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vin. » Cette hérésie avait déjà bien des fauteurs, parmi lesquels on comptait Brunon , évoque d'Angers. Henri I", roi de France, se joignit au pape, et fit condamner l'hérésiarque lians un concile tenu à Paris en 1050 , où ce piince assista lui-même, avec les phis considérables du clergé et de la noblesse. Le roi, en qualité d'abbé de Snint- Martin de Tours , donna ordre de ne point pa\ er à Bérengei' les revenus du canonicat qu'il possédait dans cette église. Bérenger se rétracta au concile de Tours en lOSi ; mais après le coneile, il dogmatisa comme au-aravant. Nicolas I! assembla à Rome, en 1059, un concile de 113 évèques ; Bérenger y souscrivit une nouvelle abjuration , et une profession de foi dressée par le cardinal Humbert.dans laquelle il reconnaissait que le pain et le vin, après la consécration , étaient le vrai corps et le vrai sang de Jésus-Christ. 11 ijrùla ses écrits et le livre de Jean Scot; mai .s à peine fut-il hors du concile, qu'il écrivit contre sa formule de foi , et accabla d'injures le cardinal qui l'avait rédigée. Il ne laissa pas de con- (launier encore ses e^rreurs au concile de Rouen, en 1063 ; et plus tard, à celui de Poi tiers, où il manqua d'être tué. Grégoire VU le cita à 'Rome on 1078 , à un concile qu'il célébrait alors : il y prononça encore sa rétractation. Deux ans après , il renomma de nouveau h ses erreurs dans un concile eéléi)ré à Bordeaux. Il mourut en lOiS repentant, suivant la plus commune opinton.Nous avons de lui plusieurs ouvrages relfrtifs à ces disputes. Tels sont une lettre à Ascelin, une autre à Richard, trois professions de foi et une partie de son Traité contre la seconde professio.i «ie foi qu'on l'avait obligé défaire, dans le Ihesaiirus anecdotorum de Martenne, et dans les Œuvres de Lanfranc. Bérenger parlait avec peu de respect des Pères, parce qu'il les trouvait contraires à sa doctrine et qu'ils avaient établi clairement et unanimement ce qu'il lui prenait la fantaisie de nier. La manière dont Mosheim ( Histoire ecclésiastique du x" siic(é) a parlé do Bérenger, montre à quel point unliomme, d'ailleurs instruit, peut porterl'aveuglement systématique. Il dit que Bérenger était renommé pour son savoir et pour la sainteté exeml>!aire de ses moeurs ; il n'a pas cru pouvoir se dispenser de donner querlques grains deneens k un hérétique. Mais le' savoir de Bérenger est fort mal prouvé par ce qui reste de ses écrits, et sa sainteté encore plus mal par trois papjures const-^utifs.
BÉRENGER (Pierre), poitevin, disciple d'Abailard,p:;blia une Apologie violente pour son maître, contre saint Bernard , qui l'avait fait condamner. Elle se trouve avec les 0!ùivres d'Abailard; l'on y remarque le zèle inconsidéré d'un disciple séiluit, plutôt que le langage de la vérité et de la raison.
BERG {Jean-Pieb-he), pliilologiie, théologien et orientaliste, né à Brème le 3 septembre 1T37 , profe-isa la théologie dans l'université de Dui.-bourg, où il mourut le 3 mars 18)t0. Son princijial ouvrage est un recueil d'explications de plusieurs passages de la
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Bible , intitulL^ : Spécimen animadversioimm philologitiarum ad selecta Veteris Testamenti loca, Levde, 1761, in-8°.
BERGALLI (Charles), moine italien , de l'ordre des mineurs ( onventuels , né à Palerrae , se fit une réputation de ))ré(iicateur dans le milieu du xvii' siècle. Il fut professeur de philosophie et de théologie dans les oouvents de son i rdre, provincial en Sicile, et mourut en 1679 à Palerme où il était gardien du grand couvent. Il avait composé jilusieurs ouvrages de prose et de poésie , entre autres un poëiae é|)ique italien , intitulé : />ni'!(/(arfe; mais ils n'ont pas été }iubliés. Le seul qui ait vu le jour est un ouvrage de pliiloso|)hie : De objecta philosophiœ, Pérouse, 16i9, in-i°.
