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(jion, 1823 , in-8% 2" édit. , Besançon, 1825 ; Jean Bockelson , ou Le roi de Munster, fra ;ment historique , Besançon et Paris , 182't ; Précis sur l'usure attrihuéc au prêt de commerce, 1825, in-8°. On attribut' à l'abbé Baston quelques articles de la France catholique, recueil qui parut en 1825 , et il a laissé en manuscrit des Sermons, Panégyriques et conférences ; des Mémoires particuliers , qui forment k vol. in-i° ; Le Banian ou la défense des animaux contre l'homme , composé avant la révolution, etc.
BASUEL (François), né à Dûmes, village de Franche-Comté, et cur.' do Granvilleis, dans la même province, est auteur d'un recueil de sermons intitulé : Sermons familiers et très-chrétiens stir les Evangiles des dimanches et fêtes, nouvellement imprimés en l'an 1561 : c'est un volume in-8°, divisé en deux parties. L'impression en fut retardée par l'ordre d'Antoine Lulle, vicaire général du diocèse , qui exigea de l'auteur le retranchement de plusieurs passages susjiects; elle ne fut terminée que le k décembre 15G1.
BATES (Guillai'me) , docteur en théologie et prédicateur céhMjre parmi les presbytériens anglais, naquit en 1625. Il était pasteur à Dustans, dans la partie méridionale d'Angleterre , lorsqu'il fut destitué de son emploi par l'acte de conformité, en 1699. 11 mourut a Hackney, près de Londres , la même année. Son style est net et coulant. Quoique attaché aux sentiments de Calvin, il était modéré dans la dispute, et il l'est dans ses ouvrages. Les principaux sont : Réflexions sur l'existence de Dieu et sur l'immortalité de l'âme, avec un discours sur la divinité de Jésus-Christ; l'Harmonie des attributs divins dans la rédemption des hommes par Jésus-Christ ; Le souverain bonheur, etc., recueilli en un volume in-folio, à Londres; Vitœ selectœ eruditorum rirorum, Londres, 1681, in-'i-°.
BATHILDE (sainte) , épouse de Clovis II, avait été prise dans son enfance par des pirates , et attachée au service de la temme d'Archambaud , maire du palais. Devenue reine, elle eut trois fils qui portèrent successivement la couronne : Clotaire III , Childéric II, et Thierri. La mort lui ayant enlevé le roi, son époux, en 655, elle demeura chargée de la régence du royaume et de la tutelle de ses fils, dont l'aîné n'avait encore que 5 ans. Elle soutint ce double poids avec une capacité qui donna de l'admiratiotl aux plus expérimentés d'entre les ministres. Sa rare prudence lui fit trouver le moyen de maintenir la paix dans l'Etat. Elle abolit l'usage des esclaves , qui subsistait encoie , travailla, de concert avec saint Ouen, saint Elloi et plusieurs autres saints évoques , à bannir la simonie de l'église de France; multiplia les hôpitaux; releva plusieurs monastères, entre autres ceux de Saint-Martin , de Saint-Denis et de Saiut-Médard; fonda d-ux célèbr.'s abbayes, l'iuie d'hommes à Corbie, et l'autre de femmes à Chelles. Elle mourut dans celle-ci, en 680. Yoy. sa Vie , traduite par Arnauld d'Andilly, dans les Vies de plusieurs saints illustres de plusieurs siècles, 2 vol. iu-8°.
BATTAGLINI (Marc) , né en 16V5 , dans une petite ville du diocèse de Rimini, évéque de Nocera, et ensuite de Césèno, mourut en 1717, à 72 ans. Il est auteur d'une Histoire universelle des Conciles, 1G86, in-fol., et des Annales du sacerdoce et de l'empire du> XVII' siècle, 1701 à 1711 , Venise, 4 vol. infol. On a encore de lui des Instructions aux curés et des Exercices spirituels.
BATTHYANI (le comte Ignace de), évêque de Weissembourg , en Transylvanie , né en Hongrie , le 30 janvier 1741 , s'est fait une réputation par la protection qu'il accorda aux sciences et aux arts. Il avait réuni à grands frais une collection d'instruments astronomiques , qui était, ainsi que sa riche bibliothèque, h la disposition des savants. On a de lui, entre autres ouvrages : f^eges ecclesiasticœ rcgni Hungarire et provinriarum adjacentium collectœ et illustratœ, Weissembourg (Albœ Carolinœ), 1785, grand in-fol., tom. I". On ignore si cette collection a été achevée. Le comte Batthyani mourut à Weissembourg, le 17 novembre 1798.
