‹ Dictionnaire de bibliographie catholique, présentant l'indication et les titres complets de tous les ouvrages qui ont été publiés dans les trois langues grecque, latine et française, depuis la naissance du christianisme, en tous pays, mais principalement en France, pour et sur le catholicisme, avec les divers renseignements bibliographiques qui peuvent en donner l'idée la plus complèteChapitre 83 sur 137 · ORO · texte numérisé non relu

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de J. Piickle : The Club in dialoguf... 1828, iQ-8 (140).

Nous laisserons de côté les gravures en bois qui depuis une trentaine d*années ont di^coré un très-grand nombre de publications faites en France. Les limites que nous devons nous imposer, nous interdisent de parler surtout en détail d*ouvragesqu*il est facile de se procurer. Nous indiquerons seulement comme remarquable sous le rapport du nombre et du mérite de ces illustrations, VHis^ ioire des peintres de AI. Ch. Blanc, in-4.

Nous terminerons en indiquant quelques ouvrages ^spéciaux sur le sujet qui nous occupe.

Traité historique et pratiaue de la gravure sur bois^ par Papillon, Paris, 17o6, S vol.iii-8.

Catalogue confus de toutes les estampes sur bois qui avaient passé sous les j'eui de rauteur;les erreurs y abondent et sa crédulité est souvent surprenante. Il lui arrive de dire aue Marie de Médicis gravait fort bien sur bois, et pour le prouver il mentionne une figure re|irésentant une télé de femme et ayant pour inscription MARIA MEDICl. F. M. C. LXXXVII. « Cotte figure, ajoute-t-il, est exécutée avec plus d*habileté qu'on ne serait en droit d'en attendre d'une personne d'un rang aussi distinguas et qui avait dû exécuter bien d'autres gravures avant de produire celle-ci. » En 1587 Marie de Médicis avait quatorze ans; elle aurait donc commencé à tailler le bois dès son enfance, supposition absurde dans laquelle Papillon ne serait pas tombé, s'il dvait réfléchi que F est une abréviation de Filia et au'il s'agit tout simplement d'un portrait e la princesse. Une autre fois, il s'est avisé de prendre le nom d'un chien pour celui d'un artiste ; c'est dans \es Emblemata de Sambucus ; cet auteur s'est représenté deux fois avec son chien favori, Booibo, dontle nom est écrit au-dessous, et deux fois Papillon (t. I, p. 238 et 525) attribue des estampes au graveur fiombo. On comprend quelle foi on doit avoir dans un individu qui tombe dans des méprises aussi ridicules; toutefois le livre de Papillon est encore recherché , parce qu'il contient beaucoup de détails et de noms propres, mais il ne faut en faire usage qu'avec une extrême circonspection.

Disiertation sur roriaine et les progrès de l^art de graver sur bois^ par Fournier, Parii, 1758, iii 8 (écrit siiperliciel).

Essai sur ta gravure pour servir à une histoire de im gravure en bois^ par Léon de la Borde , Paris, 1835, iîi-8.

Geschichie (Ilisloire de la gravure sur bois) par L. Heller, Bumberg 1825, in-8. (Nombreuses gravures, ouvrage esiiiiié).

L'ouvrage de Rumohr : Zur geschichte... Leipzig, 1837 (Notice pour servir à f histoire

(140) On sait Tort peu de chose au snjel de cet auteur. Voici le snjcl de son livre très-peu répandu en France : un jeune homme revenant d*nn club où Il a passé la soirée, s*eiitreUent avec son père el ie livre à diverses réfleiions sur les caractères de ses

et à la théorit\ dt tari de grmstr $wr Mi ; 138 pages et 7 planches gravées ea besimile), est digne d'attention : Tauteiir «t profondément versé dans Tétude de l'art m xvr siècle.

N'oublions pas deux ouvrages récents cl dignes de l'attention des curieux :

Xylographie de l'imprimerie de Treme»^ pendant le xv«, le xvi«, lexfii* et le zviii* siècle, prëcéJée d*une lettre introduciive par le bibliophile Ueds, Troyesdi Paris, 1859. Iih4, 80 p. 571, bois emplejè

Çendanl quatre siècles par tes imprinienn k royes.

Des gravures sur bois dam les œutree d'Ameim Vérardf par J. Renouvîer. Lyon el Pmris^ 1891,

t»etit in-8. de 52 p. avec deui planches gravées lar lois. Tire à 200 exemplaires. (Foy. la Gauiteén Beaux-Arts, i. Il, p.25i-254.)