BERÇASSE (Alexandre), frère du célèbre avocat de ce nom, naquit à Lyon en 17.V7, et s'adonna d'abord au commerce , qu'il quitta bientôt pour s'occuper, avec plus de liberté, de l'œuvre des convulsions. Il était intimement lié avec Desfours de Geuelière, et il le seconda de tout son zèle pour propager ses erreurs. Il fut du nombre de ceux qui ne voulurent point reconnaître le concordat de 1801. Il est mort \ Lyon, le 19 février 1829. Il a composé et fait imprimer un livre intitulé : Réfutation des faux principes et des calomnies avancées par les jacobins pour décrier V administration de nos rois , et justifier les usurpateurs de l'autorité royale et du trône , par un vieux Français, L on, 1816, in-8°. La vente de cet ouvraj-'e, particulièremeni dirigé contre la charte , fut défendue ; et Ber-asse consentit à sa suppression pour éviter les poursuites des tribunaux, de sorte qu'il est très-didicile d'en trouver des exemplaires.
BERGER ( Jea\ - Godefroi - Emma\uel ), théologien luthérien, né en Lusace en 1773, mort le 20 mai 18l).3. On a de lui : Histoire de la jdnliDiophic des religions, ou Tableau liist(irii/ue des opinions et de la doctrine des philosophes les plus célèbres sur Dieu et la religion , 1800 , Berlin , in-8° ; Introduction pratique au Nouveau Testament , Leipzig , 1798, 2 vol. iii-8"; Essai d'une introduction moraleauNouveau Testament, 1797, in-8".Tùus ces ouvrages sont écrits en allemand. Il [larait ipje Berger était libre dans ses opinions.
BERGIER (Nicolas-Silvestre), docteur en théologie, curé de Flangebouehe, diocèse de Besançon , chanoine de l;i riirirnpolc de Paris, né à Darnay en Lorraine , le 31 décem- 1718, mort le 19 avril 1790, s'est fait connaître par ini grand nombre d'écrits utiles et savants. Ajirès avoir | réludé dans la carrière des lettres par quelques ouvrages légers, et remporté deux fois le prix d'éloquence à l'académie de Besançon, il s'élança dans un ciiamp ])lus vaste , et ht bientôt servir sa plume à un objet [)ius noble et jjIus glorieux , celui di' défendre la religion chrétienne contre les alta(]ue.s niulliijlié. s des incréilules, (jui, plus acharnés (pu; jamais à .sa destruction , se nattaient déjà d'asseoir i'im|>iété sur ses ruines. L( déisme réfuté par lui-même, imiiriiné en nO.'S, en 2 vol. in-12, fui le iiremier ouvrage que Bertjior publia eu sa laveur, il y
attaque particulièrement Jean-Jacques Rousseau ; il le combat avec ses [)ropres armes, et ne lui oppose jiour l'ordinaire quesesi)ropres sentiments établis dans quelques autres endroits de ses ouvrages. C'est là qu'il manie heureusement la comparaison de l'avi'uglené , pour expliquer le rai)port de notre raison avec la nature et les ouvrages de Dieu; qu'il prouve la nécessité et l'existence de la révélation , la voie dont Dieu veut se servir pour nous la faire connaître ; qu'il combat la tolérance , et juslihe pleinement la religion des maux qu'on lui attribue; qu'il démontre l'inutilité et les fiux principes du nouveau ])lan d'éducation tracé dans l'Emile, allie le christianisme avec la politique , réfute enfin d'une manière victorieuse l'Aiiologie de Rousseau contre le mandement de l'archevêque de Paris, etc. Cet ouvrage fut bientôt suivi d'un autre. La Certitude des preuves du christianisme parut en 1767, in-12; nouv. édit. corrigée et augmentée, Paris, 1770, 1 vol. in-12 de 181 pages , suivie de la Réponse de Borgier aux Conseils raisonnables de Voltaire, lie 82 pages. Bergier oppose la Certitude des preuves du christianisme à l'Examen critique des apologistes de la religion chrétienne, ouvragi; insilieux , longtemps connu en manuscrit , et qui avait fourni les matériaux à un grand nomhie de livras impies, avant que l'iéret le mît au jour. L'abbé Bergier dévoile la passion it la mauvaise foi de cet incrédule , que le masq.e de la modération pouvait déguiser, et, .sans s'étonner de ce groupe énorme de raisonnements spécieux, il les attaque en détail, fait