‹ Dictionnaire de bibliographie catholique, présentant l'indication et les titres complets de tous les ouvrages qui ont été publiés dans les trois langues grecque, latine et française, depuis la naissance du christianisme, en tous pays, mais principalement en France, pour et sur le catholicisme, avec les divers renseignements bibliographiques qui peuvent en donner l'idée la plus complèteChapitre 70 sur 137 · TOI · texte numérisé non relu

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son ; un magniAque œuvre de Sébastien Leclerc; parmi les nombreuses pièces de Rembrandt , la pièce aux cent florins, qui paratt de première épreuve.

$ IV. — Catalogues (Testampes.

Nous nous proposons de signaler en ce genre ce qui existe de plus remarquable, et nous commencerons par le Catalogue raisonné of the sélect collections of engravings of an amateur (M. Thomas Wilson), Londres, 1828, in-4 ; ce beau volume est accompagné de 43 planches. La collection passe pour la mieux choisie qui ait jamais été réunie. Elle se compose presque exclusivement de pièces trèsrares et d'une grande valeur.

La table méthodique du Manuel du libraire indique, p. 206, divers catalogues importants de cabinets d'estampes , et notamment ceux de Brandt, 1793, de Winckler, de Saint-lves, de Silvestre, de Rigal de Logette, 1817 , de

E. P. (Durand.), 1821, du baron Denon, de Robert-Dumesnil , 1837, etc. Le catalogue de Mariette par Bassan,en 1775, est fort bien fait, et il concerne une collection d'une richesse remarquable, qui produisit 288, 658 liv.: somme qui serait aujourd'hui de beaucoup dépassée. Voici l'indication de quelques autres catalogues qui méritent aussi d'être conservés : Catalogue Prévost, par Regnault- Delalande, 1809. -— Rossi, par leméme, 1822.

— Delbecq de Gand, 1845 in-8.— J?. D. [Benjamin Delessert), 1852, in -8.

En fait de catalogues étrangers on peut citer : Catalogo di una raccolla di stampe antiche, compilato dal possessoremarchMalaspina de Sannazaro, hiUàiïOj 1824, 5 tom. en 3 vol., in-8. — Descrizione délia raccolla di stampe d'il conte J. Durazzo, Parma, 1784,in-4, mince vol. de 68 p. avec un portrait du noble Génois auquel appartenait ce cabinet célèbre. Malheureusement ce n'est qu'une sorte de panégyrique ampoulé n'apprenant rien de positif. Aussi ce volume magniQquement imprimé par Bodoni , et tiré à petit nombre, n a-t-il aucune yateur. — Le Premier siècle de la chalcographie ^ou catalogue raisonné des estampes du cabinet du comte L.Cicognara, par Al. Zanetti, Venise, 1837, in-8 ( 576 p. ) — Il faut y joindre le Catalogue de la riche collection d*estampes (in même amateur, rédigé également parZanetli, Vienne, 1839, in.8.— Ca^a/o- </ue Cerroni par J. S.Bermann, Vienne, 1827, in-8. — Catalogue du baron d'Arétiu par

F. BrulUot, Munich, IS21, 2 XAn-i.— Catalogue des estampes de M. G. Verstolk de Soden, Amsterdam , 1827-31, 3 parties in-8.

— Catalogue du duc de Buckingham, Londres, 1834, in-8, très-belle collection. — Ca/a/o^uc W. Olttey 1837 , cabinet choisi avec beaucoup de goût.

Nous laissons de côté bien d'autres catalogues anglais, tels que ceux de Grave et d'Yates, 1827, Sykes, 1829, etc.

Un mot sur quelques catalogues français ^ue nous avons sous les yeux. Le Catalogue C. A. dePoggi (Defer, 1836, 266 numéros) présente une série intéressante d'estampes p'après Albert Durer, Rembrandt, etc. Le Ca-

talogue ll4Yil ( Pierrie-Béuard , 1830 ) offre un choix très-précieux. Voici 1 indication de q uelques pièces et des prix qu'el les ont obtenus.

Une allégorie sur la gravure. Pièce anonyme, non décrite par Barisch, 600 fr.

Les Douze Apôtres, gravés sur une seule plancbe, 450 rr.

L'Assomption, pièce aiion^e (Bartsch, ÎHI, 86), qu'on peut attribuer à Baldini, 550 fr.

