‹ Dictionnaire de bibliographie catholique, présentant l'indication et les titres complets de tous les ouvrages qui ont été publiés dans les trois langues grecque, latine et française, depuis la naissance du christianisme, en tous pays, mais principalement en France, pour et sur le catholicisme, avec les divers renseignements bibliographiques qui peuvent en donner l'idée la plus complèteChapitre 69 sur 137 · Modes, costumes et mœurs · texte numérisé non relu

Modes, costumes et mœurs

D'importantes collections ont été formées par des particuliers ; celle que possédait le prince Charles d'Autriche, frère de l'empereur François II (aujourd'hui défunt), passe pour la plus belle au'on puisse trouver en dehors d'un grand dépôt jniblic.

Une publication récente , VAnnuaire des Artistes el des Amateurs (1^60, pag. 171 et suiv.), renferme des détails étendus sur quelques-unes des principales collections d'estampes existant à Paiis; nous indiquerons d'après elle, mais en peu de mots, les collectionneurs les plus remarquables en ce genre :

M. P. de Baudicoiirt. — Pièces de craveurs français qui sont originaux, c'est-à-dire qui n'ont gravé que d'après eux-mêmes ; cabinet unique en ce genre sous le rapport de sa richesse (portraits de Nanteuil et .d'Edelinck, costumes d'Abraham Bosse,vues de Sj^lvestre). M. de Baudicourt prépare sur Poussin un travail important, et il a déjà mis au jour le pre-

mier volume d*un ouvrage qui, continuant le Peintre ^graveur français de M. Robert Duménil, fera l'invenlaire des productions des graveurs français du xvni* siècle.

M. Bérard, — Collection de gravures d'ornement, genre recherché aujourd'hui; le plus beau cabinet de Paris sous ce rapport; le plus bel œuvre de Lepautre qui soit connu (plus de 3000 pièces), gravures de Bérain, de Marot, de deux artistes français établis en Allemagne et peu connus, Cuvillierpèreetfils(M. Bérard se propose de publier )e catalogue de leur œuvre) ; très-riche collection des gravures de Sylvestre ; nombreux dessins d'ornement.

M. Bonnardot. — Collection fort curieuse de pièces gravées sur l'histoire et la topographie de Paris ; dans une réunion de ce genre, l'art a une part assez faible ; ce qu'on demande à des estampes de ce genre, c'est la représentation exacte d'un monument, la vue Tidèlement reproduite d'un ensemble d'édifices Assemblage précieux d'adciens plans de Paris. ^ M. Destaùleurs. — Dessins el gravures sur l'histoire de Paris; pièces topographiques sur le même sujet ; œuvres des dessinateurs d o^ nements.

3/. Dreux. — Belles épreuves des anciens maîtres ; on remarque la plusbelleépreuveconnue de l'estampe de Lucas de Leyde, Jé$us- Christ présenté au peupie ; elle a été pavée 1800 fr.

De FerroU — Choix précieux des plus belles productions desmattres anciens. Martin Schongauer, Albert Durer, dont les beiles estampes sur cuivre, devenant de plus en plus rares , atteignent des prix fabuleux ; Rembrandt, etc.

M, Gallichon. — Belles estampes d'après Rembrandt, A., Durer et les anciens maîtres italiens.

M, Guichardot. —Ce marchand d'estampes, fort connu des amateurs, a formé une collection qm ne se compose (]ue de l'œuvre d'un seul graveur, J. J. de Boissieu.

M, Ilenain. — Pièces relatives à l'histoire de France ; collections des plus complètes en ce genre : portraits, scènes de mœurs, costumes, fêtes et cérémonies publiques, tournois, entrées solennelles , cérémonies religieuses, incendies, inondations, crimes et supplices, enQn tout ce qui peut rappeler une date, un fait, un événement se rapportant à l'histoire de France est entré dans le cabinet de M. Henain. Cette belle et vaste collection, rangée dans l'ordre chronologique, est parfaitement classée ; et le propriétaire a commencé la publication d'un inventaire de ces richesses.