voir l'illusion de chacun en particulier, et renverse ainsi rédificeentier(Fo»/.FRÉRET).IÎ doiuia en 1769 son Apologie de la religion chrétienne, léim- ])rimée à Avignon, 1823, 2 vol. in-12, ouvrage plus étendu que les deux précédents; mais oCi l'on trouve la même i)récision, la même clarté, la même modération. L'auteur y combat Boulanger (ou plutôt le baron d'Hoîbach), au!eur du Despotisme oriental, de VAntiquité dévoilée , et du Christianisme dévoilé. La Suite i!e celte A|)ologie ou Réfutatir)n des principaux ai'ticles du Dictionnaire philosophique, présente une précision, une énergie, un laconisme admirables. L'abbé Bergier en revenant plusieurs f is aux mêmes objets où ses al versa ires,(jui se répètent sans cesse, le rapiiellenl. paraît toujours armé de nouvelles raisons et de nouvelles autorités ; et (juoiiju'il satisfasse toujours , il ne s'épuise jamais , et oppose à la monotonie des philoso|dies une fécondité et une variété ijui forment lui contraste i)cu avantageux au génie ou |ilulôl à la cause de ees messieurs. Le Système de la nature faisait beaucoup de ravages. Bergier lui opposa, en 1771, son Examen du niatéri<disme, 2 vnl. in-12. C'est dans cet ouvrage (pu- le célèbre apologiste de la religion l'ait l'anatcMuie de la monstrueuse |)rodu(lion qu'il réfute avec une exactitude qui lient du scrupule, mais cpii le nu'l à l'abri du reproijn' cpu' (piehpu's philosoplies av. ienl osé faire ;i d'autres , ..'avoir iwissé sous silence des objections essentielles. Dans
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lo premier volume il détruit le matérialisme, et dans le second il justifie la religion et traite de la Divinité , des preuves de sou existence , de ses attributs , de la manière dont elle influe sur lo bonheur des iiomroes, etc. Dans sa Réponse aux Conseils raisonnables , il réfute les sopliisnies et les sarcasmes de Voltaire. En 1780 [larut son Traité historique et dogmatique de la vraie religion , avec la réfutation des erreurs qui lui ont été opposées dans les différents siècles, Paris, 12 vol. in-12; Besançon et Paris , 1820, 8 vol. in-8" : ouvrage plein de choses, riche en observations de tous les genres ; histoire , physique , géographie, politique, morale, philosophie, érudition sacrée , tout se réunit sons la [ilume du savant, éloquent et judicieux auteur, pour faire un tableau simple par son objet princi|)al , quoique infiniment composé par la diversité do ses rapports et la multitude des parties qui concourent à former ce précieux onscinble. Eu 1788 et années suiv., il publia sou Dictionnaire théologique , 3 vol. in-i", faisant paitie de l'Encyclopédie mélhodique, souvent réimprimé, not imment à Besançon, 1830, 8 vol. in-8", avec des notes de M. Gousset. On retriiuve en général, dans leDictionnairede théologie de Bergier, la vaste érudition, la logicjue rigoureuse, le slyle coulant, rapide, aisé de ses autres productions; mais çà et là, ainsi (|ue dans l'ouvrage précédent , un peu trop d'indulgence O'.i de complaisance envers les gens d'une secte qui ne dédaignait [joint ses talents , une espèce d'éganls pour des crreui s accréditées et de composition avec quelques préjugés dominants. « Je crois quelquefois, a dit un critique , entendre la religion ([u'il a si savamment défendue , lui dir.' avec un ton do tendresse et de plainte: Tuquoque, Brute I » Des hommes respectables ont témoigné leurs regrets sur son association à une tourlie d'écrivailleurs , que le chef luimême appelait « une race détestable de travailleurs , qui ne sachant rien , et qui se piquant de savoir tout , cherclièrent à se distinguer par une universalité désespérante , se jetèrent sur tout, brouillèrent tout, gâtèrent tout , mettant leur énorme faucille dans la moisson des autres. » 11 est certain que celte association a infiniment contribué à répandre un ouvrage pernicieux, vas'.e magasin d'erreurs de tous genres, dont ks lecteurs chrétiens avaient la plus grande