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^ iioîl : De le lU'erfé des cultes et des concorrffl/s, Paris, 1818, in-8°; De la liberté religieuse, Paris, 1819 , 1825, in-8°. L'auteur soutient ([ue dans un pays où tous les cultes ont droit à une égale protection, on ne peut faire de concordats en laveur de l'un d'eux, sans commettre une injustice à l'égard des autres. Aveuglé par son "fanatisme d'intolérance, il ne voit dans la religion que l'ambition et resjirit dominateur du clergé. Cette doctrine est exprimée dans un style sec et lourd, et les ouvrages de Benoît sont depuis longtemps com()lélement oubliés.
BRNSI (Bernard), jésuite, né à Venise en 1G88, d'une famdle originaire du Piémont, professa longtemps la théologie morale, et |iublia quelques ouvrages, où l'on remarque des principes extrêmement relâchés, que le P. CoHiina , dominicain , attaqua vivement dans deux lettres qui ont été traduites en français. Ces ouvrages sont : Praxis tribunalis conscientiœ , Bologne , i7i2 ; Dissertatio de casibus reserimtis, Venise, 1743. Ils ont été mis à l'Index à Rome le U] avril 1744-, el le 22 mai de l'année suivante. L'auteur fut obligé de se rétra^-ter. Ses supérieurs l'envoyèrent à Padoue, où il mourut en 1760, après avoir composé d'autres ouvrages.
BENSON ( Geoiîges), docteur presbytérien, né à Great-Salkeld, dans la province de Cumbeiland, en 1G99, mourut en 1762, après avoir beaucoup écrit contre les philosophistes. On a de lui en anglais : Des Commentaires surlesEpîtresde saintPaul ; ôcsScrmons; la Vie de Jésus-Christ ; la Religion chrétimnc conforme à la raison, 2 vol. in-S»; YEtablissement du Christianisme, 1735, 2 vol. in-4°.
BENTHAM (Jacques), théologien et anti- (juaire anglais, né àEly en 1708, occupa diverses cures dans les comtés de Cambridge et de Norfolk, et obtint, en 1779, une prébende dans le chapitre d'Ely. Il mourut en 1794. On a de lui : L'Histoire et les antiquités de l'église cathédrale d'Ely, depuis la fondation du monastère en 675 jusqu'à l'an 1771, avec planches, Cambridge,1771,in-4°. Cet ouvrage, estimé des Anglais, est précédé d'une introduction qui renferme des vues neuves et ingénieuses sur les architectures saxonne, normande et gothique. — Son frère Edouard fut professeur de théologie, et a laissé, avec des Sermons, quelques ouvrages de théolo gie peu impoitaiits.
BENTIVOC.LIO (Gui), né à Ferrare on 1579, de la môme famdle que Hercule, poète célèbre, fut nonce e.i Flandre et en France, et fait cardinal par Paul V en 1621. De retour à Kome, Louis XIII le chargea de veiller aux intérêts de sa couronne , sous le titro de protecteur des alfaires de France auprès du saint-siége. Sa probité, sa douceur, sa vertu, l'auraient fait nommer pape après Urbain VU, son ami, s'il n'était pas mort iiendant la tenue du conclave, le 7 se,:teiiibre 1644. On a (]<■ lui : Histoire des guerres de Flandre, en italien, 3 vol. in-12, Cologne, 1635-36-40, et à Paris, de l'impriro. rie royale. Les protestants conviennent, avec les cati.oliques que cette histoire est une des meilleures qu'on
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ait écrites sur cet objet. M. l'abbé Loiseau, chanoine d'Orléans,, en a donné une traduction avec des changements et des notes, nù l'esprit national le fait déroger quelquefois à l'impartialité de l'auteur italien, 4 vol. in-12, Paris, 1770; ses Mémoires, traduits par l'abbé de Vayrac, Paris, 1713 et 1722, 2 vol. in-12. Ils contiennent les principaux événements arrivés pendant sa nonciature a ix Pays-Bas et en France ; Lettres traduites par Vénéroni, in-12, Paris, 1672 et 1751 : elles sont estimées ; fielatione de gli Ugonoti di Francia , qui se trouve dans la collection de ses OEuvres, Paris, 1645, in-fol. Peu de modernes ont mieux mérité d'être comparés aux historiens de l'antiquité que Bentivoglio. Son style est aisé, naturel et pur. Ses réflexions marquent une connaissance profonde de la liohtique et du cœur humain. Il peint avec vérité et avec feu. « Bentivoglio, dit son trace docteur, a fait éclater les talents de « l'homme de lettres et de l'homme d'Etat. « C'est à ces deux titres qu'il a illustré son « siècle. Ils sont d'autant plus incontestables « que l'un et l'autre sont évidennnent con- « signés dans ses écrits. On peut prendre « une juste idée de l'étude qu'il avait faite, « et des connaissances qu'il avait acçjuises « des règles de l'histoire et des meilleurs. « historiens de l'antiquité sur les traces des- « quels il a marché avec tant de ^iloire, par « le jugement qu'il porte de l'Histoire du <( jésuite Strada, son contemporain et son >< ami. )> Biagioli a ftUt paraître en 1807 une nouvelle édition de ses Lettres ou Recueil de lettres écrites pendant qu'il était nonce en France et en Flandre, Didot aîné, in-12.
