‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 101 sur 228 · BAD · texte numérisé non relu

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de l'astrologie judiciaire, de la baguette divlmloire, el d'autres grands secrals de celte espèce, comme nous nous passionnons pour le luagnétismo animal, l'inoculation, les aérostats, etc. Quelques auteurs ont écrit que Bacon avait lait une très-belle tête d'airain qui répondaitaux questions qu'on lui faisait: ce qui à un certain point peut être vrai. (Yoy. Albert le Grand.) On a de lui : Spécula mnlliematica et perspectiva. 11 tâche d'y résoudre divers problèmes sur les foyers des verres rt des miroirs sptiériques. On y trouve dos réflexions sur la rélraclion de la lumière des astres, et sur la grandeur apparente des objets, etc. Ces réflexions ne contribuèrent pas peu au progrès de l'optique ; les savants postérieurs. Newton surtout, en ont fait grand usage; Si^eciiliim aldmiœ; De mirabili potestate nrds et nalurœ; Epislolœ cum notis; Opus majuf:, iii-fol., à Londres, 1733. Cet ouvrage renferme toutes les vues de Bacon sur les sciences, et l'on y Iroiive des idées très-heureuses. 11 mourut à Osford en 129i. Naudé a pris la peine inutile de le justifier de l'accusation de magie, qui avait été intentée contre lui par ses confrères, sans doute à raison de son alchimie el de son astrologie judiciaire, et de quelques autres idées qui sortaient des règles de la bonne physique.

BACON ou BACONTHROP (Jean), provincial des carmes , docteur de Sorboniie , naquit à Baconlhrop dans la province de Norfolk, en Angleterre, et mourut à Londres vers l'an 13'tG. On a de lui des Commentaires sur le Maître des Sentences, Milan, 1611, infol., et un Traité de la règle des carmes. On l'appela le Docteur résohi, à raison de la facilité et de la solidité avec lesquelles il décidait les questions proposées. C'était l'usage dans ces siècles de distinguer les docteurs célèbres par des noms de caractère. De là le docteur subtil, \q docteur profond, etc. ; BADEME (saint), Persan issu d'une famille noble el riche, fut arrêté durant la persécution de Sapor, et empriss>nné avec Nersan, prince d'Arie. Le courage de celuici s'étant démenti, on lui accorda la vie, à condition qu'il percerait Badéme d'un coup d'épée, ce qu'il exécuta; mais il ne tarda pas à ressentir les effets de la vengeance divine. 11 fut disgracié au bout de quelque temps, et perdit la vie par une mort violente, accablé de malédictions. Le corps de saint Badéme fut traîné hors de la ville par les infldèles : mais les chrétiens l'ayant enlevé secrètement, lui rendirent les honneurs de la sépulture. Quatre ans après, le roi Sapor étant mort, ses disciples furent mis en liberté. Saint Badéme souffrit le martyre le 9 avril , l'an de Jésus-Christ 376, el le 67' du règne de Sapor. Les Grecs font sa fête le 10 avril. Ses actes, écrits on syriaque par saint Mallmras, ont été publiés par Assémani. Henscliénius et Huinart.

BADIA (TiiOMisJ , cardinal , né vers li83 à .Modène, entra dans l'ordre des dominicains, et fut fait maître du sacré palais par Clément VIL Paul III le députa an colloque

de Worms, convoqué en lo'i-O par Charles- Quint. Honoré de la pourpre en loi-2 , il mourut à Rome le G septembre 134,7. plusieurs auteurs ecclésiastiques lui attribuent quelques traités, restés inédits ; il n'a éié imprimé de lui que sa lettre sur le colloque de Worms, adressée au cardinal Contarini, et insérée par le cardinal Quirini dans les prolégomènes de la Iroisièmo partie des Epîlres du cardinal Polus. Suivant Echard, il eut aussi la plus grande part à la rédaction du Consilium deleclorum cnrdinalium et alioriim prœlatorum de emendnnda Ecclesia, S. D. N. D. Paulo 111 ipso Jvbente conscriptum et exhibitam , Rome, 1338, in-4° : ce livre a été plusieurs fois réimprimé.

BADIA (Charles-François) , prédicateur italien, né à Ancône le 20 juin 1673, fut élevé chez un oncle maternel, ecclésiastique attaché à la cour du duc de Parme, et se destina d'abord au barreau ; sa piété le ramena vers la carrière ecclésiastique, et, devenu prêtre, il fit entendre avec un grand succès la parole de Dieu dans toute l'Italie pondant 38 ans. Il ne réussit pas moins à Vienne, et .Vposlolo Zeno parle de lui avec admiration dans une de ses lettres. Désirant le fixer dans son diocèse, l'évêque de Parme lui conféra un bénèfiie, et il y devint bientôt abbé de Saint-Nicolas. Victor-Amédée , roi de Sardaigne, lui donna la riche abbaye de la Novalèse, en 1727. L'année suivante il fut appelé à Turin i)our prononcer l'oraison funèbre de la reine Anne, el il établit depuis lors sa demeure dans celle ville, qui, dès 1727, lui avait donné droit de cité. Ancône l'inscrivit sur l'état de sa noblesse en 1742, et en 174.7 il fut mis sur celui de Fossombrone, où il avait prêché pour la dernière fois. Badia mourut à Turin le 8 mai l'7ol. Indépendamment d'un assez grand nombre de sermons, discours, etc., restés manuscrits, ce prédicateur a laissé : Prediche Quaresimali , Turin , de l'imprimerie royale, 17V9, grand in-V'; Venise, même année, in-i"; Panegirici, ragionamenti ed orazioni diverse, Venise-, fïol), in-i".

B.\DiUS (Iosse), surnommé Ascensiiis , parce qu'il était né à Assche , gros bourg entre Bruxelles el Alosl , en 1462, étudia en Flandre et en Italie, el alla ensuite professer le grec à Lyon. Jean Treschel, imprimeur de celte ville, le fit correcteur de son imprimerie, et lui donna sa fille en mariage. Robert Giguin, dont il avait imprimé l'Histoire de France à Lyon , l'altira à Paris. C'est de sa presse (\ue l'on a tant parlé, sous le nom de Prœlum Ascensianum. Il publia plusieurs auteurs classiques qu'il comnienlait luimême, entre autres Horace, Virgile, Lucain, Juvénal , Salluste , Quiniilien. Il mourut à Paris, en 1533, âgé de 73 ans, après avoir composé plusieurs ouvrages, outre ses Commentaires; tels sont : .S'(/h(j moralis contra vitia; Psalterium B. Mnriœ Viryinis; Epigrammata; Vila Tliomœ a Kempis; De granimattca; De conscribendis epistolis ; Navicula stuliarum mulierum, 1502.

BADOU (Jean-Baptiste), prêtre de la doc-

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