DE BI6LI0L00IE
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issac, t. IV, p. 175 et les JahrbUehfr de me, 1826, p. 129; 1827, p. 153).
> Dictionnaire arménien et russe de Kouehoff, S vol. iQ-i, nécessairement peu ndu en Europe; a été mentionné comme e grande importance. i sanscrit, cette langue sacrée de Tlnde litife, et dont l'étude ouvre un champ si s àréruditioD moderne, a été Tobjetdes lux de divers lexicographes. Le Cosha^ inscrit et en anglais, imprimé à Seram- , en 1808, in-i, a le mérite d'avoir été posé par un brahmine, et traduit et annoté m savant très-distingué, Colebrooke.
I Sanscrit and english Diclionary de H. man Wilson, Londres^ 1832, in-4 (1" ion, Calcutta, 1819), jouit d'une grande ne. C'est l'œuvre d'un des indianistes >lus actifs et les plus judicieux qu'ait Inits l'Angleterre. On a fait l'éloge du ionnaire anglais et sanscrit de Mercier liams, Londres^ 1851» iu-<^, tu et 859
ÎS.
Allemagne qui s'efforce de marcher en des études relatives à l'Inde, peut offrir ques ouvrages lexicographiques impors sur le sujet qui nous occupe. Le Glos^ nm sanscritum de M. T. Bopp, un des )ns de ces investigations érudites, a paru rlin en 1820-30.
1 1854, l'Académie des Sciences deSaintrsbourg a entrepris la publication d'un ionnaire sanscrit, dont la rédaction a été iée à MM. Otto Boethlingk et R. R(»lh. s sommes personnellement hors d'élat
frécier le mérite decei ouvrage, mais il Tobjet d'un jugement révère dans le Iminster Review (avril 1855, p. 5(>8-572j; luteurs sont accusés de négligence, d irance, de manque de jugement et d'avoir lé des erreurs se glisser à chaque page, l'oublions pas le Diclionary bengali and crit explained in enylishf parHaughton, dres, 1833, in 4.
es besoins du commerce et de la poiitiont multiplié les dictionnaires des lani usuelles de l'indoustan. Le Manuel du lire en indique un assez grand nombre isa table méthodique, p. 255. Nous nous lerons h y ajouter le Diclionary hindus' and english, de Forbes, 1849 (918 p.) le Diclionary english and mahrati ^ épris par Molesworth , achevé par dy, Bombay, 1847, in-'i, et le Tamil english dictionary de Rattler, Madras, •^194 vol. in«i. Un Dictionnaire tamoulçais à paru k Pondicbéry en 1856.
rrivons h la Chine ; nous rencontrons Hctionnaire chinois, français et latin, lié par de Guignes, PariVr,1813, avec un >lément rédigé par Klaproth, 1819, in-fol. servons en passant que le Catalogue de snte Klaproth (Paris, Merlin, 1839) est a en dictionnaires pour toutes les lan- K.) Ce dictionnaire est difficile k consulloor un commençant. Les mots cherchés seuls imprimés en caractères chinois, et olysyllabea, ainsi que les phrasead'exiirane sont représentes que par une traa-
sçription en lettres latines. Voir deux articles d'Abel Rémusat, dans le Journal des Savants, novembre et décembre 1819(roproduitsdans letom.lldes Mélanges asiatiques de ce savant); consulter aussi le Quarterly Review, t. XIII.
On rencontre assez souvent cet ouvrage parce qu'après sa publication le gouvernement en distribua des exemplaires k beaucoup de gens qui, peu préoccupés de chinois^ se défirent promptement de ce gros volume, lequel, grkce k ce moyen, se trouva plus répandu en six mois qu'il ne l'eût peut-être été dans vingt ans.
Un missionnaire portugais, J. A. Gonçal- ▼ez, a puhliék Macao en 1831 un Z>icctanarioportuguex-china, et en 1833, un Diccionario china-portuguez. On peut consulter la Nouvelle Revue encyclopédique (Paris, Didot^ 1846, t. 111, p. 382) au sujet des travaux da ce missionnaire. Son Àrte china constante de alphabeto e grammalica, a été l'objet d'un article de M. Aboi Rémusat dans le Journal des Savants f sef)tombro 1831.
