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édition datée de 1470 sans nom de ville ni d*iinprimeur, mais où l'on voit des types semblables h ceux de Viiidelin de Spire, se trouve k la bibliothèque Impériale et ciiez lord Spenser, mais ne paraît pas s'être présentée dans les ventes depuis celle de Gaignat en 1768. L'édition absjue nota, où l'on reconnaît les types de Oenng et de ses associés qui imprimaient à Paris vers U72, ne figure, nous le croyons, sur aucun catalogue de vente; Dibdin, qui est entré à son égard dans de longs détails {Biblioth. Spenser,, t. II, p. 1 1 5-127 , S 19- SS5), donna un fac-similé de ses caractères. L'édition imprimée àBrescia, U73, in-fol. jubtnte presbytero Petro Villa, ne parait avoir passé en vente que chez Pinelli ; cet exempi. est à la bibliothèque Bodie venue. Crevenna en possédait un autre en fort mauvais élat qui fut retiré h sa vente.
On peut signaler aussi» comme extrêmement rare, l^dition de Milan, A. Zarot. , 1472, in-fol. Le Manuel l'indique sans la décrire et sans citer aucune adjudication. Un exempi. relié en maroquin, 230 fr., vente Bearzi en 1854.
Lucien. — L'édition princeps vit le jour à Florence en 1496, in-fol. Le titre, le lieu de l'impression, la date, tout est en grec. LMmprimeur ne s'est pas nommé, mais on reconnaît les caractères qui ont servi pour des impressions faites chez L.-P. de Alopa. Un exemplaire de ce beau volume s'est payé 225 fr. vente Giraud ; il était plus cher autrefois. De beaux exemplaires se trouvent chez le duc de Devonshire, au Musée britannique et dans la collection Grenvilie, ainsi que chez lord Snenser.
En 1503, Aide réimprima Lucien , in-fol.; cette édition, sur beau papier, laisse beaucoup à désirer sous le rapport de la correction ; elle n'est pas fort chère. On recherche peu l'édition de 1522, quoiqu'elle soit plus correcte ; elle fait également partie de la collection Aldine.
Lucrèce. — La première édition est un infolio sans lieu ni aate, mais à la fin on trouve le nom de Thomas Ferand qui imprimait à Brescia en 1473. Ce volume qui, nous le croyons, n'a jamais passé en vente, se trouve chez lord Spenser, dans la collection Standish, et à Florence dans celle du comte d'Elci.
Pendant longtemps on avait regardé comme édition originale celle que Paul Fridenperger mit au jour à Vérone en 1486. En descendant au second rang, elle a beaucoup perdu de sa valeur.
Martial. — I-a première édition datée de ce poëte est celle de Ferrare, 1471 ; on n'en connaît que quatre exemplaires (un chez lord Spenser, un à la bibliothèque Impériale); elle a été précédée sans doute par trois éditions in-4 très-rares, dont Tune porte le nom de Vindelin de Spire , une autre est regardée comme imprimée h Rome. Il estimpossible aujourd'hui de déterminer exactement laquelle de cesdiverses impressions est la plus ancienne. Les éditions de Rome, 1473» etVenise, 1475, sont difficiles à rencontrer, la première surfont; elles, sont Tune et l'autre à la biblio*
thèque Bodieyenne et chez lord Spenser. Ovide.— Deux éditions sont datées de 1471; on ne sait ((uelle est celle qui a paru la première, mais on penche en général pour celle formée de parties séparées que publia, k Bologne, Balthazar Azoguidi, et dont il parait qu'on ne connaît qu*un seul exenoplaire complet , celui de la Biblioiheca Grenvilliana, qui, provenant de la collection du chanoine Devoti, fut complété par M. Payne, libraire k Logdres.On connaît cinq autres exemplaires, tous plus ou moins défectueux; ce sont ceoi des lords Spenser et Pembroke, de GeorgesHI
iau Musée britannique), du comte d'filci(k Horence), de la bibliothèque Impériale, k Paris (incomplet de deux feuillets).
L'autre édition, datée de 1471, est celle que Sweynbeym et Pannartz in^rimèreot k Rome , d'après un manuscrit différent , k ce
que l'on suppose , de celui que suivit Azo-
f;uidi. On en connaît des exemplaires dans a bibliothèque Bodlevenne, dans celle de Georges III, au musée Hunter à Glascov, chez lord Spenser ; à une vente des doubles de ce bibliophile célèbré,un exemplaire de cet Ovide fut acheté 73 liv. st. 10 sb. (1,900 b. environ), par Th. Grenvilie.
Les éditions de (Venise) Jacobus Rubeus, 1474 , et de Parme , 1477 . sont décrites dans la Bibliotheca Spenseriana. Le Manuel ne signale aucune adjudication de celle de Milin, Zarot, 1477. En 1480 , Azoguidi réimprinu Ovide, et cette seconde édition est tout au» difficile k trouver que la première. La bibliothèque Bodieyenne en possède un excmplain acheté en 1698, et qui fut alors évalué à 4 shellinçs. L'exemplaire Grenvilie est fort beau et bien complet. Les Métamorphosa (fi forment le tome III, manquent dans lexe-mplaire de la bibliothèque Impériale, k Paris.
Perse. — L'édition originale est un in-4. sans lieu ni date, mais ici l'on reconnaît les pelits types romains d'Ulric Han ; on la croit antérieure k 1470. Nous ne pensons pasqu'dle ait jamais passé en vente, et nous n'en trouvons mentionnés que trois exemplaires ; Tun en Angleterre, celui de lord Spenser, proT^ nant de la bibliothèque du duc de (^assano est décrit en détail dans Bibliotheca Spemeriana, t. VIII , p. 63 ; les deux autres sont à Florence dans les bibliothèques Magliabecchi et d'Eld.
A l'égard de trois autres éditions de Perse, in-ibl., absque nota , et de celle imprimée à Saluce« 1481, nous renvoyons au Ifannef.
PÉTRONE. — - Les fragments qui restent du Satyricon ont paru pour la première fois avec les Panegyrici veteres, imprimé Ters 1490. La première édition isolée est de Venise, 1499. Elle n'est point complète et le texte offre Hea des lacunes, mais elle est extrêmement rare (ce qu'explique l'exiguïté d'un in-4 de 20 feuillets), et dfepuis la vente Crevenna en 1789, le Manuel du libraire n'en signale aucune adjudication.
Phèdre. — Les apoloçues de ce fabuliste ne parurent qu'en 1596, à Troyes, par les soins de Pierre Pithou. C'est à coup sûr un des auteurs anciens qu'on a le plus farM a
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DE BIDLLOLOGIE.
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iltre< L*édilion donnée avec une grande iié est fort rare et d'un grand prix fr. Tente Nodier ; un autre ex. non relié , Nugent). Elle fut deux ans plus tard )rimée à Le^de en 1596 ; cette seconde m, fort difficile à trouver, n'excite pas nvoitise des amateurs.
rDARS. — La première édition de ce t lyrique est celle que les Aide mirent lur en 1513, iii-8. Elle est rare et trës- !rchée en beaux exemplaires. Dibdin dit e seul exemplaire connu , sur vélin, est la bibliothèque de lord Spenser; nous 3uvons indiaué un autre comme étant $rvé dans la bibliothèque de Leipzig, seconde édition, Rome (1515), est aussi rre d'une certaine valeur; mais celle de 1526, de Francfort, 1542, de Paris, 1558, lu'elles ne soient pas sans mérite, ne pas l'objet des désirs des bibliophiles. kTON. — Ce ne fut qu en 1513 que les \ de ce philosophe célèbre furent mis presse; Aide les publia en un volume lio qui n'est pas extrêmement rare sr en avait rassemblé jusqu'à huit exem- 3s), mais qui est très-recnerché lorsqu'il n belle condition. Un exemplaire avec s ses marges, le seul que Ton connaisse X état, est conservé au Musée britannique le fonds Gjenville ; il avait élé payé 50 à la vente Williams. La seconde édition, 1534, est sans aucune valeur, ainsi que verses impressions bAIoises; celle d'Henri me, 1578. 3 vol. in-folio, est assez prée lorsque l'exemplaire est beau. Ceux mt été tirés sur jpapier ordinaire sont Mirence peu gracieuse, mais le grand ^r est plus blanc et plus fort. On prétend y a à peine trois fautes typographiques chacun de ces trois volumes.
AUTB. — L'édition originale est celle de se, 1472; elle est très-rare, et on n'en ait oue fort peu d'exemplaires. Il yena un lora Spenser, un fort beau dans la col- >n Grenville. Un autre qui n'était guère s remarquable se trouvait chez M. Re* rd; il fut acquis par MU. Payne et Foss, 1res à Londres, et en 1842 il était dans le tet de M. Botaehl.
klition de Milan , 1490 , in-folio, dont le ne/ ne signale aucune adjudication , est doute un livre assez précieux lorsqu'il se mite en belle condition.
nmc-CuRCB.— Deux éditions sans date se iteat les honneurs de la priorité. L'une est 1-4*, imprimé à Rome vers 1470,etdontun iplaire en demi-reliure s'est adjugé 130 f. vente Giraud ; l'autre est un in-fol.
le nom de Vindelin de Spire (qui tradt à Venise) ; on croit qu'il fut mis sous le en 1470 ou 1471.
txusTB. — La première édition est^ soit de 7 1 feuillets, datée de 1470, sans nom >rimeur ni de lieu, mais où l'on reconnaît âractères de Vindelin de Spire , soit un \ ia-4 de 55 feuillets sans autre indin que la date de 1470 , et qui est d'imion italienne. Ces deux éditions sont rares m grand prix. Une autre, abigueno/a, où
Ton reconnaît les caractères mis en œuvre h Paris en 1470, est encore plus difficile à rencontrer ; elle est décrite minutieusement dans le Catalogue des livreg $ur vélin de la bibliothèque au Roi par M. Van Praët, t. V, p. 57 . Quelques autres éditions de SallustCt sans lieu ni date» sont décrites au Manuel et sont des moins communes. Parmi celles qui portent les noms des typographes auxauels elles sont dues, nous indiquerons celle de Blilan, A. Zarotus, 1474, qui ne s'est pas montrée dans les ventes depuis le catalogue Pinelli en 1788, et celle imprimée à Brescia, en 1474 per Eustacium Gallum et dont le Manuel ne signale aucune adjudication.
SéNÈQUE. — Il faut mettre au rang des livres les plus rares l'édition originale des Œuvres philosophiques imprimées à Naples en 1475 iu-fol. Elle est cependant moins chère qu'autrefois; car au lieu de 650 à 800 francs
3 u'elle avait obtenus dans des ventes du siècle ernier , elle n'a pas dépassé 320 fr. ( vente Libri en 1847, exemplaire relié en maroquin). Elle fut réimprimée en 1478 , Tarvisii^ per Bernardum de Co/onia,io-fol., et cette édition est, de môme que la précédente, décrite dans là DibliothecaSpenseriana, Quoiqu'un exemplaire ail été payé 120 ir. à la vente Renouard, en 1855, à cause de sa belle condition, elle n'est ordinairement pas chère.
Le volume qui contient les Tragédiee^ et qui fut imprimé à Ferrare vcr-s 14»4, passe pour l'édition primitive de ces drames ; une autre édition publiée à Paris, sans date ( vers 1486), est fort rare, ainsi que celle de Lyon, 1491 , la première datée. Il ne semble pas que depuis la vente La Vallière on ait vu !in-4' de Paris se montrer aux enchères. Quant au volujpe de Lyon, il n'a été payé que 26 fr. à la vente Soleinne (exempl. médiocre). Sophocle. —Aide fui le premier à publier une édition de ce poète ; elle parut en 1502, in-8. C'est un volume rare et recherché qu'on a payé de70 à 130 fr. dans des ventes faites ces dernières années. Un exemplaire sur jiapier fort indiqué comme le seul connu est porté au catalogue Grenville.
La seconde édition est celle que publièrent i Florence, en 1552, in-4% les héritiers de Philippe Junta; elle est rare. On la recherche ainsi que les deux éditions données à Paris
Car Simon de Colinesen 1528 , et par Adrien urnèbe en 1553; elles n'ont cependant qu'un prix ordinaire.
Stage.— L'édition de Venise; U83, in-folio, est la première avec date où les ouvrages de Stace soient réunis, mais elle n'a pas une grande valeur ; deux éditions où la Thébaidê et VÀchilléide sont réunies sont décrites dans la Bibliotheca Spenseriana, Diaprés une note de Richard Reber, celle de 139 fts. et 26 As. olfre les caractères employés par £tienno Corallus qui imprimait à Patmos , c'est une circonstance que le comte d'EIci reconnut le premier, et que lord Spenser vérifia. Nous renverrons au Manuel pour quelquc-s autres éditionsanciennesd'ouvragesseparésde Stace.
Tacite. — La première édition publiée à
Venise par Yiadduv d^ Sv'^v^^'^^'î ^"^^^
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luisson nom, vei-s U70)« est un volume rare qui s'est payé de 500 à 700 fr. dans diverses ventes, mais qui ne conlient que six livres des Annales, Une autre édition sans lieu ni date, qu'on croit avoir été exécutée à Milan de 1475 à 1480, est bien moins précieuse. Celle mise à jour à Uome en 1575, in-folio, est la première où se trouvent les cinq premierslivres desAnnales : cette circonstance lui donne du prix; cependant de beaux exem[»laires se sont habituellement donnés aux environs de 200 fr.
TÉRENCE. — Le savant auteur du Manuel du libraire remarque avec raison qu'aucun auteur classique latin n'a été aussi souvent imprimé sans date et sans lieu avant 1490; il signale et décrit en détail une vingtaine d'éditions. La priorité peut revenir à l'in-fol. où l'on reconnaît les caractères de Menlelinde Strasbourg Un exemplaire est décrit dans IsiBiblioth. Spenseriana, 1. 11, p. 407; un autre est dans la collection Grenville; un troisième , complet et bien conservé est h la bii}liothèque de Saint-Pétersbourg qui l'a acquis en 1854 en donnant eu échange des livres doubles évalués 300 roubles , argent ( 1100 fr .(environ). Laire(7ndcx/i6rorwm,t.51) pense que cette édition a dû paraître vers 1468 et 1 appelle litteraloribus hucusque incog^ nita. Les vers n'y sont pas divisés.
Quant à l'édition imprimée avec les caractères deSextus Riessinger àNaples, l'exemplaire de lord Spenser, provenant du duc de tiassano, est peut-ôti^e le seul exemplaire com- |>let;Dibdin signale un exemplaire imparfait comme étant à la bibliothèque deStuttgard.
L'édition de Jean de Cologne , Venise , l471, ne se rencontre sur aucun catalogue de venle depuis quatre-vingts ans; elle est chez lord Spenser (voir sa description dajis la Bibliolh. Spenseriana t. III, p. 4Ui ) et dans la collection Grenville. Deux bibliothèques, celle de lord Spenser, et celle du comte d'Elci à Florence (cette dernière surtout], sont d'une richesse des plus remarquables en fait d'éditions anciennes de Téience.
Théocrite. — L'édition originale de ce poète est un volume très-précieux ; c'est un in-fol. sans lieu ni date que sa conformité pour les caractères et pour le papier avec d'anciennes éditions exécutéesà Milan, versl480,afait regarder comme sorti à la même époque et des mômes presses; nous n'en connaissons pas d'adjudication récente. Un exemplaire payé 1001 fr. aux ventes Ourches eu 1811, et Larcher en 1814, est entré dans la collection Grenville.
Quinze ans plus tard, Aide l'ancien mit SOU'» presse Théocrite, mais cette édition, décrite dans la Bibliolheca Spenseriana, n'est guère estimée, et elle est moins rare que d'autres volumes de la njôme époque. \jn exemplaire relié en maroquin, 152 fr., vente Giraud ;un autre, 635 fr.,Libri ;ce dernier était dans toutes ses marges; circonstance très-rare.
Un édition publi(e à Paris chez Gilles Gourniont, sans date (vers 1586), in-4, est rare;
deFloreiice,Phihppe Juuta, 1505, etdeRome,
Z. Calliergi, 1516, sont recherchées ;• celle de Louvain, 1516, in-4,est loin d'être commune.
Thucydide. — Encore ua écrivain dont l'édition originale fût due à ractivilé d'Aide l'ancien. £lle parut en 1502 en unfi vol in-fol. Un bel exemplaire fut adjugé au prix de 220 fir. à la vente Giraud. C'est le chiffre le plus élevé que nous connaissions en ce genre. L'édition de Florence, chez Bernard Junte, 1526, in-fol., est rare, mais n'est pas chère. Celle d'Estienne,1564,in-fol.,est belie.et celle de 1 588 due au même typographe présente un bon travail critique, mais ni l'une ni lautre n'ont de valeur dans le commerce.
TiBULLE.— On regarde comme édition ori* ginale un in-4* de 47 fis, sans lieu ni date, dont aucun exemplaire ne s'est montré, k ce u'il paraît, sur les catalogues de vente en France. Un exemplaire est dans la collection Grenville. Une autre édition in-4 de 36 fts. n'est connue que par l'exemp. qui est dans la collection Standish. L'édition de Rome, 1473, )n-4, est très-rare; il y en a un exemplaire dans ia bibliothèque Bodieyeune, un autre dans la Bibliolheca Spenseriana, t. IV, n* 1002. Le Tibulle de la collection Lemaire fournit de longs détails sur ces anciennes éditions.
TiTE-LivE. — La première édition de cet historien célèbre fut imprimée à Uome ven 1469, par Swenyheym etPanuartz; elle est fort rare, et nous ne croyons pas qu'elle se soit montrée en vente publique depuis uoa cinquantaine d'années. On ne connaît qu un ^eu^ exemplaire sur vélin, celui qui fut |iré« sente au pape Alexandre Vi et qui resta jusqu'à la lin du siècle dernier chez les Bénédictins de Milan. Il fut acheté par le libraire anglais Edwards, et, après avoir figuré dans diverses ventes, à Londres, il est entré daiis la collection Grenville. L'édition de Yindelio de Spire (Venise, 1470), est belle et précieuse; de beaux exemplaires sont au Musée britannique et chez Grenville ; c'est la première édition datée ; elle est tout aussi rare que celle d'Udalric Gallus {Rome, sans date , 2 vol. in-fol.), qui fut exécutée l'année précédente
Une seconde édition, publiée a Rome cq 1472, parSweynheym et Pannartz, celles de Milan, 1478, et 1480 sont aussi des livres qui ont de la valeur lorsqu'ils se trouvent en exemplaires bien conservés.