aversion, et qui depuis qu'il fut décoré du nom d'un auteur si sage et si religieux , trouva place dans les- bibliothèques les i:!us sciupuieusement composées. Mais cette démarche imprudente, où son zèle peut lui avoir fait illusion, n'empêchera pas qu'il ne soit considéré à juste titre pour un, des plus zélés apologistes modernes du christianisme. Ce qui distingue particulièrement l'abbé Bergier, ce qui fait le caractère exclusif de ses ouvrages parmi les apologies de la religion, c'est une logique d'une précision et d'une vigueur étonnantes , qui , se montrant dans une seule et même matière sous des formes aljsolument différentes, attaque le sophisme
en tant de manières à la fois, le frappe si rudement sur les endroits où. sa résistance paraissait la mieux assurée , que la victoire se décide toujours par cette lumière pleine et brillante qui ne laisse subsister aucun nuage de l'erreur. Je ne sais s'd est possible d'avoir plus de connaissances en tant de genres divers, mais particulièrement dans l'histoire, la théologie, la critique, et surtout dans cette immensité de brochures et de compilations de toutes les espèces, qjc les Encelades de cj siècle ont entassées comme des monts, pour abattre, si ce triste exploit pouvait être l'ouvrage des mortels, le trône de l'Eternel. Personne ne connaît et ne confond mieux les ruses et 1 s détours de ces esprits faux et tortueux, ces petits artifices que le mensonge emploie avec un art qui lui est honteusement propre , ces fruits odieux de la mauvaise foi , ces tours de malice noire , cette im|iiété maligne, comme parle l'Ecriture, qui dirige les attaques de l'ennemi contre le lieu sa-int [Quanta malignatus est inimicus in Sanvto! Psal. LxxiHj.Toul cela s'évanouit comme une fumée devant les regards de l'éternello et inviixible vérité, présentée avec ses traits naturels par cet homme de zèle et de génie [Ad nihilum deductus est inconspectu ejus mali- (//!««. Ps.xiv). C'est surtoutdaus ce genre d'argument qu'on appelli- rétorsion, que Bergier t xcelle, c'est par lui oi'dinairement qu'il consomme son triomphe. A peine a-t-il repoussé les attaques des adversaires du christianisme , qu'il les attaque lui-môme avec leurs propres armes , tournées contre eux avL'C une célérité et une adresse qui étonnent le lecteur, et ([ue, mettant pour ainsi dire la roligion hors de l'arène, il y place le pliilosophisme et l'accable de mille traits. Nous ne parlerons pas de son Traité sui l'origine des dieux du pagai.isme, ouv.age oii l'on no trouve ni sa logique, ni la marche judicieuse de sa vaste érudition : il U' réi'udi i en linéique sorte lui-même par l'éloge qu'il fait plusieurs fois de l'Histoire des temps fabuleux, dont le résultat lui était tout à fait contraire. « Il était, dit l'aiibé Barruel,dupelitnombre dq ceux qui pouvaient le juger; mais je puis assurer que je n'ai point vu d'admirateur phis sincère et plus éclairé de cette estimable production de M. du Hocher, que l'abbé Bergier lui-même : il la louait , la préconisait partout, et disait hautement que lo système de la fable expliquée par l'histoire, était mieux prouvé que le sien, et méritait la piéfércuce à tout égard. «Quel témoir^uage et quelle nouvelle preuve en laveur de l'immortelle et unique Histoire des temps fabuleux 1 Cela n'empêcha [las que Court de Cebelin ne fût enthousiasmé de l'ouvrage de Bergier et ne regariiit en toute pitié celui de Guérin du Rocher, porce que l'empirique docteur, mort au baquet do Mesmer, était aveuglé par un creux système de son invention, qu il croyait pouvoir étayer de quelques idées de Bergier, tandis que Bergier, ne cherchant que !a vérit('', était aussi cliaimé delà trouver chez un autre que chez lui-même. On doit encore à l'abbé Bergier : Quelle est la source de toute
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Bible , intitiih- : Spécimen animadversionuin phUologitiarum ad seircta Veteris l'cstamenti loca, Le\de, 1761, in-8°.
