805, k vol. in-fol. On joint à cette édition lin supplément, publié en 1816, et composé d'environ 3000 mots, à Tégard duquel on peut consulter un article de Daunou, dans le Journal des Savants ^ mai 1817. L'ouvrage a reparu à Londres en 1828, 2 vol. in-V avec do fortes additions. Comme réunion de matériaux utiles à l'élude du lalin, ce lexique (\st du plus grand mérite; mais on lui a reproché de laisser fort h désirer sous le rapport des étyroologies et de ne pas avoir rangé dans un ordre logique la signification des mots. Une autre édition, Padoue, 1827-32, k vol. in-/^** renferme des augmenialions ti'uno importance réelle; elle a été revue par J. FarlaneKi. Ce grand et savant travail a un rival dans le diclionnaire de Freund , qui, traduit en français et augmenté par M. Theil, a commencé en 1855 à |)araltre chez M. Hachette, in-4*.
Nous ne pouvons omettre le Glossarium ad scripiores mcdiœ et infitnœ latinitatis de D'i Can^e, un des plus beaux monuments de i érudition française. La première édition est de 1678,3 vol. in-fol.; mais celle de 1733, 6 vol. in-fol., revue par les BénédiclinSy est bien plus complète; il faut y joindre le supplém('nt do dom Carpentier, 1766, k vol. in-lol. On peut, sur 1 historique de r.e glossaire, consulter une notice d n. Giraud : Bibliothèque de iEcole des chartes , r série, t. L p. 498 (voir aussi \"Essai sur la vie et les ouvrages de Du Cange^ par Hardouin, 1849, les Etudes de M. L. Fougères ^ur le même sujet, 1852. et l'article de M. Louandre : Du Cange et ses biographes, dans la Revue des Deux-Mondes, 1853, 1. 111).
La maison Didot a publié une nouvelle édition du Glossarium de Du Cange rovuo par Al. Uenschel et dans laquelle tous les
suppléments ont été fondus en un seul cor;» d'ouvrage. Cette édition se recommande par les soins qui lui ont été donnés. M. de Saulcy, membre de Tlnstitut.a complété l'irticle MoMNAiB, dont tous les types ont éié dessinés de nouveau etaugQientésd*ungrai)i) nombre de pièces; les planches représentant les Monogrammes ont égaleuient été dessinées de nouveau.
Le septième volume présente un appeu* diceimportaniaux éditions antérieures; il est composé: 1* du Glossaire français, refnti complété ; 2* de la Table des mots iechniqua, donnée par Ducange, mais que ni les Bénédictins ni D.Carpentier n'avaient reprodoilt et qui est plus (]ue doublée par les soins de M. Uenschel ; c'est une véritable encyclopédie du moyen Age ; 3* de la Table des moU étrangers; V de l'Index des textes et des MMss cités dans louvrage, en indiquant les nouvelles éditions et les nouveaux numéros des MMss de la bibliothèque Impériale; 5* des Dissertations qui se trouvent dans Joinville et Villehardouin ; endn de la Dissertation sur les monnaies byzantines. Toutes les planches ont été regravées.
1 Tout ce qu'une immense lecture et l'érudition la plus judicieuse et la plus exacte peuvent réunir de renseigneaients indis-
[)ensables pour l'intelligence des auteurs atins du moyen Age est accumulé dans Du Cange avec une ricbesse presque surabondante ; mais on y chercherait inutilement ces savantes étymologies qui expliquent, sinon le sens habituel des mots, au oioios leur signiGcation primitive, et Ton voudnit plus vainement encore y trouver des docnments positifs sur l'histoire de la décadence du latin et la formation des idiomes mode^ nés. Les additions réunies h la tin dechaga* volume et celles que Du Cange publia a li suite du Glossarium grœcitatis {elles fonneol 250 colonnes in-fol.) suppléèrent è de nombreuses omissions, corrigèrent des erreurs, mais elles ne purent remédier aux défauts da plan et à Tabsence complète de toute espèce de critique. Les Bénédictins se bornèrent i fondre ces divers suppléments et è continuer le travail de Du Cange. Ils dépouillèrent les livres qui avaient échappé à ses recherches; ils déchiffrèrent une immense quantitédc manuscrits et de chartes, mais ils ne semblent pas avoir soupçonné la possibilité dt suivre un plan rationnel et d'apporter plus de critique dans son exécution. Aucune «lélioration ne distingue le nouveau supplément que Carpentier donna en 1776, Heasehel a ajouté;de nombreux éclaircissements. Dans les 160 pages de la 1" livraison, il 7' jusqu'à 518 additions; malheureusement il 1 a accumulé les citations sans autre distin^ | tion que celle des différents éditeurs. Les anciennes fautes typographiques ont ^\i corrigées, mais il y en a beaucoup de nou* voiles. (Voir l'article d'Ed. du Méril, ionrnal des savants de Normandie , 184^ P^ 9-32.J
Consulter aussi deux articles deM. Pkf*
Die
DE BIBLIOLOGIE.