Valerius Flagcus, Bononiœ, 1484, in-fol.— Edition peu commune, décrite dans la i^iMiV theca Spenseriana, n. 487 ; on l'a payée, en vente publique, de 200 à 700 fr. La seconde édition, Florentiœ, 1482, in-fol., se trouve encore plus diilicilement.
Virgile. — Les éditions les plus anciennes de Virgile sont décrites dans la Bibliotheea Spenseriana, d'après les exemplaires qu'avait réunis à grands Irais lord Spenser. L'édition originale, Rome, 1469, est très-rare ; Dibdin signale comme un des plus beaux et des plus
Srands exemplaires qu'il ait jamais vus celui e la bibliothèque Sainte-Geneviève à Paris. L'exemplaire du comte Melzi est entré dans la collection Standish, léguée au roi Louis-Phi* lippe. La bibliothèque Bodleyenne a un exero* plaire incomplet de quatre feuillets et dansufl«
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D£ BIBLIOLOniE.
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tion très-médiocre. II avait appartenu au le Cassano,et lorsque la collection de cet îur eut été acquise par lord Spenser, ce efut vendu comme double; il s'éleva, nchères, au prix de 63 livres sterling, seconde édition, également donnée à i, sous la date de 1471, est encore plus que la première. Un exemplaire non !, ayant appartenu à Politien , est à la ithèque Impériale de Paris. On ne conucun exemplaire de cette édition ayant en vente publique. Il y en a un chez >penser.
première édition datée^ de Virgile, est de Vindelin de Spire , 1470. Elle est sivement rare. La bibliothèque Impéde Paris en possède un charmant exem* I sur vélin ; il s'en trouve un autre, mais s beau, dans la Bibliotheca GrenvUiiana^ é à MM Payne et Foss, libraires à Lonil était loin d'être sans reproche, mais té restauré avec une habileté consom- Nous croyons que c'est celui qui provee la vente Larcher, où il fut payé 2000 fr. *raët signale huit exemplaires sur vélin ; t à la Bibliothèque bodleyenne àOxford ; Musée britannique ^onds de Georges fil ; court de marges). Dans la bibliothèque , à Florence, deux exemplaires; l'un sur r, l'autre sur vélin.
volume imprimé par Mentelin , à )ourç, sans date, est regardé comme probablement la seconde édition de e. Quoique fort rare, il Test moins que )lumes que nous venons de si^aler.
n dit en avoir vu six exemplaires (il y en z lord Spenser, à la Bibliothèque impéle Vienne, à la bibliothèque Bodleyenne brd; un autre, trop rogné, dans la coln Standish). Un, d'une grande beauté, été acheté 100 liv. sterl. par Hit)bert, iphile anglais dont nous parlons aillf^urs; adjugé à sa vente au prix de 100 liv. sh., et il a passé dans la Bibliotheca oilliana. On n en connaît pasd'exemplai* ir vélin.
e édition de 1471, sans nom d'impri- , que Ton croit exécutée à Venise, est ex- ^ement rare. Il ne paraît pas qu'elle se soit rée en vente publique depuis la venU^ lat en 1768. On n'en connaît que deux plaireschez nos voisins d'outrd-Manche, du Musée Huntcr à Glascow (imparfait In), et celui de lord Spenser, oui est )eau, et qui fut l'objet d'un écnange le roi de Wurtemberg. Dibdin, dans son jgraphical Tour^ donne des détails sur affaire qui fut l'objet d'une sorte de nétion diplomatique et qui avait été Tun lotifs de son vovage en Allemagne.
*mi les autres éditions très-rares de Virnous signalerons, en renvoyant au Mapour plus amples détails, celle datée 171 sans nom d imprimeur (à la bibliole Impériale et chez lord Spenser); celle mise, par Barthélémy de Crémone, 1472, lemplaire très-imparfait chez lord Spenn sur vélin à la bibliothèque Impériale) ; i imprimées, en 1472, par L. Achates, par
J. et AI. de Fivizano (chez lord Spenser et chez Thom.Grenville)etcellede Milan, Zarotus, sont tellement rares , que le Manuel du libraire n'en cite aucune adjudication. Il en est de même d'une édition de Brescia, 1473, sans nom d'imprimeur. Lord Spenser en possède un exemplaire, qui avait appartenu au comte Rewicsky ; Dibdin donne un fac-similé du caractère {Biblioth. Spenser., i. IIj p. 475).
ViTRuvE. — La première édition, jointe au Libellas de aquis de Frontin, est un in-fol. imprimé à Rome vers 1486. Des réimpressions de 1496 et 1497 sont de peu de valeur. L'édition de Venise, 1511, est la première où des figures aient été placées. On estime bien davantage l'édition in-S** publiée à Florence, lbl3, sumptibusPh. de Giunta, et l'on peut mettre au rang des livres fort précieux les exemplaires sur vélin qui sont au nombre de six. On en trouve un très-beauàla bibliothèque Sainte- Geneviève; un autre est au Musée Hunter à Glascow, un dans la collection Standish (qui fut léguée au roi Louis-Philippe) ; le duc de Devonshire en possède un qu on dit bien mé* diocre; à la vente Dent un autre, très-beau, fut ac((uis par Th. Grenville au prix élevé de 107 livres sterl. 2 sh. (2700 fr. environ).
XÉNOPHON. —L'édition publiée par les Juntes à Florence, 1516, in-fol., n'a d'autre mérite que sa priorité; elle n'est ni complète, ni correcte; celle que les Aides mirent au jour à Venise en 1525, in-fol., est préférable, sans être bonne ; ni l'une ni l'autre ne sont chères. Les Juntes réimprimèrent, en 1527, leur volume en l'améliorant au moyen de l'édition aldine. Les éditions primitives et séparées des divers ouvrages de Xénophon n'ont pas d'intérêt aux yeux des bibliophiles.
II. Classiques modernes, -—fie n'est que depuis une trentaine d'années environ que l'attention des bibliophiles s'est portée sur les éditions primitives des grands écrivains français. Les catalogues des plus riches bibliotnèques vendues au commencement de ce siècle n offrent absolument rien en ce genre.
L'académicien Charles Nodier est un des premiers qui ait recommandé les éditions originales des classiques. II écrivait en 1828 dans les Mélanges extraits dune petite biblio* thèque : « Ce genre de collection est encore
f>eu è la mode, mais il fixera, tôt ou tard, 'attention des amateurs les plus délicats. Qui f>ourrait dédaigner ces titres de notre gloire ittéraire, dont les moindres variantes, inestimables aux yeux du goût, révèlent les secrets les plus intéressants de la composition et des développements du génie éclairé par l'expérience et mûri par le temps? » En 1844, en rédigeant les notes qui accompagnent le catalogue de sa bibliothèque, et à propos d'une édition de Télémaque dont nous reparlerons bientôt, il disait : « J'ai eu toute ma vie fort à cœur d'éveiller, chez nous, ce j^oût des classiques originaux de notre littérature, inutilement provoqué par Barbier et par Adryt et qui me paraît le plus digne objet d'étude auquel puisse se livrer un bibliophile français.» De son côté, M. Cousin s'exprimait ainsi
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PICTIONNAIRR
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dans le Journal des Savante (18i8, p. 518} : « Nous regardons comme un exercice d'une utilité sans égale la comparaison des différentes éditions des bons auteurs. Les Tariantes des grands écrivains sont d*un prix infini. L'abbé d'OHvet a recueilli celles de Racine; il fondrait les mettre sans cesse sous les yeux de la jeunesse. Racine a trouvé des fautes jusque dans Athalie , et, dans une seconde édition, il les a corrigées. » [Voir aussi cidessus, col. 417, not., ce que nous avons extrait de la préface du catalogue A. Berlin.)
Nous devons observer, d'ailleurs, que si les éditions primitives sont très-bonnes à étudier pour la comparaison des textes, elles ne méritent pas toigours d'être prises comme mo^dèles, car elles offrent souvent beaucoup de fautes. Cette remarque ne pouvait échapper à un membre de l'Académie française doué de beaucoup de goût et ami passionné des livres. H. de Sacy s'exprime ainsi {Variétés littérai» res^ 1. 1, p. 77) : « Si nos pères avaient toutes sortes de mérites que nous n'avons plus, il leur en manquait un, celui de bien corriger leurs épreuves quand ils faisaient imprimer leurs ouvrages. La Bruyère a donné lui-même neuf éditions de ses Caractères; les fautes sont nombreuses; la ponctuation, surtout, est détestable. J'ai eu, sous les yeux, l'édition (iriginale du Traité de l'Education des filles^ par Fénelon. C'est, je crois, la plus incorrecte de toutes celles qui existent. »
Nous allons, en indiquant les éditions primitives de nos écrivains les plus célèbres et en fournissant la démonstration du haut prix qu'on y attache, entrer dans quelques détails qui seront réunis ici nour la première fois.
Les éditions originales de Rabelais ont été poussées à des prix plus qu'exorbitants. 11 est vrai qu'on n'en connaît qu'un ou deux exemplaires : la Vie inestimable du grand Gargantiui^ Lyon, chez François Juste, 1527, a été pa} ée 400 fr., vente A. S. T. en 1857, et 400 fr. Gancia en 1860. Le Pantagruel, L^on, s. d., in-4 de 64 feuillets, vendu, quoique incomplet de deux feuillets, 60 fr. chez MM. De Bure en Î835, a été acheté 660 fr. è la vente du prince d'Ëssling pour la bibliothèque Impériale. C'est également pour le même dépôt qu'une édition, 1533, petit in-8 (Poitiers], a été payée 1800 fr. à la vente Armand Bertin. D'autres éditions, qui ne sont pas du nombre des plus anciennes, se payaient encore trèscher; celle de Dolet, 1542, 2 vol. in-16, 200 fr. Aimé Martin, 330 fr. C. en 1847, 441 fr., Giraud; la plus ancienne édition du tierslivre qu'on ait encore découverte, Paris, 1546, petit in-8, 200 fr., vente Walckenaër, et 290 fr. Armand Bertin ,où elle était annoncée comme le seul exemplaire connudansdes bibliothèques particulières. Enfin, et il faut citer ce trait comme un exemple du prix énorme <ju'on peut attacher à certaines raretés, une édition, petit in-4 de douze feuillets, des Grandes Chroniques du grand géant Gargantua, livret dont il est fort douteux que Rabelais soit l'auteur, s'est [)ayé 1825 fr. à la vente Renouard en 1853 pour le compte de la bibUothèque Impériale.
L'édition originale des E$$ai$ de Montaigne, Bowrdtaux, 1580, petit in-8, 2 volumes, ne contient que deux livres, et le texte est Inea moins étendu que dans les réimpressions, quoique le nombre des chapitres soit le même. La valeur de cette édition à beaucoup augmenté; de beaux exemplaires ont été pavés H7, 155 et 240 fr. aux ventes Lefëvre dm* ranges, Giraud et Bearzi. Un autre, aux armes du président de Thou , s'était élevé jusqu'à 527 fr. à la vente Nodier en 1844. Un exemplaire, relié en maroquin, à été payé 515 fr. a la vente Bertin pour le compte du due d'Aumale.
L'édition de 1582, revue et augmentée, est également difficile à trouver. Des exemplaires se sont payés 220 et 205 fr. aux ventes Oienest et Giraud.
Une autre édition, Paris (1588), in-4, li dernière qui ait vu le jour du vivant de l'auteur, est celle où le troisième livre des fiioti a été livré au public. L'exemplaire de de Thon fut payé 132 fr. à la vente Nodier en 1844. A une vente précédente du même amateur, ub exemplaire, aux armes du comte d'Hoym, ne dépassa pas 39 fr. II vaudrait augourd'bui tout au moins dix fois ce prix, si sa coodition était belle. Les exemplaires qui figuraient dans les collections Giraud et Armand Bertin ont été adjugés à 190 et 216 fr.
Les éditions originales et séparées des pièces de Corneille sont bien difficiles à réuuir, depuis celle de If^/tra , iroprinoiée en 1633, jusqu'à Suréna, qui vit le jour en 1675. M. de Soleinne était parvenue rassembler dans soo immense bibliothèque dramatique, dont nous avons déjà parlé, la totalité de ces éditions; leur texte diifère souvent d'une façon notable de rédition de Rouen, 1661^, 2 vol. in-fd., dans laquelle est adoptée une orthogra|ihe nouvelle, conforme à un système que fait connaître un avis au lecteur (morceau utile pour l'étude de la langue). Une autre édition, 1664-66, 6 vol. in-8, revue également par Corneille , diffère en quelques endroits de l'in-folio.
A la vente G. G... de Br. (Gancia, libraire de Brighton), faite è Paris en février 1860, oa a payé 310 fr. l'édition de Rouen, 1648, 2 vol. petitin-12; 102fr.cellede 1664,in-fol.; 164fr. celle de 1664, en 3 vol. in-8; et 116 fr. celle de 1682, en k vol. in-12. Une autre éditioo ( Rouen , se vend à Paris chez Ant. 4e Sonmaville et Aug. Courbé, 1644, petit in-12, dont il n'a paru q^ue la precoiëre partie» coatenant 8 pièces) figurait sur oe mémt catalogue , mais n'a point paru à la vente. C'est uo volume des plu« précieux; cnbi n'es connaît que trois ou quatre ei^emplaires.
Des détails sur ces diverses éditions se trouvent dans le Manuel du bibliographe normand (Rouen, 1858, t. I, p. 272). >^. aussi VUistoire de la vie st des ouvrages i$ Corneille y par M. Tascbereay, 18-28, in-8; seconde édition, 1856, dans ù Bibtiotkip^ eizevirienne, entreprise par M. Jannet.
M. Walckenaër s^exprime ainsi da.QS use note de son édition de La gruyère (1845, p. 726) : « Toutes les éditions des oçuvcea al
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DE BIBLtOLOGIE.
Ile, et notamment celle oui fait partie Collection des classiques français, in-8, lutives. On a suivi pour celle-là celle de que Thomas Corneille déclare pleine les. La meilleure édition du Théâtre de
Corneille est celle que Thomas Cora donnée en 1692, chez Pierre Tra- 3t. Aucun éditeur ne s'en est inquiété. » lition primitive des Réflexions ou Maxi- ? La Rochefoucauld (Paris, 1665, in-12) Jcédée d*un Discours préliminaire par s, gui a été supprime dans toutes les
éditions publiées du vivant de Tauteur.
jont de 1666, 1671, 1675 et 1678. (Cette ième est la dernière qui fut mise au lu vivant de Tauteur.) Dans la sixième Q, 1693, le Discours reparut, et on
cinquante maximes nouvelles, que mé- Martin a admises, sous forme de §ment, dans Tédition in- 18 donnée par
1844, en ajoutant la note suivante h sa ;e : a Ces maximes appartiennent prônent à La Rochefoucauld, puisque la e ne fit aucune réclamation lorsque 1 les publia avec privilège en 1693. »
Caractères deLaBruvère parurent pour mière fois en 1688; ils eurent, la même !, une seconde édition, avec quelques ►s augmentations (elle fut réimprimée à , également en 1688), et une troisième, Drte aussi les traces d'une révision, iition de 1689 est signalée sur le titre le quatrième édition , revue et aug- 5e; mais c'est mieux que cela : c'est ivrage refait, où la matière nouvelle une place considérable, où l'ancienne inserve pas toujours celle qu'elle avait »ée dans la première rédaction. Aux 386 tères gue contenaient les éditions préites, ^40 nouveaux sont ajoutés dans
is la cinquième édition, 1690, on remar- 41 caractères nouveaux; d'autres sont entés. Parmi les nouveaux caractères, il emarquer qu'il y en a deux qui, réimis dans les sixième et septième éditions,
ont été supprimés dans toutes les suivantes.
Us ont été compris dans l'édition donnée en 1845 chez MM. Didol, par M. Walckenaër.
La- sixième édition, datée de 1691, est augmentée de 103 caractères nouveaux; on on lemarque également deux qui , supprimés dans les éditions suivantes, ont été remis au jour par M. Walckenaër.
La septième édition, 1692, offre 110 caractères nouveaux; et la huitième, 1694, en donne 40. Quant à la neuvième édition, datée de 1696, elle était sous presse quand La Bruyère mourut; elle renferme ses oernières corrections. D'amples détails sur ces diverses éditions se trouvent dans celle de M. Walckenaër que nous venons de mentionner.
Voy. VEtude sur La Bruyère, p. 25 et suiv., et les minutieuses particularités signalées dans l'Appendice, p. 627-644.
Les éaitions originales des divers écrits de Bossuet sont en ce moment fort recherchées; elles ont d'ailleurs de l'importance sous le rapport littéraire. Le Discours sur l'histoire universelle parut en 1681 , in-4, et s'est adjugé, dans ces derniers temps , de 70 à 75 fr. « One l'on ouvre cette première édition avaçt la division par chapitres, qui a été introduite depuis et qui a passé de U marge dans le texte, en le coupant, tout s'y déroule d'une seule suite et presque d'une haleine. » (Sainte-Beuve, Causeries du lundi , t. 111, ]». 36.) De 1753 à 1824, on ne mit au jour (|ue des éditions inexactes et incomplètes de cet admirable Discours. En 1753, les éditeurs avaient renoncé au texte de 1700, corrigé, augmenté et publié par Bossuet, pour recourir à celui de 1681 (118).
