‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 107 sur 228 · BÂ.S · texte numérisé non relu

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tat ordonna lui-mAmef/M'on levât chaque jour sept morceaux de sa peau , jusqu'à ce qu'il n'en restât plus. Telle était la doucerfuse philosophie de ce prince si admiré par les apostats modernes. Basile ne perdit rien de sa fermeté : « Julien , dit-il h Fruraentin , a « renversé les autels sous lesquels il trouva « la vie, lorsque Constance le cherchait pour « le mettre à mort ; mais Dieu m'a décou- « vert que la tyrannie sera bientôt éteinte « avec son autour. » N'étant pas morl des incisions qu'on lui avait faites, on lui enfonça dans le dos des pointes de fer toutes rouges. 11 consomma son martyre [)ar ce supplice , le 29 juin , l'an 362. Varj- les Actes publiés par Henschénius et dnm Ruinart.

BASILE, pieux et savant évèque de Séleucie en Isaurie, fut déposé, l'an 45 J, dans le concile général de Chalcédoine , pour avoir eu la faiblesse de souscrire le faux concile d'Ephèse, en faveur d'Eutychès ; mais ayant bientôt reconnu sa faute , il fut rétabli et reçu à la communion des catholiques. On a de lui quarante Homélies, imprimées avec les ouvrages de saint Grégoire Thaumaturge, en 1C26, in-1^, et dans la Bibliothèque des Pères.

BASILE I", le Macédonien, empereur d'Orient, né à Andrinojjle de parents très-pauvres, poria les armes en qualité de simple soldat , et fut fait prisonnier par lesBulgares. Echappé de sa prison, il vint à Conslanlmople, n'ayant qu'une besace et un bûton. L'empereur Michel le fit son écuyer, puis son grand chambellan, et l'associa à l'empire. Basile, do mendiant devenu empereur , voulut retirer Michel de ses désordres. Ce prince, ennuyé d'avoir un censeur dans un homme à qui il avait donné la {lourpre , résolut de le faire mourir. Basile le prévint, et jouit tout seul de l'empire en 8G7. 11 donna ses premiers soins à fermer les plaies de l'Eglise et celles de l'Etat. Il remit sur le trône patriarcal Ignace , et en chassa Photius, génie inquiet ei tortueux , qu'il rétablit un an après. Il se lit craindre des Sarrasins d'Orient, s'empara de Césarée , vainquit ceux qui osèrent lui lésister, et força les autres à demander la paix. Il avait déjà réduit les manichéens. 11 mourut, en 886, d'une blessure qu'un cerf lui lit à la chasse. » Ce fut un uinlneur ]:our '.< ce prince, dit l'auteur de Vllisloirc du Bas- « Empire , d'être né dans ces temps d'atro- « cité et do barbarie. Ses grandes qualités , « propres à faire un héros, furent altéiées « par la rouille de son siècle. On peut ce- « pendant conjoclurcr que , s'il eôt eu des « successeurs semblables à lui, l'empire eût « réparé ses pertes. 11 n'eut que la gloire « d'en avoir retardé la chute. Aussi labo- « rieux quo vigilant , il fut toujours à la tète « du gouvernement ou de ses aimées. Il ai- « mail la vérité, et, n'espérant guère latrou- « ver dans la bouche de ses courtisans , il la « cherchait dans l'iii.stoire. Il prenait conseil " des exemj)los ([u'elle lui présentait. A ses « yeux , la haute vertu tenait lieu de la plus •< éminente dij^nité ; il l'admettait dans sa * familiarité; il oulihait mCiue la majesté « imnériole pour aller visiter ceux (jui por-

« taient ce noble caractère. Plein de ten- « dresse pour ses sujets, il apportait la plus « grande précaution à ne leur donner que « des gouverneurs et des magistrats qui fus- « sent les défenseurs de ceux dont il éiait le « père. » Photius le séduisit en lui dressant une généalogie par laquelle il le faisait descendre de parents illustres. C'est sous ce prince qu'on entendit les premières cloches à Constantinople : c'était un présent que les ■y^énitionslui avaient fait en 872. Le christianisme a fait sous le même règne de grands progrès en Russie : Basile fil accepter k ce peuple un évoque ordonné par le patriarche Ignace. On a de lui quelque's Lettres dans la Bibliothèque des Pères , et dos Avis à son fils Léon , dans Vlmperium orientale du P. Banduri. M. l'abbé Cavoleau en a donné une traduction libre, Nantes , 1782 , in-12. Il y a de très-bonnes maxirae"s , telle que la suivante : « Croyez sincèrement à la religion, et « qu'elle soit en tout temps la règle de votre « vie. La foi est le premier de tous les biens; « c'est elle qui épure nos actions, et donne à « la vertu le dernier degré de perfection.»

