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que les circonstaTicos fie s.t mort, ne sont pas connus d'une manière aiitlientiqne.
Voyps la rt-flexion qui se trouvn à la fin de l'article saint JACoviiS le Majeur, i.es historiens grecs modernes disent qu'il fut condamné K être cruciti6 par le gouverneur d'Albanopolis. D'autres pn'tendenl qu'il fut écorché vif, ce qui n'ex lut pas le crucifiement. La réunion de ce double supplice était en usa^e, non-seulement en Egypte, mais encore che^, les Perses; et les Arméniens pouvaient avoir emprunté de ces derniers peuples, leurs voisins, un tel genre de barbarie. 11 n'a rien laissé j)ar écrit. Le faux évangile, que quelques hérétiques avaient forgé sous son nom, fut d:'claré apocryphe pa: le i)ape Gélase. Théodore Lecteur rapporte que l'empereur Anastase ayant fait b;Uir, en 508, la ville de Duras en Mésopotamie, il l'enrichit des reliques de saint Barlhélemi. Saint (îrégoire de Tours assure qu'on les porta dans l'île de Lipari près de Sicile, avant la fin du xvr siècle. On lit dans Anastase le Bibliothécaire, qu'en 809 elles furent transférées de Lipari à Bénévent, et elles le furent de Bénévent à Ro:ne, en 9S3, selon le cardinal Baronius. Depuis ce tempslà elles sont restées dans un monument de Porphyre, placé sous le grand autel de la célèbië église qui porte h Kome le nom du saint, et qui est dans l'île du Tibre. Un évoque de Bi'névent envoya un bras du saint apôtre h saint Edouard le Confesseur, qui en fil présent à la cathédrale de Cantorbéry. 11 est vraisemblable que saint Barthélenii est le môme que Nathanael. Voyez ce nom.
BARTHÉLÉMY DES MARTYRS, dominicain, ainsi appelé de l'église de Notre-Dame des Martyrs, où il reçut le baplémeen 15LV. 11 enseigna la théologie h don Antonio, neveu de Jean III, roi de Portugal, que l'on destinait à l'Eglise. La i cine Catherine lui donna l'archevôché de Brague, en 1559, par le conseil de Louis de Grenade, son confesseur. 11 parut avec éclat au concile de Trente. 11 combaitit ceux qui, par un respect mal entendu, ne voulaient point qu'on fit des règlements pour la réformation des cardinaux, cl représenta fortement que plus une dignité ecclésiastique est éminente , plus il importo de mettre ceux qui en sont revêtus dans une sainte nécessité de mener une vie régulière. C'est dans cette occasion qu'il dit les paroles si connues : niuslrissiini cdrdinalrs egcnt illustrissima rcformatione. 11 soutint avec la même force, que la résidence dans les pasteurs est de droit divin, et conséqueunjient indispensable. « Où en sommes-nous réduits, disait-il, si ceux auxquels Dieu a confié le soin do son Eglise mettent en problème l'obligalitin qu'ils uni de demeurer avec clic? SoulTrirait-un un serviteur qui, étant chargé des enfants de son maître, disputerait s'il est tenu d'être auprès d'eux? Que dirions-nous dune mèro qui abandonnerait l'cnfanl i]u'ellc allaite, ou d'un berger qui laisserait sou troupeau dans les champs, a la merci des loujis? Quoi! uous douterons quo uouô serons tenus per-
sonnellement de veiller sur ceux pour lesquels nous sommes tenus de sacrifier nos vies quand leur sahit l'exige ! Nous leur devons Y)lus nos vies pour leurs besoins spirituels, que nous n- nous les devons à nous-mêmes f)our quelque avantage temporel que ce soit, etc. » 11 y avait longtemps qu'il avait fait connaître ses sentiments sur les devoirs des pasteurs. Faisant la visite de son diocèse, il vil un jour dans les champs un jeune berger qui ne quittait point son troupeau au milieu d'un violent ora.;e; il eût pu se melire à l'abri dans une caverne voisine, mais il no voulut point s'éloigner, de pe ir que le loup ou les autres bêtes ne proiitassont de son absence. Barthélémy des Martyrs fut singulièrement touché de ce qu'il voyait. « Quelle leçon, dit-il, pour un « pasteur des âmes! Avec quel soin ne doit- « on pas veiller pour les garantir des pièges a du démon! » Saint Chai les Borromée voyait dans ce pn'^lat un second lui-môme, et lia une amitié très-étr:ute avec lui. L'Eglise perdit Barthélémy en 1590, dans le couvent du Viane, où il s'était retiré huit ans avant sa mor!, après s'être démis de son archevêché. 