‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 113 sur 228 · REF · texte numérisé non relu

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et martyr. C'est u Bedetti qa on dut le rétablissement de la coll(''giale de Sninto-Mnrie et de Saint-Rocli. Une chaire d'histoire ecclésiastique fut érigée au séminnire pour lui, et en 1831, il fut nommé archidiacre de la cathédrale. Dans ces fonctions, il s'occupa beaucoup de la conversion des juifs, qui sont nombreux à Ancône. Bedetti était lié avec plusieurs hommes distingués , notamment avec l'abbé Baraldi, et il inséra plusieurs articles dans ses Mémoires de religion et de littérature. De plus on a de lui des épigraphes latines, des leçons sur ce genre, des opuscules religieux et littéraires, et un Cours d'histoire ecclésiastique. On trouve une Notice sur l'abbé Bedetti dans la Continuation des mémoires de rctigion, do Miidèue : elle est de M. Peruzzi, chanoine do Ferrare et président de l'université de cette ville.

BEr.AULT (l'abbé), chanoine et archidiacre de Nîmes, eut l'avantage d'être formé à l'art de la prédication par lo célèbre Fléchier. 11 prêcha avec succès à Paris, à Nimes, à Montpellier, depuis 1683 jusqu'en 1712. On a de lui 3 volumes in-12 de panégyriques et sermons sur les mystères, avec des discours de morale, des discours académiques, des compliments et des lettres. Les deux volumes furent imprimés à Paris en 1711, le troisième en 1717 , et enfin les deux derniers volumes parurent en 17:2.3. Les sermons de ce prédicateurfontpartiede la Collection des orateurs sacrés, publiée par M. l'abbé Migne.

BEIEU, plus connu sous le nom de Hartinannus Beyerus, né h Francfort-sur-le-Mein en 1516, étudia ;i Wittenberg, où il fut élevé dans les sentiments de Luther qu'il connut particulièrement. On le choisit pour être ministre ilans son pays, oii il mourut le 11 août 1577. C'était un lionirtll simple, mais qui ne manquait pas d'érudiiim. 11 laissa, entre autres ouvrages , des Commentaires sur la Bible, et Quœstioncs Sphœricœ.

BEKA (Jean), chanoine de l'église d'Dti'echt,mort l'an 1346, est autour d'une Chronique do cette église depuis saint Willibrod, son premier évêque, jusqu'à l'an 13'f5, continuée par Sulîridus Pétri, jusqu'à l'an 1374, publiée par Bernard Furiiier, Utrecht, 1612, in-V; Francfort, 1621), in-fol., et ensuite par Afnold Buchelius, L'trecht, 16'i.3, in-fol.

BERKER (BALTHASAR),né à Warthuisen, dans la province de ' :roningue,en 163'i-, fut ministre lans difT' rentes églises, et mourut à Amsterdam en 169S. Son Monde ensorcelé, traduit du flamand en français, 4 vol. in-12, 1694,'le fit dépouiller de la place de ministre dans cette ville. Ce livre, diffus et ennuyeux, est fait pour {trouver qu'il n'y a jamais eu ni possédé, ni sorcier, et que les diables ne se mêlent pas des affaires des hommes, et ne p(>uvent rien sur leurs personnes. Benjamin Binet réfuta solidement cet ouvrage dans son Traité des dieux du paganisme, iii-12, que l'on joii:t souvent à l'ouvrage de Bekker. On a encore de lui : des Recherches sur les Comètes, in-S'; la sainte Théologie; Explication ' de la prophétie de Daniel, etc.