BAUDÈLE ou BAUDILE (saint), martyr célèbre que l'on croit avoir soulfert au iir ou iv° siècle, mais dont on ne sait rien de précis.Son nom se trouve dans les plus anciens martyrologes , qui rendent témoignage k sa foi et à sa constance dans les tourments. Grégoire de Tours dit que, de son temps, il s'opérait plusieurs miracles au tombeau de saint Baudèle, qui était à Nîmes. Son corps n'y est plus depuis longtemps, et plusieurs églisL's prétendent le posséder , sans qu'on puisse déterminer au juste le lieu oi^i il se garde présentement. On cro\'ait, du temps de Fi'Iler, qu'il y avait une partie de son chef à Paris, dans l'abbaye de Sainte-(leneviè/e. Il y a, en France et en Espagne, un grand nombre d'égli es dédiées sous l'invocation de ca saint martyr. Voy. les Acta sanctorum, Tillemont et Bailh't.
BAUDOUIN (Loms-MAniE) , fondateur et supérieur des Dames Ursulines de Jésus, naquit à Montaigu , dans le diocèse de Luçon, le 2 août 1765, et acheva ses études au séminaire de cette vile, dirigé par les lazaristes. Il aurait voulu entrer dans leur congrégation afin d'être envoyé comme missionnaire chez les infidèles; mais il ne put obt.'nir le consentement de son évêque. En 1792, il fut emprisonné à Fontenai-le Comte, puis il passa en Espagne, où il s'appliqua à so perfectionner dans la science des divines Ecritu:es, des Pèr.'s et de la tradition. Lorsqu'il put rentri'r en France , il se lixa aux Sables-d'Olonne. C'est là que, de concert avec une dame pieuse, ancienne religieuse hospitalière dont il dirigeait la conscience, il conçut le projet d'une société de filles consacrées à honorer le Verbe incarné par la pratique des vœux de religion, et parleur zôli' adonner une éducation chrétienne aux jeunes personnes, surtout dans les campagnes. Le servici! d'un grand nonjbro de paroisses, la direction d'un séminaire dont il avait jeté les premiers fondements , la part qu'il prenait à ladministratiou du diocèse.
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retardèrent longtemps l'exécution de son dessein. Enfin il réussit, avec l'autorisation de l'évêque de La Hochelle , à donner une forme régulière à sa congrégation, connue maintenant sous le nom de Dames Ur-^ulines de Jésus, et qui s'est accrue promptement en peu d'années'. Baudouin est mort le l'ifévrier 1835 , âgé de 70 ans, à Chavagnes, oii il s'était retiré depuis quelques années.
BAUDOUIN (François), naquit à Arras, l'an 15-20. Il fut professeur de droit à Bourges , à Angers, à Paris, à Strasbourg, à Heidelberg. Antoine de Bourbon, roi de Navarre, qui lui avait confié l'éducation d'un de ses fils naturels, l'envoya au concile de Trente pour être son orateur. Henri 111 le fit conseiller d'Etat. Il mour'it bon catholique, le 2i octobre 1573. Le P. Maldonat, jésuite, l'assista à la mort. Baudouin avait été assez lié avec Calvin, et que(|ues-uns de ses écrits se ressentent de cette liaison; mais la lecture de eorgesCassander le dégoûta de la nouvelle secte. Il était versé dans les belles-leitres, dans la jurisprudence, qu'il a, l'un des premiers, traitée avec noblesse, et dans l'histoire ecclésiastique; il est l'éditeur de deux excellents ouvrages : 5. Optati libri de schismate donatistarum; Victoris IJticensis de persecutione vandalica, Paris, 1569. 11 démontre, dans une préface très-estimée , la conformité du schisme des calvinistes avec celuidesdonatistes. Les notes de Baudouin sur saint Optât ont passé, avec celles du savant Gabrie de l'Aubespine , dans l'édition des OEuvres de ce Père, 1631, in-fol. Josejih de Buininek, conseiller de l'électeur palatin, a publié la préface de Baudouin, retouchée et augmenl ''e, Dusseldorf, 1763.