DlC
15 dans le Journal des Savants^ janvier ^rier 1847, reproduits dans la ifouvelU e encyclopédique^ l. IV, p. 157. Une par- I manuscrit original de Du Gange, lettres et S, sont au département des manusde la bibliothèque Impériale (résidu -Germain, n*" 99), et la bibliothèque de ux possède un exemplaire avec de nomses notes qu*on attribue à dom Carer.
5tipp/em«n(um au Glossaire a été publié ;57 à Francfort par M. Diefenbach ; c'est i-fc de 672 pages.
tiquons dans sa spécialité le Dictiondes synonymes de la langue latine^ par lult, auquel l'Académie a, en 1853| dé- » le prix de linguistique. Une apprém de cet ouvrage se trouve dans la e des DeuX'Mondes^ V avril 1854, 4. La préface qui retrace Tbistoire des ts synonymiques en Europe , est un eau important de critique littéraire, lexicographie est abondante en ce qui le la langue italienne, et nous devons borner à un petit nombre d'exemples, un véritable dictionnaire que le volume é par Franc. Alumo de Ferrare sous le de Le Richezxe délia lingua volgare^ et it imprimé chez les Aide, 1543, in-fol. et A la patience de réunir tous les mots ites les expressions dont Boccace et ses rcesseurs s*étaient servis, cet auteur it Tart assez puéril d'écrire en caractères nus, qu'il parvint, dit-on, à présenter à »ereur Charles-Quint le Credo et le 1" tre de TEvangile de Saint-Jean écrits ibréviations sur un morceau de papier ^s-petite dimension.
$ 1612, l'Italie possédait un bon dicairc, celui de l'Académie délia Crusca rible), important répertoire auquel on reprocher cependant de n*avoir pas i I étymologie des roots, et de s'être I loi de ne choisir ses exemptes que les seuls auteurs de la période Trecento -à-dire de 1301 k 1400j, ce qui a amené usion de citations prises dans des au* Tort célèbres tels que le Tasse et TArioste, rejet de tous les mots qui, depuis le iècle, se suntlntroduits dans la langue, ilter sur les diverses éditions de ce nnaire, Gamba, 5ert> de' tesii^ n« 2809- Cne quinla impresione a été enlrek Florence en 1843, et les trois preis livraisons ont été l'objet d'un arliele • Libri dans le Journal des Savants.
estime les Annotaxioni sopra il Vocaio delta Crusca par AI. Tassoni, 16SB, .» et l'on sait qu'un poêle et philologue re, V. Monti » donna le signal d'une mimée entre les Lombards et les Tosm publiant ^ Milan ta Proposta di al-
) Un riche«nglàis, M . Josepb Iteyer, a entrepris rais une publication qui mériterait de trouver nce des imitateurs. La Libraty of National An- !« (Bibliothèque des Antiquités nationales), est le Mécène, débute par un reeutîl de fotû"
cune correzioni ed aggiunte al Vocabulàriô delta Crusca (1817-24,3 t. en 6 vol in-8). Ce livre savant (voir un article de Raynouard dans le Journal des Savants, mai 1819), mais trop systématiquement hostile à l'Académie de la Crusca qui a rendu de fait d'immenses services à la langue italienne, fut réfuté à Florence avec oeaucoup d'acrimonie. La thèse de Monti fut soutenue chaleureusement par dos Milanais, notamment parGhe^ rardini dans ses Vaci e manière di dire italiane additate a futuri vocabolaristi (1838- 41, 2 vol. in-8). Le Dizionaro délia lingua italiana, Padova, 1827-30, 7 vol. in-4, renfernoe un dictionnaire géographique et ut\ dictionnaire mythologique qui manquaient dans le vocabulaire de la Crusca.
L'Allemagne peut montrer les importants iravaui de Wachier, d'Halthaus, de Scheri sur la langue germanique au moyen-flge.
Le Dictionnaire allemand-latin do J.^L^ Frisch esi;estiuié,mais ces divers travaux sont surpassés par le grand ouvrage de Jacob et iiuillaumeGrimm.(FotrrilrAen(mm/hinfat#y 14 Janvier 1854.)
On fait l'élose du Dictionnaire de l'ancienne langue de la Frise par K. von Richtoffén, Gottingue, 1840, in-8.