BELHOMME (domHuMBEBT), bénédictin de

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Saint-Vannes et de Saint-Hidulphe, professeur de philosophie et de théulogie, ensuite abbé de Moyen-Moîltier, naquit à Bar-le-Duc en 1653 j et mourut en 1727. 11 fit rebâtir son abbaye, l'orna d'une bibliothèque choisie avec s;oût, et en écrivit l'Histoire en latin. BELIN (dom Albert), religieux bénédictin, naquit vers 1610 à Besançon d'une famille de rObe, prononça ses vœux dans l'abbaye de Faverney le 19 décembre 1630, et se distingua dans la prédication. Ses sup;'>rieurs l'envoyèrent à Paiis, et il s'y servit de son ascendant sur ses confrères pour faire élire prieur de la Charité un des fils de Colbert. Plus tard ce ministre le fit nommer à l'évèché de Belley; il mourut en 1677 , laissant plusieurs écrits, savoir : Les emblèmes eucharistiques, Paris, 1647, in-8" ; Les solides pensées de lame, Paris, 1648, in-12; Les aventures du philosophe inconnu en la recherche et invention de la pierre philosophale, divisées en quatre livres, au dernier desquels il est parlé si clairement de la maniire de la faire, que jamais on n'en a parlé avec tant de candeur i Paris , 1664, in-12 ; 1674, in-12, ouvrage curieux dirigé contre les alchimistes; Preuves convaincantes des vérités du christianisme, Paris, 1666, in-4°; Traité des talismans, ou Figures astrales , dans lequel est montré que leurs effets et vertus admirables sont naturelles ; ensemble la manière de les faire et de s'en servir avec pro fit, Vàns (S' édit.), 1671, in-12.

BELIN (dom Alphonse), frère ou parent de dom Albert, bénédictin de l'ordre de Cluni, paraît être venu dans le Nivernais pour y travailler à la conversion des calvinistes. U se fixa au monastère de la Charité-sur-Loire, 01^ il y avait beaucoup de ces hérétiques, ainsi que dans les villages voisins, et fut élu prieur claustral, et graud-vicaire du prieuré et do ses dépi^ndances. Il est .mtiur de l'ouvrage suivant : La vérité de la religion catholique, apostolique et romaine, et la fausseté de la religion prétendue réformée des calvinistes, etc.,Nevers, 1683, in-12 de 287 pages.

BELKNAP (JÉRÉMiE),t iéologien et pasteur américain , né à Boston le 4 juin 1744, fut pasteur de l'église presbvtérienne^ de celte ville. On a de lui : Histoire de F\'ewhampskirc, 3 vol., 1784 à 1792; Biographie américaine, tome l", 17:4; tome H, 1798, restée incomplète; Le Garde-forét , co\)ie,m-i'2; plusieurs Sermons imprimés séparément; des L'ssais sur le commerce des Américains et sur la Hberfé civile et religieuse. Jérémie Belknap mourut en 1798.

BELLARMIN (Robert), néàMonfe-Pulciano en 15V2, se fit jésuite à l'âge de 18 ans. Sa société le chargea d'enseigner la tliéologio à Louva'n. On dit qu'il prêchait aussi dans cette ville avec tant de succès, que les protestants venaient d'Angleterre et do Hollande pour l'entendre. Apiès 7 ans de séjour dans les Pnvs-Bas, il retourna en Italie. Grégoire XIII le choisit pour faire dos leçons de controverse dans le collège qu'il venait de fonder. Sixte V le donna ensuite, en qualité de théologien, au légat qu'il envoya en