ÛI. Soliman Lieutaud. — Cet amateur a été marchand d'estampes, mais il avait limité son commerce à un seul genre ; il ne vendait que des portraits. Il connaît parfaitement cette partie, et il a publié à cet égard quelques monographies, il a formé une collection curieuse de portraits ; une des subdivisions est consacrée à ceux des libraires et impr-imeurs. On y trouve Louis XVI, qui, étant Dauphin» s'était amusé'à imprimer un écrit de Franc*

EST

DE BIBLIOLOGIE.

EST

e poëte Millevoye qui fut un instant e, et bien d*autrès qu'on ne s'attendait

rencontrer là.

Simon. — Riche cabinet sans caractère I; choix des plus belles gravures de 3S temps et de toutes les époques. On y > des œuvres très-remarquables, conteles pièces d'une extrôme rareté; celui fano délia Bclla, en 4 vol. in folio, ne nt pas moins de 1600 pièces; celui de stade est probablement unique. Un rele charmants petits portraits de Ficquet 3rmé avec un soin exquis. De très-belles

de Rembrandt et des maîtres bollanle fort précieux dessins.

Laterrade. — Cet amateur avait formé jllection contenant plus de 10,000 piè« ['la Révolution depuis les états-généraux, (tachetée par la bibliothègue Impériale ; priétaire se plut à en refaire une autre

complète sans doute, mais cependant nportante, qu'il a récemment livrée aux res. Il a aussi formé une collection de its (80,000 environ) de personnages de 3S pays et de toutes les époques, détails étendus et curieux, mais néceslent arriérés aujourd'hui, se trouvent le Voyage d*un iconophile, revue des paux cabinets d'estampes, bibliothèques ées d'Allemagne, de Hollande et d* Angles par M. Duchesne aîné, Paris, 1834, in-8. nombre des ventes importantes en ce

il faut signaler celle à laquelle se raple Catalogue des estampes ae M. Vanden , 1855, Guichardot, in-8 , 356 pages, luméros. La vente produisit 76,000 fr.

les prix les plus remarquables.

pelils sujets d^animaox, gravés parBerghen, Ure jouant du flageolet^ 755 fr.

grandes misères de la guerre, parCallot, en 18 tux, 425 fr.

heval de ta mort, par Albert Durer, 525 fr. iveté, le Croupe de 4 femmes cl Amymotie, iéces du môme, 553 fr.

rr et bergère, el Enlèvement d'Europe, par Cl. , 025 fr.

\oiUer , par Yan Ostade , avant les vers,

s autres pièces du même ariisic, 8-18 f r. linlf ram}7/«,d*aprèsRaphacl,par M. A. Rai*

l"élai, 590 fr.

hanaie par le même, la plus belle épreuve

de ce uiorccau fort rare, 4800 fr.

lOttr et trois enfants et Joseph racontant ses

par le même maître, 505 fr.

mte de croix, par Rembrandt, 588 fr.

mysage aux trois moulins, par le même,

^ail d^Ephratm Bonus, épreuve du second ir le même, iOGO fr.

ente d'estampes relatives à la Révolu* ançaise et recueillies par M. Laterrade rt, en mars 1859, des prix en eénéral . Parmi ces tristes monuments des fudes partis, on peut signaler les Anirares ou translation de la ménagerie au Temple, 105fr. et la Panthère autrie, 1 10 fr. Une gravure en couleur, par nurt, la Promenade publique, rechercauso des costumes de l'époque (1792)

u'elle reproduit avec une fidélité piquante, 50 fr. ; V Arrestation de Robespierre, gra* vée par Slvane, d'après Le Rarbier, 45 Ir.

Le Print collector, Londres, 1844, contient trois planches fort bien gravées, représentant les marques que divers collectionneurs d'estampes ont placées sur les pièces qui faisaient partie de leur cabinet. Quelgues amateurs ont maladroitement placé ces insignes dans des endroits apparents, ce qui fait beaucoup de tort aux pièces estampillées de la sorte; en général, on applique la marque dans un coin.