Le Dictionary of the chinese language, par Robert Morrison, imprimé aux frais de la Compagnie des Indes (Macao, 1815-23, 6 vol. in-4), a été critiqué comme ayant été rédigé avec trop de précipitation et comme n'ayant pas suivi le plan étendu qu'on s'était proposé d'abord (voir Ahel Rémusat, Journal des Savants, yiMi el avril 1817, février 1824, et Mélanges asiatiques, t. Il , pag. 152 217). Unedescriptiondece grand ouvrage se trouve dans le catalogue Silvestre de Sacy, n. 3013.
On a signalé comme utile le C^tne^e and english Vocabulary, par W. Thom., Canton, 1843, in-8.
Le catalogue Klaproth que nous venons do signaler contient dans sa seconde partie (pag. 44 et suiy.) une liste raisonnée de dictionnaires chinois publiés dans la Chine même. Le plus ancien de ces vocat>uiaireSt \o Eul yu, remonte, dit-on, jusgu'k onze siècles avant notre ère. Le plus estimé et celui dont l'usage est le plus répandu a pour titre la Loi des caractères. Rédigé par l'ordre et sous la direction de l'empereur Khang-hi, il contient l'explication de plus de 40,000 caractères, et il parut en 1716 en 9 vol. in-4.
Divers lexiques relatifs aux langues lartares sont signalés dans la table méthodique du Manuel du libraire, t. V, p. 256; nous y ajouterons le Dictionnaire mongol-russe* /rançaM de Kowaluwski, jf o^an, 1844-49, 3 vol. in-4.
Pour le tibétain, il faut recourir, quoiqu'il ne soit pas irréprochable, k VEssau lou>ards a dictionary tibetan and english publié k Calcutta, en 1834, [«ar Csoma de Koros, savant dévoué qui a rendu de grands services k la science et k l'égard duquel on doit lire l'article de M. Théodore Pavie sur les études tibétaines inséré dans la Revue des Deux-Mondes, 1" juillet 1847.
Le malais qui est la langue la plus répandue dans l'archipel de la Sonde, a été l'objet des dictionnaires aujourd'hui surannés d'Haex, de Gueynier, de Bowroy; les tra-
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DICTIOXNAIRE
TOUX de Howison« de Uarsdeo,deRoorda ▼an Eysin^a» sont bien plus récents. Le srand dictionnaire roalais-neerlandais de Leydekker, en cours de publication k Bâtariàf doit former? vol. in-folio« On a rois au jour h Taris en 1825 un petit Dictionnaire françaii et malaie par Boze. Citons aussi le travaîlde J. Crawfurd, Grammar and dictionary ofthe malay language, Londres, 18S2, S Yol. in«-8.
On ne connaît goàre en Europe que le titre du Vocabulary oftheKokhean dialecte pa r Dyer» Ancapoor, 1838, in-8r Des religieux espagnols ont composé des vocabulaires des langues parlées dans les Philippines, et ces livres sont en Europe d*nne rareté excessive. Le Vocabnlario de la langue bicol, par Fr. Marftos, 175i^, in-fol. se trouvait dans la Èiblio' theca Heberiana^ où il manquait si peu de cbo9e, mais nous ne Tavons rencontré sur aucun catalogue français. Il en est de roéme du Vocabularia de la langue bisaya^ par. Al. de Menlrida, 1637, in-V. Le Vocabulario de Pampango en romance^ 1732, se trouve dans la Bihlioiheca Grenvilliana.
Quant au japonais, le Dictionarium de Colladus, Kome, 1632» in4, ne peut plus être utile. Il y a plus de ressourci'S è tirer des ouvrai^es imprimés au Japon môme, tels que le Dictionarium latino-lusitanicum et fnponicum^ Amacusa, 1595, in-i (605 fr.
vente K. en 1836; un exemplaire figure au catalogue Marsden) et dans le Vocabulario da lingoa de Japon^ Nan^asaqui, 1603, in-4 dont il existe une traduction espagnole, Manihy 1630. Langlès avait un exemplaire de chacun de ces volumes si rares; ce sont les seuls qui, à notre connaissance, se sont montrés dans les ventes en Europe.
L*ouverture de nouvelles relations entre le Japon et les puissances chrétiennes amènera sans doute la publication de nouv<>aux vocabulaires. M. Pfizmaier avait fait paraître k Vienne en 1851, la première livraison d*un Wàrtêrbuok der Japonischen Sprache; nous ignorons si cette publication a été continuée, mais ce n*estpas d'ailleurs au centre de TAIIemagne qu'elle a chance d'être appréciée. Mentionnons aussi les Remarques $ur quelques dictionnaires japonais-chinois {Journal asiatique, 5* série, t. XI, p. 256). Elles sont dues à M. Léon de Rosny, qui se livre à une étude spéciale de la lanjB^ie et de la littérature japonaise et dont le icèle jettera sans doute une clarté nouvelle sur ce sujet obscur.