La Vierge entre saint Joseph et sainte EHiaM^ première épreuve d'une estampe très-rare qu^unaitrihue à André Mantegna, 500 fr.

Dieu ordonnant à Ffoé de construire t arche, siperbe épreuve, 700 fr. Cette gravure, ainsi qoe io quatre suivantes, sont de Marc-Antoîae Raimon^l

Le massacre des Innocents, chef-d'œuvre delà gravure ancienne, 1000 fr.

La Descente de croix , très-belle épreuve, 650 fr.

Le Martyre de $aint Laurent, première épreave, très-rare, ÏOOO fr.

Le Quos E90, «avant toutes retouches, 550 fr.

La Cène, gravée par K. Morghen , d'après Léonard de Vinci , épreuve avant la lettre, 900 fr.

Entrée deJé9U$ dans Jérusaletn. (Pièce allemande, anonyme , du commencement du xvi* siècle, doi décrite par Barisch, 500 fr. )

Les trois vaches en repos , diaprés N. Berghea, l*^' épreuve, 550 fr.

Adam et Eve, par Albert Durer, très-belle épresTC, 350 fr.

Portrait de Joachiro Patcnier , la pièce la ptis rare de l'œuvre de Durer, 700 fr.

L'Espiègle, par Lucas de Leyde , pièce eitrènicmeni rare, iOOO fr.

La Vierge sur les nues, par Bfulter fils, d'apin Raphaël, 700 fr.

Saint Jean, par le même, diaprés le Dominîmiia, 600 fr.

La Résurrection de Lazare, par Rembrandt, 700 fr.

VEcce Homo, par le même, 600 fr.

La Descente de croix, par le même, GOO fr.

Portrait d'Ulcnbognrd, par le même, 1000 fr.

Saint Antoine tourmenté par les démons, par SdNtgauer, 600 fr.

Le portrait de D. Wcirius, par Visscber, 900 fr.

Le Petit chat endormi, pièce très-rare, 4^90 fr.

La Madeleine,iïaiprès Le Brun, par EUlelinck,700fr.

La Mort de Cléopàtre, par Wille, épreuve anat la lettre, 700 fr.

Vue des ruines des édifices romains , d'après 0le Lorrain, par Woollcit , épreuve avant lalellit, 500 fr.

Ces prix donnent une idée de la valeur que certaines épreuves acquièrent dans le commerce, mais nous pouvons citer des exemples plus récents:

Catalogue des estampes de M. Ch. de F. Celte veaK cul lieu a la lin de 1859; 221 pièces pruduisiresi plus de 44,000 fr.

Citons quelques-unes de ces adjudications fort remarquables :

Albert Direr.— Arf/im et Eve, très - belle épreiv». conservation d'une pureté exquise, lOSfr.— Siô^ Jérôme dans sa cellule , 610 fr. — ' V Assemblée éa yens de guerre, 650 fr. — Le Chevalier de la «wrf. 700 fr., très-belle épreuve, qui avait été paw* 525 fr. à ia vente Van dcu Zande. — Porinit /£rasme, 700 fr.

LrcAS DE Levde. — Im laitière, très-belle éprewe. 680 fr. —Por/rttt( de Maximilien /'% très-rare, 505fr.

Le maitre allemand aux initiales E. S. dit le m^ tre de 1466, 51K) fr., morceau non décrit ; acM pour la biblioilicque de Bruxelles.

Saimt- Christophe. — Le cabinet des estampe» à Paris possède , grâce aux suios de M. DucbeMi^

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DE BIRLIOLOGIE.

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vre ircs-coniplei de ce mattrc, plus curieux e rapport de Tarcbéologie qu*inlércssaut s artiste.

pièces gravées par Rembrandt furent 35 en général à des prix élevés.

Bourgmestre Six. (Très -rare et fort belle e du second état, 5550 fr. C*est le plus haut lirait jamais atteint une estampe. Celte pièce as cependant une des plus belles de Tœuvre ibrandt : la tète manque d'intelligence. C*cst, lout, un cbcr-d*œuvre d'outil.) tiite Bohémienne eipagnole,6l^îr. (L^itrôme de cette pièce et le charme de son exécution lit. dans la proportion des autres prix payés ▼ente,* la faire monter plus haut. ) Lulmoy magnifique épreuve du premier état,

Ihaumière entourée de planches, 465 fr.