Le Dictionarium saxonico et gothico^lati* num d'E. Lye(Lottdre«, 1772, 2 vol. in-fol.) est indigné comme estimé dans des ouvrages de bibliographie faisant autorité; toutefois il faut observer que les érudits modernes n'acceptent point ces éloges. UEdinburg Review (oct. 1847, p. 320) qualifie ce travail de volumineux, mais dépourvu de.jugement. M. Rask lui reproche l'absence de critique et de connaissances grammaticales; M.Kemble y trouve beaucoup d'erreurs et d^inexactitndes. Lye n'éiait pas k la hauteur de la lâche qu'il avait entreprise . On a vanté le Lexicon angto^saxonicum de L. Ettmùller, Quedlimbourg, 1851, in-8, lxxî et 768 pages.
Le célèbre Dictionnaire de la langue anglaise du docteur Samuel Johnson a été souvent réimprimé; il parut pour la première fois en 1755. Il a été l'objet de su()pléments publiés par Mason, 1801, 2 vol. iu-4, par Boucher, 1807, in-4. 11 y a peu d'exemples d'un travail aussi considérable, exécuté par un seul homme, avec une égale supériorité. Les définitions sont Justes, les explications satisfaisantes, les diverses acceptions des mots éclaircies par des exemples empruntés avec goût aux meilleurs auteurs. On fait grand cas du Dictionnaire écossais de J. Jamieson, Edinburg, 1808-24, 4 vol. in-4(voir YEdinburg Review, n' 94, mai 1828), J. Johnston en a donné un abrégé, 1850, in-8, 790 pages. Un autre Gaelic dictionary a été nV%s au jour par MM. Normann Mac-Leod et Daniel Dewar, Glascouf, 1853, in-8 (114).
Quant aux langues du Nord, nous nous
butÊstu inédits, conipesés en Angleterre pendant le moyen âge, et édités par un archéologue distingué^ corrM|K>ndani de Unstitut, M. Thomas Wiight^ Un judideux écrivain français qui 8*est livré avec une patiente activité à Tétude des pralttetiens M-
DlC
DIC
bornerons h citer comme le meilleur qu*on
1)ossùile pour Tislandaîs celui de Biornon laiderson, Copenhague. 18H. Les travaux du uièiue genre de Gudmund Anderson et «roiaus Verelius sont peu complets et sou- "vcnt inexacts. Le Lexicon lapponicum de Ihre, 1780» laisse fort à désirer, et les exemplaires sur papier ordinaire sont à peine lisibles.
^Lcs dictionnaires hébreux composés par les rabbins sont peu rechechés, mais on estime celui de Castell qui fait partie du Lexicon heplaglotton joint à la polyglotte de Wallon et qui a été réimprimé à Goltingne, m 1790, in-4. Le Glossarium universale Hebraicumdo Thomassin , 1697, in-foL, n'est nasfort recherché. Le Dictionnaire manuel Hébraïque et allemand de TAncien Testament p^r Gesenius, 1810 (2* édition 1823), est estimé; il n été traduit en anglais par C. Lee (Cambridge, 1825-28,2 vol. in^b"). Gescnius l'a encore fait paraître en latin, 1832, grand in-8. Citons aussi le Lexicon manuale hebrai» cwn et chaldaicum de M. J.-B. Glaire, 1830, in-8.Un orientaliste lnborieux,J.*D.Michaelis, A mis au jour a Goitingue en 1702, 6 tom. petit in-i^ des Supplementa ad lexica hebraica. Les 2376 pa;^es de ce grand ouvrage renferment, selon la Biographie universelUf une foule d'&rticles fort mal écrits, mais pleins d*une érudition variée, souvent oiseuse. Selon une note de M.Silvestre de Sacy, ces études de Michaclis sur les mots obscurs de la langue hébraïque ne fournissent Qu*un bien petit nombre de résultats satisfaisants ou uiéme ()lausibles.
Mentionnons aussi YEnglish-hebrew and hebreu)'english diclionary de W. Duncan, 18M), et VAnalytical hebrew and chaldee lexicon de Buster, 1858, in-k. Pour le syriai]ue on a les dictionnaires de Castell, de Zanolini et quelques autres; en 1857, un Lexicon lingtiœ syriacœ par Bernstein a commencé à voir le jour à Berlin.
Quelaues mots au >iujet des dictionnaires arabes, langue qui appartient autant à TAsie qu'à TAfrique.
Le Thésaurus de Giggei, 1632, le Lexicon de Golius, 1653, sont trop arriérés pour être bien utiles. — Le Kamoot ou VOcéan^
téraires dei siècles antérieum, M. C.-D. dMIéricault, a rendu compte de ce volume dans la Revne EuroDéenne (n. du {** juillet 18t>0); Il a montré toul rinlérèl qui s'attache à ces dictionnaires qui aident puissamment par Phisloire des mots à Thisloire des idées, des mœurs, des révolutions littéraires et sociales.
