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D'autres ont pris Bélus pour Nemrod, mais il parait que celui-ci est fort antérieur.
BEMBO (Pierre), noble Vénitien, naquit h Venise en H70, de Bernard Berabo, gouverneur de Bavenne. Son père ayant été nommé ambassadeur à Florence, lit venir auprès de lui le jeune Berabo, qui y acquit ce style éléjiant et pur qui caractérise ses ouvrages. Il alla ensuite en Sicile étudier la langue grecque, sous Augustin Lnscaris. Il lit son cours de philosophie à Ferrare, sous Nicolas Leoniceno. Ce fut alors que ses poésies commencèrent à se répandre. On admira la douceur de ses vers ; mais on le blâma d'y avoir mis la licence qui déshonorait sa conduite. Il eut trois tils et une tillo, d'une femme qui était sa maîtresse. Dès que Léon X fut pape, il le t ra de son cabinet pour le faire son secrétaire. Honoré de cette dignité, on le vit bientôt se livrer au tumulte des alfaires, qu'il avait fui jusqu'alois avec tant de soin, et ce genre d'occU|iation eut de bons etfets sur ses mœurs. Après la mort de ce pontife, Bembo se retira à \'enise, où il se partagea entre ses livres et les gens de lettres. Paul III l'él va aucardinalaten 1538 ; Bembo, cpii ne s'attendait point a cet honneur, ne l'eût point accepté, si, lorsque étant entré dans l'église pour y faire ses dévotions et recommander cette affaire à Dieu, il n'eût pris garde qu'au moment où il s'approciiait de l'autel, le prêtre y lisait ces paroles de Jésus-Christ : Pierre, suivez-moi ; il crut que le Fils de Dieu lui parlait à lui-même, el ne s'opposa plus au dessein du pape. Il n'était pas encore lié aux ordres sacrés ; car écrivant h un de ses parents , le 2i décembre 1539, je serai sacré, dit-il, à ces fêtes de Noël, et prendrai l'ordre de prêtrise. Admirez le changement rjuc Dieu a eu ta bonté de faire en moi. Le pape lui donna l'évèché d'Lugubio, puis celuideBergamc.ll se conduisit en digne pasteur. 11 mourut à Kome en 1347, à 76 ans, et fut enteiré à Sainte-Marie de la .Minerve. Jérôme Quirini son ami, hls de Smerio (Isméruis) Quirini, lui lit élever un beau monument à Padoue, dans la célèbre église de Saint-Antoine, sur lequel on lit ces paroles:
Pelri cardinalis Itemho elligiein
Hieriiiiyiiius Isiiiorii filius
In public" poiii luravil, IJlCujus iii;;oiiii riiiiiiiiineiila
A^lciiia siiiil. Ejiis quoipie cm (loris rnetnoria Ne a posleriiate desiderelur.
Nous avons de lui un grand nombre d'ouvrag'S en italien el en 1 itin , en iirose et en vers. Seize livres do Lettres, écrites pour Léon X. La m mi' qu'avait le secrétaire de ne parler qu'en ])hrases de Cicéron, lui lit mettre dans la bouche du jièrc des cliréliens, des expressions qui n'auraient convenu que dans celle du |)rèlre de Home idolâtre. Par un ])édantisme puéril, il faisait duc au pape, annonrant sa promotion aux rois et aux inimes : Qu'il avait été créé pontife par tes dénets dcs dieux immortels. Il ap|)elail Jé>us- Chrisluu héros, et la sainte Vierge une déesse (uKA liuretana). Ce défaut se lait sentir dans
tous ses ouvrages ; et c'est sans doute co singulier attachement aux locutions de l'ancienne Rome, qui a fait imaginer que Bembo n'avait que du mépris p iur les Epîtr. s de saint Paul (Foy. sa;nt Paul) ;impu;alion que Bayle lui-môme a traitée di' conte. L'Histoire de Venise, en 12 livres, A'enise, 1551, in-fol., écrite purement en latin. Bembo la commença où Sabellicus l'avait finie, et la termina à la mort du pape Jules II, c'est-à-dire, depuis l'an 1480 jusqu'à l'an 151-3. Parata la continua jusqu'en 1552 ; lui Poème sur la mort de Charles son frère, plein de sentiment, de douceur et (le délicat sse ; des Harangues, où l'on trouve de l'élégance sans élévation ; De Guidono Ubatdo Feretrio, deque Eliznbetha Gonzaga, Urbini ducibus, Rome, 1548, in-4". On a lecuei li toutes ses œuvres , tant la ines qu'ital.ennes, à Venise, 1729, en k\o\. in-fol.
BENADAD I", roi de Syrie, appelé Adad par Josèphe, était lils de Tabremon et pclitlils d'Hésion. Il envoya du secours à Asa, roi de Juda, contre Baasa, roi d'Israël, au prix des richesses du temple, et contraignit ce dernier à se retirei' dans ^on ro > aume vers l'an 938 avant Jésus-Christ [111 Reg., xv).