'lENNE. — Nous devons dans notre nnaire une mention à cette famille célèins les fastes de la typographie, mais sommes dispensé de nous étendre imps sur son compte, car d'excellents X lui ont été consacrés, et nous ne saumieux faire que d'y renvoyer. Les AnieVimprimerte des E8tienne,\)ar M.Red, première édition, 1837, seconde, ont à peu près épuisé ce qui concerne stion bibliographique. (Ko j/. sur ces An" trois articles de M. Magnin dans le al des Savants, novembre 1840, janvier •s 1841). Le travail de M. Amb. Firmin , inséré dans la Nouvelle Biographie 'selle, tom. XVI, col. 480-559, expose lement tout ce qu'on aurait à dire sur peil sujet, premier des Eslienne, Henri , né vers

vint à Paris où il s'associa avec sang Hopyl ; le premier livre qui porte noms réunis est de 1501. Celte associalura peu. Dès 1502, Estiennc ))ubliait Imit au jour des ouvrages scientifiques, que ses confrères s'attachaient surtout vres de liturgie et aux romans de r.he- 3, alors fort en vogue. 11 fit toujours d'un caractère romain, un peu lourd, Irès-lisible. Sur 120 ouvrages qu*il a à la publicité un seul est en français; in traité de géométrie. On distingue ses productions le Quinluplex Psaïlein-fol. imprimé en rouge et en noir et

exécution très-remarquable. 11 le fit re deux fois, en 1509 et en 1513, et (ans ce volume que lu Psautier se monibord divisé en versets.

fils aîné François Eslienne, mort en a publié peu d'ouvrages: il fut libraire

au'iraprimeur. Charles Eslienne, troi- Is de Henri, déploya comme auteur et e éditeur une grande activité. En 1551 nommé imprimeur du roi. Parmi ses ;i'S on distingue un Dictionnaire histo* et poétique de toutes les nations, hom* leux, (leurs,montagnes,e{c.,qu\, depuis, de grandes proportions, une Maison rif, excellent travail souvent réimprinié Jîiié. En 1555, il mit au jour une édies Œuvres complètes de Cicéron, en 4 i-fol. ; les sciences médicales ue lui

furent point étrangères, et en 1546 il fit im<primer un important ouvrage d'anatomio : J)e dissectione partium corporis humani. l\ est triste d'avoir à ajouter que tant de travaux n'enrichirent pas l'infatigable et savant typographe; ses aiïaires commerciales se dérangèrent, et il parait certain que, poursuivi par ses créanciers, il mourut en pnson.

Le second fils de Henri I*% Robert, né en 1503, mourut en 1559 : « Par son instruction, par son dévouement à l'art typographique, et son zèle à propager en France les monuments littéraires de l'antiquité grecque ou latine, dont on lui doit un si grand nombre d'éditions imprimées avec autant de soin que de goût, il occupe le premier rang parmi les imprimeurs. Ses éditions, supérieures à celles des Aide par leur exécution typographique et leur correction, remportent mome en général sur celles de son (ils Henri. » Ainsi s'exprime M. A.-F. Didot. En 1526, Robert publia seul le premier livre portant son nom, un Traité sur l'éducation. Il donna successivement onze éditions de la Bible, en hébreu, en grec et en français, et onze éditions du Nouveau Testament en grec, en latin et en français. Nommé imprimeur du roi en 1539, il publia divers ouvrages grecs , qui avaient échappé au zèle des Aide : Dcnys d'Halicarnasse, Dion Cassius, Eusèbe,ete.

L'JJts^o/reecc/^^ia^^i^iiedecedernier écrivain, publiée en 1544, est un in-folio de 1089 liages de la plus belle exécution. La Préparation évangélique, également d'Ëusèbe, 1546, les Œuvres de saint Justin, 1550, sont aussi des éditions originales, parfaitement imprimées et de la correction la plus scrupuleuse.

La littérature grecque ne fit point oublier à Robert Estienne les auteurs latins. Il publia douze éditions doTérence, cinq de Virgile; il imprima deux fois en entier les Œuvres complètes de Cicéron, et il mit au jour plus de soixante éditions partielles des traités de ce grand orateur.