BERGALLl (Chaules), moine italien , de l'ordre des mineurs lonventuels , né à Paiernie , se fit une ré|iiUation de prédicateur dans le milieu du xvii' siècle. Il fut professeur de philosophie et de théologie dans les couvents de son i rdre, provincial eu Sicile, et mourut en 1679 à Païenne où il était gardien du grand couvent. Il avait composé l)lusieurs ouvrages de prose et de poésie, entre autres un ])oëine épicjue italien , intitulé : Z)flri(/(ade; mais ils n'ont pas été (lUjjliés. Le seul qui ait vu le jour est un ouvrage de philosophie : De objecta philosophiœ, Pérouse, 16i9, \n-k°.
BERÇASSE (Alexandre), frère du célèbre avocat de ce. nom, naquit à Lyon en 17V7, et s'adonna d'abord au conuuerce, qu'il quitta bientôt pour s'occuper, avec jilus de liberté, de l'œuvre des convulsions. Il était intimement lié avec Desfours de Geuelière, et il le seconda de tout son zèle pour propager ses erreurs. Il fut du nombre de ceux qui ne voulurent point recormaître le concordat do 1801. Il est mort h Lyon, le 19 février 1829. Il a coiiii)Osé et fait im|)rimer un livre intitulé : Réfutation des faux jirinciprs et des calomnies avancées par les jacobins pour décrier Vadministration de nos rois , et justifier les usurpateurs de l'autorité royale et du trône , par un vieux Français, L on, 1816, in-8°. La vente de cet ouvrage, particulièremeni dirigé contre la charte , fut défendue ; et Rer.;asse consentit à sa suppression pour éviter les poursuiti's des tribuiumx, de sorte qu'il est très-difiicile d'eu trouver des exemplaires.
BEKtjER (Jean - Godei roi - Emmam el j, théologien luthérien, né en Lusace en 1773, mort le 20 mai 1803. On a de lui : Histoire de la philosophie des religions, ou Tableau historique des opinions et de la doctrine des philosophes les plus célèbres sur Dieu et la religion, 1800, Rerlin, iii-S"; Introduction pratique au Nauveau Testament, Leip/ig, 1798, 2 vr)l. in-8" ; Essai d'une introduction moraleauNoureau Testament, 1797, in-8". Tous ces ouvrages sont écrits en allemand. Il parait (jue Berger était libre dans ses opinions.