11 n'est pas très-rare de voir des noms de collectionneurs écrits au dos delà cravure; Pierre Mariette est peut-être le seul qui ait placé sa signature sur l'estampe même.

Des initiales, des monogrammes ont été employés fréquemment; le comte de Caylus avait pris pour marque une étoile à cinq pointes, et lord Spenser avait fait choix de la lettre majuscule S entortillée autour d'un b&ton et surmontée d'une étoile.

§ H. — Prias des estampes.

Le prix des estampes rares et belles a suivi l'impulsion donnée a la valeur des livres; il tt sensiblement monté depuis quelques années. Comme spécimen nous indiquerons plusieurs des adjudications qui ont eu lieu à la vente A. D. de Turin (mars 1860). Les pièces des vieux mattres y ont été disputées avec vivacité.

Albert Durer. — L'Homme des douleui*s aux mains liées, 200 fr. ; Saint Jérôme dans la pénitence, 181 fr. ; portrait d'Erasme, 301 fr.

Claude Lorrain. — Le Bouvier, l*' étal avant le numéro, 485 fr.

Lucas de Leyde. — L'Adoration des Mages, 680 fr. ; la Tentation de saint Antoine, 630 fr.

André Mantegna. — Les Eléphants portant des torches, 325 fr.; Soldats portant ues trophées, 260 fr.

Israël van Mecken. — Le massacre des In«nocents, 301 fr.

Nicoletto de Modène. — Le Déluge universel, 275 fr.

Marc-Antoine Raimondi. — Portrait dit do Raphaël enveloppé dans un manteau, 701 fr.

/iemftrandr.— Jésus-Christ prêchant, ou la^

Îetile Tombe, épreuve du premier état, 410 fr.; ésus-Christ guérissant les malades (ou pièce^ aux cent florins), épreuve du 1" état, 1230 fr.; Jésus-Christ en croix entre les deux larrons^ 605 fr.; portrait d'Abraham France, épreuve du 3* état, 700 fr. ; portrait du docteur Ephraïm Ronus, épreuve du 2* état, 1141 fr. ; portrait de Utenbogaerd, dit le Peseur d'or, épreuve du second état, 800 fr.

Le morceau capital de cette vente a été une gravure de Martin Scliongaucr, représentant saint Antoine tourmenté par les démons et porté en Tair. Cette belle estampe extrêmement rare a été adjugée au prix de 2500 fr. I Ajoutons que la Gazette des beaux-arls dirigée par M. Ch. Rlanc a publié un intéressant travail sur l'œuvre ae ce maître qui vivait au commencement du xvr siècle

Plus tard, en parlant des catalogues d'estampes, nous aurons l'occasion de citer queK ques autres adjudications remarquables.

EST

En Anglolcrre les cslampcs rares obtiennent des prix supérieurs h ceux qu'on donne en France, el les ventes publiques de I.ondres offrent en ce genre des folies qui rappellent quelques-unes de celles que nous avons signalées en fait de livres :

Une nielle de Marc Finiguerra, représentant la Madone avec Tenfant Jésus sur un trône, entourés d'anges el de saints, fut en 1820, à la vente de sir Mark Sykes, adjugée 300 guinéos (8025 fr. enriron). Un iconographe bien connu, M. Young Otlley, avait à Rome obtenu h très-bon marché ce morceau précieux, et Tavait vendu 70 1. st. à ramatcur que nous venons de nommer. Cette nielle est regardée comme ayant été exécutée vers 1445, et on la croyait alors unique; depuis on en a découvert d'autres épreuves. La correction du dessin, la pureté du style, la délicatesse du travail donnent d'ailleurs un prix très-réel à cette production, qui, dans un espace fort resserré, ne montre pas moins de trente figures habilement groupées.