BASILE, (ïxi le Médecin , hérésiarque q^ui vivait sous le règne d'Alexis Comnène, lut le chef des Bogomiles , hérétiques de Bulgarie. 11 fut condamné dans un concile en 1110, et lirûlé vif à Constantinople.

BASILIDE, hérésiarque d'Alexandrie, mort sous Adrien vers l'an 130 , eut pour maître Simon le Magicien. On croit que c'est lui qui a[)poi ta de Perse le manichéisme dans l'Eglise chrétienne.

BASIN (Thomas) , originaire de Calais , né à Rouen, fut évêque de Lisieux, sous Charles VIL Accusé, sous le règne de Louis XI, de favoriser les Anglais el les Bourguignons, il fut exilé et dépouillé de ses biens et de son évèché. 11 se retira ensuite à Louvain, où il professa le droit , puis il alla à Utrecht. Sixte IV le nomma vicaire de David le Bourguignon, évèque d'Utrecht, et lui donna le titre d'archevêque de Césarée. Basin mourut à Utrecht le 30 décembre 1491. On a de lui : un Traité contre Paul de Middclbourg , imprimé dans le tome IV du Sjiiciléye de dom d'Achéry ; une Uistoire de son temps, dont Mathœus a publié un extrait dans le tome 11 de ses Ânalectcs. Moreri cite de Basin un manuscrit De puclla Aurelianinsi.

BASIN (Simon), né à Paris le 12 iiiarslGOS, entra chez les dominicains. Ses parents l'en firent sortir, puis lui pcrmireiil de se faire prêtre. Devenu chapelain d'Anne d'Autriche, femme de Louis Xlll , il quitta ctt emploi pour rentrer choz les doniinicaiiis, en 1632. Il prit alors le nom do Thomas, s'adonna à la jirédication, cl mourut à Paris le 18 juillet 1671. Basin écrivit on français des sermons et des odes. Moreri dit que la plupart de ses ouvrages n'ont pas été im|iriniés. — Basin (Beinai'd), espagnol, docteur de Paris et chanoine de Saragos>e, s.a- la lin du xv' siècle, composa plusieurs ouvrages , entre autres : De artitnts magicis el magorum tnaleficiis, Paris, 1506, in-8".

BASIRE (IsAAcy , théologien anglican , na-

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quit, en 1607, dans l'ile de Jersey. Il fut quelque temps maître d'école à Grenesey, obtint plusieurs bénéfices , et fut nommé, vers l'année 16W , chapelain de Charles I". Vivement poursuivi par les rebelles lors des troubles qui agitèrent ce règne , il se réfugia à Oxford, où il prêcha avec succès devant le roi. Après que la garnison de citte ville se fut rendue au parlement , il résolut d'aller propager dans l'Orient la doctrine de l'Eglise anglicane. Il parcourut , en 1C46, la Morée , la Palestine , la Mésopotamie , séjourna à Alep, visita Constantinople , et alla jusque dans la Transylvanie, oii Georges Ragotzi II, prince de cette contrée, l'accueillit favorablement, et le nomma professeur en théologie de l'université de Weissembourg, nouvellement fondée. Au bout de sept années de séjour dans ce pays , une nouvelle restauration le rappela en Angleterre. II fut réintégré dans ses bénéfices, devint chapepelain de Cliarles II, et mourut , en 1676 , à 69 ans. Ses principaux ouvrages sont : Deo et Ecclesiœ sacrum , ou le sacrilège jugé et condamné par saint Paul (Rom. ii, 22j ; Diatriba de antiqua Ecclesiœ britannicœ lihertate, Bruges , 1650, in-8° ; Lettre à sir Richard Brown, contenant la relation de ses voyages, imprimée à la suite d'une traduction anglaise de l'ouvrage ci-dessus, Londres, 1661, in-8°; Histoire du presbyte'ranisme anglais et écossais, Londres, 1639 et 1660, in-8".