BAUDRANU (BviiTHÉLEMi) , jésuite , né à Vienne en Dauphiné, mort le 3 jui let 1787. Après la suppression de son ordre, il se retira à Lyon, où il composa un grand nombre douvrages estimés des ecclésiastiques et des personnes qui font profession de piété. L'auteur n'y mit jjoint son nom. Ces ouvrages sunt : Histoires édifiantes et curieuses, tirées des meilleurs auteurs, in-12; lAme contemplant les grandeurs de Dieu, avec l'Ame se préparant à l'éternité, in-1-2; l'Ame élevée à Dieu par les réflexions et les sentime7its,pom' chaque jour du mois, en 1 ei 2 vol. in-12; l'Ame éclairée par les oracles de la sagesse, dans les paraboles et béatitudes évangéliqucs , in-12; l'Ame a/fermiedans la foi, ou Preuves abrégées de la religion, à la portée de tous les esprits et de tous les états, in-i2; l'Ame intérieure ou Conduite spirituelle dans les voies de Dieu, in-12; l'Ame sur le Calvaire, considérant les souffrances de Jésus-Clirist et trouvant au pied de la croix la consolation dans ses peines, in-12; l'Ame embrasée de l'Amour de Dieu par son union aux tacrés cœurs de Jésus et de Marie, suivie de la neuvaine, in-12; l'Ame ftd'le animée de l esprit de Jésus-Christ , in-12; l'Ame sanctifiée, ou la Religion pratiquée par la perfection de toutes les actions dr U, rie, iii-12; l'Ame religieuse élnéeàla perfection par les exercices delà vie intérieure, in-12; l'Ame pénitente, ou Le nouveau Pensez-y bien, iii-2V; Gémissements d'une ûme pénitente, iu-12; Jté/lexions, senlimcnls cl
pratiques de piété, sur les sujets les plus intéressants de la morale chrétienne, in-12.
BAUDRY, ouBai-déric, chantre de l'église de Térouane tlans le \i' siècle, né à Cambrai, vivait encore en 1095. Il avait été secrétaire sous plusieurs évêques do Cambrai, et passait pour un homme érudit : ce qui nous reste de ses écrits justifie cette réputation. On a de lui une Vie de saint Gaucher ou saint Gery, évoque de Cambrai. On la trouve dans les Acta sanctorum du mois d'août. Une Chronique de léglise de Cambrai, estimée. Elle a été publiée par Coh'eneere, docteur en théologie de Douai, 1615. in-12. — On l'a souvent confondu avec Baudry, savant et pieux évèquedeNoyon et de Tournai, deux évôchés longtemps unis, mais qui furent séparés après sa .mort, à l'occasion de l'interdit qu'il avait jeté sur celui de Tournai. Le chapitre cathedra! de cette ville envoya des députés à Rome pour obtenir un évêque particulier, ce que le pape Pascal II accorda; mais Baudry mourut avant le retour des déf)utés (1112). On a de ce prélat quatre lettres dans le tome V des Miscellanea de Baluze , et plusieurs Chartres en faveur des églises et des monastères -dont il fut le bienfaiteur.
BAUDRY D'ASSON (Antoine), gentilhomme poitevin, jouissait de revenus considérables lorsqu'il se retira, en 1647, à Port-Royal des Champs , près Paris. Il se fit par humilité le métayer des religieuses et se livra aux travaux de la ferme. Après la dispersion de Port-Royal, en 1662, il alla, avec MM. de Sainte-Marthe et du Cambout de Pont-Chfltr-au, se loger dans une maison du faubourg Saint-Antoine , près de Pojnncourt , et il y mourut au mois de novembre 1668. On lui attribue : Placet pour les abbesse, prieure et religieuses de Port-Royal, contre M. l'archevêque de Paris , Paris, 166i; Lettre à la sœur Madeleine de Sainte-Meltide , (pii avait signé le formulaire et tpii rétracta sa signature, Paris, 166'»-; Lettre à la mère Dorothée, mise abbesse de Port-lioyal par M. l'archevêque de Paris , en 1657; Lettre au P. Annat, jésuite, touchant un écrit qui a pour titre : La bonne fortune des jansénistes , du 15 janvier 1637; Morale pratique des jésuites, nouvelle édition, (Pologne, 1669 et ann. suiv., 8 vol. in-S", par M.M. Baudiy d'Asson, do Pont-CluUeau , de Sainte-Marthe, Ant. Arnaud et Varet.