BENADADII,roideSyrie,lilsd.-BenadadI", régnait l'an 945 av,.nt Jésus-Christ, il fi.t redouté pai- les princes vnisins. 11 tua Achab dans une bâta. Ile. Après quelques autres expéditions, le roi de Syrie étant tombé malade, et saciuml qu'Elisée^ était à Damas, lui envoya dinnanderpar Hazaël, s'il relèvera, t de sa maladie? Le prophète prédit à ce d. rnier qu'il serait roi, et qu'il ferait de grands maux aux Israélites. Hazarl, de retour, assura Benadad qu'il guérirait de sa maladie ; mais le lendemam il l'étrangla, et se fit déclarer souverain.
BENADAD III, succéda h Hazaël son père, l'an 830 avant Jésus-Christ. Il fui vaincu trois fois par Joas. Li'S Syriens de Damas rendirent des iionneurs uiv.ns à ce roi et à Ha/.aël son pèic, parce qu'ils avaient orné leurs villes de temples magn.fiques.
BENARD (dom Laurent), savant bénédictin, né en 1573 à Nevers, devint, tres-jeune encore, j)rieur du collège de Cluny, et s'occupa tres-activemei.l ue la réforme de son ordre qui fut arrêtée dans le chapitre général de la cungrégation tenu dans l'abbaye de Sont- Mansuy-hs-loul, en 1G18. Il fut du U' mbre des coaiiuis>aires chargés de l'exéculion de ce projet, et mourut au lollég- de Cluny, le 21 avril 1020, après avoir eu la ^atl«i■.lction de voir confirmer la réforme jiar lettrespatent s du roi Lou s Xlll, i|ui auliiri>aient l'éicclioii d'une coiinrégatioii inouèle desùnée à fnurnirdes sujets aux autr s abbayes. C'e>l aiii.si que l'ordre des beiédiclins de Saml-.Maur [ir.t nassance : dom Benard en futiKunmé procureui généial. Onci e de lui: Pensées chrétiennes, ou Sermons trés-ulites à toutes jiersonnes, tant tau/ucs, ecctésiastii/ues , ijuerégutieres, Paris, 1010; De l'esprit des ordres religieur, et spécialement de l'esprit de l'ordre de »'(iHr /ycHoiV, (li.s.se. talion suivie d'une iraduclioii des Dialogues de .s-nnt Créj^oiro le Grand, Paris, 1016, iu-S° : Paréiuaes, ou Ex-
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hnrtntions sur la règle de saint Benoit, Paris, ÎOKi, IfilS, 1619, 3 vol. in-8'; La police réi/iilirre, tirée de larègle de saint Benoît, i6l0, (luvrage dédié au cardinal de Retz, que le roi avait chargé spécialement de la réforitie. BENCE (Jean), un des premiers prêtres de la congri'gation de TOratoire de France, de la maison et société de Sorbonne, naquit à Rouen, et mourut à Lyon en 164.2, à 74ans. On a de lui : Un Manuel sur le Nouveau 2Vs«a»tfn<, enlalin, Lyon, 1699, 4vol.in-i2; un ouv.'age semblable sur les Epitres de saint Paul, et les Epitres canoniques, en latin. L'auteur avait de la piété et du savoir.
BENEDICTIS (Jean-Baptiste de'), jésuite qui se rendit célèbre dans le xvii' siècle par les luîtes qu'il soutint en laveur de la philosophie péripatéticienne contre le cartésianisme naissant, naquit le 20 janvier 1622, à Ostuni, petite ville ue la province de Lecce, terre d'Otraute. Il enseigna la pliiiosophie et la théologie à Lupia, puis à Najiles. La vivacité qui se mit dans les disputes philosophiques l'obligea enfin de quitter cette dernière ville, et, après qu^lque séjour en Sicile, il se rendit, en 1703, à Rome, où son zèle pour la cause d'Aristote conserva toute sa chaleur. C'est en observant une écli|ise qu'il mourut suliitemenl le 15 mai 17(i6. On a de lui : Analeclica poetica ex iis qmr sparsini ab aliis alias in colleg. soc. Jesu Ncapoli scriptu sunt collecta et in quatuor tomis digrslii ; il n'en publia que deux volumes : le premier, qui contient les poésies lyriques, Naples, 1686, in-12; et le second, les épigranuues, avec un petit traité Z>e fontibus argutiarum et earum recto usu, \h\d.,i6S9,in-i-2;Pliilosophia peripatetica tomis quinque comprehensa , Naples, 1687-1692,4 vol. in-8"; et Venise, 1723, in-12; l'auteur n'a pas publié le cinquièuie tome annoncé : Lettrcsapuldgrlii/ncs pour la défense de la théologie sroUistiqac et de la philosophie péripatéticienne par Benedctto Aletino, en italien, Naples, 1694, in-12 ; une traduction ilabenne des Entretiens de Cléanthe et d'Eudoxe sur les Lettres provinciales, écrits en français parle P. Daniel, Naples, 1695, in-8° ; une autre traduction italienne du Monde de Descartes, ouvrage français du même jésuite. Gênes, 1703, in-4°; en- Ihi des Défenses et des Apologies, qu'il publia à Rouie, en 1703 et 1705, pour soutenir les Lettres apologétiques citées plus haut. . BENEZET (saint) , berger d'Avilat dans le Vi\arais,né en 1165, se dit inspiré de Dieu à l'âge de 12 ans, pour bâtir le pont d'Avignon, dont l'usage devait être de la plus grande utilité il tout le pays qui est sur les deux rives du Rhùne , et prévenir la mort d'une multitude de personnes qui périssaient en voulant le passer : ouvrage d'une difllculté presque surhumaine, vu la rapidité de ce grand lleuve, et qui parut si inexécutable aux Romains, qu'ils prirent le parti de passer le Rhône à Tarascon, par le moyen d'uu souterrain creusé sous son lit. Le pont fut aclievé dans onze années. 11 mourut eu 1184, et fut enseveli dans une chapellepratiquée sur un des éperons dupontqu'il avait construit. Une DiCT. UE Biographie kelig. 1.
