‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 112 sur 228 · BED · texte numérisé non relu

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dinal. On a encore de Béchet une traduction des Lettres du baron de Busbec. Il mourut en 1722, à 73 ans. Il était de Clermont en Auvergne.

BECK (l'abbi^ Fra>'çois-He\fi'i , né le 1" mai 1740 à Ville, en Alsace, fut nommé en 1765 professeur de philosophie au collège royal de Strasbourg, et, trois ans après, principal au collège de Met^. En 1772, l'électeur de Trêves, le prince Clément de S ixe, l'attira auprès de lui, en lui faisant un traitement honorable. L'abbé Beck prouva son attachement à ce prince , en refusant des projiositions avantageuses qui lui étaient faites ; de son côté l'électeur lui accorda toute sa confiance et le choisit pour son confesseur. Ce fut par ses conseils que l'archevêque de Trêves montra de l'opposition pour les plans de JosephlI.La dénonciatiDU dii Febronms delîontheim, qui fut faite en 1775 à l'assemblée du clergé de France et h la Sorbonne, étail due à l'abbé Beck, qui tint plus tard la plume dans la correspondance de l'électeur avec son suffragant, après l'approbation que celui-ci avait donnée à l'Essai sur laprophétie d'Emmanuel, par Isenbeelh. En 177(j, il fut nommé à un canonicat à Trêves, et deux ans après à un canonicat de la cathédiale d'Augsbourg ; mais Je chapitre et le conseil aulique de Vienne apjiortèrent des obstacles à cette dernière nomination, et Joseph II, qui ne pardonnait pas à Beck sim uitluence sur l'es rit de l'électeur, lui donna l'exclusion. L'abbé Beck eut occasion de voir, en 1779, l'archevêque janséniste d'Ulrecht, qui lui avoua ses relations avec des membres du clergé de la cour de Vienne. En 1781, l'électeur le nomma conseiller intime et grand-vicaire d'Augsbourg, et Pie VI lui conféra le titre de prélat de sa maison. L'abbé Beck fut chargé de complimenter le pape à son passage parAugsbourg. Il (it, peu de temps après, un voyage en Alsace, pendant lequel des intrigu s de cour le desservirent auprès de l'électeur, et alors il se décida à retourner dans sa patrie. Il vint s'établira Strasbourg, à la fin de 1782, et l'année suivante il permuta son canonicat de Trêves contre une prébende de la cathédrale de cette ville. Au commencement de la révolution, il s'occupa de la translation du grand chapitre à Ollenbourg, et continua de desservir sa prében le jusqu'à ce que les biens du chapitre furent donnés au grand duc de Bade. Il se retira alors avec une pension à Ribeauvillié, près Colmar, oii il avait des parents. L'abbé Beck se faisait aimer et esùmer par la gravité de ses mœurs, les agréments de sa coiiv>Tsation, son esprit de charité et son savoir. 11 avait été lié avec Feller, l'abbé Pey, les nonces du pape à Cologne, et d'autres i)eisoiinages émineuts ; il mourut le 13 janvier 1828, dans sa 88' année.

BECiv (Chiîèïien-Daniel), théologien, littérateur, philologue et historien, né à Leipzig le 22 janvier 177'J, mort à Dresde à la lin de 1832, obtint la chaire de Lttéiatuie grecque et latine dans cette ville, et fut chargé de la censure des livres nouveaux en qualité de coaseiller aulique du roi de Saxe.

Parmi ses compositions relatives à la théologie on cite ses Commentarii historiri decretorumreligionis christianœ et formulœ Luther, 1801, ouvrage protestant qui vise à l'érudition. Entre les autres publications de Beck, on distingue ses éditions de Pindare, d'Apollonius, lie Calpurnius et d'Aristophane ; son curieux Programme sur les études historiques et arehéolofjiques: son Introduction à la connaissance de l'histoire de l'univers et des peuples, 1787 et 1806, k vol. in-8°. Il rédigeait le Répertoire général de la littérature nouvelle et étrangère, depuis 1819.

BECKET.T'oî/. saint Thomas deCan'orhérv.

BECQUET (Antoine), célestin bibliothécaire de la maison de Paris, mort en 1730 à 76 ans, publia l'Histoire de la congrégation des célestins de France, avec les éloges historiques des hommes illustres de son ordre, en latin, in-l°, 1721. Il savait beaucoup d'anecdotes littéraires, et il les communiquait avec plaisir.