BAUDUER(.\RNArt)-(îiLLEs),né.\Peyrusse- Massas, diocèse ifAuch , en mars 17*i , occupa la chaire de liiéologic au séminaire d Auch , et s'appliqua ii l'étude de l'hébreu. Il fut curé dans sa ville natale et mourut au mois de mars 1787, ;i V3 ans. On a de lui une nouvelle version des Psaumes de David, en français, faite sur le texte hébreu , Paris, 1783, 2 vol. in-12; la Version de l'tJcclésiasle, faite sur le même texte, avec des réllexions morali.'S et chrétiennes; un Traité sur la question de savoir si l' lùjlise pourrait aujourd'hui, sans inconvénient, faire l'office divin en langue vulgaire: un Plan raisonné d'une collection des monuments ecclésiastiques, rédige selon l'ordre du temps. L'auteur se proposii d'y montrer : 1° quel a clé reiibcijjncmenl
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de l'Eglise depuis les ' temps apostoliques jusqu'au concile de Constance; 2° quelle a été la discipline ecclésiastique, et quelles ont été les mœurs des temps jusqu'à cette époque.
BAUDUIN fDoMiMQUE) , prêlre de l'Oratoire , né à Liège , le ik novembre 174-2 , fut longtemps professeur d'histoire à Maëstricht; mais l'excès du travail ayant afraii)li sa vue, il fut obligé de laisser sa chaire. Il mourut le 3 janvier 1809. On a de Baudu n : Essai sur Vimmortalilé de l'âme, Dijon, 1781, in-12, réimprimé sous ce titre : De l'immortalité de l'homme , ou Essai sur l'excellence de sa nature , Liège , 1805 , in-12; La Reliqion chrétienne justifiée au tribunal de la politique et de la philosophie, Liège, 1788, in-12, réimprimé en 1797; Discours sur l'importance du ministère pastoral , in-8°; Considérations sur les guerres de commerce, in-8°.
BAUER (CiEORnEs-LAunENT), théologien allemand, né vers l'an 1756, s'appliiiua presque exclusivement à l'étude des antiquités bibliques. Il fut d'abord professeur de morale et de littérature orientale à l'Université d'Altdorf, près Nuremberg, et enseigna ensuite la théologie à Heidelberg. On peut voir, dans Meusel, le catalogue de ses ouvrages, qui tous ont pour objet la philologie , la théologie , l'exégèse et les antiquités de la Bible. Bauer mourut en 1806, ûgé de 50 ans.
BAUGE (Etienne de), dit d'Autun, parce qu'il fut fiif évéque de cette ville en 1113, renonça , dans un âge avancé , à son évôché, pour se faire religieuxdans l'abbaye de Cluny, où il mourut saintement entre les bras de Pierre le Vénérable, abbé de ce monastère. Il s'était fait connaître bien avantageusement
[)ar un Traité sur les ordres ecclésiastiques, es cérémonies de la messe et la réalité du Saint-Sacrement , qui se trouve dans la Bibliothèque des Pères. J(^àQ Monteléon, chantre d'Autun, le publia l'an 1517, sous ce litre : Tructalus de sacramento allaris, et lis quœ ad illud variosquc ecclesiœ ministros pertinent. BAUHUIS(le P. Bernard), en latin BauhuiiHs, jésuite , né à Anvers, eu 1575, professa quelque temps les humanités au collège de Bruges, puis il se fit entendre dans la chaire, à Louvain, et dans les principales villes des Pays-Bas. Après avoir mené une vie toute de mortiflcation chrétienne, et épuisé de fatigues , il mourut à Anvers le 25 novembre 102'J. Outre un recueil de Cantiques en tlamand , on a du P. Bauhuis : Epigrammalum libri novem, Anvers, 1615, 1619, 1620, in-12. C'est là que se trouve le fameux vers : Toi libi siinl dotes, Virgo, quoi sidéra cœlo, dans lequel on reconnut la propriété de pouvoir être combiné de 1022 manières, nombre égal à celui des étoiles que l'astronomie avait alors calculées. Erycius Puteanus, ou Henry Dupuy, en fit l'objet d'un livre intitulé : /'roteus Parthenius, unius libri versus, unius versus liber, Anvers, 1627, in-4". Le P. Prestet trouva ce vers susceptible de 3,376 combinaisons, et, selon Jacques BernouUi, les mots dont il se comi)ose peuvent être combinés de 40,327 manières, en négligeant la mesure. BAULDRl (Paul), professeur d'histoire sa-
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crée à Utrecht , né à Rouen l'an 1639 , était gendre de Henri Basnage, père du célèbre Jacques Basnage. Il a donné au public : une édition du traité de Lactance : De morte persecutorum, avec des notes savantes, Utrecht, 1692. Il y justifie plus d'une fois Lactance contre les vaines critiques de Jacques Tollius; il admet l'arrivée de saint Pierre à Rome, attestée ici par Lactance, et contestée si peu judicieusement par la plupartdes protestants. Tout ce que renferme l'édition de Bauldri a passé dans le 2' volume de celle que Lenglet du Fresnoy a donnée à Paris, en 17i8, 2 vol. in-4°. Une nouvelle édition d'un petit ouvrage de Furetière, intitulé : Histoire des derniers troubles arrivés au royaume d'éloqwnce, Utrecht, 1703, in-12; Syntagma kalendariorum, etc., 1706, in-fol. : tout ce qui concerne les différents calendriers est ici rédigé en tables, par lesquelles on trouve facilement à quels jours sont arrivés les événements dont il est parlé dans l'histoire; plusieurs Dissertations répandues dans dilférents journaux. Il mourut en 1706.