BASNAGE I Benjamin), ministre protestant à Carentin, sa patrie, né en 1580, fut considéié et emplové dans sa communion. On a de lui un Traité de l'Eglise, eslimé par ceux iJ' son parti. Il mourut en 1632, âgé de 72 ans.

BASNAGE ( Antoine ) , fils aine de Benjamin, minisire à Bayeux, pi;is à Zulphen en Hollande, où il se retira après la révocation de l'édit de Nantes, mourut en 1691 , <1gé de 81 ans. — Son fils, Samuel Basnage de Flottenian\ille, f t également ministre à Bayeux et h Zutphen. Il a laissé des Annales ecclé- !^iastiqacs, en latin, 1706, 3 vol. in-fol., beaucoup moins estimées que l'Histoire de l'Ey;.ise, de son cousin, Busnagede Beauval, et une Criti(fue des Annales de Baronius, in-4-°, pour servir de supplément à celle de Casaubon. Ce savant, né à Baveux , mourut enl721.

BASNAGE DE BEAUVAL (Jacques), fils aine do Henri Basnage du Fraquenay, naquit en 1033, exerça le ministère ù Rouen, sa patrie, et ensuite en Hollande, où il s'était retiré après la révocation de l'édit de Nantes. Les services qu'il eut occasion de rendre à l'abbé Dubois, depuis cardinal , qui fut envoyé à La Haye en t~16, lui valurent la restitution des biens lu'il avait laissés en Fiance. On ;i de lui di- V rs ouvrages : une Histoire de l'Eglise, en trançais, 2 vol. in-fol., à Rotterdam, 1099, qui est peut-être la meilleure de toutes celles qu'on a faites pour les (irotestants ; elle est moins défigurée par les déclamations et les imputations odieuses dont l'esprit de parti a coutume de remplir ces sortes d'ouvrages , quoicju'on y reconnaisse toujours le ministre de secte. L'Histoire des Eglises réformées, qui se trouve dans ce livre , a été

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donnée séparément, 1725, 2 vol. in-4°. V Histoire des Juifs , depuis J.-C. jusqu'à présent^ seconde édition , La Haye, 1716, 13 vol. in- 12. Ce livre, plein d'érudition, fut si applaudi dans sa naissance, que l'abbé Dupin ne fit pas difficulté de le faire imprimer à Paris , après y avoir fait quelques corrections. Les savants qui veulent s'instruire des dogmes , des cérémonies et de l'histoire de la nation juive , la lisent encore avec plaisir et avec fruit. La République des Hé^ breux , à Amsterdam, 1705, 3 vol. in-8°; Les Antiquités judaïques, 1713, 2 vol. in-S"; Dissertation sur les duels et la chevalerie , 1720, 4 vol. in-8% imprimée aussi dans l'Histoire des ordres de chevalerie, 4 vol. in-S"; Les Annales des Provinces-Unies , depuis la paix de Munster, en 2 vol. in-fol., La Haye, 1719 et 1726, assez bonnes , principalement pour la partie qui regarde les derniers temps de la république. C'est là apparemment l'ouvrage qui a donné occasion à cette antithèse d'un écrivain célèbre : « Que Basiiage était plus propre à être niini;*tie d'Etat que d'une paroisse. » Un Traité de la conscience, 2 vol. in-S" ; des Sermons moins lus que ses ouvrages historiques. Il mourut en 1723. On a encore de lui l'Histoire de l'Ancien et du Nouveau Testament, avec des figures , par Romain de Hoogues, Amsterdam, 1705, in-fol. Son style m.mque de légèreté et d'élégance.

B.ASSANI (Jacques-Antoine), jésuite et prédicateur italien , né à Venise vers l'an 1686 , enseigna les belles-lettres , et sut se préserver dans l'art oratoire et dans la poésie du mauvais goût qui régnait de son temps. Il se fit une grande réjiutation dans la chaire, et prêcha dans presque toutes les villes principales d'Italie. Il eut souvent pour auditeur . à Bologne et à Rome , le pape Benoît XIV. Son séjour habituel était h Paloup, et il mourut dans cette ville le 21 mai 17i7. Trente de ses Sermons ont été publiés , Bologne , 1752 , in-i" ; Venise , 1733 , in-i». L'obscurité qui y règne généralement n'a pas permis de ies publier tous. Son confrère , le P. Jean-Baptiste Roberti, a fait un choix p.irmi les Poésies latimes et italiennes que laissait Bassani , et les a publiées à Padoue, 1749, in-4% avec une Vie, élégamment écrite on latin.

