‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 114 sur 228 · BEL «SS · texte numérisé non relu

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1826, il eut la satisfaction d'inaugurer le monument qui fut élevé à Fénelon dans !a cathédraîe même, conformément à ses vœux et à ses démarches, au lieu d'être érigé sur une place publique, et il prononça à cette occasion un remarquable discours. Le gouvernement issu de la révolution de 1830 lui proposa l'archevêché d'Avignon qu'il refusa. Belmas était le doyen de ré|iiscopat français lorsqu'il mourut le 2.3 juillet 184-1, âgé de 84 ans. Ce prélat aimait la littérature et les arts; il était lié avec Bréguet, et cher^ chait volontiers des délassements dans l'exercice de la mécanique. On lui a reproché de n'avoir pas montré assez d'égards pour une opinion politique qui, fondée sur le respect des principes sur lesquels la société française s'est longtemps reiwsée, est, après tout, au moins aussi respectable que celle qui a proclamé la toute-puissance des faits accomplis, sans s'mquiéter des conséquences que l'on pourrait extraire de cette dangereuse théorie.

BELSDNGE (Henri-François-Xavier de ), né au château de la Force en Périgord, le 4 décembre 1671, d'abord jésuite, ensuite évoque de Marseille en 1709, signala son zèle et sa chanté durant la peste qui désola cette ville en 1720 et 1721. Il courait de rue en rue pour porter les secours temporels et Sjiirituels à ses ouailles. Ce nouveau Borromée sauva les tristes restes de ses diocésains par ci'tle générosité héroïque. Il fit alors l'admiration de toute l'Europe , et Pope l'a célébré dans son Essai sur iliomme. Le roi l'ayant nommé en 1723, à l'évêché do Laon (duché-pairie), il refusa une Eglise si honorable, pour ne pas abandonner celle que le sacrifice de sa vie et de ses biens lui avait rendue chère. 11 fut dédommagé de cette dignité par le privilège déporter en premièie instance à la grande chambre du parlement de Paris, toutes les causes qui regardaient les bénéfices de son diocèse. Le pape l'honora du pallium. 11 mourut saintement le k juin 17o5, après avoir fondé h Marseille lo collège qui porte son nom. On a de lui PAntiquité deVEglise deMarseille, et tasuccession des évéques, Marseille, 17W-1731,3v. in-4°; des Instructions pastorales , et des ouvrages de piété. Mais lien ne le peint mieux que la lettre écrite à l'évêque de Toulouse, le 22 octobre 1720, au plus fort de la peste. Cette lettre contient d'ailleurs des détails curieux sur la morale, les Rigoristes, les Appelants, l'esfirit delà foi et de la charité : elle est surtout propre à démasquer une secte dont l'hypocrisie a fait tant de mal à l'I'^glise. Voy. celte Lettre dans le Journal historique et liltvraire, 1" août 1789, (lage oOl.

BELUS, fils d'Assur et [)etit-fils de Sim, roi d'Assyrie, chassa les Arabes de Babylone, et y fixa le siège de son emjjire. Ninus, son fils et son successeur, fit rcn !re as n pèr.i les honneurs divins. Saint Cyrille prétend que Bélus lui-même s'était fait bâtir des temples, dresser dus autels, ull'nr des sacrifices. Quelques auteurs croient que c'est Je Bel ou Baal, dont il est parlé dans l'Ecriture,

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