BENTIVOGLIO (Cornelio), cardinal, né à Ferrare en 1668, fut d'abord i nvoyé à Paris en qualité de nonce. Il y montra beaucoup de zèle dans l'aflfaire de la bulle Unigenitus , et fut nommé cardinal en 1719. Alors il retourna à Rome avec le titre de ministre d'Espagne ; il mourut dans cette ville le 30 décembre 1732. Ou a de lui quelques ouvrages on littérature, entre autres une traduction en vers sciolti de la Thébaïde de Stace, Rome, 1729, grand in-4", réinifirimé à Milan, 1731, 2 vol. in-4°. — Sa sœur Mathilde , morte à Rome en 1711, cultivait aussi la poésie, et fut de l'académie des Arcadiens de Rome.
BENTLEY (Richard), né dans le comté d'York en 1662, fut bibliothécaire du roi en 1693, après le savant Jutel, et en 1700, directeur du collège de la Trinité à CambriiJge. 11 mourut en 1742 , après avoir publié plusieurs ouvrages. Les ]irinciiiaux sont des Sermons contre les incrédules, traduits en plusieurs langues. Bentley fut le premier qui eut les 50 liv. sterling que Buyle légua par son testament au théologien qui , dans huit sermons prononcés dans le cours d'une année, défendrait la rehyion naturelle et révélée. Une excellente réfutation, sous le nom su|)posé de Philétcuthère de Leipzig , du trop fameux Discours de Collins sur la liberté de ])onser. On a traduit ce bon ouvrage sous le titre peu I onvenable de Friponnerie laïque, 1738, iii-S". Plusieurs savantes éditions d'au-
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teurs grecs et latins qu'il a enrichies de notes.
BENTZERADI' (Chaiu.es-Hknbi), né à Echtornaiiht dans Je Luxembourg, se fit cistercien à l'abbaj e dOrval, à l'âge de 21 ans. il en fut abbé pendant ;59 ans , et signala le temps de son gouvi niemcnt par le rétablissement de l'austère régularité que dom Bernard de Montgaillard, ap;;elé communément te Petit Feuilltnit, y avait introduite. Il mourut le 12 juin 1707.
BENVÉNUTl (Cdaklks), jésuite italien, né à Livoume le 8 février 1716 , mort à Varsovie au mois de septembre 1789, remplaça le P. Boscovich dans la oliaire de raatiiématiquos à Rome; après Ji suppression do son ordre, il quitta cette ville pour se rendr-e en Pologne, où le r'oi Stanislas Poniatowski l'accueillit favor.'iblement. On a de Charles Benvenuti : Oraison funèbre de Louis Ancajiini , héque de Spolète, 1743; une traduction italienne <ie la Géométrie <le Glairault , Rome , 1751, in-S"; Synopsis physicœ generalis, il^'i, m-k", thèse soutenue par un tJe ses disciples, le marquis de Castagnaga, suivant ses |)rincipes qui étaient ceux du newtoniamisme ; De luminc dissertatio physica , 173i. , in - 4°, autre thèse soutenue par le même discifile, Rome, 17S4, in-'+" ; Irriflessioni sul Gesuitismo, 1772. C'est le bruit que ht cet ouvrage, qui est une ré[K)nse à un écrit dirigé contre son ordr>e, et intitulé : Riflessioni sul Gesuitismo, qui l'obligea de quitter Rome.