Arrivons h Pascal. L'édition originale des Provinciales, in-4, sans lieu ni date, se compose de 18 lettres publiées par feuilles séparées. Un exemplaire auquel on avait «goûté quelques autres pièces du temps, 185 fr., vente Giraud. M. Sainte-Beuve a lait observer que dans les réimpressions il y a eu des adoucissements apportés dans quelques expressions un peu vives, telles qu'atroce*,
) Consuller à cet égard les inlëressanles Rees bibliographiques sur le Télémaque et sur les ns funèbres de Bossuet (par M. Tabbé Garon), in-8. ^ous empruntons a ce travail très-exact lails suivants :
luet publia en 1681 le Discourt sur Chismiverselle, in-4; en 1682 parut une seconde 1 avec quelque*^ changements ; la troisième, niére que Bossuet ait revue, est de 1700; ste des différences dans la division ; le style retouché et des additions nombreuses inter- . De 1707 il 1741, c'est le texte de celle troîédîtion, qu'on a toujours suivi ; c*est relui «produit rabbé Perau, en 1743 et en 1748, en 1753, les libraires de Paris reprirent on de 1681. C'est celle <\m a servi de guide L Didot, oans s;i Collection pour Féducation luphin, ainsi qu'à son fils, dans la Collection mUurs ouvrages de la langue française, en d'autres qui sont venues depuis ne sont égat que des copies plus ou moins exactes de la ère édition; on n'a point tenu compte, ou on n'a eu aucune connaissance des addiet corrections faites par Bossuet et consi-
DlCTION!!. DE BifiUOLOGlE.
gnées dans le volume daté de 1700.
< LosOrahons funèbres n'ont pas été mieux traitées; le texte, correct dans les éditions primitives in-4, est loin d'èt< e exempt d^omissions et d'erreurs assez nolabl<*$ dans les réimpressions in-12 (^ni les suivirent de très-près. L'abbé Lequeux, qui s'était oc* cupé d'une édition des Œuvres de Bossuet et qui, le premier, avait travaillé à rétablir le texte dans sa pureté, a écrit avec raison : c Ces excellents ouv rafles sont déOgurés par une multitude de fautes qui ne font que s'accumuler avec les édition». On trouve jusqu a des lignes entières omises, des mots transposes ou substitués h d'autres, des ponrtuations déplacées, des inexactitudes qui produisent quelquefois des contre-sens complets, qui rendent les pensées louches ou obscures, qui arrêtent tout court les lecteurs.... Tout le soin des éditeurs se réduit souvent à corriger d'idée les fautes qu'ils rencontrent, ou même ce qu'ils prennent pour des fautes ; à substituer d'eux-mêmes des termes à d'autres qu'ils ne croient pas justes ou :issez réguliers, d'où il arrive qu'on ne fait qirajouter du nouvelles fautes aux précédentes. >
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diteilahlea , horrihlrment. On a iiiis, exemple : fortement réfutés, au lieu de : vertement réfutés. {Voy,,da^^s le Bulletin du bibliophile, avril 184G, un article de M. laisse iur les édilions primitives des Provinciales,)
A regard d( s Pensées, il y a sous la date de 1670 trois éditions in -12, analogues sous le rapport du format et du texte, mais ne se composant pas du môme nombre de pages.
Le môme texte reparaît en 1671. Une édition de 1678. réimnnmôe en 1687, a quelques pensées nouvelles en petit nombre. Quant aux ditférences qu'on peut observer entre le texte imprimé et le manuscrit original (presque illisible), conservé h la bibliothèque Impériale, de longues discussions se sont engagées depuis une quinzaine d'années; mais elles ne sont pas du domaine de la bibliographie : elles ne doivent pas nous occuper.
Le Télémaque de Fénelon est un des ouvrages dont rédïtion primitive est la plus diliîcile h trouver; elle a soulevé de la part des bibliographes de vives contestations.
Cette production célèbre parut sous le titre de : Suite du quatrième livre de r Odyssée d'Homère, ou les Aventures de Télémaque ^ sans indication de ville ni d'imprimeur, in.12,1699.
Il subsiste encore bien des doutes à Tégard de l'impression primitive , et la question est entourée de mystères que les bibliographes n'ont pas encore dissipés. Le privilège accordé à la veuve Bari)in est daté du 6 avril 1699; mais il ne s'ensuit pns qu'une édition n'eiU <léjà été imprimée sans avoir été destinée au commerce. Cette édition existe; elle oflfre l'ouvrage complet; tandis que Mme Barbin dut bientôt, en vertu d'ordres supérieurs, abandonner son travail , qui ne fut pas achevé. Le Manuel du libraire ne donne pns de détails au sujet de cette édition, qui se reconnaît h la faute qu'on a laissé subsister au titre du premier volume : Le Avantures de Télémaque. Le tome I*^ contient un fauxtitre, titre et pages 1 à 208; t. II, titre, p. 3 h 222; t. m, titre, p. 3 à 276; t. IV, titre, p. 1 à 249. [Yoy. le catalogue de la vente Libri, Londres, 1859, n« 604.)
L'édition de la veuve Barbin, en 5 vol.
Setit in-12, est l'objet d'une longue note de [. Nodier (catalogue dej 1844, n' 782). En voici la substance : Cette édition est extrêmement rare complète : la première partie seule, qui, à la vérité, avait paru avec privilège , s'est présentée quelquefois dans les ventes. Il en existe un autre tirage, avec quelques différences, qu'on regardait comme une réimpression, et (jui paraît, au contraire,
• re premier en date. Le privilège fut retiré lorsque l'idée que Fénelon avait voulu faire la satire rétrospective du règne de Louis XIV eut été répandue à la ville et admise avec empressement à la cour. L'édition fut arrêtée à la page 208; mais la veuve Barbin acheva d'imprimer Télémaque, sans y mettre son nom, sans indiquer de lieu, et surtout sans
• nvoir de privilège. Reproduite avec la plus grande rapidité par Moeljens et par divers autres imprimeurs, cette édition originale
DICTIONNAIRE par
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disparut promntcuient parmi les eontreb* çons. Tel est l'aperçu d'une (|uestion qu'il suffit d'indiquer, en reniroyant au Manuel dn libraire (Additions, t. IV, p. 818); au Dictionnaire des anonymes de Barbier, n* 17,304, et surtout aux Recherches de Tabbé Caron, que nous venons d'indiquer. Dans un Appendice publié en janvier 1850, ropiniun de Nodier est combattue. M. de Bausset a, dans son Histoire de Fénelon ^ raconté avec Gdèlité,et en détails, les faits qui se rapportent à h composition et à la publication du Télémaque.
Ajoutons, comme preuve de Timporlance extrême de recourir toujours aux éditions originales, que M. Caron fournit de nombrcui exemples de corrections, de changemcnls arbitraires que les éditeurs ont introduits dans les réimpressions de Fénelon. Il en est qui semblent le résultat d'une inadvertance (perfectionnent pour perpétuent ^ par excm- ])le) ; mais souvent il y a paraphrase, ou p^rti pris de corriger, d'épurer le style de Fénelon. Dans une fable, on a effacé : « Laissez-moi mon bavolet, » afin de mettre : « Laissez-moi ma condition de paysanne. » Dans uu des Dialogues des morts, Clitus dit à Alexandre : « La gloire te Qt tourner la tête ; » les éditeurs ont corrigé : « La prospérité te fit oublier le soin de ta propre gloire môme. »
Le texte de VEducation des fiUes a été, depuis 1763, altéré à dessein. Fénelon avait parlé a du Pape, duquel on ne peut se séparer sans quitter l'Eglise. » On a mis : « du siège, duquel on ne peut se séparer, » etc. D'autres altérations ont été introduites, et c'est ce texte qu'a malheureusement reproduit Didot dans l'édition in-4, que presque tous les éditeurs modernes ont suivie.
Bien des différences existent aussi dansks éditions de Télémaque. Celles de 1717, do 1774 et de 1787, offrent des différences nonibreuscs. M. Caron a pris la peine d'en nottr un certain nombre dans les cinq prcniieis livres seulement. Nous renvoyons aux détails dans lesquels il entre à cet égard.
L'édition originale des sir premiers livns des Fables de La Fontaine, Por/j, 1668, in-i, est un volume rare et très-précieux; un bel exemplaire a été adjugé au prix de 4G5 fr. à la vente Walckonaër.
Ces six livres furent réimprimés, avec quelques corrections, en 2 vol. in-12, 1667-1668; le premier volume porte la date la plus récente.
Une autre édition de 1671 contient huit nouvelles fables.
La seule édition complète qu'ait donnée La Fontaine, et qui est très-recherchée (300 fr., vente Walckenaër), se compose de cmq parties : les deux premières contiennent les livres i à vi; les deux suivantes, les livres vu à xi. (On y trouve, avec quelques changements, les huit fables mises au jour en 1671.) U cinquième partie, publiée en 1694 (quelques tïxemplaircs pori'jnl la date de 1693), contient vingt -neuf fables. Un exemplaire des quatni premières paitios (1678-79), 4 vol. in-12, mar. rouge, 381 fr., vente Gancia, n* 358.
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DE BIBLIOLOCIE.
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es contrefaçons hollandaises et quclmpressions françaises antérieures h recommandent aux bibliophiles par particularités {Voy. le catalogue aër, n"* 1 383 et suiv.) ; mais elles ne pas dans la classe des éditions ori-
nprossions primitives de Boileau, •e restées longtemps délaissées, ont ! h la faveur générale. L'édition de S66,in-12, contenant les sent pre- «jlires, s*est vendue 60 et lOO fr., jiraud et Duplessis. L'édition de )68, qui renferme de plus les satires !t le Discours sur la satire, 50 fr., *aud.
'nière édition que Boiloau ait revue, ère où il ait mis son nom, est celle dont un bel exemplaire a été payé vente Armand Berlin. On trouvera ( sur toutes ces éditions des détails et exacts dans le très -bon travail phique placé par M. Berriat-Sainttète de 1 édition qu'il a fait paraître en 4 vol. in-8.
litions originales de Molière sont i l'objet des convoitises les plus vi-
part des bibliophiles français. Celont paru séparément depuis VEs- 1663, jysquaux Femmes savantes, ent réunies chez M. deSoleinne ( Voy.
ogue n. 1296, tome î, page 294-298] ; inquait aué les Fourberies de Sca-
assemblage, résultat de quarante e recherches pei-sévérantes, futadju* francs, et nous croyons qu'il a passé ibiiothèque deBL Cousin. Ces Foiir- Irouvables n'étaient pas dans la col- Iramatiquc de Pont-dc-Veyle, et it aussi h la bibliothèque Impériale Dssède une réunion d'éditions origi- Molière, legs de Téditour de 1734 ; es se trouvent, à ce qu'on nous asis la belle et curieuse bibliothèque -F. Didot.
d'après M. Genin quelques oxem-
l'imporlance qu'il y «i de recouéditions primitives pour avoir le texte de Molière: «Que diable allaitcette galère?» C'est ainsi qu'Auger B texte , après avoir assuré qu'il a c la plus scrupuleuse exactitude les originales. On lit cependant : dans ger ailirme aussi qu'un vers da est ainsi dans toutes les éditions :
sur un beau semblant de ferveur... »
originale porte sous. (Il est assez ible que cette édition achevée d*im' I 23 mars 1669 parut aux dépens de ainsi que Je porte le titre. On ne >as les rédactions antérieures de 1664
iy, 4663, 113 fr., vcnteC.,en 1857 ; lK)fr.,
; 96 fr.. Giraiid.
Ue. 4660, 45 fr., A. Berlin; 70 fr.,
ne édition hollandaise, 1062, in-12, dé-
lière, 51 fr., vente CaUliava.
des maris, 1661, 46 fr, Berlin; 140 fr..
Les Fâcheux, 1602, 115 fr.. Grand. VEcole des femmes, 1665, 140 fr., métiie vent**.
La Critique de CEcole des femmes, 111 fr., Gîraiid.
Le Misanthrope, 1667, 63 fr., Parison; 112 fr., Berlin; 205 fr., Giraud.
Le Tartuffe, 1669, 1'* édition sous celle date, GO fr., Walckenaér ; 100 fr., Berlin; 203 fr., Giraud.
M. de PourceaugnaCf 1670, 130 fr., C, en 1847; 130 fr., Giraud.
Les Femmes savantes, î)9 fr., Berlin ; 185 fr., Giraud.
La première édition du ThéAtre de Molière en corps d'ouvrage et avec pagination suivie est celle de Paris, 1666, 2 voj. in-12 ;elle ne contient que neuf pièces. (Foy. le catalogue Soleinne, numéro 1301.) L'édition donnée par Vinot et Lagrange en 1682, 8 vol. in-12, est précieuse; eîïe contient cinq pièces jusque alors restées inédiles; elle a suivi des manuscrits originaux que Molière avait modifiés depuis en faisant représenter et imprimer ses comédies; de là des différences quon remar-
3ue entre cette édition et d'autres publiées u vivant de Molière. Consultez sur cette révision maladroite le Molière d'Aimé-Martin (troisième édition variorum). M. Cousin, Journal des Savants, 1848, page 521) s*expri« nie ainsi : « Le Molière de 1682, qui depuis a servi de base à toutes les éditions, a été pu* blié sur les manuscrits laissés par l'auteuv et communiqués par sa veuve ; mais la question est de savoir quels étaient ces manuscrits: étaient-ce les brouillons mômes de Molière ou bien une copie nouvelle, destinée par lui à une édition définitive? Il n'est pas impossible que rédition de 1682 ait donné au public des leçons (|uo Molière avait abandonnées. »
Un grand nombre de carions fureiil exigés^ par la police ; et par un hasard étrange, il s'est conservé un exempt, antérieur à tous ces cartons. Après avoir appartenu h M. de La Reynie , lieutenant général de police à l'époque de cette publication, il fut transporté h Constantinople où M. de Soleinne l'acTieta pour la modique somme de 75 fr.,el lui donna une reliure en maroquin que Bauzonnet fit payer 320 fr. A sa vente cet exemplaire signalé comme unique (M. Beuchot dit cependant {Bibliographie de la France; juin 1847) qu*on en connaît un autre semblable) fut acheté 800 francs, par M. Armand Berlin ; lors de la dispersion de la bibliothèque de ce dernier amateur, il fut adjugé pour 1210 fr. h M. de Montalivet.
D'autres exemplaires bien moins précieux, parce qu*ils étaient cartonnés, ont été payés (reliés en maroquin) 492, 320 et 370 fr. aux ventes Lefevre d'Alloranges, G. Duplessis et Giraud.
M. J.-Ch. Brunct dit que la plus ancienne édition avec une pagination suivie qu'il ait rencontrée des Œuvres de Molière est celle de Paris, 1666, 2 vol. in-12. Ajoutons qu'elle contient 9 pièces, et que des exemplaires en maroquin ont été payés 155 fr., vente Soleinne, 146 fr. Aimé Martin ; 145 fr. chez M. Armand Berlin.
Le premier recueil des comédies de Molière,
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;di(:tionnaire
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sous le nom d'œuvres, est un volume in- 12 où Je nom du grand comique est écrit iMolier c^i qui vit le jour à Paris chez Cli. de Seny enl664,in-12. 11 contient quatre pièces avrc une pagination séparée. l!n exemplaire indiqué comme le seul connu (mais des recherches persévérantes en feraient sans doute découvrir quelques autres), est porté au r/ilalogue de M. de Solcinne (Livres doubles, numéro 22b.)
Les éditions originales et isolé*js de Wncine élaicnt, par une suite de ces caprices si fréquents dans les fastes de la bibliomanie, restées longtemps bien moins recherchées que celles de Corneille ou de Molière. M. de Soleinne possédait les treize pièces de 1664 à 1602, en éditions séparées; c'est peut-être le seul amateur qui ait réussi à formerun recueil aussi complet. Quelquesunes de ces pièces se sont à la vente Walckenaër payées 30 à 36 francs. A la vente Giraud leur prix s'est bie:i élevé. La Thébaxdc, ceUe c^ui a été adjugée au meilleur compte, est arrivée h 112 francs; Esthcr a obtenu 125 fr. ainsi qyx*Athalie: BritannicuSj 150; Iphigéniey 159 ; les Plaideurs, 1661), la plus ailDcile à trouver de ces pièces, 210 francs. Elle avait été payée 116 francs à la ventii Armand Bertin, où Athalie, Phèdre et Ipfiigénie furent adjugées h 60, 76 et 95 francs.
Quant à la première édition des œuvres , nous croyons que c'est celle de Ribou, 1665, 2volumes in-12, la(|uelle contient neuf |)ièces.
L'édition de B.jrbin , 1676 , 2 volumes in-12, contient 10 pièces; elle est fort recherchée, 375 franrs;Lelevr(; d'Aileranges, liO fr., vente Gancia. La seconde édition collective;, Paris, Denis Thierry, 1679, 2 volumes in-12, est également très - ncherchée ; 280 francs même vente; et la troisième, P. Trabouillet, 1687, 2 volumes in-12, 60 francs. L'édition de 1697, la dernière qu'ait revue l'auteur, offre également un grand attrait pour les amateurs ; ces deux petits volumes reliés en maroquin ont été payés 115, 116 et 170 francs aux ventes Soleinne, t). Duplessis et Giraud.
Nous nous arrêterons peu aux éditions primitives des autres chefs-d'œuvre de la langue française. Les Lettres de Madame de Sevigne parurent pour la première fois, non [)as en 1726, 2 volumes in-12, sans lieu (Rouen), comme on Ta répété à plusieurs reprises, mais à Troyes, en 1725, un volume. Ces deux éditions sont très-incomplètes; celle de La Haye, 1726, 2 volunjes in-lâ, contient 43 lettres de plus; elle est rare et s'est payée 45 francs, vente Walckenaër, 109 Irancs, vente Giraud ; la première édition authentique mise au jour avec le consentement de la famille par le chevalier Perrin, est datée de 1734, 4 volumes (tomes V et VI) en 1737. Elle rej)arut avec des accroissements notables en 1754,8 volumesin-12. Consultez sur ces éditions primitives le catalogue Walckeniièr, numéros 2031-2041.