Parmi divers travaux relatifs aux langues do rOcéanie, nous nous bornerons à signaler le Dictionary de W. Williams of the NetD-Zealand languaaey Londres, in-8, 363 pag. et l'Esquisse [Outlines) d'une grammaire et d'un dictionnaire de la langue des naturels de l'Australie méridionale, Adé* iàide, 18^0, in-8. Cet ouvrage estdû à deux Allemands^ Teichelmann et Schurmann.
Afrique. — Le Lexicon œgyptiacO'latinum dt" La i^roze, 1775, a vieilli ; celui deTattam, 4835, in-8, a été l'objet de diverses critii|ues e( n'est pas asses complet. Le Lexicon
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me coptitm de PejroDt 1835« \n^ e« qualifié par M. de Saoley d*eioeilent;Silvestre de Sacy en a de mèoie fail Télo^dan le Journal des Sovonla, mars 1896; ce lexiqai réunitles trois dialectes delà langue copte: le memphitique, le thébalqoe et le hueh* mourique.
La langue éthiopienne ou abjssinieime est en Allemagne de la part de divers érudiii (tels que MM. SeyflCarlh, Dillmauio, elc) l'objet de travaux qui donnent tool lien de croire qu'on possédera bien t Al nn livre bien supérieur au laxtco» «lAîojrice-laltmMi dt Ludolpb, 1697, in-fol. Bn ettendaol oa trouvera des glossaires de cette langoe daas letom. III de la Relation du TOjege es H. Lefebvre.
Amérique. — Le Dictionnaire huran joint au Grand Voyage au pays des Hurons pir G. Sagart Tbéodat, Parts, 163S» fait virament rechercher ce volume devenu trèsrare; de beaux exemplaires se sont adjugés k 202 fr. en 1847, à2t0 fr. en 1851. Il s>n est trouvé un à la vente Eyriès qnU bien qu'ijicomplet eten mauvais état, est montée 77 fr. P'après le P. Gbarlevoii ce dictionnaire est d ailleurs très-inexact.
On a publié à Londres par ordre de PAmirante en 1851 un vocabulaire esqoimaux et anglais. Le Dtc/tofifiotra nir0t6#-/hiii^ de P. Raymond, Auxerre^ 1606« est recherché; il estorJinairement iointaa die*^ tionnaire français-caraïbe, à la grammaire et au catéchisme rédigés par le même missionnaire, et le tout se paye assey cher,tt fr. vente Nodier en 18U. -^ Le Diciionnaire
Îmlibi'français par D. L. S. (De la Salle dt 'Ëstang), 1763, est recherché, ainsi que l'observe le Manuel du libraire, lorsqu*!! se ren* contre séparément, et l'on i^ore en général
Îu'il se trouve dans la Matson rustique de dyenne par de Préfontaine (volume sans valeur); il ne mérite point d'ailleurs qu'on s'en occupe, car, selon M. Théotl. Lacorr daire {Revue des Deux-Mondes^ n. du l*' lévrier 1833} il est rempli d'erreurs, et rantear ne parait pas avoir jamais séjourné dans la Ou.vane.
Le Vocabulario espagnol et mexicain ré^ digé par un franciscain, AL de Molina, Mexico, 1571, in-fol., est, on peut le croire sans peine, excessivement rare en Europe, il s'en trouve un exemplaire dans la BibUo^ theca Grenvilliana ; il avait appartenu à lord Kingsborough dont on connaît les immenses travaux relatifsaux antiquités mexicaines, et qui l'avait payé 80 guinées. La Vocabulario manual de Pedro de Arenas, Mexico, U. Martinez,1611, est de m£me trèsdifficile à trouver. Dn exemplaire flgnre an catalogue Wolters (18U, n. 606) sous le nom de Franc, de Rivera Calderon comme imprimeur. Les Nouvelles Annales des VoyagesA.9S et 92, renferment un vocabulaire mexicain dû au zèle de M. Ternaux-Compans. L'ouvrage du P. Tauste sur la langue des Indiens de Cumana {Madrid, 1680, in-fc) cst,qaoiaue rare, moins difficile à rencontrer que les volumes imprimés au nouveau ipoudei il
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DE fiIBLIOLOGIfi.