BENZKUrs (Eric), docl. en théol., archevêque luthérien d'Upsal , et sous-chancelier de l'université , mort en 170i> à 67 ans , né d'une famille fort obscure , dut sa fortune à ses talents et à son mérite. On a de lui plusieurs ouvrages sur l'Ecriture sainte, l'histuire ecclésiflitique et la théologie : le plus considérable est une traduction suédfàse de la Bible, (iïu3, in-fol. Trois de ses lils devinrent Urchi'véques d'Upsal ; l'aîné, versé dans la théologie, les langues, les antiquités et l'Itis- Inire, a laissé plusieurs écrits sur ces <JiveRS objets qui prouven-t autant d érudition que de critii)uc. On estime surtout nés Monumenta sueco-yothicn et son Vlphilns illuslratus. 11 mourut en HW. Jacob, qui lui succéda, est connu par un Abrégé de théolnyie , une Description de la Palestine, et quelques a«ti es ouvrages tous écrits en latin.
BENZfiLIUS (Henri), archev<^quo d'Upsal , frère du précédent, naquit h Strengnes en 1689, et lit ses études ft U|i-al. Ses voya^r.s l'ayant conduit à Bender nù était (Iha: les XII, il fut du nombre des savants que ce roi envmo parcourir l'Orient. C'est en 171V ([u'il commença son exploration : il parcourut l'Archipel , la Svrie, la Palestiiir et l'Kgypte, et ntoin'naeu Suède par l'Italie, rAlleiiia;-'uo et la H(jllan<li'. On a inuseivi'- J» l'psal en manuscrit le journal qu'avait. rédigé Ben/élius; une partie de ses ol)servalions a élé reproduile dans un rwueil de disserlalioiis latines qu'il publia :^<»is ce tUve : Syntaijnin di>.serlalionum in academia Liindensi hnbitarnm , Leip'ig , 17'i.j , in-'^^ Après son relour en Suèdt), Benicéius fut suecessivenwnl profesbew en théulogio , évoque do Luud , arche-
vêque d'Upsal , oh il mourut en 1738. Son fvrédécess^iur sur 1« siège d'Upsal fut son frère Jacob Benzélius, qui écrivit en latin un Abréf/é de théologie, une Description de la Palestine, etc., et qui mourut en 17i7.
BERARDIER (Denis), prêtre, docteuret svndic de la faculté de théologie de Paris , nV' à Quimper en 1718, était en tnême temps grandmaitre du collège Louis-le-Grand. Elu membre des états-généraux , il vota avec le côté droit , et il signa dans l'assemblée de l'université la protestation du 12 septembre 1791. Il dut êtie douloureux pour lui devoir, dès les premii'rs troubles, Camille Desmoulins, Saint- Just et Robespierre, ses élèves, y prendre la part la plus active. On doit dire, à la louange du premier, qu'il préserva l'abbé Bérardier des massacres de septembre. Bérarder mourut eu 1792, à 74 ans. On a de lui : Principes de la foi sur le gouvernement de l'Eglise en opposition avec le clergé, ou Réfutation du développement de l'opinion de M. Camus, Paris, 1791, in-8" de 184 pn.;es ; Les vrais principes de la constitution du clergé, en réponse r) l'onvrage de M. Camus, intitulé Justification de mes principes, etc., 1791 , in-8". Cet ouvrage est le même que le premier, réimprimé sous un autre titre, après a voir eu quatorze éditions.
BÉRAUDJÈIŒ (Pr.Axçois de La), évêque de Périgueux, né vers la tin du xvi* siècle, à Poitiers, fut conseiller au parlement de Paris, de 1587 k 1605. Devenu veuf, il embras.sa l'état ecclésia ^tique, fut fait, en 1612, grand doyen de Poitiers , abbé de Novaillé où il introduisit la réforme de Saint-Maur, et évêque de Périgueux en 1614. Il gouverna ce diocèse avec autant de zèle que d'édification, rétablit pbi«ieur<i .'glises, dégradées ou détnutes dans les guerres civiles, ramena un grand nombre d'hérélicpies i\ la foi , fit plu- .siewi s fondations u'iles , entre autres celle ti'un séminaire, et mwirut saintement dans stuif'iocèse, en 1<)46. Quoique ses opuscules soient tous en français, il les intitula: Otinm episcopale, Périgueux , 1635, in-4°. Ce sont des pièces de vers, des discours et des ouvrages de controverse. La Béraudière fut bon magistrat, excellent évêque. médiocre écrivain.