BASSÉE (le P. BoNAVENTURE DE La), capucin, U'' vers la fin du xvi' siècle, dans la petite ville de l'Artois, dont il prit le nom lorsqu'il embrassa la vie religieuse dans l'ordre de Saint-François , enseigna la philosophie , d'abord au collège royal de Douai, puis dans les couvents de son ordre. Il remplit ensuite les charj^es de gardien et de provincial , et mourut, le 11 sef)tembre 1631), à Soignies, dans le llaiiiaut. Il est surtout connu par son Theophilus paroehialis seu de quadruplici débita in propria parochia persolvendo, Anvers, 1053, i;. -12. Plusieurs éditions,au lieu de J/teophilus, portent Parochopkilus. L'auteur insiste sur la nécessité d'assister à la messe de sa paroisse. Le P. Albi, crai^^nanl sans doute que les églises de sa société ne fussent moins fréquentées, combattit cette opinion. Voy. Albi.

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BASSINET ( AiEXANDRE-JosEPH de) , chanoine et grana-vicaire do Verdun, naquit à Avi.;non, le -22 janvier 1733. Venu fort jeune à Paris , il y préclia devant la conr, ci prononça le panégyrique do saint Louis on prése. ce de l'Acidéniie française. 11 obtint de grands succès da s la prédication, bien qu'il n'eût pu parvenir à se défaire entièrement de son accent provençal. Grand-vicaire de Verdun , defiuis quel jûes années, lorsque la révolution éclata , il refusa le serment à la constitution civile du clergé, et se relira dans un:^ maison de campagne près de cette ville , où il eut l'honneur de recevoir Monsieur, frère du roi, lorsque ce prince vint en France dans la campagne de 1792. Son obscurité le sauva pendant le régime de la terreur ; mais il eut quelquLS démêlés avec le goHvernemeiit de Bonaparte, et fut soupçonné d'avoir tenu une correspondance pofitique; ce qui le lit enfermer au Temple, où. il resta détenu plusieurs années. 11 chercha ensuite dans ses travaux littéraires des moyens d'existence. Il se retira dans la maison de Sainte-Perrine, à Chaillot : il y était en surveillance, et il y mourut, le 16 novembre 1813, à l'â^e de 80 ans. On a de lui : une édition des Sermons et Panégyriques de Ciceri de l'Académie française, Avignon, 1761 , 6 vol. in-12. Il y a joint une courte notice sur ce célèbre prédicateur ; Histoire sacrée de C Ancien et du Nouveau Testament, représentée pur figures accompagnées d'un texte historique, Paris , Desray, 1804-1806 , 8 vol. grand in-8°, avec 600 estampes. Le huitième volume , contenant les Actes des Apôtres et l'Apocalypse, est de M. L'Ecu>, ancien abbé de Préuiontré; Histoire moderne de Russie , trad. de l'anglais de Wdliam-Tooke, Paris, 1802, 6 vol. ui-8". L'abbé Bassinet a donné l'édition complète des OEuvres de Luncau de Boisgi rmain, et était uu des rédacteurs du Magasin encyclopédicjue.

BASi" (Mauti\-Je\n de), né à Gand, le 27 octobre 1753, moit le II avril 1825, chanoine de Saint-Bavon , membre des académies de Rome et de Bruxelles, de l'Institut royal des Pays-Bas, etc. Littérateur et antiquaire , il s'est fait connaître avantageusement par plusieurs ouvrages où rè;;nent une g.aude érudition et une saine critique. Après la conquête de la Belgique i)ar les Français , et particulièrement sous le directoire , de Bast fut pers.'cuté. Déguisé tantôt en rouber, tantôt en batelier hobandais, il n'en remplissait pas moins, avec un courage Iden digne d'é- Idges, les devoirs de son niinisère. Après le 18 brumaire, il se prononça fortement eu faveur du G ncordat, et lit connaitre sesjirincipcs dans une petite brochure qui|)ioduiî>il une vive impression .sur le clcrgi^ de son |)ays. Il avait composé des Méditations sur la vie et la mort de Jésus-Clirisl ( en 11aniand) , Gand, 1805, 2 parties iii-8'. On cite encore de lui : Herueild'anliquiles romaines et gauloises trouvées dans la l'iundrc proprement dite, avec désignation des lieux où on les n découvertes, Gnnd, ISoV, gr. in-8"; liccucil d'aiitiquilcs roniaints cl gauloises, nouv. édi-