Du reste les premières correspondances de Madame de Sévigné et les plus curieuses (1648 à 1654) sont perdues et ont été dé-
truites. M. Ludovic Lalanne a montré dans une brochure de 16 pages qu*il y a dans le texte courant de ces lettres célèbres bien des passages défigurés, bien des mots corrigés par les premiers éditeurs. (Voy. la Bibliothique de r Ecole des Chartes, troisième série, tome IV, page 148, et la Revue de Paris, 1" octobre 1853, page 146.)
Le goût qui se manifeste depuis quelques années pour les ouvrages des femmes de l'époque de Louis XIV a porté au rang des livres précieux les éditions originales, bieîi difficiles à retrouver d'ailleurs, des romans de Madame de la Fayette. Zaîde , 1670, a été payée 112 et 99 francs, ventes De Bure et Giraud ; La Princesse de Clêves, 1678, 92 et 105 francs, môme vente. Un bclexempL est même arrivé à 300 francs, vente Gancia.
Le Gil'Blas de 1715 ne nous semble pas eccore avoir été irès-remarqué; mais l'édition de 1747 en 4 volumes in-12 présentant des corrections et additions importantes, et donnant le texte tel que l'auteur Tavait définitivement arrêté, est fort recherchée ; 51 francs, veau, Giraud ; 175 francs, mar. S. T. en 1851.
La première édition du Diable boiteux est de 1707 ; une autre parut la môme année chez la veuve Barbin, in- 12, 317 pages. Cestmi des classiques français les plus rares en éditions originales et qui présente le plus de changements avec le texte détinitif donné par l'auteur; un exemplaire delà première édition relié en veau, 141 francs, en 1859.
Nous terminerons ce que nous voulions dire du sujet traité en cet article en parlant de Montesquieu. L'édition originale de !'£*prit des lois est de Genève (17481, 2 vol. in-4: un exempl. aux armes du duc d'Orléans, 200 fr., vente Armand Bertin; un autre relié en njaroquin, 280 fr., vente Giraud. — La première édition des Considérations sur la grandeur des Romains est de 1734, et celle des Lettres persanes, de 1721 (76 fr., maroquin rouge, vente A. Bertin).
Les éditions originales des grands écrivains nés hors de la France pourraient devenir Tobjet d'une longue étude, mai^nous croyons devoir nous renfermer dans ce qui touche un seul auteur anglais du premier ordre, et trois poètes illustres de Tltalie.
Pour quiconnue connaît la passion des Anglais pour Shakespeare et l'ardeur avec lauuelle ils r. cherchent les anciens monuments de leur littérature, il est facile de prévoir quelle est limporlance qui s'attache dans la Grande-Brctaj^ne aux éditions primitives de cet auteur, objet d*une véritable idolâtrie. On ne possède pas un véritable texte de Shakespeare; il n'en est point auquel se rattache sa sanction. La première édition in-folio est annoncée comme l'œuvre d'étrangers qui ont reproduit les manuscrits du poète, mais il est hors de doute qu'ils n'ont pas toujours eu pour se guider un manuscrit autographe. Indépendamment du défaut d'autorité, ce teite est gâté par une foule de fautes d'impression. Le volume de 1623 n'en est pas moins un des objets les plus précieux que puisse posséder un bibliophile anglais, et son prix e&t
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DE BIBLIOLOGIË.
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très^élevé. Le Manuel du libraire en signale
Blusieurs adjudications au-dessus de 100 1. st. epuis nous avons noté celles de 250 1. st., vente Dunn Gardnep en 1854, et 164 I. st. 17 sh., vente Lane en 1856. En 1819 sir Thomas Grenville a payé un bel exemplaire 116 {juinées, et il Ta fait relier uniformément avec es trois autres éditions in-folio, 1632, 1664 et 1685, qui ont encore une assez grande valeur quoiqu'elles soient bien moins recherchées que le volume de 1623.
Dibdin,dans son £t braryPompamon, 1826, p. 404, donne des détails fort circonstanciés a l'égard de divers exemplaires de cet in-folio si recherché existant dans différentes collections. Il est douteux qu'il se rencontre sur le continent.
Les amateurs anglais attachent une valeur extraordinaire aux éditions primitives et séparées des drames de Shakespeare; on en compte vingt publiés de 1594 à 1622 dans le format in-4. Le Manuel du libraire en signale des adjudications proclamées en diverses ventes depuis 12 jusqu'à 64 livres sterling. Ces prix n'ont fait qu'augmenter depuis. A la vente Chalmers en 1842 un de ces in-4 s'est élevé à 105 1. st.
On prétend que Ton ne connaît que deux exemplaires de l'édition primitive des Sonnets de Shakespeare, 1609. (Voy. à l'égard de cette production leWestminsterRevieu>y)}Xil\ei 1857, et un article de M. Morlaix dans la kevue des Deux-Mondes, 15 décembre 1840.) L'un de ces exemplaires est à Oxford dans la bibliothèque Bodieyenne; l'autre a été découvert il n'y a pas longtemps par un érudit allemand, M. Tycho Mommsen dans la bibliothèque Bentinck près d'Oldenbourg, et il en a donné un fac-similé lithographie.
Quant à deux autres petits poëmes de Shakespeare (et l'on ne s'en occuperait guère s'ils n'avaient pas la recommandation d'un aussi grand nom), on ne connaît, dit- on, aussi
3ue deux exemplaires de la première édition e Tun d'eux : Venus and Adonis ; la bibliothèque d'Oxford, que nous avons nommée, possède un de ces exemplaires; l'autre s'est payé 40 1. st. 18 sh. à la vente Strettel. Un exemplaire de la troisième édition, 1596, iii-12, s'est adjugé à 91 1. st. è la vente Bolland où l'on a donné 105 1. st. pour la première édition de l'opuscule sur Lucrèce, 1594. Nous nous bornerons h signaler les éditions originales de trois illustres poëtes italiens. La Divina Comedia de Dante parut en 1472, elle ne porte pas de nom de ville, mais on s'accorde à reconnaître qu'elle a été publiée è Poligno; sa valeur n'a fait que s'accroître. De beaux exemplaires ont été adjugés 1325 fr. vente Libri en 1847 , 1305 fr. en décembre 1^55. Elle se trouve au Musée britannique ( fonds Georges III), à la bibliothèque Impériale, k la Mazarine, à Florence, dans la collection d'Elci, etc. On connaît d'ailleurs deux autres éditions datées de 1472, l'une sans nom do ville (à Jesi)« l'autre à Mantoue; elles scmt (îiiGore plus rares peut-être que la première de toutes.
La première édition de VOrlando furioso
de l'Arioste porte la date de 1516 et parut k Ferrare. On assure qu'on n'en connaît aue sept exemplaires, à savoir: celui de la bibliothèque Impériale à Paris, ceux de Dresde, de Ferrare et de Dublin ; et dans des collections particulières, ceux du comte Melzi, de lord Spenser cl de sir Th. Grenville. Parmi les éditions suivantes, il en est de plus difficiles encore à rencontrer que la première. On ne connaît que deux exemplaires de l'édition de 1521 (bibliothèque Quin à Dublin, léguée au Trinity collège et bibliotheca Angelica h Rome), et trois de celle de Milan, 1524 (deux en An^'leterre, dont l'un chez CFrenville ; un autre 1480 fr. vente Lil)ri en 1847). Ce n'est d'ailleurs que dans l'édition de Ferrare, 153S, la dernière revue par l'auteur, que le podme est complet en 46 chants. Il existe quatre éditions sur vélin de ce très-précieux volume ; un d'eux est chez Grenville.
Les éditions primitives du Tasse sont peu recherchées. La première de toutes, imprimée à Venise en 1580, sur un manuscrit dérobé è l'auteur, ne contient que dix chants. La pre^ mière édition complète vit le jour k Parme en 1581, et l'ouvrage fut si bien accueilli que cinq autres éditions parurent la môme année» Serassi dans sa Vie duTasse, publiée en 1780, comptait déjà 125 éditions différentes, plus cinq traductions en latin, et dix dans les di** vers dialectes de l'Italie.
EDITIONS ADUSUM DELPHI NI. — Les éditions ad usum Delphini occupent un certain rang en bibliographie. Exécutée pour réducalion du Daupnin, fils de Louis XlV, cette collection porte le nom d'un prince peu lettré, peu ami de l'étude, et sans doute il ne la feuilleta jamais. Elle se compose de 64 volumes in-î; quelques-unes de ces éditions sont estimées (les Oraisons de Cicéron» Tite-Live, Pline, Quinte-Curce); d'autres n'offrent aucun intérêt.
Les textes, établis en général avec peu de critique, sont accompagnés de notes prolixes et d'une paraphrase perpétuelle qui, la plupart du temps, n'est bonne à rien ; tel est du moins l'avis de M. Boissonade. {Biographie universelle, art. Lycophron).
11 parait qu'on avait d'abord eu l'intention de faire figurer les auteurs grecs dans cette collection, mais on y renonça bientôt; Callimaque vit le jour en 1676; Cameli%$ Nepos, Phèdre, Paterculus et Térenee parurent la même année ; en 1674 on avait débuté par Florus et Sallusle. Les derniers volumes sont de 1688 et 1689; le Dictionnaire de Danet, 1698, et VAusone de Souchajr, 1730» sont des additions faites après coup.
Nous donnons par ordre alphabétique le nom des auteurs latins qui figurent dans oe recueil, en joignant à chacun le nom de l'éditeur et la date de la publication.
ApuUe, Julien Fleury, i688, S vol. (Une des bonnes éditions de la collection ; elle n^est d*allleurs pas obère, ets'est donnée dans fiien des ventes pour 15 à 20 fr.)i
Aula-Gelle, J. Proust, 1681. (On ne (kit aacna cas de cette édition ; Proust était d*une iiisiruclloa trés-insufflsante.)
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DICTIONNAIUE
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Auri'Uus Victor, kiinc Lefebvrc (madame Dacfcr), 1681. Travail assez estimé.
Auione, J.-B. Souchay, 4730, în-8. (Edilion estimée; il existe des exemplaires en grand papier qui ont quelque valeur.)
Boéce, V. Caliy, i680 ou \em, (Volume assez rare, mais qui h*a qu*une valeur Tort médiocre.)
(jésar, J. Goduin, 1078. (Assez rare et trouve quelques amateurs.)
CttHimaqne, Anne Lerebvre, 1G75.
^ Catulle^ TihulUei Properc<», Philippe Dubois (Silvius), lG8't. (Edition dont on ne fait point de cas. Elle s'est payée quelquefois plus de 50 fr., parce qu'elle est assez rare, mais souvent elle a été abandonnée à moins de 15.)
Cicéron, Opéra ad arlem oratoriam p^rtinentia^ J. Proust, IG87, 2 vol. in 4. (Travail peu estimé.) ^Orationes, C. de Mérouville, iG8i, 5 vol. in-4. (Edition nullement recherchée. 11 en est de môme des Epistolœ ad familiare», PhLli|H)e Quartier, 1G85, in-4. — Opéra philosophica , tom. I, Fiançois l'Honoré, 1G89. (Ce volume est le plus mauvais de la collection. Il nVnt pas do suite, le duc de Montausier nui en faisait les frais étant venu à mourir. Le Manuel en cite quelques adjudications anciennes de 370 à 550 fr., et conjecture avec raison qu'auîourdMiui ît se donnerait à bien meilleur compte. Nous trouvons cependant que lord Spenser en paya un excnipl., en vente publique, au prix énorme de 57 liv. st. iO sh.. mais il y avait là sans doute concurrence de riches amateurs, désireux d'avoir tous les ad usum.)
Claudien, G. Pyrrhon, 1677. (Pas commun, mais de faible valeur; ce volume ne se paye guère que 7 À iOfr., dans les ventes. Un exeinpl., aux armes de Colbert, a dû à cette circonstance de s'élever jusqu'à 71 fr., à la vrnte Giraud.)
Cornélius Nepoi, N. Gourlin, 1G.75. (Volume sans %aleur.)
Dauel, Dictionarium antiquitatum, 1698 e( 1701. (Volume qui n'est ni rare, ni estimé.)
DictysCrctensh et Dares Plmjgius^ Anne Lefebvrc, -1680. (C'est un des volumes rares de la collection; il nVîsl pas toutefois bien recherché.)
Eutrepe, Anne Lefebvre, 1683 et 1726. (Quoique les notes soient assez bonnes, on se soucie peu de T»osséder ce volume.)
tloruê, Anne Lefebvre , 1674. (Travail as cz estimé, mais volume qui n'est nuIU^ment rare.)
Horace^ L. Desprez^ 1691, 1 tome en 2 vol. (Le Manuel du libraire observe que cette édition usueile, mais dont le travail n'est pas fort important, est devenue peu commune, et qu'elle a été réimprimée, au moins vingt fois à Londres, de 1694 à 1822.)
Justin^ P.-J. Cantel, 1677. (Edilion sans aucun mérite.)
Juvénalei Perse, L. Desprez, 168i. (Travail médiocre; on l'a cependant plusieurs fois réimprimé k Londres.)
Tite-Live, J. Doujal, 1679, 5 tom. en G vol. in-i. (Edilion de bien peu de mérite.)
Lucrèce, M. Dufay, 1680. (Vohnre devenu peu commun, mais c'est là tout ce qui le rec^>mm:tnde. Selon Ebert, c'est une des plus mauvaises éditions des ad usum; les notes sont déplorables.)
Martial, V. Colesson, 1680. (Volume peu commun, mais peu estimé ; il a été réimprimé plusieurs fois a Londres.)
Manilius, M. Dufay et Iluet, 1679. (Travail que recommande le nom de Hupt.)
Oride, D. Crispin, 1686-89, 4 vol. (Travail sans mérite.)
Panegyrici veteres, J. de la Beaume, 1676. (De peu de valeur.)
Paterculus, R. liiguez, 1675. (Volume nul'emoiit recherché.)
Phèdre, P. Danct, 1675. (Sans mcrilo.)
Plaute, J. Opier, 1679, 2 vol. (Assez rire, maii pou estimé. En f857, on paya 50 fr., à la venie ii»bédoyère, un exemplaire qui avait du moins le mérite d'être resté broché.)
Pline, Histoire naturelle, J.II»rdouîn,5 vol., 1685. (Une des bonnes éditions de la collection. Malgré les paradoxes, Hardouin était un homme d*uiie vaste érudition el ses notes apprennent bien des choses.)
Pompeius Festus et Xerrïus Flaecus, André Dacttr, 1681 ou 1692. (Il y a une réimpression, Amsterdam, 1 699, in-4 plus ample, avec les noies de Scaliger,dTrsinus et d'Augustini. Il est à propos d'avoir les deux éditions dans un exemplaire bien complet de la collection ad usum.)
Prudence^ L. Chamillard, 1687. (Volume fort rare, mais c'est là son principal mérite. II se payait jadis 100 fr. etiilus; aujourd'hui c'est lout au plus s'il -arrive à 40.)
Quinte-Curce, H. Le Tell er, 1678. (Le Mannd
Îjuâlifie celte édition d'assez bonne. Elle a plusieurs ois été réimprimée à Londres.)
Salluste, D. Crispin, 1674. (Ce volume n'esi ni estimé, ni dlflicile à trouver. Il est du nombre des ad usum qui ont été plusieurs^ fois réimpriii>és à Londres.)
Stace, Claude Deraud, 1685, 2 vol. (Edition sans mérite, mais très- rare; on pense que lea libraires, ne pouvant la vendre, auront détruit la presque totalité des exemplaires. Aussi le petit nombre de ceux qui ont survécu ont-ils parfois été pavés des prix excessifs. Le Manuel indique des adjudications à Paris, à 5^0 et 551 fr., et plus èher encore en Angleterre. On serait probablement moins enthousiaste aujourd'hui.)
Suétone, A. Babelon, 1684. (Volume peu commun, mais peu recherché.)
Tacite, J. Pichon, 1682,4 vol. (Edilion rare, ma» que rien ne recommande.)
Térence, N. Camus, 1675. (Volume peu comuan; travail médiocre, souvent réimprimé à Londres.)
Valère-Maxim^, P.-J. Cantel, 1679. (Volume peu recherché.)
Virgile, C. Delarue, 1675, réimprimé en 1682, el cette édition est la plus recherchée. (Ci^ volume reparut à Paris, en 1722 ou 1726, avec des auginentalions, mais ces éditions ne doivent pas être regardées connue appartenant strictement à la collection ad usum. 11 en a été fait à Londres des réimpressions nombreuses.)
EDITIONS VARIORUM. — La coHectio»
d*auteurs grecs cl latins cum notis variorum comprend un grand nombre d*auteurs anciens imprimés en Hollande et en Angleterre et presque tous dans le xvii' siècle et dans les quarante premières années du xviir. On ajoute à ces auteurs ancien&quelques volumes d'écrivains plus modernes. (Barclay, Erasme, Grotius.) Les textes sont, en général, corrects, rimpression est soignée, le papier est beau, mais les notes accumulées au bas des pages, en caractères plus fins, offrent souvent une réunion peu judicieuse d'explica* lions surabondantes.
Des éditions meilleures et plus récentes ont fait perdre aux variorum la majeure partie des titres qu'ils avaient à Tattention des bibliophiles ; on ne les recherche guère aujourd'hui.
Le relevé inséré au Manuel du /tftratre indique 197 auteurs ou ouvrages différents ; çrand nombre d'entre eux ont eu plusieurs éditions qui figurent dans la eoUeclion; les plus anciens sont le LyconhronQi laMarlianusCapeU h publiés à LeyJe en 1599; le plus réivnl
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DE BIBLI0L06IK
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est le Lexicon atiicum de Mœris, mis au jour dans la môme ville en 1759. Nous nous contenterons de signaler les principales éditions cfui font partie des Yariorum, et nous ajouterons à cette indication celle du jugement dont elles ont été l*objet delà part des erudits.
iGliani, Varia historia, Arg^eutoraii, 4713, in-8. (Edition estimée et plus coinplcleque cille de Leyde, 1701.)
iGschînis Dialogi^ Lewardiae, 1718. (Ediiion prcfërable ii celle publiée par J. Le Clerc, Amsterdam, 171t.)
