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générale, ou Exposition raisonnée des éléments nécessaires du langage, 17G7, 2 vol. in-8° , est le fruit d'un esprit égaleaient profond et méth dique. Sa traduction des Histoires de Salhisle, aurait eu l'approbation de tous les gens de goût, sans des innovations en fait d'orlhograplie, qui en rendent la lecture exfrômement désagréab'e. Ce petit moyen de se faire remarquer, était audessous de M. Beauzée, et l'on ne conçoit pas comment il a pu se résoudre à remployer. La traduction de l'Optique de Newton, publiée en 178G, a réuni tous les sutfrases. Quoiqu'il paraisse q'i'il n'en soit que l'éditeur, on ne peut guère douter qu'il n'ait eu grande part h cette traduction. Les libertés q e le traducteur s'est données étaient convenables et nécessaires. On a encore de lui une Histoire d'Alexandre le Grand, trad. do Oui te-Curce, 178-2, 2 vol. in-12, retouchée, 1789, et plusieurs fois réimprimée. Elle réunit l'exactitude et l'élégance. La juste indignation qu'il conçut contre un abbé Valart qui avait déiiguré 1 1 coirompu le précieux livie de Imitatione Christi Vongn^ea. àrétab'ir ie texte ] rimitif, et à on donn r une très-belle et correcte édition en 1787, à Par s, chez Barbon. Son dernier ouvra e fut une nouvelle édition du Dictionnaire des Synonymes français du P. de Livo.y. Il avait donné dès 1770 luie édition des Synonymes français de l'abbé Girard. On a enco e de lui : Exposition abrégée des preuves historiques de la religion chrétienne, in-12, et plusieurs articles de grammaire dans l'Encyclopédie.
BEAVEK Jean), moine bénédictin de l'abbaye (le \. estiuinster, connu aussi sous le nom de BiiVEu, et sous les noms latins de Fiber, Fibirius , Castor, Castorius, vivait vers le commencement du xiv' siècle. Il composa un Chronique des affaires d'Angleterre, depuis l'invasion de Brutus j squ'à son temjis, et un livre iniitulé : De rébus cœnobii Wcstmonasteriensis. Plusieurs écrivains anglais ont cité avec éloge ces deux jiro iuctions qui ne paraissent i as avoir vu le jour. — 11 existe un autre auteui' du même nom, moine de Saint-Alban, qui lit fjuel()ues Traités trop peu estimés pourciu'on ait à regretter qu'ils n'aicnl p iiit été non |)1ms imprimés.
BEBEL ou BEBELIUS (Henri), naquit à Justinr^en en Souabe, d'un laboureur. Il fut fait professeur d'éloquence dans l'université de Tubingeii, oiJ il répandit In goût de la bonne latnùié. L'enijicieur Maximilicn I" l'honora de la coiu'onne de poète en 1501. Nous avons tie lui des poésies sous le litre d'Opusciila lieheliana , \s. Slra'^bourg, 1513, in-'i-°. Ses vers | araissent le fruit d'une iuuigination fleurie. On a en(^oic de ini un trait('ï De animarum statu post solutioneni a corpore, dans le recueil latin sniMclte matière, Francfort, 161(2, 2 vol. ; et un autre De magistralihus ltomanorum,où il y a de l'érudition et des rerherches. — Il no faut |ia> locnnfondreavoc Ballliasar Bkiu.i., (juiadunné/^/.o'r^/n'oHcv/r lie theologiugentili ex nummis itluslrata, Witteniierg, 1658, in-'i-"; Erclesia untediluriana vera et falsa, ex antiquiCatibus mosaicis cruta,
Strasbourg, 1706, in-4° ; Antiquitas IV swculorum evangelicorum , Strasbourg , 1669, 3 vol. in-i" ; Antiquitates Germaniœ pritnœ, et in hac Argentoratensis Ecclesiœ evangelieœ, Strasbouri, 16G9, in-4.°.
BECAN (Martin), professeur de philosophie et de théologie chez les Jésuit s, confess ur de Ferdinand II, naquit à Hahilvarenbeck (Brabant), et mourut à Vienne on 1624, Agé de 65 ans. On a de lui une Somme de théologie, in-fol.; dos Traités de coiitrnverse, une solide réfutation de l'ouvrage du schismatique de Dominis , et plu^iours autres écrits. Celui qui est le plus lu et le plus généralement utde, est VAnalogiaveleris e.tnovi Testamenti, vol. in-8°, ûi^ l'on montre les rapports de l'Evangde avec l'ancienr.e loi, et cet enchaîn'inent admir ble, qui réunit tdutos les vérités révélées dans un seul corps de doctrine, parfaitementd'accord et conséquent dans toutes ses parties. On a donné la collection de ses ouvrages de controveise, à Mayence, 1633, 2 vol in-folio.
BECCADELLI (Louis), naquit à Bologne, en 1502, d'une fimille noble. Après avoir fait ses études à Padouo, il se tourna du côté des affaires, sans cependant abandonner les lettres. Il s'attacha au cardinal Polus, qu'il suivit dans sa légation d'Espagne. Bientôt il fut envoyé lui-même en qual.té de légat à Venise et à Augsbourg, après avoir assisté au concile de Trente. L'archevêché d ■ Ragusc fut la récompense de ses travaux. Cosme I", grand duc de Toscane, l'ayant chargé en 1563 de l'éducation du prince Ferdinand son fils, iL renonça à cet anhevôché sur l'espéiance d'obtenir celui de Pise ; mais son attente ayant été trompée, il fut obligé de se contenter delà prévôté de 1 ! collégiale de Prato, où il linit ses jours on 1572. Ses principaux ouvrages sont : la Vie, en latin, du cardinal Polus, que Maucroix a traduite en français [Voy. Poi.us et Phillips); et elle do Pétrarque, en italien, plus exacte que toutes c '1les qui avaient paru jusqu'alors. Ce prélat était en relation avec presque tous les savants de son temps, Sadolet, Bembo, les Manucos, >'archi, etc.
BECCHETl (Philippe-Angélique), évêque de Cilta délia Pieve, dans le Pérugin, né en 17V3, mort on J81V à 72 ans, avait été dominicain, et fut un dos premiers évè(jues nommés [lar le |iape Pie VII on 1800. On a de lui une Continuation de Vflisloire ecclésiastique d'Orsi, 2!) vol. in-4-". La conduite do Beccheti dans les derniers troubles qui aflligèront l'Eglise, n'avait pas été oxenipte de reproche ; mais il eut le bonheur de reconnaitro ses torts avant de niourr, et de rétr;»cter son serment, ainsi que tout ce qu'il avait |)ii faire ou écrire de conliaire auxdroits du sainl-sii'ge.
BKCHiyr Antoine), chanoine d'Usez , est auienr de l'Histoire au cardinal Martinusius, pnblii'O à Paris, in-12, 1715, ouvrage ploin iriiiexactitiidos ; souvonl il no fut que r'opior f'Ioiirv, 'pii lui-même a coiné de 'l'Iiou, v[ ce dernier a écrit sur de mauvais mémoires presque tout ce qu'il rapporte do ce car-