tion, augmentée des deux tiers par l'auteur , avec 300 gravures, et enrichie de remarques histori((ues et critiques sur plusieurs points d ■ la période romaine et du moyen ilg, Gand, 1808, gros in-1" ; Premier supplément au recueil d antiquités romaiites et gauloises, en réponse à l'ouvrage intitulé : La Topographie de l'ancienne ville de Gand , par Gli.-L. Diericx, Gand, 1809, grand in-4°; Second supplément au recueil d'antiquités romaines et gauloises, contenant la description de l'ancienne ville de Bavai et de Fainiirs, suivi de reiiiaïques historiqui s et (■riti(jues sur les pi'éteiidus forestiers de Flanilre, sur les missi dominici, sur nos premiers comtes, sur quelques nouvelles découvertes d'anciens monuments de la période romaine, faites dans la Flandre proprement dite , et sur jilu.-ieurs points intéressants du moyen i^gf, avec figures , Gand, 1813, grand iii-V" ; Recherches historiques et littéraires sur la langue celtique , gauloise et tudesque, Gand, 1815, 2 vol. grand in-8'; Dilucidatio principiorum quibus prcecipue nititur resolutio capituli ecclesiœ cathedralis Gandavcnsis Sancti Bavonis, 'i^.julii 1813, Gand, 1813, 2 vol. in-8°; L'Institution des communes dans la Belgique pendant les su' et xnr siècles, suivie d'un Traité sur l'existence chimérique denos forestiers deFlandre, Gand, 1819, in-i". De Bast avait été décoré île l'ordre du Lion belg.que en 1816.11 avait réuni ;unefoit belle collection de médailles et d'antiquités, achetée, pour en faire présent au musée de l'Université de Gand, par le roi des Pays-Bas;

BxVSTAUD (TuoMAs), ecclésiastique et poète anglais des xvi' et xvii' siècles, né à Blandfort,dansle comté de Dorset, étudia au collège de Westminster, et entra à l'université d'Oxford, où il fut nommé, en 1588, membre perpétuel du collège Neuf. 11 prit le degré de maître ès-arts deux ans après; mais des satires contre des personnes puissantes le tirent expulser de l'université. 11 entra dans les ordres et obtint plusieurs bénéfices. Il devint fou sur la lin de sa vie, et mourut en 1618 dans une prison, où des dettes 1 avaient fait enfermer. Basiard jouissait d'une grande réputation comme poète et comme prédicateur. 11 a laissé des épigrammes ingénieuses, un poeine latin en 3 chants, intituh' : Magna Brilannia, Londres, 160J, in-4", et deux volumes de Sermons, jiubliés en 161a à Londres. BASTIDE (FERDI^A^D), entra chez, les jésuites K Salainanque en 1588, et défendit la cause de son ordre dans les congrégations de Auxiliis. Il a mèmt laissé sur ces matières quatre gros volumes manuscrits. Il (juitia les jésuites, et se retira à >alladolid, où il fut jirofesseur en théologie, chancelier de l'universili' et clianoine de la cathédrale. — Bastide (Louis) llorissait à la lin du xvii' siècle et au commencement du xvin'. l'iéchier lui adressa (juelques lettres (pii sont imprimées; ce prélat fai-ait cas des Panégyriques de Bastide, qui a aussi |iublié plusieurs ouvrages estimes sur la religion. Le plus connu est sa réponse au livre de <urieu : Jtc l'Accomplissement des prophéties. Gelle réponse parut en 1706, eu 2 volumes; lo iiremier est intitulé :

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L'Incrédulité des déistes confondue par Jésus- Christ ; le second : L'Accomplissement des prophéties que M. Juricu ne cr)it pas encore accomplies, et l'Apologie de l'Eglise romaine contre les écrits de cet hérétique.

BASTIDE (Marc- Antoine de L\), né à Milhaud en Rouergue, d'une famille protestante, mort le k mars 170i, à 80 ans, est auteur de plusieurs écrits de controverse protestante, qui lui ont fait une certaine réputation dans son parti. Ce sont deux Réponse-^ h Bossuet sur son Exposition de la doctrine de l'Eglise catholique: une traduction du livre de Ratramne : Du corps et du sang de Jésus-Christ; des Remarques sur le livre du ministre d'Huisseau, intitulé : Réunion du christianisme. La Réunionei les Remarques parurent à Saumur, dans la même année 1670.