En 1532, Eslienne fil paraître son Dictionnaire ou Thésaurus de la langue laline, immense travail qui a servi de base à tous les lexiques latins qui sont venus depuis. L'ouvrage eut du succès.

Des démêlés qu'eut Robert Estienne avec laSorbonnc au sujet de l'impression d'une Bible qui parut favoriser les idées des novateurs, engagèrent ce tyi)Ographe à se retirer à Genève ou il mourut.

Son fils Henri Estienne, né en 1528, se distingua de bonne heure par son application à l'étude ; les langues d'Athènes et de Rome n'eurent bienlôt aucun secret pour lui. En 1554, il public la première édition d'Anacréon en joignant au texte grec une traduction en vers latins aussi élégants que fidèles; en 1557, il inaugure à Genève son imprimerie en mettant au jour pour la première fois V Apologie pour les chrétiens, par Athénagore , et les écrits de Maxime de Tyr. Il donne un Eschyle dont il avait revu le texte en Italie sur divers manuscrits, et la première fois il fait connaître en entier la tragédie é'Agamemnon; il mel au iour des fragments jusqu'alors inédits de

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divers historiens grecs; en t559«iUermiiie une «^flitioQ de Diodore de Sicile où il lait entrer dix livres jusqu*alors inédits; en 156U, il publie Pindare; en 1562, Xénophon; en 1564, Thucydide; toutes ces éditions offrent, indépendamment des textes revus avec le plus grand soin, des traductions et des commentaires, fruits de la plume du docte et bien laborieux imprimeur.

En 1566, il met au jour les Poetœ grœci principes, in-fol., hérissé dejeux;de plume, d'innombrables ligatures, pourvu de signes particuliers, pour distinguer, l'ies noms propres; 2* les pays; 3* les montagnes; 4' les rivières. On a dit avec raison que Henri Ëstienne cherchait les diflTicultés avec autant de zèle que les autres mettent à les fuir.

Une édition de Y Anthologie grecque, bien supérieure à celles qui Pavaient devancée, une traduction latine d'Hérodote, une belle édition de Sophocle, une de Diogène Laerce» qu'on peut considérer comme entièrement nouvelle, tant elle renferme de portions inédites, Apollonius de Rhodes, Plutarqueel bien d'autres entreprises attestent le zèle et Tactivité de Tinfatigable Ëstienne. En 1578, il mit au jour les œuvres de Platon, en 3 vol. în-fol. ; le texte grec est d'une correction remarquable ; la version latine de Serranus a été I objet de critiques fondées.

Au milieu de ses immenses labeurs comme

Ïpographe, Henri Ëstienne trouvait le temps \ composer un çrand nombre d'ouvrages.

Nous avons dqà parlé de son Thésaurus grœcœ linguœ, 1572, en 4 vol.in-fol., monument du savoir le plus vaste et d'un dévouement absolu à rétqde ; entre autres ouvrages latins, il faut mentionner le Dictionnarium grœcum, 1664 , contenant l'explication des nM>ts de la langue grecque relatifs à l'art médical; ie traité De abusu linguœ grœcœ in oui" busdam vocibuê quas latina usurpât, 15o3 ; les Hypomneses de gallica Ungua, 1582 (!(ivec une préface rjui est un excellent travail philologique picm d'idées justes et môme d'aperçus nouveaux); le Ciceronianum lexicon grœco'latinum, 1557 ; le Pseudo-Cicero Dialogus, Ibll ,Nixoliodidascaïus. 1578, et bien d'autres écrits dont renonciation serait trop longue. Ceu x çiue nous venons de signaler sont en prose; j)armi ceux qui sont en vers oh distingue le petit volume daté de 1573 et intitulé : Virtutum encomia^ sive gnomœ de virtutibus..^, la traijuction d'épigrammes choisies de l'Anthologie, 1570; celle des Comicorum grœcorum sententiœ , 1569; YAnthologia gnomica, recherchée surtout à cause des jolies gravures sur bois qui l'accompagnent, et qui atteint un prix élevé (|68 fr.. vente M. en 1850; 100 fr. Aimé-Martin). Un opuscule imprimé à Strasbourg en 1596 : Carmen de senatulo feminarum magnum senatui virorum levamentum