BAUME (Pierre de la), évéque de Genève en 1523, se vit chassé de son siège par les calvinistes, en 15.35. Cet évêché fut transféré à Annecy par Paul III, qui nomma La Baume cardinal, et ensuite archevêque de Besançon. Il mourut en ISii.
BAUME (Claude de la), neveu et successeur du précédent dans l'archevêché de Besançon , préserva son troupeau des erreurs de Calvin. Grégoire XIII le lit cardinal en 1578. Il mourut à Arbois, en 1584. Les gens de lettres perdirent en lui un zélé protecteur.
BAUMGARTEN (Jacques-Sigismond), théologien luthérien, naquit le 14 mars 1706 à Wolmirstaedt, petite ville à deux lieues de Magdebourg , oh son père était pasteur. Il reçut de son père sa première instruction , alla étudier à Halle, et s'appliqua principalement à l'histoire ecclésiasiique et aux langues orientales. Après avoir ]iassé par divers emplois, il fut nommé, en 1734, professeur ordinaire de la faculté de théologie à Halle. Des théologiens de cette ville l'ayant accusé d'hétérodoxie, il fut mandé à Postdam où il parvint à se justdier. Sa santé chancelante l'obligea de se démettre de ses fonctions ; il mourut à Halle le 4 juillet 1757. Ses principaux écrits sont : Instructions mr la conduite qui convient au chrétien, ou Théologie morale, Halle, 1738, iii-8" ; Abrégé de l'histoire ecclésiastique depuis Jésus-Christ, Halle, 1742- 1745, 3 vol. in-S" : il y en a une Continuation par le docteur Semler, en un volume. Halle, 1762; Traduction de l'histoire générale publiée en Angleterre par une société de gens de lettres, avac des Notes critiques, Halle, 1744-1756, 16 vol. in-8° ; Primœ lineœ breviarii antiquitatum christianarum, Halle, 1747, 1766, in-8°; Histoire d'Espagne (de Ferreras), avec les additions de la traduction française, Halle, 1753- 1757, 7 vol. in-4° ; Histoire d'Angleterre (do Rapin-Thoiras), trad. en allem. sur l'édition de Saint-Marc, tome I à V, Halle, 1755-1757 ; La Doctrine évangélique, Haile, 1759-1760, 3 vol. in-4°.
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BAUNE (Jacques de La), naquit à Paris en 164-9. Il entra cliez les Jésuites, où il professa ses humanités avec succès, et mourut le 21 octobre 1726, dans la maison professe de Paris. On a de lui des Poésies et quatre Haranqucs latines; un Recueil des omTnges latins du P. Sirmond, Paris, 1696, 5 vol! in-fôl., Venise, 1729, qu'il enrichit de la Vie de l'auteur; Panegi/rici veteres ad usnm Delphini, Paris, 1672, in-l"; réimprimés parles soins de Jean- Henri Arntzénius, Utrecht, 1790, 1797, 2 vol. in-4°.