BLRCiIER (Nicolas-Silvestbe), docteur en théologie, curé de Flangebouche, diocèse de Besan(;on , chanoine de l.i métropole île Paris, né .'i Darnay en Lorraim; . le 31 di'ceni- 1718, mort le 19 avril 1790, s'est fait connaître par un grand nondire d'écrits utiles et savants. Après avoir i réliidé dans la larrière des lettres |iai- (juehpies ouvrages légers , et remporlé deux lois le jirix d'éloquence h l'acadérine de Ri.sançon. il s'élança dans un chami» plus vaste , et lit bientôt si^rvir sa plume a iMi obji'l plus noble et jilus ghirieuv , celui di' défendre la religion chrétienne contre les attaques multiplié, s des incrédules, qui, plus acharnés qiie jamais h .sa destruction , se ll.iilaieni rli |h d'asseoir l'impiéli' sursesruiiies. /,, déisme réfuté par lui-même, imprimé en 176.^, en 1 vol. ii,-l2, fui le premier ouvrago quo Bergior publia ou sa laveur. 11 y
attaque particulièrement Jean-Jacques Rousseau ; il le combat avec ses |)ro|ires armes, et ne lui oppose pour l'ordin-dre que ses propres sentiments l'tahlis dans quelques autres endroits de ses ouvrages. C'est là qu'il manie heureusement la comparaison de l'aveuglené , pour exjirquer le rapport de notre raison avec la nature et les ouvrages de Dieu; qu'il |irouve la nécessité et l'existence delà révi'lation , la voie dont Dieu veut se servir jioui- nous la faire connaître ; qu'il combat la tolérance , el juslitie pleinement la religion des maux qu'un lui attribue; qu'il démontre l'inutilité et les fiu\ ])rincipe> ilu nouveau plan d'éducaticui tracé dans l'Emile, allie le christianisme avec la politique , réfute enfin d'unemanière victorieuse rAjmlogie de Rousseau contre le mandement de l'archevêque de Paris , etc. Cet ouvrage l'ut bientôt suivi d'un autre. La Certitude des preuves du christianisme parut en 1767, in -12; nouv. édit. corrigée et augmentée, Paris, 1770, 1 vol. iii-12 de 181 pages, suivie de la Réponse de Bergier aux Conseils raisonnables de Voltaire, de 82 pages. Berj^iiM- o|i]iose l,i Certitude des preuves du cinislianisme à r£.rrimen critique des apologistes de la religion chrétienne, ouvrage; insidieux, longiemps connu in manuscrit , et qui avait fourni les matériaux à un grand nomlue de livr. s i:n- ]>ies, avant que l'réret le mit au jour. L'abbé Bergier dévoile la jiassion 1 1 la mauvaise foi de cet inciéduh', que le masc} e de la modération pouvait déguisi'r, (I, sans s'étonner de ce groupe énorme de raisonnements spécieux, il les attaque en détail, fait voir l'illusiondechacun en particulier, elreuvcrseainsi rédificeentier;roj/.FRÉRET).ri donna en 1769 son Apologie de la religion chrétienne, léimprimée à Avignon, 1823. 2 vol. in-12, ouvrage plus étendu que les drux précédents; mais ot'i l'on trouve la même (irécision , la même clarté, la môme modéiaiion. L'auteur y combat Boulanger ou plutôt le baion d'Ho(bach), au:eur du Despotisme oriental , de V Antiquité dévoilée , et du Christianisme dévoilé. La Suite i!e celle .V|iologieou Réfutation tles |)rincipaux articles du Dirlionnaire philosophique, |)rr'senle une précision, une énergie, un laconisme admirables. L'abbé Berjjier en revenant p-lusieurs f is aux mêmes objets où ses al versai les, qui se n'-pètent sans cesse, le rappellent, paraît toujours armé de nouvelles raisons et de nouvelles autorités ; et quoiqu'il satisfasse toujours, il ne s'épuise jamais , et oppose h la monotonie des philosophes une fécondité el uni' variété qui forment un conlraste |)eu avantageux au génie ou plulôl à In cause de ees messieurs. Lf Système de la nature faisait lieaiicoup do ravages. Bergier lin opposa, en 1771, son Examen du malérialisme, 2 Vol. in-12. C'est dans tel ouvrage que le célèbre a|io|o.;ist(> de la religion l'ait l'anatomie de la monstrueuse proiliK lion (juil réfute avec une exactitude qui lient du scrupule, mais qui le met h l'abri du re|iroch ■ ipie ipielqiies piiilosoplns av, ient osé faire ii d'aulres . ,,"nvoir passisuus silence des ubjeclions esseulielles. Dans