‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 102 sur 228 · BAG · texte numérisé non relu

BAG

trine clirélienne, né à Toulouse vers la fin du xvir siècle, inorl le 6 septembre 1727, est aussi célèbre par le zèle avec lequel il se livra pendant 28 ans aux travaux de l'apostolat que par la catastrophe qui mit fin à une vie pleine de bonnes œuvres. Le P. Badou terminait les exercices d'une retraite qu'il donnait aux religieuses de la congrégatioti du I!on-l*asteur a Toulouse, dans leur maison située sur les bords de la Garonne, lorsqu'une inondation extraordinaire gagna l'intérieur du couvent ; il se retira dans la partie présumée la plus solide du bâtiment, et y continua ses exhortations ; mais les eaux grossissant à chaque moment renversèrent l'éilifii'e, et engloutirent le saint prêtre avec 52 religieuses; quelques-unes, accablées sous les décombres, ne périrent pas sur-le-clianip ; mais il fut impossible de les dégager. Le 1*. Badou, enseveli au milieu des riiiues, vécut encore quatorze heures, ne cessant d'exhorter à la mort celles des .sœurs qui pouvaient l'entendre. On a de ce i'orvent missionnuire : Exercices spirituels avec un catéchisme et des cantiques pour aider les peuples à profiter des missions, Toulouse, 171G, in-l"2.

BAliNGlUS (Pieiuie), né à Helsinghorg en Suède, l'an 1633, enseigna lathéologie àAljo, devint ensuite évèque de \>'ibourg , où il mourut en 1G9G. On a de ce prélat luthérien, un C omvientaire sur l'Epitre. de saint Paul aux Hébreux, Abo, 1671, in-4-'; Vie de saint Anschaire; Hisloriœ Siteco-Gotliicœ ecclesiasticw; une Chronologie, sacrée; des ouvrages polémiques, ils sont tous écrits en latin, mais remplis de préjugés de secte. On dirait que Tauieur a voulu laire la parodie de tout ce qui ;; él-é dit sur ces ni.itières par les catholiques.

ïiALK (Chahles-Frédéiuc), professeur de tliéologie protestante, né à Strasbourg en 1719, mort en 1797. Il était associé correspondant de l'acadv'mie des sciences, et il a laissé un grand nombre d'ouvrages, les uns en français, les autres en allemand. Les principaux sont VOraison funèbre du maréchal de Saxe, prononcée à Paris en 1751; celle de Louis AT, en i77i ; un Sermon sur tes devoirs des sujets envers leur souverain, en allemand, qu'il a traduit lui-même en français; une dissertation sur le tœu de Jephic, a laquelle le savant Uondet a repondu dans le Journal d*? Trévoux et dans la I5ible d'Avignon, 2 édition ; et un Essai sur les Atluntides, où il chenlie à prouver (]ue les Atlanlides de Platon et les Juifs de Moïse ne sont qu'un môme peuple.

BALKT (FnA>ç;ois), jésuite, né à Ypres, en 1651, fut envojé à Anvers, en 1681, jiour travailler aux Acla Sanclorum. Il donna les actes de plusieurs saints de Bretagne qui étaient difficiles à débrouiller. Le commentaire qu'il donna sur la \'ic de saint Basile le tiiand, l'ait connaître son érudition. Il partourut les liibliotlièques d'Allemagne, et en rap|iorta des munumenls utiles. 11 mourut le 27 octobre 1719.

HAEZA ( DiEiio ), jésuite espagnol, né à Ponlerradadans la Galice eu 1562, embrassa

la règle de saint Ignace à 18 ans, et enseigna la philosophie dans divers collèges, il se livra ensuite à la prédication, et obtint dans la chaire une réputation brillante que la lec* lure de ses sermons est loin de justifier complètement. Le P. Baeza mourut en 16i7 à V^alladolid, laissant, outre ses Sermons, in-i", un ouvrage de théologie intitulé : Commenlarii morales in historiam evangelicam. Ce sont des paraphrases de l'Ancien et du Nouveau Testament, dont on peut voir les litres dans la Biblintli. soc. Jesu, p. 169 ; elles ont été imprimées successivement à Paris et à Lyon, en onze tomes in-folio.

BAGGS (CuARLEs), vicaire apostolique au district occidental en Angleterre, naquit à Dublin au mois de mai 1806, et fut élevé dans Il s doctrines du protestantisme, qui étaient celles de son père. Il embrassa la foi catholique dès l'âge de quinze ans avec la joie et la ferveur d'une âme demeurée toujours pure. Sa mère appartenait à une famille catholique distinguée d'Irlande, et cette circonstance facilita sans doute les opérations de la grâce dans l'âme du jeune homme. Après avoir fait d'excellentes études au collège de Sedgley-Parlt, dans le district central d'Angleterre, puis au séminaire de Saint- Edmond près de Londres, il fut choisi par le vicaire apostolique du district pour être envoyé au collège anglais de Rome, où il Gt ses cours de théologie et prit, en 1830, le grade de docteur. Mais on n'admirait pas moins sa vertu que sa facilité et ses progrès dans la science. Aussi fut-il bientôt jugé digne d'être adjoint, comme vice-recteur du collège anglais, au célèbre docteur Wiseman, qu'il remplaça en 18i0, à titre de recteur, quand celui-ci fut nommé vicaire apostolique du district du milieu en Angleterre. Le pape Grégoire X\ 1 l'avait nommé en 1837 camérier d'honneur, puis il l'avait admis au nombre de ses camériers secrets. Baggs était aussi le chargé d'affaires à Bomedes vicairesaposloliques d'Angleterre, et il pourvoyait aux besoins spirituels de son pays avec un zèle infatigable. Il s'adonnait en même temps à la prédication, et il fut un iustrumenl ailiniralile dont Dieu se servit pour ramener ua grand nombre de ses compatriotes à la seule vraie religion. 11 publia dans le même but plusieurs excellents écrits, notanmienl, en 183'), un Discours sur la primauté du souverain pontife. La même année il écrivit une Lettre au K. Burges, chapelain anglican, dans laquelle il défendait victorieusement plusieurs pratiques de l'Eglise catholique. Pour détruire les préjugés (jue les Anglais protestants ap|)ortenl à l'vome, quand ils y viennent assister aux solennités religieuses, il composa deux opuscules intitules; Description de la chapelle papale ; La messe pontificale du jour de Pâques. Cesdeux opuscules lurent complétés par un antre ouvrage qu'il donna plus tard : Les cérémonies de la semaine sainte. Mgr Hiiynes, vicaire apostolique du district occidental d'Angleterre, étant venuà mourir, Baggs fut appelé à le remplacer. Il fui sacré sous le litre d'évêquo de Pclla, au mois do

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