Une publication importante avait été entreprise è Gotha pour reproduire, d'après les originaux, tes gravures en bois des anciens maîtres allemands : dirigé parJ.M.da Derschau, ce recueil est précédé d*uu discours par R. Z. Becker sur l'origine et les prçh frès cle la gravure en bois. 11 devait y avoir livraisons, il n'en a para que trois (Gatha, 1808, 1810 et 1816); elles comprennent 187 fis de gravures et 2^ fts de texte* Cet ouvrage est recherché.

GRÛUËR (Jean). —Ce célèbre bibliophile a déjà été nommé quelquefois dans notre travail par suite du liaut prix qa'ool atteint, surtout dans ces dernières années les livres qui lui ont appartenu. Né à Lyon en ikl9 il mourut à Paris en 1565,etfnt enterré à Saint-Germain des Prés; il fot trésorier de François 1" et chargé d'une mission diplomatiqueauprèsde Clément VU.

Pendant son séjour en Italie, il se montra protecteur zélé des lettres et des savants, et n'é|>rrgna rien pour réunir des livres fort bien choisis; il ne dédaigna point les impressions de l'Allemagne, et il se forma une collection des plus remarquables.

Vigneuil Marville {Mélanges de littérature et d'histoire, 1721, 1. 1, p.l87, s*expriaie ainsi : « Elle a été conservée è l'hôtel de Vie jusqu'à ces dernières années qu'elle a été vendue à l'encan ; c'était une des premières et des plus accomplies qu'aucun particulier se soit jamais avisé de faire à Paris. »

Divers ouvrages furent dédiés è Groiier par des auteurs ou des imprimeurs qu'il encourageait d'une façon efficace; ce fat à lui que le savant Musurus adressa en 1522 les Grammalicœ Institutiones grœcœ d'Aide Manuce; c'est également è Groiier que sont dédiés le Térence, 1S17; le Dialogue ie gracie liUeris de Nigri, 1517; le Suétone ^ Lyon, 1508; l'Opux mustca de Galfurius, 1518, etc. ; il fit imprimer itn 1522 [lar les Aide le traité de Budé, De Asse. Un exemplaire sur vélin de ce volume, après avoir

compagnons; il dépeint rjintiqnaire, le jonenr, Po»vrier, le charlatan, etc. H est asseï remarquable que dans tout cela on ne trouve le non que é*tae seule femme, Xantippe.

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DE BtBLIOLOGIE.

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JJQÇé 402 fr. à la vente Soubise en 1785, sauts au prix de 1500 fr. par lord SpeRi la vente Mac-Carthy.

st h Télégance de leurs reliures que volumes qui ont appartenu è Grolier înt la haute faveur dont ils jouissent, un d*eux porte d*un côté ces mots :

rolUrii et amicorum; de l'autre, cette devise : Portio mea^ Domine^ $U in terra Uium. On a constaté qu'il avait ()0splusieurs exemplaires du même ou- 9, ce qui démontre que c'était bien ses amis, non moins que pour lui, achetait des livres. Observons en pasqu'on pourrait citer quelques autres ophiles qui ont de même certifié que les âges en leur possession étaient égalet à leurs amis. Thomas Majoli, contemin de Grolier, auquel nous consacréquelques lignes, ajoutait è son nom les livres les mots et amicorum. Un mén célèbre dans le siècle dernier, le doc- Petit, en faisait autant (141). Ajoutons ne notice sur Majoli, sur Grolier, et sur Ires anciens amateurs de belles reliures, rouve è |a page 118 du Catalogue de$ s imprimés $urvétin^ rédigé par M. Vaut, dans rédition in-fol. imprimée en et détruite è l'exception de neuf exemes.

y a déjà longtemps aue les amateurs se attachés à réunir les volumes ayant irtenu àGrolier; le baron de Holiendorf, ; la belle collection a été signalée dans précédent article, avait rassemblé en ce e quelques trésors qui sont aujourd'hui bibliothèque impériale de Vienne ; on •arait pas, dans le cours du siècle der- , avoir fait grande attention à de pareils )Sf mais le goût se réveilla plus tard ; le logue de M. Renouard, publié en 1818, \ en divers endroits le témoignage qu'à dres comme à Paris, les Grolier étaient «recherchés. De nos jours la valeur de rolumes s'est augmentée dans une pro* ion des plus considérables, et on ne où elle s'arrêtera. De 1784 à 1810, on ve dans les catalogues quelques voes de Grolier adjugés au-dessous de Tr.; la vente Mac-Carthy en 1816 leur na de l'élan.

a parlant des ventes de diverses biblio- [ues, nous avons signalé quelques adjutions que nous pouvons rappeler ici :

>nle Coste (1854), Manilii Ficini liber de sofe

enlix,ciri:a 1490), iii-4, 1500fr.