11 j fit beaucoup de bien, et dans tous les genres. 11 disait que sa vie n'était pas à lui, mais k son troupeau. Je suis, ajoutait-il, le premier médecin de i,kOÙ hôpitaux, qui sont les paroisses de mon diocèse. On a de ce saint archevêque un livre intitulé : Stimulus pastor um, et plusieurs autres ouvrages do piété, recueillis à Rome, en 2 vol. in-fol. 174i, par D. Malachie d'inguimberti, depuis évoque de Carpentras. On y trouve d'excellentes règles pour la vie des pasteurs et des simples fidèles. Dans la partie historique de ses ou^Tages, on voit un auteui' quelquefois plusjiieux qu'éclairé; maison on est dédommagé par la solidité des réflexions et une onction rare. La crédulité d'ailleurs est un défaut si jx'u considé.able en comparaison do ceux dos écrivains de notre siècle, qu'on serait presque tenté de la regarder comme une vertu. Ajoutons que la critique était encore faible, et n'avait pas édairci une infinité de choses mieux connues depuis.
Louis do Grenade a doimé une R. lation abrégée de ses vertus et de ses princpales actions. Sa Vie a été écrite jiar trois auteurs graves nui étaient tous contemporains. C'est d'après Kur récit, joint à quelques autres mémoires, qu'a été composée la Vie française *du saint archevêque do Brague, qui a été imprimée in-8° et 'm-'*". Quelques auteurs ont attribué cet ouvrage aux douiuiicains : mais ils se sont trompés, et l'on ne doute point qu'il ne soit d'isaac le Maistrode Sacy. Au reste cette Vie de D. Barthélémy des Mart\ rs est très-eslimée et mérite do l'être. B.VRTKÉi.EMY tNicoLAs), bénédictin du XV' .siècle, né à Loches, a fait des poésies latines, difficiles à trouver : Epiijramnwta, MomiiP, lùtnrœ , imitrimécs cliez Badins, li>2i, ;{ vid. iu-li°; les doux premier.-, sans date ; le Iruisièuie , de 1531 , conlienl de.' jiircos qui roulent sur des sujets do d4voliuu : De vilu uctiia et conlanplutiva, 1521]
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iii-8% en prose ; Christus xilonicus, tragédie en quatre actes, 1531, in-8".
BARTHOLIN (Thomas), médecin, fils de Gaspard, non moins sav.tnt que lui, né à Copeuliague le 20 octobre 1G19, mourut en 1G80. 11 avait des idées singulières, et croyait, par exemple, que les chrétiens devaient s'abstenir de la chair des animaux. Mais cela n'einiiêche pas qu'il n'ait été un très-habile médecin et un très-savant homme. Il afait des découvertes intéressantes sur les veines lactées et sur les vaisseaux lymphatiques. On a de lui : un ouvrage publié en 1(}()1, sur l'vsafje dp la ncifje; De morhis bii//cK, Francfort, 1872, in-S"; Paralytici N. Testamenti medico et phUoloqico commentario illustrati, Copenhague, 1653, in-4";B;dP, 1662, in-4", et Leipzig, 1685, in-8-; Dissertalio de Passione Christi, Amsterdam, 1670; Epistolœ médicinales, et De insolitis pnrtas viis, La Haye, 1740, 5 vol, in-8°; De latcre Christi aperlo diss., Leyde, 16i6, et Leipzig, 1685, in-8»; De luce hominum et brutorum, libri très, Copenhague, 166'5-69, in-S": c'est un traité des phosphores naturels; De cyeni anatome ejusc/ue cantu, ibid., 1650, m-\°, et 1668, in-8°; De cruce Christi, ibid., 1651, in-S"; et beaucoup d'autres ouvrages, dont Nicéron,t. VI et X, donne une liste de quatrevingt-douze, sans quecette liste soit complète.