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France l'an 1590. Clément VIII le fit cardinal 9 ans après, et aichevôqiie de Capoue le 21 avril 1602. Paul V, ayant voulu le retenir auprès de lui, Bellarmin se démit de son archevêché, et se dévoua aux alfaires de la cour de Rome jusqu'en 1621. Il mourut la même année, au noviciat des Jésuites, où il s'était retiré dès le commencement de sa maladie. (Irégoire XV alla visiter le cardinal mourant nui lui adressa ces paroles : Domine non sum clignus, ut ivtres, etc. Paroles qui marquent jiasqu'h quel point le cardinal Bellarmin portait son respect pour le vicaire de Jésus-Christ. Il n'y a point d'auteur qui aitdéfendu plus vivement la cause de l'Egiise, et les prérogatives de la cour de Rome. Cependant il n'avait pas sur le domaine temporel le seniment ordinaire des ultramontains de son temps; il rejetait abso'ument le domaine direct, mais il soutenait l'indirect, avec un zèle qui lui faisait envisager comme hérétiques, ceux qui ne l'admettaient pas. Ce savant cardinal a enrichi l'Eglise de plusieurs ouvrages. Le plus réjiandu est son Corps de Controverses. C'est l'arsenal où les théologiens catholiques ont puisé leurs armes contre les hérétiques. Parmi les controversistes, il en est peu qui aient fait autant de peine aux protestants. La plupart des théologiens de celte communion lui ont répondu. Presque tous ont avoué qu'il proposait leurs dilhcultés dans leur force; et quelques-uns, qu'il les détruisait mieux qu'aucun autre écrivain catholique. Son style n'est ni pur ni éli'gant; mais il est serré, clair, précis, sans cette sécheresse baibare qui ilétigure l.i plupart des scKolastiques. S'il était venu de notre temps, sa critique eût été plus sûre ; il n'aurait point cité d'auteurs apocryphes, et aurait un peu mieux distingué ce qui est véritablement dogme, d'avec ce qui peut être rangé paimi les opinions. La meilleure édition de ses Controverses, était celle de Paris, qu'on ap|>olle des Tria lelphes, k vol.in-fol. avant qu'on eiU celle de Prague, 1721, aussi en 4 vol. in-folio. Ses autres ouvrages ont été publiés à Cologne, 1619, 3 vol. in-fol. On y trouve son Commentaire sur les Psaumes; SCS Sermons ; un Traité des {'écrivains ecclésiastiques, imprimé séparémi'iit en 166.3, in- 4", un autre sur l'autorité temporelle du Pape, contre Barclay, à Rome, 1610, in-8°; trois livres Dti gémissement de la Colombe, pleins de l'onction d'une morale persuasive et attendrissante; De asrensu mentis in Deum, fruit d'une ph loso|)liie solide et profonde : les écrivains les plus illusircs du xviii' siècle, entre auties Bull'(in,en ont cité des passages intéressants; un écrit .sur les Obligations des évéques, dans lequel il les fait tremljler pour leur salut, d'apies des pass ges de S. Cbrysnstome et de S. Augustin, et une (irammaire hébraufue. Il est aussi auteur de (piclques hymnes, parmi lesquelles on distinguo celle que l'Egnse a a loptéc pour la fête de sainte Ma eleine : Pater superni luminis, etc. On a un recueil de ses le 1res in-8",<l sa Vie Irùduite en français, de l'italien de Jac(pies Fuligati,lG2o,in-8°,et une en l'raugais, Nancy,

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1709, in-'i.°, parle P. Nicolas Frizon, jésuite» un peu ditîuse, mais écrite d'une manière intéressante.

BELLATI (Antoine-François), jésuite et célèbre firédicateur italien, né à Ferraro en 1665, se livra à la prédication, et obtint les ]ilus brillants succès dans les princ'ipales chaires d'Italie. La faiblesse de sa santé l'obligea d'y renoncer de bonne heure. Il se retira à Pla sance, où il fut élu, en J712, recteur du collège. Il mourut le 1" mars 174-2. On a recueilli ses ouvrages en 4- vol. in-4°. On y trouve des Sermons, des Traités de morale, des Exhortations domestiques, des Lettres, etc. Le P. B llati est dans son genre un des meilleurs écrivains italiens du xvin* siècle.

BKLLECiZE (Hugues-François-Régis de), évêque de Saint-Brieuc , refusa de prêter le serment à la constitution civile du clergé; enfermé dans la même prison que Laharpe, ce fut lui qui seconda etdiri^^ea cet écrivain célèbre dans son retour à la religion. La révolution du 9 thermidor lui rendit la liberté. Il mourut k Paris, le 20 septembre 1796, flgé de 64 ans.