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si trouvé un exemplaire à la vente
rea 18i^ adjugé à 91 fr.
îfs vocabulaires (Je la lingvM ^uichua,
au Pérou, ont été mis au jour par
Cauto, Lima, 161&,par Torres Rubio
1619 (édition décrite au catalogue
Ire de Sacy, n. 3036; il en existe d*au-
nis au jour en 1700 et en 1754), vat
Martinez, 1604; par Holguin, 1608.
ces livres très-rares en Europe sont
rix élevé.
dialectes du Brésil ne nous semblent oirélé encore l'objet de travaux b-en lanls. En 1858, la maison Brockhaus pzig a publié lo Diccionario de lingtia le Diaz dans une Bibliothtca linguiS' t*elle a entreprise, el^un petit vocabudu dialecte moitié portugais, moitié en usage dans la province de San Pet Sul a été publiée à Londres auxfrais nce Louis- Lucien Bonaparte. Il avait iru dans la RevUla trimensal de Rior>.
irrivant au Paraguay, nous y trouvei Tesoro de la lengua guarani du P.
duiz, Madrid^ 1639, reproduit en el de S. Maria ta mayor^ 1722, in-4.
L^mplaire de ce volume est à la biblioideTInstiiuL Nous trouvons sous le e Riiiz dans la Bibliotheca Duboisiana, 6, un Arte y vocabulario^ Madrid^ 1640 ^ire est-ce la même chose que le ), et dans la Bibliotheca Heberiana^ 7» un Catecismo guarani^ qui nous I avoir écbapité à bien des bibliogra-
I «voQS dû nous borner, dans cet arux dictionnaires relatifs aux langues ; ôrtirions des limites dans lesquelles evons nous circonscrire si nous aborce qui concerne les nombreux Dicires scientifiques et spéciaux. Nous t cependant inscrire ici le Diction»
'esseienceê médicales^ en 60 vol. in-8, f a parfois de l'esprit (rarticle Uo- 98 rédigé par Cadet de Gassicourl est int); elle Dictionnaire des Sciences lies, 1816-30, 60 vol. in-8, qui a été d'un article de M. Abel Rémusat dans ^al des Savants, août 1824, p. 451 -464. ussi le cahier d'août 1827.11 en a paru ence une traduction italienne avec ns etcorreetions.
)T. — Cette famille si justement célèis les fastes de la typographie ne saue oubliée dans notre Dicttonnaire. On *a sur les divers personnages qui ont »ué à son illustration des détails étenns la Nouvelle Bioaraphie générale, i sous la direction du docteur Hoefer t col. 102 et suiv}. Nous nous borneen placer ici un résumé succinct, remierdes Didot qui s*est fait connaître nçois, né en 1689, mort en 1757 ; entre importantes productions, il publia, en
20 volumes in- 4, V Histoire des Voyaffrs compilée par l'abbé Prévost, ouvrage oublié aujourd'hui, mais qui eut une grande vogue et dont Texéculion typographique est trèssatisfaisante. Deux des fils de François Didot se montrèrent avec éclat.
Pierre-François, né en 1732, mort on 1795, fut protégé parMonsieur (depuis LouisXVIll), qui permit que son nom fût donné à Timprimene en question. C'est là que furent exécutés V Imitation, 1788, in-fol ; Télémaque, 1785, 2 vol. in-4; la Gerusalemme liberata, 1784, 2 vol. in-4, édition tirée à 200 exemplaires, mais qui aujourd'hui n'est pas recherchée. Elle est accompagnée d'estampes gravées d*après les dessins assez médiocres de Cochin, et indépendamment des 41 dessins gravés, il en existe un pareil nombre restés inédits (M. Renouard dit dans son calalogue de 1819 (t. TIl, p. 95) qu'on prétend que chacun de ces dessins fut payé 500 fr. par le prince qui avait pris cette publication sous son patronage (Monsieur , frère du roi). Ce libraire était devenu propriétaire de ces 82 dessins qui, à sa vente en 1853, furent adjugés pour 500 fr., et qui depuis, en 1857, n'ont pas dépassé 425 fr. à la vente Thibaudeau. François-Ambroise Didot, surnommé le Jeune, mort en 1804 , obtint le patronage du comte d'Artois. Ce fut par ordre et aux frais de ce prince qu'il mit au jour la Collection d'ouvrages français en 64 vol. in-18dont nous avons déjà parlé.