BASTIDE (dom Philippe), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né à Saint-Benoit du Sault, diocèse de Bourges, vers 1C20, lit ses vœux dans l'abbaye de la Sainte- Trinité de Vendôme, en I3i2, h l'âge de 23 ans. 11 se vit appelé aux premières dignités de son ordre, et devint successivement prieur de Saint-Nicaise de Reims, de Corbie et d'autres grands monastères. Il renonça à toutes ces charges, et alla finir ses jours dans la retraite, s'occupant uniquement de pieuses études et de son salut. 11 mourut le 23 octobre 1690, à 71 ans, dans l'abbaye de Saint -Denis, près Paris. Extrêmement attaciié à son ordre, il ne soull'rait pas qu'on lui eulevAt quelques-uns des saints ou des personnages illustres portés dans ses catalogues. 11 eut à ce sujet plusieurs disputes assez vives avec le P. Le Coin(e,de l'Oratoire, parce que celui-ci reculait jusqu'au viii* siècle l'époque oii la règle de Saint-Benoît fut observée en France. 11 n'épargna pas même son confrère, le savant dom AJabdlon, qu'il dénonça au chapitre général de 1677, pour avoir mis au rang des douteux c[uelques saints personnages , regardés jusciu'alors comme bénédictins. On a de dom P.dlippe Bastide : trois Dissertations latines , dont la |iremière est intitulée : De antiqua ordinis Sancti Benedicti intra Gallias propagatione, in-i"; la seconde a à peu près le même titre ; et la troisième traite de la souscription des anciens privilèges et diplômes de l'ordre , de plusieurs desquels le P. Le Cointe révoquait en doute l'auttienticité ; De decimis et earum origine apudjudœos, gentiles et christianos ; De organis e monachorum monasteriis eliminandis ; De laude perenni in monasteriis ; De jure et potestate monachorum in conferendis beneficiis ; De causa disciplina; sœcularis inclinationis apud benedictinos ; nne Défense de la congrégation de Saint-Maur. Ces divers ouvrages, hormis les trois Dissertations , sont restés manuscrits. — Un autre Bastide (Marc), aussi bénédictin de la congrégation de Samt- Maur , né comme le précédent, à Saint-Be- DOît-du-Sault en Berry, avait fait sa profession, en 1616, à Saint-Augustin de Limoges. 11 passa par toutes les charges de son ordre. On a de lui plusieurs ouvrages de spiritualité, intitulés : Directions pour les novi<:es; Médi-

tations ; Traité de l'esprit de la congrégation de Snint-Maur; le Carême Bénédictin, elcBom Marc Bastide mourut dans de grands sentiments de piété, le 7 mai 1668, à Samt-Denis.

BASTIOU (l'abbé Yves), né le 19 mai 1751 à Pontrieux, aujourd'hui dans le département des Côtes-du-Nord , fut principal du collège de Tréguier et grand-vicaire du diocèse. Il entra ensuite chez les chanoines réguliers de Sainte-Geneviève à Paris, et fit ses vœux en ilSi; il en devint sous-prieur, puis maître des novices. Enfin on lui donna le prieuré de Dammartin; les orages révolutionnaires qui ne tardèrent pas à l'en di'poudler, lui fournirent l'occasion de montrer un zèle inébranlable. Nommé , après le concordat de léoi , un des aumôniers du pr» tanée, depuis lycée impérial, à Louis-le-tîrand , il conserva cet emploi jusqu'à sa mort arrivée le 8 mai 1 8lî. On a de l'abbé Bastiou:^4ssocian'on aux saints anges, proposée à tous les fidèles zélés pour la gloire de Dieu, Paris , 1780 , in-12 ; Exposition des priticipes de la langue française, Paris , 1798 , in- 12 , publiée sous le nom du citoyen Yves ; Eléments de logique pour servir d'introduction à l'étude de la Grammaire et de l'éloquence, Paris, 180i, in-12 ; Extrait des quatre évangélistes, Paris, 1809, in-18 ; réimpr. dans le Manuel chrétien des jeunes demoiselles ; Grammaire de l'adolescence , augmentée de 220 questions grammaticales et de 65 questions faciles sur la logique , k' édit., 181i>, in-12; Grammaire de l'enfance par demandes et par réponses, k' édition, Paris, 1813, in-12; Manuel chrétien des jeunes demoiselles, contenant des règles de conduite , des prières, des exercices pendant la messe, pour la confession et la communion, les vêpres, avec 103 extraits des quatre évangélistes (en f ançais), Paris, 182i, in-18; Manuel chrétien des étudiants , livre d'office et de prières à l'usage de toutes les )naisons d'éducation, 5° édition augm. par l'abbé Gudlon, professeur d'éloquence , Paris, 1825, in-18.