allaiuro, est devenu tellemeni rare que les recherches deM.Renouard et de M. Feugèit, pour en découvrir un exemplaire, sont demeurées infructueuses. Divers ouvrages français d'Henri Ëstienne sont dignes de l'attention des savants, elles bibliophiles Ics.recherchent avec empressement. Nous laisse* rons de côté des écrits dictés par les passions de l'époque et où se révèle une acrimonie violente contre la cour de Rome et ses défenseurs, mais nous mentionnerons \e' Traité de la conformité du langage français avec k grec, sans lieu ni date ( Genève , vers 156S], réimprimé h Paris vers 1569, avqp suppression de quelques passages qui avaient proTO- (lué de justes plaintes. De beaux exemplaires de la nremière édition ont été adjugés i U et 96 fr. — Projet du livre intitulé : De k précellence du langage français , Paris, 1579. Cet ouvrago, très-recherché, s'est pavé dans diverses ventes, de 40 à 60 fr. et pariois plus cher (76 fr. chez Aimé-Martin, 96 fr. chez M. Giraud, exempl. relié en maroquain). lia été, de môme que le Traité de la conformU du langage, réiiuprimé en 1850, in-12, avec une notice préliminaire et des notes, par M. L. Feugëre. Henri Ul avait désiré la Duplication de ce livre rédigé trojp vite. Il fut a^ cordé à l'auteur une gratitication de mille écus. — Deiêx dialogues du nouveau langagt français italianisé (Genève, 1578), vofunie piquant, mais où se trouvent quelques plaisanteries inconvenantes. Devenu rare , il se paye de 50 à 75 fr. dans les ventes. (Il existe deux réimpressions , Anvers^ 1575 et 1583,

3ui sont lom d'être communes). Une analyse e cet ouvrage se trouve dans VAnaleciê- Biblion, de M. du Roure, t. H, et dans VEm\ de M. Allou, sur ^universalité de la langu française, p. 383-88. L'inQuencc que les lta< liens venus à la suite de Catherine de Médicis exerçaient sur notre langue perdant dans k'ur bouche son ton sonore et viril, est l'objet de vives attaques. — Les Prémices^ ou le vremtf livre des proverbes épigrammatisés, lo9i» volume dont le prix a beaucoup augmenté dans ces derniers temps ; on Ta paj'é 120 fr. k la vente Goste; 140 fr. Duplessis. 11 oiTre ud choix de proverbes que Henri Ëstienne s est amusé à retourner de diverses manières et a fait entrer dans des épigrammes composées à cette intention; les vers sont médiocres; mais il contient quelques notes énidites et curieuses (128).

Après la mort d*Henri Ëstienne, survint h déchéance typographique de cette famille. Paul, né en 1566, était fort instruit dans les lettres grecques et latines; mais le voisinage des colosses d'érudition et d'activité qui Tavaient

{)récédé , lui fit tort. Ses éditions, quoique )Ounes,ne jouissent pas d'une grande réputation. Le papier dont il a fait usage est ordi-

(128) On a souvent attribué à Henri Eslicnnc le Discours merveilleux de la vie, aciions et déportemrnt» de Csatherine de Médicis, 1575, plusieurs fois réiinprimt^, mais il est fort douteux qu*il en soit rniitcur. UnA IcUrc de M. Hoffmann, insérée dans le Builctin de t Alliance des Arts, n* du 25 mars 1841»

a pour but de montrer que cet écrit est de P. Pitboa. Il a été réimprimé dans les Archives curieuses it l^histoire de France, \" série, lom. 1X> p. 1. L'édition originale est rcchcrcbée; 57 fr., vciiic Qos^l 76 fr., Itenouardi en 1853.

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DE BIBLIOLOGIE.

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ent fort inférieur. Son Euripide, 1602« SX un travail estimable ; on lui doit