Louis XVI le chargea d'imprimer, pour l'éducation du Dauphin, une série de classiques qui se compose de dix-huit volumes {Boileau^ H vol.; Bossuet, 4; Fables de La Fontaine, 2; Télémaque, 4; Racine, 5) et qui est d'une très-belle exécution. Ce fut lui qui acheva en 1791 la publication du Nouveau Testament en français, 4 vol. in-8 : un petit nombre d'exempl. in-4 se recommandent comme dignes de toute l'attention des amateurs. Les Réflexions morales de Marc-Aurile, 1800, in-4; les Entretiens de Phocion, par Hably, 1795, in-4; ]es Géorgiques, Xrad. (1q Delille, 1793 ; le Juvénal, trad. par Dussauli, 1796, 2 vol. in-4; les OEuvres de Regnard, 1790, 6 vol. in-8, etde Crébillon, 1796, 2 vol. in-8; le Voyage d'Anacharsis, 1799, 7 vol. in-8, sont de fort beaux livres, surtout lorsqu'il s'agit d'exemplaires tirés sur papier supéiieur.
Pierre Didot l'aîné, né ea 1760 et qui est mort en 1853, succéda à son père en 1789 ; lorsque les temps les plus orageux de la tour-^ mente révolutionnaire furent passés, ce lypo-
Sraphe se mit courageusement à Tœuvre afin e relever la gloire de Pimprimerie en France; il publia des éditions de luxe; elles étaient alors à la mode; le Directoire, auquel il faut tenir compte du très-petit nombre de bonnes choses qu'il a faites, installa au Louvre les presses de Didot C'est là que parurent le Virgile de 1798 (115), Y Horace de 1799, le
On prétend qu*oii ne peut adresser à ce léser : il s'agit d*un J dont le point s'est détaché lume qu'un seul reprocne au point de vue à la pression. Sept ans avant, [>idot avait public nu •rrectton typographique; encore est-il hm\ autre Vi>g?7«, in-fol., tiré à lOOcxenipl C» ex. sur
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DICTIONNAIRI
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ilactne an IX, 3 yoI. in-fol. ; lei Fable$ de La Fontaine : tous ces volumes, in-folio, sont décorés de gravures et de vignettes dues aut artistes les plus célèbres de Tepoque TGérard, Girodet» Pnidhon, Percier, etcO-
Le jury de l'Exposition de 1801 proclama que le Racine était « la plus parfaite production typographique de tous les Ages. »
Parmi les grandes publications que multiplia Pierre Didot, nous nous bornerons à si- Pnaler les Voyages en Egypte de Denon, Iconographie de Yisconti. En 1819 il mit au jour une édition de la Henriade, gr. in-fol. dont il ne fut tiré crue 165 exemplaires. Longtemps avants en 1795, il avait imprimé
£our le compte de M. Renouard un fort beau ucain^ in-folio.
En Tan VI (1799) ce typographe entreprit la. publication d'éditions stéréotypes : les premiers exemplaires tirés avec des caractères encore mobiles et entièrement neufs sont très-supérieurs à ceux qui les suivirent. Le Virgilius se reconnaît à une faute d'impression : ne te noster amor pour nec te noiter amor^ au premier vers de !a page 178, de sorte que Ton peut dire que la bonne édition est celle qui a la faute. Phœdrus, Cornélius Nepos, les Fables de La Fontaine, Racine et
auel(iues autres volumes également tirés avec es caractères qui avaient tout leur brillant lurent dislinjçués pour leur netteté et leur régularité. Mais les tirages suivants perdirent rapidement l'éclat qui avait d'aburu charmé les connaisseurs.
Tirmin Didot, né en 1764, mort en 1836, sotHint dignement la réputation du nom qu'il portait : cm lui doit Tinvention du stéréotypage (voyez cet article) ; il perfectionna la gravure et la fonte des caractères, et mit au jour divers de ces ouvrages de luxe moins Koûtés aujourd'hui qu'autrefois : la Henriade^ 1819, gr. in-4; les Lusiades, de Camoëns, édition exécutée aux frais de M. le comte de Souza et qui n'a point été mise dans le commerce (116).