BELLEGARDE, (Gabriel du Pac de) ancien chanoinecomtede Lyon, né le 17 octobre 1717, au chAteaude Bellegarde, près de Narbonne, mort à Utrechl le 13 décembre 1789. Lié de bonne heure avec Boursier et d'Etemare, il en adopta les principes, et fit plusieurs voyages en Hollande pour travailler plus à son aise à la propagation de sa doctrine. Dans les mêmes vues il se démit, en 1763,deson canonicat de Lyon, dont il avait été pourvu en 1761. Son zèle et son activité étaient extiêmes. Il assista à 1 assemblée d'Utrecht en 1763, et ce fut lui qui en publia les actes et décrets, que Clément XIII condamna. Il ht de fréquents voyages en France en 1774 et 1775, pour y soutenir le courage de ceux de son opinion, et i)arcourut l'Allemagne et l'Italie pour y faire de nouveaux prosélytes. On assure qu'il lit i>asser dans ce pays, pour des sommes considérables, les ouvrages des plus fameux Appelants. Il avait aussi des relations en Espagne et en Portugal, et était très au fait de tout ce qui se passait dans les églises étrangères. L'était lui qui fournissait aux Nouvelles etclésiasti- (jues les détails qu'on y trouve à cet égard. Son zèle se déploya surtout en f.iveur de l'église d'Utrecht pu .r laquelle il avait une prédilection particulière. On'a de lin : Mémoires pour servir ù l histoire de la bulle dans les Pai/s-lias, 4 vol. in-12; une seconde éd. lion du Journal de Dorsanne, au(iuel il ajouta un sixième volume, écrit dans le même esprit ; Y Histoire de ri'glised i'irecht; un Recueil de témoignages rendus cïri'glisc d'Utrecht; un Supjtlément aux Olùtvres de Van-lîspen, qu'il fil pri'céder (b' la Vie de l'auteur, et (jui forma le tome V de l'édition im|irimée h L.>on en 1778, 4 vol. in-folio; une traduction française des Actes du si/node de Pisloie, 2 ol. in-f(ilio; une éililidii des UKurres d'Antoine Arnaud, qu'il lit imprimer h Lausanne en 45 vol. in-4", y com|iris hîs 5 vol. de la Pcr-

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pétuité de la foi. Les soins de cette édition furent conliés à l'abbé Hautesage, l'im des rédacteurs des Nouvelles ecclésiastiques. L'abbé de Bellegarde fournit h Larrière les Mémoires avec lesquels celui-ci composa la vie d'Arnaud, qui accompagne cette édition. BELLEGARDE (Octave de Saint-Lary de), archevêque de Sens, né en 1587, lit ses premières études à Bordeaux et à Brouage, et ses cours de philosophie et de théologie à Toulouse. N'étant encore que clerc, il fut pourvu, par la faveur de Henri IV', de plusieurs riches abbayes , notamment de celle de Saint-Germain d'Auxene et de la domerie d'Aubrac. Les bulles de la première ne lui étaient accordées qu'avec la clause cum voto profitendi; il prit donc l'habit de bénédictin : mais ayant été nommé à i'évêché de Couserans , il fut dispensé de prononcer des vœux. Le siège archiépiscopal de Sens vint à vaquer par la murt de Jean du Perron, frère du cardinal, et Bellegarde y fut nommé en 1621. Il en prit possession en 1623, après qu'on eut soustrait à la juridiction métropolitaine de Sens l'Eglise de Paris, pour l'ériger en archevêché. Le diocèse de Couserans lui avait dû la fondation d'un couvent de capucins; il établit dans celui de Sens un collège de jésuites et plusieurs communautés religieuses de l'un et de l'aulresexe. Belle-;arde avait assisté, à Paiis, à l'assemblée du clergé de 1625; il présida celle de 1627 à Fontenayle-Comte, et celle de 16il à Manies. L'exil fut le prix de la fermeté avec laquelle il soutint les immunités du clergé et les droits de l'épiscopat. En 1639, il avait souscrit avec plusieurs autres évêques la condamnation de deux ouvrages intitulés , l'un : Traité des droits et des libertés de l'Eglise gallicane; et l'autre : Preuves des mêmes libertés. 11 ]iartagea les sentiments du docteur Arnauld, et approuva son livre De la fréquente communion; il en écrivit même aupa,e Urbain Vl!l. Un ouvrage intitulé : Sanclus Augustinus per se ipsum docens catlioiicos et vincens pelagianos, ayant été imprimé par ses scnns, ce [irélat y joignit une lettre paslorale pour en recommander la lecture aux fidèles, et surtout aux ecclésiastiques : on a cru quelque temps qu'il en était l'auteur; mais on a su que ce liv e était du P. du Juannet, de l'Oratoire. Bellegarde mourut au village de Monlreuil près Paris, le 24 juillet 16i6, et ses restes furent transportés à Sens. Il avait légué le quart de ses biens aux pauvres et les trois autres qua ts à l'église de sa métropole.