-MiRt EccUiiaiiœ t Basile», 1536, In-fol.

fr.

nnatarii^ de Partu Vir^tnti, Aldus, 1527, iii-8, Fn

II) M. Renouard indique, dans son Catalogue amateur^ un curé de SainuLouis à Paris, M. Anquiavaii adopté une devise opposée et qui l'avait »UeV sur tous les livres de sa nombreuse bililioiie, vendus à Tencan en 1785 : lie ad veudentee iite vobis. Ce n*élait pas égoisnie de la part de honorable ecclésiastique, car il était fort châle, ei il avait même légué aux pauvres le

Diogenîe. BrNfl, etc., Epts/odr, Florentia», 1487, in-4, 800 fr.

Cieeronh Epiunlœ famitiaree^ Yenetiis, A Mus, i522, in-8. 995 fr. (Payé 450 fr. vente Librl en 1847, n* 27!2i.)

H'tnu Epitiolœ, Aldus, 4508, in.8, 825 fr.

Spectaciilorum in êusceplione Philippi apparalus^ Aiiiuerpi«, 1550, in-fol. , 1080 fr.

Potydori Virgilii de rerHin inventoribue, Basilex, 1525, in-fol. 500 fr.

D<>ut autres volumes : Era»mi Adagia^ Aldus, 1508, in-fol., eiBucfacii Cenenlogîa Deorum^ 1532, ont éié adju{«és à 400 fr. cliaonn.

Vente Renouard (1854), LucreliuSt Aldus, 1515, in-8, 200 tr.

Virgiliui, Aldus, 1527, în-8, 1600 fr.

Eratmi Adagio, Althis, 1520. in-fol. 1720 fr. (Le Juvénal^ Aide, 1555, in.8 ; ïeJamblicuit 151G, in-f(d., et quelques antres portés an Catalogue d\n amateur, en 1818, ne se sont pas trouvés à la vente de 1853.)

Vente Girand (1855), Virgiliui , Aldus, 1527, in-8. 1260 fr.

Veille Liliri à Londres (1859). Heliodori jElhio* pica Hiiloria, Basilce, 1552, in-fol., 110 1. st. (Cel exemplaire svaii été mis à 7 1. 7 ib. &nr un catalogue du libraire Thorpe à Londres, en 1830, n* 2188.)

Uachiavelli, Libro delC Ane délia guerra^ Vinegla, Figlinoli di Atdo, 1540, jn-8, 150 l. st. (payé 62o fr. à la vimie Cailliava). Ces dent volumes payés, fuii 2750, Taiiire 3750 fr. atitslent à quel dej^ré ^st arrivé ce qu'on pourrait appeler la Crolîê* romanie.

M. Descliatnps a inséré dans la Gazette des Beaux- Arts [V^ns^ 15 janvier 1859) Quelques notes sur Grolier en attendant rimpression du curieux travail que M. Le Roux de Lincy prépare sur cet homme émineiit à tant d'égards.

il portait d'azur à trois besants d'or surmontés chacun d*une étoile de même niéiaU Ces armoiries se voient quelquefois appliquées dans rintérieur de quelques-uns de ses livres. Sa devise parlante était un groseiller avec ces mois : Nec herba nec arbor.

Il était d*usage au xvi' siècle de placer les livres non debout, mais reposant sur le plat dans les tablettes du corps de bibliothè-

3ue :ce qui s'explique par le (letit nombre 'ouvrages qui composaient alors les collections. L'illustre bibliophile fit imprimer d'un côté le titre de l'ouvrage, de l'autre sa devise.

Il est bien rare que son nom se trouve gravé sur le dos des volumes. M. Deschamps n'a constaté cette particulatilé que deux ibis.

Sur les plats, sur le dos, parfois môme sur la tranche des volumes, de délicieux ornements, des filets, des fers entrelacés avec le goût le plus parfait, font l'ornement de ces beaux livres. Ces reliures sont d'un goût toujours sobre et pur, d'une invention charproduit tout entier de sa bibliothèque, mais il avait voulu se soustraire à rinexacliiâuo, ce vice si commun chez les emprunleurs de livres. En revanche Mailiieu Gueronlt {Catalogue Lcfebvre d'Alerange, numéro 206), Crescinibeni (Renouard, Catalogue, n« 298) et bien d'autres écrivaient sur leurs livres qu'ils étaient ài la disposition dt leurs amis.

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