BED A (Noël), principal du collège de Montaigu, et syndic de la faculté de théolog e de Paris, naquit en Picardie. Il publia une critique des Paraphrases d'Erasme, 1526, in-fol. Ce savant lui lit une réponse aussi emportée que la critique, et lui reprocha d'avoir avancé 131 mensonges, 210 calomnies et 47 blasphèmes. Béda fit ensuite des extraits des ouvniges d'Erasme, les dénonça à la faculté, et vint à bout de les faire censurer. Ce fut lui qui empêcha la Sorbonne d'opiner en faveur du divorce de Henri VIII, roi d'Angleterre. Son opinion était la meilhure, mais il y mit trop de véhémence ; et conune il lui échappa des expressions injurieuses au gouvernement, le parlement di- Paris le condamna à faire amende honorable devant l'église de Notr. -Dame, poir avoir parlé contre le roi et contre li vérité. Il fut ensuite exilé à l'abbaye du Mont-Saint-Michel, où il mourut en 153tj. Béda a écrit un traité. De unica Magdalena, Paris, 1519, in-i% as>ez bon ouvrage où il soutient l'opinion la plus vraisemblable sur ce point de critique, contre l'écrit de Le Fèvre d'Etaples, et de Josse Clicthoue. Voy. Mapeleine. Douze livres contenant le Commentaire du premier, et plusieurs autres ouvrages qui sont marqués au coin de la barbarie ; on y remarque du zèle et de bonnes intentions, mais trop d'aigreur. Son latin n'est ni pur ni correct.

BÈDIi lie vénérable), naquit en 673 dans le territoire du monastère de Warmouth, aux contins de l'Ecosse, où il fut élevé dès l'âge de 7 ans. Il s'adonna aux sciences et aux belles-lettres. Il apprit le grec, la versification latin.', l'arithmétique, etc. Il fut ordonné prcMre à l'âge de 30 ans, et ce fut depuis qu'il s'appliqua à écrire, principalement sur l'Ec.'iture sainte. Il mourut étendu sur le pavé de sa cellule, en 735, âgé de 63 ans. On a imprimé ses ouvrages à B;lle et à Cologne, en 8 vol. in-fol. qui se relient ordinairement en k. Us sont rédigés avec un choix et une netteté qu'on doit regaider connue un prodige pour son temps. Le plus connu est l'Histoire ecclésiastique des Anglais,

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dopuis l'entrée de Jiilps-Gésar dans ladrande- Bretagne jusqu'à l'an 731, imprimée séparément à Cambridge, 164.'+, in-fo). Elle manque de critique et d'exactitude, et on ne peut guère la consulter que pour ce qui s'est passé sous ses yeux. Ses autres ouvrages sont des Commentaires sur l'Ecriture sainte, qui le plus souvent ne sont que des passages des Pères, mais recueillis avec goût et beaucoup de iméthode ; Martyrologium heroico carminé, dans le tome X du Spicilége de D. d'Aclieri, et avec les add tions de Florus dans le II" tome du mois de mars des Acta s'j-nclorum. Son livre des Six âges du monde lui suscita des liaca'^series , )iarce qu'il avançait que Notre-Seigneur n'était pas venu au monde dans le 6° Age^ Bède daigna faire son apologie, et soutint que l'opinion qui bornait la duiée du monde au 0' millénaire, n'était pas l'ondée. Le P. Petau, dans ses Notes sur saint Epiphane, a relevé plusieurs fautes chronologiques de Bède, et le jésuite Purulich, dans une dissertation imprimée à Tyrnau en Hongrie, a réfuté solidement son opinion touchant le jour de la mort de Jésus-Ghrist qu'il plaçait au 1.5 de la lune, un vendredi selon liii," et le lendemain de la Pàque, au lieu que le vendredi tombait cette année au 14., jour de la Pàque. Le style de Bède est peu éloquent et sans élévation, mais il est très-eslimnble jiour le temps où il vécut. « On chercherait en vain dans ses livres, dit un auteur, les ornements delà rhétorique; on y trouve en récompense beaucoup de précision et de clarté; il y règne une aimable simplicité, avec un ton de franchise, de piété et de zèle qui intéressent le lecteur. La candeur et l'amour do la vérité caractérisent! ses livres liistoriques; et si l'on dit qu'il a porté quelquefois la crédulité trop loin, on doit au moins convenir qu'aucune personne judicieuse ne révoquera jamais en doute sa sincérité. Dans ses Commentaires, U s'est souvent conlenté d'abréger ou de ranger dans un ordre métliodi-que ceux de saint Augustin, de saint Ambroise, de sa^nt Jérôme, de saint Basile, etc. 11 n'en a point agi de la sorte pour éviter le Iravad, ni par défaut de génie, comme l'ont prétendu quelques modernes. Son but était de s'attacher plus étroitement à la tradition, eu interprétant les livres saints. Dans ce que les Pères avaient laissé à fair.', il suit toujours leurs principes, de jieur de s'écarter de la tradition dans la moindre ch«se. Les meilleurs juges avouent f|ue dans les morceaux qui sont entièrement de lui, il no le cède (loint en solidité et en jugement aux plus habiles d'entre les Pères. » Les Commentaires qu'il a laits sur les prophètes sont peidus. On lui al(iil)uedes ouvrag(>s qui ne sont pas de lui ; tels que CoUectanrn, Flores, iei vies des saints Arnou'd, Culoiubaii et P.itrici'. — 11 ik; faut pas le coidVmdrc avec un autre BiS;DE plus ancien, inii était moine de Lindisfarno.