.fscbînis in Cte»iphontem, Oxonii, 1696. (Edition réimprimée en 1719, 1726, 1732, mais la première passe pour la meilleure. 11 existe de toutes des exemplaires sur grand papier.)
^Ësofriearum fabularum delectus, Oxonii, 169S ; i58 fables en grec et en latin; 10 en bébrcu, autant en arabe. (Ce volume est peu rechen hé, mais les exemplaires en grand papier ont assez de valeur en Angleterre surtout.)
Ammianvs MarceUinus, Linsiae, 1773. (Cette édition, revue par 1c savant Lrnesti, se joint à la colleciion Vartorum ; elle est estimée, le glossaire «st très- détaillé.)
Androuicus Hbodius, Ethicorutn Paraplirasis^ Cambridge, 1679. (fcidition qu*on voudr:<it plus correcte.)
Ântonius Uberalis, Lugd. Batav., 1774. (Edition revue par H. Verbeyk, criiique distingué; les notes sont peu éten lues.)
Apidus Cce/îus, Anistelodami,1709. (Edititm estimée : les bibliophiles recherchent les exempl. en grand papier.)
Âpollottius ItAocfftfs, Lugd. Datav., 1641. (Edition médiocre ; toutefois coM*me elle est imprimée par les EIzevirs, les beaux exemplaires sont recherchés. On trouve à la fin 6 pages de notes d*HoN alenîus et elles ont tout autant de valeur que les 360 pages, où s*étale le commentaire do Tédileur lioebzlin.)
Aftfrianut^ Amsterdam, 1670, 3 vol. (On fait peu de cas de cette édition; ce n'est qu'une réimpression pea soignée de Pédition dllenri Estienne, 1592. On a conservé les erreurs de l'ancien texte, et on en a lyouté de nouvelles.)
ApuMui^ Gouda, 1050. (Volume fort médiocre, mais qui nVst pas commun.)
AraiUM^ Oxford, 1672. (Edition estimée et devenue assez rare.)
AMjontMs, Amsterdam, 1671, in-8. (Bonne édition, revue par le savant J. ToUius.)
CatuUiu^ TibuUus, Propertiui, 1680, 2 tomes. (Cette édition, revue par Graevius, n'est pas trèsestimée ; elle est devenue assez rare.)
Cœêar^ Lugd. Batav., 1713. (Bonne édition, bien préférable à celle d'Amsterdam, 1670.)
Callimachui, Ultrajecti, 1697, 2 vol. in-8. (Belle et bonne édition ; le commentaire du savant Spanheim remplit tout le second volume. Il y a des exemplaires en grand papier qui sont précieux; on les paye cependant moins cher qu^autrefois.)
CeUms^ Lugd. Bat., 1746. (Edition estimée.)
CeiMonnKt, Lugd. BaUv., 1743. (Etlition assez estimée.)
Ciceroniê Opéra, (La collection des éditions séparées des écrits de Cicéron, qui entre dans le recueil Vanomm, forme 31 volumes, put)liés on Hollande et en Angleterre, de 1677 à 1771.)
Quelques-unes de ces éditions ont été imprimées k plusieurs reprises, et des amateurs y ajoutent plusieurs autres volumes. Il existe des exemplaires en grand papier de la plu* part de celles de ces éditions qui ont vu le joiîr çn Angleterre II est d'ailleurs bien dit-
ficile aujourd'hui de rassembler un Cicéron variorum bien complet, de reliure uniforme, et en exemplaires ne laissant rien à désirer; M. Kenouard avait mis trente-deux ans pour former en ce genre une collection de 28 volumes à toute marge. (Voir son Catalogue, 1818, t. Il, p. 72-75) ; elle fut adjugéeà 400fr. à sa vente laite en 1853.
Cornélius Nepos, Lugd. Bat., 1075; il y a des réimpressions de 1687, 170i, 1754.
EpictetuSf Lugd. Bal., 1G70. ^Médiocrement estime.)
Transcrivons ici, aQn de rompre la moQOtonie d'une nomenclature, l'appréciation que porte M. Letronne sur ce célèbre Enchiridion : « Les Entretiens ou dissertations d'Epictète ne nous sont parvenus qu'en partie ; il en a été perdu quatre. Ces entretiens sont plus que de la pnilosophie stoïcienne ; ce sont les épanchements intimes d'un homme plein d'esprit, de verve et doué du sentiment moral le plus juste comme le plus profond ; c'est un ouvrage d'une haute valeur littéraire qui n'a peut-ôtre pas encore été assez suffisamment apprécié. »
Eulropiuê, Lugd. Bat., 1762.
Fhrus, Lugd. Bat., 17âi.
Froii/tiJKs, Lugd. Bal., 1751.
IlesiodeSy Amslclod., 1701.
nippocraten.
Historiœ augustœ scriptores^ Lugd. Bat., 1671, % volumes.
noratius.
Juiiani CœsureSj Gothae, 1736, in-4.
Jttilinus, Lugd. Bat., 1719, in-4.
Lactantius^ Lugd. Bat., 1660, in-8.
lÂviûs (Titus),
Longinus.
Lucanus,
Luâanus, Amstel., 1^87; 2 vol.
Lucretius,
Macrobiuê, Lugd., Bat., 1670.
Manilius.
Martial, Lugd. Bat., 1670.
Mêla (Pomponius), Lugd. Bat., 1748. (Edition revue par Abr. Gronovius, cl estimée.)
Minucitts Felix^ Lugd. Bal., 1672. (Edition assez médiocre.)
Mœridis Lexicon atticum, Lugd. Bal., 1759. (Travail eslimé, dA au savant Pierson.)
Ovidius. Lugd., Bal., 1662,3 vol. (On compte quatre éditions de FOvide Variorum ; celle-ci esl la moins estimée ; celle de 1 670 est la meilleure ; les éditions de 1685 et de 1702, sont moins recherchées.)
Paterculuê, Roterodnmi, 17f>6. (C'est la mômt* édition, sauf le changement du titre, que celle de Leyde, 1744, laquelle avait reproduit, avec des notes nouvelles, une édition antérieure de 1709. On estime ce travail dû à Pierre Burmann.)
Petronius, Amslcloil., 1669. (Edition soignée et dont les beaux exemplaires ont delà valeur aux yeux lies bibliophiks.)
Phœdrus, Amslel.,1(>û7. (Edition peu estimée. Bur! niann a donne en)1698,*un Phèdre, qui se joint aussi à la colleclion \ariorum. cl qui jouit d'une juste estime. Uélmprimc en 1708, à La Haye, il a eu, en 1728, un titre rajeuni, avec rindicali'on de Leyde.)
Plautus, Amstelod., 1684, 2 tom. (Bonne édition, revue par Gronovius, el bien préférable à celle de Lovde, 1669.)
hinii WstoriannluraliSt Lugd. Bal., 1669, 5 vo). IKtlition bien iinpriuice, ol revue également itar Gronovius;. r.Vsi uiic de relies de la collection Va-
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rîtincm, qiron rencontre le moins. Les beaux exemplaires ont de la valeur.)
Plinii secundi Epittolœ , Lugd. Bat., iC69. (On estime cette édition, mise au jour sous la direction d*nn critique judicieux, J. Vccnhus.)
Prudentius.
Quintus Curtiu», IG80.
Quintitianui, Lugd. Bat.. iGGo, 2 vol. (On fait quelque cas de celle édition, f t c'est une de celles de la collection qui se reucontrcnt le moins fréquemment.)
Salluitius, Amstel.. 4690. (Edition assez estimée, et préférable à celle de Leyde, 1677.)
SeduUus, Lcovardise, 1760. (Volume peu recherrlié.)
Senccœ Opéra, Amstel., i67â, 5 vol. (Cette édititm est belle, et comuie elle ne se rencontre pas facilement, elle est Irès-recberchée des amateurs, surtout lorsqu*eIle se présente en beaux exemptai' res. Reliée en maroquin ancien, elle s*est payée 150 à 300 fr., en quelques ventes, et parfois plus chi»r.)
Senecae Tragœdiœ, Amstel., 1682. (Edition préfén^c ik celles de 1651 et de 1662, qui font aussi parlic de la colleclion Variorum; de beaux exemr* phiires se sont adjugés de 120 à loO fr.)
StatiuSf Lugd. Bat., 1671. (On fait quelque cas de cette édition ; les bibliophiles anglais, surtout, paraissent désireux de la posséder.)
Suetoniuê, (Edition estimée; M. Renouard Tindique comme une dos moins communes de la collection, mais le Manuel du libraire dit qu*elle n*est point rare.)
Tacitus^ 167i. (On lait cas de cette édition, revue par le savant Gronovius; les beaux exemplaires ont de la valeur ; on en a adjugé à 100 et 180 fr., aux ventes Renouard et De Bure.)
Tatiani Oratio ad Grœcos , Oxonii, 1700. (Y«>liime estimé et pneu commun. De beaux excmplairrs ont été payés 50 et 60 fr. Il existe des exemplaires en grand papier, mais ils sont très-peu communs.)
TerentiuSt Amirterdam, 1680. (C'est la cinquième édition du Térence Variorum^ et c'est eolli* qwVm préfère ; on admet aussi dans de bonnes bibliothèques la quatrième, publiée par Scbrcvelius k Lcvde, en 1662, mais on ne fait pas cas des autres.) tertullianus, Depallio, Lugd. Bat., 1656« Apo^ /o^éftrus, 171 8. (Ce dernier volume, revu par llavercamp, est estimé.)
Valerius Maximus, Lugd. Bal., 1660. (Edition qui eut peu de succès. On la fit reparaître en 1070, en rajeunissant le titre.)
Virfilius^ Lugd. Bat., 1680, 3 vol. (Assez bon travail. Un exempl. relié en mar. s'est payé 58 fr. à la vente Parison, prix bien inférieur a cebii que ces trois volumes obtenaient précédemment.)
ELSEVIER ou ELZEVIER.— Ce nom fameux dans les fastes de la typographie est celui d'une famille d'imprimeu's hollandais qui, pendant plus d'un siècle, ont exercé leur art avec beaucoup d'éclat et d'activité. Des recherches récentes ont débrouillé Tobscurité et les malentendus qui avaient pesé sur l'histoire de cette race; on sait maintenant qu'il faut flxer à quatorze le nombre des Elzevicr qui ont élé libraires ou imprimeurs. Tous ne jouissent pas du même renom.
Le premier, Louis Elztîvier, né à Louvain en 1540, vint s'établira Leyde en 1580. Depuis Tan 1592 jusqu'en 1617. époque de sa mort, il imprima environ 150 ouvrages. Il laissa cinq fils, Matthieu, Louis II, Gilles, Jean et Bonaventure. Les quatre premiers ne produisirent que pou de livres; mais le cinquième,
né en 1583, s'associa en 1626 arec son nerea, Abraham, né en 1592; cette association dura vingt-six ans, et ce fut durant cette époque que Vofficina eheviriatia , établie à Leyde, publia la plupart de ces volumes en petit lb^ mat qui sont regardés comme des che&p d'œuvre d'impression. Les deux associés demeurèrent unis jusqu'à leur mort, survenue à un mois d'intervalle.
Deux antres fils de Matthieu, Jacob et Isaac, restèrent obscurs.
Louis m, né à Utrecht, vers 1604, fut le premier de cette famille qui travailla î Amsterdam. De 1638 à 1664, il exerça seul: il s'associa ensuite à son cousin Daniel. Pendant les seize années, que nous venons de signaler, il sortit de son atelier 189 ouvrages difTérents parmi lesquels il en est de très-remarquables. Après dix ans de travail avec Daniel, Louis se retira des affaires ; il mourut eu 1G70. L'imprimerie eizevirieone panint sous lui h un haut degré de splendeur ; les volumes qu' elle mettait au jour ne sont pas aussi parfaits que les in-12 (ju'enfantaient Bonaventure et Abraham ; mais l'extension du commerce, Taccroissement des facilités dans les communications permettaient d'aborder des publications plus considérables. De 1655 à 1665, on vit paraître une série de classiques latins iii-8 cum noiis vnriorum, Cicéron en 2 vol. in-4; VEiimokh
Îicon linguœ latinœ; le Corpus Yum, en C63, 2 vol. in-fol., qualifiés de véritables chefs-d'œuvre typographiques par un cxceN lent juge en pareille matière, M. A.-F. Didut, Daniel EIzevier, fils de bonaventure, né en 1626, s'était associé en 1652 avec un de ses cousins, Jean, fils d'Abraham; leur réunion, qui ne dura que deux ans, leur suffit toutefois pour mettre au jour une trentaine d'éditions parmi lesquelles il en est de trè^ soignées. Jean imprima seul, à Leyde, de 1655 à 1661. On a enregistré 76 ouvrages po^ tant son nom; après sa mort, sa veuve et ses héritiers imprimèrent (juelques volumes sani importance. Daniel et Louis III publièrent pendant leur association 110 ouvrages parmi lesquels on remarque V Homère grec, eit 2 vol. in-4 ; Ovide, revu par Hcinsius, 1658, 3 vol.i et le Aoureau Testament de 1658, recommandable par sa correction et sa belle exécution. Resté seul à la tôle d'un établissement considérable , Daniel déploya une grande activité, mais les malheurs qui frappèrent la Hollande, attaquée par la France et l'Angleterre, lui occasionnèrent de grandes pertes. On ne compte pas moins de 152 ouvrages imprimés par ^es soins , de 1664 k 1680, date de sa mort. Après lui, la tvpographie elzevirienne tout à lait dégénérée n'eut plus qu'un seul représentant, Abraham EIzevier, qui, de 1689 à 1712, imprima à Leyde des thèses et autres opuscules sans valeur.
La race des EIzevier subsiste enoore; mais depuis un siècle et demi elle est restée coœpleleincnt étranjj;ère à la production et au commerce des livres. En 1820, M. Isaac-Ieaa EIzevier était gouverneur de l'Ile de€uraçao. Les marques et devises adoptées par cetla
ELS
DE BIBLIOLOGIE.
ELS
lie d'illustres typographes sont au nomle trois; Louis I" prit pour insigne un sur un cippe avec un laisceau de sept eSy accompagné de celte devise qui sem- )rophétique : Concordia res parvœ cret. Isaac substitua à cette marque i*orme itoure un cep de vigne chargé de raiun philosophe est debout auprès de arbre; pour devise: Non solus; cotte \e est celle de riinnriraerie de Leyde. s III adopta, dès 1642, Minerve et un oliavec la devise : Ne extra oleas. Ce fut
f;ne de Timprimerie d'Amsterdam tant e fut dirigée par l'association de Louis tniel, et plus tard, par Daniel seul. Quant vignettes et aux fleurons eheviriens, la de buffle, la guirlande de roses trémières,
ce sont détails trop minutieux pour irer place ici.
»us avons dressé, d'après la liste donnée les Annales de M. Ch. Pieters (ouvrage
nous parlerons plus loin) , un tableau îGcntif des ouvrages sortis des presses iriennes. Voici les résultats auxquels
sommes arrivé :
'otogi>. — 4» Ecriture sainte. Pères, Théologiens Mques, 34 ouvrages. — 2° Théologiem hétéro^ , Idées singulières, 36 ouvrages. On y remaria livre étrange de La Perycre, Prœadamitœ^ us y joignons une traduction de VAlcoran, isprudence, — 29 ouvrages, tous en latin, té le Recueil des défenses de M. Fouquet. Les tîaRt Jnstitutiones, 1G5i, in-16, sont le seul is volumes qu*on recherche encore.
ences et arts. — 1** Philosophie, Logique, Méffîjue, 19 ouvrages, entre autres, Cicéron, lais, 1676 ; Senecœ Opéra, 1640, 3 vol. petit ; Descartes, Meditationes.,. Un seul ouvrage lis : la Logique ou l'Art de penser (par ArnauU îole). — 2" Morale, Economie, Education, 25 ges. La Sagesse de Charron y figure parmi olumes les plus recherchés do la collection. CIzevier ont donné quatre éditions difTérene ce livre, 1646, 1656, 1662, et sans date; ! ouvrages français : ceux de De Lachambre, enault , de BonneKlle, de Fortin, dont on ipe bien peu, à moins qu^on ne les trouve ressionelzevirienne. — 3« Politique, 51 ouvraa plupart oubliés; les Considérations sur les d" Estât de Naudé, le Corps politique de Hobbes, ntretiens du sage ministre d'Estat, le Traicté
cour, par Du Kefuge, se soutiennent encore les ventes, mais il faut qu*ils soient de fort : exemplaires. — 4° Sciences physiques, chind" naturelles, médicales, 30 ouvrages, parmi les-
brille le Pline, en 3 vol. — 5* Sciences maiHques, arts, jeux, 12 vol. (On v remarque le tfier français, 1653, volume dfenué de tout ^t, mais que sa rareté extrême fait regarder le on des plus désirables de tous les Elzeviers. en connaît qu'un très-petit nombre d^exems. M. Pieters, dans ses Annales,, en a signalé
celui qui avait été adjugé en 1849, 17? fr.» rente Du Rourc, a été porté à 280 fr., G. R., 57. Des exempl. reliés en maroquin se sont es 500 fr., veaic V., en avril 1847, et 275 fr,,
Giraud.)
ieê-Lettres. — 1° Linguistique, Rhétorique, 15 ges; aucun n*est d*une grande valeur, — 2* I latins anciens et modernes. Diverses éditions r^le» d*Horace, d'Ovide, Glaudien, Prudence, tiennent aux bijoux d*unc collection elzevi- }. Stace, Juvénal et llartial n*ont été im- Is que dans tes petits formaiSi au-dessous du
petit in-12, et on dédaigne ces éditions. Au nombre des poètes modernes, Buchanam, Owen, Ménage, mais on est avec raison moins ambitieux de les posséder que les classiques anciens. — 3* Poète» français et étrangers. Leç ËIzevicr n'ont pas été très-bien inspirés dans leur reproduction de poètes français. Un Boileau de 1675 n'est guère digne de leurs presses et il ne porte pas leur nom. Us liront point imprimé les râbles de La Fontaine. Le Moifse sauvé de Saint -Amant ne se recommande que par sa jolie exécution ; le Régnier est un volume de leur meilleur temps, lisent sacrifié au goût du jour, en réimprimant plusieurs volumes de pitoyables poésies burlesques, qui, devenus rares par suite du mépris où tombèrent justement des œuvres semblables, sont aujourd'hui d'un prix fort élevé. Les Odesd'Rorace en vers burlesques, 1655, in-12, portant au frontispice le nom de Timpriineur J. Samb, sont une des raretés elzeviriennes les plus chères. Ofi n dit avec raison, qu'heureusement cette misérable traduction n'est pas complèie. L'auteur est un nommé H. Picou, qui nous semble avoir été omis danti fps Biographies, et qui a composé un autre livret tout aussi rare, tout aussi pitoyable : VOdys^ sée en vers burlesques, I^yde, 1653. Des exemplaires non-rognés dertforAce,se sont payés 155 fr., vente Millot, en 1846: 150 fr., A. Berlin; et on a adiugé plusieurs fois de 30 à 60 fr. (61 fr., vente Monfaran) VOdyssée, mince volume de 68 pages, qui n'a parodié que les deux premiers livres du poème grec.