Les divers états dans lesquels se trouve une estampe lui donnent un grand prix; il existe une gravure de Rembrandt, représentant le Sauveur guérissant les malades et connue sous le nom de la pièce aiLX cent florins; en 1809, à la vente Hibl>ert, une épreuve fut

Eiyée 41 1. st. Elle entra dans le cabinet de . Esdaile, ot lorsqu'en 1840» cette collection fut livrée aux enchères, cette pièce , premier état,s'éleva à 231 1. st. On ne connaît que huit épreuves de ce prcmi<'.rélat,el cinq sont dans des dépôts publics (deux au Musée britanni-

3ue, une à Paris, une à Vienne, une à Amster* ani); quant aux trois autres, deux sont chez des amateurs anglais, et une en Hollande.

Ajoutons que, même dans le second état, une belle épreuve de la gravure dont nous parlons est chose d'un très-grand prix. A la vente Pôle Carew en 1835, il en lut vendu une 163 I. st. 16 sh.

Le portrait de l'avocat Tolling, 561. st. 16 sh. en 1809, et 220 1. st. en 1835 aux ventes que nous avons citées. Cette dernière adjudication eut lieu pour le compte du baron Verstoeck, amateur Hollandais, passionné pour les Uembrandtet qui, en 1835, aégalemeut donné 300 guinées pour le portrait de Coppenel.

D'autres exemples de prix élevés, indiquant une augmentation des plus notables sur ceux <nii se payaient trente ou quarante ans plus tôt, se trouvent dans le Print collector.

Des portraits anglais ont de môme obtenu en vente publique 1200 à 1500 fr.; on les avait cédés à 100 ou 150 fr., et même audessous dans des ventes faites vers le commencement de ce siècle (126).

(tâ6)Dibdin(fi»Miomanta,i842, p. 507>p^ric de la collection de Rembrandt appartenant a Daulby. Klle fut acbclce en bloc en 1792 à Liverpool par Coinaffbi pour 610 i. st., et vendue publiquement on 1800; elle produisit net 650 1. ; Toffre de 800 1. avait été rcfusiée. Oibdin cite les prix de 36 estampes : les deux plus chères fureut le portrait de

S III. — Litres relatifs à ta connaissance des estam*

pe». — Catalogites.

Les amateurs recherchent avec empressement les deux catalogues de la collection de l'abbé de Marolles qu'il publia eo 1666 et en 1672; ils sont cependant remplis de noms souvent défigures, douteux ou accompagnés de détails inexacts. Toutefois on les paye cher, et à la vente Nodier en 1847, on a adjugé de Idéaux exemplaires à 56 et 57 fr.

Le Dictionnaire des graveurs^ par Basan, 1789, 2 vol. in-8, nest pas estimé; les erreurs y abondent.

Le Dictionnaire desartistes^ par Heinecken, gui s'arrôte à la lettre D (Leipzig, 1789-90, 4 vol. in-8), entrepris sur un plan trop vaste, n*est exempt ni d'erreurs, ni d'omissions. Un autre ouvrage du môme auteur. Idée générale d*une collection d^estampes (1771, in-8, 32 ni.), est estimé et s'est payé selon condition, 40 i 75 fr. dans des ventes récentes. Il est précieux pour l'étude des origines de la gravure, et l'auteur, conservateur ou musée de Dresde, avait à sa disposition des matériaux précieux.

Le Manuel des curieux et des amateurs et l'art, pàv Huber et Rost (Zurich, 1797-1803, 9 vol. in-8), peut être consulté.

Le Catalogue du cabinet de Peignon Disjonval^ rédigé parBenard, 1810,in-4, estuegros volume qui cite beaucoup de pièces avec une certaine exactitude, mais les notes biogra-

{)hiaues sur les graveurs sont trop souvent onaécs sur le Dictionnaire do Basan. Cette collection ne fut pas livrée aux enchères; ua marchand de Londres, Woodburn, cnfitrao-

Îuisition en bloc moyennant le prix de 20,000 francs.