BKDliLL (dtn.i.AUME), évèqne cl Ihéo) gii^u ai)glic;ui, ii(' à HUick-Nolicv d/ins ta piovuice d'Essex en 157U, suivit eu IW*, en

qualité de chapelain sir Henri Wotton, envové en ambassade près de la répuLîiquede Venise par le roi Jacques. C'est là qu'il se lia avec le fameux Fra Paolo, qui lui apprit l'i'alien, et à qui il donna lui-même des leçons de théologie. Fra Paolo lui lit plusieurs présents à son départ, entre autres des manuscrits de son Histoire du concile de Trente, àb y Histoire de V interdit, et de celle de V Inquisition. Bedell se lia aussi aveo Antoine de Dominis, évêque de Spalatro, qui lui confia son livre De repuhlica ecclesiastica, que Bedell corrigea et lit ensuite imprimer à Londres. Après son re'ourà Londres, il fut nommé rainis're de Horingsheath, vers 1615, et prévôt du collège de la Trinité de Dublin, en 1627. En 1629, il obtint les évêchés réunis do Kilmore et d'Ardagh, et il mit beaucoup d'activité à réformer les nombreux ahus qui s'étaient introduits dans ces tleux diocèses. Il forma le prf)jet de rappro'cher les luthériens des calvinistes, et parvint à réunir plusieurs autres communions à la religion dominante. Dans les troubles qui désolèrent l'Irlande, il se vit constamment respecté, et sa maison devint l'asile d'un grand nomb''e de malheureux. Invité à les éloigner de s? demeure , il s'y refusa en déclarant qu'il voulait partager leur sort, et on l'enferma avec ses enfants dans le château de Clougliboiigiiter. Il fut échangé trois semaines après; mais il ne put survivre au spectacle des malheurs qu'il avait sous les yeux; il mourut le 7 février 16'i.2. I! avait comi)Osé plusieurs ouvrages dont les manuscrits se perdirent pendant les troubles d'Irlande. Sa traduction latine de VHistoire de l'interdit de Venise, parut à Caml)ridge en 1626. Une traduction de la Bible, qu'il fit faire en irlandais, fut aussi imprimée en 1686, in-?i.%])our l'Ancien Testament, et en IfiîH), pour toute la Bible.

BEDERIC (He\ri), moine anglais de l'ordre de Saint-Augustin, surnommé de Bury, parce qu'il était né à Saint-Edmund's Burv dans le comté de Suffolk,florissait vers l'an' lîiSO. Il étudia dans dilférentes universités et fut reçu docteur de Sorbonnc dans celle de Paris. I! obtint de grands succès dans la cliaire, et fut nommé provincial de tous les couvents de son ordre eiï Angleterre. On a de lui plusieurs ouvrages, entre autres : Leçons sur le Maître des Senteiices, Pierre Lombard, en quatre livres; Questions Iht'ologiques; Cours de sermons pour toute l'année.

BEDETTI (Mauieiv), arrliidiacre d'Ancône, né d.ms cette ville le 10 jiun 1774., mort le 16 juillet ISt.l, ilébutadaiis la carrière ecclésiastiipiecn occujant une chaire d'éloquern ce, dans hupielle il s'applicpiail eiiciire plus h lornier les jeunes gens à la iiii'h'. qu'aux lettres. En 1798 le séminaire fut clian.:é en caserne, (>l Bedetti dut attendre des temps plus heureux. Les évè(]ues d'Ancône lui donnèrent successivenient des témoignages marquants dcleur estime. L'abbé Redetti ranima le culte (le saint Cyriaque. riatron d'Ancône, culte que 1,1 cr-itiipie outrée ..'e Papebrnch av. lit all'adili. B.irnni et lui jirouvèrenl t^^'•^bieii que le suint avait été évoque d'Ancône

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