BELLEGARDE ( Jean-Baptiste Morvan de), né en 16'i8, à Pirac, ariOndissement de Savenay, dans le diocèse de Nantes, se lit jésuite, et le fut pendant 16 ou 17 ans. On prétend que son attachement pour le cartésianisme, dans un tem,is où il n'était pas encore à la mode, l'obligea de sortir de la société. D. puis, il ne cessa d'eiilanler volume sur volume. Il employait le produit de ses ouvrages à son entretien et a des aumônes. Il mourut dans la communauté des prêtres de Saint-François de Sales, à Paris, en 1734. On a de lui plusieurs traductions de Pères, de saint

Jean Chrysostome, de saint Basile, de saint Grégoire de Nazianze, etc. Elles ne sont point en général assez fidèles. Ses versions des auteurs profanes, d'Ovide et d'autres, sont peu estimées. On a de lui encore divers ouj vrages de morale : Réflexions sur ce qui peut plaire et déplaire dans le monde ; sur le ridicule ; Modèles de Conversations, et d'autres écrits moraux, qui forment 14 petits volumes. Ils se sentent de la précipitation avec laquelle l'auteur les composait ; cependant l'abbé de Bellegarde avait de la facilité dans le style, et quelquefois de l'élégance.

BELLELLI (Fulgence), |iieux et savant théologien de l'ordre des Augustius, que son mérite éleva au généralat de son ordre, é, ait né dans le diocèse de Conza, au royaume de Naples, et mourut à Rome en 1742. Il avait publié en 1713 -.Mens Augustini de statu creaturœ rationalis ante peccatum, in-4'', qui lut dénoncé en 1714 à l'inquisition de Rome, mais onn'y trouva rienqui parût digne de censure. Bellelli avait donné en même temps : Mens Augustini de modo reparationis creaturœ posl lapsum adversus Baianam et Jansenianam hœresim, etc., dont le but est de concilier la bulle Unigenitus avec la doctrine de saint Augustin.