BASTON (Glillaume-André-René), naquit à Rouen le 29 novembre 17il; il termina ses études h Rouen chez les .jésuites , et entra dans la communauté des.Roberlins , dirigée par les prêtres de Saint-Sul àce , qui, après qu'il eut terminé son quinquennium , l'envoyèrent professer la philosophie dans leur petit séminaire d'Angers. 11 y fut ordonné prêtre le 2i mars 1766. Ses deux ans expirés, il I evint à Paris , entra en licence avec l'abbé de La Lu'erne, l'abbé Duvoisin, etc., et fut reçu licencié le 7 février 1770. On lo chargea à cette époque d'enseigner la théologie à Rouen. Une thèse qu'il fit soutenir d;ins le mois de juillet 1778 sur le traité de l'Eglise , le fit accuser par les Nouvelles ecclésiastiques d'être moliniste et ultramontain, et cette accusation fut renouvelée avec plus de force lorsqu'il fit paraître, de 1779 à 178i, ses Traités de théologie dogmatique, avec d'autres rédigés par ral)bé Tuvascho, qui forment un cours de théologie, imprimé à Rouen sous le titre de Lectiones theologicœ, approuvé par le cardinal de La Rochefoucauld , pour être enseigné dans son diocèse, et réimprimé ea

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1818, en 10 volumes in-12. Les traités qui appartiennent à l'abbé Baston, sont : DeVeo et divinis attributis ; De Ecclesia ; De Gralia; De SS. Trinitate ; De Incarnatione ; De Matrimonio ; De Angelis ; De Sacramentis in génère. Au mois de décembre 1780, il obtint le canonicat et la prébende Bayolet , et l'année suivante il fut nommé vice -promoteur de l'officialité. Lorsque la révolution éclata , il combattit par de nombreux écrits la constitution civile du clergé , et quoiqu'il n'y eût pas mis son nom, il fut en butte à la haine des révolutionnaires. Ne remplissant aucune fonction publique, il ne |)0uvait pas être assujetti au serment ; toutefois la municipalité de Rouen , pour li' punir de son zèle , l'inscrivit un des jnemiers sur les listes de déportation, et peu s'en fallut que pendant le trajet il ne fût victime de la fureur d'une trou()e qui s'était purtée sur son passage pour le massacrer ainsi que ses compagnons d'infortune. 11 ne dut son salut qu'à la f rmeté du capitaine de navire qui prit tous les moyens de sauver les [irétres mis sur son bord pour être transportés à l'étranger. L'abbé Baston se rendit à Londres où il n trouva son protecteur et son ami l'abbé do Saint-Gervais. L'air de l'Angleterre ne convenant pas à ce dernier, ils s'embarquèrent en 1793 pour les Pays-Bas ; mais l'arrivée des troupes r^— publicaines les obligea de reculer jusqu'à Coesfeld, ville de l'évôché de Munster, où ils passèrent le temps ne leur exil. Malgré l'éloignemenl, l'abbé Baston continua de prendre part aux affaires du diocèse de Rouen, et il entretint une correspondance avec le cardinal de La Rochefourauld qui résidait à Munster, et qui lui avait donné tous ses pouvoirs. Il rentra en France après le Concordat de 1801, et M. Cambacérès, alors archevêque de Rouen , le nomma chanoine , grand-vicaire , oflicial , théo.ogal et enfin doyen du chaiiitre. L'académie de Rouen l'adant dans son sein , et il y lut plusieurs Mi^moires sur divers sujets de littérature, d'histoire ou de critique. Le cardinal Cambacérès qui déjà l'avait amené à Paris, à la cérémonie du sacre en 1804, l'amena encore avec lui dans cette ville , en 1811 , pour assister au concile. Ce voyage est une époque f;kheuse dans la vie de l'abbé Baston. Bonaparte le désigna pour l'évèché de Sécz, et il alla prêter, eu'mai 1813, le serment d'usage entre les ujains de l'impératrice régente, en l'absence de l'empereur alors en Allemagne. Le pape qii avait été arraché de son siège, et qui était en butte à d'indignes persécutions, refusait des bulles aux évoques nommés. On avait cherclié à y suppléer en faisant donner par les chapitres des jjouvoirs d'administrateurs capitulairos , el l'abbé Baston avait été adjoint aux deux vicaires-généraux di'jà nonunés. Le malheur qu'il eut d'accepterlépiscopat dans des temps aussi critiques, le jet;i dans une suite de démarches qui; lien ne peut justilier. Bientôt il voulut exercer tout seul la juridiction : en yan le chapitre lui lit des représentations , il n'en tint nul compte. Un ecclésiastique du diocèse fut dé(JUté à Fontainebleau pour