Pindare et trois éditions des Lettres le. En 1605, il suspendit ses travaux ; omis par une conspiration tentée par oie pour s'emparer de Genève, il fut pendant quinze ans; en 1627, il ven-

ateliers. On ignore i*époque de sa

fils Antoine revint à la foi catholique sommé imprimeur du roi. On lui doit jrs grandes publications, Plutarque^ Aristote^ grec-latin, 1629; la Bible des \te, grec-latin, 1628. En 1664, il cessa imer, et partageant la mauvaise forui s'acharnait sur sa famille, aveugle lé, il mourut à THÔtel-Dieu, Agé de -vinfft-deux ans. Robert IT, né en 1530, »nd (Tes neuf enfants de Robert I", imde 1566 à 1570, à Paris, un petit nomouvrages d'une exécution soignée. Ro- [, né vers 1560, exécuta à Paris quelvolumes gui n'offrent rien de remar- ; François II suivit à Genève son frère et organisa, en 1562, une imprimeit les productions sont restées presque es, ainsi que celles de plusieurs auembres de cette famille qui travailléobscurément et faiblement jusque vers eu du xvn* siècle.

ipendamment des ouvrages que nous indiqués dans le cours de cet article, lit consulter les Jtfi^moiref de Nicéron, LXXVU, et sans recourir àBaillet, à ius, etè maint autre écrivain aujourd'hui i , les personnes auxquelles la langue ode est familière, interrogeront avec une notice d'un érudit allemand, Pasinsérée dans le Portefeuille historique r. 7VMcAen6. ) , de Uaumer (seconde , p. 507-604), et réimprimée dans les mes fKleine Schriften) de l'auteur, ^, 18à9 ; VUistoria Stephanorum , de ire, Londres, 1709, in-8, quoique peu ète, conserve de la valeur (43 fr. niar. , Giraud). On est en droit cependant dd 3rocher le manque de méthode et une 3 diffusion. Les notes, les citations, les is trop multipliés jettent de l'embarras, catalogue des éditions stéphaniennes ) à peine à 900, tandis qu'il aurait pu )r après de 1500.

catalogue raisonné des publications des ne en ce qui concerne les livres touk la théolo^e avait été entrepris, mais e il tiendrait trop de place, on se bor- I en placer ici trois articles.

lia, Paris, R.Stephanus, 1534, in-8. Celte D est la copie de l'in-folio de 1532, luelques corrections utiles, et avec celte Miee que la moindre dimension des IS a fait supprimer une partie des notes nales. Des sommaires sont en tète do e chapitre : la table des noms hébreux, etc., et celle des matières y sont moins IS, mais il v a de plus une table des » et Evangiles pour toute Tannée.

lia hebraicQ, il. Estienne, 1539-1544', Trè^-belle édition qui^ destinée à fitre

vendue, soit entière, soit en pariies séparées, a des titres exprès et un nouveau foliotage à cliacune de ses divisions ; ce débit séparé paraît avoir amené la réimpression de quelques-unes de ses diverses parties. Les Douze Prophètes sont accompagnés des commentaires de David Kimchi, revus par Valable, et chacun d'eux a un titre ainsi qu'un foliotage séparé. On a lieu de croire que cette partie fut publiée la première et que Robert Etienne avait commencé sa Bible avec l'intention de l'enrichir de commentaires, mais les retardset sans doute aussi les dépenses ((u'occasion^ nait ce travail, l'auront déterminé à suspendre ses annotations. — Quoique fort belle, cette édition est peu recherchée ; on lui reproche d'être bien moins correcte que celle que le même imprimeur mit au jour dans lo format in-16.

Novum Testamentum grœcum, Lutetiœ, Stephanus, 1549, in-16. Malgré une grande réputation d'exactitude, cette édition n'est point exempte de fautes typographiques ; on pourrait, dit-on, lui en reprocner jusqu'à 14 et seulement 12 à Tédition de 1546. Des érudils

3ui se sont donné la peine de faire de ces eux volumes un examen minulieui , ont trouvé que l'édition de 1549 différait en 67 endroits de celle de 1546, et qu'il en résulte

3ue la première édition a onze bonnes leçons e plus que la seconde. L'édition in-folio de 1540 est fort belle et basée sur la collation de nombreux manuscrits, dont les principales variantes sont indiquées en marge. Sans être absolument exempt de toute erreur, le texte est réputé plus correct qu'aucune des éditions antérieures et même plus que la majorité de celles qui l'ont suivie.

L'édition grecque de 1551, 2 vol. in-16, est la plus rare de celles de Robert Estienne. C'est la première dans laquelle le texte grec du Nouveau Testament ait été divisé en versets. Henri Estienne raconte dans sa préface de la concordance grecque du Nouveau Testament, 1 594, que cette division fut faite par son père, pendant un voyage à cheval de Paris à Lyon.