VEnciclopedia délie belle arti^ par Zroi (1819-24, 2(5 vol. in-8), contient des recherches attentives, mais c'est un livre fait trop vite, où se trouvent bien des méprises, bieo des données incomplètes.

Le Manuel des amateurs d'estampes, par Joubert, 1821, 3 vol. in-8, renferme peu de choses nouvelles. Signalons VJissay vfs»

prints de Gilpin, 1767 (livre superliciel, mais qui eut du succès en Angleterre); les Notizie istorichi degli iniagliatori, par Graodinclli, 3 vol. in-8 (réimprimées avec une suite nar Luigi de Ângelis, Sienne , 1808-16, 15 vol. in-8") ; passable en ce qui concerne ritalie, cet ouvrage est plein d'erreurs en ce qui tpuche les autres pays; les noms des artistes sont étrangement défigurés) ; les JVotices sur les graveurs, [Vir Boverel etHalpa^ Besançon, 1807, 2 vol. in-8; V tssai sur tûrigine de la gravure et sur la connaissance dit estampes du xv* et du xvi* siècle, par Jansoo, 1808, 2 vol. in-8 (livre bien arriéré amourd'huij; le Dictionary of painters ani «•gravers, par Bryan, Londres, 1816, 2 vol.in-4'

Tavocat Toll, 54 1. st. 12 sh., el la pièce aoi cept florins qui arriva à 42 1. st« AjoutODs qoelepor- Irait du bourgueinestre Six (nom et &;ge naiMOttli les deux cliilTres du milieu de la dalc renversés) fi* pavé 7G 1. st.

Le vicomte Fitz Williams à Riclimond a^ une fort belle cullcctioii de iiembraudt:».

ESl?

DE BIBUOLOGIE.

EST

ons pas le Manuel des amateurs d'es- *arîs, 1821, iii-12. Ce pctil volume une notice sur la gravure, des con- " former une bonne collection, une )rincipaux graveurs et amateurs avec allons , un catalogue des meilleures $ graveurs célèbres avec Ténonciaprix qu'elles ont atteints dans les ibliques.

rrage capital pour la connaissance pes est le Peintre-graveur par Adam [i,Vienne, 1803-21 21 vol. in-8.Il est e complet, car les écoles flamande, se et une partie de celle d'Italie sont issécs en revue ; rien sur les écoles , anglaise, etc. Rédigé avec trop de il s'expose à ce qu'on lui reproche . bien des omissions et des méprises, »is c'est un livre iuilispensable aux et qui n'a pas encore été remplacé.

Dns vu plusieurs fois payer de 175 è ins les ventes publi(|ues (127).

)utants dans les études iconographiont lire r//i</ot're artistique et archéih ? la gravure en France, par M. Bon- 849. L'auteur convient franchement ivre exigeait pour atteindre à l'état ité dix fois plus de temps qu'il n'a consacrer. On ne peut pas dresser ne liste des graveurs français avec )pui des ouvrages iconographiques»

pour la plupart , de bévues et de tiens.

tème d'abréviations dont il n'y a Lempleset qui peut paraître singulier, cependant est utile, a été adopté ipression du volume en question ; p exemple : gr. nomb. d'orn. d'orfév.

tholog.; — ouv. pluscur. qu'artistiq.

l. satiriq.

fclopédie moderne de M. Courtin au mot Estampe un fort bon article chesne. On y trouve l'exposé de la systématique employée pour c/)orîs centaines de milliers d'estampes 3nl la collection de la bibliothèque

Ure-graveur français par M. Robert-

1, 1835-50, 8 vol, in-8, très-bon ou-

P. de Baudicourt a entrepris de le

r et a fait paraître en 1860 le tome 1"

/ouvrage de Bartsch se ressent de la préavec laquelle il a été écrit et du oesir ibler un grand nombre de notices. Les , les erreurs sont telles qu'il serait à dél^usieurs amateurs éclairés se chargeasaire les annotations indispensables et de aque catalogue séparément;, on y gacnerait 1 et économie. R. Weigel vient de faire Leipzig un supplément , mais ce petit it cher. Un seul moyen pourrait lever Jes sans nombre oui s'opposent à l'en- 'une histoire géoéraie de la gravure et asiuccès d'un ouvrage dont le plan est trop lucoup tiy>p diiHcile, vu l'immensité des s qu'elle exige pour qu'une seule perl'audace de l'entreprendre. Il faudrait le amateur se chargeât de publier le ca- Tiin ou. plusieurs maîtres objets de sa

d'une description des œuvres des graveurs français duxviii* siècle.