BELLENGHI (Philippe-Marie), archevêque de Nicosie, né le 22 novembre 1757 d'une famille noble de Forli, entra, quoiqu'il fût lils unique, chez les camaldules de Sainte-Croix de l'Avellana, et y prit l'habit de saint Benoît. Il changea alors sou nom de baptême pour celui d'Albertino. On l'envoya professer la philosophie, puis la théologie et le droit canon d'abord à l'Avellana, ensuite au monastère de Saml-Blaise, à F.brwno. En 1791 il fit soutenir des thèses sur rantiquité et le culte des reliques : c'est une dissertation qui a été imprimée. Bellenghi exerça pendant sept ans les fonctions de curé à taenza et à Pérouse, mais sans quitter son couvent; élu abbé en 1802, il gouverna le monastère de Sainte-Croix de S.issoferrato jusqu'à la fin de 1803 ;.il devint ensuite abbé de Saint-Biaise à Fabriano, puis de l'Avellana. Il sauva ce monastère pendant la domination des Français en Italie, et sut conserver aussi des manuscrits précieux au pays. A cette époque l'évèque Buttaoni le charg' a d'enseigner le dogme dans son séminaire de Fabriano. Le P. Bellenghi élait visiteur de l'ordre quan 1 la paix fut rendue à l'Eglise ; en 1814, on l'élut vicaire-général, et en 1823, il devint procureur-jjénéial. Léon XII le nomma archevêque de Nicosie in partibus, dans le consistoire da 23 juin 182S, et eu 183J Pie VIII l'envoya comme vicaire et visiteur aposiolique à Forli. Le délabrement de sa santé lui ht demanier la permission de revenir au milieu de ses confrères, qui le perdirent le 2 mars 1839. Ce préiat avait un espnt très-cultivé ; il appartenait à beaucoup de sociétés et d'acadé mies, et il laissa des manuscrits sur diverses matières. Son premier essai, intitulé : Observations critiques sur les devoirs de l'homme, » fut imprimé à Forli en 1789. Pendant la

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dispersion des corps religieux, il s'appliqua au'x sciences naturell(.'s, et on lui doit quelques opuscules sur la culture des arbres, sur la minéralode et la g'''ologie. En 1830, il donna des notices sur l'histoire naturelle deSardaigne. Il ("étudiait aussi avec prédilection l'archéologie. On a de lui deus dissertations sur des points de l'histoire profane, d'autres sur l'iiistoire des mages, sur les anciens custodes pour l'Eucharistie, sur les anciens habits des moines, sur les anciens baptistères, sur plusieurs églises et monasières, sur les mesures itinéraires des anciens Hébreux. On cite aussi ses Essais de concorde entre les livres saints et les auteurs profanes sur la chronologie des anciens rois d'Assyrie : il attachait de l'imporlance à ce travail dont il devait lire la première Dissertation à l'académie Tibérine. Ces Dissertations sont imprimées dans divers recueils. On a une Notice sur Bellenghi, par Fabi Montant, de 16 pages in-8°, avec portrait.

BELLET (Charles), prêtre du d.ocèse de Cahors, bénéficier de la cathédrale de Montauban et meml)re de l'académie de cette ville, né dans le Querci en 1702, et mort à Paris en 1771, avait débuté par le ministère de la prédication, où il obtint des succès ; mais ayant été interdit en 173'i^, à cause de certains principes relatifs aux affaires de ce temps, il se livra à la composition de divers ouvrages. Il a remporté plusieurs prix aux académies de Bordeaux, de Pau, de Rouen, de Marseille et de Soissons. Outre ses discours académiques, on a de lui : V Adoration chrétienne dans la dévotion du rosaire, 175i, in-12; Des droits de la religion chrétienne et catholique sur le cœur de l'honime. 176i, 2 vol. in-12. On fait l'éloge de la modération et de la clarté qui régnent dans ce dernier ouvrage.

BELLEVUE (Armand de), religieux dominicain, né dans la Provence, fut attaché au fiape Jean XXII, qui lui donna l'emploi de ecteur du sacré palais. On a de Bellevue un Dictionnaire des mots les plus difficiles de la philosophie et de la théologie, |jlusieurs fois iinprinii'; Sermones per totuin fere annum derl(imnl)iles, Lvoii, 1313, in-8'; des Conférences sur les psaumes, Paiis, 1319 ; des Prières et des Méditations sur la vie de Jésus-Ckrist, Mayence, 1503.