I^ premier de ces vocabulaires puUiés par M. Wright fut composé par un archevêque de Caniorhcry, Aifric, mort en 1006; il est en latin et en saxon, et a pour titre : CoUoquium ad pueros linguœ ïalinm exercendos. Puis viennent deux vocabulaires latins et anglo-saxons du xi* siècle, et un autre du xvi« stècle, en latin et semi-saxon, intéressant modèle de la langue de transition qui se Îlace eutre le saxon et Taufflais. I^e Dictionnaire de eau de Galandc ^né à la un du xn* siècle) contient une multitude de renseignements sur des sujets très-divers ; le Traité de Gautier de Bibles- :^orth, destiné à enseigner la langue française aux
composé par Feerozabad, est un des niai riches et des naei Heurs .dictioDoaire.^ arabes. L'édition donnée k Calcutta par Lumsdeo, 1817, 2 vol. iu-fol., a été Tobiet d'un article de M. Silvestre de Sacy dans le Journal dtt Savantt, décenabre 1819, et elle est décrite dans le catalugue de cet éruriit, n* 2816. Au numéro suivant on trouve des détails sur Tédition donnée h Scutari en 1230-33 (18U- 1S17;, 3 gros vol. in-fol., laquelle est accooipagnée d*une traduction turque. On en avait commencé au Caire une réimpression qui n*a point été achevée, mais vers 18(2 on lithographia è Bombay réâition deCalcotu, et en 18V6, une édition nouvelle en 4 vol. in-8 vit le jour dans cette -ville. Le catalogue que nous venons de signaler décrit aussi (t. il, p. 203 etsuiv.) le Soorah^ Calcutta, 1812-15,2 vol. in-i^, et quelques autres dictionnaires. — Le Lexicon arabico4atinum de Freytag [Halis, 1830-37, k vol. in-4), lequel laisse d*ailleurs beaucoup è désirer
g^ournal des Sar/inM, 1859» p. 866}. — Le actionnaire ar abe- français dtVL. Kasimirski, 1857, 2 vol. in-*.
A regard du persan, nous signalerons le Dictionary persian^ arabic ana english de F. Johnslon, London^ 1852, de iv et 1420 p. fVoir un article de M. Garcin de Tassy, dans le Journal asiatique, 5* série, 1. 1, p. iTf- 48^) et le travail de Wuller: Lexicon perticO'latinumcum linguis maxime eognaiis sœucrita, zendica et pehlmca compuratum, qui a commencé h (paraître è Bonn en 1853,10-4. i
Le Dictionnaire anglais persan, arabe et | anglais de Richardson, Oxfords 1777, 9 vol. in-fol.est estimé; on recherche surtoutTédition de Londres, 1806, 2 vol. in-foL, reTuepar Wilkins.Quant à Tédition de 1829, augmentée par Francis Johnson, in-fc, elle ne contient dans Ses 1711^ pages è 2 colonnes que le persan et Tarahe expliqués en anglais. On trouvera au catalogue Silvestre de Sacj n*2899 et suiv. l'indication de divers dietionnaires persans publiés enOrienLLeplos important est celui qu'un mi d Oude a fait imprimer à Lucknow en 1822 sons le titre des 5ep/ mers, parce quMl est diyisé en sept j)arties(voir \e Journal des Satants. décembre 1826, le Bulletin des sciences historiques de
enidnts, procède par une série de conseils en vers, de sorte qu'on a à la fols une grammaire et on Kire d*édncaiion. Arrivant au iv* siècle , M. Wrinfci donne cinq vocabulaires. Lesdeux premiers SAntrkyiniés ; le dernier esl illmiré ; le maanscril wsÊenm des dessins à la plume dcninés à reproduire kspfai iinpoi'lanls des ofijeis désignés danscbaqQcehapiue*
Les notes dont M. Wright a accompagné les laus qu'il a établis avec beaucoup de soiu sooi rei^ibtt de renseignements utiles.
En France les vocabulaires com(K>se« an mejei ftge sont bien moins nombreux qu^en Aitglelem. M. Chassarl en a pnblé récemuient un 4a xut* fièi4e qui est disnosié dans Tordre alptiabéliq«e;il esl accompagné (Kun autre où Tordre des matièrei domine, et qui, malgré sa brièveté, foonûi fveiques notions inicressnnies sur leè sujets qui aUiraient le plus Tattention d*un écoKer normand ^ xni« siècle. L^anatumie joue un rôle oonsiuérabla dans ce tr»ité.
DTC