BAKTI.vILE, c'est-;\-dire fils de Timée, aveugle de !a ville de Jéricho, étant assis sur le chemin qui conduit de là à Jérusalem, pour demander l'aumône, entendit que Jésus-Christ passait, suivi de ses disciples et d'une grande foule de peuple, et se mit à criiT : Jésus, fils de David, ayez pitié de moi. Ceux qui étaient présents lui imposaient silence ; mais il redoubla ses cris. Alors Jésus s'arrêta et le lit venir. Bartimée accourut, et Jésus-Christ lui dit : Que voulez-vous que je vous fasse? L'aveugle lui répondit : Que je voie la .umière. Jésus lui dit : Allez, votre foi vous a sauvé; et aussitôt il vit et se mit à la suite du Sauveur. Marc, x, '1.6.
BARÏOLI (Damel) , savant et laborieux jésuite, né à Ferrare en 1608. Après avoir professé la rbétoiique, et ensuite exercé long-temps avec applaudissement le ministère de la prédication, ses supérieurs le fixèrent à Rome en 1650. Depuis cette époque jusqu'à sa moi t, il publia un grand nombre d'ouvrages, tant historiques que de divers genres, tous écrits en langiie italienne. Le plus connu et le plus considérable est une histoire iJe sa compagnie, imprimée à Rome depuis 1650 jusqu'en 1673, en 6 vol. in-fol., traduite en latin par le P. Giannini, et imprimée à Lyon, en 1666 et années suivantes, «t à Rome. « Mais, dit un critique, que l'on « ne soupçonnera pas d'être trop favora- « ble aux jésuites, quelque bonne que soit «une traduction, elle n'approche jamais « d'un original aussi beau que l'ouvrage du « P.Bartoli.» Tous ses autres ouvrages, ceux d'histoire exceptés, ont été rassemblés et publiés à Venise, en 1717, 3 vol. in-V°. Les uns et les autres sont estimés, tant pour le fond (jue pour la pureté, la précision et l'élévation
du style; e. ce jésuite est regardé par ses com- \ patriotes comme un des premiers écrivains de la langue italienne. 11 mourut à Rome, en 1685, après s'être rendu aussi recommanda ble par ses vertus que par ses talents.
BARTOLOCCI (Jules), religieux de Cîteaux, né à Celano, dans le royaume de Naples, en 1613, professeur de langue hébraïque au collège des Néophytes et Transmarins à Rome, mourut en 1687. On a de lui une Bibliothèque rabbinique , en 4- vol. in-fol., 1675. Le feuillant Imbonati, son disciple, ajouta un 5' vol. à cet ouvrage aussi curieux que savant. En voici le titre : Bartolocct de Celano [D. Julii) Congregatio Sancti Bernardi Réf. Ord. Cisterciensis , Bibliotheca magna rabbinica de scriptis Uebraicis, ordiue alphabetiro lubraice et latine digestis, in-fol. 4 vol., Rome, 1675. Wolf en a profité pour sa Bibliothèque hébraïque.
BAKTOLOMMEO (André), Sicilien, surnommé Barbazsa , à cause de sa longue barbe, mourut en l'i-76. Il reste de lui beaucou|) d'ouvrages sur le droit canon, imprimés de 1317 à 1545, entre autres : Conciliorum vol. IV, 1517 et 1518; De Cardinalium prœstnntia ; De Cardinalibus legatis a latere, 1518.