BliKAUl/f-BKRCAS TJ^L (Antoine-Henbi), né dans l'évêché de Metz au commencement du XVIII' siècle, fut d'abord jésuite, puis curé d'Omerville, au diocèse de Rouen, enfin chanoine de Noyon. Il est mort en 1794 , et a publié une Histoire de l'Eglise eu 24 vol. in-12, 1778 et amures suivantes, qui lui diurne de justes droits îi l'estime publique, par l'art avec lequel il a su réunir ce qu'il >' a de plus intéressant et de plus instructif dans i'histoin? eccmiastiiiue, en évitant la fali;,anle prolixiti' de (pulques -uns do ses prédi'cesseurs , et la sécheresse de quelques autres. Celte histoire, inii va jusqu'au coraniencement du xviii' siècle, es! écrite avec ordre, méthode et préii.sinii. h l'exception des derniers vohnnes, (jui muiI inliniin'ut moins <<oigiiés. On dirait (jue j'auteurT^iail jiressé do terminer son travail oi ijue ces volumes ne siiiil pas de la mêuie main. (j'|iendant cctiu histoire a eu du succès à cause des principes
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et du bon esprit dans lequel elle est dirigée. Elle a élé réjjï4)r.injée ^ Toulouse en. J809 , 12 vol. in-8°. On en a fait plys ta^-ij jine aouvelle édition in-rg", avec une conlinuation. L'abbé Bérault avait donné auparavant uu poëme PU 12 c'anls sur la Terre-Promise , et quelques autres ouvrages quj eyreiU peu de ôuccés, et qui sont pujourd'Iijui entièreipent oubliés.
BERCHOIUE, ou BERCHpURE, ou BER- THEUR (Pikbre), Birchorius ou Berthorius, bénédictin de 8a nt-Piejre du C)i6ini«, village à trois lieues de Poitiers, fut prieur dt' Saiut- Eloi, à Paris, et moui ut en ISti^. C'est lui qui fit, par ordre du roi Jean, la traduction française de Tite-Live, Paris, li86, in^fol., dont il y avait un beau jwanuscrit en Sorbonne. Il est encore auteur du Réductoire moral; du Répertoire on Dictionnaire moral de la Bible , Deventer, \kl' , in-fol., et Cologne, 1650 : ouvrages assez mal exécutés. Il a composé le Répertoire dans une tf)ur où il avait é é mis à cause de ses sentiments peu orthodoxes : on dit que cette ligueur le corrigea.
BERCY (l'abbé), chanoine de la njétropole de Paris , m l'an J8U , mort le 2o juillet 184^, avait commencé à se faire c mnaitre de la manière la plus iionorablo dans la direction de l'école ecclésiastique du Mans. De là il passa à la direction du petit séminaire de Gentijly , lorsque l'abbé Debauvais suivit M.Dupanloup dans sa retraite, et un peu plus tard il fut placé à la tète de la nouvelle maison de Notre-Dame des Champs. Son savoir et son aménité lui gagnaient les cœurs, et il fut lié avfc une foule de personnages distingués. Il entreprit un voyage en Allemagne afin d'y recueillir des matériaux pour son important ouvrage : Défense de nos livres saints contre l'txégèsc allemande , auquel il a travaillé pendant dix ans. Son ap|)lication cojatinwelle lui avait causé des infirmités précoces, et Mgr Atfre avait voulu , en le pourvoyant d'un canonicat h Notre-Dame, liii ménager les moyens de se rendre plus longtemps utile à la religion : mais l'abbé Bercy n'a pas tardé à succomber.
BERENijEU, arcltidiatre d'Angeis, trésorier et écol .tre de S;iint-Martin dé Tours, sa patrie , renouvela les erreurs de Jean Scot , sur«oaîin4Èrigène, et soutenues ensuite, plusieurs siècles -après, par les sacramentaires, quoiipie avec moins d'égarement que i>lusieurs d'entre eux , et en s'éloignant moins de la doctrine do l'Eglise. « Il enseigna , dit l'abbé Pluque* iDic4im- des Hcrédes, s\\. Bé^ renger) , que le pain et le vin ne se changeaient pouit au corps et au sang de lésus- Chrigt; mais il n'attaqua jioint la [)résence réelle. Il reconnaissait iiue l'Ecriture et la tradition ne pe-raseUaient pas de douter (juo l'Euchaiistie ne contînt vraiment et réellement le corps et le sang de Jésus-Christ , et qu'elle ne fût même son vrai corps. Mais il croyait que le Verbe s'unissait au pain et au vin, et (pie c'était par celte union qu'ils devenaient le corps et le sang de Jésus-Christ, sans changer leur nature ou leur essence physique, et sans cesser d'être du paiu et du