Poètes dramatiques, anciens et modernes. — Le Térence dont il y a plusieurs éditions, est un des bons Elzeviers. Le Plaute n'a paru qu'in-16. Les auteurs français forment une série importante et Iré^recherchée. — Onze pièces de Corneille ont été imprimées séoarémcnt, do 1641 à 165L Cinq publiées, de 164 1 a 1644, ont été réunies sous le titre de l'///iM(re Théâtre. — VingtH|uatre pièces de Molière ont paru séparément, de 1660 à 1675; oa recherche avec empressement ses OEuvres, 1675» 5 vol., petit in-li, oui sont formés de comédies imprimées par Daniel Çlzevier, et réunies avec des titres généraux. — Une autre édition des Œuvres^ 1679, en 6 vol., contient 17 pièces imprimées en 1679, et se complète avec des pièces qui, publiées en 1684, ont été réimprimées en 1689.
• Romans, Contes, Facéties. — 29 ouvrages divers; huit sont en allemand ; la plupart des ouvrages français , qui rentrent dans cette catégorie, n'offrent pas grand intérêt littéraire. De petits romans comme Adélaïde de Champagne, le Duc dAtençon, HomaU^ reine de Tunis, sont très -justement oubliés. — Denx volumes latins, VArgenis et VEuphormion de Barclay, n'offrent pas aujourd'hui beaucoup d'intérêt, — Une édition italienne du Uécaméron de Boccace est fort recherchée lorsque les exemplaires sont beaux (90 fr., et 120 fr., venie Libri; 80 fr., Duplessis; 111 fr., Giraud). Observons en passant que le Manuel du libraire regarde cotte édition comme sortie des presses de Blaeu d'Amsterdam.
Philologie, Dialogues, Episiolaires, Ouvrages rém^ nis. — 36 ouvrages. En fait d'anciens auteurs latins, les Nuits attiques d'Aulu-Gelie et les Lettres de Pline le jeune, ainsi que les OEuvres de Cicéron en 10 volumes, un des morceaux les plus précieux d'une collection eizevirienne de quelque impor^i^ tance ; les OEuvres diverses de Balzac, en sept volumes, sont aussi vivement recherchées.
Histoire. — {• Géographie, Voyages, 12 ouvrages^ Le Voyage d^Espagne (par Aarsens de Sommerdyck, 1666, in-12, est assez recherché. —2* Histoire det religions, 22 ouvrages, suivant la classification de M. Pieters, mais des biographies de personnages, tels que César Borgia et Olympia Maldachini , devraieui, de fait, entrer dans une autre section de rhistoirc.*-3'* //jsrofVe ancienne, 27 ouvrages.
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se trouvent quelques-unes des éditions elzcviriennés les plus désir4k*s, Tite-Live, Tacite, Florus, Sallustc. —4° Hhtoire de France^ 31 ouvrages. Celle section est grossie de bien des livrets, se rapportant aux aflfaires du temps, aux prétentions de Louis XI Y, et par conséquent aujourd'hui sans întérél. Sgnalons les Af^motr^s de Commtit es, dont les Iteaux exemplaires sont d'un prix fort éle^é (201 fr., vente Nodier, en i8li; 2i9 fr. , Wollers, même année; 510 fr., Ro.nonard, en 18«">5; parfois aussi 54) à liO fr., st^uionient. —La Vie de Coligny, 1613, VHUtoire dllenri le Grande par Pcreiixe, 16G1, sont aussi des volumes très-desirés. Le premier s'est payé de 50 à 80 fr., dans quel(|ues ventes récentes; le second a obtenu à peu prés les mêmes prix. Il y a d'ailleurs, sous cette date de iOlil, deux éditions qui se suivent mot pour mot. (Voy. le Catalogue Millot, 181G, n" 9i8.) — 5" Histoire de divers pays, 42 ouvrages divers. La plupart appartiennent à la classe des Républiques^ ou descriptions de ditrérent«'$ contrées, publiées dans le format iu-Si. — G" Pnratipomènes historiques^ 19 ouvrages. Là figurent Valère-yfaxinte, et la Galerie des femmes fortes^ par le P. Lemoine, M. Pieters a compris dans cette classe huit calnlugUi'S ofliciiiaux, ainsi que la réimpression, promptoment délaissée du Journal des Savants, 7 vol., et le Recueil de Mémoires sur les arts et les sciences, par J.-K. Denis, 1075, pnbli«ation qui a éié l'objet d*nne intéressante notice de &L Payen, dans le Bulletin du bibliophile, 1858.
En prciicinl les choses h un autre point de vue, on trouve que sur lil3 ouvrages de tout genre mijliés par les El/.evier, 9G8 sont en latin, 44 en grec, 22 en langues orientales, 120 en français, 32 en tlamand, 11 en allemand, 10 «n italien. Il n'y en a pas un seul en anglais, ee qui démontre combien la littérature britannique était alors peu répandue sur le continent.
II faut observer d'ailleurs qu'il s'en faut de beaucoup que tous les livres sortis de l'ini- ])i'imerie eizevirienne soient recherchés. Les traités latins do théologie, de droit, de médecine , sont délaissés ; les grands formats sont abandonnés, h bien peu d'u\cei)lions jirès, et celte défaveur s'étend aux in-16 et aux in-2i. Toutes les prédilections se portent sur les classiques latins et sur quelques auteurs français imprimés dans le format petit in.l2.
Dans la nombreuse et brillante série des éditions elzevirioimes, trois tiennent le premier rang par rexlrôme netteté de leur exécution; le Pline de 1635, le Virgile de IGîlfi et Vlmitaiion sans date. Ces éditions ont été le premier emploi dtî caractères très-beaux et parfaitement fondus. Ces admirables types auxquels la fatniilc des EIzevier doit une grande partie de sa réputation, sont l'ouvrage d'un Français, Garamond, qui vivait h Paris vers 1540, mais dans nulle autre imprimerie ce caractère de petit texte, employé après et avant les EIzevier, n'a donne un résultat aussi satisfaisant.
On peut observer d'ailleurs qu'il est facile de former une réunion d'éditions elzevirieniies composée d'ouvrages peu intéressants ou d'exemplaires rognés, salis ou défectueux, mais qu'il faut beaucoup de temps, do pati«nce.et d'argent pour arriver 5 rassembler Its ouvrages recherchés et pour les avoir
grands de marge et d'une conservation irr^ prochablc.
Les EIzevier n'ont mis leur nom à aucuoe édition de la Bible latine « mais on leur ena attribué quelaues-unes publiées sousMa rubrique de Coloniœ-Agrippinœt avec le Bon de Bail. h. abEgmont. Il est cependant vraisemblable que ces Bibleg sortaient de quelque autre miprimerie hollandaise. On sait que les typographes de ces pays cachaient leur nom et celui du lieu d'impression lonqu'ils mettaient au jour des livres destina aui lecteurs catholiques.
Quoi qu'il en soit, les EIzevier ont signé huit éditions grecques du Nouveau Testament, en 1624, 1633 (regardée comme, la meilleure des huit), 1656, 1658,1662, 1670, 1675, 167S. Leur texte, longtemps regardé comme une autorité, est déchu de sa valeur depuis les travaux de la critique moderne.
Parmi les portions séparées de l'Ecriluro sainte que les typogr.iphes dont nous parlons ont fait paraître, on distingue :
Ptalmi, syriace, ex antiquiuimis codicibug mss,m luce.m editi, studio Th. Erpenii, Lugd. BaL, 1^ iii-4.
Psaltet^um ad exemplar Vaticanum anno I5H (les livres Sapieiilaux sont placés après les Psaomes) t Lugdunt. ICriS, in-i2. Jolie édition; debeaui exemplaires, reliés en maroquin, se sont éteréi jiisqu à nue centaine de francs, dans des voua faites à Paris).
Psalmi cum comment, Joh, Coeceiù Lugd. BiL, IG(K), in -fol. (Beau volume, devenu rare.)
Les Pseaumes de David mis en rimes françmsa^ La Haye, 166i. Edition jolie et rare • elle porte l'adresse de J. et D. Steucker, mais on y reconnaît rœnvre des EIzevier.)
Confcssiones S. Augustini^ opéra et studio R. P. B. Sommalii esoc, Jesu, Lugduni, 1G75, petit in-li (Relie édition correcte, dont les exemplaires a parfait état sont rares, et qui s'est parfois pavée fort cher dans les ventes publiques; 129 fr., Teéie Nodier; exempl. revendu ill tr., vente Giraud.)
Tlionix a KtMnpis, De Imitatione Christi^ Luffduni. (Los EIzevier ont imprimé trois UnsVliMilatwnn peiit format, d'abord sans date, et cette éililioii exécutée vers tG53, est un de leurs plushean volumes; elle est très-rare en belle conditim. On Ta vue s'élever dans des ventes faîtes à Pïiris, jusqu'à 80 et HU fr., et même au-dessus. L'édilioa (le Leyde, lGo8, est moins belle, celle d*AiB!»terdam, )G70, est assez médiocre. Observons qi|>i U substitution du mot Lyon {Luyduni) à celui de Leyde (par la suppression du mot Batavoruw)i été comme pour les Confessions de saint Augustin, faite à dessein, alin de faire croire que ces vols* mes avaient été imprimés dans une ville caiboliqoe. alin d'en faciliter ainsi le débit; il est vrai qii*ei laissant leurs noms snr le frontispice, les EJzeviw détruisaient à peu près tout l'eflet de celte réticence.)
Principrs et rcijles de la Vie chrestienne, tràU composé en latin p ir le cardinal Bona, et tradmt tn francois par M. Cousin; suivant la copie ifflnrimée on 1G7G, pet. in-12. Volume imprimé par les EIzevier.
Ilistoriii Christi persice conscripta a P, f/tVroifmo Xavier, soc. Jesu^ latine reddita et animoéfÊtr' sionibus nota ta a Ludovico de Dieu. IjUgd. BaUt 1G59, in-4. On joint à cet ouvrage, VUisioria sandi Pétri; le tout forme un volume de près de 850 p:iS<'s. Nous avons parlé de ces Histoires dans Ic Dictionnaire des livres npocnjf^hcs, tinn. II.
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DE BIBUOLOGIE.
ELS
dication des principaux ouvrages études liturgiques et lh(''ologiquGS mpriraés par les Elzevier :
I {Traclatus Mithnicui), de legibus Ueififrus,hcbr. et lat.,exversione Gonsl.
Liigd. Bat., 1637, iii-4.
' Ecclesiarum Belgii {$eu Belgiearum) orthodoxa doctrina et politia^ videlicel :atech0»i$, lUurqia et canones ecciesiam vulgare translata^ Lugd. Bat., 1648, lages. (Tout ce volume est en grec, ise des imprimeurs et Perrata.) udica complectefiê formulas, loca diale-^ ica pritcorum Judœorum , latine red^ ist. TEmpereur, Lugd. Bat., 1634,
n belgiearum confessio, gr. etlat., Lugd. 11-12.
t secundum Joannem, cum commentario ugd. Bat., 1670, in-i.
lionis rudimenta antiquisêima Saxonum un scripta lingua, il. Zueriuê Boxhori eorum ex m$$, latino versa edidil, 1650, in-H (avec le nom de David ;iro, comme imprimeur).
liddoth, hoc est, Tulmudis Babylonici h, seu de Mensuris Templi^ una cum ta. Opéra et studio Gonst. TErope- Bat., 1630, in-i, 194 p.
sons de côté divers ouvrages imles Elzevier et sortis de la [)lume ens protestants ; nous ne nous oc- »as non plus des livres assez nomn joint à la collection elzevirienne lOrtent pas les noms de ces typojelques-uns sont assurément sorpresses ; mais la plupart ont été oit dans d'autres ateliers hollani Bruxelles où Frangois Foppens une imprimerie qui travailla avec d*activité à la fin du xvu* et au uent du xvm' siècle, et dont les s se recommandent par la netteté îtion.
motifs qui ont ieté beaucoup de Tauthenticité des attributions en tière, c'est que Foppens a parfois f.s caractères et des fleurons pardentiques h ceux dont les Elzet usage dans leurs productions les quables. D'autres typographes ont ivre des caractères analogues à BIzevicr; dans celte catégorie se i noms de Fricx, à Bruxelles ; de égerus, de Leers, de Boom, de Tortue ; de Blaeu, à la Sphère ; Wolfgang. Tous ces problèmes la part des bibliographes que lerons à la lin de cet article, l'oblils minutieux; l'envie d'agrandir n des Elzevier, le désir de donner le oublié la valeur qui s'attache à ustre» tels sont- les motifs qui ont t attribuer aux grands typographes des volumes auxquels Ils n avaient rt. On est allé jusqu'à ranger par- Buvres des volumes n'oQ'ranl ni itères ni. leurs fleurons. On a mis ompte des volumes souvent mal nais ayant sur leur fraiitis|)ice luie
sphère, emblème qui se trouve, il est vrai, dans quelques éditions anonymes des EIze* vier, mais qui n'est point leur insigne spécial ; il est, au contraire, commun à presque toute la librairie d'Amsterdam. Ch. Nodier a signalé avec raison des éditions encore plus apocryphes, s'il est possible, qui ne portent pas môme la sphère, el qui ne sont considérées elzcviriennes qu'en raison de la fantaisie d'un bibliographe capricieux ou de la crédulité d'un amateur pris pour dupe. On a voulu attribuer aux Elzevier des volumes évidemment imprimés à Rouen, et si on s'en rapportait à certains faiseurs de catalogues, tout volume imprimé en Hollande et en Belgique durant plus de la moitié du xvir siècle serait un Elzevier.
Nous nous contenterons de signaler parmi ces Elzevier plus ou moins douteux, trois volumes rentrant dans la classe de la théologie.
Réflexions sur la miséricorde df Dieu par une dame pénitente (la duchesse de La Yaliière, La Haye, A. Moentjens, 1 68 L (Edition signalée par quelques •bibliographes comme un elzevier vërilabie; elle est fort bien exécutée, très-rare et mérite, en tout cas, d*étre annexée à la collection.)
Paraphrase des psaumes de David, par Anl. G(vdeau, suivant la copie à Paris, 1676, in-12.
Abrégé des miracles, des grâces et merveilles avenus à Hutercession de la glorieuse Vierge Marie, honorée à Montaiau, ville dans le duché de Brabant, par un prestre de la congrégation dudit lieu, Bruxelles, 1661. (Joli volume avec les fleurons des Ebxîvicr.)
Du reste, la faveur qui s'était portée il y a trente ou quarante ans sur les Elzevier équivoques s*est dissipée, et il est fort douteux (ju'il se trouve aujourd'hui des amateurs dis-
f)0sés à porter au prix de 601 fr. (comme on 'a fait en 1822), les .Voyages du Tavernier en Orient, 1678,3 vol. petit in-12, ouvrage imprimé à Amsterdam et attribué, mais sans preuve, aux presses des Elzevier.
Ce qui a contribué è jeter une certaine confusion sur tout ceci, c'est qu'il existe divers ouvrages qui portent le nom des Elzevier, mais qui ne sont pas sortis de leurs presses. Le Èaudius^ par exemple, porte à la (in : typis Abraham Van dcr Masse, et au frontispice . apud Ludovicum Elzevirium , quelquefois aussi : apud Franciseum Uegerum et Uackium.Cesi que les Elzevier, autant que Louis Heger et Hacke, s'étaient chargés de la vente de ce livre. Divers livres français portent le nom des Elzevier, mais ils sont sortis des presses de Rouen, et leur mauvaise exécution révèle aussitôt la supercherie.
En 1835, Nodier signalait le discrédit complet où étaient tombés d'ignobles bouguins qui jadis se payaient fort cher sur la foi d'une vignette équivoque, d'un fleuron douteux ou d*un nom d'imprimeur supposé.
Une foule de libelles satiriques, d'écrits politiques dirigés contre la personne, contre la cour,les ministres, les projets de Louis XIV, sont sortis des presses hollandaises; on a voulu rattacher h la typographie elzevirienne tous ces écrits (la plupart du temps aussi méprisables pour le fond que pour la fonne) qui, rédiges par des r6(vv^v4%^ qv\\.\w^>x^k»^
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nom d*auteur et qui portaient presque toujours des noms de villes supposées (Cologne, Villefranche, etc.)* et des noms imaginaires de typographes (Pierre Marteau, Jean Pleyn de Courage, Pierre et Jacques le Curieux, etc.)