grande partie de ce pont étant tombée en 1669, on l'en retira; il fut trouvé sans aucune marque de corruption par le vicaire général-, qui en fît la visite l'année suivante, durant la vacance du siège. Les entrailles étaient parfaitement saines , et la prunelle des yeux avait encore sa couleur, quoique les barres de fer qui entouraient le cercueil fussent rongées par l'humidité. En 1674., le corps du saint s'étant trouvé dans le même état, l'archevêque d'Avignon le transporta solennellement dans l'église des Célestins. Il fut accompagné dans cette cérémonie par l'évèque d'Orange, et par la plus grande partie de la noblesse du pays. [Voyez dans les Bollandi,stes l'histoire de la translation des reliijues du saint et les remarques^ du P. Papebrocli sur sa Vie.) De dix-neuf arches qu'avait ce fameuxpont, il n'ensubsiste plus que quatre entières. Magnus Agricola a écrit la Vie de saint Benezet, Aix, 1768.
RENGEL (Jean-Albert), théologien luthérien, né en 1687 à Winneden dans le Wurtemberg, fut [lasteur et piofesseur à Denkendorf, et s'occupa surtout des Pères de l'Eglise et du Nouveau Testament. Il reçut le titre de docteur à la faculté de théologie de Tubingue, et mourut sur la tin de l'année 1752. II avait de l'étude el du savoir, mais son penchant auxrôveries l'a plusieurs fois égaré, notamment dans son explic alimi de l'Apocalypse. S 'S principaux ouvrag.'s sont : Novum Testamentum grœcuin itaadurnatum ut Icxlus probatarumeditionummedullam exhiheat, etc., Tubing, 11, 1734, in-4" ; et 1790, in-8- ; Harmonie exacte des quatre Erangélistes, etc., Tubingen, 1736, 1747, 1766, iii-8° ; Explicat ion des révélai ions de saint Jean, etc., Stuttgard, 1740, 1746, in-8"; Ordo temporumaprincipio pcrperiodosœconomiœ rfn'(«œ, etc., Stuttgard, 1753 ; Cyclus, sire de anno magno solis, etc., ad incrementum doctrinœ propheticœ, Ulm, 1745, iu-8°.
BÉNIGNE (saint), apôtre de Bourgogne, fut, dit-on, disciple de saint Polycarje. 11 vint en France sous le règne de .Niarc-Aurèle, et reçut lacouronnedu martyre à Dijon, par une mort des plus cruelles. Les martyrologes [lorieut qu'on lui scella les pieds avec du plomb fondu dans ui.e pierre qu'on voyait encore du temps de saint Grégoire de Tours; (ju'en cet état on l'enferma avec des chiens furieux, qu'on le battit sur le cou avec des barres de ter, et qu'enfin on le perça de coups de lance.
BENJAMIN , douzième et dernier fils de Jacob, naquit auprès de Bethléem, vers l'an 1738 avant J.-C. Lorsque Joseph, devenu ministre de Pharaon, vit ses frères en Egypte, il leur ordonna de lui amener Benjamin. 11 fut aitendri en le voyant, et lui donna une )Hjrtioii cinq fois plus grande qu'à ses autres frères. Benjamin fut chef de la tribu de son nom, qui iut presque entièrement exterminée par le-, autres pour venger la violence faite a la femme d'un Lévite, dans la ville de Ga bail. Sailli Paul étaittde cette triliu, et c'est h lui personnellement que saint .\ugustin a[iplique ces paroles de la bénédiction el de
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