BAUSSET (Louis-François de), ancien évoque d'Alais et cardinal, naquit le 11 décembre 1748, à Pondichérv, oii son père le marquis de Bausset était placé à la tète de l'administration avec le titre de grand-vo,yer. Amené en France à l'Age de 12 ans, il fut placé par l'évoque de Béziers, son oncle, d'abord chez les jésuites du collège de La Flèche , puis au séminaire de Saint-Suliùce où il fit ses cours de philosophie et de théologie. A peine fut-il ordonné prêtre que M. de Boisgelin, archevêque d'Aix, le nomma son grand-vicaire.
En 1778, il fut envoyé comme administrateur dans le diocèse de Digne sous le titre de vicaire général, et il parvint ^ rétablir la paix dans ce diocèse que divisaient des troubles fâcheux, enfm il fut sacré le 12 juillet 1784évoque d'Alais. Il siégea en cette qualité aux états du Languedoc, et fut un des députés chargés de porter aux. \neds du trône les cahiers des Etats. Les discours, au nombre de sept, qu'il prononça devant le roi et la famille royale, obtinrent les suffrages les plus flatteurs. Bausset assista aux deux assemblées des notables de 1787 et 1788, mais il ne fut point appelé aux états-généraux. Cette assemblée ayant décrété la suppression de l'évêché d'Alais, le prélat crut devoir déclarer par une lettre du 12 juillet 1790, que ce décret ne pouvait briser les liens qui l'attachaient à son église. La même année il envoya son adhésion à l'Exposition des principes sur la constitution civile du clergé par les évoques députés il l'assemblée nationale et rédgée par M. de Boisgelin. Il publia même divers actes • analogues dans lesquels il s'unissait aux
f)ruicipes et aux diHerminations adoptés \)ina majorité de ses collègues. Vers la tin de 1791 il émigra en Suisse, mais il se détermina à revenir à P.iris au mois de septembre 1792. Arrêté et emmisonné, il recouvra sa liberté aitrès le 9 thermidor. Lorsque Pie VII demanda leur démissiiin aux évêques, l'évoque d'.VIais s'cmiiressa d'envoyer la sienne. Le 12 avril 1806, il fut nommé ch.uioine do Saint-Denis, puis conseiller titulaire de l'Université. Après le retour du roi, deux ro.iimis>i()us d'évêques furent forim'es successivement |)our s'ociuper des alfaires de l'I'.glise, et Bausset en fit pailie. On sait du reste que ces deux counuissious curent peu de résultat. Il fut nouimé. le 17 février 1815, président du conseil loyal de l'iustrucliuM publique, et le .'JO mars un dérret di' Napoléon le nomma de nouveau conseiller titulaire di' ri'niversit ■•■ Eu 1815, il fut (ail duc et pair, Cl eu 1816 il entra à rucadéuiio française.
Créé cardinal en 1817, il fut en outre nommé commandeur de l'ordre du Saint-Esprit et ministre d'Etat, après la mort du cardinal La Luzerne. Bausset mourut le 21 juin 1824- : ses restes ont été déposés dans l'église des Carmélites de la rue de Vaugirard, à côté de ceux de La Luzerne et du vertueux abbé Legris- Duval. On a du cardinal de Bausset : une Lettre de M. le curé de...., 1790, in-8°, par laquelle il adoptait l'instruction pastorale de l'évêque de Boulogne, du 2V octobre, sur l'autorité de l'Eglise, où il ajoute quelques réflexions également solides et mesurées sur les nouveaux décrets, et dans laquelle il prend des mesures pour l'administration de son diocèse pendant le schisme ; Réflexions sur la déclaration exigée des ministres du culte par la loi du 7 vendémiaire an IV; Exposé des princijyes sur le serment de liberté et d'égalité, et sur la déclaration exigée des ministres du culte par la loi du 7 vendémiaire an JV, publié avec un avertissement de l'abbé Emery, avec qui il avait conservé toujours des relations intimes, Paris, 1796, in-8" ; Notice historique sur Son Eminencc Mgr le cardinal de Boisgelin, archevêque de Tours, par un de ses anciens grands-vicaires, Paris, 1804, in-12 : cette notice a été réimpr. à la tête des OEuvres de M. de Boisgelin ; Histoire de Fénelon composée sur les manuscrits originaux, Versailles, 1808, 3 vol. in-8° ; 4' édit., Paris, 1823, 4 vol. ln-12, et Besançon, 1830, 4 vol. in-8° ou in-12 : cet ouvrage fut désigné en 1810 par l'institut comme méritant le second grand prix décennal de seconde classe pour le meilleur livre de biographie; Histoire de J.-B. Bossuet, évéque de Meaux, composée sur les manu.icrits originaux, Vavi», 1814,4 vol. in-S"; plusieurs fois réimprimée, in-8° et in-12 : ce second ouvrage eut peut-être un succès moins brillant que le premier; peut-êtie aussi est-il un peu moins travaillé et otfre-t-il plus de longueurs ; mais il n'en est pas moins un beau monument élevé k la gloire d'un grand évoque; Notice sur la vie de l'abbé Legris-Duval, prédicateur ordinaire du roi, en tête de ses Sermons, Paris, 1820, 2 vol. in-12; iVo^ice historique sur Son Km. Mgr de Talleyrand, cardinal de Périgord, archevêque de Paris, 1821, in-8" ; Notice sur M. le duc de Richelieu, (jui lut lue par M. de Pasloiet, dans la séance de la chambre des pairs, du 8 juin 1822, Paris, in-8°. 11 avait réuni une assez grande quantité de matériaux pour une Histoire du cardinal de FIcury, mais ses infirmités l'obligèrent de renoncer à ce travail.