Les bibliographes éclairés repoussent de la collection elzevirienne tous ces pamphlets où l'on ne reconnaît presque jamais les véritables indices des imprimeurs dont nous parlons et
3 ai se multiplient surtout après 1680, c'est-hire, lorsque Daniel Ëlzevier,le dernier représentant de sa famille, avait cessé de vivre. Il n'est pas d'ailleurs regardé comme certain (|^u'on doive attribuer à la typographie elzevirienne divers volumes portant les noms de Sambix, de Jean Verhoeven, de Jacques le Jeune, de Pierre de laVallée, etc. Quelques-uns de ces noms appartiennent à des imprimeurs qui ont très-réel lement existé (119). D'autres sont l'œuvre de la fantaisie. Chacune de ces éditions pourrait provoquer des appréciations contradictoires, et il faut observer aussi (]ue grand nombre d'ouvrages français ont été réimprimés en Hollande sans nom d'imprimeur, et avec la seule indication de Jouxte la copie ou suivant la copie à Paris. Une partie de ces réimpressions est à bon droit attribuée aux Elzevier ; d'autres sont sorties d'autres officines des Pays-Bas; c'est dans les ouvrages spéciaux qu'il faut aller chercher l'explication de toutes ces difficultés.
Les Elzevier, industriels sages et prudents, travaillant chez un peuple qui donnait peu h la fantaisie, ne faisaient point de ces tirages particuliers et de luxe familiers aux Aide Manuce , aux Estienne et à d'autres typographes célèbres : on ne connaît d'eux qu'un seul ouvrage sur peau-vélin ; c'est le traité d'Heinsius De contemptu mortis, 1621. On en connaît trois exempl., l'un est à la bibliothèque de Berlin, un autre à celle de La Haye, le troisième en Angleterre où il fut adjugé en 1818 au prix de 40 liv. sterling.
Il est très-peu d'éditions elzeviriennes qui aient été tirées pour quelques exemplaires sur un papier supérieur; on connaît cependant pour le Virgile de 1676 des exemplaires en grand et même en très -grand papier. Un exempt, en grand papier doit avoir 6 pouces 3 lignes à 6 pouces 4 lignes 1/2 selon le Ma* nuel du libraire qui signale des adjudications de 68 à 120 fr. A la vente Montaran, en 1849, un exempl. indiqué grand papier, 180 fr. En très-grand papier fort, un exempl. doit oflrir 6 pouces 8 à d lignes de hauteur et 3 pouces
9 à 10 lignes de largeur. On en a payé de 300 à 400 fr. dans des enchèn^s parisiennes, et en 1835 on est allé à Londres jusqu'à 31 1.
10 sh. (Observons en passant que M. Chenu dans une lettre insérée au Bulletin du bibliophile, 1847, p. 31, a montré que cette édition de 1676 renfermait au moins onze fautes d'impression.)
(119) C*e8t ainsi qu*on place dans la colleclion elievirienne ie9 Centuries de NostradamUs, Amsicrdam, 1668, qui portent le nom de J. Jansoii à WaestKsrifc. De beaux exempl. ont été payés de
Les bibliophiles attachent le plus prix à la grandeur des marees d'un t elzevirien ; et un exemplaire broché ou fer d'un relieur a resf»ecté acquiert ai une valeur toute spéciale, t C'est, i beaucoup de gens, un acte de démen couvrir de pièces d'or un petit livre qu daigne à peme ramasser pour quelques s'il a perdu un quart de pouce de ses m J'en conviens tout autant que l'on t< mais le fait n'en est pas moins co ainsi que bien d'autres folies humaines, reusement cette fantaisie est du nom' celles qui jamais ne seront nuisibles.
NOUARD.)
Afin de montrer quel prix obtiemw elzeviersnon rognés, nous dirons que nègue de 1640 en 4 volumes a, danse été payé successivement 530 et 500 ventes Bérard et Chalabre.
Il nous reste à signaler quelques oi qui fourniront au sujet des Elzevier ( tails bien plus circonstanciés que cei lesquels nous avons dû nous circa La notice de M. Adrydans leMagûji clopédique, 1804, est incomplète; 1*1 M. Bérard, 1822, est estimable, d bibliophile s'était contenté de décrire tions qui Gguraient dans tn collectio leurs nombreuse et bien choisie. Fi soin et offrant bien des renseigneme rieux, ce travail, ainsi que l'observe du Bîanuel, n'a pas entièrement!
à l'attente des amateurs. En 1828, Nodier inséra comme premier cha[|itr Mélanges extraits d'une petite bihl une Théorie complète des éditions eh nr.*.M.J.-Cli.Brunul qualifie ce morce ccllunl et écrit avec charme.
La quatrième et dernière édition nuel du libraire renferme, tom. V, 827, une liste raisonnée des édition Tiennes, en petit format, liste compn volumes avec le nom des Elzevier qui ne portent point ce nom, mais sortis des ateliers de ces typographes peut joindre à leur collection.
A la suite de cette énumération avec cette exactitude qu'on conii M. J.-Ch. Brunet, on lit une notice primeur Abraham Wolfgang qui tn 1662 h 1693, et qui a donné de joliei que les amateurs joignent k la i elzevirienne. Elles portent pour m frontispice un renard chercliant à < des rayons de miel dans le creux d rt pour devise le mot quœrendo. Il e d'hui reconnu, en dépit de l'asserl traire soutenue par M. Bérard, qu< tions appelées au Qu€erendo n'appa point aux presses elzeviriennes, i i?oiît assez agréables à l'oeil et par rivalisent avec les elzeviers véritabi proche qu'on peut leur faire, cN
40 à 70 fr., dans quelques ventes, et pi cher; 75 fr., Nodier; 81 fr., Caiitiava. irès-jolie exécution que ce pelii et bl volume est redevable de sa brillante U
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DE BIBLIOLOGIE.
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3lles sont très-loin d*ètre exactes.
t donne la liste d*une trentaine de cations, toutes en français: on y le Théâtre de P. Corneille, 1664, les OEuvres de Racine, 1678, 2 vol.; comtfue de Scarron, 1662, 2 vol.; i ou rart de penser (par Arnauld et B75, a été signalé comme un chefle typographie. Une autre liste de s au Quœrendo se trouve p. 398 et i seconde édit. ù^s Annales de Time5£/*cr/er,parM. Ch.Pielers,Cawrf, (, Lxxxu et 502 pages. C est sans le travail le plus étendu qui ail été à cette portion de la science nus à la suite de détails minutieui sur »gie de cette famille et de chacun mbres, l'auteur a placé le catalogue es ouvrages sortis des presses de eux, et presque tous les titres sont nés d'observations bibliogra oh l'éditions non signées mais aullivrilles qu on peut attribuer à Foupens res typographes sont aussi robjet exposé. Dès 1843, M. Pieters avait mer à petit nombre un Aperçu des r les plus utiles pour de futures animprimerie des Elzevier (gr. in-8, )ages) ; la première édition de ses it Te jour à Gand en 1851, in-8, lvi ;es.
I parut un opuscule in-18 intitulé :
ries erreurs de la bibliographie spé- Elsevier et de leurs ouvrages; il était t. et était Tœuvre de M. MollL-ley i des amateurs les plus fervents des Izeviriennes et (jui avait fait à cet investigations minutieuses.
DsaussirouvragedeM.A.deRcumc, Recherches historiques, généalobibliographiques sur les Elzevier^ , 1849, in-8. Divers travaux ont
it ouvrage est remarquable à certains est une menace adressée au roi ; on y semble donner à enlendre que ints, en bulle à la per)»éculion, pourprendre leur revanche de la Saint- , et imiter Texemple qu'oni donné les a Sicile. (Voy. les notes des Catalogues l, n» 1945, et Leber, n" 4474.) De beaux It été payés 67, 75 et 85 fr., aux ventes udelocque et Bearzi; autrefois ce livre e plus cher. Quant au Jardin des roses, e mystique, divisé en 18 chapitres, écrit :oup de simplicité et (l*onclion, a été A-Kempis. La première édition laiine . Il en exislc plusieurs traductions frane de M. Prompsault a eu quatre édi- B34 à 1844.
peut ranger dans la classe des embléures sur bois qui se trouvent dans un )lié à Paris, en 1545: Orus ApoUo de a signification des notes hiéroglyphiques; ir qui ne s^esl pas nommé (J. Martin), X emblèmes : les mêmes gravures, au 188, servirent à une traduction nou- Sevlplvres ou gravevres sacrées (TOrus i3, et elles avaient en 1551 été emr une édition grecque latine de ce irai lé, r en 1574; dans cette dernière édition, I oui un encadi:eiuent qu^eUes n*avaient
également été mis au jour en Hollande ; on voit que les matériaux ne manquent p;)s pour une histoire complète de cette famillo et de ses productions.
De nos jours, on s'est attaché à imiter les caractères et les fleurons eizeviriens dans quelques petits volumes tirés à un nombre fort restreint et qui, dus au zèle de M. J. Chenu, sont sortis des ateliers de M. Panckouke. Les titres de pages, les lettres grises, les fleurons employés pour les éditions hollandaises ont été reproduits avec un soin scrupuleux. Dans ces imitations figurent les OEurre^ et les Jours d* Hésiode^ traduct. française, 1844; li^ Jardin des roses de la vallée des larmes, 1850 (à 110 exempl. dont un sur peau de vélin); les£ffurr# françaises^ suivant Tédition d*Amsterdam, 1690, également à 110 exemplaires (120).
EMBLEMES. — Nous n*avons pas ici à rafvpeler que ce mot dérivé du grec, signiliait chez les anciens des ornements de vêtements et de vases. Chez les modernes, il ne conserve qu*une signification morale. La Bible offre des exemples d'emblèmes tels que nous les comprenons (vov. Exode, c. xxxix). Les représentations emblématiques sont nombreuses parmi les hiéroglyphes égyptiens (121), et les poètes grecs, les mytbographes en
farlent souvent. Nous n*avons pas d ailleurs entrer dans les considérations qu*un savant jésuite, le P. Ménestrier, a développées * dans sa Philosophie des Images emblématiques, et dans son Art des emblèmes. Nous ne devons nous occuper aue des livres d'emblèmes, qui furent fort h la mode pendant la seconde moitié du xvr et la première moitié du XYU* siècle, mais qui, aujourd'hui, ont tout à fait perdu la vogue. Les bibliophiles seuls s'occupent de ces anciennes productions, à cause des gravures qui les accompagnent; car les textes latins, français ou ila-
pas offert jusque-là. Quant au livre en lui-même, les savani s reconnaissent aujourd*bui que, dans Tétât où nous Tavoiis, c*est Tœuvre de plusieurs mains, et que le mélange d'idées grecques et égyptiennes qu'il renferme ne permet pas d y avoir grande confiance. Un égyptoiogue des plus distingués, M. (le Rougé, reconnaît dans celle production c beaucoup plus de symboles usités aans récriture hiéroglyphique que) ses commentateurs n'en ont reconnu jusqu'ici, mais souvent il est difficile de les identiÛer à cause du peu de rvnport qu'il y a entre les motifs énoncés dans le livre, et les véritables règles de l'écriture égyptienne. I Un autre érudit (M. de Saulcy), trouve dans ce livre.c des faits irès-probables, entremêlés avec une foule d'autres faits exlrôroement invrai • semblables, pour ne pas dire impossibles, i En 1835, M. Leemann a donné à Amsterdam une édition des Hieroglyphica, où se trouve réuni, analysé, discuté tout ce que les savanls de tout pays ont écrit sur ces matières. Les Annales de plulosophie chrétienne, 1'* série, tom. XI, p. 560, font un grand éloge de ce travail. Consulter les Recherches de M. Ch. Lenormand sur Vorigine et Puti* lité actuelle des hiéroglyphes d'Orus Âpollo, 4838, în-4; VEssai de Bl. de Goulianoff, Paris, 1827, in4 ; hi traduction anglaise de Cory, 48tO, dont la Bévue de bibliographie analytique, 1840, p. 615, a rendu compte.
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liens, n*ont à coup sûr que très -peu de lecteurs.
Dans les laborieuses investigations (i*un savant anglais, dent nous avons aussi parlé, Fr. Douce, on trouve un chapitre consacré aux livres d'emblèmes. Il v est oueslion des ouvrages de Guillaume de La Perrière, de Georgette deMonlenay,de Simeoni,de Reusner, de Boissard, de De Bry, d'Alciat, de Friderich, de Camerarius, de KoUenhagen, de Catz, etc.
Les Symboia divina et humana deTypotius, 1601 ; la Sciographia cosmica de Meisner, lQll;\iisApophlliegmata symbolica de Hedelius, 1700, diverses publications hollandaises, sont passés en revue.
Nous trouvons ensuite Ténumération des divers ouvrages dont les frontispices offrent l'image de la mort, sujet sur lequel s'étaient portées spécialement les investigations de M. Douce. Nous citerons seulemenl la Summa
Sredicantiuin de Jean de Broiiiyard ,Nuremerg, 1518, in-folio, et les Consolations de Came fidèle contre les terreurs de la tnort,
Ear Drelincourt, Amsterdam, 1660, in-8.
es emblèmes de ce genre, images de la fragilité de la vie humaine, se rencontrent dans un grand nombre de gravures isolées. L'auteur , anglais les si^^naie en détail, ainsi que les lettres initiales qui se rapportent au même sujet. On connait un alpnabet entier dont faisaient usage quelques imprimeurs à Bâie et à Strasbourg, <ians la première moitié du xvi* siècle. La lellre A, par exemple, représentait un groupe de Morts Iravci-sant un cinielière jonché de cadavres : î'une sonne de la trompette, l'autre frappe sur un tambour. La lettre C offrait un Empereur suivi par deux Morts : il lutte avec une, Tauti-e lui arrache son diadème. A la lettre N, encore deux Morts : l'une terrasse un avare, l'autre lui enlève son argent. Ces ligures furent très-employées; on les revoit, mais fort usées, dans une édition imprimée h Strasbourg, en 1552, de l'ouvrage de J. lluttich : Uomanorum principum effigies, il en existe aussi des copies plus ou moins exactes, employées par Christophe Froschover h Zurich (notamment dans une édition de la Vulgate, 1544, et dans la Bibliotheca universalts de Gesner, 15i5), ainsi que par d'autres typographes.
Des lettres isolées sont énarses dans différents ouvrages. M. Douce a aécouvert un H représentant la Mort tenant la bride d'un cheval, sur lequel est monté un Pape, dans les Civitates orbis tcrrarum de Braun, 1576; il a trouvé un E dans un volume im|)riiné h Pampelune en 1614, et un V dans la Bibliotheca
(122) Afin de jcler quelque variélc dans ces dé« laiis bibliographiques, nécessairement un peu arides, nous transcrivons les vers qui acconipagnciit deux des emblèmes du recueil d'Alcial ; c'est de la bonne latinité, et les sujets sont décrits avec une exactitude qui dispense de recourir au dessin.
Un main tient une pierre; dans Tautre sont des ailes.
Dexlra tenet Upidem, manus altéra stisUnet »las ; It uje pluma levât, sic grave merget onus:
ecclesiastica de Sleinwiclj, Cologne, 13N, in-folio; le Fasriculus geographicus deQndr Cologne, 1608; le Suétone de Charles Pitin, BAIe, 1675, et divers ouf rages anglais lui oui également fourni des exemples. On voit tree quelle patience ce bibliographe a dû femlleter une foulé de vieux livres pour atteiodre le but qu'il se proposait, et c'est afin de montrer au moyen de quelles recherches soute* nues on arrive à des résultats de ce gom que nous sommes entré dans ces particularités.
Revenons à ce qui concerne plus partiaH lièrement les emblèmes. Il n'en est guère qri aient eu plus de vogue que ceux d'Alciat,dMl h partir de 1531 il existe plus de 50 éditions. On peut è cet égard consulter le Afemiici à libraire. Nous ajouterons seulement qw, grâce aux gravures sur bois qui les décorart et à la faveur dont jouissent aujourd'hui ks vieux livres ainsi illustrés, on paye bien phs cher qu'autrefois les beaux exemplaires qâ se rencontrent dans les ventes. Nous en aToos vu de reliés en maroquin s'adjuger de XI 70fr.Ona,en 1847, donné 156 fr., vente Libij, pour un etemplaire de la rare édition laliDe, 1546, apud Aldi filios. L'édition de Paris, 1622, in-8, c<mtientplus de 1000 pages (122).
Le Serapeum, Leipzig, n** du 31 iaam 1854, donne des détails sur une tradoctioB allemande de ces Emblèmes^ faite parW.fioiger, et publiée à Paris, Wechel, 1542, petit in-8. Elle est rare, ainsi que l'ouvrage de Tespagnol Diego Lopez : Declaracion wa^/ifril sobre los emblemas de Andres AleiatOt Vilencia, 1670, in-4. Un travail assez étendu sur Alciat se trouve dans le Magasin (en alli* mand) historique^ littéraire et bibliograM'
Îue de Meusel, Zurich, 1790, 2' cahier, p.lOl-
On recherche les SymboUcœ Quœstionait Bocchius, ffononiœ, 1555. Une figure sur bois, représentant une tôle de bœuf, a été grarée par Annibal Carrache. A la page 40, on trouve fa représentation d'un instrument de supplice semblable à la guillotine. Ce volume sei payé plus de 50 fr. aux ventes Cailbava et C. R.
Les divers recueils d'emblèmes publiés par Théod. et Isaac de Bry,1596 à 1627, sont curieux. (Yoy. sur le Proscenium vitœ humant, 1621, une note au catalogue Leber, n' 1391.)
Le Nuclcus Emblematum de G. Rullenbagen [Coloniœ, 1611-13] contient deux centuries d'emblèmes dont les gravures sont exécutées avec une finesse remarquable.
Les divers recueils d'emblèmes d'Otto Venins, 1607, 1615, etc., sont assez recherchée. Observons, en passant, que, sur le titre dci
Ingcnio potcram supçras volîtare per artes, Me nîsi paupertas in>i<Li deprimerel.
Un cns(|ue entouré d*abeilles, avec la devise ' Ex bello pax.
Kn galea, iiilrppidiis quam miles gesserat el qns
S«pius hosiili sparsa cruore fuit :
Parla pace apibiis tenuis concassit in usum
Alveoli, aU^iie tavos grataque meila ger't Anna procul j.ireanl : fas sit lune suinirr li^llinii
Quando aliter pacis non potes arle Drui
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DE BIBLIOLOGIE.