D'importantes publications eurent pour éditeur Firmin Didot : les Anliqui^és de la NMe. par Gau , les Ruines de Pompéi, par Mazois, le Panthéon égyptien, de Champollion> le Dictionnaire hiéroglyphique et la Grammaire égyptienne du môme auteur, et bien d'autres ouvrages d*une haute portée attestant son activité.
Bibliophile zélé, Firmin Didot avait réuni une des plus belles bibliothèques qu'il y eût à Paris; les classiques grecs et latins y dominaient selon lusagH de l'époque; il la livra aux enchères eu 1811; elle le détourvélin du Racine^ avec les dcsMns originaux, fut offert, en 18ii,àla vente Firmin Didot, au prix de 32,000 fr., mais il ne trouva pas d*amateurs. Il a passé depuis en Ângleicrrc.
(tt6) Disons quelques mots de cette somptueuse publication ; elle a été décrite dans les jEées althorpianœ de Dibdin, tom. I*', p. 143-145, et elle a éié Tobjet d'un article de M. Raynouard dans le Journal det Savants, 1818, p. ^7-398. Les dessins sont de Gérard ; le portrait de Gamoéns est un chef-d*ttuvre : les gra^^ures des chants lY et Y
nait de ses travaux industriels el de ses études. Cultivant les lettres avec succèst il a laissé di bonnes traductions en vers de Tyrtée, et Théocrite» iesBucotigues; il à composé deui tragédies.
Son flis atné, Âmbroise-Firmin Didot, s'est placé au premier rang des imp.rimears européens par l'importance et l'utifité de ses publications. On doit à la maison qu'il dirige avec son frère Hyacinthe, des ouvrages delà plus grande importance, tels que la Bibliih fhique des auteurs grecs , les éditions nouvelles et complètement revues du Thesamrui grœcœ lingiue d'Henry Estienoe et du Cfoisarium mediœ Latinitatis de Du Gange. Citons aussi VExpédition scientifique des Françmt en Morée, et les MonumefUs de FEgypte,
Eir Cbampollion. Imprimeurs de Tlnstilut, M. Didot mettent au jour les diverses publications de ce corps savant; ils ont été cimrgés de Timpression du Catalogue de h bibliothèque Impériale, dont il a paru sept volumes (nous en avons déjà parlé). Parmi les entreprises importantes de librairie qu'ils ont abordées, on distingue VUnivers pittores-
Îjue (65 vol. in-8, avec plus de 3000 gravures) et a Biographie générale dirige par H. le docteur Hoeier et qui est amvée a la lettre M. M. Didot , obéissant aux exemples qu'il trouvait dans sa famille , a cultivé les lettres avec toute Tactivité que lui ont permise les rares moments qu'il a pu dérober a d*immea^ ses atfaires. Un Voyaige dans le Levant fait en 1816 et qui n'a point été mis dans le commerce, une très-bonne traduction de Thucj* dide, montrent tout ce qu'il aurait pu rendre de services à l'érudition s'il avait été maître de son temps. Ami dévoué des livres, M. Didot ne s'est point contenté d'en publier de très-nombreux et de très-importants : il a forme une collection (|ui est une des plus précieuses de Paris : Thistoire de l'art typographique, ses origines, ses progrès, ses phases diverses y sont représentées par une foule de productions très-bien choisies, et parmi lesquelles il en est de la plus grande valeur •et d'une rareté extrême. Divers articles que M. Didot a insérés dans les publications qu'il met au jour (l'article Typographie dans YÈn* eyclopédie nouvelle, les articles Estienne et Gutemberg dans la Biographie générale) montrent quelle attention éclairée il a portée sur l'histoire de l'art dont il est l'un des plus glorieux représeatants. H a voulu , il y a peu d'années, montrer que la typographie ne dégénérait point; il n'a pas dû s'occuper de ces éditions en grand format qui avaient bit la gloire de ses pères, ainsi que de Baskerville
nous paraissent les plus belles, nais on paarnit leur demander plus dVxactitude au point de vae des costumes, de la l'orme des navires, etc. On voàlui obtenir un texte absolument sans faaie, m*u une leitre s'étant déplacée au tirage dans le mol Lusitano, il en est résulté une erreur dans quelques exemplaires. Ce beau volume a d^alilearsbfaQcoup perdu de sa valeur; après avoir été porté li
Sus de 900 fr., il s^est adjuaé à 301 f^.. vente impayé, en 4840, et à 55 fr., Taylor» en 1841 (exempt* reliés en maroquin).