BAUSSET (Pii:uni;-FRANçois-(iAiiniEi.-RvY-
MOND-IgNACE-FeuDINAND de BALSSKT-KoylK-
FOKT , comte de), archevêque dWix , était cimsin du précédent. Il nai|uit à Béziers, lo 31 décembre 1757. \ l'époque de la révolution, il était grand-vicaire dOrli-ans. Il passa eu .Angleterre, d'où H se rendit bientôt en l;alie auprès de son onde, M. de Bausset- Bo(juefnrt, évêque de Fréjus. Il revint en France après la te reur, et fui nommé chanoine h Aix. M. (le Panceuinul, évêcpio de A'anncs, étant niorl. M. de Hausse! fut désigné en 1808 [)our le remplacer. Il envoya sa dé-
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missiDn h M. Amelot, évèquc de Vannes, qui n'avait point donné sa démission après le concordat de 1801 ; mais M. Amelot la refusa. M. de Bausset établit les jésuites à Sainte- Anne d'Auray, dans son diocèse , et il les amena plus tard en Provence, lorsqu'il fut nomnjé à l'archevèi hé d'Aix , en 1817. Ce prélat était membre de la chambre des pairs. Il mourut à Aix le 29 janvier 1829.
BAVON (saint), nommé aussi Allowin, issu d'une famille noble, dans cette partie duBrabant connue sous le nom de Hasban (aujourd'hui Hasbaje , partie du pays de Liège), mena dans sa jeunesse une vie fort déréglée; mais ayant perdu son épouse, il réfléchit profondément sur l'inconstance des choses humaines, et fut épris des sentiments de la plus vive pénitence. Il se retira dans le tronc d'un arbre creux. I! se lit ensuite une cellule dans la forêt de Malmedun, près de Gand, et il ne s'y nourrissait que d'eau et d'herbes sauvages. Au bout de quelque temps il revint dans le monastère de Saint-Pierre de Gand. Saint Floribeit, qui en était abbé, lui permit de se construire une nouvelle cellule dans un bois du voisinage. Bavon y vécut en reclus, uniquement occupé des biens invisibles. 11 mourut le l" octobre, vers le milieu du vn' siècle. Saint Arnaud, saint Floribert, accompa,j,né de ses moines, et Domlin, prêtre de Turliolt, assistèrent à sa mort. Soixante gentilshommes, touchés de son exemple, se consacrèrent aux austérités de la pénitence. Ils filent bàdr à Gand l'église de son nom, laquelle fut d'abord desservie par des chanoines, puis par des leligieux de Saint-Benoît. Le pape Paul 111 sécularisa le monastère .en 1537, à la prière de l'empereur Charles- Quint. Ce prince ayant foit construire une citadelle en cet endroit, transféra le chapitre, trois ans après, dans l'église i.e Saint-Jean, qui depuis ce temps-l;i possède les reliques et porte le nom de saini Bavon. Cette église devint cathédrale , lorsju'en 1559 Paul IV érigea un évôclié h Gand, sur la demande que lui en fit Philippe II, roi d'Espagne. Saint Bavon est patron de cette ville. Voy. sa Vie, écrite dans le viir siècle, Ap. Mabil. sec. 2. lien. Surius a donné une autre Vie, qui n'a i)as la même autorité. Elle est de Thierry, abbé de Saint-ïrond , qui florissait dans le xir siècle. Nous avons aussi une histoire en trois livres, des miracles opérés p.ir l'intercession du saint. Voy. ])armi les modernes, Lecointe, ad ann. Gt9; l'agi, Crit. in Baron, ann. 631, n. 13; la Batavia sacra, p. 27 ; Sanderus, Rerum Ganclav. l. iv, p. 24.1, et I. V, p. 380, où l'on trouve l'histoire de l'église de Saint-Bavon , aujourd'hui catliédrale. Voy. aussi le P. Périer , l'un des continuateurs de Bollandus, tom. I, octob. a p. 198 ad p. 303.