BARUGH, proiihète, d'une famille noble des Juifs, suivit Jérémie , son maître, en Egypte. Après la mort de ce saint homme, il alla à Babylone f dre part à ses frères captifs des prophéties qu'il avait lui-même composées. On ne sait rien de bien certain sur le reste de la vie de Baruoh. Son style a delà noblesse et de l'élévation, et ressemble assez à celui de Jérémie, dont il était le disciple et le secrétaire. Ses prof)héties sont contenues en six chapitres ; nous ne les avons plus en hébreu, mais on ne peut pas douter qu'il n'ait écrit en cette langue : les fréquents hébraismes que l'on y trouve le font assez connaître. On en a deux versions syriaques, mais le texte grec parait plus ancien. Comme les Jufs n'ont voulu reconnaître comme livres sacrés que ceux qu'ils avaient en hébreu, ils n'ont point compris dans leur canon la prophétie de Baruoh; par la même raison elle ne se trouve point dans les catalogues des livres sacrés donnés [lar Origène, par Mélilon, par saint Hilaire, par saint Grégoire de Nazianze, par saint Jérôme, par Rufin ; mais il est à présumer que la viupait l'ont comprise sous le nom de Jérémie, comme ont fait les Pères latins. Le concile de Lao<licée, saint Cyrille de Jérusalem, saint Athanase et saint Epi[>liane nomment dans leurs catalogues Jérémie et Baiiich. Saint Augustin et plusieurs autres Pères citent les proidiéties de Baruch sous le nom de Jérémie ; et dans l'Eglise latine, ce qu'on lisait de Baruch dans l'office divin était lu sous le nom de Jérémie. C'est donc mal à propos que les protestants se prévalent do l'opinion des Juifs et du silence do qu Iques Pères.
BARZENA (le Père ÂLPtecoîiSE), surnommé VApôlre du Pérou, né à Cordoue en 1328, fui (Usciple du B. Jean d'Avila, et embrassa la règle de saint Ignace en 1565. Après avoir,
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par ses exemples non moins que par ses discours, édifié l'Andalousie, il passa en Amérique en 1559. A son arrivée au Pérou, il apprit les langues des indigènes du Tucuman et du Paraguay, et le reste de sa vie fut consacré à l'instruction de ces deux grandes provinces. Il mourut en 1598, à 70 ans, à Cusco, après avoir langui plusieurs années dans un état de panilysie. On a du P. Barzena , outre des Catr'chismes et quelques opuscules ascétiques destinés aux nouveaux convertis : Lexica et prœcepta grammatica, item liber confessionis et precum, in quinr/ue Indorum lingids, qunrum usus prr Américain australem, nempe Puguinica, Tenocotica, Catamareana, Guaranica, Natixana iive Mogiiazana, Lima, 1590, très-rare, et le premier qui ait été imprimé au Pérou, à ce que l'on croit.