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n EmhUmata, 1608, il est dit que les it latini etaallici. Le fait est qu*il n*y n mot de français dans ce volume de i 260 pages, orné de 124 planches; îst d'ailleurs très-moral. (Koy. ce qu'en .chmei d'Héricourt dans le Bulletin du ïilebelge.X. VUI (1850), p. 201 et 342.) maleurs placent volontiers dans leurs s les ouvrages suivants :
nœ $alulU Monumenta (d* Arias Monianus\ C. Plantiii, sans date (vers 1579) ln-4. (70 B accompajçnées d'odes de &Ionlainis; 33 iniienneiii des obse n'a lions sur ces poésies, lissement indique que ces annotation$ sont in. — Ce texte fut reproduit en 1571, in-4, itres gravures. — Les planches sont gravées
et Jérôme Wierx, Pierre Hugo et Abraham er, diaprés les dessins de Pierre Tan der
la 42" planche est de Crespin Van don ; quatre planches (n»* 30, 31, 35, 39) ne pas de monogramme de graveur.) f iymbolictti , poetis, oratoribus ac verbi iicatoribus conceptus iubministrans varios^ ani, 1699, 2 vol in-8. (Cet ouvrage est de an der Kettin ; il y a beaucoup d'érndii gravures sont en petit nombre, mais cu-
fl emblemala, 1607, in-4. (Cet ouvrage ^afnius eut beaucoup de succès: plus de
ans après son apparition, ses planchi^s utilisées pour un in-folio, qui paraissait les : le Théâtre moral de la vie humaitie repré-
plu$ de cent tableaux divers tirez du poêle des Discoun moraux, par Gombewillc, aclaient ces estampes, et Us n'en ont pas ;é la valeur.)
signalerons encore : Cœlum empyreum ite Henri Engelgrave, publié à (Pologne I, in-folio, et qui, plusieurs fois réirajoint à la Lux evangelica du môme forme une jolie collection de six voornés de gravures exécutées avec up de délicatesse. Les idées de la plunt ingénieuses. On voit, par exemple, ion sur la Circoncision , un Ange qui, 1 instrument tranchant, écrit un nom orce d'un jeune arbre ; au-des?us de la 3 sont t)es mots de l'évangélisite saint ocatum est nomtn ejus Jésus; et au- } est ce demi-vers de YEnétde :
ikhmm properat per volnera noroen.
^me du discours sur la Trinité est le e triplant en quelque sorte sans cesser inique, et se réfléchissant dans un miicé au bord d'un lac tranquille, qui rétn image; au-dessus sont ces paroles t Jean : Hi très unum sunt.
heus eucharisticus f sive Deus abscondilus, Chesneau, Parts, 1657, in-8. (Volume reà cause de cent iolies eanx-fortes d'Albert dont il est orné. Il en existe une traduction e publiée en 1667 et contenant les mêmes s ; elle a pour titre : Emblèmes sacrez sur rnint et très-adorable sacrement de VEucha-
radisus spansi et sponsœ. — Pancarpium ma-
rianum, Anvers, 1C18. (Ces deux ouvrages, ornés de 50 Beures chacun, sont de Jean David, qui eu a composé plusieurs autres du même genre fort goûtés à cette époque. )
Nous signalerons aussi :
Zodiacus christianus seu signa XII divinœ prœ^ (/esltnarîonu, Honacii, 16l8, i4i-8, 13 planches trèsfinement gravées par Raphaël Sadeler.
Yie de la Mère de Dieu représentée par emblesmes, var Jacq. Callot, 1646, in-4 ; 26 jolies gravures a reau-forle.
VAme amante de son Dieu , représentée dans les pieux emblèmes de H. Hugo, et d*0. Vxnius, Cologne^ 1717, in-12, 100 figures.
Picta poesis ab authore denuo recognita, Luffduni, 1562, in- 16. Ouvrage de B. Aneau; 107 figures sur bois à mi -page. Il y a deux autres éditions, 1556 et 1564. (L'auteur raconte qu'ayant trouvé chez un imprimeur lyonnais , Macé Bonhomme (qu'il appelle en grec Agathandros), des gravures sur bois, dont il ne connaissait ni l'usage ni la signification, il imagina de composer un pelitouvrago où elles pussent être adaptées (1^).
Pétri Costalii Pegma cum narrationibus philoso^ phicis, Lugduni, 1555, iii-8, 95 fig. et bordures gravées sur bois. — Il y en a une traduction française, Lyon, l.'ifiO.
Emblemata jfhysico-ethica, a Nie. Taurello , Noriburg, 1595, m-^; 84 fig. sur bois. (Elles sont reproduites dans une autre édition datée de 1602. )
Yiridarium hieroglyphico-morale , per Henricum Oreeum; Francof., 1619, in-4, 88 fig. sur cuivre, et parfois singulières. On y remarque aussi une suite de danses des morts, qui a échappé à bien des bibliographes.
Emblemata moralia nova, ingénia 0. Crameri, Francofutti, Ifi'îO, in-8; 80 fig ^ravéessur cuivre.
Emblemata illata politica, carminé explicata, auct. /. Kreihingio, S.-J., Autuerpix, 1661, in-8, 160 sujets ; gravures fines et jolies.
Emblèmes en hollandais, Amsterdam, 17i8, în-8. Jolies eaux-fortes de Luyken. (Ce n^ert pas une danse des morts, mais on retrouve dans chacune de ces gravures l'image de la n orl. )
S. Bunonis Memoriule institutionum iuris, 1672, iu-4. (Livre curieux orné d'emblèmes Lizarres.)
Emblèmes nouveaux, esqucls le cours de ce mondé est dépeins et représenté en vers françois, par Jac^iues de Zettré, Francrort, 1617, în-i, 88 figures; autre édition, 1644.'(Les mômes planches ontparu en 1617, avec un texte latin ; et en 1619, on les remit au jour avec un frontispice refait comme un ouvrage nouveau sous le titre de Yiridarium hieroglyphico' morale. Chacune de ces eaux-fortes e^t accompagnée d'un quatrain, et les images, d'une causticité bizarre, font allusion aux vices de l'époque, aux troubles du temps. Quelques-unes d'entre elles ont été reproiluiles dans le Musée de la caricature.)
Depuis plus de deux siècles, les livres d'emblèmes de Jacob Catz jouissent d'une grande réputation en Hollande; ils font partie de la bibliothèque des familles; on les emploie pour apprendre à tire aux enfants. Un des plus célèbres des artistes anglais, John Reynolds, dont la grand'mère était hollandaise, les connut de bonne heure, et garda de ces images naïves une impression permanente.
En 1859, il a paru h Londres un choix de ces emblèmes, gravés sur bois, avec des explications par M. John Leighton. Ce volume forme
On a raconté une anecdote semblable de fée qui fut écrit pour servir d'exçliralion à des d*un ouvrasse de Duclos, espèce de conte gravures bizarres dout le sens était ignoré*
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un in-4 de 60 planches, avec des vignettes qui reproduisent «pour la plupart des slijets empruntés à un livre rare : Ltghtz or Morall Emblème de Harley, recueil de vers publiés à Londres en 1658.
Les Anglais ont, en ce genre, quelques ouvrages anciens qui ne sont pas sans mérite, et qui ont conservé de la réputation. Les £'mblemes and devises de G. Witney, Leyde, 1586 ; les Emblèmes ancient and moderne de G. Wither; ceux de Francis Quarles, 1635, sont chers aux bibliophiles. Les gravures qui accompagnent le livre de Wither, pour fa plu- {)art empruntées à Alciat et à d*autres aueurs, sont finement touchées ; mais au-dessous de chacune d'elles on lit trente vers, et c'est beaucoup trop; quatre ou huit suflisent. Le travail de Quarles se divise en cinq livres; les deux derniers sont une reproduction des Pia desideria d'Herman Hugo. On trouve une notice étendue sur ces divers ouvrages dans le Rétrospective Review, t. IX (1821), p. 122-140.
ENCYCLOPEDIE. — Nous n'avons pas ici h examiner ce que doit être une bonne encyclopédie, c'est-à-dire un ouvrage offrant Tenchainement des connaissances humaines. Nous nous en tenons à quelques détails sur les productions qui ont voulu embrasser le cercle de toutes les sciences.
La trop célèbre Encyclopédie publiée vers le milieu du siècle dernier, par Diderot, d'Alembert et les corvphées du parti philosophique (1761-72, 28 vol. in-fol.) n'a aucune valeur aujourd'hui dans le commerce. Les débats que souleva cette production où l'irréligion se montra sans ^ oile, tiennent une place importante dans l'histoire du mouvement des esprits au siècle dernier, mais ils doivent nous rester étrangers.
V Encyclopédie méthodique, publiée de 1792 à 1832, se compose de 337 part'es dont 51 pour les planches (au nombre de 6439) ; l'ouvrage est en général arriéré; il le devient de Elus en plus, et il est peu recherché. Diflicile trouver complet, il se donne à très-bas prix lorsqu'il s'agit des parties séparées. Quelquesuns des dictionnaires spéciaux dont se compose ce vaste recueil méritent encore d'être consultés; d*aulres sont très-juslement oubliés.
V Encyclopédie nouvelle, rédigée au point de vue dfes idées saint-simoniennes et commencée à la fois par les premières et par les dernières lettres do l'alphabet, n'a pas été achevée.
Des encyclopédies allemandes et anglaises sont indiquées au Manuel du libraire: elles ont été continuées ou réimprimées depuis 1 842 (date de la dernière édition de cet ouvrage).
En 1853, on a entrepris une huitième édition de VEncyclopedia britannica: le t. XVI, contenant les lettres N et 0 a paru en 1857.
(124) Vinceni de Beauvais est Tobjel d'une notice intéressante dans Mfistoire littéraire de la France, tom. XIK, p. 449-519. (Voy. aussi Bercer de Xivrey. Essai* d'appréciations historiques, 1839, în-8, 1. 1, p. i6; le travail d'A. Vogel, Freiburg, 1843, iD-«;le8 Etudes de M. Tabbé Bourgeat, Pam, 1857, in-S.) Fabricius {Hibliotheca grœca, t. XH, p. 507),
La septième édition, eotrepri.se en U vée en 1842, forme 22 vol. in-4; elh jet d'un article dans le Quarierty n. 139, juin 1842.
En général, ces encyclopédies sont rédigées avec soin , et, pour chat che des connaissances humaines, la s'attachent ^ avoir des travaux faits savants célèbres et dont la spécialité connue.
La grande £ncyclo[iédie allemanc prise en 1818 par les professeurs Gruber, et qui est loin d'être term core, est une publication colossale en trois sections qui commencent lettres A, H et P, elle compte d de 60 volumes in-4, et il est douteu puisse être terminée d'ici à vingt contient d'ailleurs une foule d'arlii rédigés par des savants distingués, véritables traités qui épuisent les q sur lesquelles ils roulent.
Le Manuel de Ribliographie un que nous avons déjà signale comme partie de la collection Roret (1857, in-18), signale un grand nombre d'e pédies dont il serait superflu de p\m liste. L'ouvrage de saint Isidore de Etkimologiarum iibri XX^ imprimé \ première fois en 1470 , mais coiDp( VI* siècle, ouvre la série des encyclopéc moyen âge.
Le Soffhologium de J. Mayno, 1472, le d*un moine anglais Barthélémy GlaoTil proprietatibus rerum, sont aussi detéri encyclopédies.
Le Spéculum quadruple de Vincent de vais, travail immense plusieurs fois réiiD è partir de 1473. Une seule des quatre} de ceMiroir{VHistorial)aéié traduiteei rais. Consulter, sur ces diverses impre; le Manuel du libraire {lik).
Le Tesoro de Brunetto Latini, dont ' mière édition est de Trévise, 1474, et rédigé d'abord en langue française vei du xm' siècle. Il en existe deux autr lions, Venise, 1528 et 1533, mais elles toutes un texte corrompu et parfois ii gible. L original français, dont il ei vers manuscrits à la bibliothèque Im n a jamais été publié; il a été questi< faire paraître dans la collection des ments relatifs à l'histoire scientifiqu France. (Voir au sujet de Brunettc V Histoire littéraire de la France, p. 276-304.
Laissant de côté bien des essais < nous signalerons comme la premier tive d'une encyclopédie, en langue i et suivant l'ordre alphabétiaue, le technicum d'Harris (en anglais, ma titre latin), Londres, 1704-10, 2 vol
donne la liste des auteurs cités dans le S € ouvrage prodigieux, digne d*élre étudié i le plus vaste recueil scientifique du me il contient des observations intéressaiDlfi rcnseigfiemenls précieux sur l*histoire d ces. I (Libri, Hist des sciences matkémaHm p. W) '
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DE BIBLIOLOGIE.
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I, Chambers reprit cette idée et la a dans sa Cyclopœdia, 1728, 2 vol.
V Encyclopédie des gens du monde, 44 vol. in-8; V Encyclopédie du xix* 36-46, 50 vol. in-8; V Encyclopédie c, 1838-49, 18 vol. in-4.
renvoyer également, dans la caiego encyclopédies, l'ouvrage très-connu itre de Dictionnaire de la Conversa^' î la Lecture, 1832-39, 52 vol. in.8, S accompagné d'un supplément et a c 1852 à 1857.
leu de bons articles, on en rencontre a^sez grand nombre qui sont loin rieux, et qui ressemblent un peu es feuilletons de petit journal. Ce lire est né sous Tinspiralion d'une m de ce genre fameuse en Alleraa- 'onversalions'Lexicon, publié à Leip- I maison Brockhaus et dont il existe :aine d éditions. Peu d'ouvrages mont obtenu autant de succès, clopédie d'une nation est le tableau lomplet de ses lumières et de son est ce qui nous porte à signaler une édie japonaise qui a été l'objet d'un .endu de M. Abel Rémusat inséré Notices et Extraits des manuscrits liothèque du Roi, t. XI, p. 132-310, qui, n'étant ouvert que par un petit 1 érudits, est ignoré de la masse du
iposition dont nous voulons donner est divisée en cent cinq livres, et Tort curieuse puisqu'elle offre le téi de l'état des connaissances dans 1 Orient. Le premier livre roule sur 'est un traité d'astronomie qui dificoup de ce que professent, à cet :s savants de l'Europe : il est fort , dans cette encyclopédie , des ges du ciel , des trente-trois dieux dhistes, des neuf routes de la lune, sr qu'on s'imagine voir dans la les présages tirés de la marche des lètes.
î livre second il s'agit des vingt-huit ions (le tambour du fleuve, la
te).
re livre est consacré aux divisions
et aux fôtes (ia peinture du coq, ou i l'on peint l'image d'un coq sous la isl-à-cfire le premier jour de l'an; la roseaux ; le repas des ruisseaux ; le oir, etc.J.
ime livre roule sur les jours heureux ureux. On voit ainsi que des superui ont longtemps eu cours en Occi- [ui ne sont pas encore tout h l'ait ans le fond de guelaues campagnes,
dans l'Asie orientale, lissons de côté ce qui regarde la
et l'anatomie. Si nous passons à la ie, nous y trouverons bien des fables, [écrivant des pays très-réels (le Cam- 1, la côte de Macassar, etc.), l'ency* ) japonais parle de peuples fantas- 3 sont des hommes ayant un bras à e, d'autres qui n'ont pas de ventre ;
ICTIONN. DE BlBUOLOfîlB.
certaines contrées ne sont habitées que par des femmes; ailleurs, les habitants ont un œil derrière la tête; ici ils ont trois tètes; Ih. trois corps. Des fies sont peuplées de dragons à tête d'hommes.
Un livre sur les jeux, un autre sur les instruments de musique ; d'autres enfîn relatifs aux étoffes, aux vêtements , aux instruments de musique, aux meubles , aux arts et métiers , à l'agriculture, offriraient sans doute, s'ils passaient dans noire langue, des rensei-
Snements curieux sur l'état social et sur l'inustrie.
Dans la portion consacrée à l'histoire naturelle il y a bien des fables; les chiens à tête d'hommes, les esprits ayant la figure d'un petit enfant avec des écailles, tiennent trop de place. N'oublions point les Pa^ esprits qui n'ont qu'un bras, qu'une jambe, qu'un seul œil au sommet de la tête; il ne pleut jamais dans les lieux qu'ils habitent. On nous apprend que, parmi les oiseaux, il en est qui volent par paires, chaque individu n'ayant
3u'un œil, qu'une aile, etc. L'auteur a soin de écrire des serpents ayant plus de cent pieds de long, des tortues ayant quatre yeux, six pattes et produisant des perles.
La description géogra()hique de la Chine remplit six livres différents; celle du Japon en occupe seize; elle ne se rapporte guère qu'à la (division religieuse du pays; tous les temples et les monastères sont enumérés et provoquent un grand nombre de récits, la plupart fabuleusement merveilleux ; l'intérêt de ces détails est purement local.
La botanique est le sujet des livres 82 à 105. Les ligures qu'on y trouve, les descriptions qui les accompagnent sont d'une grande fidélité et pour la plupart faites d'après nature. M. Abei Rémusat est parvenu à indiquer, pour la plupart des végétaux décrits, la synonymie linnéenne. U a dû toutefois laisser sans équivalents européens un grand nombre de noms.
En somme, cette encyclopédie, qui s'écarte tout à fait de la méthode qu'on suit en Europe pour des travaux de ce genre, est cependant une production très-digne d'attention, et elle mériterait de devenir l'obiet d'un travail spécial et étendu, puisqu'elle fait con* naître, è peu de chose près, toutes les opinionsscientiQques des Chinois et des Japonais, tous les procédés de leurs arts, toutes les particularités de leur vie civile, toutes les productions des deux pays.
La notice de M. Abel Rémusat contient quelques renseignements sur divers ouvrages qui peuvent être assimilés aux encyclopédies, quoiqu'ils ne soient composés que d'extraits ou de traités fort courts empruntés à divers auteurs, mais réunis et disposés par ordre de matières. Plusieurs de ces compilations sont à la bibliothèque Impériale, mais le titre d'Encyclopédie parait surtout devoir être attribué è un livre dont un missionnaire, le P. Cibot, a donné une notice abrégée (dans les Mémoires sur la Chine, t. II, p. 440), et qui contient, en quatre cent cinquante sec*