BAXTKU (RrcHARD), né en 1615 à Rowton, dans le comté de Shrop , théologien anglais, non conformiste, chapelain t.u roi Charles 11, refusa i'évéché d'Héréfort que ce prince lui offrait. Il mourut en 1691. Il a 's'ssé des Serinons, une Paraphrase sur le l\louceau Testament, et d'autres livres pleins de chaleur.
Burnet l'estimait beaucoup, mais l'on sait que l'enthousiasme de secte était un granJ mérite [très de ce savant, qui en avait lui-même beaucoup.
BAYER (Théophile-Sigefroi), petit-fils de Jean Bayer, habile mathématicien, naquit en 169i. Son goût pour l'étude des langues an ciennes et modernes le porta à apprendre môme le chinois. 11 alla à Dantzig, à Berlin, à Halle , à Leipzig , et en plusieurs autres villes d'Allemagne, et fit partout des connaissances utiles. De retour à Kœnigsberg, en 1717, il en fut fait bibliothécaire. 11 fut appelé en 1726 à Pétersbourg, où on le nomma professeur des antiquités grecques et ron)aines. Il était sur le point de retourner à Kœnigsberg lorsqu'il mourut à Saint-Pétersbourg en 1738. On a de lui un grand nombre do Dissertations savantes , principalement sur des monnaies anciennes et des inscriptions curieuses. Son Muséum s inicum, imprimé en 1730, 2 vol. in-8°, ouvrage d'une érudition singulière, montre dans son auteur beaucoup de sagacité. Son Historia congreqationis cardinalhim de propagandapde, 1721, in-4-°, décèle contre l'Eglise catholique une haine poussée si loin, que les protestants mêmes en furent indignés.
BAYLE (Pierre). Cet écrivain a exercé une influence si étendue et si incontestable sur l'état religieux de la société, en érigeant le doute en système, et en propageant l'inditlVrence en matière de dogmes révélés, que sa place devait se trouver dans un Dictionnaire où , avec les théologiens orthodoxes, figurent les hérétiques et les sectaires célèbres. Pierre Baylc naquit au Cariât , petite ville du comté de Foix, en 1()47. Son père lui servit de maître jusqu'à l'jlge de 19 ans , et réleva dans le calvinisme. Il l'envoya ensuite à Puylaurens , où était une académie de sa secte. Le curé de celte ville, aidé de quelques livres de controverse que le jeune philosophe avait lus, lui fit abjurer le [irotestantisme. Dix-sept mois après il retourna à son ancienne communion. Un édit du roi, peu favorable aux relaps, l'oldigea de sortir de sa pairie. II se réfugia à Coppet, petite ville de Suisse, près de Genève , où il se chargea d'une éducation , et d'où il sortit quelque temps après. La chaire de jihilosophie de Sedan s'étant trouvée vacante en 1675 , Baylo alla la disputer, et l'emporta sur ses concurrents. Ses succès dans ce poste ne furent point équivoques; mais l'académie de Sedan ayant été supprimée en 1C81, Bayle se vit obligé de se retirer à llotteidam. On érigea en sa faveur une chaire de professeur de philosophie et d'histoire. Il en fut destitué en 1696, par les cfTorts de Jurieu, ministre protestant, assez connu par ses prophéties et son fanatisme. Cet enthousiaste avait quelques sujets de ressentiment contre le philosophe, et celui-ci avait eu l'imprudence de lui donner les moyens de se venger; car il n'était pas difficile de faire comprendre aux réfoîinés que Baylc était un ennemi de toutes les communions; ses écrits en fournissaient des preuves multipliées. On prétend cepen •