BASCAPÉ (Charles Basilica Sancti Pétri, ou par contraction), savant pr.'lat italien, né en 1550 à Milan, d'une famille patricienne, vint achever ses études à Paris, et se fit agréger au collège noble des jurisconsultes de Milan. Mais il quitta bientôt le barreau, et en 1576 il embrassa l'état ecclésiastique, puis, deux ans après, il prit l'habit des clercs réguliers de saiut Paul. C'est à cette occasiou qu'il changea son nom de François, en celui qu'il a en tète de cet article. Saint Charles l'envoya eu 1580 à Madrid pour y régler avec la cour d'Espagne dilTérentes affaires qui intéressaient l'Eglise de Milan. A son retour, Bascajié fut élu supérieur général de sa congrégation, dignité dans laquelle il flit confirmé deux fois. Clément VIII l'appela à l'évêché de Novare en 1592. Il s'efforça de marcher sur 'es traces du saint évèque oe Milau, et mourut à Novare le 6 octobre 1615, laissant 19 ouvrages imprimés et 42 manuscrits qui soûl conservés au collège Saint-Marc de sa ville épiscopale. Parmi ses ouvrages imprimés nous citerons : De Mitropoli mediolanensi, Milan, 1575, 1596, 1598, iu-8% et 1628, in-ful.; De regulari disciplinamonumentaPatrum, Milan, 1588; Devila et rébus gestis Caroli rard. archiepisc. Mediol., lugolstadt, 1592, in-i" ; Biesci.i , 1602, m-k°. Bascapé traduisit luiraèuie cette Vie de saint Charles eu italien, et la publia sous le nom de Luca Vandoni, Bologne, 1613, in-8°; Novaria, seu de Eccle- (ia novariensi libri duo, Novare, 1612, in-i°.
BASCHI (Matthieu), naquit dans le duché d'Urbin en Italie, et prit l'habit de frèie mineur au couvent de Moutifiikoui. Une voix qu'il crut entendre, et (pii l'avertit d'observer la règle de Saint-Franrois h la lettre, l'engagea à se revêtir d'un hab.t semblable à celui du spectre qui lui était ajiparu. Il partit I)cu de temps après po ir Kome, |)arut aui>.i vêtu devant Clément \U, et dit ii ce |)a|)e : « Saint Père, je suis un frère mineur, enfant de saint François : je veux obS'Tver la rè^^le de mon séra,ihique jière , comme il l'observait lui-même. Ce saint ne jiorlait qu'un habit simi»le et grossier, tel que celui que vous uhî voyez. » Le pontife , a|)rès quelques dilTieultésT, aitprouva sa réformo. Matthieu Ijasclii m lit des coiupa^aous cl des
ennemis. Les frères mineurs le firent mettre en prison; mais ayant eu sa liberté, il fut élu général du nouvel ordre. Il se démit de cette dignité deux mois après; et ne i)0uvant obéir après avoir commandé, il sortit de son couvent, et continua de prêcher en divers endroits. Il mourut à Venise en 1552 {Vny. Ochin). L'ordre des capucins, dont il est le fondateur, est un des plus nombreux et des plus laborieux de l'Eglise. Urbain VIII donna une bulle en 1627, par laquelle le titre de lirais enfants de saint François leur est assuré, titre qui leur était disputé parles cordeliers. Il y avait un semblable procès du temfis dePaul V, qui décida, en 1608, que les capucins étaient véritablement frères mineurs quoiqu'ils n'aient point été établis du temps de saiiit François. Ces dernières paroles rallumèrent la querelle. Les arlversaires des capucins en concluaient qu'ils ne venaient pas en droite ligne de ce saint fondateur. Urbain VIII la termina en décidant « qu'il faut prendre le commencement de leur institution do celui de la règle séraphique, qu'ils ont observée sans discontinuation. »
BASEDOW (Jean-Ber>ard), professeur luthérien, né à Hambourg en 1723, de parents obscurs. Après avoir fait ses études avec succès, il entra d'abord, en qualité de précepteur, chez M. de Quaalen, conseiller intime de Holstein; il fut ensuite nommé professeur de morale et de belles-lettres à l'académie de Soroë en Danemark, où il publia sa Philosophie pratique pour toutes les conditions, 2 vol. in-8, 1758 et 1777. On y trouve de bonnes choses sur l'éducation en général, €t particulièrement sur celle des Elles; mais des profiositions peu conformes à l'orthodoxie luthérienne lui firent perdre s:i place, et il fut envoyé au gymnase d' Alloua, oii il continua de s'adonner à la théologie. Il travailla alors h sa-Pfiilalethée, ou Nouvelles considérations sur les vérités de la religion et de la raison, qu'il publia en 1764, et qui lui attira de nouvelles persécutions : il fut privé de sa place, retranché de la communion; le peuple môme voulait le lapider. Basedow écrivit pour se justifier, et se donna de nouveaux torts en avançant de nouvelles pro[iositions condamnables, dont il aurait été la victime, s'il n'eût été fortement protégé. Enfin, il abandonna la théologie pour s'occuper de l'éducation, et il conçut le projet de la réformer entièrement. 