EVANGILES. — Nous nous proposons dans cet article de signaler quelques éditions séparées du texte des saints Evangiles en diverses langues ; il s'agit de volumes rares et qui à divers titres se recommandent à l'attention, soit des bibliophiles, soit des hommes d'étude.

Une traduction hébraïque de saint Matthieu avec des noies de Seb. Munster, Bàle, 1557, iu-8, et une autre traduction par Mercier, Paris, 1555, ne sont nullement recherchées.

Evangelia quaiuor eum variant, lectionibus e coda, bibl. Yaticanœ , edidit And. Birch, Haunia», 1788, in-4. (Ce volume, accomnagné de Tac-simile, est rare , un grand nombre d*exemplaires ayant péri dans un incendie à Copenhague. )

Codex Tn. Besœ Cantabrigtensis. Evangelia et apostolorum Acte coniplectens, edid. Th. Kipling, 1795, 2 vol. gr. in-fol. (Belle édit., copie fac-similé d*un manuscrit fort ancien , en beaux caracléres ronds, sans accent et sans séparation entre les mots. Quelques savants ont cru qu'il avait été transcrit eu Egypte ; d'autres se sont prononcés pour la SyriCi

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d*aulres, p^iur b Gaule méridionale ; llus Tallribue àlaflnduv'siccle, et Scliolz au viii*.) Un ciempL a clé payé 500 fr. à la veulc Silvcstre de Sacy.

Evangelium j^alatinum ineditum^ edidit G. Ti«chendorf, Upstœ^ i8i7, in-4, xxvii, Al% p. et Tacsiinîle. (Voy. la Nouvelle Rtfvue encyclopédique^ t. Ilf • p. 507.)

Fragmenîum Evangeln S. Johanni* grœeo-copto-' thebaicutn^ s:ec. iv, eil. A. A.Georgi. Homœ^ 1789, în-4. (On trouve dans ce v(»luroe des fra};ments historiques et une portion d*nne homélie de saint Jean Chrysostome en dialecte saïdiquc, traduits en latin et accompagnes d*un très -savant commentaire. En tète de Touvrage est une fort longue préface où se déploie une vaste érudition [ E. Quâtremère, Langues de CEgypte, p. I05J.

Un savant anglais, qui a fait des manuscrits syriaques acquis par le Musée britannique I objet d'uno longue et patiente étude, le docteur William Cureton, a publié à Londres, en 1858, une ancienne traduction syriaque des quatre Evangiles. Il Ta donnée d'après un manuscrit provenant du couvent de San^ cta Maria Deipara, en Egypte, et qui était formé de portions de divers manuscrits fort anciens. Une note placée à la On du volume attestait que cet assemblage avait eu lieu Tan des Grecs 1533 ( 1221 de notre ère), lorsque les livres du couvent avaient été réparés. Une partie du volume apportée h Londres se trouva olTrir un texte différent de toutes les versions syriacjues connues jusqu'alors ; le vélin et récnture présentaient aussi des différences bien visibles. Le tout formait 80 feuillets, et on a découvert en d'autres volumes deux feuillets et demi qui doivent avoir fait partie du même manuscrit. Malheureusement aucun des quatre Evangiles n'est complet ; voici où commen*cent , et où se terminent ces fragments mutilés. :

Saint Matthieu^ chap. i, v. i à chap. vin, v. 22 ; cliap. X, V. 52 à chap. xxin, v. 25.

Saint Marc^ ch. xvi, v. 17-20.

Saint Jean, ch. i, v. 1-42; ch. m, v. 6 à ch. vi, V.37; ch. XVI, v. 20-29.

Saint Luc, ch. u, v. 48 à chap. in, v. 16; chap.vn, V. 53 à chap. xv, v.21 ; ch. xvii, v. 2i à ch. xxiv,

M. Cureton (>ense aue cette traduction remonte au v* siècle ; elle renferme des levons dignes d'attention, et antérieures à la traduction syriaque qui a été plusieurs fois imprimée. L'auteur a joint à son texte imprimé avec luxe une traduction anglaise aussi littérale aue possible ; il s'est attaché à suivre l'ordre aes mots de l'original , à rendre tout mot employé dans le svriaque, chaque fois qu'il se reproduit, par l'expression anglaise mise en œuvre pour le traduire la première fois qu'il s'est montré.