Le Nouveau Dictionnaire universel des. Ar*listes (en allemand) parle doeteur Nagler, Munich, 1835-52, 22 vol. in-8, est une compilation peu estimée. On y trouve beaucoup de renseignements, mais Tauteur n'ayant pas vériOé ce qu'il transcrivait, et ayant souventsuîvi des guides peu soigneux, a commis beaucoup d'erreurs.

Le Manuel des amateurs d'estampes de M. Charles Leblancimpriméavec soin {Paris, 1855 et suiv. ), in-8, est malheureusement resté interrompu. Un peu tron sommairtj peut-être, à certains égards, il offre beaucoup de faits présentés avec exactitude et concision. M. Ch. Leblanc avait déjà entrepris un travail du même genre , mais sur un plan plus vaste : \eGraveur en taille-douce, ou catalogue raisonné des estampes dues aux Graveurs les pltAs célèbres, Leipzig, 1847-48 ; il n'en a été publié que deux volumes contenant les catalogues ae l'œuvre de J. C. Willo, et celui de P. Strange.

On doit à J. R. Fuessiin un Catalogue critique des meilleures gravures d'après les maîtres les plus célèbres de toutes les écoles; une traduction de cet ouvrage publié en allemand a paru en 1805, 2 vol. petit in-8 ; elle n'est point achevée et ne concerne qu6 l'école italienne.

M. F. de Rartsch, fils de l'iconographe dont nous avons déjà parié, a publie à Vienne en 1854 un ouvrage sur les richesses du cabinet de Vienne , intitulé : Die kupferstich sammlung der K. Bibliothek xu Wien (in-8, 312 p.}Cevolumedécrit 2500 estampes des plus rares ; on remarque dans cette- collection la réunion complète des Sibylles de BaccioBaldini,un œuvre magnifique d'Andréa Mantegna, 18 estampes de J.-J. deBarbari(le maître au caducée), un très-bel œuvre de Marc-.Anloine où est le Triomphe de Galalée retouché par Raphaël, et qui avait appartenu à Mariette. L'œuvre du maître de 1466 très-considérable renferme quelques pièces qui n'existent dans aucune autre collection. L'œuvre d*Adam Bartsch réuni en 5 vol. in -fol., est le phis cbmpletqui existe. Quelques-unesdes plus belles et des plus rares pièces de l'école française. La Majesté royale dfe J. Duvet , le Moïse par NajAteuil, le Guillaume Brisacier par A. Masprédilection dont il aurait étudié Tœuvre avec une saffacité persévérante et éclairée. Ces catalo^ gués, (Tun mcine format, se vendant séparément^ contiendraient une biographie aussi complète que possible de Tarliste, biographie dépouillée de ces erreurs grossières transmises d'âge en âge par des écrivains sans critique qui n*ont pas eu honte de se copier servilement les uns les autres, i ( ArtUte, 4849, t. LXV.)

Signalons les Suppléments au Peintre-graveur, recueiibs et publiés par R, Weigel, [Le\pt\%. i843,în-8. On y trouve des rectincations importantes pour récole flamande et hollandaise , la pariie la plus défectueuse de Touvrage de Bartsch ; Beytrage tur Kunst und litteratur Ge<c/iirA/e, par Jaeck et Hellcr^ Nuremberg, 18ii, in-8 : additions et rcctiflcatlons à Bartsch, t. Yll à X» école allemande, 45 pages..

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