BELLI (Chérubin), moine sicilien du xvii' siècle, fut à la fuis porte et théologien. On a de lui : Ergasto idillio, Palerme, 1G16, in-12; La Clori, favola pastorale, Pa\ermc, i6\H,\n-\-2; Le Lagriine ili Maria Ycrginc net Culvario, Palerme, 1633, in-12; ces trois ouviages |)0.tent le nom do (îirolamo ou Jérôme Belli, les suivants portent le nom de Chérubino, qui était son nom de religion : L'A(inese,trage(lia sacra, Pn\i:inn\\ii'W),\ii-l2; Il Martirio ai sant.igalu, tragcdia,Vn\c[ii\{i. lliW, iu-12; // Nascimcnto dd Bainbiuo Gesu, azionc drammalica, Palerme, 1632, :n-8" ; 1063, in-12.

BELLI (P.vLL),jésuite,né à Messine en 1588, aortd.inslamùme ville le 13 janvier 1638, fut chargé de divers emjjlois dans sa compagnie,

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et jouit de la faveur du pape 'Innocent X dont il était parent. Quelfrues auteurs disent que •son nom était Ombelli. On a do lui qu(diiues ouvrages de pieté en latin, tels que V Histoire de la Passion, tirée des quatre évangélistcs ; un recueil de mille éloges, ou de mille traits à la louange de la Vierge Marie, 2 vol. in-fol., etc., et en italien : // sacrificio d'Abrnamo, rappresentazione tragicomica, Rome, 16i8, s JUS le nom de Lelio Palombo.

BELLOY (Jea^-Baptiste de), cardinal-archevêque de Paris, naquit en l'TOO à Mor.ingles dans le diocèse de Beauvais, d'une ancienne famille. Le cardinal de (jèvres, son évèque, le nomma, dès son début dans la carrière ecclésiastique, vicaire-général ofiicial et archidiacre de Beauvais. Sacré évêque de Glande ve en 1751, il fut député h la fameuse assemblée du clergé de 1753, oii il s'unit aux prélats modérés dits feuillants, parce qu'ils avaient à leur tête le cardinnl de La Rochefoucauld, ministre de la feuille des bénéfices, et qui étaient opposés aux théatins, ainsi nommés parce qu'ils étaient dirigés par l'ancien évoque dn Mirepoix qui avait été de cet or ire. De Belloy succéda à Be'sunce sur le siège de Marseille, et son esprit de charité et de conciliation parvint k rétablir la pais dans un diocèse où les querelles de la bulle Unigenitus avaient remué les esprits. La révolution l'obligea de quitter ses ouailles ; il se relira à Chambly, petite ville voisine du lieu de sa naissance. Il fut le premier à se démettre de son titre épiscopal pour faciliter la conclusion du concordat, fut nommé archevêque de Pai'is en

1802, et reçut le chapeau de cardinal en

1803. Le cardinal de Belloy mourut le 10 juin 1808, âgé de 99 ans.

BELLLTi A (Lolis-Antoine de Moncade de), né en 1062d"unefaiuilleanciennedu royaume de Grenade, fut sacré, en 1703, évoque de Carthagène et se distingua p;ir une ardente charité pour les pauvres comme par son zèle pour la religion. L'Espagne lui doit i lusieurs maisons de refuge, des collèges, des séminaires et la fondation de la con .régatioii de Saiiit-Philipp ■ de Néry. Clément XI lui conféra en 1719 le chapeau de cardinal qu'il n'accepta que sur des ordres réitérés et formels. Belluga se démit de son évôclié eu 172'i. et se retira à Rome, où il mourut le 2 février 1743, S(ms le pontilicat de Benoît XIV, qui l'honorait d'une estime particulière. Il avait composé sur les affaires ecclésiastiques différents opuscules, et mémoires, et plusieurs traites de théologie : ces ouvrag(,'S n'ont jxis été impriin''S.