Dans une introduction spéciale, le docteur Cureton cherche à établir qu'il y aune liaison intime entre le texte syriaaue qu'il a découvert et le texte hébreu de l'Evangile de saint Matthieu, texte aujourd'hui perdu, mais qui existait encore au commencement du v* siècle. Saint Irénée, Origène, Eusèbe, saint Jérôme, en ont parlé en termes positifs, et avant Erasme, personne o*avait avancé que

le grec de l'Evangile de saint Hatlhia texte original.

On comprend d'ailleurs que nous t derons point une question délicate, gère au sujet que nous avons k trail et qui exigerait des détails bien mim Nous sommes hors d'état de suivre Ji teur Cureton dans l'examen des textes ques qui seraient certainement ininteili pour la presciue totalité de nos lecte v a si peu de personnes qui compre l'ancien idiome de la Syrie, qu un i établi à Berlin, M. Paul de Lagarde cru autorisé à dire, dans la préface ( édition des Didascalia Apostolorum, i {Leipsig, 1854) qu'il publiait: quœptr pam vix homines quinque inteUigutU.

En parcourant les iradaclions en dÎTer gucs (le TEurope, nous trouverons : Ew $aint Matthieu en basque, Bayonne, s. d., il lunie rare et recherche.

Evangile de saint Matthieu , en dial<Hle de Fœroé et en danois, Randers^ 1823, a

Evangile en lithuanien, Mcthuosc, Iw (cat. Marcel, n"(Hi3).

The romunt version of the gospel accm saint John , London . 1848, publié par Gilly curieux échantillon de livres vaudois qui i taincment antérieurs aux plus anciens do purement littéraires [Ed. Du Meril, Esfain malion de lalangtêe françaiu, p. 188].)

The Gospels o( the four Evangelutes t\ in the olde saxon lyme out of latin into thi toung of the Saxons, London, i. Daye, M ( Volume rare ; il y en a un exenipl. dam theca Grenvilliana.)

Une traduction gothique est digne tion ; elle a paru sous le titre de • Evangeliorumversiones duœ.gothicœ < saxonicœ, edidit F. Junius, I)ordtecht in-4.

Cette édition est pleine de fautes ajouta beaucoup de choses dont ; nulle trace dans l'original, et en oi très que depuis on a lues sans d Les observations ajoutées au premier à partir de la page 385, par l'ang Mareschall, sont excellentes et trèi quables pour l'époque où elles furen Dans l'édition de Stockholm, 1671, gothique est imprimé en lettres la préface renferme une dissertation s gine de la langue gothique qui coni hypothèses les plus extravagantes

Cette édition de 1671 est décrite catalogue Silvcstre de Sacy, t. l,p. autre a paru à Oxford en 1750, mles soins d'Edw. Lve; et J. U. Sch fait paraître, en 1827, à Stuttgart , 1' de saint Matthieu en gothique et ei francique. D'autres portions de la Ir d'Ulphilas (composée au V siècle), portant aux Epilres de saint Paul depuis découvertes en Allemagne et Tout ce qui reste des travaux de ce a été réuni par de Gabelentz et Loc un in-4 publié à Allenbourg en !& Celle version, précédée d'amples mènes, a été insérée dans la Patrol bliée par les Ateliers catholiques, ton

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DE BIBUOLOGIE.

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ogiies du Nord se sonl beaucoup ce précieux monument de leur igue, mais l'indicalion de leurs, ravaux ne saurait trouver place îr sur les éditions d'Ulnhilas un 5 M. Ad. Régnier sur la langi?e isérée dans le tome lU des Métavanls étrangers (Académie des ), p. 384 et suiv.

lavice quibu$ oUm in regum Francorum tigendorum ... descripsit et cdidit i. B. ri$, 1844, in-4 ; 200 feuillets dont 94 mile du te;Lte slave, 94 pour la version r une savante dissertation de Kopilar.'

rersions dans les langues répan- [ surface de Tempire russe se IBcilement, et elles ont de l'inint de vue de la science elhno-

? saint Matthieu , traduit en dialecte

it'Pétersbourg, 1820, in-8.

\n tcheremisse, ibid,, 1821, în-8.

"n mordvan, ibid., 1821, în-8.

a dialecte ziraine, et caractères slavons,

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