11 publia à cet égard [ilusieurs ouvrages qui eurent quelque succès, et l'engagèrent à former un nouvel établissement à Dessau, sous lo nom de Philantropinon. Il s'associa au célèbre Camne pour cette (uitrei>riso, el ne tarda lias (le se brouiller avec lui. Son inconduite le força de renoncer à son entreprise. Il était sujet à s'enivrer, et n'avait nul ordre dans ses affaires. Enfin, après avoir erré dans dUl'érentes villes , il inventa une nouvelle ujethodt? d'a|iprendre h lire, cpi'il publia à Hambourg en 17f>5, et il ouvrit une et olo à .Map'debourg , où il la uni en pratique. Il mourut dans cette ville en 1790. Outre les ouvrages que nous avons cités, il eu a pu-
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blié un 'grand nombre d'autres qui annoncent un talent réel et en même tenifis un esprit inquiet, turbulent, qui fit le mallipur de sa vie et l'empêcha d'obtenir l'estime qui était due à son savoir et à ses travaux.
BASILE (saint), surnommé le Grand, naquit sur la fin de 329 à Césarée en Cappadoce, de Basile, homme généralement estimé pour ses vertus et pour son éloquence, et d'Emilie , appelée par Grégoire de N.izianze ta nourrice des 'pauvres, laquelle eut dix enfants, dont trois furent élevés à l'épiscopat, savoir : saint Basile, saint Grégoire de Nysse et saint Pierre de Sébaste. Saint Basile ayant reçu de son père les premiers éléments de la grammaire, alla continuer ses études à Césarée et à Conslantinople, et d^ là vint à Atliènes où il se lia d'une étroite amitié avec saint Grégoire de Nazianze. Il revint ensuite à Césarée, et y plaida qurlques causes avec succès. Dégoûté du barreau et du monde, il alla s'ensevelir dans un désert delà province du Pont, où sa sœur Macrine et sa mère Emilie s'étaient déjà retirées. Cette sainte société mettait sj gloire à être inconnue, ses plaisirs à souffrir, et ses richesses à mépriser tous les biens. Saint Grégoire de Nazianze et plusieurs autres vinrent se former à la vertu dans cette solitude. B;isile leur écrivit en divers temps plusieurs avis que la plupart des moines ont pris pour leur règle, et où les fondateurs des monastères occidentaux ont puisé bien des points de leurs constitutions. Après la mort de l'évêque de Césarée, en 369, Basile fut choisi et élu contre sa volonté pour lui succéder. L'empereur Valens, partisan fanatique des ariens, voulut l'engager dans cette secte. Il lui envoya Modeste, préfet d'Orient, pour le gagner par des promesses ou par des menaces ; mais rien ne put l'ébranler. Le préfet, surpris et irrité, lui dit qu'il devait craindre qu'on ne lui ravît ses biens, sa liberté, sa Aie même. « Tout cela ne me regarde point, lui répondit Basile, car celui qui n'a rien est à couvert de la confiscation; pour ce qui est de l'exil, je n'en connais point pour moi, toute la terre est un exil, et Je ciel seul est ma patrie; quant aux tourments, quel empire pourront-ils avoir sur moi, puisque je n'ai point de corps, pour ainsi dire, pour les souffrir ? Il n'y aura que le premier coup qui trouve prise. Pour ce qui est de la mort, je la regarde comme une grâce, puisqu'elle me mènera plus tût à Dieu, pour qui seul je vis. » Modeste, encore plus étonné, s'écria que personne n'avait jamais osé lui parler si liardiment. Peut-être aussi, lui répliq, a Basile, n'avez-vous jamais rencontré d'évéque. Béponse pleine d'énergie, digne du caractère épiscopal, que les pasteurs ne devraient jamais perdre de vue, et qui, si elle leur avait toujours servi de règle dans des temps pénibles et difficiles, aurait préservé l'Eglise de tous les maux que la faiblesse, la pubillanimité, le. respect humain, oni laissé accumuler sans résistance sur cette sainte éjiouse de Jésus-Christ. Les incrédules mod.^'rnes lui ont fait un crime de cette résisiance aux DiCTioNN DE Biographie relig. I.