consulter le pape , qui répondit que le cha pitre n'avait pu donner des pouvoirs à l'abbé Baston , et que tous les actes de juridiction exercés par lui étaient nuls. Il accorda même des pouvoirs extraordinaires à l'abbé Lovavasseur, grand-vicairi; du diocèse, auquel on avait recours pour les actes de juridiction. Cette réponse engagea beaucoup de prêtres du diocèse, qui balançaient encore, à ne plus communiquer avec M. Baston qui persistait à vouloir administrer. Cependant le chapitre hésitait toujoursàs'opposer à ses prétentions, parce qu'il le voyait appuyé par le préfet , lors |u'il se permit de faire fei'mer le séminaire, qui était un sujet d'édification comme d'espérance pour le diocèse. Ce coup d'autorité excita l'in ;ignation ;'le chapitre révoqua ses pouvoirs, et l'abbé Baston se retira dans sa famille, à Saint-Laurent, où il continua d'écrire. Il conservait, à ce qu'il paraît, l'espoir de retourner à Séez ; mais tous les sièges ayant été remplis, il vint reprendre son rang parmi les chanoines honoraires de Rouen. M. de Bernis, successeur du cardinal Cambacérès, le nomma grand-vica re , mais ce choix ne fut point agréé par la cour. Après la mort de ce prélat , il redevint étranger à l'administration du diocèse, et il mourut dans des'sentments de rési,j;nation le 26 sejitembre 1825, chez son beau-frère, à Saint-Laurent , près Pont - Audemer. Les principaux écrits de l'abbé Baston sont : Lettres de Philétès, curé eatliolique dans le diocèse de R.... en- Angleterre, à MM. les curés du diocèse de Lisieux en France, protestant contre les mandements et instructions pastorales de leurévêquc, etc., Londres, 1775, \n-\' : ces Lettres, au nombre de 18 , offrent à la fois des raisons solides et de bonnes plaisanteries ; Les Confessions de M. l'abbé D***, auteur des Lettres de Pliilétès , pour servir de supplément , de rétractation et d'antidote à son ouvrage, à MM. les curés protestants du diocèse de Lisieux , Louvain , 1770, in-S"; Les entrevues du pape Ganganelii servant de suite aux Lettres du même auteur, ouvrage traduit de l'italien, Anvers , 1777 , iii-12 , qui essuya quelques critiques; Voltairimeros , ou première journée de M. de V.... dans l'autre monde , Bruxelles, 1779, 2 [lart. in-12 ; Narrations d'Omai , insulaire de la mer du Sud , ami et compagnon de voyage ducapilaine Cooli, 4 vol. in-8" : il y a dans cet ouvrage beaucoup d'esprit et d'imagiiiat;On; Réclamation pour l'Eglise de France et pour la vérité , en réponse à loiivraL^e de De Maistre, intitulé : Du l'ape, Paris, 1821-1824, 2 vol. in-8". Cet écrit, qui reiifeime quelquelois des reproches fondes , mais qui sont d'auires fois trop sévères, porterait à croire i[ue M. Baston a pris trop à la rigueur certaines |iroposilionsde De Maistre, et ipi'il leur a donne un sens bien éloigné des intentions de l'auteur. lîn lisant cet ouvrage, il convient de voir la réponse qui y fut laite sous ce titre : Quelques ré/lcrious sur les réclamations de l'abbé liaston, contre l'ouvrage de M. De Maistre , Paris , 1822, iaS" ; Antidote contre les erreurs et la réputation de l'Fssdi sur r indifférence en matière de riti

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