BtLLlJl'I ^BoNAVENTiiiiE , de l'or Iro des frères mineurs conventuels, naquit ii Ca'ane en Sicile vers 1399, et se lit une ijraude ré'puialion comme théologien et comme pliilosophi;. Il enseigna à ce double titre dans liillVrentes villes d'Italie et de l'éTanger, et mourut dans sa patrie le 18 mai 1676. Ses œuvres philosophiqu s, écrites en latin, jiarurent d'abord si'parénienl, puis furent reimprim<;cs en 2 vol. in-l'ol., sous ce litr<' : Philosophiw ad mcntem Scoli cursus inleyrr,

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Vpiii«o, 1678; ibid., 1727. Elles comprenuenl une Logica parva qui avait eu plusieurs éditions, et des I>isput(iCioni's sur plusieurs traiti^s d'Aristote, in octo libros physicorum ; in Organum ; in libros de generalione et corritptione ; in libros de cœlo et mundo et meteoris ; in libros de anima. C'est particulièrement dans SOS Disputationes in Organum qu'il se montre philosophe scotiste, comme l'annonce le titre du recueil. Des opuscules de morale furent imprimés après la mort de l'auteur, sous ce titre : Moralium opusculorum miscçUanea apparatu digestornm atqiie résolutionum liber poslhumus, Catane, 1679, in-l'nl. BKLMAS (Louis), évêque de Cambr.ii, né le 11 août 1757 h Montréal dans le Languedoc, perdit do bonne heure ses parents, et fut adopté par son parrain, qui lui lit faire ses études au collège de Carcassonne. A la fin de 1772, il fut tonsuré par l'évêque do cette ville, qui, deux ans après, lui donna une bourse au séminaire de Toulouse que les prêtres de l'Oratoire dirigeaient avec leur habilelé connue. Après avoir reçu chez eux le grade de bachelier, il retourna à Carcassonne, où il fut ordonné prétie dans le mois de décembre 1781. Nommé vicaire dai:s une des paroisses de la ville épiscopale, il exerça, durant dix mois, les fonctions du ministère, et en 1782 ses supérieurs le rappelèrent au séminaire diocésain pour y professer la théologie. Belmas devint successivement chanoine de la collégiale de Montréal et promoteur du diocèse, et, le 26 octobri' 1800, il fut sacré à Carcassonne comme coadjuteur de son ordinaire, durant la tenue d'un concile provincial, où se trouvaient réunis on/e évô(}ues. Il avait prêté sernifnt à la constitution civile du clergé en 1791, et était devenu peu de temps après curé de Caslelnaudary qu'il quitta pour aller exercer auprès de Busancelle, évùque constitutionnel de l'Aude, les fonctions de coadjuteur. Il avait succédé à ce prélat depuis trois mois, en 1801, lorsqu'il [)artit pour Paris, afin d'assister au second concile national. Behuas n'y parla qu'une fois, le jour de la clôture, pour recommander l'union. Pendant son séjour à Paris, il prêcha dans la plupart des églises, principalement à Saint-Etienne-du Mont, et ses sermons attirèrent la foule. En 1802, il fut nommé à l'évêché de Cambrai, après avoir rétracté son serment à la constitution civile du clergé ; trois ans ajtrès, des doutes ayant élé suggérés au ji.tpe Pie VII sur la sincérité de cette soumission, Btlmâs s'empressa de signer un écrit qui lui fut présenté de la part du saii;t-père, portant adhésion pleine et entière aux jugements du saint-siégo sur les allaires ecclésiastiques de France. 11 y avait beaucoup .\ faire dans le diocèse de Cambrai ; Belmas pourvut à tout, et il put, aidé seulement do la cliarité des fidèles, fonder un grand et un un petit séminaire. Ses sym[)athies pour la cause impériale étaient bien connues, et en 181 i ues instances furent faites, dit-on, pour l'engager à se démettre de son siège, mais elles demeurèrent sans résultat. Eu

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