ordres de l'empereur; s'il y avait obéi, ces môme., censeurs l'accuserdent do l'icinlé. Voy. saint Ambboise. La magnanimité de Basile désarma pour quelque temps Valens. Les ariens voulurent le faire exile;- ; ce prince faible y con'^enfit. Quand il fallut signer l'ordre, la plura. se rompit ( niri' ses mains; il en prit une seconde a eclaque'le il ne put former une lettre ; il en essaya une troisième qui se rompit de même. Alors la main lui tiemlila, et saisi de frayeur il déchira le papier, révoqua l'ordre et laissa saint Basile en paix. Le saint évêque travailla ensuite à apaiser les différends qui divisaient les églises d'Orient et d'Occident, au sujet de Mélèce et de Paulin, tous deux évêques d'Antioche. Il mourut en 379. Il était fort grand et sec; et par ses jeûnes il avait réduit son corps, suitout dans les dernières années de sa vie, à l'état d'un si|ue-. lette. Il avait un air pensif et parlait trèslentement. Son zèle était conduit par la prudence. Quelques censeurs emportés le traitèrent quelquefois de faiblesse; mais les exemples que nous avons cités, ne sont pas des preuves équivoques de sa fermeté. Dom Garnier et dom Prudent ont d nné une très-belle édition de ses OEuvres, en 3 vol. iu-fol., avec une traduction latine, 1721 et années suivantes. On y trouve des homélies, des lettres, traduites en français par l'abbé de Bellegarde, Paris, 1693, in-8°; des commentaires, des traités de morale. L'abbé Auger a publié en 1788 une traduction de VHexaméron, des homélies et des lettres choisies. L'Hexaméron, ou Recueil de discours sur l'ouvrage des six jours de la création, regardé comme le clief-d œuvre de saint Basile, est plein d'érudition et de vari/té. Ses lettres, écrites avec nob esse et pureté, sont un des ouvrages les plus curieux et les plus savants de l'antiquité. Le style de tous ses ouvrages est élevé et majestueux ; ses raisonnements profonds , son érudition vaste. Ses écrits étaient lus de tout le monde, même des païens. On le comparait aux plus célèbres orateurs de l'antiquité, et on peut l'éga er aux Pères de l'Eglise les plus éloquents. L'ordre de Saint-Basile, le plus aiic en des ordres religi. ux, tire, selon la plus commune opinion, sou nom de ce sauit docteur. M. Hermant a écrit sa Yie, 2 vul. m-k', 1674.
BASILE (saint), prêtre de l'église d'Ancyre, métropole de la Galatie, se signala par son attachement à la foi de Nicée. Les anens, qui le regardaient comme le plus dangereux ennemi de leur secte, lui défendirent , eu 360, de tenir des assemblées; mais il n'eut aucun égard à cette iujust.' défense , et continua à combattre l'en eur , même en présence de l'empereur Constance. Pendant que Julien l'Ai.ostat travaillait à rétablir l'idolâtrie sur les ruin s du christianisme, Basile courait par toute la ville , pour exhorter les fidèles à combattre courageusement pour la cause de D.eu , et à ne point se souiller par les cérémonies abominables des païen». Saturnin et Fri'mentin , officiers de Julien, lui firent soufi'rir des tourments inouïs. L'Apos-
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